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Mes 20 conseils pour améliorer vos photos de rue

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A force de lire un peu tout et n’importe quoi à propos de « street photo », je me suis dit qu’il fallait que je donne « mes conseils » pour la « photo de rue » dont certains ne relèvent que du bon sens. Mais un petit rappel de bon sens peut être utile…

Ces conseils s’appliqueront d’ailleurs à de nombreux domaines, car la « street photo », c’est un peu « la photo » en général… J’ai essayé de trouver dans ma Bibliothèque Lightroom quelques images pour les illustrer au mieux. Revenez dans quelques temps sur cette page, car je devrais trouver d’encore meilleurs exemples d’illustration…

 


1 – Approchez vous… « encore plus près » : oui, comme disait Robert Capa (de son vrai nom, Endre Erno Friedmann) : « Si ta photographie n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près ». Ce conseil s’applique notamment aux débutants qui ont tendance à ne pas assez « se déplacer »…

Toutefois il faut savoir nuancer selon les circonstances et ne pas prendre ce conseil systématiquement au pied de la lettre. Il faut dire que ce conseil date d’une époque ancienne, ou il n’existait pas de 18-200 mm. Mais si vous travaillez entre le 24 et le 35 mm (spécialement si vous utilisez un objectif fixe), pensez à vous approcher si vous le pouvez… Vous reculerez ensuite !

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2 – Travaillez plus vite (donc avec un vrai reflex) :  si vous utilisez un compact (ça m’arrive), évitez autant que possible le viseur électronique : travaillez plutôt à l’écran à bout de bras, ce qui est plus discret par ailleurs… Désactivez tout affichage de l’image après la prise de vue (surtout s’il ralenti l’appareil) et tout réglage ce qui pourrait diminuer la réactivité de votre appareil.

Quelque soit le matériel, il doit être fulgurant de rapidité afin de saisir « l’instant décisif » cher à Cartier-Bresson. Il doit être aussi capable d’enchainer des dizaines d’images en rafale, si cela s’avère nécessaire (donc disposer d’un buffet confortable). Pour l’instant (fin 2015) et selon « ma vision » de choses et mon expérience avec diverse hybrides, cette exigence exclu à peu près tout autre chose qu’un reflex traditionnel…

J’utilise évidement des compacts aussi en complément de mon reflex, ceci depuis très longtemps (cela remonte au Canon G9). Après de très nombreux modèles (divers Canon S et G, Sony RX100, Fuji X10, Olympus XZ-1, etc…), je conserve un Panasonic GM1 depuis deux ans ! Un record de longévité… Que j’ai choisi car il est peu coûteux et relativement réactif. Il me permet d’emporter trois optiques vraiment minuscules, qui possèdent toutes une bague de zoom manuelle (et non motorisée), ce qui est tellement plus rapide… Il présente certains avantages, oui ! Mais je « sens » maigres tout, que je ne suis jamais aussi efficace qu’avec un vrai reflex…

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3 – Luttez contre votre timidité : il faut un peu de culot pour prendre des photo face aux gens, sans se cacher, ni se démonter… N’ayez pas peur : allez amicalement vers vos « sujets » il est rare que cela se passe mal.

Mais ça peut arriver bien entendu (ça m’est arrivé parfois. A Tokyo, il a fallu s’éclipser d’une ruelle pleine de Yakuza pas contents)… Il faut s’y préparer avec un peu de courage, ne pas se fâcher (jamais) et savoir « désamorcer » les situations conflictuelles d’un sourire désarmant (si possible). Avec beaucoup d’humilité, de gentillesse et de calme…

Toujours préparer une excuse bidon dans sa tête : « non, non, je ne vous prenait pas en photo Monsieur, c’est juste pour ma collection de photos de coqs » ! C’est un peu pour vous rassurer vous-même et ça permet d’ouvrir la discussion et lorsque vous serez amis : vous ferez autant de photos que vous voudrez…

Il faut aussi savoir s’arrêter avant d’emmerder vraiment le gens ! Il faut se mettre à leur place et les respecter. Souvent lorsque je regarde certains photographes amateurs, agresser les « locaux » dans certains pays (comme il ne le feraient jamais chez eux), je me dits « mon dieu, les pauvres »…

