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Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 1)

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Il y a trois ans de cela, j’avais publié un test terrain du Nikon D800 réalisé au Kenya (qui a vu un nombre de lectures impressionnant)… C’est au tour du Canon EOS 5Ds R de passer le test terrain au Kenya. A lire ici en plusieurs partie (patience pour la suite, que je publiais au fur et à mesure) :

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

 

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds

 


La prise en main : exceptionnelle

L’introduction est à lire ici. Entrons directement dans le vif du sujet… Le premier contact avec l’EOS 5Ds ne vous déroutera pas si vous connaissez les EOS 5D MkIII et les EOS 6D : c’est juste un plaisir ! Le revêtement de la poignée est ultra confortable, même lorsque l’on transpire en plein midi sous le soleil dans une jeep en attendant que les lions finissent leur sieste… Il y a longtemps que Nikon ne domine plus Canon en matière de finition et de confort de prise en main. Saisissez-le : c’est évident.

Je trouve l’ergonomie générale quasiment parfaite et j’ai adoré l’utiliser chaque jour pendant trois semaines. On ne chipotera que sur quelques menus détails. Le seul vrai regret est l’absence de la nouvelle « gâchette d’AF » apparue sur l’EOS 7D MkII (ce qui tendrait à démontrer que cet EOS 5Ds était dans les cartons depuis fort longtemps). Mais on peut personnaliser la touche M-fn pour améliorer le pilotage de l’AF.

La prise en main est très « sûre », y compris avec l’encombrant Sigma 120-300 mm f/2,8 DG OS HSM, qui s’est révélé fantastique lors de ce Safari. Je suppose d’ailleurs que l’utilisation avec des gants fins en hiver, ne posera pas de problèmes particuliers. C’est après un détour par ce genre de boîtiers, que l’on comprend à quel point la plupart de hybrides sont souvent très mal dessinés (à titre d’exemple, il aura fallu à Sony trois versions de A7 successives, pour trouver enfin une place à peu près convenable au déclencheur).

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Face à la Vallée du Rift, qui a vu nos ancêtres lointains « se lever » pour devenir des « hominidés »… Image prise par l’EOS 5Ds R. Je tiens mon EOS 6D à la main, monté avec le petit 70-200 mm f/4, qui parait presque minuscule… Les deux font la paire. J’ai aussi l’EOS 100D dans le sac à dos, il sert de bouchon d’objectif au EF 14 mm f/2.8 L. Vitesse 1/160 sec, Ouverture f/9, Sensibilité 100 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 24 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

J’ai toujours préféré le design « plus arrondi » des Canon, moins gênant, moins carré, moins « accrocheur » lorsqu’on rentre ou sort son reflex rapidement d’un sac à dos par exemple. Le Canon EOS 5Ds (qui hérite bien entendu du mode silencieux des son ancêtre), sait même se faire « relativement discret » pour la street photo : débarrassez vous de la courroie de cou, ajoutez une minuscule courroie de poignet et équipez le d’un « pancake » comme le EF 40 mm f/2.8 STM, ou le récent EF 50 mm f/1.8 STM et c’est une petite merveille.

Même s’il est un peu plus gros qu’un EOS 6D, franchement il n’est pas si gros… Face à un Sony A7R II qui est lui équipé d’optiques relativement encombrantes (contrairement aux objectifs Canon), l’ensemble ne parait pas « énorme ». Calculez le poids total d’un sac équipé de trois optiques « pro » dans les systèmes Canon EOS et Sony A7, et vous arriverez quasiment au même poids à la fin…

Ajoutons que ce boîtier est suffisamment tropicalisé pour résister aux tempêtes de « sable fin » que l’on croise en Afrique pendant la saison sèche (nous avons eu notre lot de poussière qui s’infiltre partout)…

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La finition des Canon est vraiment superbe depuis 3 ou 4 ans… Cet aspect « granité » est particulièrement adapté aux voyages salissants : les boîtiers se rayent moins facilement qu’à l’époque de l’EOS 5D MkII à la texture plus lisse.

 


Est-il un boîtier de « tous les jours »

Je me posais cette question avant le départ : ce Canon EOS 5Ds peut-il être considéré comme un reflex polyvalent ? Au delà du studio, ou d’un domaine photographique, ou la résolution de l’image prime sur tout le reste, peut-on l’utiliser au quotidien sans arrières pensées ? Après ce passage sur le terrain et après avoir mesuré l’agrément de sa prise en main et la régularité de la netteté des images produites, je dirais oui, sans hésiter.

On oublie totalement que l’on a à faire à un reflex survitaminé en pixels, il s’utilise comme un reflex « normal », avec un argument très fort (et exclusif à Canon) en faveur de la polyvalence : la capacité de l’EOS 5Ds à fabriquer « aussi » des fichiers RAW de seulement 28 Mpix. Notamment lorsque la très haute résolution n’est pas nécessaire, c’est à dire la plupart du temps : réunions familiales, ballades « les mains dans les poches »… Lumières pas terribles lors de ces journées ou l’on visite un endroit potentiellement intéressant ou l’on aimerait revenir plus tard… D’autant que le changement de résolution se fait extrêmement facilement et sans complications inutiles, grâce aux menus (tellement supérieurs à ceux de Nikon, inutile d’insister davantage là-dessus…).

