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Tatsuo Suzuki a-t-il quitté « volontairement » les Fuji Ambassador ?

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Rebondissement dans l’affaire de la vidéo Promotionnelle retirée par Fujifilm, ou leur ambassadeur Tatsuro Suzuki faisait preuve d’une certaine « agressivité » dans sa façon de photographier…

Chacun est libre d’en penser ce qu’il veut… Personnellement, je juge cette façon de pratiquer la street photo « excessive ». Surtout au Japon, qui est le « pays de respect de l’autre », ou ça ne se fait pas d’agresser ainsi les gens dans la rue. Je remarque que certains Japonais lorsqu’ils brisent les limites : c’est comme si il n’y en avaient jamais eu (peut-être le résultat d’un excès de codification de la société ?). Moi, j’admire tellement ce pays et cette « civilisation » de toutes façons, que mon avis n’est probablement pas neutre…

En tous cas, je suppose que Tatsuro Suzuki n’aurait pas pu pratiquer très longtemps cette façon de photographier en Europe (ni dans de nombreux pays du monde) sans s’attirer tôt ou tard des « ennuis »… Si il peut se comporter ainsi : c’est uniquement parcequ’il est au Japon : ou l’on ne risque pas grand chose, car les gens sont trop polis pour protester. C’est presque trop facile, de pratiquer la street photographie au Japon, je vous parle en connaissance de cause (Mon guide spécial de Tokyo, pour les photographes)

En effet les Japonais sont si respectueux de leur prochain : que dans l’esprit de beaucoup de gens il serait probablement encore plus « mal venu » de se plaindre d’un comportement aussi « grossier », que de le pratiquer sois-même… Peu importe : je vous laisse donner votre avis en commentaire à ce sujet.

Cette vidéo promotionnelle avait crée de tels débats, que finalement elle a été rapidement retirée par Fuji de la série de vidéos de lancement du Fuji X100V. Mais on peut encore la voir ici dépêchez vous, car elle vaut le détour

 

Toujours est-il que aujourd’hui : si l’on en croit fujirumors.com : Tatsuro Suzuki n’est plus visible dans la page des ambassadeurs Fuji.  L’adresse de sa page qui est toujours en ligne : abouti sur une page vide. Mais comme le « Google cache » n’oublie jamais rien : vous pouvez consulter  « l’archive » de ce qu’était cette page avant son retrait. Alors qu’en est-il ?

Est-ce Tatsuro Suzuki qui a quitté de lui-même le programme Ambassador, car son travail a été « désavoué » par Fuji lorsque la marque a retiré la vidéo ou il était interviewé ? Ce qui serait une attitude « très Japonaise » et honorable, même si sa façon de photographier ne l’est pas vraiment…

Ou alors : est-ce Fuji qui l’aurait « exfiltré » de son programme d’ambassadeur… Car il était devenu bien encombrant et peu conforme aux « valeurs de la marque » ? Dans ce cas, c’est peut-être le responsable qui a validé la publication de la vidéo, a du se faire « Hara-Kiri » ? Car pour une bourde : voilà une belle bourde…

Peut-être le saura-t-on bientôt ? En tous cas : Tatsuro Suzuki est désormais célèbre… Et comme il a un nom facile à retenir : il restera probablement célèbre « à vie ». Et surtout, toute polémique mise à part : il faut bien dire que ses photos « elles envoient du lourd » et valent le détour : tatsuosuzuki.com.

 

 

 

 

 

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61 commentaires

  1. Franchement rien d’agressif à mon gout. Dois je vous rappeler que maintenant dans la rue partout vous êtes filmé par des caméras sur des lampadaires, des caméras sur des voitures, des cameras sur des distributeurs d’argent….. Vous êtes filmé dans les gares, dans les lieux publiques, dans les centre commerciaux…….
    Que les gens montrent toute leur vie sur leur compte Facebook ou Instagram, les copains d’avant, Linkelink….

    Et franchement il n’y a pas à casser 3 pattes à un canard. Oui en France il aurait des remarques. Et alors? C’est quoi le problème c’est qu’il utilise un vrai apn et pas un téléphone?

    • Vous avez regardé le film en entier ? A plusieurs reprises, des victimes « courrent » et font des détours pour lui échapper… il les oblige à s’écarter de sa trajectoire. C’est trop…

      Non seulement il fait souvent « peur » aux gens, mais en plus : pas un sourire, pas un regard, pas la moindre forme de respect… Ce n’est vraiment pas ce que je crois être de la « street photo » éthique !

      Même si je sais que parfois des « confrontations » sont inévitables : ici le problème, c’est que ça semble être systématique.

      Et je ne parle pas ici du « droit à l’image » : moi aussi je photographe des gens sans leur demander l’autorisation. Je ne parle pas non plus des Caméra de surveillance : ce n’est pas le problème pour moi (mais à la limite on peut absolument concevoir, que ce soit un problème pour d’autre).

      Non : le problème c’est sa gestuelle : il fait carrément peur aux gens, tout simplement… c’est une agression quasi physique. A hauteur d’oeil en plus… Et puis : il y a aussi une répétition de cette gestuelle… Ce n’est pas « une fois de temps en temps », c’est systématique.

      Bref : je pense qu’il donne une très mauvaise image de la street photographie… Et personnellement je n’ai pas du tout envie d’être assimilé à ce genre de comportement ! Je me débrouille autrement, pour faire des photos, tout aussi près… Mais sans agresser personne (autant que possible).

      • de la « street photo » éthique !

        ..ah, c’est éthique de photographier les gens?? ..savais pas

        En ce qui me concerne, prendre des clichés de gens dans la rue que je ne connais pas, me met très mal à l’aise et des deux côtés de l’objectif.

