Catégorie : LA PENSEE PHOTO DU JOUR

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Les reflex sont « bel et bien morts »… en 2021

Et oui, mes amis : cette fois il faut bien voir les choses en face et dire les choses « telles qu’elles sont » : les reflex en 2021 c’est désormais plié ! C’est fini, c’est terminé : les reflex sont morts désormais…

Chez les Canonistes, qui restent les photographes les plus nombreux sur la planète (et de loin, vu l’immensité du « parc installé » de reflex depuis des décennies), on le « sent » de plus en plus clairement : les reflex n’en ont plus pour très longtemps… Relire ce long article détaillé, qui pèse le pour le le contre à propos de cette question cruciale : En 2021 : rester en reflex ou passer en hybride Full Frame ?

Spécialement depuis l’été 2020 et la sortie de Canon EOS R5 et R6 (relire le Premier « test terrain » du génial Canon EOS R6). Même si la majorité des utilisateurs de reflex Canon EOS ne sont « pas encore » passé à l’hybride ; ils savent tous que pour Canon, « l’avenir se conjugue désormais en Mode hybride »…

Les Canonistes sont désormais convaincus par les hybrides… L’annonce officielle du (futur) Canon EOS R3 aura été pour tous les pro le « dernier clou » sur le cercueil du reflex. Un boîtier pro « monobloc » bien moins encombrant que la gamme des EOS 1Dx et suffisamment convaincant : c’est tout ce qu’il fallait (Le Canon EOS R3 comparé à d’autres boitiers).

Tous les utilisateurs de reflex Canon EOS savent donc bien (je crois) que leur prochain appareil ne sera plus un reflex : ce sentiment s’impose et se renforce au fur et à mesure que s’ajoutent de nouveaux objectifs RF exceptionnels, alors que aucun objectif EF n’a été annoncé par Canon depuis longtemps… Comme par exemple ce Canon RF 100 mm f/2.8 L IS Macro SA Control, qui est assez extraordinaire et qui a été présenté récemment (relire : Canon RF 100 mm f/2.8 L Macro IS USM : l’autre good news )… 

Les Nikonnistes sont-ils encore timides face aux Nikon Z  – Du côté de Nikon la marche en avant (la fuite en avant ?) semble plus lente, alors que pourtant : les progrès technologique sont bel et bien là (une mise à jour Firmware cette semaine annonce des progrès du côté de l’AF) et la gamme des Nikon Z est très intéressante aussi…

Mais si la marque semble bien engagée dans la transition, il n’est pas aussi certains que tous les photographes « Nikonistes » soient aussi préparés au « passage ». Car les ventes de Nikon Z semblent un peu plus lentes à décoller que celles des Canon EOS R. Il semblerait que Nikon vende encore « beaucoup plus » de reflex proportionnellement, que d’hybrides… Et c’est éventuellement ce qui peut paraitre « plus inquiétant » d’un point de vue économique pour l’avenir de Nikon. Je crois avoir remarqué que les Nikonistes sont en générale « plus âgés » que les utilisateurs d’autres marques : plus conservateurs aussi…

Pour Nikon, les 2 ou 3 prochaines années seront décisives : car face à Nikon, il y a Canon… Mais il y a surtout Sony ! Qui domine actuellement le monde de l’hybride Full Frame, depuis qu’ils ont eu l’audace en 2012 de se lancer sur ce segment… Lire la suite ! 

 

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Et si l’on oubliait le bokeh 5 minutes ?

