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Arrêtez toutes ces conneries : ne faites plus ça…

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Le monde change, pendant que nous sommes coincés chez nous (encore quelques semaines à tenir)… Et l’on peut imaginer, que dans quelques mois, plus rien ne sera exactement comme avant… Certains choses vont devoir changer, y compris dans nos pratiques de photographe.

Je vais tenter de lister ici toutes ces « idées à la con », toutes ces petites « manies chronophages », toutes ces petites choses inutiles ou coûteuses, qui gâchent votre vie de photographe. Et qu’il serait bien d’arrêter !

Oui, arrêtez toutes ces conneries ! Et concentrez vous sur ce qui compte : faire des photos et les trier dans Lightroom, ou Capture One (quelque soit le logiciel que vous avez décidé d’utiliser)… Ne perdez plus votre temps inutilement : nos jours de liberté, sont trop précieux pour les gaspiller.

 

 


N°1 : Cessez la chasse aux « Likes » sur Instagram.

Instagram est une des pires malédictions numériques de notre époque. Instagram est probablement le réseau social le plus futile, le plus chronophage et le plus inutile de tous…

Le succès d’Instagram symbolise la transition entre le réseau internet d’avant : qui était « créatif, participatif et intelligent », une époque ou les gens réalisaient des blogs, des sites perso… Vers l’Internet d’après : un Internet de la « consommation » et de la « surveillance », ou tout le monde est paradoxalement capable de publier de la « merde sans intérêt » sans le moindre effort… Un internet des réseaux sociaux, dont le seul but est d’utiliser vos données personnelles, de vous fourguer en douce de la publicité, ou de « l’influence ». Lorsque c’est gratuit : « le produit c’est vous ».

Sans oublier le fait qu’Instagram (qui est de plus en plus rempli de vidéos) consomme beaucoup trop de cette précieuse « bande passante », qu’il faudra désormais apprendre à économiser.

 

On ne répétera donc jamais suffisamment à quel point Instagram est une perte de temps pour un photographe. A moins que vous ne soyez un de ces « influenceurs professionnels » qui sont payés par des marques pour faire de la promotion et du placement de produit. Ce qui est une activité « éthiquement discutable » : à la limite de la malhonnêteté. Mais ceci est un autre débat.

A quelques rares exceptions près, la « présence permanente » des photographes sur Instagram me semble totalement inutile. Vous aurez beau passer des jours et des nuits à y poster des images : vous aurez 99% de chance de rester de toutes façons « inconnu » et noyé dans la masse (qui est d’une médiocrité étonnante).

Pour 99% d’entre nous, alimenter « régulièrement » un compte Instagram n’est qu’une perte de temps : vous « nourrissez la bête » mais n’en tirerez jamais rien d’utile… Il y a mieux à faire dans la vie !

 

 


N°2 : Cessez de croire que le matos compte à ce point…

Trop de photographes pensent « à tord » qu’en changeant de matériel, leurs photos vont radicalement s’améliorer. Dans les faits c’est totalement faux.

Par exemple, cela fait 10 ans que des tas de photographes imaginent que si ils possédaient un « meilleur capteur », offrant une meilleure dynamique : ils amélioreraient leurs photos ! Un sujet qui m’a toujours fait rigoler de bon coeur…

 

La preuve : en 2020, la plupart des capteurs offrent une bien meilleure dynamique que les capteurs des années 2001 à 2010. Fait-on de meilleures photos en 2020 qu’en 2010 ? Non absolument pas… Le matériel compte « un petit peu », mais il compte beaucoup moins que votre « envie de réussir » vos photos. Votre motivation est vraiment la seule chose qui permette d’améliorer vos photos.

NB : Je mettrais un peu à part la question des objectifs : car quelques objectifs bien choisis peuvent en effet améliorer vos photos… Mais vous les possédez déjà probablement ! Si ce n’est pas déjà la cas, alors relisez ce long article : Quelles focales choisir pour quelle Photo ?

 

 


N° 3 : Cessez d’essayer sans cesse de nouveaux logiciels… médiocres car « bon marché »

Vous avez besoin d’un bon logiciel « tout en un », qui permette de classer, trier, sélectionner et développer vos fichiers RAW. Et c’est à peu près tout ! Passer d’un logiciel à l’autre, essayer tout ce qui sort : voilà une authentique perte de temps (et d’argent).

