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Test terrain : Olympus OM-D E-M1 MkII en Birmanie 1/2

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Un voyage photo récent en Birmanie, aura été pour moi l’occasion de tester « grandeur nature » ce fameux hybride haut de gamme : l’Olympus OM-D E-M1 MkII (aux performances impressionnantes), accompagné d’un zoom hyper polyvalent, le 12-100 mm f/4 (comme il n’en existe aucun dans le monde Full Frame)… Alors, que vaut le plus rapide des hybrides jamais conçus ?

 

 

A part son « petit nom » toujours aussi pénible à mémoriser (je mets systématiquement les tirets de OM-D E-M1 dans le désordre), il faut avouer que l’on est immédiatement impressionné par sa fiche technique… Par sa vitesse en rafale et même par la réactivité (respectable) de son AF… Ce qui contraste avec la version 1 de l’OM-D E-M1, qui m’avait un peu laissé sur ma faim, face aux reflex de l’époque…  (relire Test terrain Olympus OM-D E-M1 en Savoie).

Mais est-ce que une réactivité exemplaire et un beau design suffisent à en faire un bon appareil photo ? Et notamment à rivaliser avec un reflex ? C’est ce que j’ai voulu vérifier sur le terrain en Birmanie… Commençons par le début et parlons d’abord de sa prise en main…

 


Prise en main et ergonomie : comme un reflex. La finition de l’Olympus OM-D E-M1 MkII est très belle, c’est un « bel objet », qui fait précieux… Presque un peu trop… Du moins tant qu’il est propre. Une fois couvert de la poussière du voyage (qu’il ne craint pas), il est moins brillant et plus discret : ça va mieux comme ça. Je n’ai pas osé le passer sous l’eau pour le nettoyer : mais ce devrait être possible en théorie !

Très bien vu, le verrouillage de la Molette des Modes par un bouton central… Très bien les grosses molettes avant et arrière. Un peu moins excitant, le bouton de mise sous tension à gauche sur une fausse molette.

Oubliés les premier modèles d’OM-D E-M1 (et OM-D E-M5), désormais la superbe poignée très creusée assure une excellente prise en main. Olympus a fait les choses en grand de ce côté là… Et on se sent « à la maison », comme avec un reflex.

Cette large poignée permet au passage permet d’accueillir un batterie de taille XXL ce qui est rassurant (lire plus bas)… Les boutons sont assez confortables, le but d’Olympus est de se rapprocher des reflex autant que possible… Et c’est assez réussi.

D’autant que l’on peut personnaliser énormément de choses : presque trop ! Ainsi, j’ai pu personnaliser le rôle des boutons et molettes, exactement comme sur mon Canon EOS : la molettes avant pilotant l’ouverture en Priorité Ouverture… Et la Vitesse en Priorité Vitesse. Dans ce deux cas la molette arrière servant à la correction d’exposition.

Il m’aura juste fallu m’habituer à aller chercher la correction d’exposition du pouce, un peu plus haut que d’habitude… Car sur mon Canon, la position de la molette arrière plate est plus basse, ce qui me semble plus naturelle (question d’habitude probablement).

Ce style de molettes modernes est en tous cas bien plus efficace que la molette de correction d’expo « à l’ancienne » telle qu’on la trouve sur le Fuji X-T2 (que mon collègue utilisait en même temps et avec lequel j’ai pu faire des comparaisons). Je déteste ces molettes de correction d’Expo « à l’ancienne » dans le coin du boitier : soit elles sont trop rigides et on les pousse trop fort et trop loin… Soit elles ne le sont pas assez et elles se dérèglent par inadvertance. Raté dans les 2 cas…

 


Le poids et la compacité : il existe plus compact en boitiers Micro 4/3, que cet Olympus OM-D E-M1 MkII. Si vous vous dirigez vers ce système pour la compacité, alors il faudra peut-être considérer d’autres boîtiers…

Mais soyez conscient que c’est surtout au niveau des objectifs que vous gagnerez du poids et du volume grâce au système Micro 4/3. Je ne rentrerais pas dans les détails dans le présent article, mais relisez donc mon article (déjà ancien), consacrés à certains objectifs micro 4/3 intéressants… 

