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Pourquoi aimez-vous la photo ?

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Pourquoi aimez-vous la photo ? Finalement, en voilà une bonne question… Certains aiment la musique : l’écouter ce qui est banal, ou en faire (ce qui est plus rare)… Certains aiment la cuisine : la manger ce qui est mon cas, ou la préparer (parfois ça m’arrive aussi)…

Mais pourquoi aimer-vous la photo ? Pourquoi aimons-nous la photo ? Vous êtes cordialement invités à donner votre réponse : les commentaires sont ouverts par ici…

 

La photo, ce sont avant tout des souvenirs… Par exemple le souvenir de cette petite rue animée de Hong Kong (et que vous avez obligatoirement visité si vous êtes allé à Hong Kong), qui a disparue il y a environ trois ans… Car un énorme projet immobilier luxueux a remplacé ces anciennes boutiques et ces anciens ateliers.

 

La photo, c’est aussi des souvenirs d’enfance. Me concernant, la photo remonte à ma plus lointaine enfance : je ne me rappel pas vraiment de la toute première photo que j’ai prise, ce devait être vraiment très tôt car j’avais souvent l’habitude de jouer avec l’appareil photo de mon père.

Mais la plus ancienne photo que je me souvienne avoir réalisé avec mon propre appareil et avoir découverte imprimée quelques jours plus tard : je m’en souviens parfaitement ! Je devais avoir 6 ou 7 ans, on m’avait offert un de ces appareils « jouet » à Noël. Un basique Great Wall Plastic Factory Diana, fabriqué à Hong Kong très courant dans les années 70…

 

Nous étions allé visiter un zoo à Lyon avec mon Grand père et j’avais pris des photos dans une serre tropicale magnifique : La Serre Tropicale du Jardin Botanique du Parc de la Tête d’Or… Je m’en souviens bien car j’adorais les films de Tarzan qui passaient (en noir et blanc) à la télé ! Et j’ai retrouvé là, une sorte de décors de cinéma familier…

J’ai adoré cette photo (perdue depuis), qui m’avait procuré une grande émotion… Un peu similaire à l’émotion que l’on éprouve face à un film. Ou en lisant un roman, en écoutant une musique.

Ce tout premier appareil : c’était un Diana F équipé d’un flash, dont l’éclair ajoutait un aspect magique à l’ensemble (visitez cette page en Français consacrée à ce modèle : Great Wall Plastic Factory Diana). J’en suis quasiment certain car je le reconnais à de nombreux détails…

Et en parlant de flash : vous ne pouvez pas imaginer mon plaisir : le jour ou j’ai reçu en cadeau un petit flash électronique… D’un coup, c’était une révolution, car le nombre d’éclaires était illimité. Et il faisait un petit sifflement étrange en se rechargeant.

Et vous ? Vous rappelez-vous de votre toute première photo ? Je suis curieux de vous lire en commentaires…

 

 

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34 commentaires

  1. Perso, je me souviens des premières photos avec le Canon T qq chose de père dans les années 70 et les soirées en chambre pour développer. Mon premier appareil: un Kodak Ektralite.

    Je prenais en photos mes premières soirées et ma première passion : la musique et les concerts (je faisais des non-stop dans des radios pirate, puis Dj mdr). Je suis passé définitivement du côté de « l’image » fin des années 90 en étant embauché pour un studio de ciné américain.

    Et là, ce n’est plus un plaisir, croyez-moi. Un magnifique boulot accessoirement certes, mais un travail avec la pression que ça comporte, commercialement parlant. Évidemment, question matos, on se fait plaisir. Essentiellement du Canon et Nikon avec (toujours) une préférence pour les optiques Nikon (Je garde et photographie encore avec un vieil f100 et des optiques afd).

    Avec tout le recul, je peux dire que les meilleures photos sont celles de la vie de tous les jours et des personnes (les paysages vides n’ont plus d’intérêt).

    Question matériel, c’est vital de ne pas toujours tout changer, mais garder l’essentiel : un argentique avec deux, trois optiques, un excellent compact de poche, un reflex pro à toutes épreuves avec les optiques « qui vont bien » et maintenant un hybride sympa pour les vacances « légères ».