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A aucun moment je n’ai trouvé l’EOS 5Ds R trop lourd, ni trop encombrant, je suis pourtant habitué à l’EOS 6D (plus petit)… Mais dans ce genre de voyage, on ne se déplace pas dans les mêmes conditions qu’en ville, ou il faut monter dans des taxis, des bus ou se presser dans le métro ;-) Souvent en ville c’est au moment de trouver une place dans un restaurant qu’on est le plus gêné par son sac photo. Ici, on avait de la place pour pique-niquer…

 

Pourquoi préférer cet EOS 5Ds R, plutôt qu’un EOS 5D MkIII qui lui ressemble beaucoup ? Et bien tout simplement car il n’en fait pas « beaucoup moins » du point de vue des performances… Mais qu’il en offre beaucoup plus question résolution, ce qui est bien agréable sur certaines images… Ces dernières années, j’ai utilisé un EOS 6D de 20 Mpix, après avoir possédé pendant six mois seulement un EOS 5D MkIII. J’avais revendu ce dernier (quasi neuf), car les 900 € que j’ai pu récupérer après cet échange, me semblaient mieux « placés » dans des objectifs de qualité…

En passant du 5D MkII au 6D, je n’ai perdu que 2 Mpix (perte négligeable) et perdu aussi l’AF nouvelle génération, ce qui était dommage mais pas insurmontable. Aujourd’hui, le gain en résolution du nouveau 5Ds R, me semble justifier la revente de l’EOS 6D (chose faite dès le retour du Kenya)… En attendant qu’un éventuel EOS 6D MkII pointe le bout de son nez, avec peut-être 24 Mpix et un AF nouvelle génération, qui ferait un complément idéal à mon EOS 5Ds R. 

 


Le viseur et l’écran

Commençons la « revue de détail », avec le viseur de l’EOS 5Ds qui est vraiment très agréable et clair, il dispose du même grossissement confortable (de 0,71x), que l’EOS 5D MkIII et que le Nikon D810 (0,70x). Je n’ai donc pas grand-chose à lui reprocher.

Grâce à une couche LCD on peut même faire apparaître une grille de composition, comme savent le faire le EOS 5D MkIII, EOS 7D MkII, le Nikon D610 et le Nikon D810. Ainsi que diverse informations supplémentaires (point trop n’en faut)… D’ailleurs je n’ai ajouté que le rappel du format (RAW / JPEG) et le logo d’avertissement en cas d’utilisation de la mesure Spot : une des rarissimes sources d’erreur d’exposition qui persiste en 2015. Je parviens encore à me piège (une fois par an), lorsque j’oublie de la désactiver après un cours de photo (généralement je ne l’utilise pas, je préfère les corrections manuelles d’expo que je trouve plus intuitives)…

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Un guépard au lever du soleil… Nous sommes resté de longues minutes l’oeil collé dans le viseur, nos télés appuyés sur nos « beans bag », le doigt suspendu sur le déclencheur en attendant l’action alors que le jour se levait… Je n’ose imaginer le même exercice avec un viseur électronique. Le plaisir de voir changer les nuances du jour qui se lève ne seraient pas le même. Vitesse 1/400 sec, Ouverture f/5,6, Sensibilité 400 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 420 mm. Objectif Sigma 120-300 mm f/2.8 + Multiplicateur x1,4.

 

L’écran est superbe et très lisible, (il me semble qu’il a encore légèrement progressé par rapport au 5D MkIII). A noter que en prévision du Kenya (la poussière, l’appareil qu’on jette sur les sac posés sur le plancher de la jeep), j’ai appliqué une protection d’écran sur mon EOS 5Ds R tout neuf (par superstition) ce qui gâche un peu l’affichage… Habituellement, je ne le fais jamais ! Le ratio 3/2 de l’écran est identique aux images, ce qui évite toutes bandes noires (Canon a fait école sur ce point plusieurs années avant les autres marques).

Par beau temps je monte la luminosité juste un cran sous le maximum, pour y voir plus clair (mais attention en intérieur car une telle luminosité dénature votre perception des couleurs). L’écran du 5Ds est extrêmement flatteur en terme de luminosité, de colorimétrie et de contraste, un peu comme un écran d’ iPhone ou d’iPad. Même par temps gris vos images paraissent très belles ! Trop belles presque… Attention à la déception lorsque vous les afficherez sur un écran mat et calibré : quand il fait « gris et moche », vos photo sont généralement « grises et moches » en vrai… 

On regrette malheureusement que cet écran ne soit pas orientable, comme celui d’un Nikon D750 qui marche très bien et ne semble pas si fragile. Une omission d’autant plus idiote, que la visée Live View est pratique parfois. Et que la vidéo reste quoiqu’on en dise, un point fort de l’EOS 5D s… Même en l’absence de 4k (qu’en ferais-je – je trouve déjà que les séquences en Full HD monopolisent bien trop de place pour ce que j’en fais ensuite) ! Et même si d’autres APN proposent beaucoup plus d’options et des caractéristiques vidéo plus modernes.

Mais avouons que très peu de photographes sont finalement « vidéastes ». Quand aux « vrais vidéastes », ils ont tellement de choix plus adapté à leur activité, que je ne comprends pas bien l’intérêt qu’ils auraient à choisir cet EOS 5Ds…

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Cette jeune épouse de 12 ans pose dans la case familiale à côté de la boîte en fer cadenassée, qui contient les seules valeurs de la famille. Vitesse 1/40 sec. Ouverture f/4. Sensibilité 2000 ISO. AU 24 mm avec le EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

Ce genre d’image (ci-dessus), est le cauchemar pour viseur électronique, incapable d’afficher correctement autant de contraste. Soit l’EVF aurait « cramé » les très belles nuances de la fumée… Soit l’EVF aurait noyé les ombres dans une « soupe de pixels gris foncés », sans nuances et sans noirs profonds…

Alors que l’oeil du photographe, à travers le confortable viseur optique de l’EOS 5Ds, peut distinguer toutes les nuances des ombres et des heures lumières… Car l’oeil s’adapte en permanence ! Lorsque je regarde les hautes lumières, ma pupille se ferme. Lorsque je regarde les ombres, ma pupille se dilate…

Le viseur électronique qui lui est affecté par une dynamique extrèmement limitée et constante (comme un JPEG ou un écran de télé bas de gamme), ne peut faire autrement qu’afficher des hautes lumière « gris clairs »… Et des ombres « gris foncés », rendant le cadrage problématique faute d’apprécier les nuances de la scène… Et ne parlons pas du plaisir de cadrer !

