Catégorie : CONSEIL : Prises de vues

000 - A LA UNE
42
Aimez-vous le Leica Q2 ? Le commentaire du jour…

Philippe, un de nos lecteurs a fait l’acquisition d’un Leica Q2… Un bon appareil, je trouve mais dépourvu d’écran orientable…

Ce qui est fort dommage, car l’écran orientable est le progrès le plus extraordinaire et indispensable en photo de rue, que l’on ait inventée lors des 20 dernières années… Dommage !  Malgré ce manque, le Leica Q2 est pourtant le seul Leica qui trouve (un peu) grâce à mes yeux. Toutefois, Philippe se demande si il a bien fait de l’acheter ! Aidez-le… Voici son commentaire posté ce jour ici :

« Justement, j’ai fait l’acquisition d’un Leica Q2, bon, c’est du costaud, du massif et ça peut même servir d’arme par destination ! Mais à part ça ?

Pas même une prise pour télécommande, il faut passer via un smartphone et même là, impossible d’aller au delà des 60 ou 120 secondes car pas de mode Bulb, bon, passons.

Stabilisation optique nulle de chez nulle, mon téléphone fait bien mieux ! Bouchon d’objectif qui s’est fait la malle au bout de 15 jours, Mr Leica facture ce truc 150€, ben voyons… Et le fin du fin est le pare-soleil, alors là, chapeau bas messieurs les ingénieurs de chez Leica !

Celui ci se vissé sur l’extérieur de l’objectif, belle prouesse s’il en est car le pas de vis peut être détruit au moindre choc, donc ils sont très ingénieux, pour ne pas bousiller le dit pas de vis, il faut visser dessus un cercle, ils se moquent de qui ?

Alors, le Q2, fait il de belles photos ? Bien sur que non, l’appareil a faire de belles photos n’a pas encore été inventé et c’est tant mieux ! Lire la suite…

000 - A LA UNE
0
Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle ?

Si vous ne deviez relire qu’un seul de mes articles précédents, ce serait peut-être celui-ci : Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle – partie 1. La Partie 2 est ici… Vraiment je vous les recommande… Vos commentaires, compléments et questions sont bienvenus en commentaires !

 

A relire, une sélection de nos meilleurs articles :

 

CONSEIL : Editing workflow
6
Composition : recherchez la simplicité – Partie 1

Les plus belles photos sont souvent les plus simples… C’est une chose qu’il est malheureusement bien plus facile d’expliquer, que de réussir !

Ne pas confondre « simplicité » et « minimalisme »…  Le minimalisme n’est pas la bonne solution je crois : et souvent le minimalisme dégénère en absence… En « vide » ! Le « vide de sens », le « vide d’éléments graphiques », le « vide de contenu plastique », ou le vide de « sens littéraire » : je n’aime pas beaucoup le minimalisme. Je m’en méfie…

Mais j’aime la « simplicité », ce qui est bien autre chose. Comment définir la « simplicité en photo » ? Pour me faire comprendre, j’ai recherché dans ma photothèque quelques exemples d’images « simples »… Qui correspondent (plus ou moins) à ce que j’aimerais réussir plus souvent. Comment « faire simple » ; sans « faire vide » ? Je n’ai pas encore totalement trouvé la solution, mais j’y travail… Première partie, ci-dessous… (lire la seconde partie :  Composition : recherchez la simplicité – Partie 2).

Simplifier en suggérant, plutôt qu’en décrivant : parfois en cadrant un détail seulement, on raconte toute une histoire, bien plus « simplement » qu’en cadrant la totalité d’une scène… J’appellerais cela une « ellipse », un peu un équivalent photographique de l’ellipse littéraire (définition ici, lire aussi ici, mais plus compliqué). Ici j’ai pris la photo des pieds d’un novice (un petit moine), qui fait la sieste dans un monastère en Birmanie. Le cahier laisse imaginer la salle de classe. Le bois laisse deviner le monastère. Une bout de la robe de moine permet de situer la zone géographique…

 

Presque un logo, qu’on peut lire de très loin : souvent c’est en affichant les images en petit, que l’on peut évaluer une « vue d’ensemble » et se faire un idée de leur sens global… Et pour qu’une image reste « lisible » même en petit, il faut qu’elle soit « aussi simple que possible ». Ici nous avons des silhouettes de girafes, qui sont comme des idéogrammes Chinois dessinés sur une page. C’est « l’idée même » d’une girafe telle que l’on pourrait l’imaginer et la dessiner… Je ne crois pas avoir jamais réussi une photo de girafe, qui soit plus simple que celle-ci. Pour la petite histoire, c’était en plein midi avec une lumière plombée assez terrible.

