Catégorie : zoom lens

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Sigma 135mm f/1.8 HSM ART : la nouvelle arme absolue ?

Ne cherchez pas plus loin, si vous avez envie de l’objectif à portrait ultime : c’est probablement vers le Sigma 135mm f/1.8 HSM ART qu’il faudra vous tourner…

Ecouter à ce propos le passionnant test vidéo réalisé par l’excellent Dustin Abott (enfin un photographe Youtuber qui ne soit pas « insupportable ») : Sigma 135mm f/1.8 HSM ART | Final Review, lire aussi son test sur cette page. Rappelons que ce modèle avait précédemment été encensé par Lens Rental : Sigma 135mm f/1.8 Art testé par Lens Rental.

La première question qui viendra à l’esprit des adeptes de la série Sigma Art (et vous savez que j’en suis Sigma 24 mm f/1.4 Art : mon objectif préféré), c’est : dois-je choisir ce 135 mm ? Ou plutôt le 85 mm f/1.4 qui est probablement l’objectif le plus piqué au monde ? Et pour les Nikonistes : peut-être le AF-S Nikkor 105mm f/1.4E ED ?

Relire à ce propos : j’ai testé le Sigma 85mm F1.4 DG HSM Art : grandiose  ainsi que Sigma 85 mm f/1.4 Art meilleur objectif au monde et aussi : Le Sigma 85mm F1.4 DG HSM Art, domine-t-il le monde ?

Avant de parler piqué et aberrations chromatiques, il faut savoir que le 135 mm est un peu moins encombrant que le 85 mm, qui est vraiment énorme. Un peu trop énorme pour voyager avec confortablement, me semble-t-il… Rien que ce paramètre me ferait préférer le 135 mm.

D’après les premiers tests de Dustin Abott (menés sur un seul exemplaire) : si son 135 mm est un peu moins « ultra piqué » que le 85 mm, il produit par contre « zéro aberrations chromatiques »… Ce qui pourrait lui donner un certain avantage dans le monde réel ». Par ailleurs le vignettage de ce 135 mm est exceptionnellement faible, probablement grâce à sa lentille frontale extrêmement large. Lire la suite…

ACTU : matos photo, divers
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Matos incontournable que j’emmène en voyage photo

Cette petite liste « à la Prévert » pourrait servir de « pense bête » avant le départ, par exemple lors d’un de nos voyages photo (destinationphoto.com). Bien entendu, il y a plusieurs façon d’envisager l’équipement idéal pour un voyage photo…

Mais voici déjà la mienne… Avant de lire ceci, faite un détour par : Qu’y a-t-il dans mon sac photo ? mais aussi par : Match : reflex Full Frame à viseurs optiques 2016.

Disque SSD 2,5 pouces de stockage (nu) – En voyage, si le SSD Interne de mon Macbook Pro est plein (il l’est), j’utilise exclusivement des SSD externes pour stocker les originaux (et c’est vrai que j’ai besoin de place car je shoot pas mal) : un système idéal combiné aux « aperçus dynamiques » de Lightroom.  Placez ce disque SSD (achetez-le nu),  dans un boitier USB3 de type Storeva Klik (24,99 €).   Lire la suite…

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Pratique : moins de 5 secondes pour déclencher !

En reportage, en voyage, en sport et dans pas mal de circonstances : si vous souhaitez saisir la vie, « l’instant décisif » : il vous faudra être prêt à déclencher en moins d’une seconde…  Revue de quelques détails, qui n’en sont pas !

Relisez d’ailleurs avant tout : quelques bêtises que l’on entend régulièrement… Ceci fait, passons maintenant en revue quelques « réglages » et « actions » qu’il faudra savoir réaliser en moins de 2 seconde ! On commence par le plus simple et le plus évident :

1 – Prise en main et visée en moins d’une seconde : il faudra en moins d’une seconde être capable de porter votre reflex au niveau de l’oeil, cadrer instantanément et « déclencher d’instinct »… Relire : Mes 20 conseils pour améliorer vos photos de rue.