J’exagérerais à peine, si je devais résumer ma pensée par : « en dehors de Lightroom et Capture One, passez votre chemin »… Relire : Existe-t-il de vraies alternatives à Lightroom ? Je ne crois pas aux miracles : tout ce qui est gratuit est généralement sans valeur…

Et il y a malheureusement un prix à payer ; pour tout ce qui est bon. Et nous le constatons tous les jours : un bon hôpital gratuit et bien équipé, ça n’existe pas… Les bons hôpitaux coûtent forcément très chers aux contribuables… Je ne crois pas qu’il puisse exister de « très bons » logiciels « totalement gratuits ».

 

 


N°4 : Cessez d’imiter les autres photographes…

Imiter les autres permet de progresser, pendant un temps. C’est vrai ! Mais à trop chercher à imiter, on passe parfois à côté de son propre style.

Cessez d’imiter (surtout si vous le faites depuis longtemps) et passez à ce que vous aimez. Essayez de trouver votre propre style, votre propre voie, en dehors des modes et des références. Nous ne sommes plus en 1930, alors à quoi cela rythme-t-il de vouloir encore créer des images « à la Cartier-Bresson » ? Inspirez-vous éventuellement des autres ! Mais ne cherchez pas à les imiter…

 

 


N°5 : Cessez d’imprimer vos photos… vous-même !

Vous l’aviez remarqué : nous vivons une crise écologique apocalyptique : il faudrait donc songer à diminuer notre impact sur la planète par tous les moyens. Cessez d’imprimer vos images, s’il s’agit seulement de vous faire plaisir.

Si vous voulez réaliser un « beau cadre » pour exposer, ou pour offrir : faites le imprimer par un vrai labo… Cela donnera du boulot à des gens qui ont étés formés pour ça. Cela sera « bien fait » (et du premier coup). Cela ne coutera pas beaucoup plus cher (que tous vos essais ratés). Et si tous les photographes cessaient d’imprimer eux-même : cela éviterait un énorme gaspillage de ressources…

 

 


N°6 : Ne « chassez plus cinq lièvres à la fois »

Il faudra choisir (définitivement ou presque), entre photo, vidéo, pilotage d’un drone… etc ! Ne vous dispersez plus… Si par exemple vous vous lancez dans la vidéo au drone : arrêtez tous le reste et devenez le meilleur « droniste » de votre région.

Il faudra être « excellent » au point de devenir « une référence », sans quoi cela n’a pas trop d’intérêt. Cela impliquera d’y investir 100% de votre énergie : ne faites plus les choses à moitié.

 

 


N°7 : Cessez de croire à la « potion magique » ou à la « recette miracle »

Beaucoup de photographes s’imaginent qu’il existe des recettes miracles, qu’il suffirait d’appliquer. Par exemple : « je vais passer en Leica » pour enfin réussir des images « de rue »… Ou encore « je vais passer à Capture One, pour réussi mes développements ». Il y a pire : « je vais revenir à l’argentique » !

Tout ceci ne changera rien… Même si on en a parfois l’impression. Mais la réalité est qu’un changement de matériel peut éventuellement « coincider » avec une période de remise en question de vos pratiques… Et c’est cela qui a un effet sur la qualité de vos images : pas votre changement de matériel. Mais comme les deux surviennent parfois au même moment, on pense (à tord) que le changement de matériel a été bénéfique.

 

 


N°8 : Cessez de perdre votre temps à « exposer »

J’ai toujours pensé que « exposer ses photos » était une vanité qui détournait les photographes de leur but réel : réaliser de bonnes photos et progresser… Je sais que c’est un point de vue très personnel, que vous n’êtes pas obligé de partager !

Personnellement, je n’ai pas trop besoin de la validation des autres, ni de leurs félicitations, pour savoir si mes photos sont bonnes, ou « pas si bonnes » que ça. Préparer des tirages, les accrocher, discutailler de rien dans un vernissage en buvant du champagne : quelle perte de temps et d’énergie ! Sans oublier la prise de poids éventuelle, si l’on passe vraiment son temps à sauter de vernissages en vernissages…

Dire que pendant ce temps là : on peut préparer de nouveaux voyages, trier ses photos et surtout : améliorer son site web (ce qui est bien plus important que n’importe quelle exposition, que personne ne visite)… A ce propos, relire : Comment améliorer votre Portfolio en ligne ?

 

 


N°9 : Cessez d’espérer… la « reconnaissance »

Vous vivez peut-être déjà de la photographie, ou vous travaillez dans ce domaine ? Ne rêvez pas trop de succès et de reconnaissance… Elle viendra peut-être : à condition de travailler régulièrement et de ne jamais y penser.

La déception est probablement le plus gros ennemi du photographe. Si vous vous fixez comme but de vivre et travailler dans la photo : visez le long terme et n’espérez pas être « récompensé » demain matin. Il vaut mieux vous « préparer » à ne jamais l’être… Ce qui est le cas de 99% des photographes professionnels.

