Catégorie : CONSEIL : photos décryptées

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La règle des tiers est une catastrophe pour vos photos

Mettons immédiatement les pieds dans le plat : cette (soi-disant) règle des tiers n’a été inventée QUE pour éviter aux débutants de faire des photos systématiquement ratées ou maladroites… Mais oubliez-là !

Car elle n’a pas été faite pour aider les « photographes » à créer des photos intéressantes… Elle aurait plutôt tendance à vous pousser à produire des images systématiquement ennuyeuses : du moins si vous l’appliquez aveuglément et systématiquement.

La règle des tiers est à l’apprentissage de la photo, ce que le « chasse neige » est à l’apprentissage du ski… Un « basique » bien utile aux débutants, dont on ne se servira plus beaucoup ensuite…

Comment cette règle des tiers a-t-elle été inventée alors ? Et bien tout simplement je suppose que l’on a dû remarquer que : « souvent » d’excellentes images obéissent à ce type de proportions avec des point forts de l’image situés aux « tiers »… Toutefois cette réalité (si tant est qu’elle existe) : n’implique aucunement que la respecter va créer forcément d’excellentes images… Car on oublie aussi de préciser, que beaucoup d’excellentes images « n’obéissent pas » à cette règle des tiers.

Prenons une métaphore pour expliquer ce paradoxe… On remarque que les voitures qui gagnent des courses sont souvent peintes en rouge (vrai)… Mais pourtant : cela n’implique pas qu’en peignant votre voiture en rouge vous ayez soudain « plus de chances » de gagner des courses (sans même imaginer que toute le monde peigne sa voiture en rouge également). Tout juste les statistiques des assurances auraient-elle tendance à démontrer que les voitures rouges, provoquent plus souvent des accidents que les voitures d’autres couleurs.

Je rebondis aussi sur cette idée amusante : imaginez que toutes les photographes utilisent la règle des tiers (ou se mettaient à peindre leur voiture en rouge ! )… Comment produiraient-ils alors des photos plus intéressantes, que leur voisin ? La « banalité » n’est pas le meilleur moyen d’attirer l’attention sur vos photos.  Lire la suite.

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Mes prochaines formations « métier » Lightroom « AFDAS » Artistes Auteurs

Un mot à l’attention des lecteurs bénéficiant du statut « Artiste / Auteur » pour le financement AFDAS de leur formation professionnelle… Depuis bientôt 10 ans j’assure des formations Lightroom Classic à l’Ecole nationale de Photo d’Arles (sur place en présentiel).

La nouveauté désormais, c’est que certaines de nos formations Lightroom Classic sont disponibles en distanciel… Et intégrées au catalogue de formation de l’AFDAS. Avec 2 formations Lightroom Classic pour les artistes auteurs. Que je vous laisse découvrir ici : lire la suite…

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Arrêtez avec l’Outil Color Grading ! C’est lassant…

Une petite chose qu’il fallait que je vous dise à propos de Développement en RAW : arrêtez d’abuser de cet Outil Color Grading : ce n’est pas parce qu’un outil existe qu’il faut obligatoirement l’utiliser ! Dans le pire des cas, le résultat est laid et dans le meilleur des cas : c’est lassant et répétitif…

L’Outil Color Grading produit toujours le même genre d’images qui se ressemblent toutes. Un peu comme ces films d’action Américains qui utilisent toujours les même dominantes : cet espèce de gris bleu prétentieux et déprimant en même temps. Qui est sensé donner un sentiment de suspens ou d’intensité.

Etrangement on croise systématiquement ce « gris bleu prétentieux » dans les pubs de voitures électriques ! Comme cette pub très esthétique qui se la pète grave au point d’être ridicule. J’ai repéré aussi cette galerie de voitures électriques étrangement toutes dans le même « ton »… Ce gris bleu doit probablement renforcer le côté virile des mâchoires carrées dans les films de Super Héros.