Pour cela votre appareil doit rester en permanence en position « On » et allumé (avec la mise en vaille automatique réglée sur 5 minutes), jamais éteint… D’ailleurs, je n’éteins jamais mon appareil, chaque soir je le laisse dans mon sac en position veille : les batteries ne se vident pas (seule exception, lorsque j’utilise le GPS Interne, je préfère l’éteindre si je ne l’utilise pas quelques heures). Lire la suite…

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Voyage photo au Japon du 11 au 20 mai 2018

Ce rapide petit mot pour vous communiquer les dates de notre prochain voyage photo de 10 jours au Japon : du vendredi 11 au dimanche 20 mai 2018… Nous passerons par Tokyo (3 jours), Kyoto et ses environs (3 jours), puis Osaka (2 jours). Le prix hors vol international sera de 3165 € TTC sur la base d’un groupe de six (nombre de participants maximum). Sont inclus : tous les transferts, hôtels, petits-déjeuners et repas (à l’exception de 4 repas libres).

Notre agence de voyage agréée vous proposera un vol international au départ de paris à Partir de 925 € TTC. Possibilité d’autres villes de départ : Genève, Bruxelles, Francfort, etc… nous consulter.

Et le plus important : inclus bien entendu, chaque jour l’assistance et les conseils photo de votre serviteur. Moment exceptionnel : lors de notre séjour à Kyoto, nous vous proposerons une séance photo avec une authentique Geisha : un privilège rare qui pourrait vous marquer… Partout lors de nos visites, nous irons à la rencontre des Japonais et des Japonaises, qui partagent souvent avec vous cette même passion pour la photographie…

Nous repasserons par les endroit que j’ai le plus aimés au Japon et que je connais bien… Et je vous ferai profiter de mon expérience pour les photographier, assisté en cela par Sharon qui s’occupera de notre logistique et par  notre guide local durant notre passage à Kyoto. Au delà d’un voyage photographique « avec un photographe », nous vous invitons à vivre une expérience humaine et culturelle, intense, surprenante, joyeuse et même envoûtante… Lire la suite…

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Pour progresser : cherchez les contre-jours

Je me souviens de conseils que l’on donnait aux photographes débutants dans mon enfance : évitez les contre-jours… Il est vrai que bien exposer une image à contre jour, en argentique dans les années 70 relevait du « coup de bol ».

Par volonté de contradiction, j’ai pourtant souvent essayé les contre-jours à l’époque argentique… En me plantant la plupart du temps ! J’essayais de me débrouiller comme je pouvais pour échapper aux erreurs d’exposition : en braketant systématique (avec 3 diaph d’écart) pour commencer (du moins à partir de 1992 lorsque j’ai eu un Canon EOS)… Ensuite en ajoutant du flash « fill-in » parfois (lorsque le sujet le permetait). Ou même un réflecteur pour déboucher le premier plan avec plus ou moins de succès… Mais ce que je n’ai pas compris tout de suite, c’est qu’il fallait mieux « accepter le contraste », pour l’exploiter. C’est d’ailleurs pour cela que la « dynamique » de mon capteur m’importe peu : il y en a toujours assez !

Aujourd’hui en numérique tout est plus facile… Les fichiers RAW (même les pires, comme ceux des compacts) disposent d’une dynamique tellement immense (plus que suffisante)… L’écran est là pour vous permettre de vérifier vos images immédiatement. Le bracketing est extrêmement facile à mettre en oeuvre (plus facile chez canon que chez Nikon soit dit en passant). On peut choisir de « braketer » sur 2, 3, 5 ou 7 vues… Et bien entendu la correction manuelle d’exposition est plus accessible à tous.

Et enfin pour compléter cet ensemble d’outils très puissants : Lightroom est là pour vous aider à faire le tri (surtout si vous prenez 1000 images par jour, dont parfois un bon tiers à contre jour, en ce qui me concerne – Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? )… Et en post traitement, il est devenu facile « d’ajouter un peu » les contrastes. Ce qui n’est pas un « petit détail » dans cette histoire. Mon conseil du jour est donc : osez le contre jour. Il en restera toujours quelque chose…

Donc, ne craignez pas de rater : au contraire c’est en ratant que l’on progresse… La photo doit rester « instinctive », elle nécessite un certain « lâcher prise ». Dernier conseil : si vous voulez pratiquer confortablement l’Art du contre jour : fuyez les viseurs électroniques, totalement incapables de restituer « ambiance d’un contre jour » au moment du cadrage.