 

Imaginez le reste… En faisant abstraction de la « simple représentation » on laisse une chance à la personne qui regarde une image, de s’imaginer son contenu. Et de se construire « son univers » : ce qui est intéressant. cela pousse éventuellement la personne qui regarde une photo, à rester un peu plus longtemps dessus. A l’explorer… Alors que lorsque « tout est dit » et que tout est évident : on accepte la photo pour ce qu’elle est : et l’on passe immédiatement à autre chose (remarque éventuellement en contradiction avec la photo logo des giraffes). Il s’agit ici d’une vue du Le Mékong, depuis un point de vue en hauteur situé au dessus de Luang Prabang au Laos. On distingue le phare avant d’un bateau qui remonte la rivière. Lire la suite…

000 - A LA UNE
60
Tatsuo Suzuki a-t-il quitté « volontairement » les Fuji Ambassador ?

Rebondissement dans l’affaire de la vidéo Promotionnelle retirée par Fujifilm, ou leur ambassadeur Tatsuro Suzuki faisait preuve d’une certaine « agressivité » dans sa façon de photographier…

Chacun est libre d’en penser ce qu’il veut… Personnellement, je juge cette façon de pratiquer la street photo « excessive ». Surtout au Japon, qui est le « pays de respect de l’autre », ou ça ne se fait pas d’agresser ainsi les gens dans la rue. Je remarque que certains Japonais lorsqu’ils brisent les limites : c’est comme si il n’y en avaient jamais eu (peut-être le résultat d’un excès de codification de la société ?). Moi, j’admire tellement ce pays et cette « civilisation » de toutes façons, que mon avis n’est probablement pas neutre…

En tous cas, je suppose que Tatsuro Suzuki n’aurait pas pu pratiquer très longtemps cette façon de photographier en Europe (ni dans de nombreux pays du monde) sans s’attirer tôt ou tard des « ennuis »… Si il peut se comporter ainsi : c’est uniquement parcequ’il est au Japon : ou l’on ne risque pas grand chose, car les gens sont trop polis pour protester. C’est presque trop facile, de pratiquer la street photographie au Japon, je vous parle en connaissance de cause (Mon guide spécial de Tokyo, pour les photographes)

En effet les Japonais sont si respectueux de leur prochain : que dans l’esprit de beaucoup de gens il serait probablement encore plus « mal venu » de se plaindre d’un comportement aussi « grossier », que de le pratiquer sois-même… Peu importe : je vous laisse donner votre avis en commentaire à ce sujet.

Cette vidéo promotionnelle avait crée de tels débats, que finalement elle a été rapidement retirée par Fuji de la série de vidéos de lancement du Fuji X100V. Mais on peut encore la voir ici dépêchez vous, car elle vaut le détour : Lire la suite…

000 - A LA UNE
68
Canon RF 50 mm f/1.2 L USM : le meilleur 50 mm du monde ?

Une prise en main vidéo de plus : du Canon RF 50 mm f/1.2 L USM (une de plus) qui va vous donner envie de l’EOS R (ou de ses successeurs espérés)… Cet objectif est un absolument dingue.

Régalez-vous et rêvez en cette nuit, c’est l’objectif qui manque à la gamme Nikon Z pour le moment ! Car on ne peut pas dire que au prix ou il est proposé, beaucoup de gens soient très enthousiasmés par cet inutile Nikkor Z58 mm f/0,95… à mise au point manuelle (ce qui est certainement cauchemardesque à f/0,95)…

Et je me suis souvent amusé avec. Lire la suite…

000 - Grand large
20
Et pourquoi ne pas cadrer plus souvent… verticalement ?