Mais surtout : il semblera instantanément démodé et ringard, le jour ou la mode aura tourné ! Et toutes vos images prendront un coup de vieux, d’un seul coup. Ne pas oublier que « la Mode, c’est tout ce qui se démode ». Lire la suite…

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Pourquoi les photographes de presse adoptent le Canon EOS R5

Regardez bien les 30 premières secondes de cette vidéo et le travail exemplaire du photographe tout d’abord visible au premier plan : celui équipé d’un Canon EOS R5, avec un masque noir et une chemise noire (si quelqu’un le connait, qu’il me fasse signe)…

Ces 30 secondes valent mille mots : regardez-les bien et vous comprendrez pourquoi un photographe de presse doit abandonner son reflex… Admirez la façon extrêmement efficace dont ce photographe à « renversé » une situation qui tournait mal pour lui… Alors qu’il était bousculé par d’autres (une détestable habitudes de photographes de presse, j’ai bien connu ça), il n’a fallut que quelques secondes pour déployer son écran de côté et faire son image à bout de bras : presque relax…. Lire la suite…

 

 

 

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Mes 10 conseils pour la photo de paysage

La photo de paysage, c’est d’abord trouver des beaux paysages, mais c’est surtout s’y trouver au bon moment ! Avant même parler de photo, il faudrait parler de voyages, de déplacements, de marches à pied parfois douloureuses (notamment si vous êtes trop chargé)… Mais ceci est tellement évident, que j’ai choisi de ne pas détailler cet aspect des choses : si vous restez à la maison, il n’y aura pas de photo de paysage. 

Et pour éviter de rester à la maison : optez pour du matériel léger et voyagez… (sans tombez pour autant dans le « Travel Porn » nouvel outil de distinction sociale sur les réseaux sociaux quelle horreur)… Ceci étant posé, passons maintenant à quelques conseils plus généraux, qui me viennent à l’esprit. Comme toujours, vous êtres invités à partager votre avis et vos conseils en commentaires.

1 – Commencez par analyser la scène et réfléchissez 5 minutes… Oui, je réfléchis tout de même (un peu), avec de déclencher : je regarde autour de moi, j’essaye de visualiser quels seraient les meilleurs points de vue, les bon angles, tout cela en me basant sur mon expérience. Pour cela il faut disposer d’un certains « sens de l’espace » et vous représenter la scène en 3D, un peu comme on joie au billard. Quel serait le cadrage possible : si je me déplaçais par là, plutôt que par ici…

Bon, je ne réfléchis pas trop longtemps quand même ! Sinon la belle lumière va s’en aller ! Et puis si après 5 minutes, vous ne « voyez » toujours rien et si vous n’êtes toujours pas « inspirés » : alors shootez un peu… Et ça viendra peut-être en faisant, comme l’appétit vient en mangeant !

2 – Oubliez le trépied : ne restez pas statiques, essayez divers angles et divers point de vue. Le pire que vous puissiez faire : serait de planter votre trépied, pour ne plus bouger d’emplacement, ni d’angle, ni de point de vue… Non, il faut faire tout l’inverse : bougez plus pour « déclencher plus ».

Je ne crois pas du tout à « la photo » soignée aux petits oignons : celle qu’on imagine, qu’on prépare, que l’on shoot en une fois… Et puis c’est fini et c’est gagné ! Non ça ne marche pas comme ça… En ce sens : l’utilisation du trépied est souvent contre productive et constitue un véritable « frein à la créativité »… Il faut au contraire, shooter (beaucoup) d’abord et sans trépied autant que possible. Puis trier ensuite !

Attention : pour autant, je n’ai pas dit : on shoote d’abord, puis on réfléchi ensuite (CF point N°1 ci-dessus). Je n’ai pas écrit non plus : qu’il ne faut jamais utiliser un trépied ! Mais je crois que l’on ne devrait le déployer qu’en « dernier recours » : uniquement si l’on ne peut pas faire autrement. Lire la suite…

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Et si l’on oubliait le bokeh 5 minutes ?

Non, il n’y a pas que le « bokeh » dans la vie d’un photographe… Je tiens à le redire ici, car trop souvent les « jeunes photographes » qui commencent à progresser, passent par cette phase plus ou moins longue : ou ils sont obsédés par le « bokeh »…

Ce qui passe en général, par une quête (quasi exclusive) d’objectifs à la plus grande ouverture possible… Parfois jusqu’à l’excès… Parfois plus raisonnable, selon leurs moyens : avec l’achat d’occasion, ou l’achat de très anciens modèles « vintage » et exotiques, totalement manuels et finalement assez peu recommandable (bien qu’étant très lumineux)…

