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Test terrain du drone DJI Air 2S à la Réunion

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Il y quelques années en 2018, j’avais un peu joué avec un DJI Spark (désormais indisponible), qui a été mon tout premier Drone : acheté à Hong Kong un peu sur un coup de tête, car il était vraiment peu cher… C’était une petite machine très amusante et plutôt facile à vivre. Toutefois, je l’avais revendu un an plus tard, avec très peu d’heures au compteur (il faut bien l’avouer)…

En effet, la durée de vol était très courte (16 minutes), l’appareil photo de seulement 12 Mpixels ne shootait qu’en JPEG (pas de RAW) et ne possédait qu’un capteur de très petite taille. Les photos étaient donc plutôt décevante (du point de vue d’un photographe pro habitué au Full Frame, bien entendu)…

De plus la liaison vidéo avec le drone (en WIFI à cette époque) était un peu instable et « peu rassurante » pour un débutant… Il m’est arrivé de ramener le drone en pilotage visuel : en me passant de la vidéo, un détail qui limitait beaucoup son utilisation. Ajoutez à cela que la mise en connexion WIFI entre le smartphone et la télécommande était fastidieuse avant chaque décollage. Trop de contraintes, pas assez de sécurité, pas assez de fun, pour un modèle un peu trop « léger » au final…

 

 

 

Mais cinq ans plus tard tout à beaucoup changé : je viens de m’offrir un drone DJI Air 2S (lien vers le site DJI en Français) et là c’est vraiment autre chose… Je vous propose dans ce test le ressenti d’un « apprenti pilote » qui est d’abord un photographe, avant d’être un expert du drone (j’en suis encore loin). Ce qui intéressera je suppose, d’autres photographes ayant envie de prendre un peu de hauteur sans trop se prendre la tête…

Cette fois-ci avec ce nouveau DJI Air 2S (qui a perdu le terme « Mavic » dans son nom officiel), il me semble que les drones « experts » sont parvenus à un excellent niveau de maturité (fiche technique sur le site DJI ici). Et qu’avec ce nouveau venu, vous pouvez enfin vous lancer : si vous en rêviez depuis longtemps, n’attendez plus…

 

 

 

DJI Air 2S : le drone quasi parfait du photographe
  • Construction et Finition - 86%
    86
  • Prise en main et ergonomie - 92%
    92
  • Discrétion, compacité, silence et poids - 84%
    84
  • Qualité optique générale - 80%
    80
  • Piqué de l'image - 78%
    78
  • Réactivité et vitesse de l'Autofocus - 84%
    84
  • Fonctionnalités et polyvalence - 92%
    92
  • Gamme de la marque (autres produits dans la gamme) - 86%
    86
  • Pertinence du prix (Combo Fly More) - 84%
    84

Drone DJI AIR 2 S : ce qui m'a séduit...

  
Voilà un drone très polyvalent et très léger qui n'est pas si cher, vu ses performances. Grâce à une qualité d'image vraiment excellente en vidéo (5,4 K avec D-Log 10 bit) et plutôt correcte en photo (étant équipé d'un capteur 1 pouce et produisant des RAW de 20 Mpixels), il pourrait devenir un complément "incontournable" dans le sac des photographes polyvalents, des blogueurs et autres "influenceurs multimédia"...

Sa prise en main reste plutôt facile et à la portée de beaucoup de photographes un peu débrouillards. Car la sécurité a été encore améliorée par rapport aux modèles précédents, ce qui en fait le premier drone amateur "convainquant"... Même si tout n'est pas encore parfait : notamment l'absence de capteur de proximité sur les côtés.

Et surtout, on regrettera l'ouverture restant désespérément fixe à f/2.8... Ce qui oblige pour la partie Vidéo, à jongler avec les filtres ND. Qui sont heureusement fournis dans le pack "Fly More Combo". Par ailleurs son grand angle de 22 mm pourra éventuellement paraitre un peu excessif à certains. Ou alors en ravira d'autres...

Au final, j'ai beaucoup apprécié ce petit drone DJI AIR 2S et je vous le recommande chaudement : c'est le choix le plus évident du moment. Du moins en attendant un éventuel Mavic 3 Pro (peut-être fin 2021), qui de toutes façons sera plus coûteux et ne s'adressera pas à tous les publics...

85.1 %

 

 


Quelle drone DJI choisir : le DJI AIR 2S ou le DJI Mavic 2 PRO

En préambule, signalons qu’il existe un fabricant de drones Français : Parrot (lien vers leur site) qui est réputé et qui fourni même l’US Army (qui ne risque pas de choisir des drones Chinois). Et que le Parrot Anafi n’est pas cher : ici à 699 €. Mais ayant débuté mon initiation au pilotage sur un DJI Spark et ayant acquis quelques habitudes avec cette marque : je choisi cette fois de rester chez DJI.

Toute première question. On peut hésiter entre : ce DJI AIR 2S à 952 €, doté de la nouvelle technologie OcuSync 3.0 et qui se pilote via l’application DJI Fly… Et le DJI Mavic 2 PRO à 1.389 € qui est doté de OcuSync 2.0 (déjà très performantes), qui est un peu plus « pro » par ailleurs. Et qui se pilote via l’autre application de la marque : DJI Go qui est plus élaborée que DJI Fly (lire un peu plus bas)…

 

 

Le Piton de la Fournaise : au drone en 5.4K sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=rOfbJBePgZE

 

 

 

Si vous n’êtes pas un professionnel : alors préférez sans trop hésiter le DJI AIR 2S, qui rendra votre pilotage encore plus sécurisé et qui fait sérieusement concurrence au Mavic 2 Pro. Mais on peut supposer que ce Mavic 2 Pro sera mis à jour assez rapidement avec OcuSync 3.0. Et que son successeur (le Mavic 3 Pro ?) redeviendra alors, le choix « naturel » des pilotes professionnels (car il lui reste tout de même quelques arguments à faire valoir)…

Pour ce qui me concerne, j’ai évité d’acheter le « drone seul » (ici le DJI AIR 2S à 952 €) : car il n’est vendu qu’avec une seule batterie dans la boîte… Et qu’il est extrêmement frustrant de devoir s’arrêter, après seulement 25 à 31 minutes de vol (selon le vent et votre façon de piloter)…

J’ai donc opté directement pour le pack « DJI AIR 2S Fly More Combo » à 1.299 € que je vous recommande, car il comprend deux batteries supplémentaires. Vous disposez donc de trois batteries en tout, ce qui garanti un minimum de 1h15 min en vol. Plus quelques petits accessoires en plus : notamment quatre filtres ND qui seront quasiment obligatoires en vidéo. Ainsi qu’un Rack permettant de recharger les trois batteries ensembles.