 

 


N°10 : Cessez de douter… Mais foncez, allez droit à l’essentiel

Un bon photographe doit savoir ce qu’il veut. Ne doutez plus : vous connaissez vos points forts et vos points faibles : cultivez les premiers et améliorez les seconds. Evaluez vos chances de succès et si vous estimez avoir quelques chances de succès dans votre domaine quelqu’il soit (photo de mariage, portraits, reportage de presse) : alors foncez…

Ou arrêtez tout et passez à autre chose ! Ne doutez plus : mais « faites »… En écartant tout ce qui vous détournerait de votre but. On dit « choisir, c’est renoncer »… Si vous choisissez de vivre de la photographie : alors préparez à renoncer à beaucoup de choses…

 

 


N°11 : Cessez de croire que le boulot va tomber « tout cuit » dans votre boite de réception

Même les photographes expérimentés et reconnus, doivent se battre pour trouver du travail. Et j’ai bien peur que dans les années à venir, cela devienne de plus en plus difficile…

Il est rarissime que le boulot tombe tout seul dans la boite de réception, ni que le téléphone sonne « tout seul ». Il faudra perpétuellement continuer à démarcher, à proposer de nouvelles idées originales (que l’on vous piquera et qui seront parfois réalisées par d’autres). Il faudra perpétuellement relancer vos contacts et en rechercher de nouveaux…

Si vous ne le faites pas : alors tout s’arrêtera… Quelque soit le niveau auquel vous étiez parvenu. Quelque soit votre talent. D’ailleurs, le talent : ça ne sert à rien dans ce métier…

 

 

 


Encore quelques lectures (différentes) un peu dans la même veine… 

 

 


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61 commentaires

  1. Le billet est intéressant mais je dois quand même marquer mon désaccord sur un point précité : l’impression de photographie.
    A moins de souscrire à l’idée suivant laquelle une photo est faite pour être regardée sur des écrans et donc jamais tout à fait la même pour chacun, l’impression s’inscrit dans le processus de la conception de l’image : mener une réflexion sur les couleurs, choisir son papier soi-même, expérimenter parfois….Un laboratoire vous prive de cette liberté. Confier à un laboratoire ses photos, est souvent comparable au fait de shooter en automatique : le résultat peut être satisfaisant (si le laboratoire est compétent), mais ce n’est peut-être pas la photo que vous vouliez faire. Naturellement, si on shoote pour Instagram et autres réseaux sociaux, la question se pose moins.

    L’autre point de désaccord est le rapport aux grandes références (Cartier-Bresson…etc.) : il y a des propriétés et des caractéristiques des grandes œuvres qui demeurent valables aujourd’hui. Composer comme Cartier-Bresson, que ce soit dans les années 50´s ou maintenant est toujours valable. Il ne s’agit pas d’essayer de reproduire la même photo que Cartier-Bresson mais d’intégrer quelques propriétés formelles de ces photos. Bresson vient lui-même de la peinture et il n’est pas incohérent de penser que sa rigueur lui vient de sa méditation des œuvres des grands peintres (et le décalage qui le sépare de certains est supérieur à celui qui nous sépare de ces premières œuvres).

    Cordialement

    • Merci pour cet avis ! Tout cela ça se défend…

      Mais je pense que depuis 5 ou 6 ans : tout le monde peut apprécier les photos de façon identique, sur un bon écran calibré…

      Et sur un écran Apple, même non calibré (iPad, iMac, Macbook pro, Macbook Air, iPhones…) tout le monde verra les photos à peu près de façon identique : puisque ces écran sont tous à peu près réglés de façon identique.

      Intéressant, votre avis sur Cartier-Bresson…

      • Concernant les images, j’apprécie les images sur un bel écran. Mais il faut reconnaître que, imprimé sur un beau papier, c’est chouette aussi, le plaisir est différent (et tout le monde n’a pas les moyens d’avoir un écran 4K HDR avec 10 bits de couleurs pour profiter du détail et des nuances dans les ombres).

        Mais tu as raison : ça coûte moins cher de faire des tirages par des pros, sauf à en faire 15/mois.

        • Oui, d’accord…

          Mais le voyage : au final, ça reste une goute d’eau, si l’on compare à l’ensemble de tout ce qui est consommé par toutes les industries (en comptant la construction , les industries, le bâtiment, le logement, l’alimentation, le vêtement, les autres transports…)

  2. Si l’on parle d’écologie alors on ne peut se passer de se poser la question du voyage, peut on du moins ethiquement continuer à voyager ? L’écologie tout le monde en parle mais personne ne fait rien.
    Il paraît indispensable de regarder ce qui nous entoure et de plus shooter chez nous! Et de passer à des voyages plus responsables (train, vélo…), le slow travel c’est super mais pas facile à concilier avec la vie active.
    Ça me parait être une vraie question pour les photographes de voyage…

    • En effet !

