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CONSEIL : Editing workflow
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Composition : recherchez la simplicité – Partie 1

Les plus belles photos sont souvent les plus simples… C’est une chose qu’il est malheureusement bien plus facile d’expliquer, que de réussir !

Ne pas confondre « simplicité » et « minimalisme »…  Le minimalisme n’est pas la bonne solution je crois : et souvent le minimalisme dégénère en absence… En « vide » ! Le « vide de sens », le « vide d’éléments graphiques », le « vide de contenu plastique », ou le vide de « sens littéraire » : je n’aime pas beaucoup le minimalisme. Je m’en méfie…

Mais j’aime la « simplicité », ce qui est bien autre chose. Comment définir la « simplicité en photo » ? Pour me faire comprendre, j’ai recherché dans ma photothèque quelques exemples d’images « simples »… Qui correspondent (plus ou moins) à ce que j’aimerais réussir plus souvent. Comment « faire simple » ; sans « faire vide » ? Je n’ai pas encore totalement trouvé la solution, mais j’y travail… Première partie, ci-dessous… (lire la seconde partie :  Composition : recherchez la simplicité – Partie 2).

Simplifier en suggérant, plutôt qu’en décrivant : parfois en cadrant un détail seulement, on raconte toute une histoire, bien plus « simplement » qu’en cadrant la totalité d’une scène… J’appellerais cela une « ellipse », un peu un équivalent photographique de l’ellipse littéraire (définition ici, lire aussi ici, mais plus compliqué). Ici j’ai pris la photo des pieds d’un novice (un petit moine), qui fait la sieste dans un monastère en Birmanie. Le cahier laisse imaginer la salle de classe. Le bois laisse deviner le monastère. Une bout de la robe de moine permet de situer la zone géographique…

 

Presque un logo, qu’on peut lire de très loin : souvent c’est en affichant les images en petit, que l’on peut évaluer une « vue d’ensemble » et se faire un idée de leur sens global… Et pour qu’une image reste « lisible » même en petit, il faut qu’elle soit « aussi simple que possible ». Ici nous avons des silhouettes de girafes, qui sont comme des idéogrammes Chinois dessinés sur une page. C’est « l’idée même » d’une girafe telle que l’on pourrait l’imaginer et la dessiner… Je ne crois pas avoir jamais réussi une photo de girafe, qui soit plus simple que celle-ci. Pour la petite histoire, c’était en plein midi avec une lumière plombée assez terrible.

 

Imaginez le reste… En faisant abstraction de la « simple représentation » on laisse une chance à la personne qui regarde une image, de s’imaginer son contenu. Et de se construire « son univers » : ce qui est intéressant. cela pousse éventuellement la personne qui regarde une photo, à rester un peu plus longtemps dessus. A l’explorer… Alors que lorsque « tout est dit » et que tout est évident : on accepte la photo pour ce qu’elle est : et l’on passe immédiatement à autre chose (remarque éventuellement en contradiction avec la photo logo des giraffes). Il s’agit ici d’une vue du Le Mékong, depuis un point de vue en hauteur situé au dessus de Luang Prabang au Laos. On distingue le phare avant d’un bateau qui remonte la rivière. Lire la suite…

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De nouvelles fonctionnalités « pro » chez PhotoDeck

Après une récente évolution des thèmes et du design (relire Mise à jour majeure des styles chez PhotoDeck), Photodeck apporte de nouvelles fonctions intéressantes pour les professionnels, y compris ceux qui travaillent en équipe.

Je rappel au « nouveaux » que PhotoDeck, est ce système (proposant des thèmes élégants ainsi qu’un back office puissant), que j’ai choisi pour créer / héberger mon site de photographe : vibertphoto.com (n’imaginez pas que un compte Instagram remplace un vrai bon site professionnel surtout ;-) Je précise car on m’a posé la question récemment ! Visitez leur site PhotoDeck, pour avoir un aperçu des tarifs et des thèmes proposés. Ils sont nombreux et tous profitent des nouveautés… Que voici :

1 – Possibilité de créer un second site supplémentaire depuis le même compte : je trouve cette nouveauté vraiment très intéressante… C’est une très bonne surprise.

Vous aurez désormais la possibilité nouvelle de créer des sites supplémentaires sous un compte PhotoDeck unique STANDARD ou BUSINESS, qui partageront le même espace de stockage et toutes les fonctionnalités de votre forfait pour 10 € / mois supplémentaires (un prix moindre qu’un nouveau compte). L’option se trouve sur la page de gestion de l’abonnement. La plupart des photographes ont différentes spécialités et créer des sites différents permet de maintenir une image de marque claire pour chaque spécialité.

Ce sera également pratique pour ceux qui souhaitent essayer un thème nouveau (ou des options nouvelles), sans remettre en question leur site principal : en gardant les fonctionnalités auxquelles ils sont habitués.

 

2 – Arrivé d’un outil de travail pour les équipes (version bêta) : il a été ajouté la possibilité d’ajouter des co-équipiers aux comptes PhotoDeck, afin qu’un membre puisse déléguer l’accès à son espace d’administration à différentes personnes avec des identifiants différents… Et des droits différents.

PhotoDeck est utilisé par des photographes indépendants, mais aussi par des équipes et organisations… Pour eux cette fonctionnalité ouvre de nouvelles possibilités. Lire la suite…

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Test terrain du Ricoh GR III à Paris

Ce test terrain aurait du se dérouler en Birmanie durant trois semaines en février mars. Malheureusement, ce voyage a été annulé à la dernière minute, suite à un léger problème international de virus, dont vous avez entendu parler…

Me voici donc dans les rues de Paris (avant le confinement), pour tester le Ricoh GR III (lien vers la page du produit en Français). Et après tout c’est bien aussi… Car cet appareil est typiquement celui que les passionnés de Street Photo aiment prendre tous les jours dans leur sac « de ville »… Y compris lorsqu’ils vont au travailler, ou lorsqu’ils sortent faire une petite ballade « sans but » : les mains dans les poches.

