Catégorie : LA PENSEE PHOTO DU JOUR

000 - A LA UNE
63
Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle ?

Je réalise que cela fait 25 ans, que j’évolue dans le monde de la photo professionnelle, ou dans des univers proches (presse, édition, web, formation photo et Lightroom) ce qui m’a permis de vivre de mes photos et de mon savoir faire dans ce domaine.

Du coup, je me suis posé cette question : « qu’ai-je vraiment appris en 25 ans de photo professionnelles » ? La suite est à lire par ici : Qu’ai-je appris en 25 ans de photo pro ? Partie 2/2. Pas inutile de faire un peu le point… Voici quelques idées qui me sont venues, un peu en vrac… Je ne vous les présente pas forcément, par ordre d’importance, mais plutôt par associations d’idées ! J’espère que tout cela vous intéressera… Et donnera peut-être lieux à quelques débats, ou témoignages dans les commentaires.

Ce qui survit aux années : ce sont les portraits, pas les paysages : rien de plus facile que de photographier des paysages…  Quitte à y consacrer beaucoup de temps, tout le monde est capable de réussir quelques bons paysages : c’est finalement très facile et cela ne demande pas énormément de talent., mis à part celui se trouver « au bon endroit, au bon moment » (ce qui. est tout de même un talent, c’est vrai)… Mais d’ici quelques décennies : tout le monde oubliera vos photos de paysages, même les plus belles (y compris vous). Ce qui restera par contre : je crois que ce sont les portraits.

Ne craignez pas d’abimer vos appareils, ce ne sont que des outils ! Les pires photographes, sont peut-être ceux qui sont obsédés par la protection de leur matériel : au point qu’ils en oublient de… « regarder autour d’eux ». Achetez du matériel « moins cher » et accordez-lui moins d’attention. Quitte à l’abimer un peu plus vite et à en changer un peu plus souvent… Décontractez-vous : lorsqu’il y a des débats matériels, il n’y a pas mort d’homme !

Le matériel photo est tout de même très costaud en général. Quelques gouttes d’eau sur l’appareil, ne font généralement rien de mal. Un objectif à la lentille un peu rayée, prendra d’aussi bonnes images que si il était neuf. Un appareil à l’état de surface un peu abimé, se revendra un peu moins cher, certes… Mais vous ne regretterez pas trop ce petit « déficit » : si en contre partie, vous avez pu prendre de meilleures images… En étant un peu moins concentré sur sa protection.

Trouvez « votre sujet » ou « votre style »… Le plus difficile est de trouver votre propre style : le jour ou vous aurez réussi cela, vous serez devenu un « vrai photographe ». Autrement dit, le jour ou en voyant une de vos photos, quelqu’un se dira peut-être : « tiens, cela pourrait être une photo de Toto »… Pour trouver « son style » : il est important de « creuser » un certain sillon et de ne pas trop se « disperser ». Et c’est tellement difficile : qu’à 50 ans, je ne crois pas avoir trouvé le mien…

Jamais il n’a été si simple d’être photographe ! Vous ne vous rendez pas compte, à quel point il est devenu « simple et facile » de faire des photos…  A l’époque du film : prendre des photos était une « autre histoire ». Pas seulement à cause du matériel photo. et des films. Mais aussi à cause de tout le reste… Parfois, je me demande comment je parvenais à voyager dans les années 90 : sans Booking.com, sans GPS, sans téléphone portable, sans internet… Et surtout, sans ordinateur et sans emails !

Je me souviens de quelques aventures mémorables qui me sont arrivée aux Philippines en 1998, ou au Vietnam en 1996… Et qui malheureusement, ne seraient plus « possibles » aujourd’hui. Oui parfois je ne peux m’empêcher de penser que c’était « mieux avant ». Surtout lorsque. je vois des hordes de touristes irresponsables et irrespectueux « massacrer » certains endroits. Je n’ai vraiment pas honte de le penser et même pas peur de l’écrire : « c’était mieux avant ». Lire la suite…

000 - Grand large
26
Prise de vue : quelques « figures imposées » (2/2)

Voici la suite de notre article : Prise de vue : quelques « classiques » de composition… Dans ce second volet, il s’agit moins de composition, que de figures imposées qui reviennent dans le vocabulaire formel des photographes…

