Catégorie : zoom lens

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Nikon AF-S 24–70mm f/2.8E ED VR : accident industriel ?

Les tests s’enchainent et la plupart des testeurs sont très déçu par le récent Nikon AF-S 24–70 mm f/2.8E ED VR (stabilisé) proposé à 2374 €. Plus lourd, trop cher, trop long (avait-on écrit)… et même moins piqué que son prédécesseur ?

Alors : est-ce un ratage complet ? Ce serait vraiment catastrophique, car il s’agit du zoom de base des professionnels… Un petit tour chez DxO Labs devenu une nouvelle référence (depuis que DxO Marks s’est mis à jour avec le Canon EOS 5Ds R comme référence pour le piqué) vous en apprendre un peu plus :

Nikon 24-70mm f/2.8E Conclusion: Disappointing DxOMark scores : « Overall sharpness is down compared to its predecessor and slightly worse at the critical setting of f/2.8. While chromatic aberration has been improved slightly, it’s still far from good at the wider focal lengths. »

Pour Focus numérique (que je trouve souvent, un peu trop tendre avec Nikon) : « La qualité optique n’est absolument pas au niveau de ces ambitions. Le niveau de piqué et surtout le comportement de l’objectif sont très décevants. On en attendait beaucoup plus de Nikon. D’un point de vue optique, le nouveau Tokina et le Tamron font mieux. » Si eux écrivent ça, après avoir testé deux exemplaires différents, tant ils ont été surpris des mauvais résultats : c’est que ça craint vraiment pour ce modèle !

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Déjà que le « vieux » Nikon 70-200 mm f/2.8 est selon moi complètement « dépassé technologiquement » (vu qu’il s’agit en fait d’un 68-160 mm à la plus courte distance de mise au point)… Heureusement que Nikon possède encore quelques belles références par ailleurs (comme le 70-200 mm f/4 stabilisé, ou le très spécial et récent 300 mm f/4 stabilisé).

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Le plus grave selon moi : est qu’il n’existe chez Nikon, aucune proposition équivalente au Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM aux environs de 1000 € (qui fait quasi aussi bien que le Nikon f/2.8 stabilisé pour moins de la moitié du prix et beaucoup moins de poids)… Lire la suite.

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DxO Marks mises à jour avec le Canon EOS 5Ds R

Jusqu’à présent le comparatifs d’objectifs DxOMarks Lens présentait un intérêt limité pour les Canonistes. Car il comparait des objectifs montés sur des boîtiers de résolution différentes (D800E de 36 Mpix et Canon EOS 5D MkIII de 22 Mpix). Petit à petit le labo Français met à jour ses test avec l’EOS 5Ds R.

Le travail n’est pas fini semble-t-il… Mais déjà cela change un peu la donne, lorsque l’on compare les résultat en terme de « netteté brute, mais aussi de « DxOMark Score’… Je me suis amusé à un peu d’exploration, en me limitant aux montures Nikon, Canon et Sony :

 


D’abord le tableau comparatif ( http://goo.gl/5cSNNc ) des meilleurs objectifs selon « l’indice composite » DxOMark, qui regroupe plusieurs qualités : la netteté, mais aussi les autres qualités optique (distortion, vignettage, abérrations chromatiques)… Pour le rapport qualité prix, c’est à vous de voir car il n’est pas pris en compte.

Sur ce tableau je repère une de mes optiques préférés : le Sigma 85mm F1.4 EX DG HSM Canon en douzième position ce qui est remarquable (ce 85 mm est la plus piquée des optiques « accessibles financièrement » disons aux alentours de 800 € sur Amazon)… Vous disposez du prix de lancement de l’objectif à condition d’élargir votre fenêtre.

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Sinon, il faudra aller au Sigma 50mm F1.4 DG HSM A Canon qui a le bon goût de rester sous les 775 € sur Amazon et de disposer d’un AF (indice de piqué de 40)… Lire la suite !

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Vos cinq « bonne résolutions » photo pour 2016 !