 

On hésite pas à emporter un minuscule appareil qui rentre dans une poche. Du coup, « le meilleur appareil photo » c’est celui que l’on a toujours avec soi. Et j’ai pu maintes fois pu le vérifier : les photos vraiment originales et intéressantes : ce sont typiquement celle que l’on avait pas imaginé, pas anticipé… On voit une belle lumière, on assiste à une scène étonnante et hop : on sort l’appareil et l’on prend quelques photos en passant… A condition bien entendu que l’appareil soit « dans votre poche ». Qu’il reste rapide à dégainer, rapide à s’allumer et capable de saisir « l’instant décisif » cher à Henri Cartier-Bresson.

 

 

C’est à ce moment précisément : que beaucoup répondent qu’ils disposent depuis quelques années de l’appareil intégré à leur téléphone, dont la qualité n’est pas si mauvaise… Toutefois, si elle est parfois suffisante, elle n’a absolument rien à voir avec ce que donne (par exemple) : un capteur APS-C de 24 Megapixels, placé derrière un excellent 28 mm f/2.8 stabilisé. Et souvent l’image issue d’un téléphone s’avère finalement un peu décevante : caricaturale, artificielle et bruité dès que la lumière manque… Ne parlons même pas de la « réactivité », de la possibilité de jouer avec la profondeur de champs, des options de bracketing, de la possibilité de shooter en RAW, etc… Autant de caractéristiques « photographiques » qui me permettent d’affirmer (en 2020) que :

actuellement et contrairement à ce qu’espèrent faire croire les fabricants de smartphone : lorsqu’il s’agit de faire de la « vraie photo », absolument aucun smartphone n’est en mesure d’arriver à la cheville d’un authentique appareil photo, notamment s’il est équipé d’un capteur APS-C…

Fermons donc ce débat, avant de commencer cet article. Le Ricoh GR III est typiquement l’appareil du « citadin photographe passionné » ; ou du « photographe citadin convaincu » si vous préférez… Toujours prêt à noter quelque chose dans son « calepin photographique ». Ce que l’on comprend bien en suivant le « Blog officiel du Ricoh GR » qui est très sympa et une véritable source d’inspiration…

Mais sachez le : si vous êtes « habitué » à utiliser un zoom : commencer à faire (soudain) de la photo avec un 28 mm fixe… Voilà un exercice qui vous semblera très spécial, éventuellement un peu frustrant, mais certainement très formateur. Vous ne prendrez pas du tout le même genre de photos : certains types d’images vous seront difficiles, ou même « interdites »… Il est beaucoup de situation (spécialement en voyage) ou la polyvalence d’un zoom est intéressante (sinon indispensable). En ce sens, je trouve que le Ricoh GR III fait une assez bonne équipe avec mon Canon G5X MkII (relire le Test terrain en Sulawesi ici). Le premier serait un appareil de « ville »… Et le second un appareil « de voyage » ! Je vois une subtile nuance entre les deux… Lire la suite.

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Mac OSX Catalina et le bug ridicule de l’outil recherche…

Merci à l’ami Franck Tremblay (photographe talentueux qui fait lui aussi son site avec Photodeck.fr) de m’avoir indiqué aujourd’hui ce bug « fou » sur Mac OS X Catalina (toujours pas corrigé depuis des mois).

Si vous faites une recherche dans le Finder sur un nombre de plus de 10 chiffres… paf ! Le Finder quitte immédiatement… Pas trop grave, puisque les autres applications ne quittent pas (sauf si vous étiez en train de copier des fichiers par exemple), mais énervant…

Franck qui réalise des photos dans la grande distribution notamment, a assez souvent besoin de ce genre de recherches, sur des images de produits alimentaires (référencés par Codes barre EAN). Lire la suite…

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Petit bilan Photo et Mac… de l’année 2019

Période un peu plus calme en ces temps de grève : il faut dire que depuis un mois les clients se sont fait plus rares sur Paris, pour venir assister à des formations…

Un mois ? Mais c’est dingue ce truc… Donc, félicitations aux 7% de grévistes de la SNCF qui parviennent à handicaper toute une partie de l’économie d’un pays. Les gens ne l’oublieront pas. Mais passons… Du coup, ce calme relatif est l’occasion d’une petite pause bienvenue…

Et aussi l’occasion de faire un petit bilan tout azimuts de 2018. L’occasion enfin : de vous souhaiter une bonne année 2020.

Du côté Blog : commençons par une remarque : votre blog a changé de serveur en 2018 (une fois de plus). Nous sommes sur la dernière version de PHP et à la dernière version de WordPress. Même notre vieux thème est à jour… Je n’ai d’ailleurs pas vraiment l’intention (ni le temps) de changer ce thème, celui-ci reste pratique, non ? Votre avis ?

PhotoetMac.com « tourne » désormais comme un charme : plus le moindre plantage et toutes les archives depuis 2004 restent accessibles. C’est béton et c’est reparti pour 10 ans au moins…

 

PS : je dois ajouter que ce changement de serveur a coûté cher et nous a pris du temps : je vous encourage donc à faire un don ici pour contribuer à financer l’existence du site

 

Du côté « des liens commerciaux » : 2019 aura été marqué par une prise de conscience de la puissance « destructrice » d’Amazon. Spécialement à l’occasion du Black Friday et aussi pendant les grèves… Il existe un véritable danger à terme « d’effondrement total » de la distribution locale. Vous verrez que dans les 10 ans à venir on ne parlera plus que de ça…

Toutefois ne vous y trompez pas : ce sont principalement les liens commerciaux vers Amazon et Google, qui ont fait vivre notre blog depuis des années. Sans les revenus tirés des liens Amazon et Google, notre blog (et son contenu gratuit) n’existerait plus…

C’est convient de cela, que depuis 2019 je vous propose une boutique en ligne Française : Digixo… Si vous réalisez vos achats en suivant nos liens vers Digixo : notre « pourcentage » monte à 5% (mieux qu’avec Amazon). Et les prix sont généralement équivalent : parfois moins chers même…

Mais en plus vous contribuez à faire vivre une société Française basée à Paris, qui emploi une dizaine de salariés. Une petite équipe qui bosse dans un environnement de travail « humain »… Leur stock est disponible au Centre de Paris (9em), ou vous pouvez « récupérer » vos achats. Sinon, c’est l’expédition postale classique.

 

 

Du côté de iOS : le seul gros progrès de l’année que je retiens : aura été l’adoption de la carte e-SIM chez Orange. Si vous voyagez souvent et que votre iPhone dispose de le e-SIM, c’est génial. Relire :  Passez à une carte E-sim chez Orange et Sosh.