 

  

 


Comparatif rapide : Canon EOS 5Ds R, Nikon D810, Sony A7R II et Pentax 645Z 

Rapide revu comparative pour relever quelques points marquants : il est tout à fait passionnant de comparer le Canon EOS 5Ds à ses principaux compétiteurs, (en attendant un éventuel Reflex Full Frame Pentax, CF rumeurs)…

Le Canon EOS 5Ds ne dispose pas de flash (comme le Sony A7R II). Mais le full frame Canon dispose de deux emplacements pour carte mémoire (alors que le Sony ne dispose que d’un lecteur SD). Le Canon dispose aussi d’une connexion USB 3.0, alors que le Sony A7R II reste en USB2.

A lire à ce propos mon petit article : Vitesses d’écriture des cartes CF avec le Canon EOS 5DS

On constatera que le Sony A7R II, ne « peut pas » descendre en dessous de 100 ISO, ce qui pourra être un problème parfois et pourra obliger à utiliser des filtres gris neutre dans des cas rares… C’est le Nikon D810 qui descend au plus bas : à 32 ISO, alors que le Canon EOS 5Ds (comme tous les Canon EOS ou presque), sait descendre à 50 ISO.

Même problématique pour le vitesse d’obturation maximale, mais ici c’est le moyen format Pentax 645Z qui ne sait monter au delà du 1/4000 sec (ce qui obligera éventuellement à utiliser un filtre gris neutre dans de très rares cas). Alors que les trois reflex atteignent 1/8000 sec. 

La vitesse en rafale des Canon, Nikon et Sony plafonne à 5 images / sec. Ce qui est très honorable pour ces 3 reflex, vu la masse de données à enregistrer. La moyen format Pentax est un peu moins réactif, à 3 images / sec, sans être un escargot pour autant. 

  Canon EOS 5D S / R Nikon D810 Sony A7R II Pentax 645Z
Prix initial 3599 / 3799 € 3199 € 3500 € 7999 €
Prix constaté sur Amazon.fr NC 2999 € NC NC
Poids 0,930 kg 0,980 kg 0,625 kg 1,550 kg
Dimensions 152 – 116 – 76 146 – 123 – 81 127 – 96 – 60 156 – 117 – 123

 

Les viseurs se valent à peu près, avec un léger avantage pour le Pentax (mais à quel prix). Le viseur électronique du Sony ne me plait pas du tout, bien évidement car il est électronique. Cela restera longtemps un problème… Je vais vous donner une image :

Imaginez un cuisinier qui serait privé de goût au moment de préparer son plat… Un cuisinier auquel on interdirait de goûter ses ingrédients pendant la préparation et qui ne serait autorisé à goûter que son plat terminé ! C’est exactement ce que je ressens à chaque fois que j’utilise un viseur électronique… qui s’interpose entre la lumière et mon oeil. Les meilleurs EVF me semblent toujours rédhibitoire en 2015, du moins pour le genre d’images que j’aime réaliser.

Le viseur électronique du Sony A7R II bénéficie d’un grossissement exceptionnel de 0,78x. Mis à part à distinguer la trame électronique de la dalle qui s’intercale entre vous et votre sujet (c’est quasiment possible), à quoi peut donc servir un tel grossissent ? C’est presque trop large… Par ailleurs, un viseur électronique de seulement 2,36 millions de pixels, reste pour moi rédhibitoire, J’attendrais au moins la génération 2017 avant de me laisser tenter…

  Canon EOS 5D S Nikon D810 Sony A7R II Pentax 645Z
Résolution 50 Mpix 36 Mpix 45 Mpix 51 Mpix
Plage ISO 50 à 12.800 32 à 51.200 100 à 102.400 100-204.000
Obturation 1/8000 à 30 sec 1/8000 à 30 sec 1/8000 à 30 sec 1/4000 à 30 sec
Collim. AF 61 dont 41 croisés 51 dont 15 croisés AF sur capteur 27 dont 25 croisés
Type d’AF Détection de Phase Détection de Phase Hybride Détection de Phase
Cadence Maxi 5 fps 5 fps 5 fps 3 fps
Viseur 100% –  0,71x 100% –  0,70x 100% –  0,78x 100% –  0,712x
Ecran arrière  1,04 Mpix en 3,2″  1,23 Mpix en 3,2″  1,23 Mpix en 3,0″  1,04 Mpix en 3,2″
Ecran orientable Non Non Oui haut / bas Oui haut / bas
Afficheur capot  Oui Oui  Non  Oui (très grand) 
Entré son In seulement In et Out In et Out In seulement
Vidéo Maxi  1080p, 24 / 30 fps  1080p, 24 / 60 fps  1080p, 24 / 30 fps  1080p, 24 / 30 fps
Connection USB3 USB3 USB2, WIFI USB3
Logements cartes CF + SD CF + SD SD + MS SD + SD
Autonomie batterie 0700 photos 1200 photos 0290 photos 0650 photos
Flash Non Oui (NG 12) Non Non
Prise Synchro-x Oui Oui Oui Non

 

 


Comparatif suite : autonomie, flash et poignée grip.

Signalons toujours ce « manque » sur les full frame Canon : l’absence de flash embarqué. Qui ne m’aura pas trop manqué au Kenya… Mais qui me manque parfois, car je n’emporte jamais de flash en voyage. Les Nikon D750 et D800 possèdent eux un petit flash embarqué bien agréable. Il faudrait un jour, que je pense à m’offrir ce petit flash minuscule de voyage : le Speedlite 90EX de poche…

Même avec une optique assez lourde (le Sigma 120-300 mm f/2,8 DG OS HSM pèse 3,39 kg), j’ai préfère me passer de l’encombrante poignée grip BG-E11 (commune à l’EOS 5D MKIII). Mais je concède que c’est aussi une question d’habitude (et un peu de doigté bien sûr)… La poignée sera surtout utile à ceux qui restent des heures en position au bord d’un stade. Mais en voyage, c’est une épreuve de rentrer et sortir du sac un reflex équipé d’un grip. Voilà pourquoi je préfère m’en passer, car la photo doit rester un plaisir… De plus, les grip changent avec chaque modèle d’EOS et ne sont pas très faciles à revendre.