    J’ai fait pareil avec la musique ; une technics mk2 et mes vinyles, puis mes cd et les mp3. Je jongle toujours entre toutes évolutions. Quand je prends des photos au f100, on me demande encore de voir l’image au dos du boîtier :-))) Je ne vous parle pas des soirées entre potes avec les vinyles, ampli Nad et enceintes Cabasse. On met la misère aux iphone et barres de sons impuissantes.

    • « les paysages vides n’ont plus d’intérêt » : ça je suis d’accord avec ça…

      Du moins la plupart du temps. Parfois un paysage exceptionnel, « tient la route »…

      C’est rare, mais parfois !

      • Très belle image! Il y a de très belles images de paysage effectivement, mais ça reste décoratif (on les retrouvait à l’époque aux murs des salles d’attente :-))).

        • Oui, décoratif ;-)

          Moi je trouve déjà pas si mal quand l’ARt est décoratif…

          J’ai pas trop de « prétentions artistique », je remarque surtout que à force de vouloir faire dans le « signifiant », beaucoup finissent par faire dans le moche !

          D’autres, à force de faire dans le conceptuel, finissent par tomber dans « l’insignifiant », dans tous les sens du terme.

          • 100000000000000% d’accord ! L’émotion peut être dans un paysage « vide ». Enfin quand on le pense vide …

  2. Ma première photo était avec mon premier appareil, un Kodak Instamatic donné par mes parents, ceux avec le flash en cube tournant (le kodak pas mes parents). La photo doit encore être quelque part dans un album de famille chez mes parents… C’était un paysage d’automne avec un petit lac.

    Pourquoi j’aime la photo ? Bonne question! En regarder parce que ça fait parfois rêver, parfois réfléchir, parfois ressentir, mais aussi parce que parfois c’est simplement juste beau, et parfois un peu tout ça à la fois.

    Pourquoi en faire ? Évidemment pour les souvenirs, mais aussi pour essayer de garder quelque chose d’une scène qui m’a fait rêver, réfléchir, ressentir ou que j’ai simplement trouvé belle (même si parfois je suis le seul à y trouver un côté esthétique!). Il y aussi des photos qui ne prennent leur valeur que dans le temps. Parce que ce sont des lieux ou des personnes qui ne sont plus là aujourd’hui. Malheureusement, avec le temps qui passe, on se rend parfois compte qu’on est le seul à avoir une photo à peu près présentable et assez récente d’un oncle, d’une tante, ou d’un proche disparu…

    Bref, il ne manque pas de raisons pour aimer ça!

    • Merci pour ce retour !

      Souvent, on ne découvre l’intérêt d’une image, que 20 ans plus tard… Lorsqu’il est devenu impossible de la re-faire. Et on se dit à ce moment : « mais pourquoi n’ai-je fait qu’une seule photo ?

  3. LUC ROZENBAUM le

    Enfant, voici près de soixante ans, ma tante m’avait laissé prendre des photos avec son appareil de marque Voitglander (qui me semblait particulièrement compliqué aussi bien au niveau du nom imprononçable que de son utilisation ). Pour moi c’était un pouvoir magique: arrêter le temps, attendre le retour de développement du laboratoire, constater la différence entre ce que je pensais avoir « immortalisé » et ce qui apparaissait sur cette photo. Vues de famille, de lieux disparus ou modifiés. Maintenant c’est avec nostalgie que je regarde les quelques images me restant de ce temps. Elles sont chargées pour moi de mémoire et de souvenirs.

  4. Pour reprendre ton analogie avec la musique ou la cuisine, c’est effectivement une bonne question de savoir pourquoi certains sont passés de « aimer regarder des photos » à « aimer faire des photos ».

    Je ne me souviens ni de ma première photo ni de mon premier appareil photo… tant pis, ce n’est pas grave !
    Cependant je me souviens d’avoir constaté assez jeune que j’étais sensible à / troublé par certaines lumières, par exemple la douce lumière du début du printemps qui vient illuminer une pelouse toute fraiche.