Voici cinq bonnes résolutions photo, que je vous propose pour 2016. Pour un photographe comme pour n’importe qui, il est important de mettre un peu d’ordre dans ses projets et de s’organiser un peu…

Résolution n°1 : focalisez-vous sur deux ou trois projets photo, pas davantage ! Vous avez sûrement plein d’envies de photos en tête, plein de projets de reportages, plein d’idées en désordre… Mais ne tentez pas le diable, vous n’aurez pas le temps de tout réussir. Alors, triez, hiérarchisez et limitez vous à deux ou trois projets photographiques pour l’année… c’est déjà pas mal.

Mais réalisez-les totalement et allez au fond des choses… Un sujet photo réalisé à moitié n’intéresse pas grand monde. Par contre un de mes vieux ami qui a fait sa carrière de reporter en agence, explique à qui veut l’entendre, qu’un photographe qui réalise un sujet original « totalement »… décourage quiconque de « repasser derrière » pour le copier !

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Résolution n°2 : appliquez des notes, des légendes et des mot-clefs à toutes vos photos au fur et à mesure… Vous ne vous rendez pas encore compte, à quel point ce travail sera important, dans quelques années. Car dans 10 ans, vous ne serez jamais en mesure de revenir visionner l’intégralité des images des années précédentes, pour en « sortir » les meilleures ou les plus étonnantes… 

Par contre lorsque c’est « tout chaud » et encore « frais », vous pouvez aller directement aux meilleurs séries du jour, ou des jours précédents. L’éditing est souvent plus rapide « à chaud », un un second éditing sera plus efficace aussi plus tard (il ne se concentrera que sur les meilleures images qui ont étés sorties « à chaud »)…

Ne négligez pas l’utilisation de la « Reconnaissance automatique des visages » de Lightroom, combinée à des collections dynamiques bien conçues (par exemple : « les meilleurs portraits de Sharon entre 2005 et 2015 »)… Voilà un outil d’une efficacité exceptionnel, mais qui demande pas mal de « ressources processeur » et un peu de temps…

Résolution n°3 : exploitez « vraiment » les collections et collections dynamiques de Lightroom : la photo, ce n’est pas « une photo », mais des « Séries de photos » organisées dans un certain ordre… L’ordre, les « dialogues » et rapports (de couleurs, contrastes, formes, etc…) que vous établirez entre ces différentes photos, sont aussi importants que les photos elles-mêmes.

Les collections et collections dynamiques de Lightroom sont un outil fantastique pour concevoir et ordonnancer des « séries » d’images. Assurez-vous de les exploiter à fond : car elle sont votre premier sésame avant de passer au stade suivant : galeries web, impression de livres, expositions… Lire la suite.

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Mes conseils pour photographier les zombies

Réglages AF, réglages d’expo, choix des objectifs et de matos divers : voici tous mes conseils pour mieux photographier les zombies, en préservant votre sécurité… J’animerais d’ailleurs ce dimanche une conférence à 16h au Salon de la photo : « l’Art de photographier les zombies ».

Car il faudra vous y faire : les zombies vont progressivement envahir nos rues. Êtes-vous préparés en cas d’invasion zombie ? Il ne sera bientôt plus possible de les éviter, ni de les fuir (quoique certaines zones puissent être préservées)… Pour aller ou d’ailleurs, sur une planète totalement zombéifiée ? Alors mieux vaut apprendre tout de suite à vivre avec les zombies, à les photographier (vite et bien) et à y échapper. Les zombies studies : un véritable domaine scientifique. Je suis heureux d’apporter ma modeste contribution, en vous aidant à mieux les photographier, sans vous faire mordre !

Vos expériences et témoignages sont bienvenus en commentaires.

 


Viseur optique ou viseur électronique ? Utilisez absolument un viseur optique pour surveiller votre sujet en permanence, car le « retards » d’affichage de la plupart des viseurs électroniques risquent de vous coûter la vie… Ne parlons même pas des EVF qui par défaut affichent l’image dans le viseur après chaque déclenchement. De nombreux utilisateurs novices y ont laissé la peau car ils ignoraient que cet affichage pouvait se désactiver évidement… Mais souvent le désactiver ne suffit pas : la visée reste figée un dixième de seconde, ce qui peut s’avérer fatal.

