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Arrêtez avec l’Outil Color Grading ! C’est lassant…

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Une petite chose qu’il fallait que je vous dise à propos de Développement en RAW : arrêtez d’abuser de cet Outil Color Grading : ce n’est pas parce qu’un outil existe qu’il faut obligatoirement l’utiliser ! Dans le pire des cas, le résultat est laid et dans le meilleur des cas : c’est lassant et répétitif…

L’Outil Color Grading produit toujours le même genre d’images qui se ressemblent toutes. Un peu comme ces films d’action Américains qui utilisent toujours les même dominantes : cet espèce de gris bleu prétentieux et déprimant en même temps. Qui est sensé donner un sentiment de suspens ou d’intensité.

Etrangement on croise systématiquement ce « gris bleu prétentieux » dans les pubs de voitures électriques ! Comme cette pub très esthétique qui se la pète grave au point d’être ridicule. J’ai repéré aussi cette galerie de voitures électriques étrangement toutes dans le même « ton »… Ce gris bleu doit probablement renforcer le côté virile des mâchoires carrées dans les films de Super Héros.

Mais surtout : il semblera instantanément démodé et ringard, le jour ou la mode aura tourné ! Et toutes vos images prendront un coup de vieux, d’un seul coup. Ne pas oublier que « la Mode, c’est tout ce qui se démode ».

 

L’Outil Color Grading ce n’est pas de la photo : c’est du « graphisme ». Cela dénature les couleurs de vos images… Comprendre que c’est un peu l’équivalent numérique du filtre « softness » des années 70/80… Vous devriez arrêter de l’utiliser à toutes les sauces car il ne parvient qu’à abimer vos images….

A la place : travaillez le sujet des photos, travaillez la composition, travaillez la lumière… Mais laissez les couleurs tranquilles, car la couleur c’est la vie ! Elles vous diront merci. Dans le pire des cas : si vous n’aimez pas les couleurs (ou si elles ne vous aiment pas) : alors passez en noir et blanc.

 

 

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31 commentaires

  1. « ARRÊTEZ AVEC L’OUTIL COLOR GRADING ! » Tu y vas fort dans ton titre !!! Car tout dépend de comment il est utilisé car très pratique tout de même. Pour ma part ce n’est pas pour « pousser » à l’excès mais au contraire pour « réduire » LÉGÈREMENT une petite dominante bleue dans les ombres et là c’est parfait comme outil.

    • Bah, ça fini toujours par se voir l’utilisation du Color Grading : et c’est moche dans 99% des cas…

      D’un pige de vue « philosophique » : il n’y a jamais de « dominantes bleues dans les ombres » à corriger : c’est juste que l’ombre est « naturellement froide » et c’est normal… et c’est très bien comme ça ! Tout comme un contre jour droit rester « éblouissant » avec des lumières cramées (si il n’y en a plus c’est que ce n’est plus éblouissant) !

      Du coup, si on « réchauffe l’ombre », alors ce n’est plus de l’ombre. Et tout devient « chaud » et il n’y a plus de contraste entre les couleurs chaudes et les couleurs froides. On obtient une sorte d’uniformité des tons et c’est chiant…

      L’ombre peut rester de l’ombre : c’est à dire « froide » et sombre. Et j’ajouterais qu’il n’y a pas besoin non plus (la plupart du temps) de la « déboucher » !

      C’est un peu comme si on cuisinait du poisson, qui aurait (zut) un peu trop le gout de poisson ! Du coup on mets du citron, mais il est un peu trop acide (il a donc un peu trop le gout de citron) ! A force de vouloir tout équilibrer et tout neutraliser : on perd le sens initial du gout… Et de sa photo !