Lors de mes déplacements récents à Hong Kong et en Sulawesi, la e-SIM m’a permis d’utiliser des SIM locales donc de bénéficier du « partage de connection » et d’un numéro de local : sans devoir extraire ma SIM française. Donc de rester joignable par mon numéro Français. Un très gros progrès en pratique donc. Merci Apple !

A part ça : iOS n’est toujours pas fait pour créer ni pour travailler ! Comme je l’ai souvent écrit… Malheureusement iOS reste principalement un « terminal de consommation », même si l’on note certains progrès du côté de Lightroom (version Cloud),  : The Verge assassine iOS sur le nouvel iPad Pro (à raison). C’est un maigre bilan…

Du côté de l’iPhone et l’iPad : le gros progrès en 2018 aura été l’arrivée d’un Ultra Grand Angle dans l’iPhone 11 Pro, équipé de trois objectifs… Je suppose que chaque année on ajoutera un nouvel objectif désormais.

l’iPhone qui revient donc au premier plan des Smartphones offrant de « bons appareils photo ». Apple continue de proposer de plus belles couleurs (il me semble), que la plupart des autres marques… Même si sur la papier l’iPhone n’est pas systématiquement le meilleur : il reste toutefois l’un des meilleurs choix pour un photographe.

Le point noir reste iOS, qui est toujours aussi « fermé »… Mais voilà  : Apple veut absolument vous vendre des abonnements à ses services de Streaming Vidéo et Musique. C’est vraiment dommage de ne pas voir les iPad progresser autant qu’ils le pourraient (en terme de fonctionnalités). Car ils sont « bridés » par iOS (même si la déclinaison iPad OS laisse espérer du mieux à l’avenir)…

La seule bonne chose dans tout ça : c’est que au moins : les ordinateurs portables d’Apple, ne sont pas « menacés » par la concurrence des iPad Pro.

Du côté Macbook Pro : justement, de ce côté là, on a été enfin gâté… Relire : Le nouveau MacBook Pro 16″ est fantastique.

Le nouveau MacBook Pro 16″ est la machine d’Apple la plus attirante depuis au moins 15 ans… Et l’on est enfin débarrassé de cette « saloperie » de Clavier papillon qui restera un véritable « accident industriel ».

Je n’ai pas eu le temps d’en parler suffisamment : mais ce nouveau MacBook Pro 16″ est vraiment « le Mac des photographes »… Alors, foncez : vous pouvez y aller ! Disons que ce MacBook Pro aura « sauvé l’année » pour Apple : MacBook Pro 2019 à 8 coeurs : oui, ça vaut le coup !

Du côté du Mac Pro : mon enthousiasme sera beaucoup plus modéré par contre à son propos… Vu le prix déraisonnable de la bête, qui l’interdira à la plupart des photographes. C’est clairement une machine pour les vidéastes et très peu de photographes auront intérêt à investir 7.000 € à 14.000 € dans ce monstre magnifique !  Le nouveau Mac Pro : n’est pas pour vous !  –  Lire la suite…

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Quelles focales choisir pour quelle Photo ? Partie 1

On explique souvent que la photo est beaucoup moins une affaire de matériel qu’une affaire d’œil et de composition. C’est vrai… Mais la composition n’est pas seulement instinctive, la composition est aussi forcément une question de « placement » du photographe par rapport à son sujet. Une question de distance entre sujet et photographe et bien entendu une question « d’angle de champs »… Donc, au delà d’une simple question d’œil et de créativité, la composition est aussi une question de « choix de focale ». Donc finalement, c’est un peu aussi : une question de choix de matériel…

S’imaginer que « réussir des photos » ne nécessiterait que de la motivation et du talent, ce serait aussi simpliste que de croire qu’il suffirait d’acheter du matériel pour devenir bon photographe ! Non, c’est un peu plus compliqué que ça : la photo est « un tout » qui nécessite de la créativité mais aussi du matériel… Comme la peinture était aussi une question de maitrise technique, de pinceaux et d’outils et pas uniquement une question de talent.

Je vais donc vous parler ici du choix des focales, donc du choix des objectifs… Cela ne vous fera peut-être pas « rêver » car il ne s’agit que de la « petite cuisine » que doivent pourtant maitriser tous les photographes… Une maitrise technique préalable des « outils de base », qui me semble nécessaire en vue d’exprimer ensuite une « vision artistique ».

Est-ce que les objectifs coutent cher ? Oui parfois, mais pas toujours. J’ai essayé de pointer des objectifs très peu coûteux et spécialement recommandables… Les bons objectifs sont des investissements assez pérennes qui perdent moins de valeur avec le temps que les boitiers : ceux-ci se démodent plus vite en effet…Les bons objectifs classiques se revendent facilement, il ne faut pas avoir peur d’acheter vos objectifs d’occasion… Car ces classiques (notamment les focales fixes) sont très solides. Si vous saviez ce à quoi les miens ont déjà résisté : vous seriez rassurés… J’ai illustré mes explications, avec quelques photos que j’ai prises ces dernières années à l’aide de mes focales favorites… Parmi lesquels, le 35 mm bien entendu, mais aussi les indémodable 50 mm et 85 mm… Lire la suite…

CONSEIL : Prises de vues
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15 conseils photo idiots… à ne pas suivre !

Le nombre de bêtises que l’on peut entendre sur Youtube : c’est effrayant ! Dès que de sois-disants « photographes » en herbe (parfois âgés de 25 ans) s’auto-proclament « experts » sur leur chaine YouTube : bonjour les dégâts. Et bienvenue aux idées simplettes…

C’est ça le problème de la jeunesse, on pense avoir « tout compris » et l’on est incapable de le garder pour sois… Et c’est un peu plus tard que l’on découvre que finalement non : tout est un peu plus compliqué qu’on ne l’avait imaginé. Force est de constater que le problème des « je-sais-tout » a empiré grâce à Youtube… Au moins en 1995, les jeunes idiots de ma génération (la génération X née entre 1966 et 1976) : on ne les entendait pas ! Car Youtube n’existait pas.

