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Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3)

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Dernier volet de notre test terrain du Canon EOS 5Ds R au Kenya. Aujourd’hui on parle de qualité d’image, de correction du bruit, de Lightroom, des objectifs… avant d’en arriver à notre conclusion. Le début du test est à lire ici en plusieurs partie :

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 1)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

 

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds.

 

Le reflex le plus défini du marché avec 50 Mpix, sait rester polyvalent et pratique. Une quasi perfection !
  • Construction et finition - 92%
    92
  • Prise en main et ergonomie - 93%
    93
  • Discrétion, silence, compacité et poids - 82%
    82
  • Visée (optique) - 92%
    92
  • Qualité d'image - 92%
    92
  • Réactivité et vitesse - 81%
    81
  • Fonctionnalités - 84%
    84
  • Gamme optique - 95%
    95
  • Pertinence du prix - 82%
    82

L’extrait

Ce Canon EOS 5Ds R (annoncé en février 2015), est un appareil très agréable à utiliser. Relativement facile à paramétrer grâce à des Menus au top de ce que l’on peut imaginer en 2015. Sa prise en main est particulièrement ergonomique, sa visée très plaisante grâce à un viseur très large, lumineux, précis, sans dominante colorée gênante (ce qui est parfois le cas chez d'autre marques)… Tout en restant d’un poids et encombrement classique, (bien qu’un peu plus encombrant qu’un EOS 6D qui est devenu pour moi la référence en terme de taille et de poids).

En cet automne 2015 le Canon EOS 5Ds R (et son jumeau l’EOS 5Ds) me semblent être deux reflex « inévitables », ou même « obligatoires » pour tout Canoniste expert ou professionnel. D’autant que leur vitesse de déclenchement de 5 im/sec (sur 12 RAW ou 31 JPEG) sera suffisante pour la plupart des utilisateurs.

Je ne vois aucune raison de leur préférer un autre EOS à la résolution plus standard (à l’exception de la nécessité de rafales très hautes vitesse)… D’autant que d’ici quelques mois, leur prix baissera peut-être un peu.

Offrez-lui si possible le EF 24-70 mm f/4 L IS USM, idéalement équilibré et calibré pour conserver à cet EOS 5Ds R un encombrement raisonnable. Un choix plus qualitatif sera le EF 24-70 mm f/2.8 L IS USM II, mais il est deux fois plus cher et non stabilisé... Je préfère donc la version stabilisée à f/4, ce qui me permet d'acheter une ou deux optiques ouvertes, comme un 50 mm f/1.4 et un 85 mm f/1.4

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Ne soyez pas trop obsédé par le contrôle « du bruit »

Je rencontre beaucoup de photographes qui n’impriment jamais leurs photos, mais ne supportent pas le moindre moutonnement lorsqu’ils les observent à 100%… Ce qui les conduit à « lisser » exagérément leurs images et à perdre d’indispensables sensations de matières et de textures… C’est le piège classique qui consiste à zoomer à 100% à l’écran, ce qu’il conviendrait de réserver à d’ultimes vérification et qu’il faudrait éviter le reste du temps. 

Canon EOS 5D top 1078

 

Lors de mes cours de Lightroom, j’explique aux photographes qu’il faut « afficher d’abord les images à 50% pour vérifier que l’on a ajouté assez d’accentuation… Puis, monter à 100% pour vérifier que l’on en a pas ajouté trop »… Dans le doute, imprimez à la taille souhaitée pour vérifier si la netteté est suffisante (et la plupart du temps : elle ne l’est pas). Ensuite vérifiez si le bruit est acceptable.

Lorsque votre image compte plus de 40 MPixels, cette bonne pratique est encore plus nécéssaire : évitez d’évaluer la montée du bruit systématiquement à 100 %…  Rappelez-vous que la taille relative du bruit, décroit au fur et à mesure que la résolution augmente. Car la structure du bruit reste constante à l’échèle des pixels : si le nombre de pixel augmente, alors le bruit devient « relativement » plus petit… Donc à taille constante d’impression : moins visible. Pour le comprendre, encore faut-il faire quelques impression de temps en temps. Ce que beaucoup de photographe ne font plus.

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La danse traditionnelle Massai, improvisée pour nous alors que l’on garde des vaches (les lances sont là pour les liens, pas pour faire joli)… Vitesse 1/320 sec, Ouverture f/11, Sensibilité 160 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 70 mm. Objectif EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

Certes lorsque la résolution augmente, le capteur génère plus de bruit, au fur et à mesure que la taille des photosites diminue. Mais il est évident à chaque nouvelle génération d’appareils photo que «l’augmentation du bruit» causée (dans l’absolu) par la diminution des performances des photosites, est compensé par tout ce que l’on gagne en réduisant « la taille relative » de ce bruit…

Cette baisse de performance est aussi compensée par les progrès des capteurs qui années après années, conservent des performances assez constantes, malgré des photosites de plus en plus petits. La taille des photosites de l’EOS 5Ds R est de 4,14 µm, ce qui reste acceptable (taille équivalente à l’EOS 760D, qui est équipé d’un capteur APS-C de 24 Mpx). A propos du bruit de l’EOS 5Ds : consultez cette page intéressante.

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Vitesse 1/640 sec, Ouverture f/10, Sensibilité 2000 ISO. Correction exposition -2/3 IL. Focale 26 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 


Pour lutter contre le bruit, faites des progrès dans Lightroom !

La haute résolution est encore plus intéressante en RAW, à condition de bien l’exploiter dans Lightroom, en adaptant son post traitement au cas par cas selon la sensibilité ISO et le sujet. Lightroom permet aussi de corriger le bruit par zones (si nécessaire) tout en renforçant la netteté dans d’autres zone. Tout ceci est d’autant plus intéressant que l’on possède une forte résolution, capturant plus de détails… Même avec des objectifs peu performants, nous y reviendrons plus bas ! En effet, tous les objectifs (même les pires) progressent grâce à la haute résolution, notamment si l’on maitrise « un peu » Lightroom.

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Vitesse 1/1000 sec, Ouverture f/5,6, Sensibilité 400 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 420 mm. Objectif SIgma 120-300 mm f/2.8 avec Multiplicateur x1.4.

 

Il faut aussi se rappeler qu’une fois imprimée, une photo semblera plus « douce » qu’à l’écran… Car l’encre d’impression se mélange toujours un peu à l’échèle microscopique, lissant un peu le bruit… Pour paraître bien nette « imprimée », votre photo devra donc être vraiment « très nette » à l’écran ! Trop nette éventuellement… Cela est encore plus vrai avec de hautes résolutions, de plus de 36 Mpix.

Voilà des réalités que certains oublient lorsqu’ils se contentent de comparer à 100%, des copies d’écran issues d’appareils différents… D’ailleurs, Nikon l’avait un peu oublié aussi, sur le premier D800 : avec un rendu des JPEG trop doux par défaut. Canon a pris en compte ce problème, avec le rayon fin du Picture Style « Détails fins », dont les réglages d’accentuation sont mieux adaptés aux 50 Mpix et que l’on peut pousser très loin (voir au maximum)… Rappelons qu’ils ne s’appliquent que sur les JPEG et les RAW ouverts dans Canon DPP. Ci-dessous, la différence entre le Picture Style Standard et Détails Fins (copie écran de canon-asia.com) :

picture style details fins Canon

 

Il faut des semaines (ou des mois) et pas mal de sensibilité, avant de maitriser les 5 curseurs de réduction du bruit de Lightroom et les quatre curseurs réglant l’accentuation… D’autant que ces 7 curseurs (en tout) doivent être réglés simultanément (autant que possible) : car ils influent les uns sur les autres. Venez vous former à Lightroom avec moi, afin de mieux exploiter tous ces pixels qui vous ont coûté bien plus cher que quelques heures de formation !

