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Mes 10 conseils pour la photo de paysage

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La photo de paysage, c’est d’abord trouver des beaux paysages, mais c’est surtout s’y trouver au bon moment ! Avant même parler de photo, il faudrait parler de voyages, de déplacements, de marches à pied parfois douloureuses (notamment si vous êtes trop chargé)… Mais ceci est tellement évident, que j’ai choisi de ne pas détailler cet aspect des choses : si vous restez à la maison, il n’y aura pas de photo de paysage.

Et pour éviter de rester à la maison : optez pour du matériel léger et voyagez… (sans tombez pour autant dans le « Travel Porn » nouvel outil de distinction sociale sur les réseaux sociaux quelle horreur)… Ceci étant posé, passons maintenant à quelques conseils plus généraux, qui me viennent à l’esprit. Comme toujours, vous êtres invités à partager votre avis et vos conseils en commentaires.

 

 

Trek de la Cordillera Vilcanota au Pérou, en 2004… Même à l’époque, ça n’était pas si facile !

 

 


1 – Commencez par analyser la scène et réfléchissez 5 minutes…

Oui, je réfléchis tout de même (un peu), avec de déclencher : je regarde autour de moi, j’essaye de visualiser quels seraient les meilleurs points de vue, les bon angles, tout cela en me basant sur mon expérience. Pour cela il faut disposer d’un certains « sens de l’espace » et vous représenter la scène en 3D, un peu comme on joie au billard. Quel serait le cadrage possible : si je me déplaçais par là, plutôt que par ici…

Bon, je ne réfléchis pas trop longtemps quand même ! Sinon la belle lumière va s’en aller ! Et puis si après 5 minutes, vous ne « voyez » toujours rien et si vous n’êtes toujours pas « inspirés » : alors shootez un peu… Et ça viendra peut-être en faisant, comme l’appétit vient en mangeant !

 

 


2 – Oubliez le trépied : ne restez pas statiques, essayez divers angles et divers point de vue.

Le pire que vous puissiez faire : serait de planter votre trépied, pour ne plus bouger d’emplacement, ni d’angle, ni de point de vue… Non, il faut faire tout l’inverse : bougez plus pour « déclencher plus ».

Je ne crois pas du tout à « la photo » soignée aux petits oignons : celle qu’on imagine, qu’on prépare, que l’on shoot en une fois… Et puis c’est fini et c’est gagné ! Non ça ne marche pas comme ça… En ce sens : l’utilisation du trépied est souvent contre productive et constitue un véritable « frein à la créativité »… Il faut au contraire, shooter (beaucoup) d’abord et sans trépied autant que possible. Puis trier ensuite !

Attention : pour autant, je n’ai pas dit : on shoote d’abord, puis on réfléchi ensuite (CF point N°1 ci-dessus). Je n’ai pas écrit non plus : qu’il ne faut jamais utiliser un trépied ! Mais je crois que l’on ne devrait le déployer qu’en « dernier recours » : uniquement si l’on ne peut pas faire autrement…

Ladakh été 2017… Image au Canon EOS 5DSR, traitée à l’aide d’un de mes profiles couleurs « spécial paysage »

 

 


3 – Ne restez pas bloqués au grand angle ou au 50 mm : essayez toutes les focales et tous les angles

Qui a dit que la photo de paysage devrait se faire au 50 mm uniquement ? En voilà une idée absurde. Pas davantage qu’elle ne devrait se faire, uniquement au 35 mm, ou uniquement au 24 mm… Pas davantage qu’un portrait ne devrait se faire qu’au 85 mm : ce sont des « idées préconçues » ridiculement rigides…

Bien entendu : chaque photo peut (ou doit) se réaliser en de nombreuses variantes… A l’aide de plusieurs focales, afin de faire « germer » de nouvelles idées de cadrages. Par ailleurs, on ne sait jamais ce que l’on préférera choisir à la fin : une fois devant son écran en ayant une vue d’ensemble de toutes les images réalisées.

Ladakh Himalaya : étape du trek du Zanskar, 10 jours de marche et de bivouacs… au coeurs de paysages impressionnants. Une « portion de paysage », shooté au 200 mm.

 

 


4 – Le cas particulier des paysages au téléobjectif

J’ai un faible pour les paysages réalisés au téléobjectifs : les longues focales permettent de superposer des « plans » multiples, éloignés dans la profondeur… Il ne faut pas s’interdire de réaliser des paysages, à l’aide d’un 70-200 mm par exemple.