Etant un peu prudent (exagérément) : j’ai encore commandé deux Batterie de Vol intelligente DJI à 109 € supplémentaires, afin de pouvoir « voler sans compter »… Ainsi, avec cinq batteries en tout : je suis franchement « très tranquille »… Je peux notamment rapatrier mon drone (s’il est un peu loin) en conservant 5 bonnes minutes de « marge sécurité » : ce qui n’est pas une mauvaise idée en pratique. Notamment en montagne, lorsque l’on est encore débutant… La plupart des drones perdus, le sont à cause de moments de panique, lorsque l’on se trouve trop loin à cours de batterie (j’ai connu je dois avouer).

 

 

 

Avant tout achat, relire ici nos Tests terrain ! Je vous conseille notamment  :

• En 2021 : rester en reflex ou passer en hybride Full Frame ?

• 10 bonnes raisons de passer aux Canon EOS R6 et R5 en 2021

• Test terrain : Canon EOS R6

• Test terrain : Canon EOS R et du RF 35 mm f/1.8 IS STM

• Test terrain : Canon RF 24-105 mm f/4-7.1 IS STM

• Test terrain : Canon RF 600 mm f/11 IS STM

• Test terrain : Canon RF 70-200 mm f/4 L IS USM

• Test terrain : Canon RF 70-200 mm f/2.8 L IS USM

• Test terrain : Canon RF 85 mm f/1.2 L IS USM DS

• Test terrain : Samyang 14mm f/2.8 AF Monture Canon RF

• Test terrain : Canon G5X MkII en Sulawesi

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Une fiche technique impressionnante

Je ne passerai pas en revue ici toutes les caractéristiques techniques, vous les trouverez ici : mon but est de m’en tenir à l’essentiel, notamment si vous envisagez l’achat d’un premier drone… Mais voici déjà ce qu’il faut retenir de ce nouveau modèle DJI AIR 2S  :

 

  • Capteur : 1 pouce
  • Résolution photo : de 20 Mpixels ( 5.472 x 3.648 pixels )
  • Format photo  : en JPEG et en RAW (au format DNG)
  • Des vidéos on peut extraire grâce à Lightroom : des JPEG de 16,8 Mpix ( 5.472 x 3.078 pixels )
  • Vidéo 5.4K        5.472 x 3.078   @ 24/25/30 fps
  • Vidéo 4K            3840 × 2160    @ 24/25/30/48/50/60 fps Ultra HD (pratique pour les ralentis)
  • Vidéo 2.7K        2688 x 1512   @ 24/25/30/48/50/60 fps
  • Vidéo Full HD 1920 × 1080   @ 24/25/30/48/50/60/120 fps
  • MP4/MOV (H.264/MPEG-4 AVC, H.265/HEVC)
  • Disponibilité des Mode D-Log en 10 bit et HLG (le mode HDR) en 10bit
  • Objectif grand angle plus large : équivalent Full Frame d’un 22 mm.
  • Ouverture : malheureusement fixe à f/2.8 (utilisation obligatoire de filtres ND en vidéo)
  • DJI annonce : 31 minutes de vol (en réalité plutôt 23 à 25 mm, selon le vent et votre pilotage)
  • Les batteries et la Radiocommande : identiques et compatibles avec le DJI Mavic Air 2
  • Il se pilote à l’aide de l’application DJI Fly (et pas avec DJI Go)
  • Technologie de pilotage ActiveTrack 3.0 (suivi de sujet)
  • Technologie de liaison OcuSync 3 (qui étend la portée à 12 km)
  • Capteurs anti collision sur 4 directions : haut, bas, avant et arrière (mais pas sur les côtés).

 

En parlant de « portée », il est bien entendu « hors de question » d’envoyer votre drone à 12 km. Ni de voler au dessus de 120 m (parfois moins selon les zones)… Rappelons que la législation vous interdit en France de perdre de vue votre drone (toutefois qui peut le plus peut le moins : il est donc « rassurant » de disposer d’une telle portée)… Rappelons aussi, que vous êtes tenus de vous enregistrer sur fox-alphatango.aviation-civile.gouv.fr.

Vous le constaterez en étudiant (les points en vert) de notre tableau comparatif ci-dessous : pour le moment c’est bien la fiche technique du DJI AIR 2S ; qui domine celle du Mavic 2 PRO… Notamment grâce à la version 3 de OcuSync qui a encore amélioré la sécurité. Et le capteur de 20 Mpixels de taille 1 pouce du DJI AIR 2S est bien plus recommandable que les 48 Mpixels (quelque peu tape à l’oeil) de son prédécesseur le DJI Mavic Air 2. Avec lequel il partage les même batteries et la même Radiocommande (c’est le terme exacte pour manette de commande).

 

  • Avec son capteur 1 pouce le DJI Air 2S shoot des fichiers RAW de : 20 Mpixels.
  • Soit 5.472 x 3.648 en ratio 3/2 : qui est la ratio natif du capteur.
  • Ou éventuellement 5.472 x 3.078 : si vous préférez le ratio « coupé » en 16/9.

 

A noter qu’avec une résolution vidéo de 5.4K (plus défini que le 4K) : il devient possible d’extraire des photos d’assez grande taille, ce que Lightroom peut faire directement pour vous en un clic. Elle resteront forcément en ratio 16/9 mais ce sont tout de même des JPEG de 16,8 Millions de pixels (soit 5472 x 3078 pix).

C’est à dire, la même résolution que les photos prises dans le Mode Appareil Photo, si vous optez pour le ratio 16/9… Expliquons les choses autrement : que ce soit en Mode vidéo 5,4K, ou en Mode photo (en recadrage 16/9 em) : vous obtiendrez la même résolution. En utilisant les mêmes pixels du capteur.

Photo RAW du DJI Air 2S, traitée dans Lightroom. 1/80 sec, f/2.8, 100 ISO, Filtre ND16 (le filtre n’émit pas une nécessité pour cette image, mais il était monté sur la nacelle pour la vidéo).