        La street ou on prend un plan général en incluant l’humain dans son contexte est une chose,
        celle de vouloir systématiquement ‘voler’ des portraits en est une autre…

      • Une mauvaise image de la photographie de rue ?
        Mais de quoi parle-t-on ? La photographie de rue peut-être intrusive, je ne vois pas le problème.
        Être agressif en prenant une photo ? Mais dans quel monde vivez-vous ?
        La photographie de rue se passe et doit se passer d’autorisation de la personne photographiée, sinon ce n’est que du portrait posé.
        Le droit à l’image, remettons les choses au point : dans l’espace public, vous pouvez photographier sans aucune autorisation, c’est l’utilisation de la photo prise qui peut être opposée au photographe et non le fait de photographier.
        La jurisprudence, en France, est très claire sur le sujet, le droit à l’image ne concerne pas uniquement la personne ou l’objet photographié mais aussi et surtout le photographe dans sa démarche artistique.
        Voici l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 05 novembre 2008 : Le droit à l’image doit céder devant la liberté d’expression chaque fois que l’exercice du premier aurait pour effet de faire arbitrairement obstacle à la liberté de concevoir ou de communiquer des idées qui s’expriment dans le travail d’un artiste, sauf dans le cas d’une publication contraire à la dignité de la personne ou revêtant pour elle des conséquences d’une particulière gravité. (affaire Gallimard),

        Ainsi, c’est à la personne photographiée de prouver le préjudice.
        Ceci dit, Tatsuo Suzuki est en passe de devenir l’un des plus grands photographes de rue, à hauteur de Daido Moryama ou autre Bruce Gilden, ces deux derniers sont aussi très intrusifs et c’est l’essence même de la photographie de rue, dans le cas contraire, on shoote au 300mm…
        Ce n’est pas à nous de juger le degré d’agressivité mais à la personne photographiée.
        La photographie de rue est un témoignage pour les générations futures et peu importe si quelques personnes ont été un peu  » desapointées », de la manière dont elles ont été photographiées.
        Bien sûr, une attitude souriante, bienveillante et respectueuse est préférable, mais qui se pose la question en visionnant des albums de photographie de rue, du comment à été prise la photo, personne, c’est le résultat artistique qui compte.
        Les amis, je suis Marseillais, et je vous avoue que j’ai plus peur de recevoir une rafale de Kalachnikov qu’une rafale de Leica… ‘
        Philippe Negrel.

        • Merci pour ce point de vue…

          Tu sais : on vit dans un mode de plus en plus violent : les gens se sentent agressés dans tous les sens.

          A Paris ce sont les Pic-Pokets par exemple, dans certains coins touristiques, ce sont les vendeurs de babioles et les faux guides… Alors il fait se mettre à la place des gens « normaux », qui n’ont absolument rien à foutre de l’Art en général, ou de la « street photographie », qui n’est qu’une discipline anecdotique qui concerne certains experts et passionnés (nous entre autres : ça doit concerner 3000 à 5000 personnes en France au total)…

          Alors tu sais : nos « petites préoccupations » de street photographes : le grand public, il s’en fout totalement ;-)

          Il se fout encore plus du témoignage (sois-disant) que représente cette street photographie… Les témoignages de axe qu’est la vie de nos jours ne manquent pas, par ailleurs.

          Donc je crois qu’il faut savoir prendre un peu de recule : et comprendre à partir de quel moment, le photographe commence à déranger les autres.

          Soit prendre une image (pour faire un parallèle) : personnellement je ne supporte pas les musiciens de rue, qui me casse les couilles… ET général je déteste leurs (mauvaise) musique. Lorsqu’il y en avait un de temps à autre : très bien… Mais leur multiplication est une réelle nuisance : pas une seule terrasse de café à Paris, sans qu’un emmerdeur vienne y faire « son bruit ».

          Si chaque minorité (photographes, musiciens, religieux, artistes) commence à imposer à la totalité des gens ordinaires ses activitées bruyantes ou envahissantes, sous prétexte qu’il se sent autorisé à la pratiquer au nom de son « art » ou de son droit à exister en tant que « communauté », alors : c’est la porte ouverte à tous les abus…
          ET la fin du vivre ensemble.

          Cette façon de pratiquer la street photo me semble (inutilement) invasive et dérangeante… Et le danger c’est de coller une « mauvaise » image : à tous les photographes.

          Il est devenu difficile de pratiquer la street photo à Paris, à cause de l’intolérance de gens. Si en plus on les « provoque » : alors ça deviendra encore plus difficile !

        • Un résultat très palpable de cette « agression » photographique qui a explosé (depuis les années 2010 je dirais) : c’est que dans le quartier de Gion à Kyoto, il est devenu impossible de photographier des geisha dans la rue.

          La municipalité a été obligée de mettre des panneaux, tant le comportement des touristes (et des street photographes) était excessif et discourtois.

          Photos banned in private streets of Kyoto’s Gion (Mitsuko Nishikawa
          NHK World Correspondent) – 2019

          https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/backstories/741/

          Photos banned in Kyoto’s Gion after tourists harass geisha
          http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201910310076.html

          Autre exemple : à Harajuku à Tokyo par exemple : les « gothic Lolita » se cachent désormais : à force d’avoir été agressée, pistées et chassées comme du gibier, par des photographes…

          A Paris : si tu t’assois à la terrasse du café dit de « Amelie Poulain » : tu es mitraillé toute la journée par des touristes… Moi ça m’amuse, mais ça n’amuse plus grand monde et les habitués ont déserté ce café, devenu un Disney land.

          Même en Inde : il y a des endroits comme ça… La petite rue ou Steve mac Curry a fait sa célèbre photo des mains (àJodhpur) : j’ai vu des photographes se faire insulter par les habitants qui n’en peuvent plus !