Et c’est d’ailleurs ce qui rend extrêmement intéressant, les 70-200 mm f/4 légers, que l’on hésite pas à emporter avec sois. Je ne saurais insister une fois de plus sur les exceptionnels RF 70-200 mm f/4 : qui sont plus légers et compacts, que tous les 70-200 mm précédents. Relire notre test terrain : Prise en main du Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM… 

Ou encore Canon RF70-200 mm f/4 L IS USM : de mieux en mieux… Et aussi : Un test élogieux du Canon RF 70-200 mm f/4L IS USM. Mais aussi : Nouveau test dithyrambique du Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS… Sans oublier : Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM : le meilleur ? 

Paysage Islandais, cadré serré au 100 mm à f/5.6… A l’aide du Canon EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

 


5 – Soignez les premiers plans… et la profondeur de champs

Le premier plan d’un paysage devrait être « généralement bien net »… Du moins dans les cas « classiques » c’est la tradition. Mais rien n’interdit d’imaginer des premiers plan « flous » après tout… Ce sera un peu plus délicat, mais pourquoi pas : tant que la personne qui regarde la photo comprend « ce que vous avez voulu faire » et décide d’accepter votre idée : tout est possible ! Rappelez-vous que tout ce qui compte en photo : c’est votre « intention photographique », que les gens doivent comprendre…

 

En photo, pour que votre premier plan soit bien net est que l’arrière plan le soit aussi : il faut (selon la focale utilisée) que votre zone de mise au point soit astucieusement choisie… Donc certainement pas à l’horizon (dans les lointains) et pas non plus juste un mètre devant vous. D’instinct, évaluez la Profondeur de Champs disponible, en fonction de la Focale et de l’ouverture choisie. Si votre instinct fait défaut : utilisez un « simulateur de profondeur de champs » sous forme d’appli smartphone… Ou en ligne, tel que : https://dofsimulator.net.

 

 


6 – Ne négligez pas l’échelle humaine : intégrez une « figure »…

Un paysage sans figure humaine reste souvent un paysage « vide ». Mais la présence d’une simple figure humain (même lointaine), bien placée dans une scène : transforme votre paysages en « paysage habité ».

 

Ceci étant dit : il existe aussi des « paysages habités », sans qu’il soit nécessaire qu’une figure humaine soit intégrée dans la scène. Et parfois un détail subtile suffit, une cabane, un outil oublié, une épave, un élément d’origine humaine : suffisent à « signifier » la présence.

L’autre bonne raison d’intégrer un élément « humain » à votre paysage : est la nécessité de lui donner une échelle. Un élément reconnaissable (minuscule éventuellement), qui permette de comprendre son immensité  éventuelle… Ou sa taille modeste « à échelle humaine ».

 

 


7 – La pause longue, si vous y tenez ! Mais rien d’obligatoire…

Voilà un « cliché », qui ne m’a jamais trop passionné, mais c’est un point de vue très personnel… J’ai tellement vu ces images de littoral (souvent ennuyeuses et répétitives) : avec cette mer « floue » et ces filaments de nuages…

On les réalise à l’aide d’un trépied et d’un filtre ND très sombre, qui autorise des pauses très longues… C’est un cliché : presque un passage obligé pour le photographe de paysage. Mais pourquoi pas : ajoutez-y un peu de « Light painting » pour faire moderne et ce sera complet ! Non seulement le résultat est ennuyeux à regarder, mais c’est aussi très ennuyeux à faire (à mon avis)…

Oserais-je ajouter, que consacrer trop de temps à tenter d’exceller en astrophotographie, est une authentique perte de temps ? Sauf du moins, si vous préférez l’astrophotographie, à la photographie !

Orage sur le Landmannalaugard en Islande

 

 


8 – Oubliez le nombre d’or, la Spirale de Fibonaci et autres « superstitions mystiques »

Le « Nombre d’Or », voilà encore un autre « cliché redoutable » ! Une superstition qui m’a toujours fait beaucoup rire, qui semble hérité tout droit du moyen âge, des grimoires et des alchimistes (époque ou l’on cherchait justement à transformer le plomb en or)… Le nombre d’Or ne sert à rien ! Sauf à certains personnages manipulateurs : au moment d’en impressionner d’autres… Ou à d’autres plus naïfs : au moment de se rassurer sur le sens de l’existence.

