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Test terrain du Ricoh GR III à Paris

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Ce test terrain aurait du se dérouler en Birmanie durant trois semaines en février mars. Malheureusement, ce voyage a été annulé à la dernière minute, suite à un léger problème international de virus, dont vous avez entendu parler…

Me voici donc dans les rues de Paris (avant le confinement), pour tester le Ricoh GR III (lien vers la page du produit en Français). Et après tout c’est bien aussi… Car cet appareil est typiquement celui que les passionnés de Street Photo aiment prendre tous les jours dans leur sac « de ville »… Y compris lorsqu’ils vont au travailler, ou lorsqu’ils sortent faire une petite ballade « sans but » : les mains dans les poches.

 

On hésite pas à emporter un minuscule appareil qui « rentre dans une poche de veste »… Du coup, « le meilleur appareil phot o » c’est celui que l’on a toujours avec soi… Et j’ai pu maintes fois pu le vérifier : les photos vraiment originales et intéressantes : ce sont typiquement celle que l’on avait pas « imaginé », pas « anticipé »… On voit une belle lumière, on assiste à une scène étonnante et hop : on sort l’appareil et l’on prend quelques photos en passant… A condition bien entendu que l’appareil soit « dans votre poche ». Qu’il reste rapide à dégainer, rapide à s’allumer et capable de saisir « l’instant décisif » cher à Henri Cartier-Bresson.

 

 

C’est à ce moment précisément : que beaucoup répondent qu’ils disposent depuis quelques années de l’appareil intégré à leur téléphone, dont la qualité n’est pas si mauvaise… Toutefois, si elle est parfois suffisante, elle n’a absolument rien à voir avec ce que donne (par exemple) : un capteur APS-C de 24 Megapixels, placé derrière un excellent 28 mm f/2.8 stabilisé. Et souvent l’image issue d’un téléphone s’avère finalement un peu décevante : caricaturale, artificielle et bruité dès que la lumière manque… Ne parlons même pas de la « réactivité », de la possibilité de jouer avec la profondeur de champs, des options de bracketing, de la possibilité de shooter en RAW, etc… Autant de caractéristiques « photographiques » qui me permettent d’affirmer (en 2020) que :

 

actuellement et contrairement à ce qu’espèrent faire croire les fabricants de smartphone : lorsqu’il s’agit de faire de la « vraie photo », absolument aucun smartphone n’est en mesure d’arriver à la cheville d’un authentique appareil photo, notamment s’il est équipé d’un capteur APS-C…

 

Fermons donc ce débat, avant de commencer cet article. Le Ricoh GR III est typiquement l’appareil du « citadin photographe passionné » ; ou du « photographe citadin convaincu » si vous préférez… Toujours prêt à noter quelque chose dans son « calepin photographique ». Ce que l’on comprend bien en suivant le « Blog officiel du Ricoh GR » qui est très sympa et une véritable source d’inspiration…

Mais sachez le : si vous êtes « habitué » à utiliser un zoom : commencer à faire (soudain) de la photo avec un 28 mm fixe… Voilà un exercice qui vous semblera très spécial, éventuellement un peu frustrant, mais certainement très formateur. Vous ne prendrez pas du tout le même genre de photos : certains types d’images vous seront difficiles, ou même « interdites »… Il est beaucoup de situation (spécialement en voyage) ou la polyvalence d’un zoom est intéressante (sinon indispensable). En ce sens, je trouve que le Ricoh GR III fait une assez bonne équipe avec mon Canon G5X MkII (relire le Test terrain en Sulawesi ici). Le premier serait un appareil de « ville »… Et le second un appareil « de voyage » ! Je vois une subtile nuance entre les deux…

 

 

 


L’héritier d’une longue et originale tradition : ce Modèle Ricoh GR III est l’héritier d’une histoire déjà légendaire (à lire ici en Anglais) débutée en 1996 avec le GR1, avant l’époque numérique. Voici 23 années d’évolution, en 12 modèles… Une constante n’a jamais changée : la poignée assez large (qui sur le modèles 2019 est redevenue quasi identique au modèle de 1996). Malheureusement avec le numérique, c’est le viseur optique qui a disparu de la série GR.

Ce que l’on peut regretter en 2019, alors que Sony ou Canon parviennent à intégrer de minuscules viseurs « escamotables » dans leurs compacts des séries RX100 ou GX5 MkII (relire : Test terrain du Canon G5X MkII en Sulawesi). Personnellement c’est un petit reproche que je ferai à Ricoh : je serai prêt à sacrifier un tout petit peu de la compacité (exceptionnelle) du Ricoh GR III, pour profiter en échange d’un minuscule viseur électronique. Même si ce n’est pour l’utiliser que 30% du temps (il est vrai que je n’ai pas utilisé beaucoup plus souvent que cela, le viseur du G5X MkII).

Et je connais pas mal de photographes… qui n’utilisent jamais le viseur électronique de leur compact ! C’est une question très personnelle, c’est vrai. Rêvons 5 minutes d’un monde parfait : ou Ricoh pourrait proposer ce modèle GR III : en deux « saveurs » : un premier modèle « avec viseur »… Et l’autre « sans viseur ». On pourrait même imaginer deux déclinaisons de l’appareil : un premier avec objectif de 28 mm… Et le second équipé d’un 40 mm ! Ce serait un rêve… Une idée évoquée à cette époque (qui semble lointaine déjà) ou Nikon nous a fait miroiter l’arrivée de deux compacts experts, qui n’ont finalement jamais étés commercialisés : Nikon DL en grand angle et standard, les 2 font la paire.

 

 

 

 


Améliorez la colorimétrie de vos fichiers RAW Canon, Nikon, Fuji, etc… dans Lightroom Classic (sur Mac et PC), dans Lightroom (Cloud) et dans Adobe Camera Raw (Photoshop) grâce aux Profils que j’ai développé afin de remplacer « Adobe Couleur ». Découvrez mes profiles Lightroom à Télécharger !

 

 

 

 

 


Un appareil APS-C vraiment minuscule, mais sans écran orientable, ni flash… Oui, à ma connaissance, le Ricoh GR III est bien l’appareil à capteur APS-C le plus minuscule du marché… Il ne pèse que 257 gr. et ne mesure que 109 x 62 x 33 mm. Et c’est un réel exploit. Il est même légèrement plus compact que son prédécesseur le GR II qui était déjà très compact. La prise en main en est facilitée… Il est vraiment très agréable de se balader en tenant à la main : cette « minuscule extension de votre corps »… Quand à son poids dans le sac : il est totalement négligeable (y compris avec deux batteries supplémentaires), on peut donc l’emporter tout le temps avec sois… C’est ce qui plait aux « street photographers » et ce qui a contribué à faire sa légende.