    Pourquoi faire des photos ? En ce qui me concerne, je pense que c’est justement pour essayer de capturer ce que je ressent devant certaines lumières, parce que ça me bouleverse à chaque fois.
    Depuis j’ai appris à étoffer mon propos et à prendre un vrai plaisir sur d’autres sujets (les chats, la ville, etc…) mais cela reste ma préoccupation première.
    D’ailleurs je ne fais quasiment jamais de noir et blanc et je photographie très peu par temps gris ! Deux grosses limites, mais c’est comme ça :-)

    • En effet, je crois que toit le monde est sensible à la « vibration particulière » des lumières de printemps ! Moi le premier…

      C’est une sensation « quasi animale » de plaisir et de bonheur… Qui a certainement tout à voir avec l’excitation, que ressentent tous les mammifères au printemps, pour des raisons évidentes ;-)

  5. Pour continuer dans l’analogie avec la musique, prendre une photo me fait penser à une partition pour orgue. Le même morceau joué sur un petit orgue classique ou sur une grosse bête comme Notre Dame, avec des rythmes différents, va donner une mélodie différente.

    C’est la même chose que prendre une photo. Lorsque je photographie un paysage ou une scène de rue, je crée une image reflétant la manière dont je vois la scène. Ayant commencé la photo au milieu des années 60 avec un Kodak à soufflet, je ne me suis jamais lassé de ce moyen d’expression fabuleux. Au passage, un grand merci à Jean-François qui sait, au travers de ses articles, nous rappeler que la photo n’est pas qu’une guerre de pixels et qu’il faut parfois aussi oublier les soit disant grandes lois de la photo.

  6. J’ai commencé la photo assez jeune mais je ne ma souviens plus à quel âge ! Dingue !
    J’ai eu deux personnes qui m’ont fortement influencé : mon père qui avait un Minolta que je lui prenait ado et mon grand père qui était un excellent photographe amateur. Il avait un Leica qui ne marchait plus et qu’il avait fait réparé plus tard, puis un Olympus qui le fascinait ! C’est la passion de la photo de mon grand père qui m’a collé le virus. Et pour continuer l’analogie virale, c’était un lentivirus qui s’est déclenché à la fin des mes études ! J’étais autant fasciné par l’appareil que par les résultats qu’il pouvait donner.

    Pour ma part, dés le départ j’étais plus fasciné par les paysages et les recherches esthétiques sur les formes/objets que la photo de rue qui m’ennuyait et que je ne comprenais pas. C’est que très récemment que j’arrive à trouver un intérêt, voir une émotion, dans la photo de rue.

    Je prends plus de plaisirs à photographier maintenant avec le numérique qu’auparavant avec l’argentique. Les possibilités sont tellement énormes !
    C’est comme pour la musique ; jouant du piano, je m’amuse bien plus avec les synthés et les machines qu’avec mon piano !

  7. Moi j’aime la photo d’abord pour l’outil… un bon gros appareil avec son zoom (ou un fixe qui ouvre grave, pour faire plaisir à Mr Vibert) qui tient bien dans la main et qui respire la solidité. Des cerveaux d’ingénieurs et de techniciens qui ont conçu ces machines, pour notre plaisir et pour le business aussi.

    Et puis, j’aime le mot photographie. Ce mot, ni trop long, ni trop court, il swing non ?

    pho-to-gra-phie, pho-to-gra-phie.

    Et le vocabulaire technique (ouverture, diaphragme, focale, profondeur de champ, balance des blancs…) qui fait que ton entourage béotien te prend pour un génie alors que finalement la technique c’est pas si compliquée !

    En revanche, la pratique, alors oui, c’est comme pour le coureur de fond, des heures d’entrainement ! Dix, vingt, trente photos ratées ou très moyennes pour une presque réussie, des frustrations mais des bons moments aussi, quand on en tient une qui sort du lot. Peu importe si c’est un paysage ou une photo de famille, de rue, de voyage.

    Ce qui compte, c’est de ce se dire ah ! celle-là, elle est bien, j’l’aime bien.

    J’aime la photographie parce que c’est montrer, à soi d’abord et aux autres après, les autres que tu choisis, les autres autour de l’écran qui commentent tes « œuvres » qui les dézinguent mais c’est bien fait pour toi t’avais qu’à pas leur montrer !

    J’aime la photographie parce que c’est voir, mais c’est aussi revoir et revoir encore, les bons moments surtout, les gosses qui grandissent, les parents qui vieillissent, les disparus, les saisons, le noir, le blanc, l’arc en ciel, les belles, les moins belles et les moins beaux mais néanmoins « photogéniques » grâce à la lumière, l’amie des photographes et des moins beaux.