 

Aux côté de nombreuses autres absurdités mystiques, le nombre d’Or fait un retour en force à notre époque ou l’obscurantisme fait chaque jour de nouveau adeptes. Extraits :  « Les mathématiciens professionnels sont un peu agacés par la popularité de « leur » nombre d’or ; ce sont eux qui l’ont découvert (ou inventé ?), et voilà qu’il échappe à leur contrôle ! Beaucoup considèrent qu’on exagère son importance dans le domaine de l’esthétique et que le rôle mystique qu’on lui attribue est une imposture. Ils préfèrent se limiter à son aspect purement mathématique ». La « divine proportion » : le nombre qui fascine.

« Le nombre d’or a fasciné mais il n’existe pas de loi mathématique de l’esthétisme. Dans les années 30, avec Matila Ghyka, les adeptes du nombre d’or ont disséqué les œuvres d’art pour y déceler ce nombre. Par exemple sur la Joconde ci-contre, on trouve une approximation du nombre d’or, mais le rectangle d’or contenant la spirale est bien éloigné du format du tableau ». Extrait de la page : Le nombre d’or.

Non, le « Nombre d’Or » ne se retrouve pas dans la « nature » ! Et c’est juste le hasard et les coïncidences qui expliquent que l’on tombe parfois « pas si loin ». Mais des hasards comme ça, on peut en trouver partout dans la nature et même dans les mathématiques… On peut trouver partout : tout ce que l’on aimerait y voir. D’après Wykipedia à propos du Nombre d’Or : « À travers la médecine, l’archéologie ou les sciences de la nature et de la vie, la science infirme les théories de cette nature car elles sont fondées sur des généralisations abusives et des hypothèses inexactes ». (… ) Au XVIIIe siècle, le nombre d’or ainsi que les polyèdres réguliers sont considérés avec assez de justice, comme « une branche inutile de la géométrie ».

Il arrive même (exceptionnellement) que le nombre d’Or sente le souffre : Le nombre d’or est-il raciste ? Bons et mauvais usages, de la géométrie à l’idéologie. » Ce sont bien les sous-entendus métaphysiques ou idéologiques qui expliquent qu’un nombre en soi bien innocent, suscite des engouements tels qu’ils conduisent à inventer de fausses citations, tricher sur des diagrammes, imaginer des transmissions improbables de secrets millénaires… A nous de réveiller la raison, et de ne pas nourrir les monstres. » Ne pas nourrir les monstres à force de « superstitions » !

Par contre : il est évident que certains composition sont plus « agréables à regarder » que d’autres, mais cela ne dépend d’aucun nombre… Vous n’êtes pas davantage obligé de composer, selon la règle des tiers : souvent il se trouve que ça marche, mais cela n’est pas obligatoire. L’utilisation systématique de la règle des tiers peut même devenir ennuyeuse, si toutes vos images y sont soumises !

La « règle des tiers » est la pire tarte à la crème, des tartes à la crème… C’est le truc que l’on explique aux enfants qui apprennent à tenir un appareil photo « droit », pour la première fois ! Car nul faut bien quelques règles simples au début pour vous guider : « la règle des tiers » c’est un peu comme des béquilles qui deviendront très vite inutiles… C’est le truc que l’on explique à quelqu’un qui fait « sans le savoir » : des photos systématiquement penchées, ou cadrées n’importe comment. C’est le truc que l’on explique, lorsque l’on ne sait pas trop quoi dire d’autre…

Au final, respecter cette règle des tiers est probablement le meilleur moyen de « brider la créativité » d’un apprenti photographe. Personnellement c’est le truc auquel je ne pense jamais… Mais qui curieusement apparait dans beaucoup de mes photos, sans que je ne l’ai voulu ! Ce qui fini par m’énerver. A croire que notre oeil a été formaté « malgré nous » par la règle des tiers, après des siècles de peinture et d’images.

Si vous regardez bien : les meilleures photos n’obéissent pas souvent « exactement » à la règle des tiers. Parfois, les éléments principaux qui attirent l’oeil, sont « pas loin » des tiers. Mais jamais, « exactement aux tiers ».

