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Les Canon Dual Pixels RAW possèdent d’autres secrets

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Merci à l’ami Vincent de Macway de m’avoir envoyé ce lien : Forget subtle focus tweaks, Canon’s Dual Pixel RAW tech can give you an additional stop in the highlights. Il se pourrait que le potentiel des Dual Pixel RAW soit encore sous exploité.

En gros, on a découvert que l’image formée par les seconds « sous pixels » qui composent la moitié des « RAW Dual Pixel » du Canon EOS 5D MkIV, seraient sous exposée de 1 stop (un diaph) : 

« The highlights are preserved in the auxiliary subframe, and they’re clipped in the main subframe. The full 14-bit range is used for both the main and auxiliary subframes, and there are no voids in the histogram that would indicate digital manipulation to fill the range. In other words, effectively, the auxiliary subframe is underexposed by one stop, compared to the main subframe. »

D’ou le titre de cet article : Forget subtle focus tweaks, Canon’s Dual Pixel RAW tech can give you an additional stop in the highlights.  Comprendre que le plus intéressant dans les Dual Pixel RAW du Canon EOS 5D MkIV, ce ne sera pas le très léger décalage de mise au point qu’il autorise… Mais plutôt la possibilité de récupérer facilement sur-expositions (avec 1 diaph de plus de latitude) ! Voilà qui est intéressant… Vous pouvez comparer l’histogramme différent des deux ensembles de « sous pixels », contenus dans un fichier Dual Pixels RAW (déplacez le curseur) :

< Sous pixels B   –   Sous Pixels A >

« This confirms that the difference between the main and auxiliary subframes is nearly 2x, or one stop, and that the auxiliary subframe can be used for highlight recovery. (Again, an additional one stop of highlights is preserved in the auxiliary subframe while being clipped in the main subframe. This effectively provides one more stop of headroom in the highlights, and the Dual Pixel RAW file for this camera contains 15 bits of raw data, if you consider the main and auxiliary subframes together. »

Lightroom saura-t-il exploiter cette information révolutionnaire (apparue d’abord sur le Canon EOS 5D MkIV, mais espérons le bientôt généralisée sur d’autres EOS, vous sur des EOS plus anciens bien une mise à jour Firmware : EOS 70D, EOS 80D, EOS 1DxMkII déjà équipés de la technologie Dual Pixel). ? Espérons-le : ils ne sont pas idiots chez Adobe ;-) Et ce n’est peut-être pas tout ce qu’il sera possible de faire… On me glisse aussi à l’oreille : 

  • Aussi, en prenant les 2 images, en les superposant, on pourrait avoir de la superresolution (et moins de bruit) sur le sujet net.
  • En faisant des exports des 9 variantes de focus, on pourrait faire du focus stacking (et là encore peut etre aussi liser le grain)
  • Si le bokeh shift permet de détourer, on pourra augmenter le bokeh facilement (si en plus canon peut indiquer le degree et le sens de defocus, on pourrait simuler un bohket naturel plus élevé)…

D’autant que l’on commence à découvrir avec les tous premiers tests publiés… que les RAW (classiques) du Canon EOS 5D MkIV présentent déjà un progrès spectaculaire de la dynamique, par rapport aux EOS précédents (tous ceux qui précèdent les EOS 80D et EOS 1DxMkII). Canon 5D Mark IV brings dramatic dynamic range improvements to the 5D line : DPreview à poussé jusqu’à 6 IL la correction d’une image sous-exposée, pour comparer l’EOS 5D MkIV aux deux meilleurs APN Full frame actuel. Ci dessous : voici ce que ça donne après une correction de +3 IL :

Dynamique_Canon EOS 5D MkIV compere

Il semble que sa dynamique et son potentiel de ré-éclairer les zones sombres sous exposée sans faire monter le bruit, s’approcheraient de ce que peuvent faire les Sony A7RII et Nikon D810 (sans les dépasser toutefois notamment si l’on pousse à + 6IL). Mais corriger 4 IL (4 diaph) : c’est déjà plus qu’assez avouez… Qui en pratique : sous expose ses images de 3 ou 4 IL ? Personne, franchement…

Un élément de plus qui me conforte dans certaines de mes idées : Gamme optique ou dynamique, quel est votre choix ? On achète ses objectifs pour 10 ou 15 ans au moins… Alors qu’un boîtier ça se change et ça se démode en 3 ou 4 ans : les révolutions technologiques des capteurs vont beaucoup plus vite que les progrès de l’optique… Ou encore dans un autre genre : Evitez la conversion des RAW originaux en format .DNG