      Non, non, à mon avis tout cela procède d’une erreur philosophique à la base : il ne faut pas avoir « peur » des couleurs et ne jamais aller « contre elles ». Il faut les comprendre et les accompagner « dans le même sens »…

      L’ombre doit rester froide ! Et sombre ;-)

      Vive les couleurs et vive les contrastes ! On ne veut pas vivre dans un enfer gris métallisé ;-)

      • Curieux ton argumentaire « Top chef » !
        Les ombres jamais bleues… faux.
        En fonction du support, matériel, type de traitement/profil, les blancs/couleurs claires dans les ombres peuvent monter au bleuté.
        Du coup après impression en autre dans la presse, on voit souvent ce résultat. De même sur de nombreux sites d’images, Insta, etc…
        Enfin si tu prends un thermocolorimètre, tu t’aperçois qu’il peut y avoir beaucoup trop de bleu dans les ombres en fonction « du support, matériel, type de traitement/profil » (sic).
        Et je n’ai jamais dit qu’il fallait supprimer totalement le côté froid des ombres.
        Tout dépend en plus des yeux que tu as et de la perception qu’il en résulte.
        Dans mon cas, comme myope, je préfère la colorimétrie « un peu chaude »… mais c’est du subjectif !

        • Je me suis mal fait comprendre : « les ombres ne sont jamais trop bleues », c’est ce que je voulais dire…

          Bien entendu les ombre sont bleu (froides plutôt c’est plus juste) : elles le sont… et c’est très bien comme ça !

          Mon avis est qu’il ne fait pas les corriger (du tout, jamais)…

          Car c’est ce qui fait le contraste de la photo : et notamment cela fait ressortir les couleurs chaudes…

          • « Mon avis est qu’il ne fait pas les corriger (du tout, jamais)… »

            Ce n’est que ton avis et visiblement nous n’avons pas fait la même « école »…

            • Bon, après, je suis d’accord : il peut exister plusieurs façons de voir… plusieurs « écoles » !

              Mais je suis bien obligé de mettre un titre « un brin provocateur » pour réveiller les gens !
              Grace à ça : ils réagissent… Du coup, il s’en suit une discussion passionnante ?

              N’est-ce pas ?

              Alors, qui c’est qui avait raison d’écrire : « Dans le pire des cas, le résultat est laid et dans le meilleur des cas : c’est lassant et répétitif… » ???

              • JF, tu es le seul rédacteur de TES articles sur TON site, donc tu fais ce que tu veux.
                Mais dire que cet outil n’est pas bon est « un peu provoc » non !?
                Dans ce cas tous les outils de Ps ne sont pas bons… s’ils sont mal utilisés, surtout à l’excès.

                Par contre, je ne peux te laisser dire que les ombres ne peuvent « monter » bleues.
                Cela m’étonne pour quelqu’un comme toi capable de créer des Profils boîtiers remarquables et que j’utilise avec bonheur (merci).
                Mais bon en 41 ans de métier, j’an ai vu des collègues avoir quelques petits égarements techniques (dont moi)… LOL

                • Mais bien entendu que les ombres « montent » bleues ! Et surtout je les laisse faire…

                  Si il y a du bleu dedans, c’est que c’est comme ça ! Et en plus ça m’arrange, puisque ça contraste avec les hautes lumière qui restent « chaudes ». Ci-dessous, un petit exemple en street photo au Japon… La photo n’est pas exceptionnelle, mais le lumière explique exactement ce que je veux dire.

                  Cette image n’aurait plus aucun intérêt si je l’avais traité avec le Colo Grading. Mon principe ; est d’aller « dans le sens » de l’image.

                  Pas « contre » la logique de la lumière naturelle…

                  Par ailleurs : autre chose… J’évite de trop déboucher les ombres : car c’est peu naturel. Bien évidement le le fais parfois : mais beaucoup moins qu’avant… Et beaucoup moins fort.

                  Et du coup, mes images sont bien meilleures : plus naturelles, plus contrastées, plus lumineuses (grâce aux ombres qui restent sombres (et froides) et qui font « ressortir » la lumière (chaude).

                  • Dans ton image en exemple, tu laisses le haut des immeubles « bleuté » ainsi que l’ensemble des blancs.
                    Cela m’étonne d’un formateur alors que tu dénonces l’effet gris-bleu-froid à la mode en ce moment.

                    C’est ton choix, peut-être artistique, mais avec tes yeux dans la réalité tu ne vois pas la scène ainsi.
                    Les immeubles ne sont pas « bleuté » !

                    En corrigeant un peu cela, puisque tu parles de contraste, luminosité… ton ciel ressortirait encore mieux alors que là,
                    j’ai l’impression que tu as appliqué un filtre dégradé bleu, qui noie l’ensemble de ton image et tu « tombes » dans la mode actuelle !