J’ai toujours adoré le cadrage en vertical… Il faut dire qu’à une certaine époque, lorsque je pigeais principalement pour la presse écrite dans les années 90 (avant Internet imaginez un peu) : je ne rêvais que de faire la « Couv ».

La « Couv » ou la « Une », qui est un terme un peu plus ancien encore… Une belle « Couv » c’était le graal et l’accomplissement de tout photographe de presse. Cela n’arrivait pas très souvent, mais j’ai quand même eu eu quelques belles « couv » à l’occasion… celle-ci par exemple :

Mais revenons au présent : pourquoi ne pas cadrer plus souvent verticalement ? Avez-vous des raisons précises, pour expliquer que vous ne le faites pas très souvent ?

De quoi avez vous peur ? Peut-être que vos images verticales ne soient pas assez « pratiques » à publier sur Instagram ? Personnellement Instagram ne m’a jamais séduit… Mais si vous pensez à Facebook par exemple : ça se passe très bien pour les images verticales. Qui seront même « plus visibles » et plus grandes que les horizontales…

L’utilisation éventuellement plus fréquente à l’avenir de tablettes pour trier vos photos (avec Lightroom Mobile par exemple), vous encouragera peut-être à davantage pratiquer le cadrage vertical… Car la tablette se tourne dans tous les sens, contrairement à l’écran de votre Mac ou PC.

Je ne crois pas que le cadrage vertical appartienne au passé. Même si temporairement on peut admettre qu’il n’est plus vraiment « à la mode », contrairement au cadrage carré par exemple. Mais la mode : c’est tout ce qui se démode… Et vouloir être « dans le vent », n’est qu’une ambition de feuille morte (on en voit voler pas mal dans le monde de la photo). Lire la suite…

000 - A LA UNE
14
15 nouveaux conseils photo idiots… à ne pas suivre (partie 2)

A la demande générale (ou presque), voici la suite de notre article 15 conseils photo idiots à ne pas suivre. Qui avait connu un certain succès, à en juger au nombre de commentaires postés…

Alors voici 15 mauvais conseils supplémentaires : à ne pas suivre ! Si l’on vous donne un de ces conseils (sans l’assortir de nuances ou d’avertissements) : alors méfiez-vous… Car tout conseil, doit toujours être pris avec des « pincettes ». Surtout si il vient de Youtube, ou le « ramassis de bêtise » augmente chaque jour.

N°01 – Plutôt qu’un appareil photo compact : achetez un smartphone photo haut de gamme…  : Imaginer qu’un smartphone en 2020 puisse totalement remplacer un bon appareil photo compact (d’un prix équivalent) : c’est idiot bien entendu !

Car déjà : il n’existe pas (encore) de vraies longues focales (équivalent à un vrai 100 mm) sur un smartphone… Ensuite, car le capteur d’un smartphone est absolument minuscule face à celui d’un vrai APN compact (notamment face à un capteur 1 pouce).

Enfin, car l’ergonomie et la réactivité sont assez mauvaises sur un smartphone. Sans même parler de la prise en main, ou de la capacité de stockage (spécialement, si vous enregistrez quelques vidéos)…

Bref : tout photographe sérieux, se doit posséder un bon appareil compact (qui soit vraiment très compact, il ne s’agit pas de s’encombrer trop), relire à ce propos nos différents test terrain d’appareils compacts. Même si malheureusement je n’ai pas encore pu tout tester, notamment l’excellent Ricoh GRIII qui a ses partisans. Relire :  Ricoh GR III : renaissance d’un excellent compact)…

Mais vous trouvez : le très intéressant  Test terrain du Canon G5X MkII en Sulawesi : c’est « LE » modèle que je vous recommande très chaudement en ce moment… Ou encore le test du Canon G1X MkIII à Hong Kong (un des rares compact à capteur APS-C équipé d’un bon zoom)… Enfin : n’oubliez pas de comparer l’ouverture relative des différents smartphone et compacts, en fonction de la traille de leurs capteurs : Objectifs d’appareils compacts : comparez, relativisez…