 


L’autonomie : l’attaché de presse d’Olympus ne m’avait pas fourni de batterie de secours… Ce qui m’a permit de constater que l’on tient « à peu près » une journée entière à faire de la photo (de 7h à 20h), sans besoin de recharger cette batterie BLN‑1 de 1220 mAh (donc qu’il faudra obligatoirement en avoir une de secours dans le sac). D’autant que la recharge prend deux bonnes heures…

Malgré sa taille, elle reste moins endurante que celle d’un reflex. J’ai pu réaliser environ 800 images en une journée, en faisant attention à ne pas gaspiller d’énergie : peu de lecture d’images sur l’écran, pas de vidéo et extinction de l’appareil systématique. Alors qu’elle n’est donnée que pour 480 images (CIPA).

En utilisation normale il faut donc une seconde batterie… Si vous devez acheter une seconde BLN-1 (officielle) pour cet Olympus OM-D E-M1 MkII, vous serez surpris par son prix : 69 € pas moins ! A ajouter au prix d’achat déjà très élevé de l’appareil…

 


La réactivité et la rafale haute vitesse : c’est pour sa « réactivité exceptionnelle », qu’un utilisateur d’objectifs Micro 4/3 passera éventuellement à un Olympus OM-D E-M1 MkII. Car c’est son vrai point fort : vraiment ça déménage ! Oui, c’est très impressionnant, y compris pour un utilisateur habitué aux reflex sportifs.

Rendez-vous compte : il monte à 10 images/sec avec suivi AF en obturateur mécanique.

Et même à 18 im/sec avec suivi AF en mode obturateur électronique.

Et carrément à la cadence folle de 60 im/sec avec obturateur électronique en AF-S (mise au point bloqué sur la première image).

La bonne nouvelle est que le « buffer » peut encaisser les longues rafales de façon assez raisonnables (surtout si vous l’aidez en utilisant des cartes UHS-II rapides)… Je n’ai évidement jamais eu besoin de telles performances. Mais peut-être un jour pour certaines utilisations spécifiques : on se rappellera que ça existe chez Olympus…

Gros reproche du coup : je n’ai jamais trouvé comment personnaliser la vitesse en rafale lente : qui était bien trop rapide à mon goût. Je ne compte pas les fois ou j’ai déclenché 2 ou 3 prises par erreur. Alors que je souhaitais faire qu’une seule image… Cette personnalisation de la vitesse en rafale lente existe-t-elle ? Si elle n’existe pas : alors Olympus a commis là un très gros oubli, qui s’avère très gênant en pratique… Mais si elle existe : alors le fait que je n’ai pas trouvé comment la régler, est le signe d’un « échec ergonomique ». Et c’est grave aussi : j’ai vraiment cherché partout, je vous assure…

Un peu anecdotique pour mon utilisation personnelle (mais peut-être utile pour certains photographes) : pour la première fois Olympus propose un Mode Pro Capture disponible pour le JPEG et même le RAW. Avant que vous n’appuyiez sur le déclencheur, l’appareil « pré-enregistre » en permanence jusqu’à 14 images (à la vitesse de 18 im/sec et jusqu’à 60 im/sec)… Attention, au bout de 1 min sans action de votre part, les images « provisionnées » seront oubliées automatiquement. Je n’ai pas eu l’occasion de le tester, mais j’imagine une utilisation typique : par exemple en « whale watching »… Lorsque vous attendez qu’une baleine saute. A condition bien entendu, d’avoir par chance visé la bonne zone préalablement (j’ai déjà pratiqué cette activité).

 


Un AF efficace… L’AF (de type phase détection sur le capteur) est également très réactif et très impressionnant… Il faut dire que l’appareil est équipé d’un processeur Dual Quad-Core TruePic VIII et utilise un des quatre coeurs uniquement pour l’autofocus. On compte pas moins de 121 collimateurs en croix disposé sur environ 65 % de la surface de l’image.