          Bref : ceci est totalement connecté avec cela : il n’y a aucune différence fondamentale de comportement entre Tetsuko Suzuki (qui produite de superbes images) et les instagrameurs (de merde), qui se ruent tous au même endroit et saccagent certains coins.

          • Les fameux touristes et étrangers qui harcèlent les maikos et geikos de Gions.
            À chaque fois que j y étais, c’était exclusivement des photographes japonais qui les harcelaient!

            • Certainement pas ! Jamais des touristes Japonais ne harcèleraient des geisha : ils savent ce que c’est et le respect qui leur est du…

              Ce sont forcément selon moi, des touristes chinois, ou d’autres touristes asiatiques… (qui ne savent pas ce que sont les Maikos et Geisha)

        • « Ce n’est pas à nous de juger le degré d’agressivité mais à la personne photographiée. »

          A en juger par les regards irrités, on peut aisément le deviner, sans compter ceux qui détournent le regard ou s’enfuient en courant. Je ne vois aucune démarche artistique dans le fait d’agresser les gens dans la rue.
          Et c’est tout aussi désagréable de se retrouver sur facebook ou instagram parce que les gens passent leur temps à publier tout et n’importe quoi.

        • « La photographie de rue se passe et doit se passer d’autorisation de la personne photographiée, sinon ce n’est que du portrait posé. »

          Bof, bof… dans les fait d’accord, peut-être : mais « tant que l’on ne dépasse pas les bornes »… et que l’on ne dérange personne !

          Rappelons juste que la photographie de rue n’est qu’une petite activité égoïste et sans grande importance ! Un « art mineur », pratiquée par quelques amateurs (dont votre serviteur).

          Il faudrait peut-être juste de dégonfler un peu les chevilles : la pratique de la photo de rue n’a rien de plus sacré, que la pratique du volley de plage, ou que celle du Scrabble…

          Tant que « tout le monde » s’abstient d’emmerder « tout le monde », au nom de sa passion (sois-disant qui le mérite) : alors le monde rester vivable (à peu près)…

          Le jour ou des passions de je ne sait quoi se « cogneront » aux passants dans la rue, comme Susuki le fait au nom de sa passion de la photo : alors le monde deviendra un enfer.

          L’enfer c’est les autres. C’est ce que la civilisation Japonaise a compris : et c’est justement pour cela que au Japon on respecte la « bulle » de son prochain, et que l’on ne se comporte pas comme ce photographe, qui est extrêmement « occidental » au sens ou il est extrêmement « individualiste ».

    • A-t-on le droit au nom de son « Art » d’agresser ainsi « quasi physiquement » les gens dans la rue ?

      Moi cette vidéo m’a carrément choqué ; surtout connaissant le Japon…

      Et je suppose que les responsables de Fuji au Japon qui ont découvert cette vidéo : ont du être effondrés honteux et choqués.

      Si vous connaissiez le Japon : vous comprendriez que ce comportement est jugé par l’immense majorité des gens « barbare » et « grossier »… Pénétrer la « bulle » des autre s’est un tabou : la bas encore plus qu’ici.

      Il y a pourtant des moyens de faire des photos de près, sans se faire remarquer et sans agressivité.

    • On est filmé partout, mais de loin.
      On montre tout sur les réseaux sociaux, mais c’est un choix.
      Par contre, un type avec un machin noir dans la main qui déboule dans ma bulle d’intimité et qui disparaît sans rien demander, ce n’est pas acceptable. Je le retiendrais par la manche et avec un sourire pour causer un brin et savoir de quoi il retourne.

  2. Il semblerait que ce soit Fuji qui ait pris la décision de débrancher. En même temps ils ne vont pas dire le contraire… Cette « polémique » est intéressante car au delà du fait qu’on ne parle plus du boîtier – mais plutôt de ce qu’il ne faut pas faire avec – elle pose la question de la street photography à notre époque.

    Dans les années 80, l’arrivée des « gros zooms » (allez… 80-200mm) a éloigné les photographes de leurs sujets. Au bout d’une nouvelle génération (25 ans) plus personne n’a l’habitude de se faire photographier (de près) dans la rue ! Ajoutez à cela le manque d’envie de se retrouver sur l’ordi ou le réseau social d’un illustre inconnu… La pratique de la street photography devient bien compliquée…

    En France, et sauf erreur, en tant que photographe non-professionnel, on a le droit de photographier qui on veut et ce que l’on veut sur l’espace public, sauf les militaires en uniforme (donc les gendarmes également car ils sont militaires, mais pas les policiers). En revanche, nul ne peut publier quelque photo que ce soit sur laquelle on peut reconnaître distinctement une personne sans avoir obtenu son accord préalable.

    Il semblerait que pour les photographes pro ce soit un peu différent, et qu’il faut un accord préalable au shooting qui donne implicitement le droit de publier ? C’est bien ça ?

    • N’importe qui (professionnel ou non), a le droit de photographier presque n’importe qui, ou n’importe quoi dans l’espace publique… Tant qu’il n’y a pas trouble à l’ordre public, ni « dérangement » d’une ou plusieurs personnes, ni atteinte à la propriété privée.

      Il y a quelques exceptions à ce droit de photographier (que je ne vais pas détailler ici). C’est un peu flou…

      La pratique de Suzuki, tombe à mon avis dans ces « exceptions », car du moment qu’il oblige des passants à se tourner de leur chemin : ce n’est plus un photographe « passif » (qui ne dérange personne)… Mais il intervient et peut déranger. A ma connaissance, il n’y a pas de jurisprudence pour ce genre de cas très spécial : mais je doute qu’elle lui soit favorable.

      Ensuite les « usages » des photos : c’est une autre question ! Qui est bien séparée de la « réalisation ». On a le « droit à l’information », si c’est pour la presse.