Sélection de quelques images « à contre jour », que j’ai réalisé lors de nos derniers voyages photos… Ou j’enseigne à qui s’y intéresse « l’Art du contre jour » : www.destinationphoto.com…  Par ici pour lire la suite.

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Les objectifs utilisés par Stanley Kubrick

Stanley Kubrick était un génie du cinéma, mais aussi un photographe… « Plutôt perfectionniste, il lui arrive de prendre plusieurs centaines de clichés pour réaliser une seule photo », rapporte Wikipedia dans sa biographie.

Relire d’ailleurs : Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? A ma connaissance, tous les grands photographes prennent (et prenaient) beaucoup d’images (mais refermons cette parenthèse)… Visionnez cette passionnante vidéo ou il est question des objectifs utilisés par Stanley Kubrick. Lire la suite…

APN : Sony
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The Sony a9 Is a Sports Camera Without Sports Lenses

Nous avons tous étés impressionnés par les caractéristiques du Sony A9 annoncé hier, mais une hirondelle ne fait pas (à elle seule) le printemps. Voici un autre point de vue : « The Sony a9 Is a Sports Camera Without Sports Lenses« .

« The a9 spec sheet firmly places it in the 1D X Mark II and D5 realm, the sports shooters, the birders, the photojournalists. And what do they all have in common? They use some of the most extreme lenses out there: the 200mm f/2, the 400mm f/2.8, etc. Sony has yet to touch the prime supertelephoto market with the E-mount, yet they’ve released a camera aimed squarely at photographers for whom such lenses are practically a job requirement. It’s a bit of a riddle at the moment. I wish they had gone the Fuji route and released a full complement of lenses to match the intended purpose, and perhaps those are on the way, but for now, the a9 feels a bit like a gourmet meal with no silverware to me. » Lire la suite…

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Nouvelle star : Tamron 70-200 f/2.8 SP Di VC USD G2

Après en avoir testé 10 exemplaires : Lens Rental est fan du nouveau Tamron 70-200 f/2.8 SP Di VC USD G2 : qui semble en passe de « révolutionner la donne » ! Allez lire leur test c’est édifiant, extrait et rappel des prix : 

« When you consider that it sells for a very reasonable $1,300 compared to $2,800 for the new Nikon 70-200 f/2.8 FL ED VR, $2,100 for the Nikon 70-200 f/2.8 VR II, and $1,900 for the Canon 70-200 f/2.8 IS II lens, well, it seems worth evaluating. So we decided to put ten copies on our optical bench and take a look, even though 70-200mm zooms are a pain to test. »

C’est une excellente nouvelle pour nos amis Nikonistes : qui seront peu, à pouvoir aligner les 3000 € nécessaires pour s’offrir l’excellent nouveau modèle… Et encore moins à accepter de claquer 2000 € pour un modèle dépassé (souffrant d’un important focus breathing)… Relire : Tamron 70-200 f2.8 G2 meilleur que le Nikon 70-200 f2.8E ? Mais aussi excellente nouvelle : pour la majorité des Canonistes…

Car ce nouveau Tamron (pas cher), rivalise avec le modèle Canon (sorti en 2010)… Sauf pour la question du Focus Breathing : le Tamron est en effet affecté par ce défaut, alors que le Canon ne l’est pas du tout. Lire la suite…

APN : Nikon
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Tamron 70-200 f2.8 G2 meilleur que le Nikon 70-200 f2.8E ?

D’après un essai terrain, le Tamron 70-200 f2.8 G2 serait plus recommandable que le Nikon 70-200 f2.8E pour  1500 $ de moins. Mais que reste-t-il à Nikon, si ils continuent à faire des objectifs lourds, trop chers et peu convaincants comme le dernier Nikon AF-S 24–70 f/2.8E ED VR ?