Non, il n’y a pas que le « bokeh » dans la vie d’un photographe… Je tiens à le redire ici, car trop souvent les « jeunes photographes » qui commencent à progresser, passent par cette phase plus ou moins longue : ou ils sont obsédés par le « bokeh »…

Ce qui passe en général, par une quête (quasi exclusive) d’objectifs à la plus grande ouverture possible… Parfois jusqu’à l’excès… Parfois plus raisonnable, selon leurs moyens : avec l’achat d’occasion, ou l’achat de très anciens modèles « vintage » et exotiques, totalement manuels et finalement assez peu recommandable (bien qu’étant très lumineux)…

Avant de commencer, je précise que j’ai tenté d’illustrer cet article, avec des photos « totalement dépourvues de bokeh », justement pour vous montrer que l’on peut s’en passer. Du moins, j’aurais essayé… Et je vous invite (en vue « d’oublier le bokeh 5 minutes ») à relire ces deux articles, dans lesquels je vous propose quelques « classiques de composition » et quelques « figures imposées ». Autant de « pistes créatives » afin d’échapper à la quête systématique du « flou d’arrière plan »  : 

1 – Prise de vue : quelques « classiques » de composition (partie 1)

2 – Prise de vue : quelques « classiques » de composition (partie 2)

Rappelez-vous vos débuts : votre période « zoom 18-55 mm f/3.5-5.6 » – Sans doutes, êtes-vous déjà passé par là, surtout si vous avez moins de 35 ans… (et d’ailleurs si vous vous « reconnaissez », votre témoignage en commentaires nous serait précieux) : c’est un phénomène qui a touché tout photographe ayant d’abord appris la photo à l’aide d’un de ces zooms d’entrée de gamme peu coûteux : par exemple un Zoom 18-55 mm f/3.5-5.6 pour APS-C (ils sont bien pratique et heureusement qu’ils existent).

Au tout début, durant cette première phase d’apprentissage : il vous était très difficile d’obtenir des images présentant ce joli flou d’arrière plan qui fait « pro ». Et si vous ajoutez à cela, toutes les autres difficultés normalement rencontrées par un photographe débutant : vous avez probablement traversé une première phase photographique assez décevante… C’est normal (à moins que vous n’ayez beaucoup voyagé, ce qui permet de passer ce cap). Lire la suite…

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Street photo : oubliez ces tabous photographiques !

Beaucoup de photographes qui se lancent dans la street photographie s’imaginent « des choses »… Ainsi, pour être un photographe de rue il faudrait obligatoirement voler les photos sans jamais demander la permission… Ou shooter exclusivement en Full Frame.

Ou encore travailler toujours en en noir et blanc. Ou même n’utiliser que des focales fixes… Et bien entendu au final : ne jamais recadrer ses images, ni les ajuster un peu dans Lightroom ou Photoshop…

Balivernes et billevesées ! Autant de légendes que je vous propose de mettre en pièce. En ce dimanche après-midi, je rédige cet article (sur le très bon clavier de mon minuscule MacBook Air M1 qui est une petite merveille lisez mon test terrain pour vous en convaincre) : bien installé au soleil sur un banc dans un parc à Paris, ceci même si il fait encore un peu frais… Mais ça sent le printemps et ce n’est pas dommage !

Alors oui, je sais… Par ce beau soleil, je devrais plutôt être en train de faire de la « street photo »… Mais voilà : ma définition de la street photo commence par ce préalable, « ne faire des photos que lorsque j’en ai vraiment envie ».

J’ai une vision de la street photo assez restrictive, elle devrait rester un jeux : juste une activité facultative et plaisante. Je réserve la street photo aux jours de printemps ; à condition de n’avoir rien de plus intéressant à faire. Et à certains jours de pluie éventuellement : comme un défi (réussir de bonne photos sous la pluie est bien plus difficile que ce que l’on raconte sur internet)…

Et bien entendu il n’existe aucune définition préalable, de ce que devrait être (ou ne pas être) la street photo. C’est à chacun de se faire sa propre définition, d’ailleurs pour moi : Street photo et photo de voyage, se recoupent largement… J’attends vos réflexions à ce sujet en commentaires… Lire la suite de l’article…

 

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Mes Presets AUTO ISO Adaptatifs : améliorés !