      Mais le voyage n’est tout de même pas le plus polluant dans notre mode de vue (en général).

      Si tout le monde se mettait à voyager : cela le deviendrait. Mais c’est loin d’être le cas (énormément de gens n’en ont pas envie)…

      • Compliqué. L’industrie la plus polluante du monde, c’est le pétrole. Qui sert essentiellement à chauffer… et se déplacer.

        Donc indirectement, ça consomme pas mal, le voyage.

        Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas voyager, mais il faut mieux voyager.

        • Oui, d’accord…

          Mais le voyage : au final, ça reste une goute d’eau, si l’on compare à l’ensemble de tout ce qui est consommé par toutes les industries (en comptant la construction , les industries, le bâtiment, le logement, l’alimentation, le vêtement, les autres transports…)

    • Intéressant de parler de ca sur un site photo / voyage…
      Moi je pense qu’on ne devrait plus le faire, et encore moins pour des voyages de 1 weekend ou une semaine.

  3. « tout ce qui est gratuit est généralement sans valeur… »

    cette phrase est plus que maladroite ! photoetmac est gratuit, est-il sans intérêt ?
    Les milliers de bénévoles de ce pays sont-ils inutiles ?

    • Il y a des tas de « savoirs de valeur » : que je ne mets pas gratuitement à disposition sur le site (et que j’explique uniquement à mes élèves en formations payantes).

      Ne sont livrées ici gratuitement, que des choses qui sont déjà gratuites ailleurs (plus ou moins)… et qui font partie des « savoir global » disons. Ou du « bon sens ».

      Pour avoir les choses vraiment originales et vraiment de valeur (que vous ne trouverez pas gratuitement sur Internet : nul part) : il faut prendre une formation, payante…

  4. Bonjour Jean-François,

    Merci pour ces réflexions !
    Cela invite notamment à replacer en tête la question du pourquoi (prendre des photos, prendre cette photo…).
    La réponse à la question du comment (style, pratique, matériel…) en est facilitée et la motivation avec.
    C’est une réflexion que j’essaie de mener régulièrement et le confinement donne l’occasion de l’approfondir en parcourant mes photos…
    Merci aussi pour les belles images qui illustrent toujours tes billets !

  5. « le talent : ça ne sert à rien dans ce métier… »
    Voilà une maxime que répète souvent un ami musicien.
    Serait ce une notion commune aux métiers liés à l’art?

  6. Super billet !
    Je suis d’accord avec la plupart des conseils
    Ca fait du bien à lire (et ça m’a fait rire aussi par moment !)

    • Voyager mieux, voyager moins, d’accord…

      Mais le voyage : au final, ça reste une goute d’eau, si l’on compare à l’ensemble de tout ce qui est consommé par toutes les industries (en comptant la construction , les industries, le bâtiment, le logement, l’alimentation, le vêtement, les autres transports…)

  7. je suis d’accord avec tout sauf votre fixation contre Instagram .
    Instagram n’est pas un but mais un moyen, comme un site web ou une gallerie, et la médiocrité est la meme sur les sites web de photographe que sur instagram, a chacun sa recherche
    la seul remarque concerne l’exploitation des données, et les conditions générales que personne ne lit, la je peux comprendre le blocage, le reste, c’est un outil a chacun de savoir l’utiliser…

    • Disons que la « facilité » à balancer de la merde sur Instagram est telle, que la quantité de merde publiée… est incommensurable ! Et totalement inutile et inintéressante…

      Alors que la « difficulté relative » à créer et gérer un blog, permet de « filtrer » un peu et limiter la quantité phénoménale de sonnées uploadés… Au moins ça limite ça à des gens « motivés ».

      Pensons aussi au nombre de GigaFlop de données qui sont hébergées et les serveurs qui tournent en permanence pour conserver en ligne : ces milliards de photos qui n’intéressent absolument personne !

      Sans oublier la bande passante…

      • désolé mais c’est faux on peux choisir ses abonnées et on reçoit alors que ses sites préférés, sur instagram, soit on subi soit on choisi, idem sur youtube ou autres, soit tu regardes les innombrables video sans interêts ou tu t’abonnes a ceux qui t’interessent, je vois pas ou est le probleme?
        je veux pas polémiquer mais tu es resté sur les débuts d’instagram avec ses photos carrés et ses filtres ridicules, mais ce n’est plus du tout le cas meme si 80% est sans interet il reste 20% de 800 millions d’utilisateurs à travers le monde, donc réduire a c’est de la merde cela n’engage que ton avis que je respecte
        mais j’ai bien compris que tes bêtes noires c’est Instagram, Sony et autres…..a chacun son avis mais la diversité enrichie !!!