 

Malheureusement cela se paye assez cher : au delà du prix (qui n’est pas léger) le plus gênant est qu’il est dépourvu d’écran orientable (nous y reviendrons). Une difficulté pour « viser » qui s’ajoute à l’absence de viseur… Personnellement à l’usage : j’ai trouvé l’absence de viseur sur le GR III, moins gênante que cette absence d’écran orientable, qui m’a souvent handicapé. D’autant que je ne trouve pas la lisibilité de cet écran exceptionnelle.

Ajoutons un troisième reproche qui est une « nouveauté » : il n’y a désormais plus de flash intégré sur le GR III, ce qui a contribué à le rendre un peu plus compact que son prédécesseur… Un peu dommage, dans le cadre d’un « bloc-note » polyvalent. Si vous jugez le flash indispensable sachez que son prédécesseur le Ricoh GR II qui disposait de ce précieux petit flash : est encore en vente pour 549 €. Et à ce tarif très intéressant : c’est une excellente affaire.

Au niveau du design signalons un « bon point » : l’opercule de protection automatique vous permettra de vous passer de tout « bouchon d’objectif »… Excellent : ce n’est pas un « détail ». Personnellement je ne veux plus utiliser de compacts m’obligeant à placer un bouchon d’objectif avant de la ranger dans le sac : trop contraignant.

On remarquera aussi qu’il existe un minuscule trou en bas de la poignée, ou faire passer l’attache d’une dragonne de poignet : c’est très bien placé ici je trouve… Mais aussi : deux zones d’attaches similaires : placées aux deux « coins supérieurs » du boitier (comme un reflex), ce qui permet d’y faire passer les accroches d’une sangle de cou… Très légère, autant que possible. On pourrait aussi les accrocher de façon originale : du même côté (côté poignée) : en haut et en bas de la poignée. Dans ce cas, l’appareil pendrait sur la poitrine, verticalement : pourquoi pas… A condition de trouver une sangle vraiment très fine et très légère bien entendu car il serait criminel de « ruiner » la compacité extrême du GR III à cause d’une sangle. Attention : j’ai remarqué que ces trous sont trop petits pour y faire passer (facilement) les accroches rapides « Peak Design » (ou alors il faudrait un petit bricolage discret).

Avec l’opercule de protection fermée…

 

 

Ah oui : n’oublions pas de signaler un petit détail… Ne soyez pas étonné : quand l’appareil est éteint, quelque chose « bouge » et fait un peu de bruit à l’intérieur lorsque l’on secoue l’appareil. C’est normal : pas d’inquiétude… Probablement le capteur stabilisé qui est hors tension.

Autre « curiosité » : ce GR III possède un espace interne de stockage de 2Go. Une chose que l’on ne voit plus jamais, alors que ça se faisait parfois au début des années 2000… Cela « raconte » quelque chose des origines très anciennes de la dynastie GR. Mais évidement, cela ne sert pas à grand chose à l’époque des cartes de 128 ou de 256 Go ! La seule raison valable pour justifier cet espace de stockage interne : est peut-être, de permettre aux clients d’essayer l’appareil dans les boutiques ?

 

 


Un viseur optique optionnel… n’a pas été oublié. J’avais possédé (il y a déjà assez longtemps) un viseur Ricoh GV-2 optionnel de 28 mm… que j’utilisais sur mes Canon G12 et S90 ! Je l’avais testé sur le Canon G10 en 2009 au Costa Rica (ça ne nous rajeuni pas et on voit le chemin parcouru par les compacts depuis). J’avais revendu ce petit viseur il y a longtemps… Dommage car il aurait été parfait sur la griffe porte flash du Ricoh GR III pour la street photo. Vous le trouverez encore ici pour 199 €.

 

L’utilisation d’un viseur optique n’est plus vraiment à la mode, pourtant avec un objectif fixe comme celui du GR III : il garde tout son sens et je vous le recommande si vous êtes un « acharné » de la street photo. Ou si vous êtes un habitué du reflex…  A noter que l’on est bien plus stable lorsque l’on cale le viseur de l’appareil contre son arcade sourcilière : on peut descendre sa vitesse encore plus bas.

Il existe aussi un viseur plus large (et plus encombrant) correspondant à un 21 mm : le Ricoh GV-1 ci-dessous (pour 169 €)… Je me souviens qu’il est bien plus lumineux et bien plus confortable. Et si vous utilisez le complément optique 21 mm : alors il est recommandé. Mais également si vous travaillez au 28 mm (sans complément optique) : car un petit « cadre » permet de visualiser le 28 mm (et vous voyez au delà à l’extérieur)… Ce qui est très pratique : essayez et vous « verrez ».

Le prédécesseur GR II avec le viseur GV-1

 

 


Construction magnifique : un bel objet, à un détail près ! Globalement la finition est très bonne et l’on tombe vite amoureux de ce bel objet… L’appareil semble assez solide : sans le faire exprès, je l’ai fait tomber de mon sac à dos sur le goudron (ce qui ne m’arrive quasiment jamais) : aucuns dommages à signaler… Soit il est solide : soit il a de la chance ! Toutefois, on découvre aussi que Le GR II n’est pas « 100% parfait »…

Par exemple l’avant de l’objectif est cerclé d’une bague amovible, qui protège les contacts et le pas de vis… Et cette bague (qui se visse d’un quart de tour) : a beaucoup de mal à « tenir en place ». Sur mon exemplaire de test : elle avait tendance à se désolidariser très souvent de l’objectif, une fois l’appareil glissé dans le sac à dos. C’est un problème qui a été également relevé par d’autres utilisateurs semble-t-il… Du coup j’ai préféré la laisser à la maison pour ne pas la perdre ou l’abimer. Et l’appareil est un peu moins « lisse » et moins joli du coup.

 

Le pas de vis (protégé par la bague ou non protégé, après avoir égaré la bague), sert à accueillir le Convertisseur GW-4 21 mm (241 €) qui transforme le 28 mm d’origine : en un très intéressant et très large : 21 mm (en équivalent Full Frame). Rare sur un Appareil compact de cette taille. Attention : un Adaptateur GA-1 (39 €) est également requis : à visser entre l’objectif et le convertisseur GW-4…

A noter que ce « tube » GA-1 utilisé seul, peut aussi accueillir tout filtre de 49 mm… Notamment l’indispensable Filtre polarisant dont je ne me passe pas facilement en voyage. Ou même un simple filtre de protection neutre. C’est « bien foutu ». Pour info, sans vous équiper du « tube GA-1 », vous pouvez aussi adapter ce filtre JJC Filtre UV protecteur pour Ricoh GR III. Il est intéressant, car livré avec un bouchon qui vous permettra de glisser sans crainte votre GR III au fond d’un sac (pas forcément propre). Le filtre se colle simplement sur la partie avant de l’objectif.