Nous avons tous (même par hasard), réalisé un jour une image basée sur un des principes suivants… Vous allez probablement vous reconnaitre ! Vos commentaires sont bienvenus…

« L’hyper premier plan » : astuce bien connue des utilisateurs de grand angle : organiser son image à partir d’un premier plan « signifiant »… C’estpratique, notamment lorsque l’on manque de recule. Par exemple, à bord d’un bateau : on a souvent pas d’autre solution. C’est le reflex du reporter de presse, qui essaye d’inclure dans son image, le maximum d’éléments significatifs d’une scène. Afin de raconter toute une histoire en une seule image.

Au premier plan : un personnage ou un sujet. A l’arrière plan, la situation et le contexte… Et éventuellement un troisième élément dans un coin, pour apporter encore plus d’information. Relire à ce propos : 16-35 mm + 70-200 mm = photo journalisme. Le travers (une fois de plus), c’est de faire toujours le même genre d’images. C’est pour cela, que j’ai fini par me débarrasser de mon zoom 16-35 mm f/2.8 (trop facile finalement), au profit d’un Sigma 24 mm f/1.4. Relire : Le Sigma 24 mm f/1.4 Art : mon objectif préféré.

Le « plein cadre » : remplir le cadre avec votre sujet quitte à éliminer l’arrière plan… Quitte à le couper un peu : rien de grave, tant que ça claque ! Si le sujet sort un peu du cadre, il n’en sera que plus présent… Robert Capa avait dit : « si vos photo ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’étiez pas assez près ».

Le « point de vue en contre-plongée » : selon que vous photographiez votre sujet d’en haut, ou d’en bas : l’impression donnée par l’image sera très différente… La contre-plongée (vue par en dessous), a tendance à rendre le sujet plus immense, plus impressionnant et dominateur. Lire la suite…

[related-posts]

000 - A LA UNE
19
Prise de vue : quelques classiques de composition (1/2)

Je ne crois pas trop aux règles de compositions, car les règles sont faites pour être dépassées… Il n’empêche qu’il n’est pas inutile de « connaitre ses classiques », ce qui permet de mieux explorer d’autres voies…

Sans devoir systématiquement repasser par ou d’autres sont déjà passé… Passons donc en revue quelques scénarios classiques de composition. Qu’il faudra mémoriser, utiliser, pour mieux les oublier ! Ne dit-on pas, que pour faire un grand peintre « il faut d’abord désapprendre à dessiner » ? Vous retrouverez ensuite dans une seconde partie (ici), quelques exemples de « vocabulaire formel » souvent utilisés en photographie.

La « règle des tiers » : commençons par la pire tarte à la crème, des tartes à la crème. La règle des tiers, c’est le truc que l’on explique aux enfants qui apprennent à tenir un appareil photo pour la première§re fois ! C’est le truc que l’on explique à quelqu’un qui fait sans le vouloir des photos systématiquement penchées, ou cadrées n’importe comment. C’est le truc que l’on explique, lorsque l’on ne sait pas trop quoi dire d’autre…

Au final, respecter cette règle des tiers est probablement le meilleur moyen de « brider la créativité » d’un apprenti photographe. Personnellement c’est le truc auquel je ne pense jamais… Mais qui curieusement apparait dans beaucoup de mes photos, sans que je ne l’ai voulu ! Ce qui fini par m’énerver. A croire que notre oeil a été formaté « malgré nous » par la règle des tiers, après des siècles de peinture et d’images.

Si vous regardez bien : les meilleures photos n’obéissent pas souvent « exactement » à la règle des tiers. Parfois, les éléments principaux qui attirent l’oeil, sont « pas loin » des tiers. Mais jamais, « exactement aux tiers ». Comme sur ces exemples :

Le « chaos apparent » : le principe ici, est exactement l’inverse de la règle des tiers : aucune structure lisible ne doit apparaître… Il y aura quelque chose de fascinant à rechercher des structures dans ce chaos, sans les trouver à coup sur. L’asymétrie, le déséquilibre, l’absence d’organisation et l’inattendu : c’est bien plus rigolo et intéressant que la règle des tiers !