Un petit mot pour vous signaler qu’il sera plus facile de choisir parmi les 10 lots de « Preset ISO Adaptatifs »… Grace à un code couleur et une amélioration de la mise en page : Logo vert pour les 3 lots en Profils Adobe Couleur… Logo bleu  pour les 3 lots en Profils Appareil Photo Standard… Et logo bleu pour les 3 lots sans Profils.

 

J’ai beaucoup travaillé ces derniers temps à la mise au point de ces Presets AUTO ISO AdaptatifsIls sont capables d’ajuster automatiquement les curseurs de Netteté et de Bruit : en fonction de la valeur ISO des photos. Ce qui représente un gain de temps fabuleux !

Appliquez-les sur des lots de photos, ou définissez-les comme Réglage par défaut. Ils sont compatible avec Lightroom Classic, Lightroom et ACR (Photoshop). Ces réglages automatiques sont le fruit de plus de 25 ans d’expérience professionnelle. Ils tiennent compte de l’évolution des capteurs au cours des décennies.

C’est la raison pour laquelle il a été indispensable de les décliner en 4 « intensités progressives ». Ils sont également disponibles en plusieurs « Profils Couleur ». Vous ne pourrez plus vous en passer… Voici  quelques exemples d’ajustement automatiques :

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Une semaine sur Lightroom Classic avec le Macbook Air 13″ M1

Que penser de ce nouveau MacBook Air M1 de 13″ après une semaine d’utilisation ? Et bien commençons par rassurer tout le monde : c’est une machine fantastique de seulement 1,29 kg et je vous la recommande. Il y a très longtemps qu’Apple ne nous avait pas fait « autant plaisir » avec une machine aussi légère et aussi puissante. Vous allez comprendre pourquoi…

 

 

Retrouver ce MacBook Air 13″ M1 en décembre 2020 m’a fait très plaisir. J’avais acheté le tout premier MacBook Air en 2008 (testé lors d’un voyage à Bali 40 jours d’images en Macbook Air) : et j’avais vraiment adoré cette machine révolutionnaire (présentée à l’époque par Steve Jobs dans une enveloppe, quel génie)…

Puis j’avais eu un second MacBook Air 13″ un peu plus rapide deux ans plus tard. Avant d’abandonner les MacBook Air pour longtemps  (faute de puissance) et passer au MacBook Pro 13″ en 2015. Episode court et anecdotique : j’ai aussi travaillé sur un Macbook 12″ pendant quelques mois (parallèlement à mon MacBook Pro 15″) : mais ce petit 12″ m’avait beaucoup déçu : car vraiment pas assez rapide avec son Core i5.

Depuis l’été 2018 j’utilise un MacBook Pro 15″ à six coeurs, plutôt puissant et satisfaisant, qui m’avait coûté plutôt cher à l’achat : 3600 € environ (j’en ai parlé ici : Macbook Pro 15 pouces mi 2018 : chrono Lightroom et Macbook Pro 15″ 2018 : premier test avec Lightroom)… D’ailleurs : il sera probablement bientôt à vendre (mais je le garde encore quelques semaines, pour faire davantage de tests comparatifs avec ma nouvelle machine à processeur M1). 

Précisons encore, qu’il y a quelques temps j’étais très tenté d’acheter un MacBook Pro 16″ et ses huit coeurs (Le nouveau MacBook Pro 16″ est fantastique, lire aussi le MacBook Pro 2019 à 8 coeurs : oui, ça vaut le coup)… Et le dilemme de beaucoup de photographes était de se décider entre le MacBook Pro 13”, le Macbook Pro 16”, ou le Macbook Air à Processeur Intel. 

Mais l’époque des Mac Intel est désormais révolue… Et je n’aurai probablement jamais l’occasion d’acheter ce fameux MacBook Pro 16″ dont je rêvais depuis deux ans. J’en rêvais pour ses 8 coeurs ; bien que son poids ait encore légèrement augmenté par rapport au modèle 15″ que j’utilisais depuis l’été 2018, après avoir utilisé un MacBook Pro 13″ (entre 2015 et 2018), le poids de ce MBP 15″ étant déjà « plus ou moins » ce que je considérais être, le maximum acceptable en voyage.