      Mais pour un usage commercial : le « droit à l’image » des personnes photographié prime.

      Pour l’Art : c’est à mon avis le vide juridique. Si le photographe vend des tirages en galeries et que la personne photographiée s’y oppose : à mon avis elle peut l’emporter… Car il s’agit d’une activité commerciale (sous couvert artistique). Mais ce sera au cas par cas probablement…

      Bref : c’est compliqué…

  3. De mon point de vue, je trouve que son comportement est effectivement trop « agressif » dans le sens où il fait « barrage » à ses sujets, peut-être dans le but d’aller chercher un autre angle, des expressions peu communes de ses sujets…. qu’il n’obtiendrait pas si sa pratique était plus respectueuse.

    Pour autant, peut-il se le permettre au nom de l’exercice de son Art? non, il empiete trop sur le territoire de ses sujets. Je ne suis pas loin de penser que pour certaines de ses « victimes », en particulier les jeunes Japonaises, c’est vécu comme un traumatisme.

    Et c’est bien parcequ’il exerce au Japon, et seulement parcequ’il reste au Japon qu’il peut continuer à tenir ce comportement sans risquer de changer d’appareil photo toutes les semaines et sans avoir de rendez-vous chez le dentiste chaque semaine.

    Imaginons le dans certains quartiers de nos grandes villes Françaises avec ce comportement, le Fuji X100 a beau être solide, il finirait dans la Seine, le Rhône….

    Peu importe si c’est Fuji qui la « débranché » ou lui qui s’est retiré, il ne me semble pas un « exemple » pour ceux qui souhaitent pratiquer la photo de rue.

    Je ne suis qu’un amateur « faiseur d’images » et non photographe puisque c’est un métier, je pratique un peu la photo de rue avec un 28mm et un 35 (j’ai eu le X100T), je m’approche près des gens mais en les respectant, avec le sourire, oui je vole des images bien entendu mais sans traumatiser mes sujets, pourtant, parfois, il faut « discuter » avec les personnes qu’on photographie, pour expliquer la démarche, parfois supprimer l’image… Invitons Monsieur Tatsuo Suzuki à faire de la « Street » dans certains arrondissements de Paris, pour voir……

  4. Antoine : « En France, et sauf erreur, en tant que photographe non-professionnel, on a le droit de photographier qui on veut et ce que l’on veut sur l’espace public, sauf les militaires en uniforme (donc les gendarmes également car ils sont militaires, mais pas les policiers). En revanche, nul ne peut publier quelque photo que ce soit sur laquelle on peut reconnaître distinctement une personne sans avoir obtenu son accord préalable. »

    En fait, c’est beaucoup plus complexe que ça, et même les juristes s’y perdent, car il y a confrontation entre deux droits : la vie privée vs la liberté d’expression (plus le droit commercial, le cas échéant). Si vous allez sur service-public.fr, rubrique « Droit à l’image », vous constatez effaré que vous n’avez à peu près le droit de ne rien faire, et que la photographie de rue est proprement impossible, sauf à ne cadrer que des foules indistinctes. Mais la réalité est différente : dans l’état actuel de la jurisprudence (mais la jurisprudence est par définition évolutive), une personne photographiée ne peut s’opposer à la diffusion publique de son image que si elle peut prouver que cette diffusion constitue un préjudice « réel, sérieux et intrinsèque ». Et c’est à elle de le prouver, « l’absence de trouble » étant présupposée. Ceci au nom du principe fondamental de la liberté d’expression artistique. Évidemment, un tout autre problème se pose si cette diffusion est commerciale, et de quel type de commerce il s’agit, etc. C’est un vrai maquis juridique… Et ça change complètement selon les pays : par exemple le droit anglo-saxons met beaucoup moins l’accent sur la protection de la vie privée et sur le droit à l’image que le droit français.

    Pour en revenir à Suzuki, je suis d’accord avec Jean-François : le problème est qu’il fait de la confrontation un préalable systématique, il a une attitude agressivement punk qui n’a semble-t-il aucune connexion nécessaire avec la photo en elle-même.
    Est-ce parce qu’il suppose que son agressivité va révéler quelque chose de plus « authentique » chez ses sujets (j’ai envie de dire ses « cobayes ») ? Ou parce qu’il a un grain ? Ou pour se donner un genre ? Par admiration frénétique pour Bruce Gilden ? Un peu de tout ça peut-être…

    • On va rétablir la vérité…
      Déjà, être photographe est une activité, la seule différence entre amateur et professionnel est que ce dernier vit de cette même activité.
      Il ne faut surtout pas croire que un professionnel est par essence  » meilleur » que l’amateur éclairé.
      Pour le droit à l’image, lisez mon commentaire précédant dans lequel j’ai fait un copier/coller de la jurisprudence issue d’un arrêt de la cour d’appel de Paris en 2008.
      Quant à Tatsuo Suzuki, c’est un humaniste et certainement pas un agresseur qui traumatisé, allez voir son travail.
      Tatsuo nous montre un Japon caché, il nous montre les ‘ laissés pour compte’, les sdf, les personnes âgées délaissées par le système, il nous montre un Japon bien différent de ce que nous, Européens imaginons, il ne nous montre pas le Mont Fuji ou autres cerisiers en fleurs, pas de Geishas en kimono, il laisse tout ça aux faiseurs de cartes postales.
      Tatsuo nous montre le Japon tel qu’il est, sans porter de jugement et c’est tant mieux..

      • « On va rétablir la vérité…
        Déjà, être photographe est une activité, la seule différence entre amateur et professionnel est que ce dernier vit de cette même activité.
        Il ne faut surtout pas croire que un professionnel est par essence « meilleur  » que l’amateur éclairé. »
        Mais qui a dit le contraire ???