L’autonomie de la batterie donnée pour 700 photos environ. j’ai pu sans problème atteindre les 800 à 900 images par jour, mais j’ai effectivement constaté que l’EOS 5Ds R est un peu plus gourmand que les précédents EOS 5 que j’ai pu utiliser… Sans que ce soit un vrai soucis, ça oblige à une gestion plus prudente des recharges et du mode Live View. L’autonomie peut-être considérablement rallongée si vous n’utilisez pas l’écran arrière et exploitez correctement l’écran monochrome situé sur l’épaule droite du boîtier… Par ailleurs de nombreuses personnalisations permettent d’économiser vos batteries. C’est toujours mieux qu’un Sony A7 RII qui épuise sa batterie après 290 images… Mais moins bien qu’un Nikon D810 qui a une endurance théorique de 900 images.

Rares sont les journée ou je dépasse les 800 images, mais ça arrive. J’ai donc toujours une seconde batterie (et même une troisième) chargée dans le sac à dos. Bonne nouvelle, l’EOS 5Ds conserve les batteries LP-E6, compatibles avec les EOS 7D, 7D MkII, 60D, 6D, 5DmkII et 5D MkIII. On pourra donc voyager avec un seul chargeur et deux de ces boîtiers (mais comme j’ai toujours peur de l’oublier dans une chambre d’hôtel je prend toujours deux chargeurs). A noter que pour un professionnel, l’EOS 6D fera un très bon complément léger à l’EOS 5Ds… 

Pour un photographe amateur, ce sera l’EOS 70D ou l’EOS 7D MkII qui accompagneront éventuellement l’EOS 5Ds. D’ailleurs, autant que possible, j’apprécie d’emporter un reflex APS-C en complément de mon full frame. En plus de son flash, un petit EOS à capteur APS-C donne un peu d’allonge (x1.6) à mes objectifs. Un 70-200 devient un impressionnant 112-320 mm…

 


Toujours le Mode silencieux… Mais pas de GPS, ni WIFI.

Je renouvellerais mon énorme « coup de cœur » pour le mode silencieux de cette série de Canon EOS, apparu sur les EOS 6D et EOS 5D MkIII. Même s’il ne peut rivaliser avec le mode silencieux d’un hybride basé sur un déclencheur électronique, le mode silencieux de ces EOS est inégalé dans le monde du reflex… Avec les animaux, dans les temples en Asie ou dans la rue, ce mode silencieux me permet de passer aussi inaperçu que possible.

Il reste utilisable en Safari face à des animaux, puisqu’il fonctionne jusqu’à 3 image/sec. Un argument de premier ordre à prendre en compte, face aux Nikon concurrents qui en sont toujours dépourvus (leur mode « soit-disant » silencieux, ne l’étant pas du tout)… Lorsque l’on a été habitué depuis 2 ou 3 ans à ces EOS extraordinairement discrets (ou même à certains hybrides), entendre un Nikon crépiter semble presque « pénible ».

Pour un photographe débutant, le silence est de ces qualités qui ne se remarque pas et ne pèse pas très lourd à la lecture d’une fiche technique… Mais qui s’avère précieuse au bout de trois semaines de voyage. On ne se rend compte du bénéfice qu’on peut en retirer, qu’après l’avoir essayé…

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J’ai adopté le mode silencieux comme réglage par défaut, à l’image de pas mal d’autres professionnels. Notamment parcequ’il est moins « agaçant » lorsque l’on réalise des portraits en rafales… Ici le Collimateur AF lié à l’orientation m’a été précieux. Vitesse 1/250 sec, Ouverture f/11, Sensibilité 500 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 85 mm. Objectif EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

Par contre, voilà un vrai « coup de gueule » : comment Canon peut-il se permettre de priver l’EOS 5D s de Module GPS interne ? C’est scandaleux ! Alors qu’il réussi à l’embarquer dans le très compact EOS 6D. C’est vraiment dommage…

D’ailleurs à de nombreuses reprises, je devais prendre des images avec mon EOS 6D, juste pour enregistrer les coordonnées d’un bel endroit… Que j’apprécie beaucoup de pouvoir retrouver dans la carte de Lightroom. A 3599 €, c’est très mesquin de nous priver de cet indispensable GPS…

Concernant l’absence du WIFI c’est également stupide même si moins gênant. Je me servais surtout du WIFI pendant mes formations prise de vue, pour afficher en « plus grand » les images sur l’iPad pour mes élèves. D’autant que l’application iPad WIFI de Canon est plutôt bien conçue…

A noter que les cartes SD Wi-Fi « Eye-Fi », sont supportées par l’EOS 5Ds… Mais n’étant pas utilisateur de ces cartes, je ne sais si l’application iPad / iPhone de Canon peut s’y connecter (j’en doute). Et comme d’après ce que j’ai entendu dire, l’application qui pilote ces cartes serait relativement sommaire. Ce n’est pas une consolation. Mais ça reste à vérifier (j’ai mieux à faire)…

 

 


Une ergonomie raffinée et ultra personnalisable.

La personnalisation des commandes mériterait un livre à elle toute seule. Un menu très clair permet d’aller assez loin dans la personnalisation de certaines commandes et molettes (les Nikonistes dissidents pourront inverser les fonctions des molettes avant et arrières, ainsi que leur sens de rotation)… Même si ça se complique assez vite, lorsque l’on s’éloigne des réglages par défaut et que l’on veut aller plus loin. La lecture du manuel reste conseillée pour exploiter toutes les possibilités à fond.

Pour ce qui me concerne : j’ai personnalisé la touche M-fn afin de pouvoir alterner plus rapidement entre les Modes AF One Shot, Ai Servo et Ai Focus… Ce qu’on est amené à faire très souvent et aussi vite que possible, (c’est d’ailleurs sur ce type de fonction que je ne suis pas grand fan de l’ergonomie Nikon). 