 

La résolution du Mode Photo en ratio 3/2 sera de 20 Mpixels (soit 5.472 x 3.648 pix) : c’est bien entendu légèrement supérieure, car ce mode utilise toute la « hauteur » du capteur (le mode 16/9 étant une « coupe » en haut et en bas de l’image brute)…

Ce nouveau modèle a donc tout pour plaire en cet été 2021. Il est le plus avancé de la gamme actuellement sur de nombreux points. Il domine son prédécesseur immédiat le Mavic Air 2. Et même son son cousin dans la gamme supérieur : le Mavic 2 Pro (qui sera bientôt remplacé, cela semble logique)…

 

  DJI Air 2S DJI Mavic Air 2 DJI Mavic 2 Pro
Prix (juillet 2021) 952 € 848 € 1 389 €
Appareil photo

20 Mp, Capteur 1 pouce

Equiv. 22 mm f/2.8 (fixe)

48 Mp, Capteur 1/2 pouce

Equiv. 24 mm f/2.8 (fixe)

20 Mp, Capteur 1 pouce

Equiv. 28 mm f/2.8-11

Transmission Vidéo

OcuSync 3.0 (O3)

4 antennes, 12 km, 1080p

OcuSync 2.0

2 antennes, 10 km, 1080p

OcuSync 2.0

2 antennes, 10 km, 1080p

Résolution Vidéo 5,4K / 30p et 4K / 60p 4K / 60p 4K / 30p
Video bit-rate 150 Mbps 120 Mbps 100 Mbps
Log video D-Log (10-bit) et HDR video (10-bit) HDR video (8-bit) D-Log (10-bit) et HDR video (10-bit)
Adv. Pilot Ass. System APAS 4.0 APAS 3.0 APAS 1.0
Evitement d’obstacles Avant, arrière, bas, haut Avant, arrière, bas Avant, Arrière, bas, gauche, droite
Temps de vol 31 minutes 34 minutes 31 minutes
Dimensions 180 × 97 × 80 mm 180 x 97 x 84 mm 214 × 91 × 84 mm
Poids 595 g 570 g 907 g

 

 

 


Un design très impressionnant et pratique, une finition soignée

Le design de cette machine force l’admiration : c’est vraiment bien conçu, bien fini, bien dessiné et bien fabriqué… En dessous du drone on note la présence d’un LED qui aide à se poser en basse luminosité, ou en intérieur…

Il n’existe pas de capteurs de proximité sur les côtés du drone : il faudra donc faire attention aux obstacles si vous voulez « en crabe », notamment en filmant… Sur les côtés on trouve un logement pour la carte Micro SD d’un côté. Et de l’autre une prise USB-C, servant aux mise à jour Firmware, ou à télécharger le contenu des 8 go de stockage interne (si vous les utilisez).

En avion, les batteries Lipo 3S de 3500 mAh (coûtant 109 €) sont à transporter en sac cabine (surtout pas en soute) et de préférence avec des protections sur les contacts… Elles sont faciles à mettre en place et équipées de quatre LED vertes permettant d’évaluer grossièrement leur niveau de charge… Ces LED ne sont pas très lisibles en plein soleil mais vous n’en aurez pas besoin en principe. Sachez qu’il faut environ 1h25 pour recharger une batterie.

Les hélices se montent rapidement et facilement, mais faites attention à ne pas les intervertir, car elles ne possèdent pas de détrompeur, juste un code couleur. Cela m’est arrivé ! Le drone a affiché une alerte : hélices mal montées : il est malin ce DJI… Une fois fixées je les laisse à demeure. Et je replie délicatement les « bras » du drone pour le ranger dans son sac. Cela a l’air très costaud… Pensez à mémoriser l’ordre dans lequel replier les bras du drone, pour ne pas perdre de temps.

Tout n’est pas parfait pour autant : par exemple le petit cache transparent de protection de la nacelle, est assez pénible à remettre en place… On craint d’abimer la nacelle, en la coinçant dedans. Mais apparement il n’en est rien.

Difficile de résister à un petit « selfie » au drone. Sur le bord du cirque du Piton de la Fournaise…

 

 


Sur le terrain : une grande rapidité de mise en oeuvre

La première chose qui m’a séduite lors de la première utilisation de ce nouveau drone DJI Air 2S : c’est la facilité et la rapidité de configuration et de mise en oeuvre. Vous pouvez désormais décoller en 5 ou 10 minutes à peine. Ce qui n’était pas le cas avec mon précédent DJI Spark…

Une fois le drone décollé, il est incroyablement stable même avec un peu de vent. Vous pouvez lâcher totalement les commandes (si vous avez quelque chose d’autre à faire, prendre une photo avec votre appareil par exemple) : il restera stable en vol, sans bouger de là ou vous l’avez laissé. Il est donc très facile d’apprendre  à piloter, il suffit d’y aller très doucement…

Restez prudents, car ce drone (comme d’autres) reste un engin dangereux. Imaginez que sa vitesse peut dépasser les 50 km/h en Mode Normal. Et approcher les 70km/h en Mode Sport… Il peut donc potentiellement faire du dégât.

Bien évidement je recommande vivement de suivre la petite formation « tuto » proposée par l’application DJI Fly. Vivement conseillé avant tout décollage… ne décollez pas trop vite ! Sans oublier bien entendu de passer votre diplôme en ligne : sur https://fox-alphatango.aviation-civile.gouv.fr. Ce qui est pour le coup « légalement obligatoire » en France… Ainsi que de vous enregistrer en tant que pilote amateur.

Ce site officiel de l’aviation civile propose d’ailleurs une boîte à outil intéressante, par exemple un rappel des Règles d’or à respecter avant de voler… Ou une Carte des restrictions UAS catégorie Ouverte et aéromodélisme sur laquelle il n’est pas inutile de jeter un oeil avant de décoller ! Vous constaterez qu’il y a pas mal de zones en France, ou il est totalement interdit de voler : notamment Paris et sa banlieue.

 

Fichier RAW traité dans Lightroom. 1/40 sec, f/2.8, 100 ISO. Correction Manuelle d’expo -2/3 IL. Filtre ND 16 (resté en place, car il était monté pour filmer au 1/30 sec).

 

 


Une Radiocommande bien plus pratique et plus endurante

La Radiocommande du AIR 2S est plus grosse que celle du Spark et c’est un progrès en terme de prise en main. Elle abrite une grosse batterie capable de voler plusieurs sessions sans recharge. J’ai pu vider 5 batteries complètes (du drone), sans vider ni devoir recharger la Radiocommande (elle peut tenir jusqu’à 6 ou 7 vols).

Celle-ci se recharge par câble USB-C à connecter au boitier de recharge des batteries… Et si j’ai bien compris : en cas de besoin il est possible de la recharger depuis une des batteries, grâce à un accessoire (fourni dans le Pack Fly More). Ou même de l’alimenter depuis une batterie externe via le câble USB-C. Le téléphone se place « devant » la télécommande (au-dessus)… Ce qui est bien plus lisible que ce n’était le cas avec la télécommande du Spark : ou il se plaçait « en-dessous ». A noter qu’il est possible de décoller sans smartphone, juste avec la télécommande en pilotage visuel, ce que je n’ai pas tenté.