        « Pour le droit à l’image, lisez mon commentaire précédant dans lequel j’ai fait un copier/coller de la jurisprudence issue d’un arrêt de la cour d’appel de Paris en 2008. »
        Je le connais parfaitement, puisque c’est exactement ce dont je parle…

        « allez voir son travail »
        Je le connais aussi, merci…

        « Tatsuo nous montre un Japon caché […] Tatsuo nous montre le Japon tel qu’il est. »
        C’est une phrase qui ne veut rien dire, ça ! Il nous montre un certain aspect du Japon parmi une infinités d’autres qu’il ne nous montre pas ; aspect qui résulte de ses choix et pratiques. Comme tout le monde, en fait…

        • Mon épouse est Japonaise ( de Kyoto)…
          Et son point de vue est identique au mien.
          Ceci dit, l’affaire Tatsuo Suzuki n’est pas une affaire d’état et entre vidéo sortie de son contexte, volonté de faire le buzz ou autre, on ne saura jamais.
          Quoiqu’il en soit, nos échanges permettent de parler photographie même si nos points de vue différent, ce qui prouve que les smartphones n’ont pas tué les apn traditionnels et c’est tant mieux.

      • Oui enfin… Moi, j’ai toujours trouvé que photographier des SDF était un peu « facile » et même : un peu « lâche »… (à quelques rares exceptions près) : je ne cautionne guère ce genre d’amusement (et malheureusement : c’est bien souvent un amusement, ou une démarche artistique ce qui est pareil).

        Car si on veut « aider » les SDF : on peut très bien les aider autrement ! Sans les photographier…

        Donc sans les présenter dans toute leur misère, toute leur honte et toute leur crasse… C’est plutôt un voyeurisme un peu malsain, (et un peu facile aussi car un SDF ne se défend pas souvent) qui pousse certains photographes à prendre des photos de SDF (sauf éventuellement quelques très rares exceptions… éventuellement).

        Autant j’aime bien les photos de rue de Suzuki, autant ses photos de SDF : bof, bof, bof…

        Il y a plein d’autres causes, qui nécessitent d’être défendues par la photo. Et la cause des SDF peut (devrait) être défendue autrement !

        Sans obligatoirement les mettre en scène de façons dégradante et humiliante (avec un post-traitement hyper dur de plus…). Je ne vois pas bien la nécessité de cela : juste pour le plaisir de faire des images spectaculaires (et je suspecte que c’est un peu ce qui se passe le plus souvent. Et si c' »est cela : je le déplore).

        Je ne suis vraiment pas certain que la photo de SSF aide (en quoique ce soit) à « régler » le problème des SDF : sauf éventuellement dans le cadre du « vrai » reportage journalistique… Donc, surtout pas à la façon de Suzuki, qui suit une démarche artistique, et pas du tout journalistiques…

        Donc, je ne met pas la « photo de SDF », sur le même plan que la photo de guerre, ou que la « photo de reportage »…

        ça me navre plutôt…

      • Et non… Tastuso Susuka ne nous montre pas du tout le Japon comme il est ! Vraiment pas je trouve…

        Il nous montre une vision très artistique, très personnelle, très « orientée » et surtout : très, très, très esthétique… L’esthétique, c’est visiblement sa principale préoccupation, bien avant de « capter » la réalité.

        Et tous ses choix le démontre : il déforme la réalité : dans un but esthétique…

        Son point de vue est d’abord esthétique : déjà par le choix très esthétique du noir et blanc, des contrastes, des cadrages… et même dans sa gestuelle qui a un « impact » sur les sujets de son expérience.

        Un journaliste n’est pas sensé avoir une influence sur le sujet qu’il étudie. Lui, si : il provoque la réaction qu’il va photographier, il met dons en scène et modifie la réalité, pour mieux la photographier.

        Tout l’inverse d’un photo journaliste digne de ce nom…

      • Cela dit (à l’exception des photos de SDF), j’adore ses photos, en général…

        Je sais très bien que ce n’est pas du tout le « Japon caché » et que c’est juste sa vision personnelle et très « punk » d’une modernité qui est quasiment identique du Japon, à l’Allemagne ou même à Venise (il fait le même genre de photo partout, ce qu’éprouve bien que ce n’est pas le Japon qu’il photographie, mais sa vision sinistre d’un monde post punk)…

        Mais je trouve ça très sympa à regarder et très enrichissant.

      • Dernier point : « un humaniste » ? Alors là, j’ai quelques doutes quand même…

        C’est d’abord un »artiste » et les artistes ne sont pas souvent des humanistes mais d’abord des « égocentriques »…

        Et sa façon de prendre des photos à tout prix, je la trouve « excessivement égocentrique ».

        Car en aucun cas : il ne semble prendre vraiment « soin » des humains qu’il prend en photo… Mais bon : peut importe ce n’est pas le problème.

        Ce n’est pas un photographe humaniste du tout : mais c’est un « excellent photographe » (j’aime beaucoup)… Le truc paradoxale c’est que ce petit incident (fruit du hasard), devrait probablement faire monter sa cote.

  5. Bonjour à Vous,
    En regardant la video de ce photographe ex fuji Ambassador Mr Suzuki, cela m a fait remonter le temps et penser
    à un autre « célèbre“ street photographer: Bruce Gilden. voici un lien d une ancienne vidéo Youtube sur comment il « pratique » dans les rues. Certes New Yorkaises…
    En tout les cas le rapprochement des deux pratiques m a interpellé! A environ 25 ans d écart.
    Bref, je pense que ce Mr Suzuki a dû fortement “s inspirer » de son prédécesseur… ;-)
    J en profite également pour vous remercier pour TOUT l excellent travail éffectué tout au long de ces nombreuses années que j ai eu plaisir à lire ici!
    Je n interviens que très rarement sur le net activement, mais je souhaitais ainsi vous remercier encore pour votre Blog passionnant!!!
    Merci Mr Vibert!
    Bien à Vous.
    Ryan

    • Ah oui : très intéressant ! Et très différent, c’est beaucoup moins agressif je trouve…

      Il y a une certaine « bonhommie » chez Bruce Gilden… Il marche lentement et ne fait pas que « croiser » les gens.