Le viseur électronique ne sera supérieur au viseur optique que la nuit, dans le noir complet, ce qui ne sert à rien ! D’une part : il n’y a généralement rien d’intéressant à photographier, dans les situations ou l’on ne distinguerait rien du tout à travers un classique viseur optique…

D’autre part si vous êtes dehors en pleine nuit alors qu’il y a des Zombies dans le coin : c’est que vous êtes déjà mort ! Ou que vous êtes déjà vous-même un zombie qui ne supporte pas la lumière du jour…

En cette fin 2015, nous en sommes encore à la préhistoire du viseur électronique (Votre viseur électronique est-il… « dépassé » ?) : il est encore bien trop tôt pour s’en équiper !

 


Quel objectif choisir ? Utilisez de préférence deux zooms, dont un trans-standard… Idéalement montés sur deux boîtiers, car en présence de zombie il est délicat de changer rapidement d’objectifs (d’autant que les zombies sont attirés par tous les bruits métalliques à cause d’une mutation de leur oreille interne).

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Je recommanderais le 24-70 mm f/4 L IS USM de Canon, qui est plus léger (ce qui permet de fuir plus vite) et plus performant que ses homologues d’autres marques, pour un encombrement réduit : une merveille ! Après avoir utilisé ces dernières années plusieurs zoom trans-standard de diverses marques (24-70 mm f/2.8, 24-105 mm f/4 et 24-120 mm f/4), celui-ci est mon préféré de très loin.

 


Choisissez bien votre 70-200 mm f/2.8 : il vous sauvera la vie ! Un 70-200 mm f/2.8 me semble également obligatoire car les photo de zombie les plus intéressantes le sont à « l’heure bleu », lorsque la lumière décline… Certes le Canon est très cher, mais il est le plus performant de loin. Il n’existe pas de 70-200 m f/2.8 en monture Sony E.

Quand au Nikon, il est « dépassé technologiquement » et si vous souhaitez réaliser un portrait de zombie sans vous approcher trop près, vous serez coincé ! Car à la plus courte distance de mise au point, cet antique Nikon 70-200 mm f/2.8 s’avère être un 60-135 mm (avec des conséquences importantes sur le grossissement, notamment si vous comparez au Canon).

Tragique découverte pour ceux qui croyaient avoir acheté un 70-200, de découvrir qu’ils possèdent un 60-135 mm. C’est le phénomène dit de « focus breathing », dont je vous parlerais un jour (j’ai un article en préparation depuis 2 ans là-dessus)… Et certains 70-200 mm en souffrent plus que d’autres. Lire chez photo.net :

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Rabattez vous éventuellement sur les version f/4 des deux marques, si vous manquez de budget, mais oubliez tous les zoom télé à ouverture glissante. A signaler que Nikon se rattrape avec le Nikon 70-200 mm f/4 qui est spécialement réussi (avec un grossissement bien supérieur à la version f/2.8). Mais attention aux projections d’hémoglobine, car il n’est pas tropicalisé (étonnamment). Lire la suite

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Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3)

Dernier volet de notre test terrain du Canon EOS 5Ds R au Kenya. Aujourd’hui on parle de qualité d’image, de correction du bruit, de Lightroom, des objectifs… avant d’en arriver à notre conclusion. Le début du test est à lire ici en plusieurs partie :

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 1)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds.


Ne soyez pas trop obsédé par le contrôle « du bruit »

Je rencontre beaucoup de photographes qui n’impriment jamais leurs photos, mais ne supportent pas le moindre moutonnement lorsqu’ils les observent à 100%… Ce qui les conduit à « lisser » exagérément leurs images et à perdre d’indispensables sensations de matières et de textures… C’est le piège classique qui consiste à zoomer à 100% à l’écran, ce qu’il conviendrait de réserver à d’ultimes vérification et qu’il faudrait éviter le reste du temps.