Sur les réseaux sociaux en 2019 : des tas de gens se content de répéter en moins bien, ce qu’ils ont déjà entendu ailleurs (et cru comprendre)… Du coup ce sont les idées les plus simplistes, qui sont les plus diffusées. Reprises « en écho », elles prennent de l’importance et finissent par dominer… Au détriment des idées ou des concepts un peu plus « complexes », nécessitant une réflexion élaborée, en plusieurs étapes. Le problème est que ça ne concerne pas seulement la photo : mais des choses bien plus graves (dont nous n’allons pas parler ici, genre « la terre qui serait plate » pour prendre un exemple risible. Ou pour prendre un exemple tragique : la folie des « anti vaccins »).

Revenons à la photo… Pour illustrer ce coup de gueule : passage en revue de quelques conseils nuls, que j’ai pu entendre sur Youtube (ou ailleurs)… Et qui ne sont que des « caricatures » de bonnes idées à l’origine !

A force d’être simplifiées et de tourner en boucle, certaines problématiques qui étaient intéressantes au départ (par exemple : faut-il utiliser un trépied, oui ou non ?) : ont fini par « dégénérer » pour devenir des « conseils idiots »…  La liste est longue, je l’avais d’ailleurs commencé il y a longtemps : quelques bêtises que l’on entend régulièrement…

Toutefois attention à ne pas tout prendre au pied de la lettre : car parmi ces conseils idiots se cachent quelques bons conseils. A vous de décrypter, car il y a des messages cachés… C’est parti !

N°1 – Faire de la photo argentique car ça aide à progresser : et bien, je ne crois pas justement ! Enfin, ma réponse serait « non et oui »… J’ai appris la photo en argentique, alors j’en parle en connaissance de cause : et je pourrai vous en lister tous les défauts…

Vraiment ? Perdre des heures et des heures avec de l’argentique, pour obtenir pas grand chose à la fin, voilà une authentique perte de temps… Qui n’aide pas à progresser techniquement. Ni même à progresser Artistiquement, ou intellectuellement, sur la problématique : qu’est-ce que une bonne photo…

Essayez : vous comprendrez ce que je veux dire…

Faire de l’argentique, cela pourrait au contraire vous égarer… Le « temps passé » et « l’investissement émotionnel » que vous aurez consenti, génèrent une sorte de « mythologie personnelle » que vous seul comprenez et qui pourrait « n’intéresser personne »… Le plus souvent l’aspect « vintage » des photos argentiques : sert surtout à cacher « l’absence de sens » des photos. En somme : une photo vide de sens ne peut « faire illusion », sous prétexte qu’elle aurait été prise en argentique (et que c’est marqué dessous).

L’absence de sens d’une photo : est tout aussi impossible à camoufler en argentique qu’il ne l’est en numérique. Shooter en argentique se résume donc le plus souvent à un « artifice », aussi vain que d’appliquer des « Preset de développement » à vos photos… Même si il peut exister parfois quelques exception bien entendu. Lire la suite…

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Quelles Modes de prise de vue pour quelles Photos ?

A l’exception du Mode Manuel (le seul Mode à ne pas être Automatique), les Modes de prise de vue Experts (Priorité Ouverture, Priorité Vitesse et Programme) : sont des programmes automatiques servant à gérer l’exposition en tenant compte de certains paramètres, que vous fixez vous-même… Notamment l’Ouverture en Mode Av et la vitesse en Mode Tv.

C’est pour cela que l’on parle de « Priorité ». Par exemple en Priorité Vitesse (Mode Tv), vous donnez la priorité au choix de la Vitesse que vous « imposez à l’appareil ». Dans ce cas l’Ouverture sera réglée automatiquement, sa valeur n’étant pas votre « priorité ». Vous acceptez donc qu’elle soit calculée automatiquement en fonction de certains paramètre fixes : la luminosité de la scène, la vitesse que vous avez fixé et la sensibilité ISO que vous avez fixée (mais qui peut éventuellement être automatique).

Autre cas de figure la Priorité Ouverture (Mode Av) : vous choisissez une valeur d’Ouverture fixe. Dans ce cas la c’est la Vitesse qui sera automatiquement ajustée par l’appareil. Ce Mode Av vous permet par exemple de choisir f/11 : un diaphragme fermé qui laisse entrer peu de lumière et permet d’augmenter la profondeur de champs, ce sera votre priorité pour un paysage par exemple… A cause de cette valeur fermée de f/11, l’appareil n’aura d’autre choix que de ralentir suffisamment la vitesse pour compenser le peu de lumière qui traverse le diaphragme… Jusqu’à obtenir la bonne exposition.

Autre cas de figure (différent) et toujours en Mode Priorité Ouverture : vous choisissez un réglage de f/1.8, un diaphragme ouvert laissant entrer plus de lumière qui réduit beaucoup la profondeur de champs (idéal en portrait). Dans ce cas, le programme augmentera automatiquement la vitesse pour compenser cet excès de lumière. Jusqu’à obtenir la bonne exposition (identique au cas précédent).

Que vous ayez choisi f/11 ou f/1.8, dans les deux cas le rôle du programme est de modifier la vitesse jusqu’à obtenir la même exposition… La Priorité Ouverture vous permet donc de gérer librement la profondeur de champs, sans vous inquiéter de l’exposition qui est toujours gérée automatiquement.

Il n’y a aucune raison de vous passer des services des Mode d’Exposition Auto pour vos photos. D’autant que vous pourrez « pondérer » l’exposition proposée par l’appareil, grâce à la « Correction Manuelle d’Exposition ». Cette correction, revient en quelque sorte à introduire « une dose de Manuel » dans l’exposition Auto. De façon à obtenir une image plus sombre ou plus claire, en vous appuyant sur une meure Automatique. Ce qui est bien plus rapide que de travailler en 100% Manuel. Lire la suite…

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Les 20 erreurs les plus gênantes avec Lightroom (partie 2)

Suite de notre article : Les 20 erreurs les plus gênantes avec Lightroom (relire la partie 1), cette partie 1 comprend une grande introduction qui rappelle les grosses différences qui existent entre « Lightroom Classic » et « Lightroom » tout court.

Lightroom tout court : c’est le nouveau nom de Lightroom Mobile, rappelles-vous ! Mais j’ai comme une intuition que ça va bientôt changer à nouveau (on en parlera à ce moment là)… Donc, je vous conseil vraiment de commencer votre lecture par le début… Place à la suite : avec les 10 bêtises suivantes, à ne pas commettre avec Lightroom ! L’occasion de rigoler un peu ?