Le suivi mode AF-C monte à 10 images/sec et même à 18 im/sec en mode déclencheur électronique. C’est plus qu’il n’en faut : sur la papier il dépasse en performance pas mal de reflex (mais il faudrait tester ça sur des cas concrets, ce que je n’ai pas fait)…

En tous cas, l’Olympus OM-D E-M1 MkII m’a semblé faire mieux que le Fuji X-T2 en utilisation courante. Une impression de vivacité, qui a été confirmée par le propriétaire du Fuji X-T2 en question. Il faut dire que l’AF n’est pas le point fort de Fuji…

Serions-nous mauvaise langue, en ajoutant qu’avec une ouverture équivalente à f/8 (donc avec la profondeur de champs augmentée dans les même proportions) : l’AF d’un appareil Micro 4/3 a beaucoup moins de travail à faire que sur un appareil APS-C… Et encore moins que sur un appareil Full Frame et que ça peut aider…

Si globalement l’AF m’a paru très efficace, j’ai parfois eu quelques échecs et refus de faire le point, sur des cas ponctuels. Pas très souvent mais parfois, ce qui n’a pas été trop gênant (dans ce cas, relever le doigt du déclencheur et recommencer en décalant légèrement le sujet). Je pense par contre, qu’au niveau de l’ergonomie et de la personnalisation de l’AF, Olympus aurait encore quelques progrès à faire… 

 


La double stabilisation : je n’ai pas pu la tester et comparer face à d’autres boîtiers, mais le taux de réussite d’images nettes au 200 mm, m’a semblé très bon. Y compris à des vitesse plutôt lentes.

La double stabilisation 5 axes est compatible avec le zoom M.Zuiko Digital ED 12‑100 mm f/4 IS PRO. Elle permettrait jusqu’à un gain de 6,5 Stops (ce que je n’ai pas expérimenté, par habitude j’ai le reflex de respecter une certaine vitesse de sécurité).

Je n’en dirais pas plus faute d’expérience scientifique. Mais voilà un avantage de ce boitier face à pas mal d’autres. Et notamment face au Fuji X-T2, qui n’embarque pas de stabilisation dans le boitier et dont pas mal d’objectifs ne sont pas stabilisés.

 


Le viseur électronique… reste un viseur électronique !  Oui, on a vu pire…. Mais vous savez que je déteste utiliser les EVF (d’une manière générale). Alors mon jugement ne sera donc intéressant que pour ceux qui ont comme moi, une longue expérience du viseur optique. Ceux qui sont convaincus par les viseurs électroniques (et qui ne sont pas des voyageurs généralement), devraient sauter ce chapitre…

Je remarque d’ailleurs que souvent : ceux qui se satisfont d’un viseur électronique sont des photographes peu expérimentés… Ou des photographes principalement urbains (évoluant dans des zones peu lumineuses). Mais que les photographes évoluant en pleine nature, restent le plus souvent réfractaires aux EVF (relire notre sondage à ce propos).

Pour revenir au viseur électronique de l’Olympus OM-D E-M1 MkII : il fait le job mais ne révolutionne pas le genre (toujours les sempiternels 2,36 Mpix issus du même sous traitant que ses concurents)… Il a au moins une qualité : on voit assez large (grossissement 0,74x). Et la fréquence de 120 fps semble suffisante. On veillera à désactiver l’ajustement automatique de luminosité (en extérieur j’ai trouvé qu’on y voit si mal que j’ai du pousser la luminosité à fond)…

Il faudra aussi désactiver l’affichage de tous les pictogrammes et paramètres inutiles ! Qui a besoin d’afficher un histogramme en temps réel en 2016 ? Avec la précision de la mesure d’expo et la latitude énorme de correction en post-traitement des fichiers RAW, c’est assez ridicule de demander un tel affichage ! Mais on ne peut pas « tout » désactiver et c’est un peu dommage…

Face à un paysage hyper lumineux comme celui du Lac Inlé : c’est simple, je n’y voyais pas grand chose ! C’est effarant on se demande comment certains peuvent apprécier les EVF ! Surtout lorsque l’on dispose d’un reflex Full frame à côté et qu’on passe de l’un à l’autre : la comparaison est brutale et cruelle…