Avant de commencer, je précise que j’ai tenté d’illustrer cet article, avec des photos « totalement dépourvues de bokeh », justement pour vous montrer que l’on peut s’en passer. Du moins, j’aurais essayé… Et je vous invite (en vue « d’oublier le bokeh 5 minutes ») à relire ces deux articles, dans lesquels je vous propose quelques « classiques de composition » et quelques « figures imposées ». Autant de « pistes créatives » afin d’échapper à la quête systématique du « flou d’arrière plan »  : 

1 – Prise de vue : quelques « classiques » de composition (partie 1)

2 – Prise de vue : quelques « classiques » de composition (partie 2)

Rappelez-vous vos débuts : votre période « zoom 18-55 mm f/3.5-5.6 » – Sans doutes, êtes-vous déjà passé par là, surtout si vous avez moins de 35 ans… (et d’ailleurs si vous vous « reconnaissez », votre témoignage en commentaires nous serait précieux) : c’est un phénomène qui a touché tout photographe ayant d’abord appris la photo à l’aide d’un de ces zooms d’entrée de gamme peu coûteux : par exemple un Zoom 18-55 mm f/3.5-5.6 pour APS-C (ils sont bien pratique et heureusement qu’ils existent).

Au tout début, durant cette première phase d’apprentissage : il vous était très difficile d’obtenir des images présentant ce joli flou d’arrière plan qui fait « pro ». Et si vous ajoutez à cela, toutes les autres difficultés normalement rencontrées par un photographe débutant : vous avez probablement traversé une première phase photographique assez décevante… C’est normal (à moins que vous n’ayez beaucoup voyagé, ce qui permet de passer ce cap). Lire la suite…

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Street photo : oubliez ces tabous photographiques !

Beaucoup de photographes qui se lancent dans la street photographie s’imaginent « des choses »… Ainsi, pour être un photographe de rue il faudrait obligatoirement voler les photos sans jamais demander la permission… Ou shooter exclusivement en Full Frame.

Ou encore travailler toujours en en noir et blanc. Ou même n’utiliser que des focales fixes… Et bien entendu au final : ne jamais recadrer ses images, ni les ajuster un peu dans Lightroom ou Photoshop…

Balivernes et billevesées ! Autant de légendes que je vous propose de mettre en pièce. En ce dimanche après-midi, je rédige cet article (sur le très bon clavier de mon minuscule MacBook Air M1 qui est une petite merveille lisez mon test terrain pour vous en convaincre) : bien installé au soleil sur un banc dans un parc à Paris, ceci même si il fait encore un peu frais… Mais ça sent le printemps et ce n’est pas dommage !

Alors oui, je sais… Par ce beau soleil, je devrais plutôt être en train de faire de la « street photo »… Mais voilà : ma définition de la street photo commence par ce préalable, « ne faire des photos que lorsque j’en ai vraiment envie ».

J’ai une vision de la street photo assez restrictive, elle devrait rester un jeux : juste une activité facultative et plaisante. Je réserve la street photo aux jours de printemps ; à condition de n’avoir rien de plus intéressant à faire. Et à certains jours de pluie éventuellement : comme un défi (réussir de bonne photos sous la pluie est bien plus difficile que ce que l’on raconte sur internet)…

Et bien entendu il n’existe aucune définition préalable, de ce que devrait être (ou ne pas être) la street photo. C’est à chacun de se faire sa propre définition, d’ailleurs pour moi : Street photo et photo de voyage, se recoupent largement… J’attends vos réflexions à ce sujet en commentaires… Lire la suite de l’article…

 

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Mes Presets AUTO ISO Adaptatifs : améliorés !

Un petit mot pour vous signaler qu’il sera plus facile de choisir parmi les 10 lots de « Preset ISO Adaptatifs »… Grace à un code couleur et une amélioration de la mise en page : Logo vert pour les 3 lots en Profils Adobe Couleur… Logo bleu  pour les 3 lots en Profils Appareil Photo Standard… Et logo bleu pour les 3 lots sans Profils.

 

J’ai beaucoup travaillé ces derniers temps à la mise au point de ces Presets AUTO ISO AdaptatifsIls sont capables d’ajuster automatiquement les curseurs de Netteté et de Bruit : en fonction de la valeur ISO des photos. Ce qui représente un gain de temps fabuleux !

Appliquez-les sur des lots de photos, ou définissez-les comme Réglage par défaut. Ils sont compatible avec Lightroom Classic, Lightroom et ACR (Photoshop). Ces réglages automatiques sont le fruit de plus de 25 ans d’expérience professionnelle. Ils tiennent compte de l’évolution des capteurs au cours des décennies.