Bref, voilà probablement l’aspect le plus difficile de la « street photo » et cela demande de l’expérience et de la sensibilité. Je me souviens, que je ne me trouvais pas très bon dans cet exercice, avant d’avoir eu 40 ans… 

Asia, Asie, Indonesia, Indonésie, Bali

 


4 – Faites vous de nouveaux amis et photographiez vos amis : souvent vos nouveaux amis vous inviteront à voire quelque chose d’inattendu… Et l’on s’ennuie vite à faire des photos tout seul ! Surtout au bout de 15 ou 20 ans…

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5 – Pliez les genoux : ceci pour première bonne raison ! C’est un moyen de changer de point de vue, vous serez par exemple au niveau des étals dans un marché…

L’autre raison (plus subtile), en étant plus bas, (en position d’infériorité littéralement), vous agresserez moins les gens qui vous accepteront beaucoup mieux, vous et votre appareil… Notamment dans les pays ou vous êtes beaucoup plus grands que l moyenne des gens !

Birmanie, bur-mə, Burma, bɜrmə, mjænˈmɑ, Myanmar, Pyidaungzu Myanma Naingngandaw, Pyidaunzu Thanmăda Myăma Nainngandaw, Republic of the Union of Myanmar, République de l'Union du Myanmar, the Republic of the Union of Myanmar, Union de Birmanie, Union du Myanmar, ပြည်ထောင်စု သမ္မတ မြန်မာနိုင်ငံတော်, ဗမာ et မြန်မာ

 


6 – Oubliez (cinq minutes), vos modèles en noir et blanc ! … Il n’y a pas que le noir et blanc en street photo, d’autant que le noir et blanc, c’est vraiment « le plus facile »… Personnellement, je ne l’utilise (en post traitement sur mes RAW) que lorsque je n’ai pas réussi à faire une photo « assez bonne pour qu’elle reste en couleur »…

Réussir une bonne image en couleur nécessite d’abord de « voir les vraies couleurs ». Et pour cela vous devrez éviter absolument le viseur électronique, qui n’est qu’un « mauvais écran de TV bas de gamme », qui s’interpose entre vous et la vibration naturelle des couleurs… Les gens qui ne ressentent pas cette impression, sont probablement « insensibles aux couleurs » : c’est ma seule explication ! Il existe en effet beaucoup de personnes qui ne « voient pas vraiment » les couleurs, ou n’y prêtent pas vraiment attention dans la vie quotidienne.

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7 – Régalez-vous : ne négligez pas la pause, goûter, café, déjeuner, diner… Avec Sharon, il arrive que nous fassions deux diner successifs en voyage ! Ce qui donne deux fois plus d’occasion de faire des images intéressantes. Et de gouter à deux fois plus de choses différentes…

D’abord, elle adore les soupes, les nouilles, les « Ramen » et tout ce genre de trucs : on commence par s’arrêter dans un restaurant qui ne fait que ça… Pendant qu’elle mange ses nouilles préférées, je fais mes photos et il arrive que je me laisse tenter par une petite « entrée », ou un truc léger.

Puis on marche une heure (ou moins), jusqu’à tomber sur un autre restaurant qui me plaise : avec du porc laqué par exemple, de la viande en Barbecue, ou quelque chose comme ça : nouvelle session de photos dans le restaurant, nouvelle régalade… Parfois je cherche à aller photographier les cuisines. C’est souvent possible…

Pire, ensuite on cherche un coin pour le dessert : et ça me fait un nouveau spot à photos.Les restaurants, sont d’excellents spots à photo. Le tout est de ne pas « déranger » les clients : il faut shooter vite, efficace, discret et avec parcimonie…

Hanoi, Vietnam

 


8 – Oubliez le Mode Manuel (mais corrigez l’Exposition) : travailler exclusivement en Mode Manuel est le meilleur moyen de rater les images qui surviennent sans prévenir et qui sont souvent le plus intéressantes. Il ne faut utiliser le Mode Manuel, qu’à bon escient : c’est à dire pour une ou deux photos par jours éventuellement.

Le reste du temps, je travail un tiers du temps en Mode P : car ce Mode Programme me permet de faire face à n’importe quelle situation imprévue… Un tiers du temps (ou un peu plus), en Priorité Ouverture : lorsque je « pense profondeur de champs » notamment… Et un tiers du temps en Mode Priorité Vitesse : lorsque je « pense flou de bouger », ou lorsque la lumière manque (je choisi la plus basse vitesse utilisable).

