Comment définir Laurent Boiveau ? Un photographe, un écrivain, un journaliste, un guide, un aventurier ? Mais aussi un de nos plus anciens lecteur et même collaborateur occasionnel du site. Par exemple lorsqu’à l’occasion d’une expédition il découvrait le Canon EOS R à l’épreuve des sommets au Pakistan et nous partageait son expérience…

Son livre, Te Araroa – Le long chemin raconte sa traversée de la Nouvelle-Zélande ; comme on traverse un rêve… Il raconte ces 3 000 km avalés à pied, avec franchise et sensibilité. On y suit un marcheur qui avance seul, porté par le vent des deux îles : happé par la pluie, bousculé par les rivières, nourri par la lumière changeante du Pacifique. Pas de romantisme, seulement la vérité d’un chemin exigeant et magnifique.
Page après page on sent que ce chemin n’est pas seulement le sien, c’est celui que chacun pourrait emprunter un jour ; si par chance l’appel du dehors devenait trop fort pour qu’on l’ignore… Et parvenu aux dernières pages on se dit : pourquoi pas moi ?

Écrit comme un carnet, le récit respire la terre et l’eau ! Les forêts humides et les crêtes déchirées : on y est… Comme les photos qu’il a bien voulu m’envoyer pour illustrer cet article : elles parles d’elles même. Si vous avez la flemme de me lire : contentez-vous d’admirer ses images…
Par contre son livre n’est pas un livre de photos. Il y en a ; mais elles soutiennent avant tout le texte. Chaque détour du livre, chaque variante du chemin, chaque pas raconte un instant où la nature impose sa loi. Boiveau y glisse ses doutes, ses sursauts d’enthousiasme, la métamorphose de l’esprit quand les jours se succèdent dans la solitude. Il y a aussi des rencontres : marcheurs de passage, moments suspendus avec les communautés maories, Kiwis (les Néo-Zélandais sont surnommés les « kiwis »)… Et parfois, l’imprévu total – un confinement, une tempête, une rivière trop haute – qui bousculent le cours du voyage. Tout ce qui fait un récit de voyage !
Et les photographes de voyage savent bien que la photo n’est réellement qu’un prétexte ; pour voyager et faire ces rencontres précieuses. Les rencontres sont les seules choses dont on se souvent clairement d’un voyage 30 ans plus tard… Et les photos s’en souvient-on ? On les redécouvre ; plus que l’on ne s’en souvient réellement…
Te Araroa – Le long chemin- Auteur : Laurent Boiveau
- Editeur : Autoédition
- Format : 202 pages – 15.24 x 1.22 x 22.86 cm
- ISBN : 979-8365456884
- Prix : 24,50 €
Le papier mat, les cartes, la mise en page sobre : tout sert le récit sans le maquiller. On suit le trek comme un fil tendu, jusqu’au dernier kilomètre, quand la marche cesse d’être un effort pour devenir une révélation. Te Araroa – Le long chemin n’est pas qu’un récit d’aventure. C’est un retour à l’essentiel, une invitation à se perdre pour mieux se retrouver.
Laurent Boiveau : journaliste, photographe, guide, marcheur infatigable. Il parcourt le monde depuis les années 90, du Sahara à l’Himalaya, du Makay à la Nouvelle-Zélande. Il écrit comme il marche : avec précision, curiosité et honnêteté. Ses livres cherchent à transmettre ce que l’aventure change en nous. Ce texte en porte la trace.
Photos : Laurent Boiveau



























Je rêverais de visiter ce pays. Des amis l’ont fait en camping car pendant 1 mois. Un photographe pro aussi (sport auto). Incroyable.
Moi aussi ! Mais que c’est loin…
J’avais fait un reportage en Australie de 3 semaines une fois pour VSD : c’était vraiment très, très, très loin… Arrivé enfin, à peine on descend de l’avion, on récupère la voiture de location : et paf ! Encore 5h de route : on a bien dormis ensuite…
Pour la moitié du prix on peut aller dans d’autres endroits tout aussi dépaysants.
Mais est-ce une bonne raison pour ne jamais y aller ? Probablement non… Alors tant qu’à y aller un jour : autant y rester longtemps…
“Pour la moitié du prix on peut aller dans d’autres endroits tout aussi dépaysants.”
Dépaysant, certes, mais est-ce aussi “isolé” ?
Je reviens de Sydney, le problème n’est pas tellement que c’est loin (12 heures jusqu’à Bangkok puis encore 10 heures pour 1500€) mais c’est qu’en général la vie est chère, au moins aussi chère qu’ici !
Ahh ! Salut Jean ;-)
La prochaine fois, ajoute un crocher par la Nouvelle-Zélande ! Une fois à Sydney, c’est plus si loin ;-)