Fuyez les règles : variez donc les plaisir et les styles : vous pouvez aussi jouer sur la symétrie verticale (le cas des reflets sur l’eau par exemple)… et aussi sur des tas d’autres « grand classiques » de la composition. J’ai écrit une série d’articles à ce sujet d’ailleurs : 

Juste une chose utile : respectez éventuellement l’horizon (pour éviter de gaspiller des pixels au moment de le redresser)… Ou alors si vous shootez « penché » : faites en sorte que l’on comprenne que vous l’avez fait exprès. Comme toujours : « vous intention photographique » doit rester lisible…

Paysage urbain, à la composition étrange et déstructurée… Plus dynamique, plus « savamment déséquilibrée ». Et au finale plus intéressante je crois, que les compositions « classiques » dans lesquels on a le tord de retomber trop facilement ?

 

 


9 – Tentez le panorama… y compris avec votre téléphone !

Souvent une photo de paysage « surgit » et s’impose à vous, alors que vous ne vous y attendiez pas… Si vous n’avez que votre téléphone dans la poche face à un superbe paysage : osez shooter en RAW des plans décalés. Pour plus tard, les « monter » à l’aide de Lightroom Classic…

Oui, ça marche bien ! Même si en regardant bien vous remarquerez quelques petits défauts, qu’il faudrait corriger dans Photoshop. Petit exemple ci-dessus réalisé à partir de 10 images verticales. J’ai volontairement compressé beaucoup le JPEG (qualité 30% pour rester sous les 2Mo) : afin de vous mettre l’image en 6000 pixels de côté. Mais le montage Lightroom en .dng (donc en RAW) fait lui, pa11.074 x 3565 pixels, donc 39 Mpix ! Alors que le capteur de mon iPhone XS n’est qu’un 12 Mpix.

 

 


10 – Shootez plus et triez plus !

Comme pour tous les domaines photographiques, le secret de la photo de paysage c’est de « Shooter plus, pour trier plus » ! Aussi, ne comptez pas trop sur votre instinct de roi du cadrage… Mais comptez davantage sur votre travail fastidieux de tri dans Lightroom : de comparaison, de sélection et d’affinage de vos « Collections ». car c’est en shootant, puis en comparant des centaines de photos de paysage, que vous sortirez « la » photo de paysage !

Pour sélectionner et repérer vos plus belles photos de paysages, vous devrez absolument maitriser Lightroom et ses « collections »… Relire à ce sujet notre article de référence : Les 20 erreurs les plus gênantes avec Lightroom !

Les collections de Lightroom : étape nécessaire de la sélection de vos images de paysages…

 

 


PS – Ne soyez pas obsédés par les filtres : ce n’est pas si important que cela !

Oui, je sais qu’il est presque sacrilège, de ne pas parler des filtres, dans un article traitant du paysage ! Les Filtres dégradés, les filtres ND et les filtres « Warm » : je ne les utilise jamais !

A l’exception du Filtre polarisant qui m’est souvent utile c’est vrai : mais c’est le seul vraiment. Toutefois, l’usage des filtres c’est un peu un détail, un petit truc « en plus » pour ceux qui maitrisent déjà tout le reste… Si vous êtes obsédés par ça : alors vous n’allez pas vous concentrer sur l’essentiel… C’est un peu comme l’usage du pied : souvent contre productif.

 

 

 

Ou se termine le portrait… Quand commence le paysage ? Les paysages les plus réussis, ne seraient-ils pas des portraits finalement ? Ladakh, Inde…

 

 

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20 commentaires

      • Indépendamment de la technique du photographe (cadrage etc…), beaucoup , du matériel ? un peu, il a une partie qui est due au fait de se trouver au bon endroit au bon moment.
        Soit en ayant longuement préparer avant le shoot le timing (lever, coucher, orientation du soleil) soit d’avoir de la chance d’avoir une lumière intéressante avec une météo qui permet du clair obscur. Surtout en montagne.

  1. Superbe article avec de très bons conseils. J’ajouterais qu’il faut, sans se forcer, apprendre à réduire le nombre de photos. Avec le numérique on prend la mauvaise habitude de « trop shooter ». Je suis tombé dans ce travers au début quand je voyageais en me disant que je ferais le tri en rentrant. Grave erreur : la qualité régresse année après année. Heureusement un « bon » prof dans la photographie de paysage m’a donné qq conseils dont celui de plus penser mes images. Ça a été salvateur. Et je continue encore à diminuer le nombre sans m’interdire de shooter à la volée aussi.