Sachant cela, que vaut le Canon EOS 5Ds R en terme de bruit ? Et bien je trouve ses RAW très acceptables : les 1600 ISO sont utilisables sans problèmes (loin des mises en garde alarmistes lues de-ci-delà sur le web). Les 320O ISO sont utilisables, même s’ils réclament (c’est vrai) davantage de prudence en post traitement que ceux (par exemple) du capteur de 20 Mpix du Canon EOS 6D… Au final et après correction du bruit et accentuation maitrisée, on obtiendra tout de même plus de détails à 3200 ISO avec les 50 Mpix du 5DsR, qu’avec les 20 Mpix du 6D. Donc ma conclusion est la suivante : plus de pixels = moins de bruit = plus de détails.

Si vous n’envisagez pas d’imprimer au delà d’une taille de A3, alors montez lorsque c’est nécessaire jusqu’à 3200 ISO. Mais tout cela est un choix très personnel… Personnellement, le bruit ne me fait pas trop peur et je préfère conserver davantage de détails que de misser exagérément le bruit. En prise de vue, je n’ai presque jamais besoin d’aller au delà de 2400 à 3200 ISO : en l’absence de sources lumineuses générant du contraste (feux, éclairage urbain, phares de voiture), il n’y a rien de très intéressant à photographier !

 

 

 

 

  


Le Canon EOS 5Ds face au Sony A7R II ?

Certes à 3200 ISO, le bruit devient assez vite gênant lorsque vous tentez d’éclaircir exagérément les ombres : plus gênant que ce que sait faire un Sony A7R II… Mais éclaircir exagérément les ombres est tout simplement une mauvaise idée ! Il fallait mieux faire une « meilleure photo » : en exposant correctement vous n’aurez pas besoin d’éclairer exagérément les ombres… Dans le pire des cas, si vous tenez absolument à « montrer » certains détails cachés dans l’ombre, alors il est (assez souvent) possible de faire un « braketing » de deux ou trois vues, en prévision d’une fusion HDR dans Lightroom qui réglera votre problème d’ombre… 

Bien entendu, je sais que quelques rares boîtiers font mieux que l’EOS 5Ds en terme de maitrise du bruit dans les ombres : spécialement le dernier Sony A7R II et le Nikon D810, qui possèdent des capteurs plus performant à la base. Mais à quel point ? Cela sera à vérifier sur le terrain…  A quelle occasion, exploiterez-vous vraiment cet avantage supposé ? Je ne sais pas trop… En tous cas, pour ce qui concerne mes reportages, je ne crois pas que cet avantage « supposé » puisse s’avérer déterminant. D’ailleurs, pour ce que je me souvienne des images réalisée avec le Nikon D800 au Kenya en 202, je ne crois pas avoir réalisé des images que je n’aurais pas pu réaliser avec le Canon en 2015.

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En tout cas, lors de ce Safari il m’a semblé que l’avantage résolution et les possibilités de recadrage, l’emportaient sur un éventuel « meilleur contrôle du bruit » autorisé par une meilleure dynamique… Spécialement en dessous de 1600 ISO, ou je réalise 95% de mes images (ce qui est d’ailleurs le cas de 95% des photographes expérimentés).

 

N’ayant pas encore mis la main sur le Sony, je ne m’attarderais pas trop sur le sujet, mais la question que vous devez vous poser est la suivante : quelles images allez-vous rater avec le capteur « un peu moins performant » de l’EOS 5Ds R, que vous auriez (éventuellement) mieux réussi, avec l’un de ses deux challengers ? 

Du coup, il me vient au autre question… « Quelles images n’allez-vous pas réaliser à cause d’un objectif inexistant chez Sony (ou trop cher pour que vous l’achetiez)… mais que vous auriez réussi, avec en vous offrant cet objectif, disponible pour moins cher, chez Canon, Sigma, Tamron, ou Tokina (neuf ou d’occasion) !

Par exemple un EF 100 mm f/2, compact et léger que l’on trouve pour 450 € seulement. Un objectif sorti en 1991 qui est toujours extrêmement efficace avec les 50 Mpix de l’EOS 5Ds R…. Ou ce merveilleux petit Canon EF 40 mm f/2.8 pancake, qui vous permet de rester très léger en street photographie. Rassurez-vous, nous arriverons à la question des objectifs disponibles un peu plus bas… 

Tenter de « tout décrire » en même temps (les ombres et les hautes lumières) : voilà est un fantasme naïf de photographe débutant. C’est le piège du HDR, qui produit de véritables horreurs « anti naturelles »… Ce serait comme si un cuisinier tentait de mettre tous les gouts dans une même salade (le sucré, le salé, l’acide, l’amère)… Ou si un chef d’orchestre faisait jouer tous les instruments à la même force… Si vous « révélez » les ombres, vous ôterez à vos images « tout mystère ». Il n’existe rien de plus beau qu’un contre jour, qui oblige le lecteur à faire marcher un peu son imagination. « L’éllipse » et la « suggestion », sont une constante fondamentale dans tous les Arts. C’est même la raison d’être de l’Art.

 


Une plage de 12 IL en RAW dans Lightroom, c’est plus que suffisant !

A noter que le Sony A7R II peut monter à 102.400 ISO (délirant et inutil), alors que le Canon EOS 5Ds ne dépasse pas les 12.800 (également inutile). Par contre le Canon peut descendre à 50 ISO alors que le Sony est bloqué à 100 ISO au minimum. Courte parenthèse pour cette question accessoire : obtient-on plus de détails en travaillant à 50 ISO plutôt qu’à 100 ISO ? En théorie oui, mais la différence est quasi invisible… Il semblerait toutefois, que les transitions entre les hautes lumières et les blancs restent imperceptiblement meilleures à 100 ISO qu’à 50 (peut-être car la sensibilité native du capteur est de 100 ISO)… Si c’est bien le cas, alors vous vous demandez peut-être, à quoi peu bien servir cette sensibilité étendue vers le bas, à 50 ISO ? Sa principale utilité sera d’éviter de devoir ajouter un filtre gris neutre lorsqu’il y a beaucoup de lumière et que vous souhaitez une faible profondeur de champs en travaillant avec un objectif ouvrant à f/1.4. Ou lorsque que vous filmez à 24 ou 30 im/sec, à la vitesse de 1/24 ou de 1/30 sec. Fin de cette courte parenthèse…

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Vitesse 1/320 sec, Ouverture f/7.1, Sensibilité 250 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 70 mm. Objectif EF 70-200 mm f/4 L IS USM.

 

Une meilleur dynamique permet de mieux « rattraper les hautes lumières » : fantasme habituel des lecteurs de forums (et amateurs de tutoriaux Lightroom désastreux, comme on en trouve pas mal sur Youtube)… A trop vouloir « rattraper » leurs hautes lumières (ce qui est d’autant plus facile que le capteur possède une dynamique élevée), certains utilisateurs massacrent tout simplement le « naturel » de leurs images… Ils les bousillent en poussant systématiquement le curseur « Hautes lumières » vers la gauche ! Ce que vous ne devez pas faire (sauf exceptions rarissimes) sur vos images en couleur (en noir et blanc par contre, c’est moins gênant).