        • Bof.. insta était, est et sera un réseau social où la photo (et celle de qualité) est accessoire…
          Sur cela, je suis complètement d’accord avec Jean-François!
          C’est gratuit et quand c’est gratuit c’est nous le produit… qu’ajouter de plus sinon que c’est un constat il n’y a plus précis.
          Je suis bombardé sur IG de pubs en lien direct avec ma marque et mon modèle de smartphone, idem pour mes hobbies… ils n’affichent pas les exifs mais ils les récupèrent pour les revendre (c’est comme facebook). Idem pour les tags, si je mets plusieurs fois le tag #chien (par exemple), ils vont me bombarder de pub en relation avec les chiens…
          Je le garde car j’y ai des amis et connaissances mais je n’y ai jamais cru depuis le début.

  8. Bonjour,
    Je me faisais une reflection identique concernant l’internet d’avant. J’ai une nostalgie des blogs perso qui me permettaient de préparer un voyage, de trouver des coins perdus, j’en avait d’ailleurs fait un moi-même sur P-base. Certains existent toujours mais ils sont bien dissimulés, je les trouve en utilisant des termes de recherche inhabituels ainsi qu’en faisant une recherche par images.
    Je ne me permettrais pas non plus de mettre en ligne un récit de voyage comme je le faisais auparavant de crainte d’alimenter l’industrie du tourisme en ligne et finalement mes images prennent vie dans des albums photo papier édités via Lightroom.

  9. Bonjour,
    moi aussi, un point avec lequel je ne suis pas d’accord: l’impression. J’ai investi dans une imprimante Canon PRO-1000. Un vrai bonheur!
    Outre quelque tirages qui viennent agrémenter mes murs, je fais des livres de photos. C’est très agréable de feuilleter un livre de photos et dans 100 ans on pourra toujours le faire, sans dépense énergétique.
    Pour les livres je fais les impressions sur du papier double face (en A3+) et je fais une reliure de faon à pouvoir ouvrir le livre à plat. La couverture est faite sur du A2. C’est très artisanal (et très agréable à faire) et une fois le tout monté ça ne manque pas d’allure.

    • Ça ne prend prends pas beaucoup plus de temps. Le plus long est la mise en page avec les commentaires éventuels. Et sur ce point, qu’on utilise Lightroom (pour Blurb) ou un logiciel de mise en page (personnellement j’utilise Affinity Publisher) c’est pareil. Impression et reliure n’est pas très long et c’est très agréable à faire et le résultat est très, mais alors très supérieur à Blurb.

  10. Bonjour,

    Il faut être prudent sur certains points. Je vais me faire l’avocat du diable, mais le monde de la photo « actuel » est un équilibre fragile. D’un cotés vous préconisez de ne pas nourrir les réseaux sociaux et de l’autre de ne pas imprimer. N’est-ce pas un peu paradoxal ? Sur le long terme, quelle est la finalité ?

    Les réseaux sociaux sont déjà présents en majorité dans le business comme pour le monde amateur. Même s’il existe une couche nécessaire de professionnels et de moyens alternatifs, si vous faite le compte, 99% des images aujourd’hui produites dans le monde, se retrouvent à la fin, exploitées sur un réseau social, et c’est en plus là qu’elles toucheront le plus de monde.

    J’ai fait une expérience intéressante il y à 2 mois. J’ai couvert une compétition sportive et j’ai proposé volontairement un téléchargement gratuit des photos en qualité très réduite, a peine visible sur un écran de smartphone mais rendant bien pour Instagram, par contre, payant pour obtenir un agrandissement encadré ou une version haute définition. Le but n’était pas de faire de l’argent mais de toucher du monde. Il y avait 250 participants, j’ai sorti en moyenne 2 photos de qualité par participant pour leur permettre de faire leur choix. Résultat : je visualisé plus de 300 téléchargements des photos basse qualité, qui ont été utilisées sur les réseaux sociaux, par contre le nombre de demande pour agrandissement ou haute qualité : 0.

    Les réseaux sociaux ne sont pas un outil, ou un média, mais le prolongement de l’œil humain. C’est malheureux j’en conviens, mais c’est la réalité. Peut-être une réalité lointaine pour des personnes de générations moins imbibées, mais c’est la réalité pour les générations futures. Les gens n’achètent plus des téléphones pour appeler, mais pour être connectés via des réseaux sociaux. Ils ne veulent plus des photos pour les contempler ou faire leur déco, mais pour se montrer et obtenir de la satisfaction en voyant leurs amis les commenter ou les liker.