Et si leur nouveau 70-200 mm haut de gamme… peine à convaincre ? Après un précédent modèle, vertement critiqué à cause de son Focus Breathing… Si ils dépendant de Sony pour les capteurs de leurs prochains modèles ? Bref, ou va Nikon ? Sony ne fournira plus ses meilleurs capteurs (à Nikon) ? Relire : Quels capteurs, équipent les reflex Nikon ? et si Tamron et Sigma vendent leurs objectifs à la place de Nikon aux photographes les plus ambitieux ? Quatre nouvelles bombes Sigma… à venir !

Si les professionnels passent majoritairement en Canon ? Appareils et marques qui ont gagné le World Press 2017. Si Nikon est incapable de produire les appareils qu’ils nous promettent ? « Nikon Extraordinary Loss » et annulation des Nikon DL… Si ils ne place,t que 2 reflex dans le top 8 des modèles les plus vendus ? Statistiques : Fuji et Sony ne « pèsent quasiment rien » ? Si ils persistent à proposer une colorimétrie fantaisiste ? Réparez la colorimétrie défaillante ( ! ) de vos… Nikon… Si ils lancent une gamme entière pour l’abandonner quelques années plus tard ? Nikon va-t-il arrêter la gamme Nikon One ?  Lire la suite…

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Après un zoom trans standard quel second objectif ?

Voilà une grande question, que s’est déjà posé tout photographe débutant… Et même tout photographe expert, dans la variante : « en plus de mon zoom trans-standard, quel (s) objectif (s) emporter sur le terrain » ?

Je vais modestement tenter de vous donner ma vision des choses dans la cadre du reportage en voyage… Mais il peut évidement exister d’autres vision des choses que celle-ci. Déjà, avant même de parler d’un second objectif, revenons rapidement à la question du premier objectif…

Généralement je choisi par soucis de polyvalence : un zoom équivalent à 24-70 mm f/4 (en 24-36 mm). Car il représente le meilleur compromis qualité, polyvalence, poids, encombrement : spécialement le Canon EF 24-70 mm f/4 stabilisé, qui reste sans aucun équivalent chez d’autres marque (le troisième à droite ci-dessous – A comparer au 24-70 mm f/2.8 Nikon à droite, que je considère trop encombrant pour voyager confortablement. Même reproche au 24-120 mm et 24-105 mm).

Mais certains préféreront éventuellement comme objectif de base, un autre type de zoom (plus long, ou même plus large comme le Sigma 24-35 mm, ou plus qualitatif avec une ouverture à f/2.8 constante). Ou encore un objectif fixe : il y a les fans du 35 mm, du 50 mm, ou même du 40 mm (que je préfèrerais si on m’obligeait à me contenter d’un seul unique objectif). Relire : Qu’y a-t-il dans mon sac photo ?

L’objectif fixe unique : c’est aussi une solution très formatrice, mais très exigeante et tellement moins pratique qu’un zoom… Je dois vous dire que c’est avec un objectif fixe, que j’ai appris et pratiqué la photo durant mon enfance… Jusqu’à ce que j’ai une vingtaine d’année et que ça m’a plutôt réussi. Aurais-je apris de la même façon avec un zoom ? Je ne sais pas…

Petite précision technique avant de commencer : toutes les focales que je vais évoquer ci-dessous, le sont en « Full Frame » : équivalent 24×36. Car pour moi, la « vraie photo » en 2016 : c’est « au Full frame » et rien d’autre… Notamment car on ne manque pas de solutions performantes et presque économiques en Full Frame pour débuter « sérieusement ». Par exemple : le Canon EOS 6D (à prix cassé en attendant son remplaçant), ou le Nikon D750 (sous réserve de trouver le bon zoom trans-standard)…

Et beaucoup de boîtiers d’occasion, comme les Canon EOS 5D MkIII, ou même MkII (bien que un peu dépassé en 2016, je l’ai utilisé avec bonheur durant plusieurs années et réalisé des images fantastiques avec). Mais vous pouvez aussi débuter en APS-C ou en Micro 4/3 :

> Alors, si vous optez pour un boitier à capteur APS-C : vous devrez diviser les focales dont je parle par x1,5 (et par x1,6 pour Canon), afin de connaitre la focale que vous devez acheter en APS-C. Par exemple : il faudrait un 16 mm en APS-C, pour obtenir le 24 mm dont je parle ci-dessous.