  8. J’ai commencé dans les années 70 quand j’étais jeune. Un peu l’instamatic de mes parents, Un peu un polaroid que j’avais eu. Et surtout le Nikon F2 de mon papa.
    La photographie, ça a toujours un coté magique. Etre capable de tirer une image de ce qu’on voit : de la magie…

    Ensuite, dans les années 80, j’ai eu un cours en fac de biologie sur la photo ou j’ai appris pas mal de techniques. Et je n’ai pas toujours retenu les meilleures choses. Par exemple, à l’époque je détestais le flou (peut-être à cause de ma myopie). Alors j’étais devenu un expert de l’hyperfocale. A chaque fois, j’essayais d’avoir le maximum de netteté sur mes photos. A l’époque, j’ai acheté un appareil argentique bas de gamme et petit que j’ai adoré utilisé : un Olympus OM10.

    Et pendant 20 ans, j’ai surtout fait des photos de famille et de vacances. Pas de très bonnes photos, mais le coté magique m’a toujours entrainé.

    Ensuite, pendant quelques années j’ai fais beaucoup moins de photos…

    Jusque dans les années 2002, ou je suis passé à la photo numérique avec d’abord deux compacts, un olympus 1mp qui m’a remis le pied à l’étrier. un Canon G5. Et c’est là, que la magie est revenue. Ensuite, je me suis intéressé beaucoup plus à la qualité de la photographie. J’ai découvert plein d’informations sur internet (blog et you-tube). J’ai rencontré plusieurs fois Jean-François à des salons de la photographie où il m’a orienté dans la bonne direction dans le développement Lightroom.

    Je suis passé au reflex, ou j’ai souvent changé de matériel (mais toujours en retard d’une génération pour payer moins cher et pouvoir changer plus souvent). J’arrive maintenant à faire des photos plus qualitatives et j’arrive à savoir pourquoi. Par contre, je fais plutôt des photos pour moi, que je partage avec ma famille, mes amis, ou les personnes que j’ai photographié, mais j’ai un coté un peu égoïste, ce n’est pas pour exposer mes photos ou faire de projet. J’aime toucher à tout (animalier, portrait, portrait studio, photo de vacances, …), j’aime expérimenter et tant pi si ça n’est pas bon.

    Je fais partie d’un club photo qui a l’avantage de ne pas se prendre trop au sérieux, et surtout qui ne donne pas des règles absolues (et ne nous force pas à porter des vestes sans manches avec plein de poches). Club où le but est plutôt de pratiquer et ou (rare) on est autant d’homme que de femme. Et j’y donne quelques cours sur la technique.

    Mon défaut avec la photo, c’est que je suis un Geek : Je m’y connais très bien en technique, mais je suis distrait et ça m’arrive d’oublier de les appliquer… Je suis souvent un peu trop rapide et brouillon (même si ça peut me réussir). Et, il peut manquer le principal sur la photographie : L’émotion.
    Mais ce n’est pas grave, tant que la magie de la photo est là, je suis heureux…

  9. Pour moi il y a trois dates clé : le petit Kodak instamatic reçu à 12 ans, puis le Nikon F acheté d’occasion à 20 ans avec le cortège de désespoirs (les prises de vue avec le film mal enclenché, les développements en cuve ratés) et de grandes joies (les photos qui apparaissent dans le bac après x essais) et enfin le passage au numérique avec le D70

    Difficile de dire pourquoi j’aime tant faire des photos mais j’aime la sensation quasi orgasmique quand je déclenche en rafale et je me dis « c’est bien, putain c’est bien … » avec le clac clac de l’appareil dans les oreilles. J’aime aussi faire plaisir aux gens en leur offrant des portraits « uniques », garder une trace du temps qui passe

    et puis ces ambiances lors des voyages quand le matin on vérifie une dernière fois cartes et batteries avant une longue journée photo, découverte, rencontres … ça forme un tout

    • Merci Jean ! Je retiens la « sensation quasi orgasmique » ;-)

      C’est vrai aussi ça…

      Quand on est face à une scène magnifique, avec une lumière de fou et un sujet en or : on a l’impression d’avoir « trouvé de l’or »…

      Même si après on est parfois un peu déçu du résultat, l’important c’est que pendant un moment : on ait eu l’impression de trouver de l’or !