Bien plus difficile aussi, car il faut tout de même trouver un « sens » aux formes. Car le « n’importe quoi », n’est pas très intéressant lui non plus… Créer un chaos « cohérent », qui retienne l’attention, est finalement assez difficile. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup d’exemples de « chaos intéressant » sous la main : Lire la suite…

[related-posts]

000 - A LA UNE
21
Consacrez trois quarts de votre budget aux objectifs

Je ne sais pas pour vous… Mais que je marche ou quand je fais du vélo, c’est là que je pense le mieux. Hier, après deux heures de vélo au Bois de Boulogne :  une évidence s’est imposée à moi… Que je vous livre tout simplement :

« Donnez moi 500 € pour acheter un boitier simple… et 1500 € pour acheter deux ou trois objectifs bien choisis. Et je ferais de bien meilleure photos, que si je dépensais 1500 € pour acheter un boitier plus sophistiqué. Mais seulement 500 €, pour acheter un ou des objectifs. »

Ajustez les proportions à votre convenance, un peu comme pour le sucre dans votre café ! Lorsque je repense à tous les photos fantastiques, que j’ai faites avec de réflex très simples, voire simplistes (récemment un simple Canon EOS 100D ou 200D), mais grâce à de bons objectifs : je crois que cette maxime peut sembler être une évidence.

Donc si votre budget est limité (et il l’est par définition) : choisissez d’abord vos objectifs (ou types d’objectifs).

Puis ensuite (seulement dans un second temps) : choisissez un boitier simple, pour placer devant en fonction du budget qui vous reste… Sachant qu’un simple EOS 200D est déjà un excellent boîtier. Ou alors un EOS 6D (l’ancien modèle) : qui est probablement le plus accessible et agréable des Full Frame actuels, avec le Nikon D750.

Non, vous n’avez pas vraiment besoin de dépenser plus que 1000 € dans votre boîtier… A ce propos, j’ai quelque peu mis à jour ma série d’articles : Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1partie 2partie 3… et partie 4. Et je prépare une partie 5, car il y a d’autres objectifs dont j’aimerais vous parler. Lire la suite…

[related-posts]

000 - A LA UNE
20
Photos de paysages : pensez au téléobjectif

Une des grandes idées reçus en photo de paysage, c’est qu’elles devraient être prises systématiquement au grande angle. Ou a une focale précise : au 24 mm, au 35 ou au 50 mm). Non, il n’y a évidement pas de focale « spécifique » à la photo de paysage.

Personnellement je suis même assez fan des paysages photographiés au 70-200 mm. Le paysage au téléobjectif : c’est choisir une « portion » de ce que l’on voit… En gardant le meilleur et en éliminant le moins intéressant.

Ce que l’on fait d’ailleurs bien plus facilement avec un zoom télé, qu’avec un télé fixe, même si il est évidement toujours possible de recadrer dans une image initialement cadrée trop large (ou qui englobe des éléments gênants).

Mais le recadrage, c’est toujours moins bien, que le bon cadrage du premier coup. Même d’un point de vue philosophique… Petite remarque au passage : ne cadrez jamais « pile poil » toutefois ! Gardez plutôt 5% à 10 % de marge autour de la photo idéale. Vous serez bien content de bénéficier de cette petite marge de sécurité, pour un grand tirage, ou si vous devez redresser un peu l’horizon en post traitement. Les photographes expérimentés sont plus souvent embêtés par des photos cadrées trop serrées, que trop larges (contrairement aux débutants, qui cadrent souvent trop large).

J’ai donc fait une petite recherche parmis mes images de paysages préférées : sur toutes celles ayant une focale supérieure à 80 mm… Histoire de démontrer que le paysage aux longues focales : c’est aussi très intéressant ! J’ai commencé par créer une collection dynamique, affichant toutes les images dont la note est égale à 5 étoiles, dont la Focale était supérieure à 70 mm. Ce qui m’a donné 3.329 images (sur partant d’un total de 510.098 photos, c’est à dire toute ma photothèque). Lire la suite…

000 - A LA UNE
72
Il vend son Fuji X-T2 et passe au Canon EOS 6D MkII

Mon ami Jeff (un autre Jeff photographe amateur au sens « qu’il aime la photo » mais que ce n’est pas son métier), m’annonce qu’il vend son Fuji X-T2 et tous ses objectifs… Pour prendre un Canon EOS 6D MkII à la place…