> Et diviser par x2 pour le micro 4/3. Par exemple il faudrait un 12 mm en micro 4/3, pour obtenir le 24 mm dont je parle ci-dessous.

> Tout ça sans oublier de faire la division équivalente pour la profondeur de champs (relative à une ouverture donnée) : afin de connaitre l’équivalent que l’on obtiendrait en Full Frame… Par exemple il faudrait une ouverture de f/1.4 en micro 4/3, pour obtenir un résultat équivalent à une ouverture de f/2.8 en 24×36 dont je parle ci-dessous…

Ci-dessous : une image réalisée au 24-70 mm f/4, qui m’a permit de réagir très vite alors que je n’avais pas de recule, ni le temps d’organiser la scène :

Premier cas de figure : vous souhaitez vous limiter à deux objectifs seulement  –  Et bien dans ce cas-là, mon choix irait sans doute vers une focale fixe un peu longue et à grande ouverture si possible… Par exemple un 85 mm à f/1.4, ou f/1.8. Ou encore vers ce merveilleux petit EF 100 mm f/2 (dès 450 €) : si léger, performant et compact.

Il est aussi possible d’opter pour un 100 mm f/2.8 macro, ou un 135 mm f/2 macro. Ce type d’objectif ne servant pas seulement à la macro (que je pratique pas), mais devient aussi un fabuleux objectif à portraits.

On peut aussi opter pour un télé-zoom pas trop lourd, comme le 70-200 mm f/4. Mais les résultats ne sont pas comparables à ceux par exemple d’un 85 mm f/1.4.

Pas mal de gens vous recommanderont un 50 mm ou un 35 mm f/1.4… Pourquoi pas, mais c’est un peu une tarte à la crème de la photo. Je trouve ça assez chiant les photos faites au 35 ou au 50 mm. En tous cas, vous verrez moins la différence entre votre zoom en position 35 ou 50 mm et ce second objectif, que si vous optez pour un « petit télé » comme un 85 mm (surtout si vous le choisissez à f/1.4). Lire la suite…

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Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ?

Lorsque je reviens d’un beau voyage (tous les voyages ne sont pas obligatoirement réussis), je fais le compte de mes images et je divise, par le nombre de jours passés…

Et je constate en général : que pour un « beau voyage », j’aurais pris entre 500 et 1000 photos par jour. Vous trouvez que c’est beaucoup ? Et même, beaucoup trop ? Certains s’étonnent qu’il me soit nécessaire de shooter autant que cela, pour parvenir à un résultat qui me plaise… Surtout depuis le temps que je fais de la photo ! Et bien je suis persuadé que c’est pourtant nécessaire et plus les années passent et plus je prends de photos. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’expliquer : pourquoi je crois il est nécessaire de shooter « autant que cela »… Voici mes raisons : 

1 – La créativité est comme un « muscle » : qu’il faut entrainer… Et c’est en essayant et en essayant encore : que vous trouverez de nouveaux angles, de nouveaux cadrages et de nouvelles idées. Ne me faites pas croire que c’est « dans la tête », que l’on peut « visualiser » une idée de photo… Non, c’est en tentant de la réaliser : en vrai grandeur.

Certes, après quelques années de cet entrainement : vous serez peut-être capables (comme moi) de « réaliser virtuellement » des images dans votre tête. En sachant exactement ce que donneront tel ou tel choix de focale, d’ouverture et de correction d’exposition… Mais pour arriver à ce stade de maitrise : il faut avoir pris des milliers d’images pendant des années. Et ce n’est pas parceque j’ai une vague idée de ce que donnera la photo, que je m’épargne la peine de la faire, quand même… Il y aura toujours une différence entre ce que l’on croit que la photo sera : et ce qu’elle est vraiment.