    Toucher du public, c’est le fondement de l’image, en tout cas pour le monde professionnel, donc c’est un phénomène qui ne peut que croitre tant que les plateformes le permettent. Ce mécanisme ne peut pas être freiné. Si ce n’est pas Instagram, ce sera un autre.

    Prenons des exemples sérieux et lié au monde de la photo, NATIONAL GEOGRAPHIC, 15-20 M de visites quotidiennes sur leur site internet classique pour 134 M d’abonnés Instagram. L’agence MAGNUM, 400 K sur leur site classique pour 3.5 M d’abonnés. Le potentiel « réseau social » rien que sur Instagram est en moyenne entre 5 et 10x plus important que les sites classiques. Et ce ne sont que 2 exemples.

    Les industriels du secteur, à commencer par les constructeurs l’ont bien compris. Il y a 30 ans, c’était encore le monde professionnel « classique » qui était la locomotive. Aujourd’hui, ce sont les professionnels de l’image de masse des réseaux sociaux, mais aussi et surtout, les amateurs toujours plus nombreux, également présent aux cotés des professionnels sur ce même vecteur. Ces passionnés qui achètent du matériel cher, pour publier sur les réseaux sociaux et en même temps promouvoir gratuitement le matériel.

    Passer du temps sur un réseau social, que ce soit pour y poster des photos, ou regarder du contenu, est devenu un mode majeur de fonctionnement de l’industrie, et de son financement.
    Que ce soit à l’échelle d’une personne, ou d’une entreprise, vouloir exister numériquement, sans exister sur les réseaux sociaux ne me semble pas impossible à l’instant T, par contre, c’est à contrecourant du marché global et de son évolution, donc c’est voué à ne plus être profitable, il faut en être conscient si on envisage d’en faire une activité lucrative ou si on cherche de la reconnaissance.

    Appeler à éviter de poster sur un réseau social ne me semble donc pas adapté car cela créer un clivage entre deux classes de personnes utilisant la même industrie, mais la considérant différemment.
    Il me semble donc plus opportun de dire de faire attention à l’addiction du réseau, à l’embellissement permanent qui fausse tout, aux messages subliminaux, aux théories du complot, aux vols de données, qui sont des composantes des réseaux sociaux bien plus critiquable.

    Moi qui suis d’une génération ou les réseaux sociaux sont très ancrés (30-35 ans), il m’arrive de ressentir une lassitude dans l’utilisation d’Instagram malgré l’addiction assumée. J’apprends à jouir de la photo en dehors, en réinventant un monde de diffusion plus restreint qui existait auparavant et que les gens oublient, le cercle familial par exemple, en éditant des albums et livres photos. En commandant des encadrements pour offrir ou décorer. Mais tout le monde ne fait pas ça. C’est plutôt ces activités qu’il faut promouvoir si on veut se sortir des mauvaises habitudes des réseaux sociaux.

    Créer un clivage entre les photographes « de masse », ceux qui pourraient se contenter d’un smartphone, et qui publient que sur les réseaux sociaux, et les photographes « éclairés », qui sont trop intelligents pour aller sur les réseaux sociaux ne me parait pas utile, voir même contre-productif pour la cause qui me semble honorable, d’essayer de garder une dimension artistique et technique dans la façon de faire de la photo. Il me semble bien plus productif d’essayer de donner le virus de la photo aux utilisateurs d’Instagram plutôt que de vouloir garder les photographes en dehors.

    Le résultat à la longue c’est que ce type d’acteur ne soit plus écouté par les industriels du secteur. Que les produits soient toujours plus orientés « masse » et non plus « technique/artistique ».
    Pour les professionnels, le risque est de s’enfermer avec une clientèle qui sera elle aussi imperméable aux nouveaux médias, et qui péricliterons peu à peu. Subsisteront ceux qui ont des compétences spécifiques, des niches, leur permettant de monétiser leur travail en amont des grands médias diffuseurs sur tous les vecteurs d’information y compris les réseaux sociaux.

    Les plus grands perdants sont les photographes auteurs. En effet, le réseau social concentre à lui seul de manière totalement gratuite, une grande partie de ce que les auteurs apportaient auparavant. La facilité pour les artistes, c’est de simplement poster, et pour les gens qui aiment regarder, simplement de s’abonner sur un réseau social. Les réseaux sociaux ont dévalorisé au sens économique le marché de la photographie d’art. Ne subsiste dans ce marché que le marché des expositions, et de l’impression (on y revient) pour les amateurs qui aiment les beaux objets et ont les moyens de s’acheter un beau cliché encadré. Ce marché est très restreint malheureusement, et risque de tendre à l’être de plus en plus si on encourage les gens à se détacher des impressions, donc des objets matériels produits de la photographie.