Et systématiquement (dans tous ces modes) : j’utilise la correction Manuelle d’Exposition (que je considère un peu comme une « intrusion » d’une « dose de Manuel » dans l’Automatisme)… Comme pour cette image ci-dessous :

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9 – Anticipez mieux vos réglages : ne négligez pas l’ISO Auto, lorsque vous savez que les conditions d’éclairage seront très différentes, selon que vous vous tournez d’un côté ou de l’autre… Comme cette terrasse dans un quartier chaud e Hong Kong, ou le Mode P et l’ISO Auto ont pu réagir idéalement, alors que je déclenchais sans cadrer, en passant devant cette scène pittoresque…

D’une façon général, j’essaye d’anticiper les réglages dont j’aurais besoin en fonction de la situation qui surviendra dans les 15 minutes à venir… Je suis donc sans arrêt en train de changer de Mode (P, ou A, ou S, ou même M). Il m’arrive d’utiliser le Mode M combiné à l’ISO Auto, qui est une bonne solution pour la photo de nuit. Le but est d’être prêt à réagir, ne jamais se laisser surprendre…

Je change aussi d’objectif assez souvent, en me préparant au cadrage qui risque de s’imposer à moi dans les 15 prochaines minutes… C’est pour cela que j’ai toujours deux objectifs différents, montés sur deux boîtiers, prêts à déclencher.

Hong-Kong, Chine, Asia, Asie

 


10 – Désactivez (parfois) l’Autofocus : si votre AF n’est pas assez performant (de nuit par exemple), vous pouvez le désactiver et travaillez à l’hyperfocale, spécialement au grand angle… Cela implique de réviser la question de la profondeur de champs (venez prendre un cours particulier avec moi).

Par exemple au 35 mm, faites le point à 2 mètres, fermez un peu le diaph (f/8) en montant un peu l’ISO si nécessaire (voir en passant en ISO Auto) et vous profiterez d’une profondeur de champs bien suffisante en pleine rue pour vous passer d’Autofocus : du moins pour tout ce qui passe entre 1,5 et 5 mètres devant vous… 

Par ailleurs, une photo floue de temps en temps, c’est pas forcément moche… et ça permet de bien apprécier les photos nettes !

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11 – Choisissez mieux vos objectifs : il faut savoir laisser ses zooms au placard de temps à autre… Même si l’on a jamais rien inventé de plus efficace pour être réactif, qu’un zoom de range modéré ! 

Cette belle photo de saucisse, a été prise avec le Sigma 24 mm f/1.4 Art, précisément à f/1.4 et c’est ce qui fait son charme… Elle n’aurait jamais été aussi intéressante au 24 mm avec mon zoom 24-70 mm.

Sachez investir dans un 85 mm f/1.4 ou f/1.8… Ou même un 100 mm f/2 (j’en ai un à vendre d’ailleurs, tout neuf). Sans oublier un classique 50 mm f/1.4, totalement incontournable… 

N’hésitez pas à vous imposer certains défis et exercices… Par exemple je me souviens avoir eu un « déclic » un jour de 2005 à Hong Kong. Ou je ne suis parti me balader toute la journée, qu’avec mon 70-200 mm et rien d’autre. J’ai fait des images spécialement originales et intéressantes ce jour-là. 

Il vous faut une longue focale : un 70-200 mm f/4 est déjà très bien. Mais vous pouvez aussi opter pour des focales fixes moins coûteuses… Comme un 135 mm, ou un 300 mm f/4 d’occasion.

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12 – Changez de matériel selon les situations : sachez sortir votre iPhone, ou votre appareil compact, lorsqu’il faut être discret ou passer pour un touriste de base… Vous devez toujours avoir un compact dans une poche accessible du sac photo.

Vous devez aussi savoir laisser le sac photo à l’hôtel certains jours : pour vous balader les mains dans les poches avec un simple compact tenu par une simple dragonne (oubliez les courroies autour du cou).

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13 – Sortez sous la pluie : voilà une chose que je me rapproche de ne pas faire davantage… Car cela donne toujours quelque chose ! Mais c’est embêtant, c’est vrai..