Donc, nous savons depuis cet été (relire Apple Silicon : Adobe travail à porter Lightroom + Photoshop) : que les processeurs Intel sont appelés à disparaitre des gammes Apple d’ici deux ans, ou peut-être un peu moins.

La transition sera-t-elle plus rapide que nous l’imaginions ? Tout dépendra à quelle vitesse Apple sera capable de proposer de nouvelles machines, en vue de remplacer l’offre actuelle équipée de Processeurs Intel. Tout dépendra aussi de leur capacité à faire évoluer le design de prochaines machines innovantes, sans provoquer de catastrophe (dans le genre de ces « claviers papillon » qui nous auront bien énervé)…

En tous cas, du côté des prochains processeurs Apple Silicon : un brillant avenir semble déjà se préciser : Apple tipster hints at 64-core ARM monster chip after the M1. Ce premier Processeur M1 n’est qu’une « avant garde »… Et en termes de performances (avec Lightroom Classic spécialement, qui fonctionne actuellement encore pour quelques mois en Mode « Emulation » grâce à Rosetta 2 (lire : La pierre de Rosette, clé du déchiffrement des hiéroglyphes) : les premiers constats sont très rassurants.

Cette première puce Apple Silicon M1 (d’entrée de gamme) est particulièrement performante : on la retrouve quasi identique sur le MacBook Pro 13″ et le Mac Mini, qui est probablement le Mac Mini le plus intéressant en termes Prix / Puissance… depuis la création du Mac Mini ! Donc une machine à étudier de très près si vous n’êtes pas un grand nomade ; ou si vous naviguez entre deux lieux de travail… Installez deux écrans et deux claviers, puis transportez votre Mac Mini d’un lieux à l’autre dans un petit sac !

Le gros point fort du processeur M1 étant une consommation d’énergie mieux maîtrisée que ne le permettent les processeurs Intel, allié une faible dissipation thermique : idéal pour un ordinateur portable… Ces nouveaux Mac ont donc moins besoin de ventilation… Du coup, mon nouveau MacBook Air M1 13″ est totalement dépourvu de ventilateur (alors que les précédent MacBook Air à processeurs Intel en avaient) ; ce que je trouve très agréable, lorsque j’ai parfois la chance, de travailler dans un environnement calme… Les MacBook Pro 13″ et le Mac Mini, conservent quand à eux, leur ventilateur.

Question autonomie Apple annonce une batterie tenant jusqu’à 18 heures : c’est un peu fou… (donc 6 h de mieux que le précédent modèle de MacBook Air). Je n’ai pas mené de test de ce côté là, on verra ce qu’il en sera quand on pourra retourner travailler en terrasse ! Mais rentrons maintenant, dans le vif du sujet…

Retour à un écran de 13″ – Commençons par la seule sensation qui sera un peu négative dans ce test, mais qui n’est pas vraiment du fait de la machine elle-meme. C’est au moment ou j’ai de passer d’un confortable écran de 15″… à un écran de 13″ seulement.

Oui, ça fait un peu un choc pour les gens qui se sont habitués à ce confort du 15″ (avec 1680 x 1050 pixels en Retina)… Pourtant, étrangement j’avais déjà travaillé entre 2013 et 2015 sur un MacBook Pro de 13″ : sans me plaindre de la taille de l’écran. Mais c’était une époque ou je n’avais pas besoin de lunettes…

Pour autant cet écran de MacBook Air 13″ n’est pas si mal. Il affiche un nouvel espace couleur P3 qui est 25% plus large que le sRVB : comme la plupart des Mac récents. Il manque peut-être un tout petit peu de luminosité : en effet cet écran 13″ affiche à 400 NITS. Contre 500 NITS pour le MacBook Pro 13″. 