Une réflexion à prendre en compte : car on vous annonce généralement des « ouvertures » incroyables sur les objectifs des smartphones (genre f/1.4). Mais il faut penser à multiplier cette « ouverture » théorique » par le coefficient multiplicateur de focale… Ce qui est vrai pour les appareils photos : est également vrai pour les smartphones :        Appliquez le coefficient à la focale et… à l’ouverture. Par ici pour lire la suite…

ACTU : matos photo, divers
58
Fausse bonne idée : objectifs Full Frame sur boitier APS-C

Ce sujet a récemment donné lieu à de longues discussions, suite aux commentaires d’un précédent article : relire le débat dans les commentaires à ce sujet ici

Je suis assez d’accord avec le point de vue de Tony Northrup : c’est une assez mauvaise idée d’utiliser des objectifs Full Frame sur des appareils APS-C pour « espérer obtenir de meilleurs résultats ».

Vous pouvez relire notre grand débat dans les commentaires à ce sujet ici… Ou recommencer la discussion de zéro ici même ! Mais visionnez ça avant : Full-frame lenses on APS-C cameras is USUALLY bad.

Si on pouvait comparer des objectifs APS-C et Full Frame : d’ouverture, de génération identique et de qualité de conception et constructions équivalentes : alors on aurait certainement des surprises…

Je crois qu’un zoom pro comme l’exceptionnel RF 15-35 mm f/2.8 monté sur un capteur APS-C, ne ferait pas nécessairement (beaucoup) mieux qu’un éventuel EF-S 10-22 mm f/2.8 de même génération et conçu avec les même exigences de qualité, monté sur le même capteur APS-C.

Pourquoi ? Car le second utilise toute la surface de ses lentilles (il utilise donc plus de verre) que le premier qui n’utilise que la partie centrale de ses lentilles. Lire la suite…

00 - A conserver privé (brouillons)
29
Quelles focales choisir, pour quelle Photo ? Partie 2

On explique souvent que la photo est beaucoup moins une affaire de matériel qu’une affaire d’œil et de composition. C’est vrai… Mais la composition n’est pas seulement instinctive, la composition est aussi forcément une question de « placement » du photographe par rapport à son sujet. Une question de distance entre sujet et photographe et bien entendu une question « d’angle de champs »… Donc, au delà d’une simple question d’œil et de créativité, la composition est aussi une question de « choix de focale ». Donc finalement, c’est un peu aussi : une question de choix de matériel…

L’incontournable 85 mm à grande ouverture est la focale des portraits  Les modèles de 85 mm ne manquent pas et vous devriez trouver votre bonheur : à commencer par le petit Canon EF 85 mm f/1.8 (seulement 378 €)… Ou alors si vous êtes passionné : le fantastique et récent Canon EF 85 mm f/1.4 L IS (environ 1.600 €) : tout premier 85 mm f/1.4 stabilisé pour reflex. C’est lui que j’utilise désormais, un 85 mm stabilisé est extraordinaire pour le portrait.

Il y a quelques années je possédais l’ancien Sigma 85 mm f/1.4 EX DG HSM, un vieux modèle (800 € environ) relativement introuvable. Il existe désormais un Sigma 85 mm f/1.4 DG HMS Art qui est  un peu trop lourd à mon goût, mais incroyablement performant et piqué…

Plus raisonnable : Tamron 85 mm f/1.8 SP DI VC USD se déniche aux alentours de 769 €. Une très bonne affaire pas trop couteuse : un des rares 85 mm à disposer de la stabilisation… Si vous êtes à la recherche d’effets bokeh à moindre coût : le plus recommandable reste peut-être le très léger et très compact Canon EF 85 mm f/1.8 (378 €). De tous, c’est le plus ancien et c’est l’objectif dont le rapport « étonnement / prix » reste le plus favorable… SI vous n’êtes pas riches mais avez tout de même quelques ambitions photographiques : alors ce EF 85 mm f/1.8 est pour vous ! Lire la suite…

00 - A conserver privé (brouillons)
5
Quelles focales choisir pour quelle Photo ? Partie 1