 

 

 


Son premier point fort bien connu : un excellent 28 mm f/2.8 : Il s’agit d’une nouvelle version du 28 mm f/2.8. Je ne peux comparer avec l’ancien (ne l’ayant jamais utilisé) : mais je n’ai aucun reproche à lui faire… J’ai trouvé la qualité des images vraiment bonne dans tous les domaines : piqué, résistance au « flare », géométrie, vignetage… La distance minimale de mise au point est de 10 cm en prise de vue normale. Ce qui permettra de faire des effets de « faible profondeur de champs »… Et elle descend à 6 cm seulement grâce au Mode Macro. Voilà ce qu’en dit Ricoh :

« Le Ricoh GR III est équipé d’un nouvel objectif GR, dont les performances optiques éblouissantes surpassent tous les précédents modèles. La formule optique de six éléments en quatre groupes permet d’offrir des images précises du centre jusqu’aux bords avec un rendu piqué. L’objectif est fin et compact, permettant au boîtier d’intégrer une stabilisation d’image mécanique. » Les photos parlent d’elles-même, bien que je n’ai pas pu en réaliser autant qu’espéré vu les circonstances actuelles :

 

 


Son « nouveau » point fort, la stabilisation : le Ricoh GR II était dépourvu de toute stabilisation, ce qui ne l’empêchait pas d’être un excellent appareil de « street photo ». L’arrivée de la stabilisation est donc une nouveauté sur le GR III, qui lui apporte un peu plus de polyvalence… Et en pratique, gagner jusqu’à 4 IL sur la vitesse d’obturation, ce n’est pas un détail… Cette nouvelle stabilisation, permet de déclencher jusqu’à environ 1/4 de sec (même si cela dépendra surtout de vous)…

A noter que vous pourrez descendre encore plus bas cette « vitesse limite » : en bloquant votre respiration et en appuyant fermement votre arcade sourcilière le viseur optique amovible Ricoh GV-2 (199€) ou le Ricoh GV-1 (169 €). Une pratique que les utilisateurs de reflex connaissent bien…

 

 

 


Malheureusement, son « écran fixe » reste un vrai point faible : très honnêtement je n’y voit pas grand chose sur cet écran, au moment de cadrer… Surtout lorsque l’on s’est habitué (comme moi) à profiter des excellents écrans orientables Canon depuis des années (Test du Canon G5X MkII et Test du Canon G1X MkIII et Prise en main du Canon G7X)… Ces écran orientables ont aussi un rôle dans la prise en main : je glisse mon pouce sous l’écran ce qui stabilise énormément la prise en main.

C’est donc toute ma façon de faire des photos, qui a été modifiées en l’absence d’écran orientable : le type de cadrages que je réalise, la hauteur à la quelle je tiens l’appareil. Et même la « discrétion relative » qu’autorise un écran orientable… Je m’en rend compte désormais… Et lorsque j’en suis privé : je me sens handicapé.

Toutefois à l’étude des résultats dans Lightroom : les images sont belles… Si les cadrages sont parfois « un peu approximatifs », paradoxalement cela contribue à faire « apparaitre » des photos différentes. Paradoxalement, il faut apprendre à faire confiance à l’appareil, ne pas chercher à tout contrôler et miser un peu sur le hasard… Dites-vous que « moins contrôler » vos cadrage : est peut-être « une chance » de changer un peu vos point de vue ! Laissez une chance au hasard…

 

 


Ergonomie : pensez à utiliser le Mode « SNAP » en street photo :  globalement le Ricoh GR III n’est pas un « summum d’ergonomie » : c’est un outil pointu, pas si facile à maitriser… Toutefois, il y a quelques très bonnes idées j’ai par exemple bien apprécié la touche Fn : qu’il est possible de personnaliser avec pas mal d’options.

J’ai notamment attribué à la « Touche Fn », cette fonction « Distance de Mise au point mémorisée SNAP » qui permet de forcer instantanément la distance de mise au point : à une distance que vous avez « Préalablement décidé ». Pour la paramétrer allez dans le Menu SNAP (Quatrième Menu du Premier Groupe : « Réglages d’images Fixe ») et choisissez par exemple 1,5 m.

Ainsi lorsque vous appuyez sur Fn : l’AF est « coupé » et la mise au point bloquée à la distance choisie (par exemple 1,5 m). Cette méthode de travail est fantastique en Street photo : par exemple, vous vous baladez et utilisant normalement l’autofocus… Soudain surgit un « sujet », par exemple une personne qui marche vers vous. Placez-vous sur sa trajectoire, appuyez sur le touche Fn pour bloquer la mise au point à la distance souhaitée et déclenchez une rafale rapide : au moment ou la personne passe à la bonne distance (par exemple 1,5 m que vous aviez préalablement réglé)…

Attention : si vous éteignez l’appareil : j’ai remarqué que cette fonction SNAP reste enclenchée… Donc quelqu’un qui ne le sait pas, sera très surpris de ne pas parvenir à faire le point ! Mais il suffira juste d’appuyer à nouveau sur Fn, pour désactiver le « Mode SNAP »

 

 

 


Ergonomie : pensez aux touches personnalisables :  pour le reste, l’ergonomie du Ricoh GR III n’a rien d’impressionnante… Il m’est arrivé d’activer par erreur le Mode Macro et ne pas m’en rendre compte (car les affichage à l’écran assez sont peu lisibles). Autre exemple d’un certain « manque de raffinement ergonomique » : j’ai cherché longtemps le Menu servant à personnaliser toutes les touches… Et bien : ce Menu est caché sous la dénomination trompeuse « Réglages Touches Fn » : moi qui croyais que cela ne concernait que la Touche Fn… Ce menu aurait du être appelé « Réglages Touches Personnalisables » (au pluriel, ou un truc comme ça) !