Accompagné d’un EF 24-70 mm f/4, d’un EF 35 mm f/2 et d’un EF 100 mmf/2.8 IS. Je lui ai demandé pourquoi…

Canon EOS ou Fuji X ? Telle est la question vitale, qui semble agiter les cerveaux des « vrais photographes » ces derniers temps ! Ahah : je sais que ce terme « vrais photographes » en émoustille certains… Par « vrais photographes », je veux surtout parler des « photographes motivés », mais passons : ce n’est pas le débat du jour ! Et Nikon me direz-vous ? Pourquoi le débat ne serait-il pas Canon, vs Nikon, vs Fuji ? D’autant que Nikon vient de présenter le meilleur reflex du monde (c’est sur je le confirme) avec le fabuleux Nikon D850 ?

Et bien malheureusement pour Nikon : personne (ou presque) n’a besoin d’un reflex aussi performant, aussi encombrant et aussi cher que le Nikon D850… ET je crois que la plupart des photographes « normaux » : ont surtout besoin d’un appareil photo normal… C’est à dire performant, pas trop cher et surtout pas trop lourd ! Comme Fuji et Canon sont un peu les seuls à en proposer (je compte dans le poids total un équivalent 24-70 mm qui reste transportable et coûte moins de 1000 € : exactement ce que ne propose pas Nikon)… C’est pour cela que Nikon n’est plus dans le coup.

Car le plus important : est de conserver assez d’argent pour choisir les bons objectifs (ça c’est le plus important je l’ai expliqué ici : Ce qui compte c’est l’objectif ! Pas l’appareil…)… Et aussi pour s’offrir l’abonnement à Adobe Lightroom, qui reste l’outil le plus indispensable au vrai photographe, juste après ses objectifs mais bien avant son appareil (mais voilà encore un sujet de discussion polémique qui avait fait couler beaucoup d’encre en commentaires ici : Débat : Lightroom Classic CC uniquement en abonnement)…

Car voyez-vous, grâce à Lightroom (à condition de l’exploiter correctement, donc de s’être formé) : les images produites par un mauvais appareil seront probablement meilleures (et au moins elles ne dormirons pas au fond des dossiers), meilleures que celle produites par un très bon appareil, sans les cataloguer avec Lightroom ! Mais ceci est un autre débat ! Revenons au « switch » de l’ami Jeff… Je lui ai donc posé quelques questions et l’article est illustré de quelques unes de ses photos :

Pourquoi as-tu changé d’appareil ? D’abord à cause de la visée électronique, qui est tout de même un inconvénient, surtout à contre-jour… Même en optimisant les réglages du viseur (ce qui est possible sur le Fuji X-T2 et ce que j’ai fait depuis la Birmanie).

Pourtant avant, tu ne semblais pas trop gêné par la visée électronique. Pourquoi as tu changé d’avis sur ce point ? La visée électronique effectivement me convenait dans beaucoup de situations. Relire : Votre viseur électronique est-il… « dépassé » ? Mais comme je l’ai dit, en contre jour ça revient parfais à faire de la photo en « aveugle », alors que les scènes à contre jour sont très intéressantes. J’ai aussi des exemples en Birmanie un autre photographe était dans le champ. Et je ne l’avais pas vu dans le viseur… Lire la suite.

000 - A LA UNE
34
Ce qui compte c’est l’objectif ! Pas l’appareil… (2/3)

J’ai toujours conseillé à mes élèves de dépenser plus d’argent, dans leurs objectifs, que dans leurs boîtiers… Seconde partie de notre revue d’objectifs remarquables… lire :  Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1 et la partie 3 ici… et 4 ici.

Le Canon EF 70-200 mm f/4 L IS (1179 €) monté sur un simpliste Canon EOS 100D (469 €) pour certaines images. Achetez un 70-200 mm f/4 et placez le sur votre vieux boîtier : il en sortira de bien meilleures photos, que d’un nouvel appareil (à quelques exceptions près)… Je n’ai jamais pu me passer d’un 70-200 mm à ouverture contante.