La connexion de votre smartphone à la télécommande se fait grâce à un câble USB-C / Lightning, fourni. Elle permet (éventuellement) de recharger le smartphone pendant le pilotage, mais seulement si vous pensez à cocher cette option dans le Menu Contrôles. Et ce sera un souci de moins… Sans quoi il faut éventuellement prévoir une batterie de recharge externe pour le smartphone, en cas de vols longues durées ; si vous disposez de 4 ou 5 batteries de vol… Deux autres types de câbles sont inclus avec la batterie (pour différents types de smartphones), c’est donc parfait.

Deux logements astucieux sont prévus dans la télécommande pour « y coincer »  les petites manettes de pilotage qui sont amovibles (afin de ne pas les abimer pendant le rangement dans le sac). Ce qui n’était pas le cas à l’époque du Spark… Deux manettes de secours sont même prévues dans le pack « Fly More ».

Du coup on peut stocker le drone, plus la télécommande, plus une batterie supplémentaire et quelques accessoires : tout cela dans le petit sac livré dans le pack « DJI AIR 2S Fly More Combo » à 1 299 € : que je vous recommande absolument.

J’ai même ajouté un petit pare-soleil pliable (qui rentre lui aussi dans le sac avec tout le reste) ; ce qui améliore un peu la visualisation de l’écran en plein soleil : STARTRC Pare-Soleil pour DJI Air 2S / Mavic Mini 2 / Mavic Air 2.

 

 

 

Le AIR 2S est compatible avec la Radio commande Smart Controller de DJI (699 €) qui inclut un Écran 1080p de 5,5″… Ce qui intéressera peut-être les pilotes s’accrochant encore à un très vieux smartphone à l’écran minuscule et illisible ! Mais je leur conseillerais plutôt de changer de smartphone : on trouve des iPhone XS (modèle de sept. 2018 en reconditionné à 389 €). C’est le téléphone que j’ai utilisé avec mon AIR 2S et dont l’écran est très lisible.

 

Par contre, tester le pilotage au casque virtuel DJI Googles ça doit être un truc fantastique… Je me demande bien d’ailleurs pourquoi ce casque a disparu du site Français de DJI. Pénurie de composants peut-être, ou échec commercial ? On le trouve d’occasion à 399 € ici… Ajoutons aussi que les accessoires du récent drone de sport DJI FPV (le casque V2 et sla radiocommande Motion Controller) sont incompatibles avec le DJI AIR 2S.

 

 


DJI Fly : une application simple, ergonomique et en Français

Le pilotage du DJI AIR 2S se fait depuis votre Smartphone connecté à la télécommande, grâce à l’application DJI Fly traduite en Français… Que je trouve facile à utiliser et claire, même si elle aurait pu être un peu plus complète. Avant de décoller, consultez bien la carte « Fly Spot » en cliquant sur le bouton en haut de l’écran. L’affichage nécessite une connexion web : donc à l’étranger il faut mieux disposer d’une carte SIM locale (à propos relire mon article : Passez à une carte E-sim chez Orange et Sosh). Ou activez les données à l’étranger (ce qui coute cher)…

Une fonction « localiser mon drone » existe, qui pourra vous tirer d’un mauvais pas… Mais elle nécessite elle aussi que le smartphone se connecte à Internet. Donc attention à l’étranger…

Dans l’application, on peut paramétrer les deux boutons présents de part et d’autres des deux manettes de la Radiocommande : pour une leur attribuer action rapide de son choix à l’aide d’un clic unique. Mais aussi : réaliser une autre action à l’aide d’un double clic (c’est intelligent, pourquoi ne pas proposer une telle astuce sur les appareils photo d’ailleurs)…

Par exemple j’ai paramétré un clic unique sur le bouton de droite : pour passer instantanément de la prise de vue photo à la vidéo.

Sur le bouton gauche : j’ai paramétré un double-clic pour afficher la carte plein écran. Et un clic unique pour orienter instantanément la caméra vers le bas (verticalement). Ceci car dans le Mode Ciné, j’ai paramétré le balayage vertical pour qu’il soit excessivement lent, afin d’obtenir des mouvements de caméra très fluides. Donc à cause de ce réglage, il est devenu beaucoup trop lent d’orienter la nacelle vers le bas, par exemple pour prendre une photo verticalement.

Il y a pas mal de petites astuces à connaitre et à apprendre… Par exemple j’ai découvert sur le tard, que l’on peut directement orienter la caméra dans les 2 dimensions (haut-bas et droite-gauche), simplement en glissant son doigt sur l’écran, ceci sans que le drone ne bouge… Il fallait le savoir et je ne le savais pas, je ne l’avais vu nul part… C’est remarquablement efficace et subtile. Et l’on peut même combiner un mouvement très léger de caméra avec son doigt sur l’écran, en même temps qu’un très lent mouvement du drone (réalisé à l’aide d’un des Joysticks), ceci afin d’obtenir un plan plus intéressant et dynamique.

Exemple de JPG extrait de la vidéo 5,4K. Les couleurs ont été corrigées sur le JPEG dans Lightroom.

 

Je me souviens qu’avec le DJI Spark était livré DJI Go : une application plus complexe et plus complète… Qui est l’application prévue pour les Drone plus « pro » comme le Mavic 2 PRO (fiche technique ici)… Cette application DJI Go permet de personnaliser les commandes (leur souplesse) de façon plus fine que DJI Fly, ce qui intéresse les « cinéastes » désirant soigner leur plans au petits oignons… Mais DJI Go suffira-t-il à préférer opter pour un Mavic 2 Pro, de préférence au AIR 2S ? Ce n’est pas certain, sauf pour des utilisateurs étant habitués à DJO Go depuis plusieurs années…

 

 

Enregistrement des vidéo sur votre smartphone – Très intéressant : DJI Fly peut conserver « dans un espace cache » (sur le smartphone) : les dernières vidéos transmises par le drone… Mais pas les photos semble-t-il : c’est idiot ça, alors que les photo pèsent si peu !

Donc, si vous perdez votre drone : vous pourrez au moins récupérer les vidéos conservées en cache dans l’application. Il faut pour cela indiquer une quantité de stockage suffisante et confortable, si votre smartphone le permet (j’ai opté pour la taille maximale de 16 Go). Les vidéo les plus anciennes seront supprimées les premières, dès que le cache sera plein…

Par contre tout n’est pas parfait ! Je regrette ainsi qu’il soit nécessaire d’allumer et connecter obligatoirement le drone, pour découvrir et se familiariser un peu avec l’application. Quel dommage de ne pas avoir conçu un mode « Déconnecté » qui permette de s’entrainer un peu…

De la même façon, impossible d’explorer le contenu des Menus et des Options des Mastershoots et des Quickshoots tant que le drone n’est pas en vol. Frustrant…

Autre exemple tout bête : il est possible de régler l’appareil photo en JPEG… Ou en JPEG + DNG (le type de RAW utilisé). Mais il n’existe aucun réglage : « Uniquement en DNG » comme sur la plupart des appareils photo…

Le Piton de la Fournaise. Fusion HDR Panorama réalisée dans Lightroom à partir de 18 fichiers RAW du DJI Air 2S. l’image obtenue fait 9500 pixels en largeur (41 Mpix en tout). Mais j’ai du la réduire à 5000 pixel de large (avec une forte compression JPEG) pour qu’elle « passe » dan WordPress.