Ainsi j’ai trouvé les noirs totalement bouchés et les hautes lumières cramées : c’est toujours aussi « horrible » que les années précédentes. Et précisons pour ne pas faire de jaloux que l’EVF du Fuji X-T2 (testé dans les mêmes conditions en même temps) m’a semblé encore pire (vous voilà prévenus). Sans parler du léger décalage temporel après une prise de vue en rafale, qui existe toujours et que je considère absolument insupportable…

Selon moi : on ne peut « toujours » pas faire de la bonne photo de voyage, au viseur électronique… Mais si vous êtes persuadé du contraire : je vous laisse essayer. Tant que l’industrie ne produira pas de nouveaux modèles d’EVF on restera dans le « médiocre » et Olympus n’y peut pas grand chose, malgrès les nombreuses personnalisations proposées…  Relire : votre viseur électronique est-il… « dépassé » ?

Certains débutants apprécient de pouvoir évaluer l’exposition « finale » de la photo avant de la prendre : soit… Mais cela ne sert à rien, c’est comme apprendre à faire du vélo avec des stabilisateurs : il vaut mieux apprendre dans l’herbe et tomber un peu au début ! Car un photographe devrait anticiper ce que l’exposition sera en fonction de la correction d’exposition appliquée (je le savais déjà en argentique, alors qu’il n’y avait pas d’écran pour vérifier l’image).

On ne va pas refaire le « match » : pour moi devoir utiliser un EVF restera une véritable punition pour quelques années encore je le crains ! Cet Olympus ne fait pas exception… Je me suis fais une raison et me suis concentré plutôt sur ses qualité, en essayant de faire abstraction de ce point. Mais je vous promets que j’ai du me « forcer » à l’utiliser (à cause de cet EVF) et malgré toutes ses nombreuses autres qualités…

 


Un mode silencieux, absolument silencieux : c’est parfait dans certains cas, voilà un des avantages indéniables des hybrides sur les reflex (même si le mode silencieux des Canon EOS, est tout de même très discrets depuis 2012, par rapport à il y quelques années en arrière).

Mais ici, l’Olympus OM-D E-M1 MkII peut être 100% silencieux : grâce à l’obturateur électronique (je ne vois pas ce qui empêcherait les fabricants de reflex de nous proposer un tel mode, après tout)…

Etre 100% silencieux, cela ne change pas vraiment la vie si l’on fait de la photo de tourisme. Mais si l’on est photographe de théâtre par exemple, ou de plateau : alors là, c’est un atout énorme qui change tout ! Pour cette raison, ce modèle entrera peut-être dans l’équipement de certains professionnels…

On remarquera par ailleurs on mode normal (obturateur mécanique), que le bruit de déclenchement reste très discret et très agréable.

 


Equipement : c’est un boitier qui se « veut pro »… Donc il y a beaucoup de boutons ! Un peu trop même… Pas de soucis pour moi, mais l’Olympus OM-D E-M1 MkII sera « intimidant » pour qui n’est pas un photographe chevronné. Le risque pour un amateur est de tout oublier entre deux sessions de prises de vues…

Logique professionnelle : il est livré avec un chargeur de batterie séparé (BCN‑1). Donc, pas de rechargement par branchement du boîtier en USB, ce qui est un truc débile (je ne comprends pas ceux qui réclament ça, sauf à passer sa vie de photographe aussi à un bureau ?)… Ouf !

Olympus nous propose de l’USB-3 standard : oublié le connecteur USB propriétaire Olympus d’une certaine époque (si vous perdiez le câble original vous étiez marron)… Ouf !

Logique professionnelle aussi : on remarque un double emplacement pour cartes SD (mais attention un seul supporte UHS-II qui est plus rapide que l’autre). Il y a du WIFI (avec une application de pilotage à distance), mais pas de module GPS intégré.