Mais ce qui me gène : c’est de ne pas pouvoir bénéficier d’une résolution « intermédiaire »… Car lorsque je choisi la résolution « Par défaut » de 1440 x 900, je manque un peu « d’espace de travail » et j’aimerais pousser un peu les « bords ». Ci-dessous, l’interface de Lightroom Classic affichée en plein écran sur le 1440 x 900 : qui permet d’afficher une grille contenant 12 images (image de gauche). Lire la suite…

 

 

Avant tout achat, relire ici nos Tests terrain ! Je vous conseille notamment  :

• En 2021 : rester en reflex ou passer en hybride Full Frame ?

• 10 bonnes raisons de passer aux Canon EOS R6 et R5 en 2021

• Test terrain : Canon EOS R6

• Test terrain : Canon EOS R et du RF 35 mm f/1.8 IS STM

• Test terrain : Canon RF 24-105 mm f/4-7.1 IS STM

• Test terrain : Canon RF 600 mm f/11 IS STM

• Test terrain : Canon RF 70-200 mm f/4 L IS USM

• Test terrain : Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM

• Test terrain : Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS

• Test terrain : Samyang 14mm f/2.8 AF Monture Canon RF

• Test terrain : Canon G5X MkII en Sulawesi

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En 2021 : rester en reflex ou passer en hybride Full Frame ?

On sent que le lancement des hybrides EOS R5 et EOS R6 l’été dernier, aura été un moment historique pour Canon qui reste d’assez loin le premier constructeur mondial en 2020. Ces deux boitiers exceptionnels, auront été une sorte de « signal »… Du coup, la question se posera certainement à beaucoup de photographes en 2021… et pas seulement aux Canonistes : faut-il maintenant se débarrasser des nos valeureux reflex ? Pour adopter ces nouveaux appareils hybrides Full Frame, aux caractéristiques si séduisantes et à l’AF si éblouissant ?

D’autant que dès que la crise du COVID passée : beaucoup d’entre nous recommenceront à faire des photos, peut-être même à « planifier des voyages » (voyager à l’autre bout du monde ? Mais ça doit être un truc de dingue, ça ! ! ! )… Et peut-être penseront-il au passage, à changer d’équipement : un peu comme une façon de tourner la page de 2020 ? D’autant que depuis des mois, on a plus très souvent l’occasion de se faire plaisir…

La question est donc la suivante, serez-vous prêt à abandonner votre reflex en 2021, alors qu’il vous a donné entière satisfaction jusqu’alors ? Il faut dire que le 9 juillet, un message clair et fort a été chuchoté par Canon, à l’oreille des amoureux de reflex EOS, « Allez-y adoptez nos hybrides Full Frame à capteurs stabilisés (IBIS). Car nous sommes prêts, et nous aussi chez Canon on y croit vraiment ».

Ceux qui ont plus de 50 ans, se souviennent peut-être de la précédente révolution (que je n’ai pas connu personnellement) : le passage aux objectifs Autofocus à partir de 1987… Qui les avait « forcé » à abandonner le système d’objectif précédent : la monture Canon FD (fabriquée de 1971 à 1992). Il semblerait que nous soyons à nouveau face à une « transition majeure »…

Une transition telle qu’il n’y en a eu que trois ou quatre, durant toute l’histoire de la photographie… Mais avant d’aller plus loin : quelques petits rappels s’imposent… Lire la suite…

 

 

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Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle ?

Si vous ne deviez relire qu’un seul de mes articles précédents, ce serait peut-être celui-ci : Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle – partie 1. La Partie 2 est ici… Vraiment je vous les recommande… Vos commentaires, compléments et questions sont bienvenus en commentaires !

 

A relire, une sélection de nos meilleurs articles :

 

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Composition : recherchez la simplicité – Partie 1

Les plus belles photos sont souvent les plus simples… C’est une chose qu’il est malheureusement bien plus facile d’expliquer, que de réussir !