C’est la raison pour laquelle il a été indispensable de les décliner en 4 « intensités progressives ». Ils sont également disponibles en plusieurs « Profils Couleur ». Vous ne pourrez plus vous en passer… Voici  quelques exemples d’ajustement automatiques :

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Faut-il rester en reflex, ou passer en hybride Full Frame ?

On sent que le lancement des hybrides EOS R5 et EOS R6 l’été dernier, aura été un moment historique pour Canon qui reste d’assez loin le premier constructeur mondial en 2020. Ces deux boitiers exceptionnels, auront été une sorte de « signal »… Du coup, la question se posera certainement à beaucoup de photographes en 2021… et pas seulement aux Canonistes : faut-il maintenant se débarrasser des nos valeureux reflex ? Pour adopter ces nouveaux appareils hybrides Full Frame, aux caractéristiques si séduisantes et à l’AF si éblouissant ?

D’autant que dès que la crise du COVID passée : beaucoup d’entre nous recommenceront à faire des photos, peut-être même à « planifier des voyages » (voyager à l’autre bout du monde ? Mais ça doit être un truc de dingue, ça ! ! ! )… Et peut-être penseront-il au passage, à changer d’équipement : un peu comme une façon de tourner la page de 2020 ? D’autant que depuis des mois, on a plus très souvent l’occasion de se faire plaisir…

La question est donc la suivante, serez-vous prêt à abandonner votre reflex en 2021, alors qu’il vous a donné entière satisfaction jusqu’alors ? Il faut dire que le 9 juillet, un message clair et fort a été chuchoté par Canon, à l’oreille des amoureux de reflex EOS, « Allez-y adoptez nos hybrides Full Frame à capteurs stabilisés (IBIS). Car nous sommes prêts, et nous aussi chez Canon on y croit vraiment ».

Ceux qui ont plus de 50 ans, se souviennent peut-être de la précédente révolution (que je n’ai pas connu personnellement) : le passage aux objectifs Autofocus à partir de 1987… Qui les avait « forcé » à abandonner le système d’objectif précédent : la monture Canon FD (fabriquée de 1971 à 1992). Il semblerait que nous soyons à nouveau face à une « transition majeure »…

Une transition telle qu’il n’y en a eu que trois ou quatre, durant toute l’histoire de la photographie… Mais avant d’aller plus loin : quelques petits rappels s’imposent… Lire la suite…

 

 

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Des profiles Canon EOS R et RP pour Lightroom Classic et Lightroom

Vous l’avez constaté : la dernière version de Lightroom ne propose plus pour les Canon EOS R5 et EOS R6, les habituels profiles reprenant les Style d’image Canon… Je ne sais si cette situation est temporaire. 

Je suis en train de développer plusieurs profiles spécifiques pour les R5 et R6, afin de mieux s’approcher du Style « Appareil Photo Standard », que je préfère de loin à « Adobe Couleur » (qui est le choix par défaut)…

En attendant qu’ils soient finalisés, j’utilise quatre profiles (2 couleurs et 2 N&B) que j’avais développé pour les Canon EOS R et RP et que je vous propose à l’achat ici. Je les ai déjà fait tester durant plusieurs mois à quelques amis, qui ont tous validé leur utilisation avec les EOS R. Leur installation est très simple : je vous explique comment faire sur la page d’achat.

J’ai pu aussi remarquer qu’avec d’autres appareils photos, le résultat est parfois très intéressant… Ces quatre profiles vous offriront en tous cas de nouvelles alternatives, si vous n’avez pas trouvé votre bonheur dans les profiles fournis par Adobe. Lire la suite…

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Adobe Couleur
N&B 009 - S
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Lire la suite : dans la boutique…

  

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Composition : recherchez la simplicité – Partie 1

Les plus belles photos sont souvent les plus simples… C’est une chose qu’il est malheureusement bien plus facile d’expliquer, que de réussir !