    • Oui, disons que dépasser les 1500 photo par jour est « excessif »… J’ai vu un photographe monter à 5000 images un jour de Festival Culturel : là c’est ridicule.

      Si on se limite à du paysage : quelque scenhtaines d’images par jour peuvent suffire.

      Mais si l’on mixe Paysages, portraits, action : une journée bien remplie dans un endroit magnifique (comme au Ladakh par exemple), nécessite à mon avis d’arriver à 800 ou 1200 images par jours. C’est ma moyenne pour une belle journée dans un bel endroit !

      La dernière production « Pub » sur laquelle j’ai travaillé en février dernier : nous étions deux photographes à travailler en tandem et nous avons produit tous les deux : chacun 1500 RAW en 6 heures de shoot.

      • 1500 Raw, je tiens 6 jours, moi. Et je ne te parle pas en argentique ;-) heureusement qu’au boulot, on n’a pas cette cadence, on se ferait allumer par l’I.T. :-)))

  2. Super article que les néo photographes devraient s’imprimer et trimbaler dans leur sac !
    Effectivement, c’est capital de se servir de ses yeux pour s’imprégner du contexte pour être là au moment où la lumière vient magnifier les paysages .
    Tes exemples sont très pertinents comme d’hab ! Les gens du cru sont de sacrées ressources pour les photographes quant à leurs conseils et indications de lieux typiques et « photo-agréables ».
    Perso, comme toi au Ladakh j’ai joué avec lumières et nuages denses et je confirme que la haut pas de trépieds … juste un peu plus de volonté qu’en plaine est nécessaire pour aller se placer à des endroits porteurs d’émotions (http://laurentcros.e-monsite.com/album/ladakh/4/ , … j’ai eu un bon professeur … un certain Jean François ;-) ! ).
    Merci pour cette piqure de rappel : quel plaisir !

  3. 2 – Oubliez le trépied : ne restez pas statiques, essayez divers angles et divers point de vue. Le pire que vous puissiez faire : serait de planter votre trépied, pour ne plus bouger d’emplacement, ni d’angle, ni de point de vue… Non, il faut faire tout l’inverse : bougez plus pour « déclencher plus ».

    Tout dépend le genre de photo de paysages que vous faite, moi le trépied c’est une priorité surtout avec l’utilisation de filtres. Rien ne vous empêche de chercher la composition sans trépied et ensuite venir placer votre trépied. Voilà comment je procède et comme le fond la plus part des photographes de paysage

    Pour moi trépied obligatoire !

  4. « Je vois que tu es allé au Ladakh ;-) Une claque n’est-ce pas ! » JFV
    Effectivement quelle claque mais je t’avoue que j’en redemande +++.
    Je suis toujours en contact avec des gens de la vallée de Shara dans un petit village au fin fonds des montagnes pour un retour sur place dans quelques temps …
    Comme tu le dis si souvent : économiser 4 sous choisir son matos au plus juste et avec les économies partons à la rencontre d’autres modes de Vie dans des lieux un peu exceptionnels. C’est toujours un bon moyen de pratiquer la prise de vue autrement; photos de paysage entre autre.
    La haut il y avait de ces lumières … très changeantes compte tenu de l’altitude mais dans de tels espaces même sans shooter cela permet au photographe d’éduquer son oeil .
    Dans le sac 2 boitiers FF et quelques objectifs dont l’incontournable 70/200 mais aussi un 24mm pour embrasser ces grands espaces dans leur intégralité pour un poids de 6kgs … y’a bon pour la forme en trek de 15 jours … mais on n’a rien sans véritable effort ;-) . Qui sait peut être nous y trouverons nous ensemble un de ces 4 …

  5. Super cet article, tes 2 photos au Ladakh au 200 mm déjà vues je crois dans un autre post sont vraiment dingues, elles mériteraient bien un prix mais malheureusement tu ne respectes pas le nombre d’or, ce qui est bien dommage, car il est absolument nécessaire pour gagner les prix ;) !! Bravo pour justement ton chapitre sur le nombre d’or, ça m’a bien fait rire et je suis content de lire ça tellement ça m’avait emmerdé durant mes études de beaux-arts !

  6. Benoit Olislager le

    Super articles et superbes photos, merci pour les astuces et conseils ! Vraiment pas évident d’obtenir des images qui claquent, surtout quand on ne prend pas assez de temps pour la pratique et qu’on voudrait voyager plus.