                    D’où le besoin pour moi de corriger un peu une bonne partie des ombres pour le bleu.

                    Mais tout comme toi maintenant, je débouche de moins en moins les ombres avec des noirs assez profonds.
                    Et surtout, nous n’avons pas la même finalité d’utilisation de nos images.

                    Notre discussion me rappelle celle que nous avions entre tireurs pros N/B dans les années 80 entre ceux qui étaient papiers tons froids ou tons chauds… bien sûr, je pratiquais les derniers !
                    Comme déjà dit, je suis myope donc plus attiré par le chaud (léger hein), c’est médical !

                    • Oui, encore une fois, chacun voit les choses à sa façon et fait ce qu’il aime…

                      En tant que formateur, je me limite à expliquer les outils, à montrer les possibilités et à donner quelques pistes créatives… Mais je ne peux pas prendre elles décisions créatives à la place des élèves. Certains ont un goût de chiotte : c’est irrattrapable (sauf à suivre l’élève durant plusieurs années) !

                      Parfois certains me demandent mon avis sur ce que je ferais face à telle ou telle situation : je le donne, en expliquant ce que j’aime et ce que je n’aime pas… Et que d’autres feraient peut-être autrement !

  2. « Dans le pire des cas : si vous n’aimez pas les couleurs (ou si elles ne vous aiment pas) : alors passez en noir et blanc. » Exactement !

    • De gustibus et coloribus non est disputandum paraît-il! A quoi bon débattre des gouts et des couleurs? Ceci dit je suis d’accord avec JF sur l’effet de mode. Une fois passé, après il faut assumer.

  3. Si un client veut un look « cinématique comme j’ai vu dans la vidéo de xxx » moi je m’en tape, et je lui fais une colorimétrie dans ce sens…

  4. Gilles Theophile le

    Je suis d’accord avec toi JF mais peut-être pas pour les mêmes raisons.

    Aujourd’hui, teinter les images pour leur donner un look ciné est effectivement très à la mode. On adhère ou on n’adhère pas.

    Mais quelle ne fut pas ma déception, lorsque j’ai découvert cet outil, en phase de test, bien avant son arrivée dans le public. En voyant les roues de couleur pour la première fois, j’ai sauté de joie en pensant qu’Adobe allait enfin proposer un outil digne de ce nom pour retravailler la couleur. Quelle ne fut pas ma déception lorsque j’ai appris et constaté, qu’il s’agissait simplement d’un remplaçant pour le virage partiel…

    • Oui, l’outil Color Grading est assez décevant techniquement… et pas très pratique.

      Par contre la modification des couleurs dans les outils localisés, est potentiellement brillante…

      Et l’on espérait quelque chose d’équivalent, dans un outil « global » de gestion de couleur.

      Cela viendra, tout ou tard !

      Ou plutôt tôt…

  5. Pas du tout d’accord… c’est pour moi indispensable pour récupérer des dominantes de couleur qui s’accentue lors du traitement de la luminance et des contrastes de la photo.
    Typiquement, et contrairement à ce que vous dites, c’est un cas ultra courant d’avoir des ombres qui deviennent quasiment « bleu roy » en paysage en contre-jour. Et là le Color Grading (comme le Split Tonning d’avant) est l’outil idéal pour ramener le bleu de cette zone sombre vers quelque chose de plus naturel (justement) sans toucher au bleu du ciel, ce qui ne manquerait pas d’arriver avec l’outil TSL. Et c’est bien moins fastidieux qu’avec un filtre local (gradué ou radial).
    Et je ne parle pas de la dominante verdâtre de mon Canon par temps nuageux, impossible à gérer avec la simple Balance des Blancs (car pas assez sélective).

    Perso j’ai été convaincu par la démonstration de Mark Littlejohn (dans une vidéo de Nigel Danson sur Youtube) qui en fait un outil créatif intéressant et bien plus subtil que les exemples que vous nous donnez à voir et qui sont bien caricaturaux.