Erreur n° 10 – pousser trop fort le curseur Clarté « globalement » : en terme de Développement, je crois que l’utilisation abuse du Curseur Clarté (plus de 10 points) sur l’ensemble de la surface de l’image est (statistiquement) le tout premier défaut à corriger chez une majorité de personnes. Ci-dessous, voici n bel exemple des « dégâts » de l’outil Clarté, poussé « à fond » :

A la place, essayez un peu (avec tout autant de modération) le Curseur Texture qui est apparu récemment… Mais pas trop fort hein ! Si vous photo est nulle : c’est qu’elle est nulle… Le curseur Texture n’y peut rien : pas plus que le curseur Clarté ! Lire la suite…


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Test : 15 jours avec le Nikon Z7 à Hong Kong

Cela faisait trop longtemps c’est vrai, que je n’avais pas refait sérieusement de la photo avec un Nikon. Mais mieux vaut tard que jamais… A l’occasion de ce séjour de 15 jours à Hong Kong : travailler avec le Nikon Z7 était l’occasion de repartir sur de nouvelles bases avec du matériel Nikon… Matériel Nikon qui ne m’avait pas laissé que de bons souvenirs à l’époque de leurs derniers reflex : une époque qui depuis un an me semble être déjà de l’histoire ancienne… Car oui, nous avons « changé d’ère photographique ».

 

Et désormais, à l’ère des hybrides Full Frame génération 2019 : je trouve que certains reflex (et surtout leurs objectifs) ont terriblement vieilli. C’est spécialement le cas de certains Nikon : comme l’encombrant (mais surpuissant) Nikon D850 par exemple. Qui a besoin d’autant de performance ? Et qui supporte encore transporter autant de kilos ? Quant au Nikon D750, il n’a pas été mis à jour depuis 2014 : une éternité… Oui, les reflex, ont soudain « pris un coup de vieux ».

Ce ne sont pas leurs performances (excellentes souvent) qui sont en cause (encore que : après avoir testé la détection de l’œil telle qu’elle fonctionne après les dernières mises à jour Firmware, on doit relativiser les performances des reflex pour certains exercices, notamment pour les portraits à très grande ouverture). Mais ce sont bien leur poids et leur encombrement, dont on se rend compte à quel point ils étaient « excessifs »… En tous cas du point de vue des photographes amateurs experts et des voyageurs.

Car la photo : ce n’est pas seulement une question de performance : il y a aussi une question de « disponibilité » d’encombrement et de plaisir d’utilisation. Qui passe aussi par l’utilisation d’un matériel qui sait se faire un peu oublier. Parfois il faut admettre que : « less is more »…

Exemple frappant : le Nikkor 24-120 mm f/4 qui depuis 2010 était le seul zoom à ouverture f/4 constante disponible pour les « kits » reflex Nikon. Son poids a directement contribué à la réputation de « lourdeur » des reflex Nikon. Je crois qu’il a même « abimé » l’image de Nikon (et même celle de tous les reflex) dans l’imaginaire collectif inconscient des photographes… J’affirme sans prendre trop de risques : que cet objectif préhistorique, a fait fuir de nombreux Nikonistes directement chez Sony, Fuji, ou Canon (qui proposait dès 2012 un EF 24-70 mm f/4 léger, stabilisé et raisonnablement compact)…

Comparez vos objectifs de reflex, avec cle Nikkor 24-70 mm f/4 S à 931€ (sur Amazon ou Digixo ). Ou avec le 14-30 mm f/4 S à 1300 € (sur Amazon ou Digixo) : vous sautez joyeusement à travers un portail temporel… Et vous passez d’un monde ancien et mamouthesque vers un monde nouveau, léger, fluide et pratique.

Oui, je viens d’inventer le terme « mamouthesque » qui n’est pas sympa pour ce bon vieux 24-120 mm. Mais en 2019 : qui voudrait encore se charger d’une telle « enclume » ?

Nikon fait sa révolution et a adopté une toute nouvelle philosophie avec les objectifs Z qui m’ont vraiment séduit durant 15 jours et des dizaines de kilomètres à pied dans Hong Kong. Ces deux petits objectifs sont si compacts et légers, qu’ils risquent de paraitre un peu « cheap » aux yeux des traditionnalistes amateurs de belle mécanique… Mais je vous rassure, ils ne sont pas « cheap » en pratique : ils font bien le job… Mais rentrons maintenant dans le vif du sujet de notre « test terrain »… Lire la suite.

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Mon guide spécial de Tokyo, pour les photographes !

C’est parceque les mois de novembre sont les plus déprimants de l’année (si l’on est pas en voyage), que je vous propose aujourd’hui, mon petit guide de voyage à Tokyo, spécialement écrit pour aider les photographes. Histoire de patienter jusqu’à votre prochain départ !

Il faut passer entre 2 et 5 jours à Tokyo, pour faire le tour de la ville… Car tout est intéressant à Tokyo ! Je vous suggèrerais toutefois quelques sites incontournables et prioritaires qu’il ne faudrait pas manquer, avec quelques conseils issus de mon expérience personnelle.

Tokyo est intéressante en toutes saisons, d’ailleurs, je m’y étais rendu la première fois en janvier, car les billets étaient beaucoup moins chers… Mais c’est en mai pendant le « Sanja Matsuri », ou en avril au moment de la floraison des cerisiers dans les parcs de la ville, que Tokyo s’éveille. L’été est également intéressant avec les jours qui rallongent et les festivals comme le Festival des lanternes (Mitama Matsuri), qui intéressera les photographes… Mais attention, en été il peut y faire très chaud.

Tokyo est une ville immense et folle, mais on ne s’y sent jamais oppressé… Même dans le métro, car il y a de l’espace et tout y est bien organisé et propre… Pas de tags, pas de saletés par terre, pas de vols et aucun risque d’agression ! Tokyo est bien plus reposante que Paris, d’autant qu’on y trouve des parcs magnifiques, des temples somptueux et beaucoup d’endroits calmes.

Oui, le nombre de « sujets photo » ne manque pas… A commencer par les « Japonais» qui se laissent photographier relativement facilement, à condition d’être courtois. Ils acceptent généralement de poser avec le sourire : toujours le sourire… Il faut donc ruser un peu, afin d’éviter de ne ramener que des « portrait souriants » toujours un peu les même !