C’est catastrophique, car l’oeil apprécie la courbe naturelle de la lumière solaire : avec des ombres normalement denses et des reflets spéculaires brillants, voir « éblouissants »… Et pour qu’une photo reste « éblouissante », il faut mieux conserver un peu de « blanc cramé » dans la photo. A titre d’exemple : si vous supprimez toutes les zones « cramées » dans vos petits nuages blancs, il ressembleront vite à du « plâtre », deviendront « opaques », écrasants, lourds et vous aurez tout raté…

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Retour de la chasse avec un trophé ! Vitesse 1/320 sec, Ouverture f/5,5, Sensibilité 200 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 24 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

Autre obsession symétrique de la précédente : je rencontre régulièrement des photographes qui veulent absolument « déboucher les ombres »… Faites les deux en même temps et voilà un excellent moyen de faire monter le bruit, tout en créant des images fades à l’organisation complexes, puisque toutes les valeur sont égales. Les zones éclairées et les ombres se confondent, il n’y a plus de hiérarchie, l’oeil ne « circule » plus…

 


L’étrange syndrome de la « grande dynamique » !

Du coup j’ai cru remarquer chez certains collègues un phénomène étrange : plus la dynamique de leur capteur est excellente, plus ils sont « tentés » d’atténuer les contrastes en « tuant les hautes lumières et en débouchant les ombres » ! Surtout ceux qui ont spécialement choisi leur appareil « pour « son excellent capteur », après avoir lu sur Internet qu’il possédait la meilleur dynamique. Du coup ils veulent en profiter (ne rigolez pas, je l’ai vraiment remarqué chez les utilisateurs de D800 ou Sony A7).

Du coup, ils bousillent volontiers leurs photos dès qu’elles présentent un peu de contraste (salut Philippe) en débouchant les ombre et massacrant les hautes lumières… C’est 100% leur faute ! Pas pas la faute du capteur bien entendu : « qui peut le plus peut le moins »… Et « le moins », est souvent « le mieux » !

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Au supermarché du village… On cherchait de la bière fraiche pour arroser cette belle journée, mais on a trouvé que du Fanta tiède. Vitesse 1/250 sec, Ouverture f/6,3, Sensibilité 500 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 24 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

Conclusion, il faut arrêter avec cette obsession de la plage dynamique ! Je m’adresse notamment à ceux qui passent plus de temps à en discuter sur les forums… Qu’à observer la vibration de la lumière, ou les jeux subtile des rayons de soleil dans les nuages lors d’une fin d’après midi d’automne. Car l’oeil apprécie naturellement les « belles lumières » du matin et du soir : lorsque les contrastes sont bien marqués et qu’ils « flattent » la rétine. Le but du post traitement n’est pas « jouer » avec les curseurs « Ombres » et « Hautes lumière » de Lightroom pour tuer le contraste des photos… Il y a mieux à faire !

Ce n’est pas parcequ’une chose est possible, qu’elle est souhaitable. On ne peut décrire en même temps les ombres et les hautes lumières, sans prendre le risque de « d’altérer le modelé » de la scène. Le but du photographe n’est pas de « montrer » tous les détails sur toute la surface d’une image, il est important que certaines parties d’une photo restent dans l’ombre. Cachées, suggérées. Une célèbre phrase de Robert Doisneau résume tout cela « Décrire c’est détruire, suggérer c’est créer ».

Les belles photos sont celles que l’on a exposé idéalement pour « bien décrire » les ombres… Ou pour bien décrire les « hautes lumières »… Mais jamais les deux à la fois ! Si vous avez compris cela, alors la « dynamique ridicule » d’un JPEG d’iPhone est suffisante pour faire de très belles images…

Je ne vois pas bien quel type de photo je pourrais réaliser avec les 14 IL potentiels du Sony A7R II… que je ne pourrais pas réaliser aussi bien, avec les (seulement) 12 IL de l’EOS 5Ds R !

Donc, ne vous inquiétez pas la dynamique « sois disant limitée » du capteur de l’EOS 5Ds ! Car elle est largement suffisante pour représenter l’ombre et la lumière. Et pour photographier toute scène qu’un photographe aurait envie de photographier. 

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La photo c’est « prendre parti » : c’est décider de ce que l’on veut montrer et de ce qu’il est inutile de montrer… Il faut exposer soit pour les ombres, soit pour les hautes lumières : il faut choisir. Ainsi on a vu la qualité de la production de pas mal de photographe, s’effondrer, du jour ou ils sont passé en format RAW et qu’ils ont entrepris de « contrôler les hautes lumières » en poussant vers la gauche le curseur « Hautes lumières ». Un « syndrome » classique que l’on retrouve chez un utilisateur de Lightroom sur deux malheureusement…

 

 


Canon EOS 5Ds – Quelles optiques pour l’EOS 5Ds ?

Si après cette (longue) lecture, vous persistez à croire que la dynamique de votre capteur est plus déterminante que la gamme d’objectifs disponible pour votre appareil : c’est probablement que l’on ne parle pas de la même photo !

Il est donc temps de passer à la dernière question, celle des objectifs… Avant d’arriver à notre conclusion ! Beaucoup de photographes redoutent que le «  pouvoir séparateur » des objectifs qu’ils ont patiemment financé et acheté au cours des années, ne soient plus à la hauteur de la résolution d’un capteur de 50 Mpix.

Ne redoutez pas trop cela… Car n’importe quel objectif donnera de meilleurs résultats avec 50 Mpix qu’avec 22 Mpix… Si, si, ce sera toujours le cas ! Pour les plus mauvais objectifs, le gain de résolution sera modeste et limité au centre du champs et ils sera mieux de fermer le diaphragme de quelques crans. Mais pour la plupart des objectifs, le gain sera perceptible partout et très spectaculaire au centre… Quand aux meilleurs objectifs le gain de résolution sera fantastique partout et à toutes les valeurs, produisant des « wahouuuu » lors du zoom à 100%… Ci-dessous, la différence entre 22 et 50 Mpix, rapportée à une taille d’impression égale (Copie écran de canon-asia.com) :

Canon EOS 5Ds versus EOS 5D MkIII

 

Canon a publiquement communiqué une liste d’objectifs « compatibles », avec la très haute résolution des l’EOS 5Ds et EOS 5Ds R…. (CF notre précédent article :  Liste des objectifs adaptés aux Canon EOS 5Ds et 5Ds R ). Il se trouve que la plupart des optiques récentes feront parfaitement l’affaire, les plus chers et les plus récent restant meilleurs que les plus anciens, comme c’est déjà le cas avec un capteur classique de 22 MPixels. Simplement, la différence se creuse et devient plus visible…

Ainsi  lensrentals.com à testé certains des objectifs les plus performants du marché (Canon EF 300 mm f/2.8 IS II et Zeiss 85 mm f/1.4 Otus), ainsi qu’un objectif ancien peu coûteux et réputé moyen (le EF 50 mm f/1.4)… Et dans les deux cas à pu mettre en évidence le gain de piqué. Ci dessous, les mesures de piqué de lensrentals.com :

 

Centre

Millieu

Coins

Canon EF 50 mm f/1.4 sur EOS 5D Mk III

660

475

330

Canon EF 50 mm f/1.4 sur EOS 5DS

790

565

340

Canon EF 50 mm f/1.4 sur EOS 5DS R

800

570

350

 

Un gain spectaculaire dans le cas des objectifs professionnel (gain d’environ 30% au centre avec une différence de 10% entre 5Ds et 5Ds R, ce qui semble justifier le choix de ce modèle)… Un gain plus modeste (mais toujours bien visible d’environ 20%) dans le cas d’un objectif « moyen » comme le EF 50 mm f/1.4 (avec cet objectif la différence de résolution entre 5Ds et 5Ds R pouvant être considérée comme négligeable).