Imaginez : vous réalisez le portrait d’un lion en Mode AF One shot… Soudain il se lève et marche vers votre jeep, vous devez instantanément basculer en Ai Servo (ou Ai-Focus éventuellement qui est l’équivalent de AF Auto chez Nikon). Un appui de l’index sur la touche M-fn et une rotation d’un cran de la molette avant, le permettent instantanément, sans le quitter le viseur des yeux. Si vous photographiez vos enfant en train de jouer : même problématique…

 

 


Pas de « gâchette rapide » pour le Mode de sélection des collimateurs.

C’est à ce moment, qu’on regrette un peu la « gâchette intelligente » de l’EOS 7D MkII sorti il y a plusieurs mois, dont la fonction est de changer de Mode de sélection des collimateurs. (Un oeil dans le viseur du Canon EOS 7D MkII et Aperçu de l’AF du Canon EOS 7D MkII).

Cela laisse à penser que la conception de l’EOS 5Ds était achevée à il y a bien longtemps (avant la sortie de l’EOS 7D MkII). Et que Canon aurait peut-être retardé sa sortie commerciale, faute d’adversaires à sa mesure il y a un an ?

A la place de la gâchette arrière, il faudra enfoncer du pouce la touche de sélection du Mode des collimateurs, puis presser autant de fois que nécessaire la touche M-fn, afin de passer en revue les 6 modes de sélection des collimateurs (5 dans mon cas puisque j’ai désactivé le Mode Spot). Mais ceci est personnalisable :

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Autre type de personnalisation efficace de l’Autofocus : les plus expérimentés désactivent parfois l’AF sur le déclencheur, pour l’attribuer exclusivement à la touche AF-ON (sous le pouce). Dans ce mode de fonctionnement, préférez l’utilisation de l’autofocus continu (AI-Servo) : le point se fera en permanence tant que vous appuyez du pouce sur le touche AF-ON…

Mais dès que vous relâchez le pouce, c’est un peu comme si vous vous retrouvez en Mode AF ONE-SHOT et l’AF s’arrête là ou il était en train de faire le point. Cette façon de travailler (très ancienne), règle en quelque sorte la problématique du passage ONE-SHOT AI-SERVO.

 


Quels Modes de sélection des collimateurs AF choisir ?

Depuis l’EOS 1Dx et l’EOS 5D MkIII, l’AF Canon est revenu dans la course, du moins à ce qu’il me semble… Il est assez difficile de tirer des conclusions, sans tests comparatifs en ayant les divers adversaires sous la main. Mais je n’ai pas eu trop de problèmes d’AF lors de ce Safari, sauf lorsque je n’étais pas attentif. Ou mal réglé face à une situation imprévue, ce qui était généralement de ma faute…

J’ai beaucoup utilisé l’AF en Mode continu (AI-SERVO), plus que je ne le fais d’habitude. Par exemple ici pour le suivi des enfants qui courraient vers moi dans les hautes herbes, combiné à une zone de 11 collimateur décentrée à droite, que j’ai conservé « pointé » sur le garçon courant en tête.

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Pas de déchets de netteté sur cette séquence avec suivi AF Continu (AI-SERVO). La cadence de 5 im/sec a été suffisante et le « buffer » confortable, a pu encaisser toute la séquence sans problème. Incroyable la « grâce » et la beauté de ces petits Massai gardiens de vache non ? Vitesse 1/250 sec, Ouverture f/11, Sensibilité 160 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 200 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

Pour passer plus vite d’un Mode de sélection des collimateurs à l’autre (ce qui est impératif souvent), j’ai préféré désactiver certaines possibilités : car l’AF Canon offre depuis quelques années six modes de sélection des collimateurs AF… J’ai notamment désélectionné l’AF Spot (le premier de la liste) qui m’est rarement utile. Ensuite, il m’a été plus difficile de choisir quel « Mode Groupé » désactiver, mais j’ai finalement désactivé le Mode groupé à 5 collimateurs (le troisième de la liste, nommé Extension du Collimateur)… 

Il me reste donc : Collimateur Unique, Groupe de 9 collimateurs, Zone (9 ou 11) et Sélection auto parmi les 61 collimateurs. Et je pass rapidement d’un Mode à l’autre par une pression du pouce, puis une (ou plusieurs) pressions de l’index… Ou utilisation de la molette avant (après personnalisation).

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Dans le même esprit et pour aller plus rapidement d’un bord à l’autre de l’écran, j’ai réduit le nombre de collimateurs « à parcourir » lorsque l’on déplace son collimateur unique (ou groupe), latéralement et verticalement… Je n’ai gardé que les collimateurs croisés, je suis donc plus rapide pour « traverser l’écran » avec le Joystick (ou la molette arrière, je préfère).

Et j’ai aussi autorisé aussi le passage du collimateur choisi d’une extrémité du viseur à l’autre. Poussez le Joystick vers la droite fait passer le collimateur : de la dernière position à droite, à la première position à gauche. On passe ainsi instantanément « par derrière », ce qui évite de « traverser » tout le viseur en largeur… C’est un peu comme voyager dans l’espace à traver un « trou de ver » (les amateurs de SF comprendront).

Enfin, n’oubliez surtout pas d’activer la mémorisation de la position des collimateurs en fonction de l’orientation du viseur ! C’est génial et bien connu depuis l’EOS 5D MkIII. Pour chaque position de cadrage adoptée (horizontale, cadrage vertical basculé d’un côté ou de l’autre), l’appareil mémorise le Mode AF que vous aviez choisi et le Mode de sélection de collimateur et le collimateur sélectionné. Basculé l’appareil et il reviendra aux réglages précédemment utilisés. Je ne détaillerais pas plus, mais c’est génial pour les portraits.