Alors certes : les versions f/2.8 sont exceptionnelles… Mais très lourdes et assez (ou très) couteuses. Et l’on peut déjà faire tellement de choses avec un simple 70-200 mm f/4.

Le Sigma 85 mm f/1.4 (ancien modèle à 800 €) et le Canon 85 mm f/1.8 US (378 €)Ces deux-là ce sont mes deux coups de coeur ! Je possède les deux, mais je ne peux n’en emporter qu’un seul à la foi en voyage (et c’est dur de choisir lequel prendre)… Le modeste Sigma 85 mm F1,4 DG EX HSM f/1.4 (bien que déjà dépassé techniquement), vous éblouira… spécialement en contre jours. Si vous êtes à la recherche d’effets bokeh à moindre coût : c’est celui qu’il vous faut…

Beaucoup plus léger et encore moins cher, le petit Canon 85 mm f/1.8 US (378 €) est l’objectif dont le rapport « étonnement / prix » est le plus favorable du monde… SI vous êtes fauchés mais avez tout de même quelques ambitions photographiques : alors il est pour vous !

Il va bien falloir que je me débarrasse du Sigma, si un jour j’achète le nouveau Canon EF 85 mm f/1.4 L IS USM : le premier 85 mm stabilisé pour reflex. Lire : Canon EF 85 mm f/1,4 L IS USM : merveille accessible Un 85 mm stabilisé : ça va être quelque chose d’extraordinaire… C’est certain : il me le faudra !

Lire la suite…

000 - A LA UNE
41
Ce qui compte c’est l’objectif ! Pas l’appareil… (1/3)

J’ai toujours conseillé à mes élèves de dépenser davantage d’argent, dans leurs objectifs, que dans leurs boîtiers… Par exemple s’offrir un 70-200 mm f/4 : voilà un bien meilleur investissement à envisager…

Plutôt que de dépenser la même somme dans un nouvel appareil. Faites l’expérience : achetez un 70-200 mm f/4 (même d’occasion). Puis montez-le sur un vieux reflex, vous constaterez qu’il en sortira de meilleures photos que si vous aviez acheté un nouvel appareil (à quelques exceptions près évidement).

A suivre dans le prochain épisode, d’autres galeries d’exemples, réalisés avec certains de mes objectifs favoris… Parmi lesquels, le 70-200 mm f/4 bien entendu. Ou le Sigma 24 mm f/1.4 Art… Ou encore le petit Voigtlander 20 mm f/3.5. A suivre ici…

Ce qui compte c’est l’objectif : partie 2

Ce qui compte c’est l’objectif : partie 3

De plus, les bons objectifs sont des investissements généralement plus pérennes, qui perdent moins de valeur avec le temps, que les boîtiers (qui se démodent si vite)…

Vérifiez en occasion : les reflex vieux de 5 ans deviennent quasiment invendables (il faut dire que pas mal de gens achètent des boîtiers dont ils ne se servent quasiment jamais, donc les bonnes occasions ne manquent pas). Alors que les « bons » objectifs conservent une bonne cote durant plusieurs années… Lire la suite.

000 - A LA UNE
15
Utilisez mieux notre moteur de recherche !

Je profite d’une petite amélioration de notre moteur de recherche, pour vous inviter à l’utiliser plus souvent et de façon plus rationnelle ! Par exemple : pensez à utiliser des guillemets pour les mots composés, car ça change tout : « Canon EF 24 »

Utilisés entre guillemets, les termes « Canon EF 24-70 » donnent 27 résultats : on y trouvera ce que l’on cherche facilement. Par contre, sans les guillemets la recherche sur Canon EF 24-70 donne 146 résultats. Allez-y : essayez, c’est en haut à droite ! 

Si vous recherchez le terme « Sony bashing » en utilisant des guillemets, vous n’aurez comme résultats que les  occurrences comprenant les deux mots séparés par un espace : ce qui donne trois résultats seulement, dont le présent article que vous lisez… (résultats élégamment surlignés de jaune, vous avez vu ? Je me suis pris la tête pour changer la couleur) : Lire la suite…

000 - A LA UNE
135
Pourquoi le Canon EOS 6D MarkII me plait beaucoup !