  7. Salut Jean-François,

    Merci pour ce très bel article et ces superbes images ! J’aime beaucoup celles du Ladakh, notamment la dernière avec les deux enfants, celles d’Islande aussi, de même que les clairs-obscurs, genre dans lequel tu excelles. La photo de paysage est souvent synonyme de voyage en pleine nature, mais elle englobe aussi le paysage urbain, en somme tout ce qui sort de la sphère privée. C’est celle qui donne envie d’aller voir soi-même, loin des hordes de touristes qui font la même photo en se plaçant au même endroit.

    Un rappel des bonnes pratiques en photo de paysage ne fait jamais de mal. Ce qu’il faut en retenir : avoir du bon sens et assez peu de matériel, surtout s’il faut le porter durant plusieurs jours (randonnée en montagne), réfléchir mais pas trop longtemps avant de déclencher, savoir se mettre au bon endroit, bouger, expérimenter diverses focales, soigner la composition mais ne pas rester bloqué sur l’hyperfocale ou sur les règles classiques, nombre d’or (auquel tu règles son compte en passant), règle des tiers et compagnie. Celles-ci sont faites pour être transgressées, même s’il est difficile de s’en affranchir complètement, en particulier la règle des tiers bien enfouie dans notre inconscient. La suivre, mais pas « exactement ».
    En photo comme dans bien d’autres domaines artistiques, le tout est de suivre une ligne claire et cohérente, donner libre cours à sa créativité et essayer de développer un style personnel.

    Enfin, j’ajouterais un dernier conseil : ne pas se mettre en danger, juste pour une photo. Les photojournalistes payent déjà un lourd tribut.

  8. bonjour,
    je lis vos conseils et commentaires sur la photos de paysages. Les vôtres de photos, je les aime bien. Sans filtres, sans pied, car selon vous » l’utilisation du trépied est souvent contre productive et constitue un véritable frein à la créativité ». Et d’ajouter: j’ai tellement vu ces images de littoral (souvent ennuyeuses et répétitives) avec cette mer « floue » et ces filaments de nuages…
    Bon moi, je n’utilise ni trépied ni filtre à l’exception du polarisant. Alors évidemment, je partage votre avis. Photos souvent ennuyeuses et répétitives dites-vous. Entièrement d’accord!!! Et puis l’autre jour, au fil de mes pérégrinations sur le net, je tombe sur le site d’un monsieur qui ne fait que ça, des photos ennuyeuses et répétitives avec trépied, filtres, poses longues, etc… Il s’appelle Antonio Gaudencio. Et la, figurez-vous, c’est le choc, ses photos ne sont ni ennuyeuses, ni répétitives, et pour la créativité, croyez-moi, y a le paquet. Un univers , SON UNIVERS, travaillé à l’extrême, des cadrage aux petits oignons, des couleurs de folie, des tableaux fantasmagoriques, du mouvement. Merde alors et moi qui croyait avoir raison, comme vous Monsieur Vibert, de n’employer aucun accessoire, de photographier à l’instinct, clic, clac, salut la compagnie, c’est dans la boite. Je fais quoi maintenant, moi qui était enfermé dans mes certitudes, comme vous Monsieur Vibert? Ce petit bonhomme a tout gâché, je suis désespéré. Je crois que je vais revendre mon matos…

    • Bonjour ! Il faut toujours une exception pour confirmer la règle ;-)

      Les photos de monsieur Gaudencio sont excellentes en effet ! Et c’est surtout grâce à son oeil, son sens de la composition, son expérience de longues années de prises de vue, et pas mal aussi de sa maitrise du post traitement, etc…

      Les gadgets du genre « pause longue » et tous les accessoires du monde, n’y sont pour pas grand chose !

      Ce que je voulais dire : c’est que beaucoup de gens s’imaginent que c’est parce qu’il vont appliquer telle ou telle « recette » qu’ils vont réussir… Je leur réponds, oubliez les recettes et les gadgets ! Réalisez plus de photos plus souvent, travaillez plus et triez plus.

      Lorsque l’on pense au temps perdu par tellement de photographes autour du monde, pour réaliser ces images d’eau en pause longue : qui sont toujours les même et toujours ennuyeuses, cela est un sacré gâchis ;-) Mais bon, chacun fait bien comme il veut…

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