    • Le problème c’est qu’en procédant comme vous dite : vous altérez les bleu dans toute la photo…

      Et c’est désastreux dans certains circonstances (par exemple si vous avez photographié une voiture de course, avec des logo d’un bleu sombre… Le sponsor qui a commandé les photo, ne sera pas content ! ). mais cela impact aussi les beaux bleu profond du ciel…

      Non, la bonne solution si l’on rencontre le cas particulier que vous citez : la solution qui est bien plus rapide et bien plus « sûre » pour ne pas altérer toute la photo, c’est un Filtre radial localisé sur la zone, qui permet de traiter le petit problème éventuel, de façon chirurgicale…

      Et si le problème est sur une zone très « spécifique » on utilisera une sélection précise grâce au masque de Luminance, ou le masque de couleur…

      En aucun cas, je pense que l’outil Color Grading me semble recommandable pour tout ça…

    • S’agit-il de cette vidéo ? Et de cet exemple avec les arbres vue « avant / après » à précisément 10.91 ?

      https://youtu.be/cE4gLUhPEZo?t=1141

      Si c’est cet exemple : c’est à peu près tout ce que je n’aime pas ! Et tout ce que je dénonce dans cet article : mon avis est qu’il ne faut surtout pas s’inspirer de ça, car c’est toujours la même chose et surtout très éloigné de la vibration naturelle de la lumière qui nous intéresse… Et même : tout simplement pas beau (à mon avis) : c’est lourd et c’est « maniéré » (et le « maniérisme » est la pire dans tous les Arts).

      Donc il est logique que nous ne soyons pas d’accord ;-)

      Pour moi ; le traitement de cet image est un exemple typique de « trahison » de ce qui est « la nature même » de la photographie. C’est exactement l’inverse de ce que je crois être la photographie : qui devrait être de mettre en évidence la beauté de ce qui existe.

      Mais bon… On est un peu dans la philosophie de la chose, là…

      Chacun ses goûts, chacun fait comme il aime. Moi je n’aime pas ça, mais je n’empêche personne d’avoir un avis contraire.

    • Gilles Theophile le

      Le Color Grading pour corriger une dominante de couleur dans une portion d’image ? Eh bien non, désolé, ce n’est pas le bon outil.

      Le bon outil, c’est le masque de gamme de luminance et/ou de couleur de la retouche locale.

      Encore une fois, le Color Grading n’est que le remplaçant du Virage partiel, c’est-à-dire une machine à teinter les images, ni plus, ni moins.

  6. Ça change d’il y a cinq ans, quand 90% des photos de paysage populaires sur les plateformes de partage de photo avaient un gros effet Orton bien marqué.

  7. Les fameux filtres softness! C’est vrai qu’ils ont particulièrement mal vieillis ceux-là! Maintenant la question qui tue, est-ce que notre JF a lui aussi abusé un peu de ces filtres à cette époque? Pas de honte à avoir, tout le monde dans le temps à essayer ça au moins une fois.

  8. Ben oui ces molettes « Color Grading » c’est pour répondre au besoin des instagrammers qui veulent mettre du look « Orange & Teal » partout sur leurs photos !!
    Ben oui apparemment ça marche… :( Tristesse…
    Même Sigma l’a ajouté comme mode de couleur automatique dans son Sigma fp… :(
    https://fstoppers.com/gear/sigma-fp-has-built-teal-and-orange-color-mode-and-its-certainly-eye-catching-395686

    https://petapixel.com/2017/02/23/orange-teal-look-popular-hollywood/
    « the ‘Orange and Teal look’ is easy enough to get: you simply push Blues/Teals into the shadows and Oranges/Yellows into the highlights, creating contrast by using these complementary colors to add depth to your shot.  »
    https://www.herdroudandlaetitia.com/preset-gratuit-teal-orange/

  9. VANDENBERGHE Tristan le

    « mais je n’empêche personne d’avoir un avis contraire. »
    Ce n’est pas ce qui transparait dans vos commentaires… un peu de mesure ne ferait pas de mal.
    En tout cas moi je me passerai dorénavant de tout commentaire vu l’ouverture et l’acceptation d’un commentaire n’allant pas dans votre sens : « moi je sais ; vous, vous faites mal ». Avec ça je suis vacciné !

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