Au Japon, il est mal vu de voler des photos, mais je le fais pourtant en m’excusant après, avec un sourire naïf. Généralement ça se passe très bien : bien mieux qu’à Paris en tous cas… Petit conseil, ne photographiez pas avec trop d’insistance les collégiennes « kawaii » en uniforme. Régulièrement des étrangers finissent « au poste » pour ça ! Vous imaginez bien pourquoi.  Lire la suite…

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Prise en main du Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS

Avec ce fabuleux Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS, voilà disponible le dixième objectif présenté en un an par Canon pour ses hybrides Full Frame EOS R.

 

 

Jamais (à ma connaissance), une marque n’avait proposé autant d’objectifs majeurs en si peu de temps (relire Le Canon RF 24-240 mm coutera 899 $) ou encore : Canon RF35 mm f/1.8 Macro IS testé par DPreview). Et c’est d’autant plus remarquable qu’il ne s’agit pas d’objectifs de « seconde zone », conçus vite fait pour combler des trous ; mais de véritables prouesses technologiques pour la plupart d’entre eux.

Devinez quoi : ces derniers jours, j’ai eu la chance de pouvoir essayer tranquillement (enfin presque) les deux nouveaux objectifs : le RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS et aussi le RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM (lire cet autre article Prise en main du Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM )… Et avec un modèle (et même hier au Studio Harcourt) : le résultat est vraiment étonnant.

Sur cette image que j’ai réalisé dans un environnement de bureau (avec des néons et deux petits flashs un à l’avant et un autre en contre jour) : admirez la douceur des arrières-plans… Evidement si vous voulez absolument que les deux yeux soient net, il ne faudra pas se mettre si près à f/1.2. Mais fermer un peu jusqu’à f/2 peut-être. Toutefois, la netteté sur un seul des deux yeux ne me gène pas trop personnellement.

Mes premières sensations de prise en main… Cet objectif est assez gros et assez lourd (1195 gr), oui… Mais il est très bien équilibré (une caractéristiques commune à tous les objectifs de la gamme RF)… Donc, si vous êtes habitués à travailler avec un 70-200 mm f/2.8 (de 1,4 kg), ou avec n’importe quel 85 mm, alors il ne sera pas difficile de le prendre en main, car son centre de gravité est beaucoup moins avancé… C’est l’un des avantages immédiatement perceptibles de la monture RF.

J’ai trouvé que l’usage de la bague de correction (personnalisable) est spécialement utile avec un tel objectif, car on est moins enclin à changer de prise en main, afin d’accéder à d’autres boutons…

Se reposer sur le « suivi de l’oeil » (en mode Ai Servo et Méthodes : Tous les collimateurs actifs) lorsque l’on travail à f/1.2 (donc une profondeur de champ microscopique) : c’est désormais « un must »… Spécialement depuis la dernière mise à jour des EOS R et EOS RP. Avec le recul, vous pouvez d’ailleurs repenser à cet article : Oubliez (un peu) ce bon vieux Collimateur AF Unique.

La construction, la finition, la protection tout-temps : tout cela est « superlatif ». Ce 85 mm est sans doute le plus magnifique objectif que j’ai jamais pu prendre en main…

Comme vous les savez déjà : j’adore les 85 mm (tous ! Y compris le minuscule EF 85 mm f/1.8 USM). Mais, celui-ci est de loin le plus extraordinaire… Relire : J’ai testé le Sigma 85mm F1.4 DG HSM Art : grandiose !  Ou plus ancien : Sigma 85 mm f/1.4 et Canon EOS 5DsR : ça pique ! Sur cette image que j’ai réalisé (elle aussi) dans un environnement de bureau (avec des néons et deux petits flashs un à l’avant et un autre en contre jour) : admirez la douceur des arrières-plans…

Pour qui ? Cet objectif ravira les portraitistes comme vous l’avez deviné… Mais aussi les photographes de mariage, les photographes corporates qui doivent prendre des gens en photos sur leur lieux de travail (par exemple)… Car ces arrières plans spécialement doux, permettront de « sauver la situation », dans toutes sortes d’environnements avec lesquels on ne sait pas trop comment « s’en sortir » : une situation que j’ai moi même expérimenté avec les photos qui illustrent cet article).

Canon a d’abord voulu convaincre les professionnels en leur proposant ce que la marque sait fabriquer de meilleur. Je suis d’accord : cela met à rude épreuve les nerfs des « amateurs » qui visent plutôt des focales fixes pas trop coûteuses, à l’image du magique petit RF 35 mm f/1.8. Et qui rêvent d’un RF 85 mm f/1.8… Patience : tout le monde se dit bien, qu’il ne devrait pas tarder !

Toutefois ce timing permet éventuellement à Canon de prendre un peu plus de temps… pour développer de nouvelles technologies qui équiperont les prochains boitiers EOS R (relire Grand test du Canon EOS R , mais aussi : Canon EOS R à l’épreuve des sommets au Pakistan, ou Focus Bracketing sur le Canon EOS RP.

Relire aussi : Les progrès de l’AF du Canon EOS R en Firmware 1.4.0 (une évolution qui va intéresser beaucoup de monde… et notamment vous qui aimez utiliser les grandes ouvertures pour vos portraits), mais patience, nous en reparlerons dès que l’on aura des nouvelles, de futurs Canon EOS en série R…

Quel est le secret de ce « bokeh » fabuleux ? Ce second RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS, est globalement identique à son frère jumeau (présenté au printemps : Les secrets du Canon RF 85 mm f/1.2 L USM)… Mais « ponctuellement » très légèrement différent. Son secret est de proposer un « bokeh » d’une nature « visuellement » très différente…

Le terme DS signifie « Defocus Smoothing », que l’on traduirait par « défocalisation adoucie »… La transition net-flou est très progressive. Pour simplifier beaucoup les choses : disons que les contours des « taches de bokeh » situées à l’arrière plan (mais aussi celles à l’avant plan), seront très douces… Avec des contour très progressifs (à droite), au lieu d’être bien nets (à gauche) : lire la suite…

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Prise en main du Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM

Le très attendu RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM vient d’être dévoilé officiellement (en entier). Et c’est un choc : il ne pèse que 1,07 kg. Alors que la plupart des 70-200 mm équivalent tournent autour des 1450 gr.