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Lors de mes cours de Lightroom, j’explique aux photographes qu’il faut « afficher d’abord les images à 50% pour vérifier que l’on a ajouté assez d’accentuation… Puis, monter à 100% pour vérifier que l’on en a pas ajouté trop »… Dans le doute, imprimez à la taille souhaitée pour vérifier si la netteté est suffisante (et la plupart du temps : elle ne l’est pas). Ensuite vérifiez si le bruit est acceptable.

Lorsque votre image compte plus de 40 MPixels, cette bonne pratique est encore plus nécéssaire : évitez d’évaluer la montée du bruit systématiquement à 100 %…  Rappelez-vous que la taille relative du bruit, décroit au fur et à mesure que la résolution augmente. Car la structure du bruit reste constante à l’échèle des pixels : si le nombre de pixel augmente, alors le bruit devient « relativement » plus petit… Donc à taille constante d’impression : moins visible. Pour le comprendre, encore faut-il faire quelques impression de temps en temps. Ce que beaucoup de photographe ne font plus.

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Certes lorsque la résolution augmente, le capteur génère plus de bruit, au fur et à mesure que la taille des photosites diminue. Mais il est évident à chaque nouvelle génération d’appareils photo que «l’augmentation du bruit» causée (dans l’absolu) par la diminution des performances des photosites, est compensé par tout ce que l’on gagne en réduisant « la taille relative » de ce bruit…

Cette baisse de performance est aussi compensée par les progrès des capteurs qui années après années, conservent des performances assez constantes, malgré des photosites de plus en plus petits. La taille des photosites de l’EOS 5Ds R est de 4,14 µm, ce qui reste acceptable (taille équivalente à l’EOS 760D, qui est équipé d’un capteur APS-C de 24 Mpx). A propos du bruit de l’EOS 5Ds : consultez cette page intéressante

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Pour lutter contre le bruit, faites des progrès dans Lightroom !

La haute résolution est encore plus intéressante en RAW, à condition de bien l’exploiter dans Lightroom, en adaptant son post traitement au cas par cas selon la sensibilité ISO et le sujet. Lightroom permet aussi de corriger le bruit par zones (si nécessaire) tout en renforçant la netteté dans d’autres zone. Tout ceci est d’autant plus intéressant que l’on possède une forte résolution, capturant plus de détails… Même avec des objectifs peu performants, nous y reviendrons plus bas ! En effet, tous les objectifs (même les pires) progressent grâce à la haute résolution, notamment si l’on maitrise « un peu » Lightroom.

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Il faut aussi se rappeler qu’une fois imprimée, une photo semblera plus « douce » qu’à l’écran… Car l’encre d’impression se mélange toujours un peu à l’échèle microscopique, lissant un peu le bruit… Pour paraître bien nette « imprimée », votre photo devra donc être vraiment « très nette » à l’écran ! Trop nette éventuellement… Cela est encore plus vrai avec de hautes résolutions, de plus de 36 Mpix.  Lire la suite…

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Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 1)

Il y a trois ans de cela, j’avais publié un test terrain du Nikon D800 réalisé au Kenya (qui a vu un nombre de lectures impressionnant)… C’est au tour du Canon EOS 5Ds R de passer le test terrain au Kenya. A lire ici en plusieurs partie (patience pour la suite, que je publiais au fur et à mesure) :

Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 2)
Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya (partie 3)
Fiche technique : Caractéristiques du Canon EOS 5Ds R
Canon EOS 5Ds R : fichiers JPEG et RAW à télécharger

 

… et relire notre présentation initiale du Canon EOS 5Ds.

 


La prise en main : exceptionnelle

L’introduction est à lire ici. Entrons directement dans le vif du sujet… Le premier contact avec l’EOS 5Ds ne vous déroutera pas si vous connaissez les EOS 5D MkIII et les EOS 6D : c’est juste un plaisir ! Le revêtement de la poignée est ultra confortable, même lorsque l’on transpire en plein midi sous le soleil dans une jeep en attendant que les lions finissent leur sieste… Il y a longtemps que Nikon ne domine plus Canon en matière de finition et de confort de prise en main. Saisissez-le : c’est évident.