 

Pour conclure : il convient de rendre hommage à l’homme qui est derrière cette découverte (je cite  : imagine-ressources.com) :   « Iliah Borg is the man behind LibRaw, and the creator of  FastRawViewer and RawDigger (… )  if you act quickly, you can purchase one or both right now at a significant discount. Thru September 20, 2016 when the Summer Sale ends, all LibRaw products are available at a 25% discount over standard pricing, with purchase information for FastRawViewer here, and for RawDigger here. And as if that wasn’t already enough, even greater volume discounts of close to 50% off are available.

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19 commentaires

  1. Juste pour être certain de bien tout comprendre….

    Même si un paysage est bien exposé, il est toujours possible d’avoir à réhausser un premier plan bien caché à l’ombre non ? Partant de cette situation (très courante), plus la dynamique est bonne plus la qualité de ce qui ressortira de cette ombre sera grande ?

    Si ressortir cette ombre peut se faire par une simple réhausse des tons les plus sombres, cela est sans doute plus facile que par la mise en route d’une fonction annexe qui va bidouiller dans deux catégories de photosites?

    Je me mets le doigt dans l’oeil ou pas ?

    Nota : a mon niveau, réhausser les ombres (CANON 70D – DXO optics sans outils permettant de travailler par zone) s’accompagne d’un effet assez disgracieux que je n’arrive pas à corriger à tous les coups (je  dirais un problème de contraste mais je doute…)

    • Une meilleure dynamique permettra en effet d’éclairer davantage, certaines zones sombres de l’image, sans montée de bruit disgracieuse…

      Mais le vrai problème est ailleurs : il est généralement inutile de rehausser les ombres…C’est une tentation à laquelle il ne faut pas céder ! Car c’est généralement laid et détruit l’intérêt de vos photos ;-)

      OK, vous pouvez le faire un petit peu (l’équivalent de 1 diaph), de temps en temps et pour de rares zones, pourquoi pas… Mais au delà  de 1 diaph : ça ne sert à rien, c’est toujours contre productif… Vous n’aurez plus des photos mais des images totalement artificielles.

      La lumière solaire crée des contrastes… Ce sont ces contrastes « naturels », qui généralement font tout l’intérêt des photos. Il faut apprendre à « dessiner » avec les ombres… Il faut apprendre à les « exploiter »…

      Et surtout pas les supprimer !  Exemple :

      • Je vous l’accorde. Dans l’approche graphique /percutante de certaines photos, des ombres bien noires peuvent apporter un plus.

        Dans mon cas (je ne pense pas être le seul…), si je pense à mes souvenirs de vacances, mon oeil voyait un paysage ET un ciel. J’essaie de retranscrire cela dans mes photos avant de les diffuser à la famille (et de les archiver pour la postérité en espérant que la descendance les regarde encore dans plusieurs décennies mais ça c’est un autre problème…). Si le paysage ou une bonne moitié d’un visage est dans le noir complet, je trouve qu’il manque un bout de l’histoire. A mon sens, c’est cet apport d’informations que je cherche dans les fichiers RAW de mon réflex et qui me donnent un plus par rapport aux nuées de smartphones qui ont une dynamique « ridicule ».

        En parrallèle, cela ne m’empêche de réaliser des images plus graphiques avec une volonté plus « artistique » de montrer autre chose. Ces photos là sont BEAUCOUP moins nombreuses en proportion sur mes sauvegardes mais plus présentes dans les impressions de mes photos préférées…

        • Votre œil voyait un paysage ET un ciel parce qu’il s’adapte automatiquement et rapidement à la luminosité de chaque zone scrutée en ouvrant ou fermant son diaphragme. Ainsi, lorsque vous contemplez un couché de soleil, vous regardez une scène qui vous semble homogène… Alors qu’en réalité, le diaf’ de votre œil s’ajuste et varie selon la zone perçue, pour compenser la lumière (ou le manque de lumière). Autrement dit, votre perception de la scène se fait à différents niveau de diaf’ – ce qui revient à dire, à différents niveaux d’expositions !