On explique souvent que la photo est beaucoup moins une affaire de matériel qu’une affaire d’œil et de composition. C’est vrai… Mais la composition n’est pas seulement instinctive, la composition est aussi forcément une question de « placement » du photographe par rapport à son sujet. Une question de distance entre sujet et photographe et bien entendu une question « d’angle de champs »… Donc, au delà d’une simple question d’œil et de créativité, la composition est aussi une question de « choix de focale ». Donc finalement, c’est un peu aussi : une question de choix de matériel…

S’imaginer que « réussir des photos » ne nécessiterait que de la motivation et du talent, ce serait aussi simpliste que de croire qu’il suffirait d’acheter du matériel pour devenir bon photographe ! Non, c’est un peu plus compliqué que ça : la photo est « un tout » qui nécessite de la créativité mais aussi du matériel… Comme la peinture était aussi une question de maitrise technique, de pinceaux et d’outils et pas uniquement une question de talent.

Je vais donc vous parler ici du choix des focales, donc du choix des objectifs… Cela ne vous fera peut-être pas « rêver » car il ne s’agit que de la « petite cuisine » que doivent pourtant maitriser tous les photographes… Une maitrise technique préalable des « outils de base », qui me semble nécessaire en vue d’exprimer ensuite une « vision artistique ».

Est-ce que les objectifs coutent cher ? Oui parfois, mais pas toujours. J’ai essayé de pointer des objectifs très peu coûteux et spécialement recommandables… Les bons objectifs sont des investissements assez pérennes qui perdent moins de valeur avec le temps que les boitiers : ceux-ci se démodent plus vite en effet…Les bons objectifs classiques se revendent facilement, il ne faut pas avoir peur d’acheter vos objectifs d’occasion… Car ces classiques (notamment les focales fixes) sont très solides. Si vous saviez ce à quoi les miens ont déjà résisté : vous seriez rassurés… J’ai illustré mes explications, avec quelques photos que j’ai prises ces dernières années à l’aide de mes focales favorites… Parmi lesquels, le 35 mm bien entendu, mais aussi les indémodable 50 mm et 85 mm… Lire la suite…

CONSEIL : Prises de vues
72
15 conseils photo idiots… à ne pas suivre !

Le nombre de bêtises que l’on peut entendre sur Youtube : c’est effrayant ! Dès que de sois-disants « photographes » en herbe (parfois âgés de 25 ans) s’auto-proclament « experts » sur leur chaine YouTube : bonjour les dégâts. Et bienvenue aux idées simplettes…

C’est ça le problème de la jeunesse, on pense avoir « tout compris » et l’on est incapable de le garder pour sois… Et c’est un peu plus tard que l’on découvre que finalement non : tout est un peu plus compliqué qu’on ne l’avait imaginé. Force est de constater que le problème des « je-sais-tout » a empiré grâce à Youtube… Au moins en 1995, les jeunes idiots de ma génération (la génération X née entre 1966 et 1976) : on ne les entendait pas ! Car Youtube n’existait pas.

Sur les réseaux sociaux en 2019 : des tas de gens se content de répéter en moins bien, ce qu’ils ont déjà entendu ailleurs (et cru comprendre)… Du coup ce sont les idées les plus simplistes, qui sont les plus diffusées. Reprises « en écho », elles prennent de l’importance et finissent par dominer… Au détriment des idées ou des concepts un peu plus « complexes », nécessitant une réflexion élaborée, en plusieurs étapes. Le problème est que ça ne concerne pas seulement la photo : mais des choses bien plus graves (dont nous n’allons pas parler ici, genre « la terre qui serait plate » pour prendre un exemple risible. Ou pour prendre un exemple tragique : la folie des « anti vaccins »).

Revenons à la photo… Pour illustrer ce coup de gueule : passage en revue de quelques conseils nuls, que j’ai pu entendre sur Youtube (ou ailleurs)… Et qui ne sont que des « caricatures » de bonnes idées à l’origine !

A force d’être simplifiées et de tourner en boucle, certaines problématiques qui étaient intéressantes au départ (par exemple : faut-il utiliser un trépied, oui ou non ?) : ont fini par « dégénérer » pour devenir des « conseils idiots »…  La liste est longue, je l’avais d’ailleurs commencé il y a longtemps : quelques bêtises que l’on entend régulièrement…

Toutefois attention à ne pas tout prendre au pied de la lettre : car parmi ces conseils idiots se cachent quelques bons conseils. A vous de décrypter, car il y a des messages cachés… C’est parti !