      Par ailleurs il se baisse : l’appareil n’est donc pas exactement à Hauteur de visage… et le temps qu’il se baisse laisse un peu de répit à la personne photographiée.

      Et la présence du flash change tout : le modèle sait instantanément qu’elle a affaire à un photographe pro, qui ne se cache pas… Ce qui rend l’évènement un peu plus « explicable » et acceptable ! Le modèle n’a pas cette impression d’avoir été quasi percuté par un « inconnu » traversant la foule qui a disparu aussi vite qu’il est apparu, comme dans le cas de Suzuki.
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      • Ok donc il faut un flash pour être pro ?
        la contre plongée n’est pas là pour laisser respiré mais pour accentué l’effet souhaité.

        • mais non… pas du tout ce que je voulais dire.

          C’est juste que son flash lui donne un « statut » de photographe pro aux yeux des victimes (c’est ça qui compte : « aux yeux des victimes » ).

          Du coup, elles se sentent un peu moins »agressée », puisqu’elles trouvent un sens à ce qui se passent. Et peuvent éventuellement « mettre un nom » sur cet évènement :

          Du genre : « ah, ben c’est pas grave, puisque c’est un pro qui m’a photographié, Il doit juste faire son métier »

          … contrairement au ressenti des victimes de Susuki,que je n’ose imaginer ! Et qui ne doivent pas comprendre ce qu’il s’est passé : ont-elles ont étés photographiées par un pervers ? Ou par un fou… ?

          (j’imagine juste, je n’en sais rien… mais je ma base sur ce que j’ai vu dans le film)

          • L’un comme l’autre me semblent être de parfaits c..nards égoïstes et hautains, qualités essentielles pour faire ce genre de photos et assumer. Difficile d’être à la fois un grand artiste et une belle personne, d’où l’intérêt de dissocier les deux.

            Ce n’est pas le flash qui fait que ça « passe » mieux dans le cas de Gilden mais le fait qu’il commente sa façon de travailler et qu’il soit peut être moins inquiétant physiquement que Suzuki. Mais les réactions de la plupart de ses « victimes » (je reprends votre mot) sont identiques, et les commentaires de la vidéo vont dans le même sens (moron, rude, harrassing, invasive, etc.)

  6. Suzuki a également fait de la street en Allemagne suite à l invitation d un photographe/youtubeur, il ne semble pas avoir eu de soucis, vidéo dispo sur YouTube.
    Je pense que son « physique » otaku/stalker ne joue pas pour lui au Japon et ce n est pas étonnant qu’il effraie les gens.

    • C’est très louable mais on est pas sur un forum chasseurimage ou autre et on ne vous demande pas d’exposer votre portfolio et votre propre avis sur vos images.

      • Juste : on est pas chez Chasseur d’Image, est… chez moi ! Et chez moi je fais ce qu’il me plait : je me balade à poil si je veux…

        Et j’y met autant de mes images qu’il me plait ;-)

        Et vous pouvez aussi poster les vôtre : j’aime bien que les gens montrent leurs images… Au moins on est certain qu’ils font des images !

        Vous en faites vous ?

  7. Je suis très étonné de tout le foin qu’on fait à propos de cette histoire.

    Dans la vidéo, Tatsouo Suzuki n’a pas de comportement agressif, il essaye simplement d’aller au contact, au culot, et si ça ne marche pas, il n’insiste pas et continue à marcher, en observation permanente de ce qu’il se passe dans la rue, devant lui.

    Il a son style, ses images sont plutôt plaisantes (il doit sûrement avoir pas mal de déchets) et son comportement n’a rien de choquant. Un peu rentre dedans, certes, mais, justement, c’est pour déclencher quelque chose.

    Bref, on est très loin du comportement ordurier qu’on lui prête ici et là sur le web. Et moi qui déteste la street photography et qui assimile ça à une simple mode, un sujet dans l’air du temps, je suis assez admiratif de son style et de sa façon de faire, ce que je n’oserai jamais d’ailleurs.

    • Hello Gilles…

      Tout d’abord, je trouve ses images assez fantastiques… (et je sais qu’en street photo on a rien sans rien).

      Mais je ne suis absolument pas d’accord avec toi : son comportement est affreux et agressif…

      Car il va quasiment percuter des gens et c’est systématiques (à ce que montre la vidéo : j une saisis c’est comme ça lorsqu’il n’y a pas de caméra… C’est peut-être moins. C’est peut-être pire ! )

      On voit clairement une jeune fille qui fuie (en courant) pour l’éviter. Je t’assure que par les temps qui courent (les « mee too » and co.), ce type de comportement est considéré par la plupart des gens comme « agressif ».

      Et je partage cet avis.

      Après je ne dis pas que une fois de temps en temps : une incompréhension est inévitable, bien entendu… On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Mais ici c’est un « système » qui est mis en place. ET rapporté au nombre de « rencontres agressives », sur une journée, sur une année : je considère que c’est un comportement détestable.

      D’autant que d’autres essaye de faire ce genre de photo sans « agresser » les gens : c’est plus difficile…

      En plus : il faut se replacer dans la mentalité Japonaise (et même asiatique pour certains pays d’Asie), se comporter comme ça, c’est immonde, de les point de vue… C’est digne de barbares mais « dégrossis ».