          En photo, évidemment, le diaf’ (et l’exposition) est identique pour chaque zone de la surface de chaque image. Ce n’est qu’en modifiant localement l’exposition (via les différents outils dispos dans nos logiciels) que l’on peut « remonter » l’exposition de 1 EV ou plus.

          Mais l’inconvénient, comme l’explique bien JF, c’est qu’on arrive rapidement à des résultats non-naturels (dont les fameux HDR) parce que, culturellement, nous sommes habitués à voir des photos (et des images filmées) présentant une certaine dynamique. La preuve : un œil un peu averti peu rapidement repérer les photos ayant fait l’objet d’un « rattrapage » de l’exposition sur certaines zones. Dans le même esprit, un peintre qui peindrait un même sujet « sur le motif » (sur place) ou d’après une photo ne produira pas le même résultat, car il sera tributaire soit de la dynamique de son œil, soit de la dynamique de l’appareil photo. Un œil exercé peut facilement reconnaître les tableaux peints d’après photo (qui sont d’ailleurs majoritaires !)…

          Tout ça pour dire qu’il n’est pas question de réaliser des images plus ou moins « artistiques », mais qu’il s’agit de culture visuelle : une image avec une trop grande dynamique « choque » notre œil, nous n’y sommes pas habitués. C’est possible que cela change (pensez à ces smartphones qui appliquent d’office une correction HDR).

          Perso, je rejoins JF qui conseille de faire preuve de créativité photographique plutôt que de bidouiller numériquement ses images pour tenter de les rattraper après coup (et pourtant, je suis plutôt bon à ce jeu :) vu que c’est mon métier)…

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

           

        • Disons que s’il s’agit de légèrement déboucher un visage ou un contre jour, il y a toujours les ajustement localisés de Lightroom et / ou le curseur ombre, qu’on peut tirer (jusqu’à 50 % environ ça passe), jusqu’à sur exposer les ombres de 1 à 2 diaph (ce qui reste encore acceptable à l’oeil et semble à peu près naturel…

          Quoique : ça commence vite à « sentir » le HDR, (comme on sent le « Glutamate » dans certains mauvais restaurants asiatiques)… et ce genre d’images fades aux ombres trop claires : beurk !

          Suggérer est en général plus intéressant que « démontrer » ! CF image ci-dessous (prise en JPEG en 2005, je n’ai même pas cherché à la déboucher, elle est mieux comme ça) !

          Et pour faire ça (+/- 1 à 2 IL de correction des ombres) : la dynamique de la plupart des reflex même APS-C, est très largement suffisante, pas vraiment besoin de capteurs plus performants… on peut même travailler comme ça ses JPEG.

          Si l’on pousse plus loin : alors c’est le problème de l’image qui « perd totalement son aspect naturel »… qui apparait bien plus tôt, que le problème du bruit dans les ombres. C’est pour ça que je n’ai jamais considèré pas que Canon souffrait d’un handicape question dynamique (même si elle était moindre que celle des capteurs Sony).

          Généralement il est assez simple d’échapper au problème en l’anticipant à la prise de vue : tourner le modèle vers le soleil, ajouter un réflecteur (voir un flash fill-in pour les pros), sous exposer un peu (ou sur exposer). Il existe tellement de façons de faire de bonnes photos…

          Ne pas oublier qu’il existe aussi des fonction « Protection des hautes lumières » chez Canon (très naturelle) et « D-Lighting » chez Nikon (réglable sur 3 niveaux).

          Ultime solution pour les cas extrêmes si l’on tient vraiment à « tout voir » : réaliser un braketing d’expo (2 photos suffisent avec 2 IL d’écart) et les fusionner dans Lightroom (Fusion HDR)… Mais les résultats sont rarement intéressants et la manip rarement justifiée.

          • Je viens de copier (promis, pas d’utilisation!) cette photo pour la visualiser en rehaussant les ombres et PERSONNELLEMENT, je préfère voir quelques traces sur le visage dans ce style de contre-jour (peut être un esprit trop cartésien …), ça me rassurerait presque!

            Il est vrai que même dans ce cas très franc de contre-jour et avec un fichier JPEG, il y pas mal d’informations à récupérer.

            • J’avais essayé aussi (je crois m’en souvenir)… Mais j’avais pas aimé et laissé tel quel…

              Car il n’y a plus de mystère. Le seul intérêt de cette photo c’est le contre jour opaque. Comme souvent : de suggérer les choses…

              Robert Doisneau avait dit :

              « Suggérer c’est créer : décrire c’est détruire ».