Ne pas confondre « simplicité » et « minimalisme »…  Le minimalisme n’est pas la bonne solution je crois : et souvent le minimalisme dégénère en absence… En « vide » ! Le « vide de sens », le « vide d’éléments graphiques », le « vide de contenu plastique », ou le vide de « sens littéraire » : je n’aime pas beaucoup le minimalisme. Je m’en méfie…

Mais j’aime la « simplicité », ce qui est bien autre chose. Comment définir la « simplicité en photo » ? Pour me faire comprendre, j’ai recherché dans ma photothèque quelques exemples d’images « simples »… Qui correspondent (plus ou moins) à ce que j’aimerais réussir plus souvent. Comment « faire simple » ; sans « faire vide » ? Je n’ai pas encore totalement trouvé la solution, mais j’y travail… Première partie, ci-dessous… (lire la seconde partie :  Composition : recherchez la simplicité – Partie 2).

Simplifier en suggérant, plutôt qu’en décrivant : parfois en cadrant un détail seulement, on raconte toute une histoire, bien plus « simplement » qu’en cadrant la totalité d’une scène… J’appellerais cela une « ellipse », un peu un équivalent photographique de l’ellipse littéraire (définition ici, lire aussi ici, mais plus compliqué). Ici j’ai pris la photo des pieds d’un novice (un petit moine), qui fait la sieste dans un monastère en Birmanie. Le cahier laisse imaginer la salle de classe. Le bois laisse deviner le monastère. Une bout de la robe de moine permet de situer la zone géographique…

 

Presque un logo, qu’on peut lire de très loin : souvent c’est en affichant les images en petit, que l’on peut évaluer une « vue d’ensemble » et se faire un idée de leur sens global… Et pour qu’une image reste « lisible » même en petit, il faut qu’elle soit « aussi simple que possible ». Ici nous avons des silhouettes de girafes, qui sont comme des idéogrammes Chinois dessinés sur une page. C’est « l’idée même » d’une girafe telle que l’on pourrait l’imaginer et la dessiner… Je ne crois pas avoir jamais réussi une photo de girafe, qui soit plus simple que celle-ci. Pour la petite histoire, c’était en plein midi avec une lumière plombée assez terrible.

 

Imaginez le reste… En faisant abstraction de la « simple représentation » on laisse une chance à la personne qui regarde une image, de s’imaginer son contenu. Et de se construire « son univers » : ce qui est intéressant. cela pousse éventuellement la personne qui regarde une photo, à rester un peu plus longtemps dessus. A l’explorer… Alors que lorsque « tout est dit » et que tout est évident : on accepte la photo pour ce qu’elle est : et l’on passe immédiatement à autre chose (remarque éventuellement en contradiction avec la photo logo des giraffes). Il s’agit ici d’une vue du Le Mékong, depuis un point de vue en hauteur situé au dessus de Luang Prabang au Laos. On distingue le phare avant d’un bateau qui remonte la rivière. Lire la suite…

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Et pourquoi ne pas cadrer plus souvent… verticalement ?

J’ai toujours adoré le cadrage en vertical… Il faut dire qu’à une certaine époque, lorsque je pigeais principalement pour la presse écrite dans les années 90 (avant Internet imaginez un peu) : je ne rêvais que de faire la « Couv ».

La « Couv » ou la « Une », qui est un terme un peu plus ancien encore… Une belle « Couv » c’était le graal et l’accomplissement de tout photographe de presse. Cela n’arrivait pas très souvent, mais j’ai quand même eu eu quelques belles « couv » à l’occasion… celle-ci par exemple :

Mais revenons au présent : pourquoi ne pas cadrer plus souvent verticalement ? Avez-vous des raisons précises, pour expliquer que vous ne le faites pas très souvent ?

De quoi avez vous peur ? Peut-être que vos images verticales ne soient pas assez « pratiques » à publier sur Instagram ? Personnellement Instagram ne m’a jamais séduit… Mais si vous pensez à Facebook par exemple : ça se passe très bien pour les images verticales. Qui seront même « plus visibles » et plus grandes que les horizontales…

L’utilisation éventuellement plus fréquente à l’avenir de tablettes pour trier vos photos (avec Lightroom Mobile par exemple), vous encouragera peut-être à davantage pratiquer le cadrage vertical… Car la tablette se tourne dans tous les sens, contrairement à l’écran de votre Mac ou PC.