Heureusement, on y trouve des trucs vraiment très intéressant : par exemple il est possible d’attribuer à la touche WIFI (celle qui ne sert à rien sur le côté gauche du boitier) : la fonction de « Testeur de Profondeur de champs » grâce à un appui long (par exemple). J’ai trouvé ça bien… Et on peut attribuer à la même touche via un appui court : l’activation / désactivation rapide du Mode AF suivi (parmi d’autres options). C’est très sophistiqué, mais pour celui qui sait s’en servir (et s’en rappeler) : quelle efficacité…

Par exemple je règle mon Mode AF sur tous les collimateurs AF actifs en situation normale (ballade). Une pression rapide sur ce bouton et hop me voilà en AF suivi sur la base d’un collimateur ponctuel (portrait AF sur l’oeil). Dès que je veux revenir au Mode Standard : une seconde pression sur le même bouton et me revoilà sur « Tous les collimateurs ». Redoutable de rapidité, à condition que l’on se rappel avoir effectué cette personnalisation pointue …

 

 


Efficace : la correction manuelle d’Exposition :  je trouve la Molette avant bien trop timide : pas assez grosse ni proéminente. Dommage car elle est bien placée, mais pas si facile à tourner de l’index. Par contre, c’est beaucoup mieux concernant la petite « molette poussoir » arrière : qui permet de corriger l’exposition « vraiment très vite », sans nécessiter de tenir l’appareil de la main gauche. Mais là encore l’affichage à l’écran de la Correction d’exposition active, est assez peu lisible.

Mais reconnaissons toutefois à ce Ricoh, que la correction d’Exposition est plus rapide (grâce à ce poussoir) que la molette « un peu ferme » du Canon G5X MkII… Qu’il faut tourner du pouce (et qui nécessite plus ou moins obligatoirement de tenir aussi l’appareil de la main gauche. Si seulement elle avait été plus haute on aurait plus faire tout d’une seule main)…

On a vu des appareils beaucoup plus « glissants » comme le Sony RX100. La prise en main de ce GR III n’est pas trop mauvaise, mais Ricoh aurait pu creuser un peu plus le grip avant et l’arrête arrière pour mieux bloquer le pouce et assurer une prise en main plus sécurisée. Ne surtout pas oublier d’enfiler sa petite dragonne de poignet !

 

 


Les Menus  : lorsque l’on est habitué aux Menus Canon, on devient exigeant… Là encore : les Menus de ce Ricoh GR III sont assez quelconques : on rêverait qu’ils soient totalement recomposés. Aucun Codes couleur pour se repérer : ce sont des simples listes qui défilent et le bas de la liste reste caché en bas de l’écran, (façon 2002, ou 2003)… Pas de « bulles d’aides » non plus. Il y en aurait besoin, par exemple que veut donc dire : « Instantané par pression » ? Il faudra ouvrir le Manuel.

Mais bien entendu : on s’y retrouvera avec le temps évidement. Vu qu’il ne s’agit pas d’un appareil pour débutants, les photographes confirmés ne seront pas trop déstabilisés. Sauf évidement si ils abandonnent leur Ricoh GR III, inutilisé quelques mois… C’est dans ce genre de cas que l’on apprécie les Menus Canon.

Je découvre qu’il n’existe pas de Menus personnalisés sur le GR III, quel dommage… Il serait si pratique d’y ajouter les Menus les plus utiles. D’autant plus utile lorsque le système de Menu est peu convainquant.

 


Les indispensables personnalisations avancées des Modes User : une bonne personnalisation de votre Ricoh GR III permettra d’atténuer les petites faiblesses du côté de l’ergonomie… Après tout cet appareil est destiné à des « passionnés » et des « experts » qui accepteront de consacrer un peu de temps à cela. Passons aux trois « Modes Users » accessibles depuis la Molette des Modes : U1, U2 et U3. Vous pouvez vous mémoriser par exemple :

U1 – Pour la belle photo en prenant son temps à grande Ouverture et ISO Auto (plage ISO basse). Mettez-vous préalablement en Priorité Ouverture à f/3.5. Pas de correction d’expo. Et personnalisez le reste aussi : la rafale en vue par vue, la Balance des Blancs en Lumière du jour, la sensibilité ISO en Auto (limite supérieure à 400 ISO et vitesse obturation mini à 1/10 sec), l’Autofocus sur « AF Suivi », détection des visage Activée… Et dès que vous aurez tout réglé au poil : mémorisez cela en U1.

U2 – Pour la photo d’action en Priorité Vitesse à ISO Auto (plage ISO médiane). Mettez-vous préalablement en Priorité Vitesse au 1/400 sec et par exemple en ISO Auto (limite supérieure à 800 ISO et vitesse obturation mini à 1/40 em)… Personnalisez tout le reste aussi (par exemple la rafale en Mode Rapide, je vous laisse imaginer les autres réglages)… Lorsque vous aurez tout réglé au poil : mémorisez tout cela en Position U2.

U3 – Pour la Street photo de près, à haute vitesse avec bracketing et ISO Auto (plage ISO basse). Mettez-vous préalablement en Mode Priorité Ouverture (f/8 par exemple), en ISO Auto (limite supérieure à 4000 ISO et vitesse obturation mini à 1/100 em). Et personnalisez tout le reste aussi : par exemple le bracketing en rafale sur 3 vues séparées de 1/3 de IL. L’AF en Zone Auto, la détection des visage activée… La distance de Mise au Point SNAP pré-réglée à 1,5 m. La Balance des Blancs sur Auto. Avec un petit décalage d’Expo de -1/3 de IL afin d’anticiper les contre-jours. Et lorsque vous aurez tout réglé au poil : mémorisez cela en U3.

Je précise que dans les trois Mode, j’ai prédéterminé une sensibilité ISO Auto, mais vous pourrez à tout moment revenir à un ISO fixe Manuellement, si cela est intéressant… Avec ces Modes U1, U2 et U3 : vous voilà en possession de trois mode directement utilisables en fonction des circonstances. Le tout est de bien mémoriser ce pour quoi chaque Mode est idéal. Tentons de résumer ça dans un tableau : sans quoi impossible de s’y retrouver… Imprimez-le et conservez le dans la poche : ainsi, vous ne serez pas pris au dépourvu au moment de déclencher !

 

  Position U1 Position U2 Position U3
Nom donné Belle image Polyvalence Street extrème
But recherché Belle photo à grande ouverture et faible profondeur de champs pour du portrait, ou du paysage. En conservant la meilleure qualité d’image, à bas ISO et basse vitesse. Photo rapide à ISO Medium, Street photo à haute vitesse et profondeur de champs intermédiaire. Street photo de près, sans viser à bout de bras, sans craindre le flou de bouger. Avec grande profondeur de champs.
Mode choisi Priorité Ouverture f/2.8 Priorité Vitesse 1/600 sec Priorité Ouverture f/8
ISO Fixe : 100 ISO ISO AUTO ISO AUTO
ISO Auto Maxi 1600 ISO Max 1000 ISO Max 4000 ISO Max
ISO Auto Vitesse Mini 1/10 sec mini 1/100 sec mini 1/500 sec mini
Balance de Blancs Lumière du jour Lumière du jour Auto
Correction d’Exposition Non Non Oui : – 1/3 IL
Braketing Non Non Oui : 1/3 IL
Mode AF      
Recon. des visages Oui Oui Non
Distance Snap Shot 2,0 m 1,5 m 1,0 m
Mode de déclenchement Vue par vue Rafale Haute Vitesse Rafale Haute Vitesse

 

 

 


L’Autofocus avec reconnaissance des visages : il fait le job assez correctement, mais on a vu mieux récemment… Et il lui arrive parfois de s’égarer un peu. L’AF hybride du Ricoh GR III combine Détection de visages et Détection de Contraste, comme l’explique le constructeur : « L’AF à corrélation de phase au plan focal offre une mise au point rapide et l’AF à détection de contraste assure une excellente précision. Le meilleur des deux mondes fusionne dans cet AF hybride. Le problème courant du « pompage » en AF à détection de contraste est notablement réduit sur ce modèle : le système hybride offre un autofocus plus rapide et plus précis. »

L’écran tactile permet de pointer la zone AF du pouce : c’est du classique mais pratique… Si l’écran était orientable : ce le serait encore davantage.