 

 

Certains réglage ne sont pas si faciles à trouver (au début du moins). Par exemple comment deviner que tous les programmes « Quick Shoot » et « Mastershoot » sont planqués dans les sous-menu Appareil photo et Vidéo ? Alors que les débutants (spécifiquement eux, pour qui ces modes sont conçus) apprécieraient d’y accéder très facilement. Pour ma part je les ai très peu testé. D’une part car je préfère apprendre à piloter en souplesse, « tout en manuel »… D’autre part, car justement : ces modes sont « trop bien planqués » : donc on ne pense pas à les essayer.

A noter qu’il existe aussi une fonction zoom en vidéo (zoom numérique) qui n’est pas disponible en photo. Je n’ai pas encore pris le temps de la tester. Et d’ailleurs je ne l’ai même pas repéré (peut-être car elle est incompatible avec les réglages vidéos que j’ai choisi)…

Quand on est dans le « feu de l’action », toute votre attention est portée au pilotage, il est donc contre intuitif d’explorer l’application à ce moment là… Mon conseil : effectuez plusieurs vols d’essai à quelques mètres du sol : dans un endroit totalement sans intérêt, ou votre seule préoccupation sera d’explorer à fond l’application pour vous familiariser avec l’ensemble des fonctionnalités.

 

 

 

 


L’application vidéo à la quelle on prend goût…

Il est vrai que la prise de vue au drone se prête à la vidéo, plus encore qu’à la photo… Surtout depuis que l’on bénéficie d’un excellent retour vidéo sur l’écran du smartphone ! Cela pousse à filmer plus souvent, notamment si vous possédez un excellent écran (je trouve l’écran de mon iPhone XS excellent).

Bien entendu : si vous ne « montez pas » vos rush : filmer ne sert pas à grand chose… Je ne suis pas un grand fan de montage vidéo personnellement : je trouve ça « lent » et ça m’ennuie terriblement, le « montage » génère vraiment chez moi un sentiment de « perdre mon temps »… Toutefois je m’y suis collé un peu !  Contraint et forcé : juste pour mettre « bout à bout » quelques séquences et vous les montrer (j’en ajouterai probablement un peu à l’avenir, pour compléter ce test).

 

 

 

 

Une remarque : depuis un an environ, Youtube nous autorise enfin à visualiser du 4K dans Safari… A une époque ils l’interdisaient, il fallait utiliser Chrome pour accéder au 4K. Donc pensez d’abord à cliquer sur le bouton rouge « Qualité » : le petit engrenage en bas de la vidéo, afin de passer en 4K…

Et passez ensuite en plein écran : vous verrez à quel point la vidéo de ce DJI Air 2S est fine et détaillée… je sais : on fait énormément d’erreurs lorsque l’on apprend à piloter et à filmer et à « monter » en même temps… Tout cela est un autre métier bien entendu ! Ce ne sont que mes premiers essais, soyez donc indulgents ;-)

 

 

 

 

Ces deux premières vidéos ont été filmées en Couleurs réelles (donc en 8 Bits). Malheureusement l’application DJI Fly ne propose pas de réglages du style d’image et c’est dommage. Face à un fort contre jour, le mode « Couleurs réelles » avouera très rapidement ses limites, avec une dynamique limitée…

J’ai aussi testé les Mode D-Log et HLG (le mode HDR) qui sont disponibles en 10 Bit, afin de tenter un peu d’étalonnage dans Da Vinci Resolve. Ces Mode sont indispensables aux professionnels qui maitrisent l’étalonnage post traitement (l’équivalent du travail en RAW pour les vidéastes).

Leur encodage en 10 Bit permet de mieux encaisser les contre jours pour les étalonner en post prod (mais je vous épargne mes premiers essais)… Face à un coucher de soleil, vous aurez peut-être intérêt à doubler vos séquences en D-Log : vous pourrez étalonner plus tard, quand vous aurez appris à le faire.

Des mini montages en musique prêt à l’emploi dans l’application DJI Fly : Il existe un mini logiciel de montage « Pro » dans l’application DJI Fly : qui reste extrêmement basique tout de même. Et l’on ne peut exporter les vidéo qu’en format Full HD si j’ai bien suivi (ce qui est dommage)… Donc, pas très intéressant finalement : il faudra vous coller au montage !

Si vous n’envisagez pas d’apprendre à « monter » avec iMovie, Première Pro, Da Vinci Resolve, ou Final Cut, alors l’application DJI Fly vous propose des templates de « Mini montages » avec musique, prêts à l’emploi… Il suffira d’y glisser vos vidéos : simpliste mais l’effet est saisissant, ça impressionnera les amis sur les réseaux sociaux. Toutefois le plus souvent c’est un peu « cul-cul la praline »… Ci-dessus, un court exemple choisi parmi les moins « insupportables » :

 

 

 

 

 

Quatre Filtres ND fournis avec le Pack Fly More Combo – On apprécie la présence dans le Pack Fly More, de quatre Filtre ND, rangés dans une boite plate et pratique qui se glisse facilement dans le petit sac de transport. Par beau temps l’utilisation du filtre ND 16, ou même ND32 est obligatoire en vidéo.

Car pour obtenir une qualité d’image « fluide » vous préférerez une vitesse de 1/50 sec : si vous filmez en 24 ou 25 im/sec. Ou éventuellement une vitesse de 1/60 sec : si vous filmez en 30 im/sec. Ce qui est peut-être mieux éventuellement pour des vues en mouvement et notamment en mer, avec des vagues (mais là je ne suis pas un spécialiste de la question : si des lecteurs veulent apporter des précisions en commentaires, je les y invite). On explique en général en vidéo qu’il faut opter pour une vitesse d’obturation qui est double de la fréquence d’image…

Car attention ! Malheureusement sur ce DJI AIR 2S, l’ouverture est fixe : en permanence à f/2.8, contrairement au Mavic 2 Pro qui lui permet de « fermer » le diaphragme au besoin…

Donc réfléchissez : à f/2.8 et au 1/50 sec, tout en restant à 100 ISO (car on ne peut pas descendre à 50 ISO comme sur un reflex) : cela fait beaucoup trop de lumière en plein jour. Donc le filtre ND16, ou le ND32 sont obligatoires pour filmer…

Par contre en photo : ces filtres ne sont pas obligatoires, puisque l’on pourra augmenter sa vitesse d’obturation (c’est même conseillé pour éviter les flous de bouger)… En photo, un filtre polarisant circulaire peut s’avérer précieux : même si il n’est pas évident de le régler « au sol ». J’ai donc également commandé ce kit de filtres polarisants : Freewell Bright Day – Série 4K – ND 4Pack/PL Filtres Compatible avec Air 2S Drone, que malheureusement je n’aurais pas pu tester car livrés trop tard avant mon départ à la Réunion.