Ne pas confondre « simplicité » et « minimalisme »…  Le minimalisme n’est pas la bonne solution je crois : et souvent le minimalisme dégénère en absence… En « vide » ! Le « vide de sens », le « vide d’éléments graphiques », le « vide de contenu plastique », ou le vide de « sens littéraire » : je n’aime pas beaucoup le minimalisme. Je m’en méfie…

Mais j’aime la « simplicité », ce qui est bien autre chose. Comment définir la « simplicité en photo » ? Pour me faire comprendre, j’ai recherché dans ma photothèque quelques exemples d’images « simples »… Qui correspondent (plus ou moins) à ce que j’aimerais réussir plus souvent. Comment « faire simple » ; sans « faire vide » ? Je n’ai pas encore totalement trouvé la solution, mais j’y travail… Première partie, ci-dessous… (lire la seconde partie :  Composition : recherchez la simplicité – Partie 2).

Simplifier en suggérant, plutôt qu’en décrivant : parfois en cadrant un détail seulement, on raconte toute une histoire, bien plus « simplement » qu’en cadrant la totalité d’une scène… J’appellerais cela une « ellipse », un peu un équivalent photographique de l’ellipse littéraire (définition ici, lire aussi ici, mais plus compliqué). Ici j’ai pris la photo des pieds d’un novice (un petit moine), qui fait la sieste dans un monastère en Birmanie. Le cahier laisse imaginer la salle de classe. Le bois laisse deviner le monastère. Une bout de la robe de moine permet de situer la zone géographique…

 

Presque un logo, qu’on peut lire de très loin : souvent c’est en affichant les images en petit, que l’on peut évaluer une « vue d’ensemble » et se faire un idée de leur sens global… Et pour qu’une image reste « lisible » même en petit, il faut qu’elle soit « aussi simple que possible ». Ici nous avons des silhouettes de girafes, qui sont comme des idéogrammes Chinois dessinés sur une page. C’est « l’idée même » d’une girafe telle que l’on pourrait l’imaginer et la dessiner… Je ne crois pas avoir jamais réussi une photo de girafe, qui soit plus simple que celle-ci. Pour la petite histoire, c’était en plein midi avec une lumière plombée assez terrible.

 

Imaginez le reste… En faisant abstraction de la « simple représentation » on laisse une chance à la personne qui regarde une image, de s’imaginer son contenu. Et de se construire « son univers » : ce qui est intéressant. cela pousse éventuellement la personne qui regarde une photo, à rester un peu plus longtemps dessus. A l’explorer… Alors que lorsque « tout est dit » et que tout est évident : on accepte la photo pour ce qu’elle est : et l’on passe immédiatement à autre chose (remarque éventuellement en contradiction avec la photo logo des giraffes). Il s’agit ici d’une vue du Le Mékong, depuis un point de vue en hauteur situé au dessus de Luang Prabang au Laos. On distingue le phare avant d’un bateau qui remonte la rivière. Lire la suite…

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Et pourquoi ne pas cadrer plus souvent… verticalement ?

J’ai toujours adoré le cadrage en vertical… Il faut dire qu’à une certaine époque, lorsque je pigeais principalement pour la presse écrite dans les années 90 (avant Internet imaginez un peu) : je ne rêvais que de faire la « Couv ».

La « Couv » ou la « Une », qui est un terme un peu plus ancien encore… Une belle « Couv » c’était le graal et l’accomplissement de tout photographe de presse. Cela n’arrivait pas très souvent, mais j’ai quand même eu eu quelques belles « couv » à l’occasion… celle-ci par exemple :

Mais revenons au présent : pourquoi ne pas cadrer plus souvent verticalement ? Avez-vous des raisons précises, pour expliquer que vous ne le faites pas très souvent ?

De quoi avez vous peur ? Peut-être que vos images verticales ne soient pas assez « pratiques » à publier sur Instagram ? Personnellement Instagram ne m’a jamais séduit… Mais si vous pensez à Facebook par exemple : ça se passe très bien pour les images verticales. Qui seront même « plus visibles » et plus grandes que les horizontales…

L’utilisation éventuellement plus fréquente à l’avenir de tablettes pour trier vos photos (avec Lightroom Mobile par exemple), vous encouragera peut-être à davantage pratiquer le cadrage vertical… Car la tablette se tourne dans tous les sens, contrairement à l’écran de votre Mac ou PC.

Je ne crois pas que le cadrage vertical appartienne au passé. Même si temporairement on peut admettre qu’il n’est plus vraiment « à la mode », contrairement au cadrage carré par exemple. Mais la mode : c’est tout ce qui se démode… Et vouloir être « dans le vent », n’est qu’une ambition de feuille morte (on en voit voler pas mal dans le monde de la photo). Lire la suite…

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