Je trouve l’ergonomie générale quasiment parfaite et j’ai adoré l’utiliser chaque jour pendant trois semaines. On ne chipotera que sur quelques menus détails. Le seul vrai regret est l’absence de la nouvelle « gâchette d’AF » apparue sur l’EOS 7D MkII (ce qui tendrait à démontrer que cet EOS 5Ds était dans les cartons depuis fort longtemps). Mais on peut personnaliser la touche M-fn pour améliorer le pilotage de l’AF.

La prise en main est très « sûre », y compris avec l’encombrant Sigma 120-300 mm f/2,8 DG OS HSM, qui s’est révélé fantastique lors de ce Safari. Je suppose d’ailleurs que l’utilisation avec des gants fins en hiver, ne posera pas de problèmes particuliers. C’est après un détour par ce genre de boîtiers, que l’on comprend à quel point la plupart de hybrides sont souvent très mal dessinés (à titre d’exemple, il aura fallu à Sony trois versions de A7 successives, pour trouver enfin une place à peu près convenable au déclencheur).

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Face à la Vallée du Rift, qui a vu nos ancêtres lointains « se lever » pour devenir des « hominidés »… Image prise par l’EOS 5Ds R. Je tiens mon EOS 6D à la main, monté avec le petit 70-200 mm f/4, qui parait presque minuscule… Les deux font la paire. J’ai aussi l’EOS 100D dans le sac à dos, il sert de bouchon d’objectif au EF 14 mm f/2.8 L. Vitesse 1/160 sec, Ouverture f/9, Sensibilité 100 ISO. Correction exposition -1/3 IL. Focale 24 mm. Objectif EF 24-70 mm f/4 L IS USM.

J’ai toujours préféré le design « plus arrondi » des Canon, moins gênant, moins carré, moins « accrocheur » lorsqu’on rentre ou sort son reflex rapidement d’un sac à dos par exemple. Le Canon EOS 5Ds (qui hérite bien entendu du mode silencieux des son ancêtre), sait même se faire « relativement discret » pour la street photo : débarrassez vous de la courroie de cou, ajoutez une minuscule courroie de poignet et équipez le d’un « pancake » comme le EF 40 mm f/2.8 STM, ou le récent EF 50 mm f/1.8 STM et c’est une petite merveille.

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Même s’il est un peu plus gros qu’un EOS 6D, franchement il n’est pas si gros… Face à un Sony A7R II qui est lui équipé d’optiques relativement encombrantes (contrairement aux objectifs Canon), l’ensemble ne parait pas « énorme ». Calculez le poids total d’un sac équipé de trois optiques « pro » dans les systèmes Canon EOS et Sony A7, et vous arriverez quasiment au même poids à la fin…

La finition des Canon est vraiment superbe depuis 3 ou 4 ans… Cet aspect « granité » est particulièrement adapté aux voyages salissants : les boîtiers se rayent moins facilement qu’à l’époque de l’EOS 5D MkII à la texture plus lisse. Lire la suite.

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Testé : ultra grand angle Panasonic 7-14mm f/4 ASPH G

S’il n’existait qu’une seule bonne raison d’utiliser un hybride micro 4/3 en complément d’un reflex, je crois bien l’avoir découverte… Et ce serait probablement : l’incroyable zoom ultra Grand angle «orthoscopique» Panasonic Lumix G VARIO 7-14mm F4.0 ASPH (de son vrai nom).

Il s’agit de l’objectif micro 4/3 le plus étonnant et le plus extrème qui soit… Probablement le plus sexy aussi ! Un objectif injustement méconnu, sorti en 2009 déjà… et dont vous n’avez pourtant pas souvent entendu parler. A relire : 

Mes objectifs micro 4/3 préférées, partie 1 : les grand angles et zoom grand angle.

Mes objectifs micro 4/3 préférées, partie 2 : zooms télé (stabilisé), +/-  équivalents à 70-200 mm.