2 – Le jour ou vous serez face à une situation urgente, au moins vous serez prêt à déclencher… Vos réglages, vos cadrages, votre choix de focal, tout cela sera devenu un automatisme : un travail d’instinct ! Car vous vous serez beaucoup entrainé (à raison de 1000 photos par jour, éventuellement inutiles pour 99% d’entre elles). Tout ça, pour le jour ou vous serez face à un véritable sujet intéressant !

Et ce jour là, vous verrez que votre entrainement aura servi à quelque chose. Car vous serez beaucoup plus efficace, rapide et créatifs, que quelqu’un qui aura déclenché de façon trop mesurée lorsqu’il n’y avait pas grand chose à photographier.

Par ailleurs votre workflow sera fluide et bien rodé : cartes mémoires disponibles, batteries et batteries de secours pleines, procédure de déchargement et de sauvegardes : rien ne vous surprendra… Vous serez comme un soldat capable de démonter et remonter son arme dans le noir. Lire la suite…

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Du bonheur de shooter au EF 100 mm f/2.8 stabilisé

Notre voyage photo à Hong Kong 2017, s’est terminé samedi… Merci aux six participants pour leur enthousiasme et leur courage (on a pas mal marché). J’aime toujours autant Hong Kong, que je trouve d’une richesse incroyable.

Même au Japon, il est difficile de trouver en une seule journée, autant de contrastes et de sujets photos aussi différents. Cette année, j’ai fait le pari de laisser un peu mon EF 70-200 mm f/4 au repos… Et j’ai préféré une solution plus légère : le Canon EF 100 mm f/2.8 L IS USM Macro.

Alors évidement il est moins polyvalent, mais plus compact, plus léger, plus piqué et plus lumineux… Et le passer de mon Canon EOS 5Ds R à mon minuscule EOS 100D, me permet de bénéficier d’une « sorte de zoom virtuel ». En effet, il se transforme en 160 mm (coefficient de x1,6 sur l’EOS à capteur APS-C). Certes, pas de quoi remplacer totalement un EF 70-200 mm f/4 : mais de quoi bénéficier d’un peu de souplesse. Je ne pourrais me passer d’un APS-C en voyage, en complément de mon Full Frame.

De l’autre côté du « spectre des focales » utiles en ville, j’ai par ailleurs souvent préféré mon Sigma 24 mm f/1.4 Art, à mon classique zoom EF 24-70 mm f/4… Voilà une solution intéressante, que je recommanderais plutôt à ceux qui ont déjà photographié une ville sous « toutes les coutures », comme c’est mon cas à Hong Kong. Lorsque j’arrive pour la première fois sur un sujet, j’ai par contre du mal à me passer d’un zoom « trans-standard ».

Ici encore, j’ai eu la solution de transformer mon 24 mm en 38 mm, lorsqu’il est monté sur le Canon EOS 100D (APS-C)… Pendant que mon 100 mm est monté sur le boitier Full Frame. 

En tous cas, avec ces deux optiques fixes (24 mm et 100 mm) et ces deux boîtiers (APS-C et Full Frame) : j’ai presque l’impression de pouvoir tout faire. Pour résumer : je dispose en effet de quatre focales utiles : 24 mm, 38 mm, 100 mm et 160 mm… Ajoutez-y éventuellement un pancake EF 40 mm f/2.8 (pas cher et minuscule), donc un 64 mm aussi… et vous n’avez besoin de rien d’autre ! 

Pour revenir au Canon EF 100 mm f/2.8 L IS USM Macro, il est incroyablement piqué et la stabilisation est étonnamment efficace… Je ne fais pas trop de macro par ailleurs : je l’avais acheté pour numériser des diapos surtout ! Quelques exemples de photos prises à Hong Kong cette semaine :

Au fait : le prochain voyage photo à Hong Kong se déroulera du vendredi 05 au samedi 13 janvier 2018. Et il y a déjà deux ou trois inscriptions… Attention n’attendez pas le dernier moment : car il est limité à 8 places. Détails et programme ici :

http://photoetmac.com/2015/11/voyage-hong-kong/
http://www.destinationphoto.com

Si vous n’avez jamais participé à un voyage photo, commencez par celui-ci… Lire la suite.