Ceux qui aiment s’encombrer, pourront ajouter une seconde batterie, qui se logera dans la poignée Grip d’alimentation HLD‑9 coûtant 299 € environ (résistante à la poussière, aux éclaboussures et au froid jusqu’à ‑10 °C). Elle permet d’améliorant notamment la prise en main verticale et comporte des boutons, pad directionnel et molettes (ci-dessous)…

Logique professionnelle, donc pas de flash embarqué non plus : surprenant de voir que l’Olympus OM-D E-M1 MkII fait l’impasse sur un flash embarqué… On trouve dans la boite un minuscule petit flash amovible, que je n’ai pas trouvé très convainquant après un essai rapide. Je l’ai donc laissé à Paris. Quitte à proposer un tel accessoire, Olympus aurait pu y mettre un peu plus de puissance.

Etrangement, je n’ai pas trouvé de Mode Panoramique à main levé, pourtant si amusant sur les compacts et les hybrides. Pourquoi certains modèles en sont dotés et d’autres non ? C’est un mystère… Depuis le temps que ça existe et que ça marche bien !

Au milieu de toute cette logique apparement professionnelle, on trouve toutefois des tas de « gadgets numériques idiots », probablement imposés par le département marketing… Qui viennent alourdir inutilement la barque ! Ils amuseront peut-être cinq minutes quelques « geek technophiles », mais rebuteront les « vrais photographes ». Je pense par exemple à ce mode pour dé-saturer certaines couleurs, aux nombreux filtres dit « artistiques », ou à cette courbe tonale modifiable (connue déjà sur de précédent OM-D) qui conduit à des horreurs en terme de valeur et de contrastes. A éviter !

 


Les Menus. C’est toujours écrit aussi petit… Et les Menus me semblent encore plus minuscules, depuis que j’ai découvert que j’ai un début de myopie ! On est encore très loin de la limpidité des menus de Canon (qu’à 50 ans, je parcours toujours sans avoir besoin de lunettes, merci Canon)…

Mais bon : les Menus Olympus sont « utilisable », sans trop de plaisir… Leur gros défaut, c’est qu’il y a toujours beaucoup trop d’informations et d’options inutiles… C’est le problème de ces marques (Sony, Olympus, Panasonic) : qui veulent « tout mettre » et n’osent pas choisir, comme savent le faire Apple, ou Canon spécialement… 

C’est un « travers » courant des ingénieurs ! Qui sont « trop contents » de montrer sur un écran l’intégralité de la fiche technique de leur petit bijou technologique ! Cette liste devrait être configurable et le « service ergonomie » devrait valider et élaguer tout ça…

 


L’écran orientable sur le côté : décidément ce style d’articulation (sur le côté) n’est pas ma tasse de thé en tant que photographe… C’est probablement davantage adapté à la vidéo (sur pied), mais c’est bien trop encombrant (latéralement) pour la photo. Spécialement la photo de rue discrète.

C’est aussi moins rapide à déployer, du coup je l’ai assez peu utilisé (sauf cette image en contre plongée sur un embarcadère improvisé, au Lac Inlé). J’ai d’ailleurs été gêné pour orienter l’appareil dans le bon axe, à cause de l’écran déporté… Si l’écran avait été orienté dans l’axe de l’objectif : c’eut été bien plus pratique.

Exemple d’utilisation de l’écran orientable, appareil au raz du sol…

Je fais d’ailleurs le même rapproches aux Canon EOS 77D ou EOS 800D, quel dommage ! Alors que dans les même circonstance l’écran d’un Panasonic GX80, ou d’un Canon EOS M5 sont tellement plus pratiques à orienter : car l’axe de l’écran coïncide avec l’axe de l’objectif…

A noter que l’écran de l’Olympus OM-D E-M1 MkII est tactile. C’est mieux que celui du Fuji XT-2, soit dit en passant qui fait toujours l’impasse sur le tactile… Personnellement je ne me sers quasiment jamais des écrans tactiles. D’une part car je n’aime pas les écrans sales. Et d’autre part car je trouve qu je suis plus rapide en utilisant les boutons pour naviguer (car j’ai l’habitude). Mais d’autre aiment bien… 

Lire la suite >>> Olympus OM-D E-M1 MkII en Birmanie partie 2/2

 


 

 

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7 commentaires

  1. « Mais ici, l’Olympus OM-D E-M1 MkII peut être 100% silencieux : grâce à l’obturateur électronique (je ne vois pas ce qui empêcherait les fabricants de reflex de nous proposer un tel mode, après tout)… »

    Bah c’est simple, en visée optique il faut monter et descendre le miroir, sur un reflex, et ça fait nécessairement du bruit, ce qui empêchera longtemps les reflex de proposer un obtu silencieux. Cela étant dit, en liveview c’est tout à fait possible d’avoir un obtu électronique silencieux.