      Alors dans sa démarche : c’est peut-être une façon aussi de se révolter contre une société trop « codifiée », une façon provoquante de « manifester » une critique de l’ordre social (je le sens bien comme ça). Un peu comme un « manifeste »… Auquel on est pas forcé d’adhérer !

      J’en ai parlé avec un pote qui vit au Japon depuis longtemps et qui est marié à une Japonaise (il est devenu un vrai Japonais) passionné de photo lui aussi : il est bien d’accord avec moi.

      Se comporter comme ça : c’est mettre en danger la possibilité de faire de la street photo pour tout le monde. C’est un peu comme un campeur qui irait dans un Parc National et laisserait ses ordures en vrac en plein milieu derrière son passage.

      Débat intéressant.

      • Un vrai japonais ^^ ?
        – Prendre l’ascenseur Priorité Handicapés et Personnes avec poussettes et lorsqu’il y a une poussette ou une personne âgée qui attend, faire semblant de ne pas voir et ne pas laisser sa place (Idem dans les trains).
        – Fumer en marchant dans la rue (Dans les quartiers populaires, c’est fréquent) et laisser les canettes dans la rue. Mais à relativiser par rapport à la France ^^.
        – Faire du harcèlement moral à l’école (petite histoire : dans le règlement intérieur des écoles, il est stipulé que l’établissement peut demander à un élève de se teindre les cheveux en noir, si ils sont châtains, même naturellement, une lycéenne a attaqué en justice son établissement il y a quelques années).
        – Parler la bouche pleine (vraiment pleine) en mangeant.
        – De taper les enfants de bas âge à la maison, pour que les enfants obéissent au doigt et à l’oeil à l’extérieur et n’expriment pas leur désir et qu’ils soient sages comme une image.
        – frotteurs dans le métro (avec la mise en place de wagon dédié aux femmes aux heures de pointe).
        – des hommes âgés qui font des fixations sur les lycéennes.

        Évidemment, les Japonais ne sont pas tous comme ça, mais il y en a beaucoup plus qu’un touriste ou un étranger pourrait penser.
        Il n’y a pas un profil Vrai Japonais ^^, même si le collectif prime sur l’individu, avec ses avantages et ses défauts.

        Sur le sujet de la Street photography, la faute revient à Fujifilm d’avoir validé la vidéo. Comme le dit très bien l’admin du site, si on bosse sur un projet et qu’il est validé par son éditeur…
        Mon avis perso : Il y a Street photography et Street Photography. 95% produisent des photos banales (on ne peut plus faire la photographie de rue comme il y a 20ans ou plus (surtout avec les réseaux sociaux), c’est presque obsolète), mais les 5% qui réussissent, je les trouve admirable, car ils ont un sens de l’image, du détail, de l’anticipation, une intelligence instinctive ou réfléchie selon.
        Mais je ne sais pas comment on peut en vivre (au-delà d’une poignée de photographes pro).

        • Ah, mais au Japon : fumer n’est pas tabou (pas comme chez nous)… Il y a des salles fumeurs dans tous les restaurants, hôtels, etc… C’est comme ça !

          Et puis les « us et coutumes » sont différents : on ne peut pas comparer, comme ça… c’est idiot !

          SI parler la bouche pleine n’est pas un soucis chez eux : c’est comme ça (ça remonte a loin)… Il y a de nombreux pays dans le monde ou « roter » n’est pas impolis., etc…

          L’éducation avec la fessée (éducative et bienveillante) : mais ou est le problème ? Cela fait 2000 ans (bien plus en fait), que cela a réussi aux plus grande civilisations… SI il n’y avait pas eu quelques fessées éducatives (et bienveillante) : l’homme ne serait jamais allé sur la lune,

          Et sans la fessé (éducative et bienveillante) : le capteur CMOS n’aurait probablement pas été inventé.

          L’anomalie : c’est plutôt que depuis 30 ans, certains idéologues en Occident qui essayent de nous faire croire que « tout ça » : c’est mal ! On est pas obligé de les croire, alors que ça fait des millénaires que les bases de l’éducation sont connues… et que ça a bien réussi. Alors que l’on voit depuis 30 ans : l’échec évident des nouvelles méthodes éducatives…

          T as oublié : la dureté des prisons Japonaises ? Oui, parlons en : ça semble leur réussir : leur taux de criminalité est le plus bas du monde… Alors que chez nous : toute ce que l’on tente depuis 30 ou 40 ans, ne réussi qu’à faire monter chaque année les statistiques de la malveillance !

          Selon moi : les grande majorité de Japonais sont bien mieux éduqués, que la plupart des occidentaux. Mais c’est moi point de vue… Et la civilisation Japonaise : le plus admirable, la plus raffinée et la plus sophistiquée de toutes les civilisations.

          • Je fais l’avocat du diable, car il ne faut pas avoir une vision idéalisée.
            Je vis au Japon. Je connais le Japon avec ses bons côté et ses moins bons côté. Si j’y reste, c’est que je préfère largement le Japon que la France pour l’instant.

            Je pense que le Japon est le meilleur pays vu par les étrangers. Mais pour plus de nuances, demander à un Japonais qui vit en France, si il souhaite retourner travailler au Japon.

            Pour la cigarette, il y a des campagnes de sensibilisation, car des enfants ont été brûlés dans la rue à cause de la cigarette.

            C’est sûr que le Japon c’est le meilleur pays surtout après 60ans, pour un même travail, on donne un nouveau contrat, avec les mêmes responsabilités,ou légèrement remanié, avec un salaire qui diminue de 30-50% puis 70%.
            Ma belle mère est responsable d’un des plus grands temples du Japon et elle va voir son salaire encore diminué pour la seconde fois, elle va toucher 60% du salaire d’un jeune sans emploi avec un baito et que sa retraite va être une misère (moins de 100€). Son travail n’a pas changé et son salaire a été divisé par 2.5 en moins de 8 ans.