Mes objectifs micro 4/3 préférées, partie 3 : Objectifs fixes  et Premiums

Il semblerait que Panasonic n’ait jamais assuré la promotion qu’il mérite, alors qu’il présente d’indéniables qualités : ouverture constante (f/4), bonne qualité d’image (globalement), poids de 300 grammes seulement et encombrement hyper réduits (vu la plage focale couverte)… Prix (parfois) raisonnable, du moins comparé à ses paires en APS-C et full frame.

Specifications Panasonic Lumix G VARIO 7-14mm F4.0 ASPH
Focale 14-28 mm (équivalent full frame)
Ouverture f/4 (soit environ f/8 en équivalent full frame)
Nombre de lamelle du diaphragme 7 lamelles arrondies
Construction 16 elements en 12 groupes dont 2 lentilles aspherical et 4 ED
Distance minimale de mise au point 25 cm
Dimensions 74 x 83 mm
Poids 300 grammes

Alors certes, il existe l’Olympus M.Zuiko 9-18mm f/4-5.6 ED (moins cher), mais l’angle de champs ne rivalise pas. Nous ne comparerons donc pas… Pas davantage de comparaison avec le M.ZUIKO DIGITAL ED 7-14mm f/2.8 PRO plus cher (dans les 1299 €) et plus lourd : 534 gr. (spécifications sur le site d’Olympus, diamètre 7,89 cm, longueur 10,58 cm). On est ici dans l’univers pro avec une ouverture constante à f/2.8. Mais à ce tarif autant viser le full frame non ?

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Plus léger, plus compact, car micro 4/3.

Presque tout le monde sait que l’on n’achète pas un micro 4/3, pour s’emmerder avec un viseur électronique. Les viseurs électroniques restent même l’un des principaux handicapes de ce système : en 2015 les meilleures EVF sont toujours de véritables horreurs : je ne comprends pas ceux qui prétendent le contraire… Dès que l’on travaille en plein soleil, on est « à l’ouest »… Et après quelques jours d’utilisation l’oeil se fatigue, à cause de la faible luminosité du viseur qui reste bien plus sombre qu’une scène ensoleillée ! Pas la peine d’insister davantage…

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Par contre on achète bien volontier un APN micro 4/3 (ce que j’ai fait en complément de mes reflex), pour profiter de la taille réduite des optiques Micro 4/3 : vous aviez déjà été bluffé par le zoom 12-32 livré en kit avec les Panasonic GM1, GM5 et GF7, dont la taille microscopique est hallucinante ? Vous serez encore plus impressionné par la taille de ce zoom ultra grand angle (du moins si vous connaissez déjà le zoom 14-24 mm de Nikon, ou le dernier né de Canon).

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Le capteur étant moins large (ratio 4/3 plus carré), le cercle optique peut être plus petit : la surface des lentilles est donc utilisée de façon plus optimisée (moins de gaspillage de verre et d’espace). L’idéal pour « gaspiller moins de cercle optique », serait même d’avoir un capteur carré. Ou mieux encore : rond ! Dans ce cas 100% de la surface des lentilles serait utile.  Lire la suite !

APN : Samyang
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Et pourquoi pas le Samyang 14 mm f/2.8 ?

Je n’avais pas encore eu le temps d’en parler, ni même de beaucoup m’en servir, mais voilà l’occasion. J’ai photographié ces cultures de sel tout à l’heure, au pied du Mt Agung avec mon Samyang 14 mm f/2.8. Franchement pour le prix, ce serait domage de se priver. 14 mm (Canon EOS 5D Mk2), 200 ISO, f/8, 1/40 sec.

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Bon, sinon pendant ces trois ou quatre derniers jours ou j’étais dans les iles, il s’est rien passé apparement ? Pas de Nikon Mirorless à l’horizon ? Il semblerait qu’une conférence de presse Nikon se prépare pour le 21 sept dans certains pays… Alors peut-être ça se prépare ? Bon et sur le front du Mac Pro ? Toujours rien ? Là ça devient inquiétant. Plutôt passer sur Windows que de bosser sur iMac !

 

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