On notera l’absence de Molette de mise au point manuelle, alors que sur ce Modèle « Street photo », on aurait pu éventuellement l’envisager… Mais on se consolera avec l’excellent « Mode de Mise au point Mémorisée SNAP » : car c’est encore mieux que de disposer d’une molette…

 

 


La réactivité : elle est assez acceptable, je n’ai pas beaucoup de reproches à lui faire… A la réserve près que je n’ai testé que les Modes garantissant la meilleure réactivité possible : je n’ai pas pu tester absolument 100% des configurations possibles sur le Ricoh GR III. A noter toutefois, j’ai parfois eu (rarement) quelques problèmes de blocages temporaire de l’appareil, après avoir abusé de rafales en mode bracketing… Mais c’était un peu de ma faute…

 

 


Les fichiers RAW dans Lightroom : Le rendu des JPEG ne m’a pas beaucoup impressionné, je ne suis pas « fan » de la colorimétrie native de ce Ricoh, notamment lorsque l’on aime le rendu Canon, ou Fuji… J’ai pourtant lu à plusieurs reprises que beaucoup de gens apprécient les Modes Noir et Blancs proposés… Ainsi que le Mode « Film Positif ». Moi, ça ne m’a pas séduit plus que cela, mais c’est une affaire de goûts…

Mais heureusement les RAW sont là et le GR III s’en sort parfaitement, à condition de savoir les personnaliser un peu dans Lightroom (en lot à l’importation après la création d’un Profile personnalisé ou d’un Paramètre de développement spécifique). Je me suis d’ailleurs mis au point une « petite recette personnelle » dans Lightroom, qui fonctionne vraiment très bien pour les RAW du GR III. On notera le bleu magnifique du ciel sur l’image de gauche, la richesse des tons sur l’image du Centre et les contrastes étonnants sur l’image de droite.

Après une demie journée ou j’ai testé le double enregistrement RAW + JPEG, je me suis contenté du RAW tout seul (comme je le fais habituellement). Le Ricoh GR III shoot toujours au format .dng. Mais ceux-ci passent à 14 bits (lorsque que son prédécesseur le GR II shootait en 12 bits)… Ces 14 bits assurent (en théorie) une meilleure qualité d’image. La plupart des marques sont passées au 14 bit depuis pas mal d’années, c’est donc un progrès à souligner.

 

 


Les caractéristiques vidéo : un gros point faible : le Ricoh GRIII n’est pas réputée pour les fonctions vidéo qui sont relativement simplistes (à côté de ça : un Canon G5X MkII sait désormais filmer en 4K sans crop)… Toutefois Ricoh propose un bouton vidéo / WIFI sur le côté gauche de l’appareil… Si on ne l’utilise pas : on pourra le configurera, pour lui attribuer une autre fonctionnalité, ce que j’ai fait (relire un peu plus haut : à propos des « Touches personnalisables »).

 

 


L’autre petit point faible : l’autonomie : la nouvelle batterie Ricoh DB-110 n’embarque que 1350 mAh, ce qui donne une autonomie voisine de 200 images (en théorie)… Ce qui est un peu moins que le GR II, capable d’atteindre les 320 photos en théorie. Pas si grave, tant que l’on pense à acheter une seconde batterie complémentaire et que l’on pense à la charger… (voir une troisième batterie). La batterie DB-110 coute tout de même 49 € : c’est le problème des « petites séries », c’est cher…

On regrette que le chargeur séparé Ricoh BJ-11 ne soit pas fourni : il faudra l’acheter et il coute 49 €… Heureusement, cet autre chargeur compatible coute quand à lui 24 € seulement et il permet de charger trois batteries DB-110 en même temps. Achat indispensable dès lors que vous achetez 1 ou 2 batteries supplémentaires !

 

 


Face aux autres compacts experts à grands capteurs et objectifs fixes : le marché n’est pas encombré de ce côté là… Inexplicablement pas le moindre Canon, ou Nikon à l’horizon… Le Ricoh reste donc le champion des compacts vraiment « très compacts » : il faut dire qu’il est le seul. Ricoh a fait un beau travail d’analyse des « attentes » d’un type très précis de photographes, très exigeants. Si Fuji avait fait exactement le même travail : ils auraient conçu leur Fuji X100 un peu plus compact. Ricoh démontre que c’était possible…

  Ricoh GR III Ricoh GR II Fujifilm XF10 Fujifilm X100V Fujifilm X100F Leica Q2 Sony RX1R II
Résolution capteur 24 Mpixels 16 Mpixels 24 Mpixels  26.1 Mpixels 24 Mpixels 47 Mpixels 42 Mpixels
Taille de capteur APS-C APS-C APS-C APS-C APS-C Full frame Full-Frame
Objectif (equiv. FF.) 28 mm f/2.8 28 mm f/2.8 28 mm f/2.8 35 mm f/2 35 mm f/2 28 mm f/1.7 35 mm f/2
Viseur Non Non Non Oui hybride Oui hybride Oui Electr. Oui Electr.
Plage ISO 100 à 102.400 100 à 25.600 100 à 12.800 160 à 51.200 200 à 51.200 50 à 50.000 50 à 102.400
Année sortie Sept. 2018 Juil. 2015 Juil. 2019 Févr. 2020 Janv. 2017 Mars 2019 Oct. 2015
Stabilisation Stabil. 4 IL Non Non Non Non Stabilisé Non
Ecran tactile Tactile Non Tactile Tactile Non tactile Tactile Non tactile
Ecran orientable Fixe Fixe Fixe Orientable Fixe Fixe Orientable
Protection intemp. Non Non Non Oui Non Oui Non
Rafale 4 fps 4 fps 8 fps 20 fps 8 fps 20 fps 5 fps
Video 1080 / 60p 1080 / 30p 1080 / 60p 4K / 30p 1080 / 60p 4K / 30p 1080 / 60p
Flash intégré Non Oui Oui Oui Oui Non Non
Griffe Flash Oui Oui Non Oui Oui Oui Oui
Poids 257 gr. 257 gr. 279 gr. 478 gr. 469 gr. 718 gr. 507 gr.
Autonomie (OVF) 200 im. 320 im. 330 im. 420 im. 390 im. 370 im. 220 im.
Autonomie (EVF) 350 (EVF) 270 (EVF)
Prix* 799 € 499 € 479 € 1 499 € 1 199 € 4 899 € 3 299 €

 

*Les prix réels, peuvent changer chaque semaine. Je ne peux le tenir à jour. 