 


Mon choix personnel : un trans-standards et un petit télé

En voyage, je ne m’écarte pas beaucoup de l’habituelle trilogie du photo-journaliste, en privilégiant une ouverture constantes de f/4 pour limiter le poids : les EF 16-35 mm, EF 24-70 mm et EF 70-200 mm. Car ma priorité va au sujet, qu’il me faut cerner avec la plus grande efficacité possible…

En complément (selon le poids supplémentaire que je peux embarquer), j’emporte aussi une à trois optiques fixes à grande ouverture. Par exemple, à choisir parmi les Sigma 24 mm f/1.4, 50 mm f/1.4, 85 mm f/1.4… Je possède aussi un petit Canon EF 100 mm f/2 que j’apprécie pour son petit gabarit.

Je trouve qu’il s’agit d’un meilleur calcul financièrement de m’en tenir à des zoom ouverts à f/4. Rien que pour le EF 24-70 mm f/4 et le EF 70-200 mm f/4, cela représente 2000 € d’économie par rapport aux versions f/2.8… De quoi s’offrir trois à quatre objectifs fixes ouvrant à f/1.4, qui permettent de réaliser des images interdites aux zoom n’ouvrant qu’à f/2.8. Bref, on profite du meilleur des deux monde : celui des zoom (la polyvalence) et celui des objectifs fixes (la luminosité, le piqué et le prix contenu).

Mon zoom trans-standard idéal pour le Canon EOS 5Ds R est le récent Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM. Il est « ultra sharp », tout en restant léger, compact, stabilisé et pas trop coûteux (850 à 950 €)… Ce qui vous laissera du budget pour vos objectifs fixes et pour un EF 70-200 mm f/4 (indispensable). Ou un billet d’avion ! Je l’ai donc élu « meilleur zoom trans-standard au monde » : tout simplement…

Notez bien qu’il n’existe aucun équivalent chez d’autres marques. Chez Nikon, Sigma, Tokina, Tamron, Sony, aucun autre 24-70 mm de cette taille, ni de ce prix, ne rivalise tout en disposant de la stabilisation.

Le EF 24-70 mm f/2.8 L USM II, qui est deux fois plus coûteux est exceptionnel également, il est plus lumineux, encore plus piqué et plus régulier. Mais il n’est pas stabilisé, ce qui est bien dommage. Aurez-vous davantage besoin de son piqué « galactique » ou de la stabilisation ? Pour voyager je recommande la version f/4 sans hésiter…

Je vous recommande également le EF 70-200 mm f/4 L IS USM : très compact et performant… C’est lui que j’ai utilisé au Kenya et j’ai trouvé qu’il s’en sortait bien sur l’EOS 5Ds R, spécialement en fermant de 1 ou 2 crans, ce qui n’empêche pas de profiter d’un joli bokeh. Il m’a permis de réaliser d’incroyables portraits. 

Les plus fortunés hésiteront cependant avec son grand frère le récent EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM II. Qui est vraiment extraordinaire : c’est le meilleur 70-200 mm au monde. Deux fois plus cher et deux fois plus lourd, l’investissement reste pourtant facile à justifier vu ses performances et la stabilisation exceptionnellement efficace (j’ai réussi des images nettes au 200 mm au 1/15 sec)… 

Entre résolution et dynamique mon choix est fait, je choisi la résolution ! Mais surtout la gamme optique Canon… Immensément large, disponible à tous les prix avec un marché de l’occasion riche et vivant. Vitesse 1/500 sec, Ouverture f/5,0, Sensibilité 640 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 300 mm. Objectif Sigma 120-300 mm f/2.8.

 


Et du côté des grand angles ?

Je ne peux me passer d’un zoom grand angle pour « rentrer dans le sujet », à ce titre le récent EF 11-24 mm f/4 (que je n’ai pas encore testé) est lui aussi unique au monde. Il a d’ailleurs été récompensé par le jury EISA 2015-2016 meilleur objectif professionnel européen de l’année. Il donne au Canon EOS 5Ds R un atout de choix et constitue même une « excellente raison » de passer en Canon pour le reporter d’actualité… Dire que j’écrivais la même chose dans l’autre sens à propos du 14-24 mm f/2.8 Nikon, il y a quelques années ! Je me l’offrirais peut-être un jour, mais il reste trop cher actuellement.

Par contre l’ancien EF 16-35 mm f/2.8 risque d’avouer ses faiblesses sur l’EOS 5Ds R (à grande ouverture du moins). Je suppose qu’il sera le prochain zoom pro à être renouvelé par Canon. Ne pas investir actuellement sur ce modèle et préférer la version f/4 (que je n’ai jamais utilisé, mais qui a bonne réputation).

Ce type de zooms grand angle, sont parmi les objectifs les plus difficiles à mettre au point. Aussi, je recommanderais à ceux qui ne sont pas équipé d’un zoom grand angle parmi les plus récent (et les plus coûteux), de se tourner vers des grand angles fixes (car c’est au grand angle que l’on souffre le plus souvent de vignettage, de distorsions et d’aberrations chromatique). C’est avec cette idée en tête, que je me suis offert un Sigma 24 mm Art pour l’EOS 5Ds R, ayant revendu l’an dernier mon ancien EF 6-35 mm f/2.8 L USM. Je suis donc équipé d’une « triplette » d’objectifs fixes à f/1.4 de Sigma (moins coûteux que les Canon, mais quasiment aussi efficace). 

 


Le retour des objectifs fixes…

D’abord le récent Sigma 24 mm f/1.4 Art, qui me semble le plus indispensable, cet objectif est une merveille : il est coûteux mais l’investissement vaut le coup… Ensuite j’ai choisi l’ancien modèle EX 50 mm f/1.4 (seulement 330 €) car il est reste assez compact et beaucoup moins coûteux et lourd que la version Art. A noter que à le Canon EF 50 mm f/1.4 est un peu ancien (on attend son renouvellement).

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Le Sigma 24 mm f/1.4 DG HSM Art est un must avec Le Canon EOS 5Ds. Plus encore qu’aux longues focales, c’est au grand angles que les objectifs fixes sont spécialement intéressants pour exploiter la très haute résolution…

 

Je suis aussi un grand fan du EF 14 mm f/2.8 L USM II, que j’utilise aussi souvent que possible et qui permet des « points de vues » différents. L’existence d’un tel grand angle orthoscopique moderne, fait la différence avec tous les autres constructeurs qui ne proposent pas l’équivalent… Il existe des 21 mm f/2.8, il existe des 15 mm fish eye ! Mais il n’existe nul part ailleurs, ce fantastique EF 14 mm f/2.8 L USM II. 

Enfin, j’ai craqué pour l’exceptionnel Sigma EX 85 mm f/1.4 (dont la version Art n’existe pas encore, mais elle sera probablement trop coûteuse). Ces deux derniers zoom Sigma EX, sont moins rapides en terme d’Autofocus, c’est vrai… Mais si j’ai besoin d’une grande réactivité, je dispose de mes deux zoom Canon à f/4.

Lors de ce Safari j’ai enfin pu utiliser l’exceptionnel Sigma 120-300 mm f/2.8 (prêté par mon ami Michel de African Latitude), qui est lui aussi « sans équivalent ». J’aime les objectifs « uniques » avec lequel je fais des images que les autres ne peuvent faire… Je suis tombé amoureux de cet objectif, car il permet de réaliser des images impossibles autrement, tout en restant polyvalent et relativement transportable. Mais j’y reviendrais probablement dans un article séparé.

J’ai été également impressionnés par les 150-600 mm Tamron et Sigma de mes petits camarades, que je n’aurais pas imaginé aussi bons vu leur prix réduit (j’attends de l’ami Fred, son petit retour d’expérience si il trouve le temps ;-) D’ailleurs, je donnerais cher pour pouvoir comparer ces deux 150-600 mm, au récent Canon EF 100-400 mm f/4.5-5.6 L IS USM II, qui fait lui aussi partie des « must » Canon.

 


Mais que manque-il au Canon EOS 5Ds ?