Par exemple, je suis en cadrage horizontal, tous collimateurs Automatique, pour parler à toutes surprises… SI je bascule en cadrage vertical poignet en dessous et je retrouve mon collimateur unique, en Mode One-Shot (adapté au portrait posé)… Mais si je bascule en « levant le coude » poignet au dessus, je retrouve mon AF AI-Focus avec une Zone AF de 11 collimateurs, plus adaptée au portrait rapide sur le vif… J’adore ça et je me demande comment je pourrais m’en passer depuis que je m’y suis habitué sur l’EOS 6D…

 


Des Modes AF ultra personnalisables

Après avoir parlé des « Modes de sélection des collimateurs », passons maintenant aux « Modes d’AF » proprement dit. Imaginez un tableau… Avec les « Modes de sélection des collimateurs », en abscisse. Et les « Modes d’AF » en ordonnée… Ce qui vous donnera un bon paquet de « cases » et de combinaisons possibles…

Le réglage dont vous avez besoin selon les circonstances, est obligatoirement dans une des cases ! Avec quelques ajustements possibles pour chaque cases, en plus… Si vous êtes analytiques, vous saurez quelle « case » choisir, c’est un peu une gymnastique intellectuelle.

Le problème, c’est qu’en plus de ça, s’ajoutent des personnalisation très spécifiques concernant le suivi, le passage d’obstacle entre le photographe et son modèle, qui viennent compliquer encore la décision. Pour cette type de réglages spécifiques, Canon a heureusement pensé à vous en définissant six « cas de figure ». Qui sont définis : non sur la base d’une descriptions des modes et réglages, mais plutôt selon le type de sport photographié. Ce qui paraitra plus parlant à beaucoup de photographes (mais peut-être pas à tout le monde)..

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Le réglage d’AF utilisé est l’équivalant de ce que l’on nomme chez Nikon « suivi 3D » (qui signifie distance, mais également suivi latéral et en hauteur sur la grille des collimateurs). Chez Canon, optez pour la sélection Auto des collimateurs et l’AF Continu (AI-SERVO). Accrochez l’oiseau posé avec un groupe de collimateurs, lorsqu’il s’envole les collimateurs voisins « s’accrochent » à lui. Vitesse 1/1600 sec, Ouverture f/11, Sensibilité 1000 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 220 mm. Objectif Sigma 120-300 mm f/2.8.

 

En tous cas, cette gestion ergonomique par « Cas AF » de 1 à 6, simplifie la réflexion (après lecture fort conseillée du manuel). La encore je me suis constitué dans mes « Menus Verts » un Onglet AF, mémorisant les Entrées les plus stratégiques à tester et à changer. Mais je vous assure qu’il vous faudra pas mal d’essais (plusieurs mois de prise de vue) avant de ressentir les « nuances » de certains réglages fins… S’il reste accessible à tous (grâce aux 6 cas), l’AF de l’EOS 5Ds conserve un potentiel résolument professionnel.

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J’ai tenté de personnaliser un peu le cas n°2, afin de le rendre (théoriquement) plus adapté à mes prises de vues… Et j’ai laissé le 1er tel quel, car il est le plus polyvalent. Toutefois, je ne suis pas encore à 100% certain que le résultat soit meilleur que si je n’avais rien « bidouillé ». Il me faudrait faire encore d’assez longs test pour en être certain…

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Autre petit réglage utile : j’ai personnalisé la vitesse de déclenchement de la première image (en cas de rafale) en Mode AF On shot, sur « priorité au déclenchement ». Ce qui donne une meilleure sensation de réactivité. Ce réglage qui permet de décider de déclencher, même si l’AF n’a pas affiné définitivement le point (ce qui est tout de même instantané la plupart du temps). A moi de penser à temporiser un dixième de seconde avant d’appuyer à fond, afin de laisser à l’AF le temps d’assurer une mise au point parfaite. Car en situation typique d’utilisation du Mode One-Shot, on a tout le temps pour ça.

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Si vous utilisez comme moi, un « sling » de type Blackrapid (mais il existe d’autres marques), le poids de votre reflex ne sera qu’un mauvais souvenir. Oublié, la désagréable sangle sur l’épaule qui vous donne le torticolis à force d’avoir une épaule tendu et plus haute que l’autre, afin de ne pas laisser glisser votre boîtier. De plus vous gardez les mains libres et changerez moins souvent d’objectifs avec deux boîtiers. Tout ça, permet de relativiser le besoin de passer à des boîtiers hybrides plus légers. Sur cette image, on voit le « Blackrapid Yeti » qui permet de transporter deux boîtiers. J’apprécie la seconde sangle, amovible très rapidement. Ici un des boîtiers a été « déclipsé » et passé au collègue, afin de prendre la « photo souvenir »…

 

 


Les meilleurs Menus du monde des reflex

Revenons aux personnalisations de notre Canon EOS 5Ds : soulignons celle du Menu Q (comme Quick Menu) qui est assez unique à ma connaissance et très pratique pour ajouter seulement les entrées que vous utilisez souvent… CF mon propre Menu Q (copie écran ci-dessous). Moins vous êtes « pollués » par des menus et « infos inutiles », plus vous accédez rapidement et intuitivement, aux « menus utiles ».

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A noter sur l’EOS 5Ds : étrangement, il n’existe pas de détection de « proximité » de l’oeil, servant à éteindre automatiquement l’écran, ce qui est finalement aussi pratique comme ça (c’est énervant l’écran qui s’éteint dès qu’on approche les doigts de l’arrière de l’appareil). On l’éteint sois-même avec la touche Info, qui sert également à faire apparaitre un niveau électronique (elle est personnalisable bien entendu).