 

 

C’est la monture RF qui a permis de concevoir une formule optique réellement innovante (monture RF dont on commence à comprendre tout l’intérêt avec un tel exploit). Prendre en main pour la première fois, un 70-200 mm f/2.8 aussi compact  : cela éveille bien évidement l’intérêt des professionnels et des photographes experts, dont le regard sur le système EOS R est en train d’évoluer… Le Canon RF 70-200 mm f/2,8L IS USM sera mis en vente le 21 novembre. Son tarif sera de 2849 €.

Il mesure seulement 14,6 cm en longueur, alors que le précédent modèle EF (pour reflex) mesurait 19,9 cm. Il est donc 27% plus court et c’est spécialement intéressant… Car dans le sac d’un professionnel, l’objectif le plus lourd et le plus encombrant (qui est pourtant l’un des plus indispensables) : a toujours été le 70-200 mm. A un tel point que parfois : on hésitait à l’emporter.

Désormais son fut « extensible » révolutionnaire (et protégé des poussières), permettra d’économiser beaucoup d’espace dans notre besace. Et il est même possible de le placer « verticalement » dans une « section » des sacs photos (la plupart d’entre eux), puisqu’il est juste un peu plus haut que les 15-35 mm et aux 24-70 mm… Les trois formant la « triplette » magique des photographes professionnels.

Il faut comprendre que le 70-200 mm f/2.8 est un des objectifs « les plus décisif » dans le sac photo d’un professionnel, comme expliqué dans cet article : 16-35 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8 = photo journalisme, ou il était démontré quels étaient les objectifs les plus utilisés par les photojournalistes dont les images avaient été primées :

Le zoom 70-200 mm est le type d’objectif, dont les progrès et le gain de poids auront le plus d’impact sur le poids final de votre sac… Avec seulement 1,07 kilo : ce nouveau 70-200 mm est 28% plus léger que le précédent modèle EF (destiné aux reflex) qui pesait 1,48 kilo.

Essai et prise en main au Studio Harcourt : ces derniers jours, j’ai eu la chance de pouvoir essayer tranquillement au Studio Harcourt, les deux nouveaux objectifs annoncés ce matin… Le RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM… Mais aussi le RF 85 mm DS (lire cet autre article Prise en main du génial Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS)… Et le résultat est vraiment étonnant, autant que la « sensation ressentie » : lire la suite…

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Les 20 erreurs les plus gênantes avec Lightroom (partie 1)

Je constate années après années, que les « légendes urbaines » à propos de Lightroom, ont la vie dure…  Pire, j’ai même parfois l’impression que les gens sont « de plus en plus perdus » lorsqu’il s’agit de démarrer leur gestion de photothèque, avec « Lightroom Calssic », ou avec « Lightroom »… (car oui, il y a 2 Lightroom très différents ! Comme si ce n’était pas assez compliqué déjà avec un seul…)

J’ai été le tout premier photographe professionnel en France, à dispenser des formations sur Lightroom, dès l’année de sa sortie en 2006. En fait, j’enseignais depuis 4 ou 5 ans déjà la gestion de Photothèque avec iView media Pro… La transition a donc été toute naturelle, puisque View Media Pro (qui avait été renommé Expression media par Microsoft après son rachat en 2006) proposait déjà l’essentiel de ce que Lightroom apportait en terme de catalogage, je n’était pas trop dépaysé… Relire : Il y a 10 ans sortait Lightroom 1 mais aussi : Utilisateurs de iView Media Pro évitez Mac OSX 10.15 Catalina.

A partir de 2006 et durant un peu plus de 10 ans, Adobe m’a proposé de présenter Lightroom sur divers évènements et rencontres (comme le Salon de la Photo). De tous les formateurs Français spécialisés sur ce logiciel : depuis 2006 j’ai probablement formé le plus grand nombre de photographes professionnels et amateurs, à travers divers programmes de stages que j’ai crée au sein de la Nikon School, de Pyramyd, ou à l’Ecole Nationale de Photo d’Arles… Et ailleurs (me contacter pour les dates et lieux des prochains stages)… J’ai même enseigné quelques fois Lightroom au Japon à des photographes Japonais !

Au cours de ces 13 années d’expérience sur Lightroom : j’ai vu et entendu absolument « tout et n’importe quoi » à propos de Lightroom et de la façon de travailler… Entre ceux qui créent un catalogue par session de prise de vue… ou ceux qui à l’inverse, ne cataloguent rien et utilisent uniquement le Module développement : oui, j’ai vu de tout…  Et j’ai même vu ceci (photo ci-dessous) qui est bien rigolo, mais n’est pas une idée si idiote que cela, pour mémoriser plus efficacement les raccourcis claviers de Lightroom (à condition que ce feutre soit effaçable ;-)

 

Malheureusement : il faut bien constater que depuis quelques années : Adobe (l’éditeur) n’a pas toujours aidé à clarifier la situation… Avec de nombreuses « maladresses ergonomiques », ou avec le passage à l’abonnement… Des changements de noms trop fréquents et la complexité de proposer deux « Lightroom », dont un qui n’est pas capable de gérer vos images sur votre disque dur (la version limitée au stockage Cloud).

Il est donc temps de faire la chasse à certains mythes et de lister les 20 plus grosses bêtises à éviter avec Lightroom… Je vous invite avant de commencer à vous inscrire à mon Groupe Facebook Apprendre Lightroom et gérer votre photothèque.

Erreur n° 1 – Se tromper de version de Lightroom : L’incompréhension entre Adobe et certains des clients potentiels de Lightroom, s’est encore amplifiée avec l’arrivée du « second Lightroom » : celui destiné exclusivement au stockage sur le Cloud…

Le pire est qu’il a déjà changé de nom trois fois, en 3 ou 4 ans. Il s’est appelé successivement « Lightroom Mobile », puis « Lightroom CC », puis désormais : Lightroom (tout court).

Au risque confondre ce « petit Lightroom pour le Cloud », avec la vrai Lightroom : le « Lightroom historique »… Rappelez-vous bien qu’il existe deux Lightroom et que au moment de démarrer : il ne faut pas se tromper de Lightroom, d’autant que leurs logos sont assez ressemblants : lire la suite…

COMMENTAIRE DU JOUR
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Utilisateurs de iView Media Pro évitez OSX 10.15 Catalina

Un avertissement à l’attention des (encore nombreux) utilisateurs de IVIEW MEDIA PRO, EXPRESSION MEDIA et MEDIA PRO : ces différentes versions du fameux logiciel de catalogage, ne pourront plus être lancées dans la nouvelle version du système d’exploitation d’Apple Mac OS X 10.15 Catalina !