On peut dire qu’avec l’EOS 5Ds, Canon est passé à deux doigt de la perfection… Si j’avais un rêve fou, ce serait que Canon parvienne à faire rentrer toute la technologie des 50 Pixels, dans l’encombrement du petit EOS 6D, auquel je me suis bien habitué en deux ans (c’est fou ce qu’on devient feignant). Je serais prêt alors à me satisfaire de 28 ou de 32 Mpix, qui me conviendraient aussi (mais pas moins).

Actuellement l’EOS 5Ds n’est (sensiblement) qu’un EOS 5D MkIII avec un capteur (beaucoup) plus défini… Hors, j’avais revendu mon EOS 5D MkIII six mois après son achat, pour justement profiter de la légèreté de l’EOS 6D et j’en était ravis ! Malheureusement je suis encore plus ravi en zoomant à 100% dans les images de 50 Mpix de lEOS 5Ds R. J’ai revendu l’EOS 6D en espérant l’arrivée de son successeur bientôt.

L’EOS 5Ds est quasiment parfait… Il eut été parfait, si seulement il avait eu droit au même écran orientable (verticalement) que le Nikon D750. Et si seulement il avait embarqué un petit flash minuscule (toutefois un petit Speedlight 90EX se glissera dans une poche facilement)… Et si seulement il avait profité du module GPS et WIFI que l’on trouve dans l’EOS 6D (rabattez vous sur le GPS Receiver GP-E2 (245 €) ! Mais la perfection n’est pas de ce monde…

Qu’aurions-nous pu encore lui reprocher ? Vraiment pas grand chose, ah si : encore une petite chose, j’aurais aimé personnaliser un peu mieux l’affichage des collimateurs AF actifs par exemple. En rouge (et même en vert) plutôt qu’en noir… Je ne suis pas 100% satisfait de leur affichage dans certaines circonstances et certains Modes AF. Mais c’est un détail, qui ne nuit pas à leur excellente efficacité.

Si Canon reste très en avance sur la richesse et la qualité de la gamme optique (spécialement face à la très embryonnaire gamme Sony FE), rêvons tout de même au développement d’une gamme d’objectifs pancake plus large (elle est en cours je suppose), pour continuer à voyager léger. Il n’existe que le petit EF 40 mm f/2.8 actuellement (qualifié pour les 50 Mpix), car le merveilleux petit EF-S 24 mm f/2.8 est réservé aux petits capteurs (je le possède pour mon EOS 100D)…

J’espère en tous cas, que vous aurez compris mes (longues) explications : le procès qui est fait actuellement à Canon quand à la dynamique du capteur (12 IL alors que le Sony est à 14 IL), tient du procès en sorcellerie !

C’est ridicule et j’écarte ce « sois-disant défaut » d’un revers de déclencheur… Je préfère que Canon persiste à développer sa gamme optique et à proposer une colorimétrie et des Picture Style, qui restent très supérieurs à ceux des challengers. Je suis certain qu’en 2016, il se vendra dix fois plus de Canon EOS 5Ds, que de Sony A7R II. Et ce ne sera justifié…

Beaucoup de professionnels choisissent Canon, pour profiter de la gamme optique la plus large du monde… Seul moyen pour un photographe de ne pas réaliser la même photo qu’aurait fait son voisin au même endroit. Le choix d’une optique « différente », éventuellement plus compact et légère est un des aspect les plus importants de la créativité et de la composition en photo. Choisir son cadre, c’est ça : « la photo » ! Le cadre passe par le choix d’un objectif adapté à votre budget (limité ou illimité), qu’il soit fixe, zoom, ouvert, long, large, lourd, ultra léger et super discret….

 


Conclusion : l’EOS 5Ds est-il un must ?

Il serait idiot de se priver de cette très haute résolution, car la très haute résolution c’est quand même très fun ! Lire cette page : Canon EOS 5Ds R : panoramique de 108 Millions de pixels.

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Pas d’erreur de « Balance des blancs ». C’est l’arrivée d’un vent de sable sur la vallée du Rift, qui donne cette dominante jaune si particulière à certaines images… Vitesse 1/200 sec, Ouverture f/71, Sensibilité 100 ISO. Focale 24 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

 

D’autant que si nécessaire elle peut à tout moment être ramenée à 28 ou 12 Mpix pour les RAW… Et à 39, 22, ou 12 Mpix en JPEG. Voilà un avantage qu’il ne faut pas négliger et qui fait une grosse différence avec les Nikon D810 et le Sony A7R II concurrents. Par contre, ne négligez pas dans votre financement de prévoir le passage aux disques externes SSD en USB3. Et n’oubliez pas des cartes CF rapides (Lexar 1066x)…

N’ayez pas trop d’appréhension quand à vos objectifs précédents. Car la plupart des objectifs délivreront de toutes façons une meilleure image avec cet appareil qu’avec un autre reflex de moindre résolution. Et pour vos « très mauvais » objectifs, vous n’aurez qu’à observer l’image à l’affichage de 50% (au lieu de 100%) : et vous profiterez de davantage de détails tout de même… Au pire si vous ne supportez vraiment pas l’affichage à 100% : vous aurez même la possibilité de redescendre (exceptionnellement) à la résolution de 28 Mpix en RAW.

Votre nouvel EOS 5Ds, partagera les mêmes batteries et chargeurs que les précédents EOS 5D MkIII, 5D MKII, 7D, D MkII, 6D et même l’EOS 70D. Ce que je trouve vraiment pratique, la nouvelle batterie LP-E6N ayant gagné un peu d’autonomie face à l’ancienne LP-E6 (toujours compatible).

 


Quels concurrents pour l’EOS 5Ds ?

Si les EOS 5DS et 5DS R ont été récompensés par le titre de Reflex numérique professionnel européen de l’année 2015-2016, décerné par l’association EISA (Classement EISA : Canon domine le monde du reflex). Ils ont pour autant quelques concurrents, plus ou moins directes. Alors, quel sera le challenger le plus sérieux du Canon EOS 5Ds ? Tout dépend à quel photographe on pense… Et à quelle échéance un changement d’appareil est envisagé. Car les EOS 6D et EOS 5D MkIII risquent d’être bientôt remplacés (ils ne constituent donc pas forcément un choix judicieux à très court terme).

Le Photographe vidéaste d’abord : il se détournera du Canon EOS 5Ds car sa fiche technique vidéo n’a clairement pas été conçue pour lui… On trouvera tellement plus pointu chez d’autres marques (Sony, Panasonic, etc…), ainsi eu chez Canon dans la gamme EOS C.

Le Photographe de studio : Le Canon EOS 5DsR est un must incontournable, qui lui évitera éventuellement l’investissement dans un système moyen format beaucoup plus coûteux (et beaucoup moins polyvalent). On ne peut pas dire qu’il existe beaucoup de concurrents à ce reflex parmi les moyens formats, tant leurs prix sont élevés. Le seul potentiellement étant le Pentax 645Z (relire notre prise en main).

Ensuite, le photographe voyageur : il aura peut-être intérêt à considérer le (futur) Canon EOS 6D MkII… Si ce modèle (à venir), reste aussi léger (voir encore plus léger). S’il est bien proposé avec un nouvel AF et une résolution quelque peu revue à la hausse (d’au moins 24 ou 28 Mpix). J’écarte le Nikon D810 que je considère trop lourd en voyage (ainsi que la gamme optique Nikon trop lourde et dépourvue de 24-70 mm f/4 stabilisé)…

J’écarte aussi le Sony A7R II malgré ses grandes qualités, car un viseur électronique (même avec un tel grossissement) me semble en 2015 incompatible avec les voyages et la luminosité des scènes en extérieures… Plus il fera beau, plus la lumière sera contrastée, plus vous aurez envie de faire des photos et moins vous y verrez « grand chose » dans un EVF. Beurk !