      Et c’est toujours un bon moment à prendre. Alors après si en plus on est content des photos : c’est du « bonus ».

      Et si on peut les offrir et que ça fasse plaisir : un « double bonus »…

  10. LEBLANC Fabien le

    Bonjour… j’ai eu un instamatic ou équivalent à ma communion avec flash électronique qui était séparé et qui me permettait de continuer à faire semblant de prendre des photos sans pellicule…!

    Le début de la passion a commencé grâce à un vieil ami qui photographiait avec un mamiya 6×6 de mémoire et il m’avait emmené chez photo Nicaise à Reims ( env 1979 ) ou j’avais choisi pour 4000 frs un Contax 139 Q et le carl zeiss planar 50 f1.7. ( il y avait aussi l’Olympus om 2n , dur choix…! ).

    Entre autre, par confort. j’avais acheté un tout en un APS-C ( argentique ) mais j’ai vraiment redécourvert la joie de photographier de nouveau grâce au numérique en 2005 avec plusieurs compacts et bridges au début, ( réflex trop cher ) , j’ai aussi hésité pour un Lumix G1..!

    Mais j’ai finalement acheté un Nikon d7000 ( en concurrence avec le Canon 60d , encore dur choix ) suite à un test terrain au Spitzberg de 2011 ;-) ( car je cherchais un Reflex pour mes 50 ans ).

    Depuis, canon 100d , lumix gx 80 et compact gx9 entre autres. Je pense que finalement, j’ai gardé ce plaisir de l’instant , de préférence avec viseur, et quelque soit le résultat ( surtout en macro 1:1, bcq de déchets … merci le numérique ) , je garde ce moment où j’ai l’impression de créer une oeuvre d’art… Lol ( Le résultat viendra plus tard comme en argentique et je pense que je pourrais me passer de l’écran , du moment que le viseur soit bon ). Pour le reste, tout a été dit :-)

  11. Bonjour Jean-François, salut tout le monde,

    Nostalgie, nostalgie… Pourquoi j’aime la photo ? Pourquoi aimons-nous la photo ? C’est d’abord une histoire sentimentale, un attachement aux personnes qui nous ont fait découvrir cette belle activité ainsi qu’aux souvenirs qui y sont liés. Ce sont aussi les sensations que nous éprouvons au moment de déclencher, de capturer une scène fugitive où tout est (parfois) parfait, la composition, la lumière, le sujet, l’ambiance. Le résultat photographique n’est pas toujours à la hauteur de nos espérances, mais peu importe, il en reste le souvenir.

    Nous aimons la photo pour les sensations que l’impression visuelle nous procure et pour le côté magique de pouvoir la traduire en image, comme l’écrit Matthieu F. Et puis, les photographes voient ce que les autres ne remarquent pas, une sorte de privilège.

    Tous les photographes se souviennent de leur premier appareil qu’ils ont souvent reçu en cadeau quand ils étaient enfants. Pour moi, c’était le petit Kodak Brownie Holiday Flash (photo) que mon père m’avait offert vers l’âge de huit ans et que j’ai toujours. Les pellicules Kodak 170 (qu’on appelait films) comptaient 12 poses et mesuraient environ 4,5 cm de large. Je n’ai gardé aucune image de cette époque (elles ne devaient pas être fameuses), mais ma passion pour la photo n’a jamais faibli, hormis les périodes où l’activité professionnelle et les responsabilités familiales prenaient le dessus et laissaient peu de place à la photo.

    Même durant ces périodes, je n’ai pas cessé de faire des photos de famille, pas hautement artistiques, mais des images de moments de vie. Au fil du temps, j’ai utilisé différents modèles d’appareil photo argentique (Canon AE1, Nikon F50, Nikon F65, Nikon F401X), puis numérique (Nikon D70, Nikon D90). J’aimais bien le bruit très doux que faisait le déclencheur du Nikon F50.