    Un autre point c’est qu’on oublie aussi les aspects positifs d’Instagram, en effet, la puissance de ses décideurs, leur permet de faire ce qu’ils veulent et de faire aller les gens dans la direction qu’ils veulent. Depuis quelques années, la vidéo prend le pas sur la photo, ils pourraient prendre un virage à 180° et obliger les gens à adopter la vidéo plutôt que la photo. On voit la croissance de nouveaux réseaux comme tiktok qui se concentrent sur la vidéo, comme la croissance des « story » Instagram, bien plus basiques et qui sont encore plus regardées que les photos. Instagram a su garder son aspect « galerie photo », sans trop le dénaturer. C’est un point positif, comme le fait qu’il soit gratuit, qui permette à de nombreux professionnels de montrer leur travail comme de se faire des contacts pour bosser.

    Bref, je trouve ça important de prendre du recul et pas simplement dénigrer, voila pourquoi je voulais vous répondre et en discuter

    A+

  11. À peu près d’accord avec tout, et plus particulièrement Instagram et l’impression !

    Lecture rafraîchissante, dans un milieu qui, hélas, a un peu trop tendance à se regarder le nombril et à n’intéresser que ceux qui en font partie.

  12. Bravo Jean-Philippe pour ce post dont je partage la grande majorité des points!

    Nous devons avoir plus ou moins le même âge car nous sommes assez sur la même longueur d’onde (IG par exemple ;-))))

    Par contre, je dois dire que le matériel photo peut certaines fois décupler la création. Je m’explique.

    Cela fait 40 ans et plus que je touche à des appareils photos (reflex, compact, moyen format…) et j’ai commencé a avec des reflex Canon manuels avec mise au point à l’aide de prisme à coïncidence (ce qui était la norme au temps des A1, AE1P, T70, T90, Minolta X700, etc..). Je suis bien sûr passé à l’AF via l’EOS 5, EOS1, etc. etc. et au numérique où j’ai travaillé principalement sur Canon mais aussi sur Fujifilm (X-Series et moyen format), Nikon, etc…

    Un jour je suis tombé sur une super occasion, le Leica M8 avec 1800 déclenchements, 2 accus, état de neuf… bref, je me suis offert un Leica après tant d’années à en rêver! Et là, ça a été une révélation. L’usage ‘straight to the essentials’ et l’ergonomie dénuée et simple ont fait que j’ai adoré m’en servir et que j’ai été très prolifique avec ce boîtier. J’ai quintuplé ma cadence de déclenchements et cela a été une période dorée où j’ai beaucoup posté sur Flickr et où j’ai aimé quasi la totalité de ce que j’en ai produit.

    Ce plaisir retrouvé vient de ce que le boîtier est simplifié au maximum et permet de ne se concentrer que sur le déclenchement. De plus la map manuelle n’a pas de secrets pour moi (cela m’a rappelé mes débuts) et le rendu des images et les tons sont tout à fait ce que j’aime. J’ai écrit d’ailleurs un post sur mon blog à ce sujet.

    Donc dans ce cas précis, un changement de matériel s’est révélé l’une des meilleures décisions car, avant cela, j’ai eu une période du syndrome de la page blanche et ai fait du surplace artistiquement.

    Bonne nuit!

  13. Je vis à 100% de la photographie depuis 4 ans et je suis 100% d’accord avec toi Jean-François ! Excellent billet !

    Je rajouterais qu’être photographe en 2020 demande du courage, qu’il faut être entrepreneur dans l’âme, s’entourer, et le reseautage est primordial.

  14. Une opinion un peu différente sur instagram: c’est un réseau, pas une course… et un réseau est toujorus intéressant quand il permet de rencontrer les gens « en vrai » (quand c’était encore possible) , de faire des sorties photos, de découvrir des techniques différentes, de discuter, d’échanger du matos…Comme dans beaucoup de choses, il faut choisir: perso j’adore le travail de photographes animaliers (ah les oiseaux de Carlbovis, je regarde les travaux de Ming Thein, je regarde les créations de françois Sola…
    Une fois par jour cela suffit!

  15. Bonjour Jean-François,

    As-tu des références de bons labos photo (en ligne ou à Paris) pour des tirages de qualité ?