Cela demande un tout petit peu de préparation du côté matériel pour ne pas trop le mouiller. Mais l’idéal, c’est d’être accompagné d’une main secourable pour tenir votre parapluie… Et ça, ça se paye forcément à un moment ou à un autre !

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14 – Sortez plus souvent la nuit : la ville est souvent plus belle la nuit que le jour… Ce sont spécialement les 30 à 50 minutes qui séparent le crépuscule de la nuit noire, qui sont les plus intéressantes : lorsque la lumière qui subsiste dans le ciel reste encore visible et rivalise avec l’éclairage urbain qui s’allume.

Inutile de monter à des sensibilités ISO délirantes : il y a généralement assez de lumière dans n’importe quelle ville pour travailler entre 800 et 2400 ISO. Je ne suis pas un grand fan du pied, sauf pour des images spéciales avec des filés… Mais c’est un peu une « tarte à la crème », vue et revue.

Je préfère risquer un léger flou de bouger mais rester mobile et marcher vite comme en plein jour… Comme pour cette image, qui n’aurait jamais pu se faire si j’avais du trouver le temps de sortir un pied.

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15 – Déclenchez plus et triez plus, comptez sur la chance : je pense que les photographes qui réussissent, sont ceux qui « tirent d’abord et trient ensuite »… C’est pour cela que je shoot énormément ; entre 500 et 1500 images par jour en voyage. Les jours exceptionnels, jusqu’à 2500 images.

Je compte sur la chance, car souvent les images que je repère et « sort du lot », ne sont pas celles que j’avais anticipé au moment de les prendre… Je ne crois pas du tout qu’il faut « réfléchir et déclencher moins »… Non, il faut « réfléchir plus et déclencher plus » ! Puis « trier plus » ensuite : en un mot ne pas compter les heures…

« Trier plus », c’est ça le vrai secret : c’est à ce moment que vous repérerez dans votre production, les images qui définiront votre style. Déjà à l’époque « argentique » (j’en ai fait presque 10 ans en tant que professionnel), je shootais un peu plus que la moyenne et passais des dizaines d’heures sur la table lumineuse.

Asia, Asie, Indonesia, Indonésie, Bali

 


16 – Pensez « graphisme et contraste », mais sans oublier les gens : la photo, c’est la lumière, c’est le contraste, c’est le graphisme, c’est aussi la couleur. Mais ce sont surtout des gens.

Incluez systématiquement une dimension humaine dans votre photo. J’ai noté que de façon générale, les images intéressantes sont souvent des « images habitées ». C’est du moins comme ça que je réussis à faire (parfois) une photo intéressante.

Les images vides de « gens » sont souvent aussi « vides de sens » : personne n’a grand chose à faire des images d’architecture et de rue, si personne ne les « habite ».

Asia, Asie, Indonesia, Indonésie, Bali

 


17 – Marchez plus longtemps et perdez-vous : comme le disait HCB notre inspirateur, « Je marchais toute la journée, l’esprit tendu, cherchant dans les rues à prendre des photos comme des flagrants délits. J’avais surtout le désir de saisir dans une seule image l’essentiel d’une scène qui surgissait. »

Il est important de « se perdre » aussi, d’arriver par hasard dans ces endroits cachés ou jamais vos pas ne vous auraient guidé, si vous aviez été précisément à la recherche de quelque chose.

Asie, Chine, Macao. Photo : Vibert / Actionreporter.com - 33.1.42.52.73.86 - vibert@actionreporter.com

 


18 – Conservez toujours un APN sur vous : Les photos les plus intéressantes surgissent toujours lorsque l’on ne s’y attend pas… Il est donc indispensable d’avoir en permanence un compact dans son sac à dos, ou dans le vide poche de votre voiture…

J’ai vu cette silhouette à l’arrière plan : comme « enfermée » dans un écran de télé… Un peu comme si elle appelait à l’aide. Alors que ce jeune homme indifférent était plongé dans son téléphone. Je n’ai eu qu’un instant pour déclencher, heureusement mon S110 était dans la poche de mon jeans…

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19 – Photographiez des « détails » mais n’en abusez pas : combien de photographes se sont-il égarés à photographier des « séries »… de portes locales, de murs, de boîtes aux lettres, d’affiches déchirées, de murs couvert de « street Art » (sois disant « Art »). Ce genre de détails… Oui pourquoi pas : si la lumière est exceptionnelle, ou le « détail » vraiment intéressant…

Mais souvent ces images « en 2 dimensions », restent oubliées au fond d’un disque dur et n’intéressent pas grand monde. Faute d’humanité, faute d’histoire, faute de « réel sujet ». Un exemple ci-dessous, de ce qui reste une photo jolie, mais « anecdotique »… Comme elle était là devant moi, je ne pouvais pas ne pas la faire. Mais ce n’est pas vraiment si intéressant que ça.