            Si on n’a pas d’enfants qui aident financières ou les hébergent, la situation des personnes âgées est vraiment moins bonnes qu’en France.
            Pour la retraite et le système maladie, la France est meilleure., mais pêche par ses … habitants.
            Mon pays idéal, serait le Japon avec comme habitants les Japonais et le système français.

      • Je comprends aussi ton point de vue, rassures-toi, c’est simplement, à mon goût, l’apparente disproportion entre le lynchage de ce type et ce qu’il fait dans la vidéo qui me laisse perplexe.

        Quant à ce que tu dis un peu plus haut, sur le ras-le-bol des gens en Inde, au Japon et un peu partout, d’être photographiés, je te crois sur parole. Le web, les magazines regorgent de ces photos d’hindous, d’afghans, de chinois et tellement d’autres, les mêmes clichés partout, encore et encore, qui se ressemblent, un peu comme les « clichés » du carnaval de Venise.

        Je mesure la chance que j’ai eue hier de photographier un sujet où on ne voit pas de photographes, une activité très confidentielle et absolument magnifique (enfin pour moi), à mille lieues de la street et du tourisme (qui, pour moi, est la même chose dans 95 % des cas).

        • L’inverse existe : une amie de ma fille en Corée du sud se faisait photographier dans le métro par des coréens ! Une amie idem en Chine !

          • Oui, c’est très classique en Inde ; les touristes occidentaux sont très souvent « gentiment harcelés » pour des étudiants ou des jeunes avec leurs téléphones, qui veulent avoir des selfies… ou des photos.

            Rigolo 2 ou 3 jours : mais finalement épuisant et assez énervant après 3 semaines !

            Moi je prend sur moi : car je suis conscient que je passe ma vie à voler des photos. Donc logiquement je n’ai pas trop le droit de m’en offusquer ;-) Je décline (aussi gentiment que possible)…

      • En ce qui me concerne la « street photography » est à 99% de la « shit photography », y compris pour certains noms « célèbres » cités dans vos commentaires.
        Certes, lorsqu’un « photographe » de rue réalise des centaines de clichés, il peut y avoir de bonnes surprises (photo de Gilden avec l’homme et le chien), mais le reste est à jeter!

        Le problème est que, sous prétexte de « style » photographique à la mode, ces « multiplieurs de clichés » ne jettent rien de ce qui n’a absolument aucun intérêt dans leur production…

        Dans l’art contemporain l’art n’est la plupart du temps pas dans « l’œuvre » mais dans cette merveilleuse capacité de l’artiste à vendre son truc comme de l’art à un gogo, y compris et surtout aux gogos institutionnels (Koon)!

  8. Bon la justification sur la méthode Bruce Gilden est un peu tirée par les cheveux mais passons.
    Clairement le photographe japonais se comporte comme ça probablement parce que les gens se détournent très gentiment mais il ne ferait sans doute pas ça à Lima, Santiago, Rio, Mexico ou dans certains quartiers de NY. Encore un morveux.

  9. 15 ans que j’habite au Japon, quand je t’affirme que ce sont bien des japonais qui couraient après elle, crois moi.
    Ce sont eux même qui m’encourageaient a faire la même chose et m indiquaient les spots les plus intéressants.

  10. Personnellement ses méthodes me mettent « mal à l’aise », je trouve ça dérangeant. Clairement un type me prend en photo comme ça dans la Rue, je continue pas mon chemin, je m’arrête pour lui demander des explications (gentiment, du moins dans un premier temps).

    Après, y’a pas mort d’homme non plus, et je trouve quand même que ça fait trop de bruit ces temps ci. On est quand même dans une époque ou ça vire au drama pour pas grand chose…

    D’un point de vue purement photographique, drôle de discipline que la photographe de Rue quand même et cette vidéo me conforte dans cette idée. Concrètement ou sont les compétences ? Sortir avec son appareil photo et prendre des photos de gens pleine face dans la rue au hasard, trier les meilleures et foutre un traitement noir et blanc dessus ? J’ai pas l’impression qu’il faille une énorme maîtrise photographique pour faire ça… Juste du culot finalement (ce qui n’est pas donné à tout le monde il est vrai).

    Oui le résultat est sympa, mais rien qui ne me fait me dire « Je suis bluffé et je me sens bien incapable de sortir une photo pareille »… Peut être que je devrais essayer et que je changerai d’avis sur le sujet.

    Un peu comme les mecs qui prennent des SDF pleine poire en photo, gueule cassée, regard vide et triste, on fou un noir et blanc bien contrasté et hop on a une photo qui va cartonner sur les réseaux sociaux en misant sur l’empathie des gens.

  11. Certains diront sont prêts à tout pour arriver à la gloire. SUZIKI s’est peut être vu réussir avec ses méthodes qui dérangent et qui ne plaisent pas tout le monde, mais a finit par se faire connaître, on peut dire qu’il atteint l’un de ses objectifs.

  12. Bonjour,
    Le Fujifilm étant réputé pour la pratique de la photographie de rue, il était normal et légitime de promouvoir la pratique de Tatsuo Suzuki.
    Larissa

  13. Moi je ne retiendrai que la dernière phrase : « ses photos envoient du lourd ». Et c’est bien l’essentiel.
    Ce n’est pas le 1er photographe de rue à pratiquer ainsi e ton a pas fait autant de débat il me semble pour les autres.
    En plus je ne le trouve pas agressif dans la vidéo. Il donne plutôt l’impression aux gens, je trouve, d’être (faussement bien sur) étourdi, distrait, de ne pas savoir où il va, de ne pas regarder où il va, la tête rivé dans l’écran de son fuji

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