Le Canon EOS 6D MkII vient d’être révélé et ressemble exactement à ce à qui avait été révélé : ses caractéristiques ne seront donc pas une grande surprise pour nos lecteurs fidèles. En ce qui me concerne, je suis très satisfait de cette annonce.

Il faut dire que son prédécesseur fut l’un des boîtiers les plus agréables que j’ai jamais eu le plaisir d’utiliser en voyage, je n’ai utilisé quasiment que lui entre 2012 et 2015 (relire mon Test Terrain du Canon EOS 6D au Japon)… après avoir revendu mon Canon EOS 5D MkIII (dont je n’avais pas vraiment besoin, mais qui était sorti avant l’EOS 6D)…

Certes, depuis aout 2015 : le Canon EOS 5DsR (que j’ai adopté pour partir au Kenya en été 2015) s’est avéré plus performants le terrain à tous les ponts de vue que le Canon EOS 6D (relire mon test terrain du Canon EOS 5Ds R au Kenya)… Mais le prix a payer pour cela, fut assez élevé : le poids et l’encombrement de mon reflex principal ont sensiblement augmenté lors de ce « passage de relais ».

Et pour tout vous dire, depuis aout 2015 : mon « petit » Canon EOS 6D m’a beaucoup manqué… Sa simplicité légendaire, sa fiabilité exemplaire, sa sobriété remarquable et son GPS intégré : tout cela était un vrai bonheur. On peut même signaler la taille raisonnable de ses fichiers RAW de seulement 20 Mix, qui pèsent beaucoup moins lourd que les 50 Mpix dont je profite actuellement (même si les aperçus dynamiques de Lightroom permettent d’amortir le choc en ce qui concerne la fluidité en Développement)…

Oui, j’avais adoré utiliser mon « petit » EOS 6D première version, durant ces trois ans… Et le pilote d’ULM au Kenya, qui ma l’a racheté pour l’utiliser en survolant la brousse, en est toujours très content je crois. D’autant que le GPS lui est spécialement utile…

Avec l’EOS 6D Mark II annoncé en ce 29 juin, Canon propose une évolution raisonnable et logique : à environ 2109 € le boîtier nu, ce nouveau modèle sera probablement un best seller. Un « sésame », qui permettra à beaucoup d’amateur de passer à la photo Full Frame… C’est à dire : à la « vraie photo ». Et je sais que lorsque j’écris « vraie photo » : certains s’énervent et se sentent même « mis en cause »…

Mais vous pourrez argumenter tant que vous voudrez : on ne fait pas les mêmes photos en Full Frame qu’en APS-C… Ce n’est pas pour rien que presque tous les pro travaillent (quasiment exclusivement) en format Full Frame (appelez-le plein format, ou 35 mm, si vous préférez)… Et parfois aussi en APS-C (un peu). Mais c’est seulement « en complément » de leur Full Frame. Moi aussi, je ne me passerais jamais d’un second boîtier en APS-C (je l’ai souvent écrit ici) : mais en tant que « second boîtier ».

Pour moi, l’idée que APS-C et Full Frame se vaudraient, est un « mythe », tout simplement ! Un mythe, fabriqué par des constructeurs qui aimeraient bien vous le faire croire, ceci pour l’unique raison qu’ils sont incapables de livrer pour un cout de fabrication (et de vente) raisonnable : une alternative commercialement viable, à ce que seuls savent faire Canon et Nikon jusqu’à présent… (et aussi un peu Sony, Leica et Pentax, mais dans une moindre mesure).

Pour le moment : proposer un Full Frame du calibre de l’EOS 6D MarkII à 2105 €, accompagné d’une telle gamme optique (comportant de nombreuses optiques financièrement très accessibles qui restent très performantes, en dessous de 200 €) : et bien seuls Canon et Nikon en sont capables… C’est dommage, mais c’est une réalité incontournable.

Pentax et Sony n’en sont peut-être pas si loin… Mais on ne pourra sérieusement comparer leurs offres, que le jour ou leurs gammes optiques : seront équivalentes à celles de Canon et Nikon (et financièrement tout autant accessibles). Mais objectivement, autant Sony que Pentax en sont encore loin : tant en terme de rapport qualité prix, que de diversité des objectifs disponibles…

Si vous êtes conscient de cela et si vous pensez comme moi, que ce sont les objectifs qui « contribuent » le plus à votre réussite : alors cet EOS 6D Mark II est probablement l’un des meilleurs reflex, de 2017… que vous puissiez placer derrière les objectifs que vous aurez choisi !