N°1 – Faire de la photo argentique car ça aide à progresser : et bien, je ne crois pas justement ! Enfin, ma réponse serait « non et oui »… J’ai appris la photo en argentique, alors j’en parle en connaissance de cause : et je pourrai vous en lister tous les défauts…

Vraiment ? Perdre des heures et des heures avec de l’argentique, pour obtenir pas grand chose à la fin, voilà une authentique perte de temps… Qui n’aide pas à progresser techniquement. Ni même à progresser Artistiquement, ou intellectuellement, sur la problématique : qu’est-ce que une bonne photo…

Essayez : vous comprendrez ce que je veux dire…

Faire de l’argentique, cela pourrait au contraire vous égarer… Le « temps passé » et « l’investissement émotionnel » que vous aurez consenti, génèrent une sorte de « mythologie personnelle » que vous seul comprenez et qui pourrait « n’intéresser personne »… Le plus souvent l’aspect « vintage » des photos argentiques : sert surtout à cacher « l’absence de sens » des photos. En somme : une photo vide de sens ne peut « faire illusion », sous prétexte qu’elle aurait été prise en argentique (et que c’est marqué dessous).

L’absence de sens d’une photo : est tout aussi impossible à camoufler en argentique qu’il ne l’est en numérique. Shooter en argentique se résume donc le plus souvent à un « artifice », aussi vain que d’appliquer des « Preset de développement » à vos photos… Même si il peut exister parfois quelques exception bien entendu. Lire la suite…

000 - A LA UNE
23
Quelles Modes de prise de vue pour quelles Photos ?

A l’exception du Mode Manuel (le seul Mode à ne pas être Automatique), les Modes de prise de vue Experts (Priorité Ouverture, Priorité Vitesse et Programme) : sont des programmes automatiques servant à gérer l’exposition en tenant compte de certains paramètres, que vous fixez vous-même… Notamment l’Ouverture en Mode Av et la vitesse en Mode Tv.

C’est pour cela que l’on parle de « Priorité ». Par exemple en Priorité Vitesse (Mode Tv), vous donnez la priorité au choix de la Vitesse que vous « imposez à l’appareil ». Dans ce cas l’Ouverture sera réglée automatiquement, sa valeur n’étant pas votre « priorité ». Vous acceptez donc qu’elle soit calculée automatiquement en fonction de certains paramètre fixes : la luminosité de la scène, la vitesse que vous avez fixé et la sensibilité ISO que vous avez fixée (mais qui peut éventuellement être automatique).

Autre cas de figure la Priorité Ouverture (Mode Av) : vous choisissez une valeur d’Ouverture fixe. Dans ce cas la c’est la Vitesse qui sera automatiquement ajustée par l’appareil. Ce Mode Av vous permet par exemple de choisir f/11 : un diaphragme fermé qui laisse entrer peu de lumière et permet d’augmenter la profondeur de champs, ce sera votre priorité pour un paysage par exemple… A cause de cette valeur fermée de f/11, l’appareil n’aura d’autre choix que de ralentir suffisamment la vitesse pour compenser le peu de lumière qui traverse le diaphragme… Jusqu’à obtenir la bonne exposition.

Autre cas de figure (différent) et toujours en Mode Priorité Ouverture : vous choisissez un réglage de f/1.8, un diaphragme ouvert laissant entrer plus de lumière qui réduit beaucoup la profondeur de champs (idéal en portrait). Dans ce cas, le programme augmentera automatiquement la vitesse pour compenser cet excès de lumière. Jusqu’à obtenir la bonne exposition (identique au cas précédent).

Que vous ayez choisi f/11 ou f/1.8, dans les deux cas le rôle du programme est de modifier la vitesse jusqu’à obtenir la même exposition… La Priorité Ouverture vous permet donc de gérer librement la profondeur de champs, sans vous inquiéter de l’exposition qui est toujours gérée automatiquement.