    Puis, quand j’ai voulu apprendre un peu plus de technique pour progresser, je suis allée plusieurs années de suite à la Nikon School (boulevard Beaumarchais et rue Amelot) où j’ai rencontré Jean-François qui m’a incitée à changer d’appareil. Je suis donc passée au Canon 6D que j’utilise toujours, je ne l’ai jamais regretté.

    Jean-François nous dit souvent que le regard du photographe est aussi important que son matériel, ce n’est pas un vain mot. Je m’intéresse à la photo non pour en faire un métier mais en simple amateure. J’aime aussi voir ce que font les autres, qu’ils soient célèbres ou non. Les meilleurs photographes sont ceux qui s’intéressent aux gens et non les purs esthètes.

    Leur travail montre qu’avec le recul du temps, ce sont les images avec une présence humaine qui subsistent aux représentations de paysages ou de sujets inanimés. Mais ce n’est pas aussi simple, il y a aussi de très belles photos de paysages et animalières.

    L’idée de la photographie est de profiter du moment présent tout en essayant de le faire perdurer en image.

  12. Bonjour… j’aime la photo aussi je crois, pour avoir une trace du temps qui passe ( j’ai toujours un APN avec moi ). C’est le sujet de toute la famille ( ça saoule un peu les autres parfois ) car je me souviens souvent de certains moments grâce aux photos prisent à ce moment là…! sans compter ceux qui m’attendent… car il y a toujours un sujet intéressant à photographier. J’aime bien l’idée d’Andrée dans sa dernière phrase…! Bonne journée

  13. La photographie anime mon quotidien, elle est un exutoire nécessaire et fait partie de moi, qui je suis.

    Ma mère a toujours eu des appareils photo (instamatic, 126, 110, polaroid, kodak disk…) et ses photos documentent encore nos jeunes années. Je me souviens de ces flash cubes ‘Sylvania’ que l’on achetait séparément :D

    Puis un jour autour de mes 15 ans, j’ai reçu en cadeau de mes parents un compact 24×36 Canon Snappy 20! J’étais aux anges ;D

    À 16 ans, je me suis offert un Canon AE1 Program, puis les T70, T90, EOS 5/1/10D/20D/50D/5D/6D.. ont suivi. Entre deux Canons, j’ai tout essayé ou presque. J’ai eu des moyens formats (Hasselblad 503cx, Bronica Sq-Ai, Fujifilm 6×7 et 6×9…) puis Fuji X et depuis quelques années des Leica M et SL.

    Mon inspiration m’est venue des livres et magazines que je lisais (Chasseur d’Images!…) et de passionnés que j’ai eu la chance de cotôyer.

    À une époque, je me suis mis à mon compte avec un studio portrait et les mariages le weekend.. c’était l’époque de l’argentique, il y a de cela bcp de temps.

    Je crois que sans cette passion qui m’a accompagné toute ma vie, je n’aurais pas survécu à des moments difficiles. J’ai besoin de faire de la photo presque comme de respirer!

  14. Juste une opinion personnelle par rapport aux photos de paysage qui sont, selon certains, vides et inanimés.

    Je respecte ceci mais le minimalisme est une forme d’art comme la photo de rue et le portrait. Ce qui peut sembler vide, inanimé ou dénué d’intérêt pour certains, est ce que d’autres s’efforcent de réaliser.

    La photo est assez vaste pour tous les goûts et thèmes, heureusement! ;-)

    Photographiquement vôtre,
    Marco

  15. Moi je déteste la photographie. C’est l’horreur cette discipline. On bosse comme un taré, on essaie de faire de belles séries cohérentes on est jamais satisfait. C’est une source permanente de frustration, d’insatisfaction, de scepticisme, de remise en question. Les gens qui vous entourent disent que c’est magnifique, quand vous trouvez que c’est minable ou banal. Je déteste la photo. C’est pour ça que ça fait 20 ans que je m’y acharne, en attendant que ça me plaise !

  16. Bonjour,

    Mes premières photos ont été faite avec un Canon AE1 (celui de mon père). La photo c’est pour moi :
    – Fixer dans le temps un évènement heureux
    – Donner de la joie à mes proches
    – Nourrir ma créativité (même si l’arrivé de jumeaux voici 6 ans l’a bien écorné)

    Pour un mariage, par exemple, on apprécie le repas sur le moment, mais le souvenir s’étiole avec le temps. Les photos, jamais.

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