 

 


Différences entre le Ricoh GRIII et son prédécesseur le Ricoh GR II : Les caractéristiques du Ricoh GR II ne déméritent pas et pour 499 € désormais, il constitue une bonne alternative au Ricoh GR III (899 €) si celui-ci vous semble un peu cher.

  • Nouveau capteur 24.2 MP au lieu de 16 MP
  • Nouveau processeur GR Engine 6 (RAW 14 bits au lieu de 12)
  • Nouvelle formule optique de l’objectif de 28 mm f/2.8  (6 éléments en 4 groupes)
  • Stabilisation sur 3 axes (au lieu de aucune stabilisation)
  • Autofocus plus rapide (AF hybride par corrélation de phase et détection du contraste)
  • Démarrage plus rapide (0.8s au lieu de 1s)
  • Ecran tactile (mais moins défini que celui du GR II)
  • Ratio d’écran 3:2 au lieu de 4:3
  • Sensibilité max. plus élevée (102 400 au lieu de 25 600 ISO)
  • Plus compact (109.4 x 61.9 x 33.2 mm vs. 117 x 63 x 34.7 mm)
  • Meilleure qualité vidéo (60 fps vs 30 fps)
  • Ajout du Bluetooth
  • Ajout du connecteur USB-C pour la recharge (optionnelle)
  • Ajout du système anti poussière (par vibration du capteur)
  • Moins d’autonomie (200 photos vs 290 photos)
  • Disparition du flash Pop up sur le GR III

 

 

 

 


Face à d’autres compacts experts à capteurs 1 pouce et zooms : N’oubliez pas de lire également notre test du Canon G1X MkIII (à capteur APS-C également) avec lequel il serait possible d’hésiter ! Lire également notre Test terrain du Canon G5X MkII (même si celui-ci est équipé d’un capteur 1 pouce, la qualité e se images ne rivalise donc pas avec le GR III, notamment au delà de 800 ISO)…

  Canon G5 X Mark II Sony RX100 VII Canon G7X Mark III Panasonic LX100 II
Prix* 889 € 1 249 € 699 € 784 €
Capteur Stacked CMOS Stacked CMOS Stacked CMOS BSI CMOS
Resolution 20.1 Mpixels 20.1 Mpixels 20.1 Mpixels 17 Mpixels
Zoom 24-120 mm 24-200 mm 24-100 mm 24-75 mm
Ouverture f/1.8-2.8 f/2.8-4.5 f/1.8-2.8 f/1.7-2.8
AF Détection de contraste Détection de Phase Détection de contraste Depth from defocus
Viseur OLED OLED N/A LCD
Resolution EVF 2.36 M. de points 2.36 M. de points Sans 2.76 M. de points
Ecran 1.04 M. de points 0,92 M. de points 1.04 M. de points 1.24 M. de points
Orientation’écran 45° vers le bas
180° vers le haut
90° vers le bas
180° vers le haut
45° vers le bas
180° vers le haut
Fixe
Tropicalisation Non Non Non Non
Video 4K UHD 4K UHD 4K UHD 4K UHD
Filtre ND Oui Non Oui Non
Intervalomètre Non Oui Non Oui
Autonomie 230 à 180 photos 240 à 220 photos 235 à 180 photos 340 à 300 photos
Poids (bat. + carte) 340 g 301 g 304 g 392 g

 

*Les prix réels, peuvent changer chaque semaine. Je ne peux le tenir à jour. 

 

 

 


Conclusions : si vous aimez la « polyvalence et la vidéo notamment, passez votre chemin : pas de 4K ici et peu d’options avancées (je ne l’ai même pas testé, de toutes façons le sujet ne m’intéresse pas beaucoup)… Le Ricoh GR III est un outil assez pointu et quelque peu « minimaliste », conçu pour un style de photographie très spécifique. Et il est le meilleur (le seul) dans son domaine.

Autre « bon point » j’apprécie beaucoup ce design excessivement épuré et très discret : personne ne le remarquera, il n’est pas brillant ni « m’a-tu-vu ». Rien dans son design n’a été conçu pour attirer l’attention, (contrairement par exemple à un Fuji XT100 dont le « look exagérément rétro » m’exaspère un peu, même si je salue son écran orientable qui est si utile)…

Je ne suis pas certain de le conseiller aux débutants, à cause de son prix relativement élevé, de son écran peu lisible et non orientable et d’une polyvalence vraiment limitée (pas de zoom). Par contre les « fans de street photographie », ne doivent pas manquer une occasion de l’essayer… Pour décider si cette « perle rare » leur convient, oui ou non !

 

Idéal en ville : le meilleur des compacts vraiment très compacts
  • Construction et Finition - 82%
    82
  • Prise en main et ergonomie - 86%
    86
  • Discrétion, compacité, silence et poids - 95%
    95
  • Visée (par l'écran) - 75%
    75
  • Qualité d'image - 90%
    90
  • Réactivité et vitesse - 92%
    92
  • Fonctionnalités - 87%
    87
  • Pertinence du prix - 85%
    85

L’extrait

Si il n'est pas parfait à 100%, le Ricoh GR III reste totalement unique sur le marché des compacts, typés street photographie. Aucun autre modèle ne lui arrive à la cheville pour ce qui est de la "pocketabilité" (terme signifiant "facilité à glisser dans sa poche")...  Exception faite du Ricoh GR II. Par exemple l'excellent Fuji X100 V qui possède un écran orientable, reste beaucoup plus encombrant (trop encombrant à mon goût) et plus "repérable".

Il restera donc aux amateurs de street photo les plus "orthodoxes" : à s'habituer aux petits défauts de ce Ricoh GR III. Et aussi à son prix encore un peu élevé (d'autant qu'il faut y ajouter au moins 1 ou 2 batteries supplémentaires)... Mais on sait bien, que tout ce qui est rare est cher ! Et si il le faut, attendez un peu que son prix baisse : ce n'est pas le genre d'appareil qui se "démode" facilement...