Rappelez-vous qu’il faut d’abord choisir « ses objectifs » en fonction de votre style ou de vos ambitions photographiques (chez Canon, Nikon, Sigma, ou qui vous voulez)… Puis ensuite : trouver le boîtier adapté, qu’il suffira de placer derrière… On ne choisi pas un reflex d’abord, devant lequel on placera « n’importe quel objectif ». Car les boitiers passent (de plus en plus vite), mais les objectifs restent : 10 ou 15 ans au moins…

Mais laissons cela et passons à l’analyse de cet EOS 6D Mark II… Je vais d’abord vous expliquer ce que je trouve génial (en début d’article) et pourquoi je ne vois pas beaucoup de raisons de « dépenser plus » !

Et plus bas, je décrirais quelques « réserves » et critiques quoi peut lui faire… Donc, si vous êtes su genre pressé et « râleur » (à voir toujours le verre à moitié vide) : alors descendez directement en bas de l’article… Et n’oubliez pas de laisser vos commentaires en bas de l’article. Lire la suite…

000 - A LA UNE
30
Pratique : moins de 5 secondes pour déclencher !

En reportage, en voyage, en sport et dans pas mal de circonstances : si vous souhaitez saisir la vie, « l’instant décisif » : il vous faudra être prêt à déclencher en moins d’une seconde…  Revue de quelques détails, qui n’en sont pas !

Relisez d’ailleurs avant tout : quelques bêtises que l’on entend régulièrement… Ceci fait, passons maintenant en revue quelques « réglages » et « actions » qu’il faudra savoir réaliser en moins de 2 seconde ! On commence par le plus simple et le plus évident :

1 – Prise en main et visée en moins d’une seconde : il faudra en moins d’une seconde être capable de porter votre reflex au niveau de l’oeil, cadrer instantanément et « déclencher d’instinct »… Relire : Mes 20 conseils pour améliorer vos photos de rue.

Pour cela votre appareil doit rester en permanence en position « On » et allumé (avec la mise en vaille automatique réglée sur 5 minutes), jamais éteint… D’ailleurs, je n’éteins jamais mon appareil, chaque soir je le laisse dans mon sac en position veille : les batteries ne se vident pas (seule exception, lorsque j’utilise le GPS Interne, je préfère l’éteindre si je ne l’utilise pas quelques heures). Lire la suite…

A RELIRE CET ETE (BEST OF)
49
Voyage photo Hong Kong du 05 au 13 janvier 2018

Les dates du prochain voyage photo à Hong Kong seront : du vendredi 05 au samedi 13 janvier 2018. Détails et programme ici ! Si vous n’avez jamais participé à un voyage photo, commencez par celui-ci. Ou par le Japon peut-être ?

Notre agence de voyage agrée vous proposera un vol international au départ de Paris. Chaque jour seront proposé des visites sur des spots photographiques connus ou moins connus, au cours desquelles vous profiterez de l’expérience et des conseils d’un photographe professionnel, formateur expérimenté. Jean-François Vibert est aussi un grand connaisseur de l’ancienne colonie Britannique, qu’il explore chaque année depuis plus de 11 ans avec son épouse Sharon, qui à grandi à Hong Kong et sera notre guide dans les ruelles les plus secrètes de la ville et de ses alentours. « Au travers de nos promenades photographiques, notre objectif sera de communiquer à de petits groupes conviviaux de 6 à 8 personnes, nos « savoir-faire » issus d’une expérience du reportage et de la photo de voyage.

Asia, Asie

000 - A LA UNE
8
Projets 365 : une photo « chiante » par jour ?

Que pensez-vous des « Projets 365 » ? Moi, je n’en pense que du mal… Mettre en ligne une photo par jour : voilà le genre d’idées mégalomanes et un peu débiles que le web et les réseaux sociaux ont tendance générer !