Typiquement le genre de situation, ou le filtre polarisant pourrait être utile, à condition d’être bien orienté (ici il n’y était pas).

 

 

 


L’application photo à utiliser en Mode « Pro » en DNG + braketing d’expo

Passons maintenant à l’application Photo qui est peut-être le « parent pauvre » de DJI Fly… Je n’ai utilisé cette application qu’en Mode « Pro » afin de shooter en RAW + JPG. Afin de pouvoir choisir manuellement une Balance des Blancs « fixe » de 5200 K… Afin de rester manuellement à 100 ISO, pour une meilleure qualité d’image.

Et surtout pour profiter du Bracketing d’exposition sur 3 vues (fonction AEB) ; dont l’utilisation me semble relativement obligatoire avec ce (relativement) petit capteur…. Il n’est malheureusement pas possible de choisir l’écart d’exposition (qui est fixé à 2/3 de diaph. soit 0,7 EV). Mais il est par contre possible de préférer le bracketing sur 5 vues. Cela peut éventuellement être utile, face à un sujet en plein contre jour.

 

 

 

J’ai utilisé l’application photo systématiquement en mode bracketing 3 vues : afin de fusionner ces trois vues en Fusion HDR dans Lightroom si nécessaire. Du coup on obtient une plage dynamique assez confortable… Exemple avec le coucher de soleil c-dessus (une image réalisée à seulement 2m du sol). Je n’ai pas voulu assombrir trop les hautes lumières pour conserver un aspect naturel… J’ai seulement chercher à adoucir au maximum la transition entre les hautes lumière et le blanc.

Par contre vous noterez sur l’image de dessous (face au soleil, sans bracketing, sans fusion HDR) que le capteur 1 pouce (qui n’est pas si large finalement) n’encaisse pas aussi bien qu’un capteur Full Frame : 

Face au soleil : le capteur de 1 pouce ne fait pas de miracles, même en RAW, même avec un traitement dans Lightroom… Il faut absolument dans ce genre de situation shooter en RAW avec un braketing d’exposition (3, ou même 5 vues) et réaliser une Fusion HDR dans Lightroom, à l’équilibre un peu délicat à trouver…

 

 

Le piqué de l’image est correcte pour un capteur de 1 pouce, sans plus… Mais j’ai un peu des goûts de luxe, car je suis habitué au piqué des capteurs Ful Frame de 30 Mpix, à 50 Mpix, avec de bons objectifs. Je suis donc assez exigeant en lma matière… Il faut accepter de ne zoomer qu’à 50% dans l’image. Et dans ce cas : on s’en sort pas trop mal. L’objectif de 22 mm est large, mais ne déforme pas trop et ne vignette pas exagérément : c’est un bon point. Tant mieux car Lightroom ne propose pas de correction de géométrie ni de vignettage.

L’application photo propose plusieurs options de panoramiques : Sphère, 180°, Pano vertical. Mais aussi un très Grand angle par assemblage, donnant un fichier de 7200 x 5376 pixels. Une option permet d’enregistrer sur la carte Micro SD tous les fichiers JPEG et RAW (en .DNG) qui ont permis de créer le Panoramique.

Les autres options de l’application photo sont un peu limitées : il faut faire avec… Par contre le choix d’un objectif de 22 mm ravira les amateurs de paysages : on shoot vraiment large et c’est intéressant à condition de ne pas être trop haut ni trop loin. Il faut penser au premier plan lorsque l’on fait de la photo au drone ! Souvent : on est plutôt beaucoup trop haut…

 

 

 

A noter qu’avec une résolution vidéo de 5,4K, il devient possible d’extraire des images d’assez grande taille de ces vidéos, ce que Lightroom peut faire directement pour vous (mais elle resteront forcément en ratio 16/9)… Exemple ci-dessous d’un JPEG 16,8 Millions de pixels pesant 4,9 Mo (soit 5472 x 3078 pixels). Le fichier JPEG est à télécharger ici (4,9 Mo) car trop lourd pour être affiché directement par WordPress.

 

Un JPEG 16,8 Millions de pixels (soit 5472 x 3078 pixels) extrait de la vidéo 5,4K.

 

 

Et ci-dessus, voici ce que cela peut donner (une fois le JPEG très compressé en qualité 4/11 et ramené à 0,9 Mo afin de passer par le système Worpress). La colorimétrie est forcément celle par défaut de la vidéo, il ne s’agit pas d’un RAW bien entendu. Le léger flou de bouger dépendra da la vitesse d’obturation de la vidéo (ici 1/60 sec je crois me souvenir). Mais si l’on veut : on peut opter pour une vitesse élevée, ce qui se fera au détriment de la qualité de la vidéo bien entend.

Autre exemple de JPG extrait de la vidéo 5,4K. Les couleurs ont été corrigées sur le JPEG dans Lightroom. Le ratio 16/9 a été décadré en 3/2 dans Lightroom, le tout exporté en 2000 pixels. On remarque un léger flou de bouger au premier plan, car l’image est extraite d’un plan en mouvement à une vitesse d’obturation au 1/40 sec.

 

 

 


Profiles sur mesure pour les RAW du DJI AIR 2S dans Lightroom

La colorimétrie des JPEG fournie par DJI n’est pas désagréable, un peu trop contrastée parfois. Mais on peut aller beaucoup plus loin en RAW dans Lightroom, en évitant notamment le profil par défaut « Adobe Couleur ». A noter que malheureusement, Adobe ne fourni pas de Profil Couleur sur mesure pour ce modèle. Ni de Profil de correction d’objectif, ce qui n’est pas trop grave avec ce 22 mm fixe.

J’ai donc développé plusieurs Profils couleurs DJI AIR 2S personnalisé pour Lightroom (qui seront en vente ici bientôt), afin d’obtenir une belle colorimétrie… En tous cas : une colorimétrie qui me plaise !

J’ai crée d’abord deux Profils Standard assez polyvalents. Le Standard C : avec des bleu un peu plus « Cyan » bien adapté pour la mer. Et le Standard D : pour « Daylight » avec des bleu plus standards  il est bien adapté à des situation de lumière du jour et une Balance des blancs réglée manuellement à 5200 K (ce que je fais systématiquement en extérieur).