Je ne crois pas que le cadrage vertical appartienne au passé. Même si temporairement on peut admettre qu’il n’est plus vraiment « à la mode », contrairement au cadrage carré par exemple. Mais la mode : c’est tout ce qui se démode… Et vouloir être « dans le vent », n’est qu’une ambition de feuille morte (on en voit voler pas mal dans le monde de la photo). Lire la suite…

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Quelles focales choisir pour quelle Photo ? Partie 1

On explique souvent que la photo est beaucoup moins une affaire de matériel qu’une affaire d’œil et de composition. C’est vrai… Mais la composition n’est pas seulement instinctive, la composition est aussi forcément une question de « placement » du photographe par rapport à son sujet. Une question de distance entre sujet et photographe et bien entendu une question « d’angle de champs »… Donc, au delà d’une simple question d’œil et de créativité, la composition est aussi une question de « choix de focale ». Donc finalement, c’est un peu aussi : une question de choix de matériel…

S’imaginer que « réussir des photos » ne nécessiterait que de la motivation et du talent, ce serait aussi simpliste que de croire qu’il suffirait d’acheter du matériel pour devenir bon photographe ! Non, c’est un peu plus compliqué que ça : la photo est « un tout » qui nécessite de la créativité mais aussi du matériel… Comme la peinture était aussi une question de maitrise technique, de pinceaux et d’outils et pas uniquement une question de talent.

Je vais donc vous parler ici du choix des focales, donc du choix des objectifs… Cela ne vous fera peut-être pas « rêver » car il ne s’agit que de la « petite cuisine » que doivent pourtant maitriser tous les photographes… Une maitrise technique préalable des « outils de base », qui me semble nécessaire en vue d’exprimer ensuite une « vision artistique ».

Est-ce que les objectifs coutent cher ? Oui parfois, mais pas toujours. J’ai essayé de pointer des objectifs très peu coûteux et spécialement recommandables… Les bons objectifs sont des investissements assez pérennes qui perdent moins de valeur avec le temps que les boitiers : ceux-ci se démodent plus vite en effet…Les bons objectifs classiques se revendent facilement, il ne faut pas avoir peur d’acheter vos objectifs d’occasion… Car ces classiques (notamment les focales fixes) sont très solides. Si vous saviez ce à quoi les miens ont déjà résisté : vous seriez rassurés… J’ai illustré mes explications, avec quelques photos que j’ai prises ces dernières années à l’aide de mes focales favorites… Parmi lesquels, le 35 mm bien entendu, mais aussi les indémodable 50 mm et 85 mm… Lire la suite…

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15 conseils photo idiots… à ne pas suivre !

Le nombre de bêtises que l’on peut entendre sur Youtube : c’est effrayant ! Dès que de sois-disants « photographes » en herbe (parfois âgés de 25 ans) s’auto-proclament « experts » sur leur chaine YouTube : bonjour les dégâts. Et bienvenue aux idées simplettes…

C’est ça le problème de la jeunesse, on pense avoir « tout compris » et l’on est incapable de le garder pour sois… Et c’est un peu plus tard que l’on découvre que finalement non : tout est un peu plus compliqué qu’on ne l’avait imaginé. Force est de constater que le problème des « je-sais-tout » a empiré grâce à Youtube… Au moins en 1995, les jeunes idiots de ma génération (la génération X née entre 1966 et 1976) : on ne les entendait pas ! Car Youtube n’existait pas.