J’enchaine logiquement avec les Menus à onglets colorés (déjà bien connus), élus (par moi-même) « meilleurs menus du monde depuis le début de l’histoire du reflex numérique ». Canon était parti avec 5 ans d’avance en l’an 2000 sur tous les autres… Et à conservé son avance, ne cessant d’améliorer l’ergonomie de ses menus. L’innovation ici, c’est la personnalisation de cinq onglets de « Menus verts » configurables ! C’est génial pour aller très vite ça… On peut même demander à n’afficher « que » ces menus verts personnalisés (en masquant les autres) ! Par exemple si vous souhaitez prêter votre EOS à un débutant et qu’il ne le dérègle pas…

Ci-dessous, exemples de menus que j’ai ajouté à mes cinq onglets de Menus Personnalisés. Je les ai répartis en plusieurs thèmes (et leur ai donné des noms, en lettres Capitales)… Il m’arrive de changer temporairement certaines entrée, lorsque je ne veux pas « oublier » de tester à fond une fonctionnalité…

 

Par exemple, je voulais tester la fonction HDR de l’EOS 5Ds : je l’ai donc ajouté à l’un de mes onglets pour penser à l’utiliser plus souvent. J’ai testé et je peux l’enlever maintenant, car elle ne présente aucun intérêt et bloque l’appareil plusieurs secondes après une rafale de trois images. Il est plus efficace de réaliser un braketing que l’on exploitera dans le Module HDR de Lightroom. Les .dng produits par LR sont meilleurs que le JPG produit par le Mode HDR de l’EOS 5Ds.

L’onglet Affichage : il comprend la personnalisation rapide du taux de zoom pour la revue des images. Je passe très souvent de 4x à 8x par exemple, selon que je veux une vérification rapide ou précise. Il faut dire que j’ai personnalisé le bouton SET (qui tombe idéalement sous le pouce), afin que lors de la revue des images je puisse réaliser un zoom avant / zoom arrière très rapide… Juste à côté, l’affichage (ou non), des collimateurs AF : intéressant avec un AF aussi sophistiqué pour bien comprendre ce qui se passe après une série d’images…

 


Diverses petites fonctions pratiques

Si je regrette une fonction pratique que l’on trouve sur les Nikon (même les D7200) et sur l’EOS 1Dx, c’est la possibilité d’enregistrer vos « nombreux » paramétrages sur une carte SD, afin d’en faire une sauvegarde en lieux sur, ou de les charger sur un boîtier de prêt, ou un boîtier neuf. En cette absence, pensez à photographier vos menus personnalisés par exemple ! Au passage, il est fort dommage chez Nikon, que les paramétrages d’un modèle ne « passent pas » à son successeur (sauvegarde des réglages du D800, incompatibles avec le D810) ce qui gâche un peu la fête…

J’ai noté par contre quelques amélioration dans le Menu Verrouillage du miroir de l’EOS 5Ds, par rapport à certains EOS précédents. Vous avez maintenant des options de retardateur directement accessible en 1 clic, en sélectionnant Verrouillage du miroir (menu que je vous recommande d’ajouter à la liste des Menus Personnalisés). Vous pourrez sélectionner un retardateur 1/4 de sec. qui déclenche l’image avec un retard de 1/4 de sec, après la relevée du miroir.

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En l’absence de ces options, il était nécessaire de faire un détour par les réglages de cadence pour sélectionner le retardateur 2 sec. Ce qui est devenu inutile maintenant ! Il est donc bien plus rapide de réaliser des images avec miroir relevé (inutile d’attendre 2 sec à chaque image)…

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Les fonctions de relevé du miroir sont bien agréable pour réaliser ce genre d’images… Par contre si les boutons pouvaient être rétro éclairés comme sur un Nikon D4, ce serait le bonheur ! Vitesse 25 sec, Ouverture f/3,2, Sensibilité 6400 ISO. Focale 14 mm. Objectif EF 14 mm f/2.8 L USM.

Enfin (quoique un peu anecdotique peut-être), j’ai apprécié à l’occasion la possibilité de copier des images d’une carte sur l’autre, pour réaliser une sauvegarde, ou passer une image souvenir à quelqu’un. Je ne me souviens plus si cette fonction était présent sur l’EOS 5D MkIII, je ne l’avais pas remarqué à l’époque en tous cas…

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Suite du Test terrain du Canon EOS 5Ds R bientôt à lire ici (patience pour la suite, que je publiais au fur et à mesure) : on y parlera notamment qualité d’image…

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

 

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds

 

 

Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

46 commentaires

  1. Concernant le sling Blackrapid, est-ce que c’est possible de porter le sac à dos (délesté de 2 appareils) par dessus avec les 2 réflex accrochés ?

    • Oui, tout à fait ! C’est comme ça que je l’utilise…

      Par exemple si je porte une veste ou un blouson, j’enfile le blackrapide sur mon tee-shirt…
      Je passe le blousons au dessus
      ET je port le sac à dos au dessus du blouson…

      Il faut ouvrir la fermeture éclaire du blouson pour travailler dans ce cas.

      S’il fait froid, je met le blackrapid sur le blouson… et le sec en dernier au dessus !

      C’est magique ce Blackrapid…

    • D’ailleurs voici une photo ou j’ai mon sac à dos… au dessus du blackrapid. Avec mes deux boîtiers… La sangle de droite est réglée trop longue à ce moment (mais c’était pour une raison précise). Mais en général c’est bien équilibré.

      J’ai aussi un Blackrapid « Double Slim » symétrique… Mais c’est un peu plus encombrant.

      SI vous achetez ça, passe par ce lien : Blackrapid chez Amazon.fr

      • OK, merci pour ces précisions!

        Pour porter 2 reflex de la gamme D7100 (désolé je suis Nikoniste :-) avec un 300 mm F4 et un 70-200 F4, vous pensez que c’est mieux de prendre le modèle Yeti standard ou le slim peut convenir aussi ?

        • Là je sais pas trop… Probable que le Slim convienne aussi (moi c’est un Slim). Car il est assez large pour être confortable.

          Mais tout dépend le temps que vous passez à porter. Si c’est pour couvrir les 24h du Mans et rester arraché très longtemps, une sangle plus large sera peut-être plus confortable.

          En même temps, le 7100 n’est pas lourd, et ces deux optiques moyennement lourdes. Donc le Slim peut convenir je suppose… Et le reste du temps vous serez mieux.