              L’Art Descriptif ; c’est immédiatement assimilable, facile, trop facile… On regarde et l’on passe à autre chose : on oublie immédiatement, les photo immédiatement lisibles.

              Par contre, lorsque le spectateur est obligé de faire un peu  (ou beaucoup) travailler son oeil et son cerveau, alors c’est la que l’image devient un support à l’imagination. Qu’elle acquière une vie propre. Qu’elle devient autonome.

              En passant  : c’est aussi pour cette raison je crois, que les image avec un joli bokeh sont aussi intéressante : l’arrière plan est juste évoqué : il en reste une bonne part à imaginer… (CF image ci-dessous)

              On est cerné part les photos descriptives : dans la pub, dans la plupart des supports… Il est rare de tomber sur des photo énigmatiques, qui ne se dévoilent pas immédiatement.

              Lorsque ça arrive, il y a une petite chance qu’on s’en rappel…

              • Et oui pour déboucher les ombres les portraitistes utilise des éclairages indirects sous différentes techniques et différentes combinaisons: Flash, réflecteur ex..

                Mais comme tous le monde je me suis amusé un peut avec le HDR et je me suis lassé assez vite, dans le test du Canon 5DSR JF à fait des photos à fort contrastes et là franchement le HDR aurai tous gâché: http://photoetmac.com/2015/09/eos-5ds-r-2

                Une dynamique importante du capteur oui mais c’est pas sa qui fait loin sans faut une belle photo

  2. Peut-on imaginer Canon sortir une mise à jour du firmware  du 80D afin d’exploiter un RAW Dual Pixel, comme pour le 5D Mk IV ?

  3. Super enfin avec cette techno on va enfin pouvoir rattraper les zones bouché ou surex comme sur les autres marques de boitier qui sont à plus de 12 ev depuis déjà au moins 5 ans.

    Maintenant que le seul grief que l’on pouvait vraimant reprocher à canon n’est plus, plus d’excuse  ;) la différence ce fera vraimant à la maitrise de qui est derrière le viseur.

  4. Tiens donc, voilà qu’on s’extasie ici sur des possibilités dynamiques étendues, alors que longtemps on a pu lire sur ce même site qu’il suffisait de savoir exposer correctement et qu’une photo « récupérée » n’avait pas d’intérêt artistique… Bref, qui peut le plus peut le moins, même en Canon

     

  5. De la dynamique supplémentaire est toujours bonne à prendre : même si je ne suis un professionnel de la photo, il m’est arrivé d’en prendre régulièrement dans le cadre professionnel. Il y est bien sûr question d’essayer d’obtenir de « belles » photos, mais l’aspect artistique n’est évidemment pas ce qui est prééminent. Dans ce cadre, la photo, c’est aussi -et d’abord – de l’information. Dans ce contexte -dans les limites du raisonnable certes ! – et parce qu’il s’agit de choses et d’instants qu’on n’est pas sûr (d’autant plus qu’on est dans un cadre horaire délimité) de pouvoir photographier ultérieurement, l’aspect « sécurité » que permet cette dynamique supplémentaire est un plus certain…

  6. Bonsoir,

    le DPR concernant l’amélioration de la dynamique est toujours bon à prendre. Mais plus sérieusement, sans avoir pu le tester en pratique bien que j’ai eu l’occasion de tester l’EOS 5D Mark IV in vivo à Perpignan au « Visa de l’image », le DPR reste du pur marketing! De tous les essais que j’ai pu voir sur ce soit-disant décalage du point de netteté en post-production, il n’en est rien en réalité. Il s’agit en fait d’une accentuation logicielle d’une zone hors champs du point de netteté réel. Néanmoins, l’option pourrait s’avérer intéressante sur le « bokeh shift » ou sur le « ghosting reduction »… sans oublier qu’il faudra alourdir le fichier du double de son poids (soit plus de 60 Mp)… À ne réserver que pour des situations très particulières…

    Le prix auquel coûte  cette version Mark IV, on est en droit de se demander si un EOS 5DSr ne serait pas mieux loti avec ses 50Mp ou si l’option « Pixel Shift Resolution » du Pentax X-1 ne serait pas une bien meilleure invention même si elle est inopérable au flash? (voir ce petit lien: http://redredphoto.com/blog/equipment/pentax-k-1-review-pixel-shift/)

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