Il n’y a aucune raison de vous passer des services des Mode d’Exposition Auto pour vos photos. D’autant que vous pourrez « pondérer » l’exposition proposée par l’appareil, grâce à la « Correction Manuelle d’Exposition ». Cette correction, revient en quelque sorte à introduire « une dose de Manuel » dans l’exposition Auto. De façon à obtenir une image plus sombre ou plus claire, en vous appuyant sur une meure Automatique. Ce qui est bien plus rapide que de travailler en 100% Manuel. Lire la suite…

000 - A LA UNE
22
La Colorimétrie est ce qui compte le plus à la fin

C’est vraiment terrible et paradoxal, que DPreview soit parmi les sites les plus experts pour mener des test sur mire… et qu’ils soient incapables de produire des vidéos, avec une colorimétrie correcte : qui soit au moins agréable à regarder, à défaut d’être juste.

Depuis pas mal de temps, ils filment toutes leurs vidéo au Panasonic GH5 et l’effet est désastreux : Chris Nichols à l’air « malade » ! Soit il est verdâtre, soit il est violet… Mais il n’a jamais les joues roses d’un être humain en bonne santé !

Sauf lorsqu’il est filmé par un des appareils testés, par exemple un Canon, ou un Nikon, ou encore un Fuji. Et soudain, comme par miracle : il retrouve une couleur de peau naturelle et chaude. Plus proche de celle qu’il doit avoir dans la vraie vie… et très éloignée de ce teint blafard et cireux que donne le Panasonic GH5. Certes cet appareil est surement excellent en vidéo : sauf que le résultat est très, très moche ! Pas la peine de se donner du mal à améliorer le montage, les plans, les transitions : si la couleur est ratée. Lire la suite…

00 - A conserver privé (brouillons)
30
Mon guide spécial de Tokyo, pour les photographes !

C’est parceque les mois de novembre sont les plus déprimants de l’année (si l’on est pas en voyage), que je vous propose aujourd’hui, mon petit guide de voyage à Tokyo, spécialement écrit pour aider les photographes. Histoire de patienter jusqu’à votre prochain départ !

Il faut passer entre 2 et 5 jours à Tokyo, pour faire le tour de la ville… Car tout est intéressant à Tokyo ! Je vous suggèrerais toutefois quelques sites incontournables et prioritaires qu’il ne faudrait pas manquer, avec quelques conseils issus de mon expérience personnelle.

Tokyo est intéressante en toutes saisons, d’ailleurs, je m’y étais rendu la première fois en janvier, car les billets étaient beaucoup moins chers… Mais c’est en mai pendant le « Sanja Matsuri », ou en avril au moment de la floraison des cerisiers dans les parcs de la ville, que Tokyo s’éveille. L’été est également intéressant avec les jours qui rallongent et les festivals comme le Festival des lanternes (Mitama Matsuri), qui intéressera les photographes… Mais attention, en été il peut y faire très chaud.

Tokyo est une ville immense et folle, mais on ne s’y sent jamais oppressé… Même dans le métro, car il y a de l’espace et tout y est bien organisé et propre… Pas de tags, pas de saletés par terre, pas de vols et aucun risque d’agression ! Tokyo est bien plus reposante que Paris, d’autant qu’on y trouve des parcs magnifiques, des temples somptueux et beaucoup d’endroits calmes.

Oui, le nombre de « sujets photo » ne manque pas… A commencer par les « Japonais» qui se laissent photographier relativement facilement, à condition d’être courtois. Ils acceptent généralement de poser avec le sourire : toujours le sourire… Il faut donc ruser un peu, afin d’éviter de ne ramener que des « portrait souriants » toujours un peu les même !

Au Japon, il est mal vu de voler des photos, mais je le fais pourtant en m’excusant après, avec un sourire naïf. Généralement ça se passe très bien : bien mieux qu’à Paris en tous cas… Petit conseil, ne photographiez pas avec trop d’insistance les collégiennes « kawaii » en uniforme. Régulièrement des étrangers finissent « au poste » pour ça ! Vous imaginez bien pourquoi.  Lire la suite…

000 - A LA UNE
59
Prise en main du Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM

Le très attendu RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM vient d’être dévoilé officiellement (en entier). Et c’est un choc : il ne pèse que 1,07 kg. Alors que la plupart des 70-200 mm équivalent tournent autour des 1450 gr.