Pour le reporter sportif ou animalier : Nikon offre évidement plusieurs alternatives efficaces (je retiens surtout les Nikon D750, D610 et D810)… Chez Canon un éventuel EOS 5D MkIV sera probablement plus intéressant avec des rafales plus rapides et plus longues, dans le cas ou votre activité l’exige. Mais votre activité exige-t-elle vraiment une rafale de plus de 5 image / sec ? Et une longueur de rafale supérieure à 12 RAW ? Le Sony A7R II sera éventuellement un concurrent crédible et même impressionnant par certains aspects… Sauf au moment de choisir vos objectifs : c’est toujours la misère en 2015 ! Il y a très peu de choix en dehors de quelques modèles trop lourds, trop encombrants et trop chers, qui limiteront forcément la diversité de votre équipement. Les gammes Tamron, Sigma et Tokina sont riches, performantes et pas chères en monture EF, mais quasi inexistante en montures Sony E.

Du côté de Nikon on a moins ce problème… Sauf si vous cherchez un équivalent au meilleur zoom trans-standard actuel (selon moi) : le Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM. Très performants, léger, compact, accessible aux alentours de 1000 €, stabilisé, doté d’un mode macro et d’un bouton lock. Mais pour votre futur Nikon, il n’existe absolument aucun équivalent : ni chez Nikon, ni chez un fabricant compatible. Est-ce grave ? Oui, c’est très embêtant selon moi…

Cet objectif polyvalent et compact reste donc selon moi une des meilleures raisons en 2015 de choisir un Canon EOS… Effectivement la résolution ne fait pas tout. Et c’est encore en 2015 la gamme optique disponible, qui reste l’argument de choix le plus décisif à étudier ! Avant de s’engager pour plusieurs années avec un système reflex. La résolution c’est très bien et avec cet EOS 5Ds R on se régale, mais une gamme optique diversifiée et performante c’est encore mieux… Surtout si elle reste accessible financièrement : il y a des Canon EF pour tous les goûts et toutes les bourses, ce n’est pas le cas chez Nikon. Encore moins chez Sony, ou Pentax.

EOS 5Ds standard 1078

 

 


Point positifs

  • La résolution impressionnante de 50 Mpixel produit son effet avec la plupart des objectifs courants
  • Possibilité de choisir entre 2 modèles : EOS 5Ds et EOS 5Ds R
  • Qualité d’image générale
  • Excellente colorimétrie (Détails fins, Standard et Faithfull)
  • Nouveaux réglages de la netteté des style d’image (Détails fins)
  • Trois tailles de fichiers RAW bien équilibrées (50, 28 et 12 Mpix)
  • Recadrage à la prise de vue conservant le RAW intégral (1,3x, 1,6x)
  • Balance des blanc Auto efficace (avec de nouvelles options)
  • AF 61 collimateurs efficace relativement simple à utiliser et à personnaliser
  • Viseur optique exceptionnellement confortable avec affichages personnalisables et grille
  • Menus et Quick Menu configurables et très ergonomiques 
  • Ecran très lisible et agréable
  • Fonctions d’exposition annexes : Bulb timer programable, options de relevée du miroir, etc…
  • Vitesse de 5 im/sec et buffer relativement confortable (eu égard à la taille des RAW)
  • Construction solide en alliage de magnésium
  • Tropicalisation
  • Amortissement du miroir limitant le flou de bougé
  • Mode silencieux à 3 im/sec
  • Tilmelapse et Intervalomètre embarqués
  • Double slot (CF et SD) carte mémoire
  • Connection USB3 rapide
  • Logiciel de traitement RAW Canon DPP livré gratuitement (et en progrès)

 

Points négatifs 

  • Manque d’innovations par rapport aux EOS 5D MkIII
  • Absence de la gâchette AF de l’EOS 7D MkII
  • Image relativement bruité au dessus de 3200 ISO
  • Pas de corrections optiques sur les JPEG dans l’appareil
  • Raw assez lourds (au moins 60 Mpix), pas d’option de RAW en 12 bit compressé
  • Pas d’écran articulé
  • Pas de WIFI, ni de GPS intégré
  • Pas de flash embarqué
  • Fonctions vidéo limitées (Full HD à 30 im/sec max) pas de Focus Peaking ni Zebra
  • Pas de sortie casque
  • Pas d’AF hybride avec les objectifs STM
  • Ergonomie perfectible de l’enregistrement sur 2 slots CF et SD
  • Vitesse de cartes SD limitée à une norme déjà dépassée (SD, SDHC, SDXC Compatible UHS-I) 
  • Consommation élevée (700 déclenchement théorique, environ 1500 en pratique)
  • Prix relativement élevé (mais c’est très relatif)

 

Le reflex le plus défini du marché avec 50 Mpix, sait rester polyvalent et pratique. Une quasi perfection !
  • Construction et finition - 92%
    92
  • Prise en main et ergonomie - 93%
    93
  • Discrétion, silence, compacité et poids - 82%
    82
  • Visée (optique) - 92%
    92
  • Qualité d'image - 92%
    92
  • Réactivité et vitesse - 81%
    81
  • Fonctionnalités - 84%
    84
  • Gamme optique - 95%
    95
  • Pertinence du prix - 82%
    82

L’extrait

Ce Canon EOS 5Ds R (annoncé en février 2015), est un appareil très agréable à utiliser. Relativement facile à paramétrer grâce à des Menus au top de ce que l’on peut imaginer en 2015. Sa prise en main est particulièrement ergonomique, sa visée très plaisante grâce à un viseur très large, lumineux, précis, sans dominante colorée gênante (ce qui est parfois le cas chez d'autre marques)… Tout en restant d’un poids et encombrement classique, (bien qu’un peu plus encombrant qu’un EOS 6D qui est devenu pour moi la référence en terme de taille et de poids).

En cet automne 2015 le Canon EOS 5Ds R (et son jumeau l’EOS 5Ds) me semblent être deux reflex « inévitables », ou même « obligatoires » pour tout Canoniste expert ou professionnel. D’autant que leur vitesse de déclenchement de 5 im/sec (sur 12 RAW ou 31 JPEG) sera suffisante pour la plupart des utilisateurs.

Je ne vois aucune raison de leur préférer un autre EOS à la résolution plus standard (à l’exception de la nécessité de rafales très hautes vitesse)… D’autant que d’ici quelques mois, leur prix baissera peut-être un peu.

Offrez-lui si possible le EF 24-70 mm f/4 L IS USM, idéalement équilibré et calibré pour conserver à cet EOS 5Ds R un encombrement raisonnable. Un choix plus qualitatif sera le EF 24-70 mm f/2.8 L IS USM II, mais il est deux fois plus cher et non stabilisé... Je préfère donc la version stabilisée à f/4, ce qui me permet d'acheter une ou deux optiques ouvertes, comme un 50 mm f/1.4 et un 85 mm f/1.4

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Pour le fun : démontage du Canon EOS 5Ds chez lensrentals.com.

PS : Une idée ! Quand donc, Canon tentera-t-il de ramener à la vie cette étonnante technologie de pilotage des collimateurs par l’oeil ? Que j’avais (plus ou moins) réussi à paramétrer sur le Canon EOS 3 argentique de 1999 ? On peut imaginer qu’un tel système pourrait s’avérer diabolique, avec la puissance des puces de 2015… Quelques aménagement ergonomiques (un bouton direct pour l’activer / désactiver rapidement) et les progrès réalisés en électronique depuis ?

 

 


Test terrain du Canon EOS 5Ds R à lire ici en plusieurs partie (patience pour la suite, que je publiais au fur et à mesure) : 

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 1)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

 

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds.