Il faudra aussi se "forcer un peu" à apprendre à utiliser les trois Modes Users, ainsi que le la "mémorisation de distance de mise au point SNAP", sans oublier le format RAW : des fonctionnalités avancées qui permettront aux experts d'en tirer le meilleur... Et les débutants, s'en sortiront assez facilement avec les fonctionnalités les plus simples qui produisent d'assez bons JPEG par ailleurs... Ajoutons encore que le choix d'un 28 mm plutôt qu'un 35 mm est un choix courageux : un excellent choix à mon avis.

Il reste étonnant, que ce Ricoh GR III soit toujours le seul en 2020, à proposer ce cocktails détonnant :  de compacité, de performances et de fonctions très avancées (même si leur ergonomie est parfois un peu tortueuse). Tant qu'il sera le seul en son genre : il restera le meilleur de sa catégorie... Et il est très bon, (même si je ne peux lui attribuer les 5 étoiles que d'autres utilisateurs aimeraient que je lui attribue).

Le seul à lui faire concurrence : est probablement le Ricoh GR II, que l'on trouve encore à prix raisonnable... C'est aussi une très bonne affaire, meme si ce dernier n'est pas stabilisé : les experts sauront se passer de ce petit avantage.

86.5 %

 

 

  Tout bon… Moins bien…  

 

 

  • Equilibre performances / taille
  • Taille minuscule (pour un APS-C)
  • Stabilisation du capteur 3 axes

 

  • La focal de 28 mm (équivalent) : bon choix
  • La qualité et les performances de l’objectif
  • L’ouverture f/2.8 (équiv. à f/4.5 en FF).

 

  • Un adaptateur 21 mm optionnel (GW-4)
  • La possibilité de 2 viseurs optiques
  • La finition et qualité de construction

 

  • La présence des trois Modes user
  • La fonction SNAP
  • Suffisamment réactif en général

 

  • La qualité de fabrication plutôt bonne
  • Présence du WIFI et Bluetooth

 

 

 

  • Le prix encore assez élevé
  • Ecran non orientable quel dommage
  • Ecran assez peu lisible au soleil

 

  • Pas de Viseur électronique optionnel
  • Les performances AF un peu moyennes
  • Cerclage d’objectif se dévisse facilement

 

  • Rendu en JPEG correct, sans plus
  • Ergonomie : acceptable sans plus
  • Autonomie très décevante

 

  • Pas de chargeur livré avec

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

 

 

 

 


Améliorez la colorimétrie de vos fichiers RAW Canon, Nikon, Fuji, etc… dans Lightroom Classic (sur Mac et PC), dans Lightroom (Cloud) et dans Adobe Camera Raw (Photoshop) grâce aux Profils que j’ai développé afin de remplacer « Adobe Couleur ». Découvrez mes profiles Lightroom à Télécharger !

 

 

 

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

33 commentaires

  1. Tu as tout dit, il est le meilleur dans son domaine pour un style de photo très spécifique.

    On n’aime ou pas.

    Moi j’aime.

  2. J’ai beaucoup aimé vos photos,et la qualité des contrastes, des détails et la beauté des lumières.Je finirai par craquer pour cet appareil avant de payer un impôt supplémentaire coronavirus sans doute plus necessaire.

    • Il y a aussi un petit peu des deux « Preset de développement » pour Lightroom, que j’ai conçu pour les RAW de ce Fuji…
      (ce qui a retardé la publication du test de plusieurs jours).

      Deux paramètres très pointus, qui fonctionnent très bien avec ces RAW…

  3. C’est pour cela que mon plus ancien appareil est le compact coolpix A de Nikon, toujours à portée de main. Il date un peu, mais l’optique est superbe et polyvalente (un 28mm également)
    Et enfin un photographe (JF) qui programme correctement ses users modes (et pas comme certains avec un mode portrait et un mode paysage, dont Ken Rockwell qui galère toujours autant sur ce point avec les Nikon pro ; ça me fait marrer à chaque fois).

      • Il y a plein d’autres points que je partage avec K.R., notamment la suprématie de Canon et Nikon dans la gestion colorimétrique et l’ergonomie la plus aboutie, mais sur le sujet des users modes, il est comme resté bloqué à une programmation d’amateur et quand il n’y a pas cette fonction directe par molette, il est comme un gosse qui n’aime pas son jouet. Pas grave… mais c’est un point que je trouve important car mal programmer ses U peut vraiment pourrir la vie sur le terrain. Sur les boitiers pro Nikon, j’ai 4 réglages en fonction de ma vitesse minimale demandée et autres facteurs, souvent en fonction de l’optique montée dessus ou du type de reportage (2 pour le voyage, rue + 1 auto pour la photo cool ou instantanée + 1 conditions de lumière difficiles).
        ps: comme beaucoup, quand les U sont apparus, j’avais commencé par faire portrait, paysage, action. Je n’ai pas tenu 2 semaines et tout de suite vu que ce n’était pas la bonne méthode. Autre utilité professionnelle : au boulot, on se prête les boitiers, donc on a chacun son réglage enregistré ;-)

  4. « Je découvre qu’il n’existe pas de Menus personnalisés sur le GR III, quel dommage… Il serait si pratique d’y ajouter les Menus les plus utiles. D’autant plus utile lorsque le système de Menu est peu convainquant. »

    Sur le GR original, tu peux avoir un menu qui s’ouvre sur tu appuies sur la touche ADJ (la molette est cliquable). Et ce menu est personnalisable. A tel point que c’est le menu rapide le plus ergonomique que j’ai pu tester, parce qu’on a naturellement son pouce sur une molette, rarement sur une touche d’accès rapide.

    Sinon, super test ! Merci à toi pour t’être sacrifié !

    • Oui, ce dont tu parle, existe aussi sur le GRIII. Et je l’ai assez peu utilisé en fait, car j’ai trouvé ça trop sensible et trop proche du réglage de Correction d’expo. Je me suis méfié d’un risque de Fausse manipulation ( ? )).

      Mais ce n’est pas vraiment un « vrai Menu ». En fait cela correspondrait plutôt au Bouton Q de Canon (Quick menu), en moins bien (je trouve), car pas assez lisible à l’écran…

      Lorsque je regrette l’absence de Menu Personnalisé : c’est dans les Onglets de Menu Classiques.

      Mais bon : on peut faire avec le reste…

  5. Merci pour ce Test terrain et ces belles images. Finalement si tu devais choisir entre ce Ricoh GR III ou un Canon G5X MII voir G1X MIII pour la polyvalence ce serait encore Canon que tu pourrais conseiller ?!
    Amicalement,
    Philgood …

  6. Avant le fuji x100, fuji avait sorti le X70 , qui est de taille comparable au Ricoh GRIII .

    J’ai le X70, acheter à l’époque du GRII. L’avantage du X70, est sont écran orientable et son flash .