Puis j’ai ensuite crée deux Profils Paysages : Paysage C et Paysage D en suivant la même logique. Avec des jaunes, verts et turquoises un peu plus clairs et plus saturés. Avec des bleu outremer un peu plus denses et légèrement dé-saturés. Avec des rouges à peine plus orangés, plus lumineux et plus saturés : pour faire ressortir les couleurs ocres de terres… Sur l’image ci-dessous vous pouvez constater que l’effet de ce Profile Paysage C est assez fantastique sur une vue de nature. Spécialement si on le compare avec la platitude désespérante du Profile Adobe Couleur qui « éteint » les teintes chaudes.

 

 
← GLISSEZ →

Tirez le curseur à gauche, pour voir l’effet du profil : ici le Profile « Pro paysage C »

 

 

Mais je vous reparlerai de ça, lorsque j’aurais fini le développement de ces 5 ou 6 profiles spécifiques destinés à ce modèle… En attendant si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous recommande de jeter un oeil à mes profiles disponibles pour de nombreux types de RAW (ces Profiles n’ont rien à voir avec des Presets Lightroom je précise) : profils CANON, profils NIKON, profils FUJI, profils SONY, profils PANASONIC et aussi ISO ADAPTIVE AUTO PRESET

 

 


Ultimes petits conseils pratiques, avant le décollage…

Une chose concernant les cartes mémoires : prévoyez éventuellement plusieurs « petites » cartes de 16 Go à 64 Go, plutôt qu’une seule énorme (128 Go par exemple, sachez que de cartes jusqu’à 256 Go sont supportés). Ainsi vous pourrez changer de carte « à chaque fois » que vous changerez de batterie… Du coup : si vous perdez votre drone (en mer ou dans un volcan) vous ne perdrez que le contenu de la dernière carte. Les cartes de vos premiers vols (réalisées sur vos 2 ou 3 premières batteries) seront en sécurité dans votre sac…

Cela concerne principalement vos photos, car nous l’avons expliqué : l’application DJI Fly permet de préserver vos vidéos dans votre smartphone (jusqu’à une certaine limite d’espace cache). Sachez également que si vous oubliez de charger votre carte Mini SD dans le drone : celui-ci dispose d’un espace de stockage interne de 8 Go : il faudra le connecter un USB-C pour récupérer son contenu…

 

 

Rappellez-vous qu’il vous faut toujours un « premier plan » surtout avec un 22 mm ! Même si le paysage est magnifique, en l’absence de premier plan votre image ne « vaut pas grand chose ». Comme ces deux images (ci-dessus) du Cirque de Cilaos et du lagon de La Saline : prises d’un peu trop haut et trop loin… Ce jour-là, j’ai fait de meilleures images d’en bas avec mon appareil photo, que je maitrise mieux ! Rappelez-vous aussi que parfois 22 mm c’est trop large et qu’il faudra peut-être « recadrer un peu » dans Lightroom. D’ailleurs, si le Mavic 2 Pro est équipé lui d’un 28 mm : ce n’est peut-être pas par hasard… Un 28 mm sera peut-être plus difficile à utiliser, mais aussi plus polyvalent.

 

 


Quelques écrans de l’application DJI Fly

Pas le temps ici de vous décrire toutes les fonctions de l’application DJs Fly, mais une galerie de quelques copies d’écrans commentées, qui devraient vous être utiles… Elles sont placée dans un ordre relativement logique :

 

 


En conclusion : le drone (quasi) parfait du photographe

Ce drone compact DJI Air 2S est donc une variante (ou un successeur) du DJI Air 2 (annoncé en avril 2020 et qui actuellement coûte environ 150 € de moins) ; mais que je ne recommande pas aux photographes à cause de son capteur de 1/2 pouce, affichant 48 Mpixels (une erreur de casting)…

Le DJI Air 2S sera un meilleur choix pour la plupart des utilisateurs (sauf peut-être les professionnels) que le Mavic 2 Pro qui reste 300 à 400 € plus coûteux (juillet 2021). Le Mavic 2 Pro est plus encombrant, plus cher et plus ancien… Toutefois rappelons certains détails qui restent appréciés des pilotes « avancés » : le Mavic 2 Pro utilise DJI Go qui offre plus de « personnalisations ». Il possède des détecteurs d’obstacles sur les côtés ce qui sécurise le vol « en crabe »… Son objectif de 28 mm sera plus polyvalent et donnera une image plus « cinématographique » qu’un 22 mm. Mais surtout, le Mavic 2 Pro propose le réglage de l’ouverture, ce qui rend le choix d’une vitesse d’obturation plus simple et le changement de filtres ND moins fréquent.

C’est en effet l’un des petits défauts que je rapproche au DJI Air 2S : son ouverture f/2.8 fixe qui vous oblige à utiliser systématiquement un filtre ND (qu’il faudra parfois changer selon la luminosité ambiante). L’autre défaut gênant étant (pour certains sujets) cet angle de champs spectaculaire (focale de 22 mm), devenu presque trop large. Certes, un 22 mm séduira les débutants pour « embrasser » de larges paysages. Mais cela n’est pas toujours pratique : un 26 mm eut été l’idéal…

Le DJI Air 2S reste toutefois un excellent choix, vu son prix contenu et sa modernité… Il reste vraiment très compact avec seulement 595 g. (alors que le Mavic 2 Pro pèse tout de même 907 g.) ; ce qui en fait le choix naturel des photographes qui désirent continuer à transporter leur appareil photo.

Du point de vue de la législation Française : le DJI Air 2S entre donc dans la catégorie des drones pesant entre 500 g. et 800 g.  : ce qui sera bien plus simple pour vous… Au sujet des drones de plus de 800g. comme le Mavic 2 Pro, relire le paragraphe huit des Règles d’or qui s’appliquent à cette catégorie.

Je vous le recommande donc sans hésiter et je suis personnellement ravi de mon achat : celui-ci je vais le garder plus longtemps… Il est disponible sur Amazon ici pour 952 € : DJI Air 2S. Mais j’insiste : il est vraiment préférable de choisir le Combo « Fly More » pour 1 299 € : DJI AIR 2S Fly More Combo vu l’utilité des filtres ND en vidéo et des deux batteries supplémentaires.

Visiblement les concepteurs de DJI s’inspirent de la philosophie Apple : avec un souci de simplification et d’optimisation ergonomique qui impressionne. Si l’on est capable en Chine (à Shenzhen près de Hong Kong) de concevoir ce type de dispositifs complexes, aussi bien (voire mieux) qu’en Californie : alors je connais des fabricants Européens (par exemple de voitures électriques, ou d’électro ménager) qui ont de très gros souci à se faire pour les décennies à venir.