  16. Merci.
    même si je savais 75%, les derniers points font avancer.
    mais on a tous toujours besoin d’un peu de reconnaissance d’une façon ou d’une autre.
    @+
    Michel

  17. En parlant d’instagram…
    Winner of World Press Photo
    Yasuyoshi Chiba, travaillant pour l’AFP.

    Photo prise avec le Fujifilm X-H1 avec le 16mmf1.4.

  18. Bonjour Jean-François,

    J’ai une réflexion par rapport au traitement des images. Après avoir traité mes images sur Lightroom et que je regarde mes photos d’origine non traitées avec mon 5DIII, je me dis « ow les photos du 5D manquent cruellement de dynamisme, elles sont trop neutres, sans traitement elles seraient inexploitables ». Je me pose alors la question un peu provocante, je l’admets: Existera-t-il un jour un appareil qui nous dispensera du traitement de l’image ?

    • Oui, ton Canon…

      A condition de régler le Picture Style comme il te plait, de shooter en JPEG…

      Ou de lire les RAW dans le logiciel Canon (qui reprendra le style d’image exactement).

      A noter que la dernière version de Lightroom est « relativement » capable de lire le traitement choisi dans l’appareil et de l’utiliser automatiquement (à condition d’avoir fait ce réglage dans les préférences). C’est un « début » de réponse en ce sens…

  19. À propos d’Instagram, je vous rejoins sur un point qui est terrible pour un photographe et un voyageur. Celui de modifier la façon de prendre et de traiter l’image. On s’aperçoit que les images prises en portrait ont plus de « j’aime » que les images prises en paysage. Par conséquent, pour avoir plus de « j’aime », le photographe sur Instagram va avoir tendance inconsciemment à prendre plus de photos en portrait, même s’il s’agit de prendre un paysage. De même, les photos très saturées en couleurs ont plus de « j’aime » que les photos dont les couleurs sont fidèles à la réalité (ex: les photos des cinque terre). Des gens sont même déçus en visitant les cinque terre car ils s’attendaient à voir une explosion de couleurs… Enfin, dernière chose frustrante, les montages photos rapportent (ex: les photos avec les étoiles à Paris). Les photos fidèles n’intéressent pas/plus.

  20. Article bien interessant.
    J’ajouterais cependant une exception à la règle en retouche photo, il s’agit de Darktable, gratuit, assez complet mais pas facile à appréhender. Ce n’est pas un catalogueur non plus.
    Voilà j’utilise Lightroom et Darktable pour certains effets directement implantés comme l’effet Horton par exemple, mais pour la facilité du logiciel, ma préférence reste à Lightroom.

  21. Toujours intéressant de lire ton avis assez tranché sur le petit monde de la photo.

    Cela dit il y a un point avec lequel je ne suis pas d’accord. Ne pas imprimer soit même ses photos.
    Déjà imprimer ses photos, est pour moi indispensable, voir une photo sur un beau papier est un grand plaisir en tout cas bien plus grand que de la voir sur un bel écran 4K. Pour exemple, il y a 3 ou 4 ans au festival de Montier en Der, il y avait une partie de l’expo sur des écrans 4k super top et bien j’ai trouvé ça sans intérêt en tout cas comparé aux expo adjacentes.
    Et quand au fait de les imprimer sois-même. Je pense que c’est un énorme plaisir de maîtriser toute la chaîne de production d’une image. Je dit « je pense » car je cherche un moyen d’imprimer moi même mes photos sur de beaux papier (pour moi c’est un énorme plaisir de voir mes photos sur de beaux papiers). Bien-sur ce n’est pas par soucis d’économie, car imprimer soit même reviendra très souvent plus chère que de passer par des labos spécialisé. Et il est vrai que c’est chère (oh que oui!) et technique mais j’en ai envie. La photo est un plaisir pour moi.
    Et quand au fait que ce n’est pas écolo… sur un site qui parle de technologie avec des ordis hors de prix toujours plus mieux et des appareils photos avec des besoins toujours plus plus plus, je trouve ça dénué de sens.

    • Oui, bien entendu, imprimer quelques photos c’est très agréable…

      Un mot sur la consommation d’ordinateur : ce sont des outils de travail, indispensables à notre vie quotidienne (ce qui n’est pas la cas d’une photo imprimée).

      Les ordinateurs sont notament indispensables si l’on veut par ailleurs réaliser certaines économies. Et je ne suis pas certain que les ordinateurs les plus chers, soient aussi les plus poluants. Au contraire : ils durent plus longtemps, il y a moins de gaspillage donc pour leur fabrication… et leur recyclage.

      Enfin, on pourrait en discuter longtemps : mais un Mac plus cher et plus puissant, me semble être un investissement, « écologiquement » pas si catastrophique que cela (eut égard à tout ce que l’on peut faire avec).

      A mon avis : il y a pire…

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