Sur les réseaux sociaux en 2019 : des tas de gens se content de répéter en moins bien, ce qu’ils ont déjà entendu ailleurs (et cru comprendre)… Du coup ce sont les idées les plus simplistes, qui sont les plus diffusées. Reprises « en écho », elles prennent de l’importance et finissent par dominer… Au détriment des idées ou des concepts un peu plus « complexes », nécessitant une réflexion élaborée, en plusieurs étapes. Le problème est que ça ne concerne pas seulement la photo : mais des choses bien plus graves (dont nous n’allons pas parler ici, genre « la terre qui serait plate » pour prendre un exemple risible. Ou pour prendre un exemple tragique : la folie des « anti vaccins »).

Revenons à la photo… Pour illustrer ce coup de gueule : passage en revue de quelques conseils nuls, que j’ai pu entendre sur Youtube (ou ailleurs)… Et qui ne sont que des « caricatures » de bonnes idées à l’origine !

A force d’être simplifiées et de tourner en boucle, certaines problématiques qui étaient intéressantes au départ (par exemple : faut-il utiliser un trépied, oui ou non ?) : ont fini par « dégénérer » pour devenir des « conseils idiots »…  La liste est longue, je l’avais d’ailleurs commencé il y a longtemps : quelques bêtises que l’on entend régulièrement…

Toutefois attention à ne pas tout prendre au pied de la lettre : car parmi ces conseils idiots se cachent quelques bons conseils. A vous de décrypter, car il y a des messages cachés… C’est parti !

N°1 – Faire de la photo argentique car ça aide à progresser : et bien, je ne crois pas justement ! Enfin, ma réponse serait « non et oui »… J’ai appris la photo en argentique, alors j’en parle en connaissance de cause : et je pourrai vous en lister tous les défauts…

Vraiment ? Perdre des heures et des heures avec de l’argentique, pour obtenir pas grand chose à la fin, voilà une authentique perte de temps… Qui n’aide pas à progresser techniquement. Ni même à progresser Artistiquement, ou intellectuellement, sur la problématique : qu’est-ce que une bonne photo…

Essayez : vous comprendrez ce que je veux dire…

Faire de l’argentique, cela pourrait au contraire vous égarer… Le « temps passé » et « l’investissement émotionnel » que vous aurez consenti, génèrent une sorte de « mythologie personnelle » que vous seul comprenez et qui pourrait « n’intéresser personne »… Le plus souvent l’aspect « vintage » des photos argentiques : sert surtout à cacher « l’absence de sens » des photos. En somme : une photo vide de sens ne peut « faire illusion », sous prétexte qu’elle aurait été prise en argentique (et que c’est marqué dessous).

L’absence de sens d’une photo : est tout aussi impossible à camoufler en argentique qu’il ne l’est en numérique. Shooter en argentique se résume donc le plus souvent à un « artifice », aussi vain que d’appliquer des « Preset de développement » à vos photos… Même si il peut exister parfois quelques exception bien entendu. Lire la suite…

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La Colorimétrie est ce qui compte le plus à la fin

C’est vraiment terrible et paradoxal, que DPreview soit parmi les sites les plus experts pour mener des test sur mire… et qu’ils soient incapables de produire des vidéos, avec une colorimétrie correcte : qui soit au moins agréable à regarder, à défaut d’être juste.

Depuis pas mal de temps, ils filment toutes leurs vidéo au Panasonic GH5 et l’effet est désastreux : Chris Nichols à l’air « malade » ! Soit il est verdâtre, soit il est violet… Mais il n’a jamais les joues roses d’un être humain en bonne santé !

Sauf lorsqu’il est filmé par un des appareils testés, par exemple un Canon, ou un Nikon, ou encore un Fuji. Et soudain, comme par miracle : il retrouve une couleur de peau naturelle et chaude. Plus proche de celle qu’il doit avoir dans la vraie vie… et très éloignée de ce teint blafard et cireux que donne le Panasonic GH5. Certes cet appareil est surement excellent en vidéo : sauf que le résultat est très, très moche ! Pas la peine de se donner du mal à améliorer le montage, les plans, les transitions : si la couleur est ratée. Lire la suite…

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