 

 

Tout bon !

Moins Bien…

 

 

 

 

  • Capteur 1 pouce
  • Qualité d’image en vidéo 5.4K
  • 4K jusque 60fps pour les ralentis
  • Présence du RAW (.DNG)

 

  • Facilité de pilotage
  • Réactivité et vitesse
  • Bruit relativement discret
  • Vignettage et déformations bien contenus

 

  • Bonne autonomie des batteries
  • Grande sécurité (OcuSync 3.0)

 

  • Drone compact et léger
  • Qualité de construction
  • Filtres ND fournis dans le pack Fly More
  • Rapport qualité / prix excellent

 

 

  • Ouverture fixe à f/2.8
  • Qualité d’image photo OK mais perfectible
  • Pas de réglages de style des JPEG

 

  • Grand angle 22 mm un peu large (?)
  • Absence de capteurs latéraux
  • DJI Fly moins complet que DJI Go

 

 

 

 

 

DJI Air 2S : le drone quasi parfait du photographe
  • Construction et Finition - 86%
    86
  • Prise en main et ergonomie - 92%
    92
  • Discrétion, compacité, silence et poids - 84%
    84
  • Qualité optique générale - 80%
    80
  • Piqué de l'image - 78%
    78
  • Réactivité et vitesse de l'Autofocus - 84%
    84
  • Fonctionnalités et polyvalence - 92%
    92
  • Gamme de la marque (autres produits dans la gamme) - 86%
    86
  • Pertinence du prix (Combo Fly More) - 84%
    84

Drone DJI AIR 2 S : ce qui m'a séduit...

  
Voilà un drone très polyvalent et très léger qui n'est pas si cher, vu ses performances. Grâce à une qualité d'image vraiment excellente en vidéo (5,4 K avec D-Log 10 bit) et plutôt correcte en photo (étant équipé d'un capteur 1 pouce et produisant des RAW de 20 Mpixels), il pourrait devenir un complément "incontournable" dans le sac des photographes polyvalents, des blogueurs et autres "influenceurs multimédia"...

Sa prise en main reste plutôt facile et à la portée de beaucoup de photographes un peu débrouillards. Car la sécurité a été encore améliorée par rapport aux modèles précédents, ce qui en fait le premier drone amateur "convainquant"... Même si tout n'est pas encore parfait : notamment l'absence de capteur de proximité sur les côtés.

Et surtout, on regrettera l'ouverture restant désespérément fixe à f/2.8... Ce qui oblige pour la partie Vidéo, à jongler avec les filtres ND. Qui sont heureusement fournis dans le pack "Fly More Combo". Par ailleurs son grand angle de 22 mm pourra éventuellement paraitre un peu excessif à certains. Ou alors en ravira d'autres...

Au final, j'ai beaucoup apprécié ce petit drone DJI AIR 2S et je vous le recommande chaudement : c'est le choix le plus évident du moment. Du moins en attendant un éventuel Mavic 3 Pro (peut-être fin 2021), qui de toutes façons sera plus coûteux et ne s'adressera pas à tous les publics...

85.1 %

 

 

 

 


En souvenir : mes petites vidéos tournées (pour m’amuser) avec l’ancien DJI Air…

 

 

 


 
BILLET PREC.
BILLET SUIV.
+

14 commentaires

  1. Ce que je ne comprends pas, c’est que jamais un constructeur d’appareils photo ou de camera vidéo, comme Canon, Nikon oiu Panasonic, n’ont eu l’idée de se lancer dans les drones.

    Pourquoi cela ?

  2. Gilles Theophile le

    Peu de chance que les prix baissent, DJI garde la main sur la tarification (les prix sont les mêmes partout) et, donc, inutile d’attendre :-)

    La prise de vue au drone, c’est totalement fun. J’utilise dorénavant un Mavic 2 Pro et je suis scotché par la qualité d’image, photo comme vidéo. J’ai d’ailleurs passé mon samedi sur un bateau de dragage à réaliser des vidéos pour une commande.

    Et, aujourd’hui, effectivement, un Air2S permet de produire des images professionnelles et est certainement le meilleur choix pour le photographe qui en a besoin occasionnellement.

    Par contre, faire du drone, c’est s’astreindre autant que possible à une réglementation très stricte, et aussi accepter les petites frayeurs, voir les incidents (dans ma presta de samedi, au retour d’une des sorties, j’ai tapé le bateau lors de l’appontage . Plus de peur que de mal, mais 2 hélices à changer…).

  3. Alors là je ne dis rien de négatif. J’ai failli craquer sur ce drone et finalement c’est remis à plus tard… enfin bientôt normalement.
    Les images sont magnifiques. Même si il y a du Lightroom là dedans, ça reste très bon même sans retouches.
    Et puis que dire des fantastiques paysages de la Réunion… de très bons souvenirs pour moi, avec une mention spéciale pour le volcan et la distillerie Savanna ;)

    Amuse-toi bien !!

  4. Un truc qu’on oublie souvent, c’est que les drones, dotés de très bons stabilisateurs, peuvent souvent remplacer les appareils classiques pour se prendre en portrait (éventuellement avec madame et les enfants) – c’est une solution intéressante car beaucoup plus rapide que de sortir le trépied, cadrer, déclencher, vérifier l’image, redéclencher, etc. Avec un drone, on peut facilement faire une dizaine cadrages différents en quelques minutes, à des distances et des hauteurs différentes (et donc même à ras du sol)… Quand je crapahute seul en montagne, je fais ça assez souvent.

    • Oui, en effet… du moins si l’on veut faire des dizaines de cadrages et de plan originaux et différents. Et si l’on est seul en montagne : on aura plus de facilité à placer son appareil en effet.

      Par contre si l’on veut juste une petite photo rapide, sans chercher de point de vue créatif ou original : le mini trépied reste quand même (beaucoup) plus simple et rapide à sortir et à installer ;-)

      Il me semble !

  5. Bah dis donc…quel beau reportage et quelles belles prises…bravo

    En tant que telepilote faudrait que je m’y mette sérieusement. Certes tous ces automatismes enlèvent du charme au pilotage réel mais c’est tellement pratique et amusant. Je vous conseille tout de même l’acquisition d’un tout petit drone entièrement manuel et très résistant (60 euros max que l’on peut partout) afin de se familiariser avec les règles basiquede manœuvrabilité.

    En cas de situation extrême cela pourrait servir.

    Si vous voulez plein de conseils, je me permets de vous suggèrer en plus bien évidemment de cet excellent reportage, la page Facebook d’un spécialiste : Mon Sport

    Encore bravo Jean-François !

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