    Une option pourrait être d’intégrer un viseur électronique sur un reflex, et de pouvoir switcher entre OVF et EVF (un peu comme Fuji le fait sur sa série X-Pro ou les X100S/T/F, mais sur un reflex ; chose qui n’a jamais été faite jusqu’à présent) à loisir. Je pense que c’est une option à très sérieusement considérer, pour avoir (enfin) des reflex avec tous les atouts des mirrorless mais seulement quand il y en a besoin (pas de problème de focus à côté de la plaque, pas de vibration du miroir, exposition montrée = photo finale (ça peut servir dans des lumières délicates), etc). Il y a deux problèmes à cette implémentation aujourd’hui : les autofocus à phase sur capteur ne sont pas encore aussi bons que les modules déportés top of the line de CaNikon (surtout avec le module D5/D500, qui est au dessus de tout ce qui a été fait avant), et il faut arriver à implémenter un viseur électronique tout en conservant la structure de pentaprisme des reflex. Je suis pratiquement sûr que des proto existent déjà, et je pense que c’est l’avenir du reflex sur le moyen terme (à court terme, non, sinon on en entendrait plus parler, et à long terme les EVF dépasseront les OVF, mais c’est pas avant 15/20 ans en étant optimiste, et encore si et seulement si on a assez de terres rares pour multiplier l’électronique interne).

     

    Mais dans l’immédiat, il n’est pas possible d’avoir un déclenchement silencieux sur un reflex, sinon ça ne serait pas un reflex.

    • Oui, je pensais bien entendu à l’obturateur électronique, une fois le miroir relevé…

      En visée Live ce serait déjà pas mal : d’autant qu’avec le Dual Pixel, Canon a réalisé un AF vidéo assez efficace (Nikon est largué très loin derrière sur ce point, encore un souci pour Nikon)…

      Et ajouter un viseur électronique « dans » le viseur optique pourrait être possible…

      Bref, l’avenir du reflex, passera probablement par là…

      Mais il faudra conserver la visée optique ! Impérativement…

      • Je pense que les systèmes de visée hybrides sont le futur moyen terme (à long terme difficile de savoir comment sera l’univers des semi-conducteurs, en étant optimiste on peut penser à un EVF plus doué que l’OVF pour le réalisme ; à voir…).

        Pour un liveview silencieux, c’est une bonne idée. Toi qui a probablement plus d’entrée que moi chez Canon, parle-leur en.

         

        Sinon, Nikon a le soucis du dual pixel/AF par phase sur capteur qui n’est pas au point (et pas besoin de dual pixel nécessairement, Olympus et Sony et Fuji font de l’AF phase décent sur capteur, tout aussi bien que Canon), tout comme Canon a eu le soucis de capteur à la traîne en DR, et ça leur a pesé partiellement dessus. Chaque marque a ses petits défauts.

        (Et pour répondre à la future réponse que tu vas écrire, parce que je commence à te connaître un peu : tout comme on a shooté avec des capteurs bien plus indigents que les capteurs Canon, on a bien shooté des années sans liveview sans mourir.)

    • +1, combiner visee optique et EVF, le reve!

      L’ optique pour un AF de fou, la journee ou la nuit quand c’ est contraste, et l’ EVF pour paufiner l’expo aux petits oignons. Je me surprends de plus en plus a passer brievement en Live-View pour verifier l’expo en conditions difficiles, c’est quand meme pratique.

      Je suis sur que les videographes amateurs peuvent etre interesses (la video a bout de bras, ca va 30 sec, mais plus ca fatigue sacrement…)

  2. Pingback: Prise en main Panasonic GX800 : petit et si pratique - photoetmac.com

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