 

 

C’est la monture RF qui a permis de concevoir une formule optique réellement innovante (monture RF dont on commence à comprendre tout l’intérêt avec un tel exploit). Prendre en main pour la première fois, un 70-200 mm f/2.8 aussi compact  : cela éveille bien évidement l’intérêt des professionnels et des photographes experts, dont le regard sur le système EOS R est en train d’évoluer… Le Canon RF 70-200 mm f/2,8L IS USM sera mis en vente le 21 novembre. Son tarif sera de 2849 €.

Il mesure seulement 14,6 cm en longueur, alors que le précédent modèle EF (pour reflex) mesurait 19,9 cm. Il est donc 27% plus court et c’est spécialement intéressant… Car dans le sac d’un professionnel, l’objectif le plus lourd et le plus encombrant (qui est pourtant l’un des plus indispensables) : a toujours été le 70-200 mm. A un tel point que parfois : on hésitait à l’emporter.

Désormais son fut « extensible » révolutionnaire (et protégé des poussières), permettra d’économiser beaucoup d’espace dans notre besace. Et il est même possible de le placer « verticalement » dans une « section » des sacs photos (la plupart d’entre eux), puisqu’il est juste un peu plus haut que les 15-35 mm et aux 24-70 mm… Les trois formant la « triplette » magique des photographes professionnels.

Il faut comprendre que le 70-200 mm f/2.8 est un des objectifs « les plus décisif » dans le sac photo d’un professionnel, comme expliqué dans cet article : 16-35 mm f/2.8 + 70-200 mm f/2.8 = photo journalisme, ou il était démontré quels étaient les objectifs les plus utilisés par les photojournalistes dont les images avaient été primées :

Le zoom 70-200 mm est le type d’objectif, dont les progrès et le gain de poids auront le plus d’impact sur le poids final de votre sac… Avec seulement 1,07 kilo : ce nouveau 70-200 mm est 28% plus léger que le précédent modèle EF (destiné aux reflex) qui pesait 1,48 kilo.

Essai et prise en main au Studio Harcourt : ces derniers jours, j’ai eu la chance de pouvoir essayer tranquillement au Studio Harcourt, les deux nouveaux objectifs annoncés ce matin… Le RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM… Mais aussi le RF 85 mm DS (lire cet autre article Prise en main du génial Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS)… Et le résultat est vraiment étonnant, autant que la « sensation ressentie » : lire la suite…

000 - A LA UNE
19
De quand date votre dernière… « bonne photo » ?

Je me pose souvent cette question : « de quand date ta dernière bonne photo » ? Alors, je replonge dans Lightroom et je filtre mes images 5 étoiles et les labels bleus… C’est un bon exercice !

Cinq étoiles + un label bleu : c’est un code qui me sert à mettre en évidence les photos qui comptent pour moi et qui sont éventuellement : de bonnes photos… Et si je ne trouve pas au moins quelques « bonnes photos » dans les six derniers mois : alors je sais qu’il est temps de me remuer les fesses ! Et qu’il est urgent de repartir vite en voyage…

Alors ? De quand date votre « dernière bonne photo », vous êtes-vous déjà posé cette question ? Se questionner ainsi peut remettre en cause votre façon de travailler, les sujets que vous abordez… Voire votre choix de matériel. Si je ne trouve pas assez de bonnes photos dans un reportage : il m’arrive de découvrir que c’est parceque je n’ai pas suffisamment utilisé mes objectifs fixes.

Et que je me suis laissé aller à une certains facilité, à une certains fainéantise : qui m’a poussé à abuser de mes zoom… Ma dernière « bonne photo » justement : (peut-être bonne photo) c’était il y a une semaine place Pigalle, juste en rentrant chez moi : j’avais par chance mon Canon G5X MkII dans ma poche lorsque je suis passé près de la fontaine, au moment ou le soleil se couchait…

Mais je ne sais pas encore si c’est « vraiment » une bonne photo : c’est une photo « sympas » et certainement la meilleure photo de le semaine dernière… Mais elle ne pèse probablement pas grand chose… face à certaines « anciennes bonnes photos ». Lire la suite…

1 2 3 9