Ceci faute de « support des applications 32 bits », désormais abandonné par Apple à partir de Mac OS X10.15… Aussi, je vous colle ci-dessous le « commentaire du jour », d’un de nos lecteurs publié ce jour à la suite de cet article : Media Pro abandonné : Phase One a bien « merdé » !

On ne remerciera d’ailleurs jamais assez Phase One (l’éditeur de Capture One) qui a littéralement « massacré » Media Pro : ex Microsoft Expression Media (Microsoft qui avait fait du bon boulot), ex iView Media Pro…

Un logiciel qui avait pourtant 15 ans d’avance sur son temps, mais qui a joué de malheur, après que Microsoft l’ait revendu à Phase One. De cet authentique massacre à la tronçonneuse : il me reste une grande méfiance, pour ne pas dire une authentique colère envers cet éditeur… Lire la suite.

ACTU : matos photo, divers
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Test terrain du Canon G5X MkII en Sulawesi – partie 1

Rien de tel qu’un grand voyage d’un mois, pour s’assurer de ce qu’un appareil photo a vraiment dans le ventre… Vendu aux alentours de 928 € (sept. 2019), le Canon G5X Mark II représente déjà un investissement conséquent pour un photographe, notamment si on le considère comme un « second boitier », puisqu’il existe nombre d’appareils à objectifs interchangeable beaucoup moins coûteux… La question que je me posais : à ce tarif là et compte tenu des gros progrès réalisés sur ce modèle : le G5X MkII est-il devenu l’appareil photo léger, idéal en voyage ? Celui que vous attendiez… Et qui vous permettrait (peut-être) de vous débarrasser de votre appareil à objectif interchangeable ?

Vous savez que je ne résiste pas aux charmes discrets des petits compacts, doués et réactifs… L’an dernier en janvier j’avais testé longuement le Canon G1X MkIII (1089 € chez Digixo) et son capteur APS-C (relire Test du Canon G1X MkIII : compact APS-C des experts). Que j’avais adoré… Reste que parfois la plage focale (limitée à 24-70 mm assez sage), me laissait un peu sur ma faim….

Alors désormais : place au Canon G5X MkIII et son zoom « long » 24-120 mm (899 € chez Digixo) : tout nouveau, qui sera peut-être plus pratique. Oui, « zoom long »… Un 24-120 mm je trouve ça déjà « bien assez long », pour un zoom aussi compact… Mais sur le terrain, il s’est avéré étonnamment bon.

Le Canon G5X Mark IIest en fait très différent de son prédécesseur, le Canon G5X sorti en 2015 (relire notre Prise en main express des Canon G5 X et Canon G9 X). En effet, pour cette gamme Canon s’est résolu finalement a abandonner le « style reflex » avec viseur électronique central intégré, qui était un peu plus encombrant. Un « style reflex »que j’aimais bien et qui a été « récupéré » par le G1X MkIII : le « grand cousin » à capteur APS-C (que nous avions testé ici) et auquel il correspond probablement mieux…

 

 

trop sympa ! le site Français digixo.com offre spécialement à nos lecteurs une carte SD 128 Go : achetez votre Canon G5X MkII en suivant ce lien avec le code : PHOTOETMAC  Merci qui ?

 

 

A noter que ce dernier représente une gamme à lui tout seul, avec un prix de vente qui est notamment plus élevé. Le G1X MkIII est d’ailleurs le seul « G » à être équipé d’un capteur APS-C (d’origine Canon)… Lorsque les G3X, G5X, G5X Mark II, G7X MkIII et G9X sont tous équipés de capteurs 1 pouce d’origine Sony. Peut-être un jour prochain : d’autres compacts à capteurs APS-C pourront-ils voire le jour chez Canon ? On rêve notamment d’un G1X MkIII équipé d’un objectif fixe, équivalent à un 35 mm lumineux…

Une version Mark II qui est un vrai nouveau modèle – Le Canon G5X Mark II est donc une « vraie nouveauté ». Il rejoint le format discret et rectangulaire du Canon G7X (dont nous avions testé ici la première version), format plus adapté à la taille de nos poches, qui est similaire aux séries Sony RX100.

Et finalement en voyage, c’est bien mieux comme ça… La taille du grip a diminué, mais il reste très pratique et on le tient très bien en main, aucun problème à signaler de ce côté là… Ce qui fait la différence avec les Sony RX100, dont je ne m’explique pas que les designers n’aient pas fait évoluer la forme « horriblement glissante » à laquelle je n’avais pas pu m’adapter.

Sur ce G5 X MkII, on a malheureusement perdu la grosse molette avant qui se comportait comme celle des reflex EOS et que j’avais apprécié sur le G1X MkIII. C’est un peu dommage mais l’on s’y habitue : j’ai plus souvent l’habitude de me reposer sur le Mode P avec ce genre d’appareils de toutes façon… Et ne ressens plus très souvent le besoin de modifier les réglages Auto. Bien évidemment c’est toujours possible : vous disposez toujours des Modes P, A, S, M, avec tous les contrôles nécessaires (et même au delà du nécessaire).

La Molette de Correction Manuelle d’Exposition est spécialement pratique, bien placée sous le pouce… Elle est bien « ferme » et ne se dérègle jamais toute seule.

Vous pouvez shooter en Raw évidemment : c’est tout l’intérêt de ce genre de compact haut de gamme… Sans oublier le nouveau format C-Raw évidemment (apparu sur l’EOS M 50 testé ici), qui produit des fichiers très compacts. Je considère cet avantage (exclusif à Canon) absolument irremplaçable en voyage, moi qui ai la « gâchette facile ». Les fichiers c-RAW pèsent entre 9 et 19 Mo et j’ai calculé une « moyenne » de poids sur mes propres images de Sulawesi, de 14,5 Mo.

A comparer avec le poids moyen des RAW du Sony RX100 MkVI, qui est annoncés par Sony entre d’environ 23 Mo. Une grosse différence. Lire la suite (de la partie 1).

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