  2. Pingback: Canon prépare un EOS 5D (x) de 120 Megapixels - Photoetmac.com

  3. Bonjour,

    Super test pour un super appareil, et de bien belles photos, les couleurs sont superbes. Bravo ! Vivement la suite du test :)

    Aura t’on droit à un test du 120-300 en sus ?

    Ca me donnerai presque envie de bazarder le XT-1 pour revenir chez Canon ;-)

     

     

     

  4. Merci pour cet excellent test grandeur nature, toujours bien agréable de te lire.

    Ça faisait longtemps que je l’attendais ce boitier je n’avais pas changé mon MarkII et travaillé en binôme avec le 6D.

    D’ailleurs, je crois même que je vais me séparer de mon PHASE ONE (enfin aprés quelques test).

    (je crois qu’il y a un bug sous l’image des petits massais – 24-70mm? )

    Chris.

     

  5. Un test bien documenté et avec de belles images à l’appui. Le plaisir de travailler avec du bon « matos’ est très communicatif et donne envie de voir la suite de votre prise en main. Ce que je retiens aussi, pour moi qui ne suis pas « Canoniste », c’est de voir les progrès réalisés par cette marque dans des domaines qui me semblent importants. La solidité d’un boitier, son ergonomie, son autofocus, sa personnalisation, son silence de fonctionnement…c’est autre chose que de se focaliser seulement sur un capteur….aussi excellent soit il.

      • Les objectifs Canon….c’est un des arguments qui me donnent envie de changer de marque pour venir chez les rouges.

        Le système flash…c’est ce qui me retient chez Nikon car je trouve qu’il est juste plus performant et plus facile d’emploi.

        Avez vous des nouvelles du système Speedlite E-TTL III …est il totalement compatible avec le 5Ds ? …..sur le site de Canon j’ai juste trouvé cela : SPEEDLITE 430EX III-RT

         

  6. J’ai hâte de lire la suite car cette première partie me donne envie de casser ma tirelire pour un 5DsR. En tout cas, un grand merci pour avoir mis (enfin !) les exifs des photos publiées. Les exifs sont très enrichissant et formateurs pour le juste amateur que je suis. Cela me permet de comprendre tes réglages pour obtenir de si beaux rendus et d’apprécier encore plus la qualité des photos prises. A quand la suite ?

  7. Bonjour,

    J’ai eu la chance d’avoir 2 boîtiers 5Dsr dès la première livraison mi-juin. J’ai été totalement convaincu de l’intérêt de la haute résolution après avoir vu  les fichiers obtenus grâce à un D810 dans des conditions difficiles en Géorgie du Sud (à l’est des îles Malouines, au nord de l’Antarctique mais dont les conditions climatiques sont sous influence du courant circum-antarctique). Sur l’écran de son MBP 13′ Retina, ses fichiers étaient waouh, par rapport aux miens faits avec des 5D3 vus sur un MBP identique. Dès mon retour, j’ai mis en vente mes 5D3 et me suis fait mettre en liste d’attente pour les 5Ds qui n’avaient pas encore été annoncés officiellement.

    Je confirme totalement tes impressions, ces boîtiers s’utilisent comme j’utilisait auparavant les 5D3. Je descend même au 1/15ème de s, à main levée, bien stabilisé mais sans appui. Une des supériorités de Canon par rapport à Nikon tient, à mon avis, dans la meilleure gestion des vitesses lentes , certainement du fait du nouveau système de miroir.

    Les images croustillent de détails qui donnent cette impression d’effet 3D que l’on n’a pas avec un 20-25 mpx, et c’est bien visible sur tes beaux clichés, malgré le rééchantillonnage et la réduction JPEG.

    Je n’utilise que des optiques L Canon et j’ai fait un micro-ajustement de l’autofocus pour toutes mes optiques. Micro-ajustement pas très important, autour de 5 en règle. Je n’ai donc pas d’expérience ni d’opinion concernant l’utilisation d’optiques plus « basiques » sur ces boîtiers.

    J’utilise 2 cartes simultanément, une CF (RAW pleine définition) et une SD (JPEG M2, autour de 6 Mo). Ce sont des Lexar 800x de 16 Go, mais je vais prendre bientôt des 32 Go 1066x, j’attends que le prix baisse un peu et mes anciennes cartes me vont bien pour le moment, je ne fais que très peu de rafales.

    Au total, le 5Ds est le meilleur boîtier que j’ai jamais eu et je pense que je vais les garder quelques années.

  8. Pingback: Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3) - Photoetmac.com

  9. BONJOUR

    les photos sont trés belles, rien à dire mais ce que je voudrais savoir c’est au niveau de l’af pour un oiseau en vol il vaut mieux un 5d3 ou bien le 5ds fait l’affaire

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  16. Bonjour,
    Merci pour ce test assez poussé, et très belles photos !
    je suis très tenté par l’acquisition de ce boitier.

    mais j’ai une question, qui concerne le flou de bougé.
    est ce que c’est vraiment flagrant, le fait que le capteur 50Mpix augmente le risque de flou de bougé?
    certains articles web parlent d’utiliser au minimum 2 fois la vitesse de la focal (exemple : au 50mm ne pas descendre en dessous de 1/100s)

    et est ce que le verrouillage du miroir qui retarde le déclenchement après 1/4s aiderait à limiter le flou de bougé et ainsi descendre de la zone de confort?
    Merci d’avance.
    Cordialement

    • Bah, c’est pas si énorme que ça… franchement ! Et si vous observez les images à 50% au lieu de 100% : alors il n’y a aucune différence (observer les image à 50% : c’est au cas ou vous n’envisagez pas d’imprimer les images en plus grand que d’habitude… c’est à dire en général entre A3 et A2 ! ) Ce qui est déjà énorme, pour la plupart des gens…

      Donc je n’ai pas changé grand chose à mes habitudes : tout juste 1/2 plus rapide en moyenne peut-être…

      Oui, le relevé du miroir est possible, en situations nocturnes par exemple. Mais on n’utilise pas ça en « situation normale », ça ralenti trop les opérations je trouve : peu agréable ce petit délais.

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