    D’après mon LR, je fais 70% de mes images avec le X70 , que j’ai en permanence sur moi !

  7. Une autre option, son vrai concurrent chez Fuji : le XF 10 complètement méconnu ,bien moins cher et excellent appareil.
    Merci pour vos articles, Jean François .

    • D’après ma petite « enquête préliminaire » : ce Fuji XF10 ne lui arriverait pas à la cheville… mais il est moins cher ! Et ce n’est qu’un avis « préliminaire » basé sur quelques test que j’ai pu lire.

      Tant que l’on en l’a pas essayé, ce n’est pas une certitude. Une chose est certaine : on n’entend absolument jamais parler de ce Fuji XF10 : et je me demande pourquoi (un bon appareil faut toujours parler de lui : toujours)… Alors c’est peut-être qu’il n’est pas si terrible (mais ceci est à conformer).

      En tous cas il a déjà un défaut relevé par DPreview : il serait peu réactif et son AF médiocre… ce qui suffit à l’handicaper pour le street photo. Et si le buffer se rempli rapidement : alors c’est rédhibitoire (en street photo). Pas de stabilisation on plus.

      DPreview accord 75% au Fuji et 81% au Ricoh.
      Mais compte tenu de la différence de prix, en effet ça peut se discuter… il faudrait l’essayer !

      https://www.dpreview.com/reviews/fujifilm-xf10-review/6

  8. j’ai fais tellement de photos avec mon GRI.
    je suis parti plusieurs fois en voyages avec uniquement lui, mes photos de familles c’était uniquement lui…
    depuis l’objectif est bloqué et ne sort plus. j’attends de trouver un GRII d’occasion à 200 balles pour y revenir !

    merci pour le test !

  9. Romain Janvier le

    Merci pour ce test très complet. Effectivement le fuji x100v et ses petits frères sont beaucoup moins discrets même si ils sont très bons. Je rêve d’un Ricoh tropicalisé ou semi tropicalisé et surtout avec une vraie autonomie (ou d’un fuji sur le même créneau). Quand on a goûté à celle des Reflex etc franchement c’est pénible notamment en voyage. En tous cas il fait partie des appareils mythiques qui donnent envie de l acheter.

    J’y connais rien mais p**** si j’avais les c**** je me lancerai dans la fabrication made in France d’un tel objet. Produits en petite série, pour les passionnés.

    • Oui, on pourrait imaginer cela…

      Déjà Ricoh, ne doit pas gagner énormément sur un appareil aussi particulier (avec un marché fidèle mais étroit). Alors si il fallait fabriquer cela en France, avec un marché encore plus petit (qui et dans quel pays, ferait confiance aux Français et achèterait un appareil Français ?) : et bien je pense qu’il couterait 3 ou 4 fois plus cher…

      Comme un Leica (mais sans l’image de marque Leica)…

  10. Oui une philosophie à la Leica. C’est sûr qu’après il faudrait jouer sur la com et être sûr d’avoir une fiabilité qualité irréprochable. On a l’exemple de Crosscall ou dans le textile.

  11. Un grand merci JF pour ce test très intéressant et ce moment de détente en ces temps troublés J’hésite depuis longtemps à m’offrir ce GR III Ce qui me faisait hésiter c’est le rendu couleur en jpeg (je cherche en jpeg quelque chose du type Fuji, mais aussi Canon (j’ai testé le rendu d’un G7X II qui me convient bq mieux que le rendu d’un RX100 I)) Curieusement, comme quoi, je trouve également qu’il manque un écran orientable sur ce GR III, davantage qu’un viseur (qui serait évidemment le bienvenu cependant …) Donc tu sembles faire du raw, peut être devrais-je faire de même (du moins en couleur) (même si cela ne m’emballe pas), car tu as trouvé des « réglages » dans LR satisfaisants (pourrais tu en dire un peu plus stp, si tu as un moment ?) … à méditer A+

  12. Effectivement le capteur joue un rôle primordial dans la photo pour cet appareil . Et puis c’est une bonne alternative en attendant le même volume avec un écran orientable.

  13. sebovertherainbow le

    merci pour cet article tres complet : je possede le bijou et progresse de jours en jours en découvrant les atouts de cet appareil . il me faut passer dorénavant en mode Raw et passer du temps au dvlpt sur LR .
    A ce titre, votre « recette personnel » (paramètres prédéfinis) est magnifique. Serait elle « transmissible «  ?
    je sais bien que la meilleure recette est celle sur mesure personnelle .. mais vos photos sont magnifiques en effet.
    Concernant la video : elle ne sert à rien sur cette appareil. vaut mieux une bonne Gopro 8 ou le Sony ZV 1 qui vient de sortir en France (3 juillet 2020) et tres compact aussi .
    deux machines « pro » en poche .
    merci encore
    bonne continuation

  14. J’ai sauté le pas et acheté d occasion le GR3. Aucun regret. J’ai toujours le appareil dans une p’tite banane un peu stylé. Du coup je fais des photos que je ne faisais pas avant par flemme de transporter mon hybride (XT2 et 23 ou 35 mm la plupart du temps). La qualité d’image est excellente avec le fameux noir et blanc saturé qui rend vraiment bien. L ergonomie est très intuitive mais demande de régulièrement recherché ses réglages car aucun mode auto. En street photo sa discrétion est redoutable ainsi que le mode Snap. La focale de 28mm est polyvalente pour pas mal de situations et il est très facile de recadrer sûr le boîtier. L autonomie n’est pas folle mais les batteries sont si petites qu en transporter une ou deux n’est vraiment pas un problème. Je shoote en JPEG + raw et en traitent certains avec Luminar 4 sans soucis. Je dirais que le prix du neuf me paraît un peu cher mais pour 500 600 euros d occaz récente c’est un super appareil qu’on emporté partout tout le temps. Il manque pour moi une tropicalisation et peut être un flash mais je m’en sers pas trop. Voilà mon ressenti. Si vous voulez jeter un coup d’œil à mes photos je vous mets lien vers mon profil Instagram. Les photos sont #ricohgr etc…
    https://www.instagram.com/p/CEv0RnGIK6b/?igshid=1j4f08ja8hvks

    Sportivement !

  15. je viens de casser mon deuxième Ricoh GRII en deux ans. C’est le prix à payer pour l’avoir toujours dans le poche (et sans protection) je suppose.
    Je me demande si le GRIII est plus étanche aux aux poussières, si quelqu’un à l’expérience des deux appareils GRII et GRIII. C’est un defaut du GRII, les poussières sur le capteur, malgré un objectif fixe.

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