Lire la suite…

APN : Canon
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10 points pour choisir : Panasonic GX80 ou Fuji X-T10

Un de nos lecteurs m’écrivait hier pour que je l’aide à se départager entre le Fuji X-T10 et le Panasonic GX80… Je lui ai expliqué que ma préférence irait vers le Canon EOS M5, qui n’entre malheureusement pas dans son budget…

Du moins à court terme… Car il est probable que rapidement le prix du Canon baisse. Toujours est-il qu’en attendant, c’est pour beaucoup de photographes : entre le Fuji X-T10 et le Panasonic GX80 que se joue la match du « bon choix » si l’on recherche un hybride récent, compact et pas trop cher… Voici mes arguments, plutôt en faveur du Panasonic (à défaut de pouvoir s’offrir le Canon EOS M5). Relire : 

Prise en main : Panasonic GX80 enfin un hybride efficace

Qu’y a-t-il dans mon sac photo ?

A propos du Canon EOS M5 : le commentaire du jour

15 raisons de craquer pour le Canon EOS M5

Le Canon EOS M5 débarque enfin : alors heureux ?

MISE AJOUR (LUNDI 28 NOV.) : le lecteur qui m’avait écrit car il hésitait entre ces deux modèles (ce qui avait motivé l’écriture de cet article), m’a tenu au courant et à fait son choix, après deux jours de réflexion. C’est finalement le Panasonic GX80 qui l’a emporté… Voici pourquoi (lire en bas de page) :  

 


1 – Encombrement : avantage Panasonic GX80. Avec son 12-32 mm (équivalent 24-64 mm), c’est le bien Panasonic GX80 qui reste le plus compact (surtout dans la profondeur)… Ce petit zoom (sorti pour le GM1 initialement) est génial, stabilisé et plutôt bon ! Même si au niveau poids, le GX80 est assez lourd et ne l’emporte pas. Notez bien (au passage) que le Canon EOS M5 reste tout aussi compact que ses deux challengers ;-) Allez, hop : un petit tour chez : Camerasize.com

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Et avec le EF-M 15-45mm f/3.5-6.3 IS STM, qui n’est étrangement pas référencé chez Camerasize : 

canon_eosm5_panasonic-gx80_fuji_xt10_corrige-copie_15-45

 


2 – Qualité image : égalité… De ce point de vue, avantage évident pour les 24 Mpix du Canon EOS M5… Et de loin surtout si l’on prend en compte la couleurs (aucun fabricant n’est encore parvenu à égaler Canon du point de vue de « l’agrément » des couleurs en toutes circonstances selon moi… ).

En dehors du passage à 24 Mix (qui semble plus long à venir pour les capteur Micro 4/3) : à résolution égale l’avantage donné par un capteur APS-C, me semble assez théorique. Il subsiste assez peu de peu de différence qualitative entre un capteur Micro 4/3 de 16 Mpix… et un capteur APS-C de 16 Mpix. Comme semble le démontrer ces tests de DPreview, ou l’on voit que c’est parmi les « petits boitiers », toujours le canon EOS 100D (SL1) qui semble tenir l’avantage. Devant le Panasonic et devant le Fuji) : 

canon_eosm5_panasonic-gx80_fuji_xt10_qualite

 


3 – Stabilisation : « gros » avantage au Panasonic GX80.  Et effet sa stabilisation est double : objectif + capteur. Donc plus performante que celui du Fuji, dont le capteur n’est pas stabilisé. Seuls certains objectifs le sont mais attention : pas tous !

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4 – Ecran : avantage au Panasonic GX80. Le GX80 possède un écran tactile, mais pas le Fuji. Moi ça me sert à rien, mais c’est assez sympa quand même dans certains cas… Et lors de la revente de votre appareil dans 2 ou 3 ans, cela comptera, car tous les appareils en disposeront.

fujifilm-x-t10_-copie-copie

 


5 – Suivi AF : avantage au Panasonic GX80. L’AF Panasonic est plus performant que celui du Fuji, qui n’a jamais été leur fort (du moins sur la génération du X-T10). 