Asia, Asie, Indonesia, Indonésie, Bali

 


20 – Offrez-vous un billet d’avion : plutôt qu’un nouvel objectif, offrez-vous un billet d’avion (ou un voyage photo guidé par un professionnel pour Hong Kong par exemple… En plus, on y trouve du matériel photo à moitié prix)… Et vous reviendrez avec de meilleures images, qu’en restant dans votre quartier avec un nouvel objectif.

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Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

 

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15 commentaires

  1. Bonjour Jean-François,

    Merci pour cet article très intéressant.

    Si certains conseils me sont familiers, d’autres vont enrichir mon approche de la photo de rue et m’aider à progresser.

    Question: quels sont les trois cailloux à mettre sur le GM1 pour en faire un parfait (et minuscule) compagnon en photo de rue ? (le 12-32 de base ? autre zoom ? optique fixe type 17 ou 20 mm ?

    Merci pour ta réponse et très bon réveillon à toi

    Lonik

  2. Très bon billet! Très gentil de partager ces petits trucs acquis d’années d’expériences. Ça évite de répéter de les mêmes erreurs et permet de progresser plus rapidement.

    De mon côté, et pour pas mal de monde je crois, le #3 est ce qui est le plus difficile. Par contre, ce qui aide beaucoup à ce niveau, c’est d’aller un peu à l’encontre du point 2 et de ne pas utiliser un reflex. Un petit hybride est beaucoup plus discret, éveillera beaucoup moins de méfiance et attirera moins l’attention que si l’on trimballe l’artillerie lourde. Ce qui est un peu aussi l’idée, je crois,  derrière les #12 et #18… Sans oublier qu’il y a certains endroits ou circonstances où un la présence d’un gros DSLR paraitra totalement déplacé et inopportune alors qu’un petit hybride passera très bien.

    • Merci !

      Oui et non en fait… je ne crois pas vraiment à la »discrétion ». L’idée est au contraire de s’assumer face aux gens.

      Quoiqu’il en soit : on n’est jamais invisible. Donc, petit matériel, ou gros matériel : ça ne change fondamentalement rien du tout…

      Car tout dépend du rapport que l’on établi avec les gens. Et ça c’est tellement plus important…

      Parfois un gros matériel est au contraire un Sésame, une porte d’entrée qui rassure les gens, y compris dans la rue : ils se disent celui-ci est un « vrai photographe ».

      Par contre c’est vrai qu’il y a des fois ou je me cache pour faire des « photos volées ». C’est assez rare mais cela arrive aussi. Dans ce cas, effectivement la discrétion du matériel est importante, mais c’est vraiment rare. Donc, je prends volontier mon GM1 (ou un GF7 car effectivement, l’écran arrière basculant permet de travailler avec l’appareil à bout de bras au niveau de la hanche).

      Bon réveillon !

  3. Pingback: Excellents cadeaux de Noëls pour photographes - Photoetmac.com

  4. Voilà un article en forme de cadeau de fin d’année… À défaut de neige, on a le temps de réfléchir au fait de l’acte de photographier et de se préparer pour l’année à venir !
     
    Une période aussi favorable à découvrir une exposition chez nos voisins allemands du côté de Baden-Baden et du musée Burda. Actuellement il y a l’exposition consacrée à Andreas Gursky, c’est-à-dire l’exact opposé de ce que tu proposes dans ton article sur la « photo de rue ». Cette photographie du grandiose ne peut s’apprécier que devant ces énormes tirages.
    Au retour on n’en apprécie que plus les photos qui accompagnent ton article : peu de moyens, des déclics réflexes, la surprise de découvrir après coup ce que le regard a vu à l’insu du photographe, des humains saisis dans leur vie…
     

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