Oui, ça me fait penser à ce genre de choses : tournez l’objectif vers l’avant… pas vers vous. Ou encore à ce genre de chose : Il y a beaucoup mieux à faire en voyage ! Oui, vouloir poster une nouvelle photo par jour, cela risque surtout de donner des photos très ennuyeuses (pour les autres)… A la limite, rien ne vous interdit de vous astreindre à cette discipline à vous-même. Mais surtout gardez ces photos « pour vous » et n’assommez personne avec ;-)

Au final vous perdriez votre temps et risquez même de vous « dégouter » de faire des photos… Car il y a clairement des jours ou il n’y a rien à photographier ! Ces jours-là, il vaut mieux passer du temps à trier correctement les archives de certaines journées exceptionnelles, que vous avez eu la chance de vivre et photographier. Lire la suite…

Japon Asie, Japan Asia

000 - A LA UNE
6
Photojournalisme un mythe occidental s’effondre-t-il ?

Il y a 5 ans déjà, Ruben Salvadori, anthropologiste et photographe s’est intéressé à la « fabbrique des images » à Jerusalem Est, ou il était venu couvrir les tensions. Mais il y a trouvé un autre sujet d’étude tout aussi passionnant : les photo journalistes eux-même.

Et la façon dont sont « fabriquées » certaines images des conflits : Photojournalism Behind the Scènes (il y a un film tout à fait passionnant à visionner). On savait déjà que l’on peut faire dire n’importe quoi à une photo. Mais l’on découvre aussi avec une certaine stupeur (qui ne surprendra vraiment que ceux qui ne connaissent rien à ce métier), que dans certains cas : certaines photos sont fabriquées tout simplement pour alimenter un marché prêt à les diffuser : « This is what we have to create if we want to sell. »

Ruben_Salvadori_photojournalism

On peut même se poser cette question… Si personne n’était présent pour les photographier (voir les motiver) : certains évènements violents (qui génèrent ces belles photos), existeraient-ils ? La question prend tout son sens, au fur et à mesure que les années passent… Lire la suite.

APN : Sony
13
Franchement… j’ai du mal avec les Sony (en général)

La semaine dernière j’ai donné 7 heures de cours de prise en main du Sony RX-100 MkIV, à un photographe pro expérimenté. Il possédait cet appareil depuis un an, mais en était encore à se battre avec les menus, réglages et l’ergonomie générale.

On a tout passé en revue : absolument tout… Il a fallut 7h pour tout décortiquer avec pas mal d’exercices d’application. Sans déconner : n’importe quel photographe expérimenté devrait immédiatement être en mesure d’être « suffisamment à l’aise » avec n’importe quel appareil… Mais là ce n’était pas le cas ! Et c’était bien la faute de l’appareil : je vous l’assure…

Sans parler du viseur électronique éjectable, qui avait la fâcheuse habitude de s’éjecter tout seul dans son sac… et de vider la batterie (pour ça j’ai rien pu faire). Je lui ai montré aussi qu’il existait désormais un réglage personnalisé, pour éviter que l’appareil ne s’éteigne à chaque fois que l’on rentre le viseur (comportement par défaut). Nous avons personnalisé au mieux tous les boutons configurables et notamment la touche Fn, en limitant à une seule ligne (au lieu de deux) la liste des fonctions accessibles. Car trop d’options, nuisent aux décisions rapides…

Voilà pour ce soir, une petite histoire (assez remarquable) à propos du Sony A6300 : qui démontre exactement « tout le mal », que je pense de la plupart des appareils photo Sony : The Worst Thing About the Sony a6300 – A great product with a major flaw… Il semblerait que vous n’ayez pas vraiment besoin du Sony A6300 ! Vous avez besoin d’un vrai appareil photo.

Bref, les Sony, c’est souvent assez chiant à utiliser et à configurer… Avec ces petits boutons minuscules, on a plutôt l’impression de se battre avec des « gadgets électroniques de salon », plutôt que d’utiliser de vrais appareils photos. Mais ils sont par ailleurs très performants, ce que je reconnais bien évidement : j’avais d’ailleurs acheté le premier Sony RX100… Avant de le revendre au bout de un an seulement (alors que je traine mon Pansonic GM1 depuis trois ans sans avoir envie de le lâcher).  Lire la suite.