 

 

 

Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

 

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

49 commentaires

  1. Un billet très complet alimenté par un photographe averti. Mais attention à confondre passion et raison. Car JF parle trop avec son coeur (rouge) et tombe parfois dans le subjectif (un indice de fébrilité : le texte est truffé de « fôtes » et d’erreurs de syntaxe).

    Cela brouille l’ensemble, et donne un avis trop partisan. C’est dommage de passer à l’excellente analyse sur la gestion de la dynamique via Lightroom à un énorme « beurk » pour le viseur électronique. C’est dommage de faire un classement par grandes typologies de photographie, et de faire une comparaison avec des appareils non testés (comme le Sony de l’aveu de JF) ou probablement à peine utilisés (comme le Nikon, mais sur ce point JF reste discret).

    C’est dommage de confondre quantité et qualité. Dans la gamme d’optiques Canon se côtoie de l’excellent même à prix contenu, et du mauvais très cher. C’est probablement se qui se produit chez les concurrents.

    Bref cela aurait du rester dans le retour d’expérience, et pas dans le test comparatif à la recherche d’arguments insuffisament étayés. Au moins  JF reconnait que le capteur du 5DSR a quelques faiblesses évidentes mais « non rédhibitoires » . Mais comme le dit Aristote « qui peut le plus, peut le moins ». Et les challengers semblent pouvoir le plus en toutes circonstances. Je retourne à mes reflexions sur le choix de mon futur plein format !

    • Pour les quelques fautes d’orthographe désolé : on ne peut passer un temps déraisonnable sur un article, il faut aussi gagner sa vie par ailleurs… Je fais passer le retour d’expérience en priorité.

      Et si le premier reproche à me faire ce sont les fautes, alors c’est plutôt bon signe : cela veut dire que le reste est critiquable, mais que ce n’est pas si grave !

      Evidement il existe chez Canon quelques optiques à éviter (elle ne sont pas très chères par contre)… comme partout ! Ce n’est pas parceque je n’en parle pas beaucoup, que je les ignore.

      De plus j’en parle : j’explique que le EF 50 mm f/1.4 (extrêmement vendu), n’est pas un choix très judicieux. Mais que l’équivalent chez Sigma est un meilleur choix…

      La gamme optique disponible pour cet EOS 5Ds est immense : sans équivalent ailleurs. Même pas chez Nikon, incapable de proposer un 24-70 mm f/4 stabilisé compact et pas cher… Et je devrais parler des gammes : par exemple Sigma, Tokina et Tamron, avec un excellent 24-70 mm f/2.8 stabilisé pas trop cher… Bref, le choix est incroyable.

      Et l’on ne dispose même pas du quart de ce choix pour exploiter l’excellent capteur du Sony A7R II. Notamment du côté des Sigma, Tamron, Tokina : c’est la misère… Peut-être n’y croient-ils pas ? Tout simplement car ils ont une vision précise du marché ? Le jour ou ils proposeront chaque optique nouvelle en monture Sony FE : ce sera signe que le pari de Sony est gagné.

      Mais pour l’instant rien n’est gagné. La faute d’abord au viseur électronique (beurk, je confirme)… D’ailleurs des tas de gens qui ont pratiqué ce type de viseur pendant 1 ou 2 ans, finissent par revenir au viseur optique : j’ai déjà plusieurs exemples autour de moi.

      Ensuite la faute à la gamme optique… Mais ça : à la limite ça peut s’arranger. A condition d’investir énormément.

      Pas comme Pentax, qui commence par « rebadger » à ses couleurs, un objectif Tamron (24-70 mm f/2.8 stabilisé), en prévision de l’arrivée tardive de leur premier full frame…

      Dernier point, je connais les reflex Nikon sur le bout des doigts, pas d’inquiétude ! Ainsi que les meilleures optiques Nikon :

      L’ancien 70-200 mm f/2.8, qui en fait est un 60-160 mm dès que vous faites le point au plus près (c’est raté et c’est pour ça qu’il est pas bien)…

      Le récent 70-200 mm f/4 qui est très bien par contre (à préférer à la version f/2.8)… Le 14-24 mm f/2.8 aussi très bien (quoique encombrant)…

      Le 24-70 mm f/2.8 : trop lourd, trop cher, pas stabilisé… Le 24-120 mm f/4 : lui aussi trop lourd, trop cher et qui est moyen optiquement parlant (distorsions et vignette effrayants)… Bref, il manque pas mal de références importantes chez Nikon.

    • Chère Mary, avant de vous moquer de l’orthographe du voisin (faute de critiques constructives ?), vérifiez donc votre propre orthographe ! Sans chercher bien longtemps j’ai trouvé trois fautes dans votre commentaire :

      coeur > cœur

      insuffisament > insuffisamment

      mes reflexions > mes réflexions

    • Moi j’aime bien le « beurk » concernant l’evf. Ca résume bien, 5mn, une journée, ou quelques jours en plus avec cette daube en face de la rétine qu’on essaye de nous imposer, mais qui n’est toujours pas au point et qui ne rivalise pas avec un ovf en 2015, mais ça coute moins cher à produire.

      Bin oui, t’es con ou quoi ! t’imagines les séances de brainstorming : « bon les gars, on tient un truc, supprimer le prisme hors de prix à produire, mais on compte sur vous les gars au marketing pour nous vendre ce truc de naze »…

      « oui, oui, on va faire des appareils avec un look rétro, ça va rassurer le geek, qui va à la fois, avoir une techno de FOLIE (dont je n’ai rein à foutre), un truc de ouf’ quoi et en même temps un look de pro des années 70, même si l’ergo est pourrie ».

      Y sont forts ces marqueteurs pour nous vendre leur CTM (contrib to margin)

      • Y z’ont déjà essayé de nous avoir avec le MP3 et leur home cinéma en plastique de merde, mais quand t’as bossé 10 ans dans la sonorisation pro et 15 dans le cinéma, tu sais faire la différence et choisir ton matos avec soin, sans switcher tous les 4 matins parceque l’autre t’as mis un zizi pan-pan dans sa machine.

        ps : je me méfie toujours des zizis pan-pan et des look qui font genre, c’est en général pour cacher une défaillance ou une baisse de qualité.

    • I'm the King of the orthograf on

      Mary ! Je rêve…

      Comment peux tu critiquer l’orthographe des autres et commettre ce type de faute grammaticale :

      « C’est probablement se qui se produit chez les concurrents. »

  2. Disons, qu’avec l’offre Full frame actuelle (et à venir) chez Canon. Et avec la gamme optique actuelle y compris les fabricants tiers (la plus accessible financièrement c’est important), le Canon EOS 5Ds R est sans trop de discussions au coeur de l’écosystème le plus séduisant du moment…

    Canon EOS 1Dx : le baroudeur ultra sportif professionnel… Successeur en 2016 ?

    Canon EOS 5D MkIII : le sportif polyvalent équilibré quasi irréprochable… Successeur en 2016 ?

    Canon EOS 5Ds et 5Ds R : L’ultra défini polyvalent quasi irréprochable également… Successeur en 2018 ?

    Canon EOS 6D : l’entrée de gamme légère et pas cher (on peut lui reprocher un AF un peu trop simple)… Successeur fin 2015 ?

    Ce qui est intéressant avec Canon, c’est de continuer de voir arriver de nouvelles optiques très régulièrement, dans toutes les gammes (entrée de gamme, milieu de gamme et haut de gamme). Ce qui permet de faire baisser le prix des anciennes et de maintenir un marché de l’occasion peu cher et vivant…

    Vous n’aurez aucun mal à revendre vos objectifs, si vous souhaitez en changer !

  3. Ce que je trouve vraiment marrant souvent sur internet, c’est que les personnes qui critiquent l’orthographe pour se faire mousser en font eux aussi au sein même de leur dénonciation ! :)

    Sinon super retour d’expérience JF et les images sont superbes comme souvent, ça donne vraiment envie de tout foutre dans un billet d’avion et de rapporter de belles images :)

  4. Bonjour,

    Je troque bien volontiers l’expertise de JFV (à mes yeux la plus pertinente dans notre pays) contre quelques fautes. Mes choix récents se sont portés sur ses recommandations (en particulier les 24-70 et 100D), frappées au coin du bon sens.
    Quant à sa mise au point (!) sur le nécessaire choix du photographe, l’ombre et la lumière, et les bricolages des fichiers Raw, bravo et merci!

    Cordialement
    Marc

  5. Merci pour ce partage et cette expérience…

    J’apprécie la démarche de ce site à sa juste valeur : partir de l’expérimentation et des besoins pratiques. Plutôt que  de commenter une fiche technique (ce que la plupart des sites se contentent de faire, sans apporter aucune expertise)

    Je suis arrivé aux même conclusions, étant utilisateur d’un EOS 5D MkIII, actuellement Canon en met plein la vue à tous les autres avec sa gamme d’objectifs.

  6. Un test terrain très intéressant qui va au delà des habituels poncifs journalistiques. JF, merci pour le travail et les conseils distillés.

    Pour les viseurs, je vais être plus radical que JF et RAGE ! OVF et EVF sont pour moi 2 énormes beurk ! Tout simplement parce que tous les constructeurs ne pensent jamais aux porteurs de lunette (comme d’ailleurs c’est le cas pour les gauchers).

    Impossible d’utiliser tous les types de viseurs dans de bonnes conditions. C’est comme pour certains objectifs, du piqué au centre, et plus rien dans les coins. je ne parle même pas des bords ! J’ai même du vignettage à la visée, se qui rend parfois illisible les informations de prise de vue. Pourtant ma correction est assurée par des verres de l’opticien allemand Zeiss. Et pour moi qui a gagné à la cinquantaine la presbytie en plus de la myopie, c’est l’enfer !

    Le verre progressif n’est pas prévu par le réglage de dioptrie. Et pour ce qui me concerne, le moins mauvais à utiliser reste l’EVF. Le focus peaking m’aide bien à faire la netteté et la loupe de mise au point me sauve dans bien des situations.

    Bien entendu je me prive des avantages de l’OVF et je supporte les inconvénients de l’EVF. Mais la nature est la plus forte, et elle ne me laisse pas le choix.

    Alors je me suis adapté. Comme je vois que les citations sont à la mode, en tout respect je citerais Pierre Desproges : « Comme le disait le général de Gaulle peu de temps avant de couler : « la vieillesse est un naufrage ». Et nous sommes tous sur le même bateau, mes frères.

    Et nous voguons insouciants, jusqu’au jour où le miroir nous renvoie les premiers signes avant-coureurs de la dégradation du temps. ». C’est pour cela que j’ai lâché mon 5D MKII et choisi d’investir dans l’A7RII avec son large viseur « beurk » numérique.

    Au moins, qu’il y ai ou non beaucoup de lumière, j’arrive toujours à faire quelques choses. Et quand cela n’est pas possible, j’utilise  son écran articulé, je fais un peu d’ombre avec une de mes mains, et et de l’autre j’appuie sur le déclencheur en priant que cela soit réussi.

    Juste une question d’habitude. J’ai toujours le plaisir ou le déplaisir de découvrir le résultat final une fois assis devant mon écran d’ordinateur.

  7. Super compte rendu et magnifiques clichés. J’adore tes contres jours, les portraits sont extras.

    Bravo à Canon pour ce fabuleux  5DS-r .

    Je confirme, avoir des lunettes fait perdre un peu de plaisir dans certaine conditions de prises de vues., mais si je les enlève la scène est floue… :)

    J’espère n’avoir pas fait trop de fautes!

  8. Bonjour,

    Article très intéressant – encore une fois :-) – argumenté mais avec aussi un vrai parti pris. Un commentaire l’a fait remarqué et je partage. Je ne suis pas toujours d’accord avec toi mais j’ai toujours plaisir à te lire car tu ne fais pas un travail de « journaliste » mais de photographe expérimenté.

    Une fois encore Canon a frappé fort et je pense pour ma part que la « vraie » révolution numérique est en court : tout le monde possède ou va bientôt posséder un superbe appareil photo, soit dans son sac ou même dans sa poche. Je pense que c’est bientôt la fin de la différenciation par le matériel (sauf peut-être sur le choix des optiques car certaines coûtent vraiment chères mais offrent une vraie personnalité comme un 85mm F1,2 par exemple). Seul le « talent », le « regard » va maintenant faire la différence. Est-ce un mal ? Je ne le pense pas même si cela m’a fait drôle quand j’ai dérawtisé les premiers fichiers de ce boîtier incroyable. Je vais gardé mon Pentax 645Z dont je suis très amoureux mais cela ne me permettra plus de faire « de meilleures » photos techniquement car la différence est ténue avec ce Canon. Un miracle je vous dis ! Saluons-le plutôt que de nous lamenter et bravo aux ingénieurs qui sont définitivement des gens brillants.

    Arnaud.

    • Oui, bien d’accord avec toi Arnaud…

      Je dirais que depuis qu’on a des capteurs de 18 ou 20 Mpix (notamment depuis 2005 et le premier EOS Full frame financièrement accessible), le matériel est devenu accessible à tous (ou presque)… et que c’est de plus en plus le talent qui compte, bien davantage que le matos…

      Personnellement tu ne me donnerais environ 1500 € et je pourrais tout faire avec ! Ou presque !

      Je prendrais un simple EOS 100D (350 € neuf)
      Un EF-S 24 mm f/2.8 (180 € neuf)
      Un EF 50 mm f/1.8 (250 € je crois)
      Un EF 100 mm f/2 (350 €)

      ET franchement, la plupart des images que j’ai fait avec cet EOS 5Ds R, je pourrais (quasi) les faire aussi… Un peu moins bien peut-être… ais pas beaucoup moins bien !

      Le plus important ce sont les optiques (et il faut impérativement qu’elles rentrent dans ton budget ! ) Et on trouve de fantastiques optiques pour vraiment pas cher (Sigma 50 mm f/1.4 par exemple à 330 €, ou 85 mm f/1.4 à 700 €)

      Le reste c’est un peu de la branlette ;-)

      Meme si un peu plus de pixels, ça fait toujours plaisir…

  9. Tout ce que je retiens de ça… c’est que Nikon est foutu à moyen terme

    Les vrais geeks, vont choisir Sony (autant prendre l’original que la copie, puisque c’est Sony qui fait le capteur)… et que tôt ou tard, ils vont avoir suffisamment d’optiques

    Les photographes à la recherche des meilleurs optiques, choisiront Canon (et c’est vrai qu’il y a plus de choix)

    Pentax ? Aucun espoir qu’ils reviennent dans la course…

  10. Bonjour.

    Je dirais que ce qui manque à ce 5D c’est la mesure de lumière sur le collimateur actif. En concert ou en sport pouvoir choisir ce qui va être correctement exposé rapidement et sans devoir compenser à « l’arrache » serais un plus et permettrait de mieux exploiter la dynamique sur le sujet que l’on veux mettre en valeur. Ca éviterait de devoir remonter ou baisser certaines zones en post traitement.

  11. Superbes articles JF, avec de très belles photos. Chaque point est détaillé et illustré, bravo ! Au delà des guerres Nikon/Canon/Sony… J’ai envie de dire à quand une petite session paysage avec ce boitier !?

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