 


6 – Ergonomie : avantage au Panasonic GX80.  L’ergonomie du GX80 m’a semblé bien plus compréhensible que celle du Fuji (qui est une sorte de cauchemar selon moi). Les deux son très en retard derrière Canon, mais l’ergonomie Fuji c’est l’enfer à expliquer aux débutants… Il y a plein de pièges !

Il en existe aussi quelques un chez Panasonic… Par exemple l’activation de l’obturateur électronique, lorsque le Mode silencieux est activé, qui vous interdit les pauses longues, sans qu’une explication apparaisse.

 


7 – Colorimétrie : avantage au Panasonic GX80. Si vous ne shootez que en JPEG : le Fuji ne serait pas forcément le meilleur choix d’après cette (longue) vidéo : The Great JPEG Shootout! (Canon, Nikon, Sony, Fuji, iPhone, Pentax, Olympus, Panasonic)

Que j’ai regardé jusqu’au bout et qui confirme l’avantage de Canon et Nikon lorsque l’on fait des photos “tout auto” en JPEG, Balance des blancs Auto et sans aucun traitement photoshop ou RAW derrière (ce qui est la situation des amateurs et des photos de famille).  C’est pour ça que si vous voulez de vrais belles couleurs sans efforts : prenez le Canon EOS M5…

Par contre cette vidéo a ses limites : ils n’ont pas testé par beau temps et là le Nikon n’est pas le meilleur (Réparez la colorimétrie défaillante ( ! ) de vos… Nikon relire notre revendication par rapport aux bleu Nikon, pour le moins folkloriques.). Lire la suite…

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Test du Nikon 70-200mm f/2.8E FL ED AF-S VR… Un grand ouf !

Retour aux affaires (tout doucement) après une vingtaine de jours de voyage en Inde ! Heureusement, il ne s’est pas passé grand chose d’intéressant au niveau actu photo, durant tout ce mois de novembre… La nouvelle de ce mardi, est un premier test du Nikon 70-200mm f/2.8E FL ED AF-S VR, par Lens Rental

Le site précise qu’il ne s’agit « que » d’un test de netteté pour le moment. Heureusement : le nouveau venu est bien meilleur que son prédécesseur (spécialement au 135 mm)… Et se paye même le luxe d’égaler (voire de dépasser légèrement), le Canon 70-200 mm f/2.8 actuel… A ce prix, on n’en attendait pas moins ! Ouf, la catastrophe du dernier Nikon 24-70 mm f/2.8 semble avoir été évitée :

« The 70-200mm VR II was at its worst at 135mm, and the new lens just mops the floor with it in the middle of the zoom range. It’s not just hugely sharper in the center; it’s sharper 2/3 of the way to the edge of the image than the old one was in the center. Now I know a LOT of people use their 70-200mm lens just as a 200mm lens, but honestly, if you ever visit the middle of the zoom range, you will notice this difference. It’s night and day. » La suite chez : Lens Rental… Lire la suite : Nikon 70-200mm f/2.8E FL ED AF-S VR : enfin un vrai 70-200 mm.

APN : Canon
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Canon EF 16-35 mm f/2.8L III : meilleur zoom grand angle ?

Récement, le fameux site américain Lens Rental a testé le dernier Canon EF 16-35mm f/2.8 L USM III… Leurs conclusions sont que ce zoom serait le meilleur zoom grand angle actuel. Rien que cela ! Lire ce petit extrait pour vous en convaincre : 

« This summary is quick and simple. From a resolution standpoint, the Canon 16-35mm f/2.8 Mk III is the best f/2.8 wide-angle zoom available. You might be better served with the f/4 IS and some money in your pocket. There are also some very good wide-angle f/2.8 zooms available from third party manufacturers that are a lot less expensive and might offer more bang-for-the-buck. But if your style of photography needs the highest resolution you can get with a wide-angle lens, well this is it. I don’t use a wide-angle zoom all that often, but when I do, it will be this one. » Lire la suite…

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Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes !

Lorsque je voyage avec des élèves photographes (voir nos voyages photos), je repère assez vite les mauvaises habitudes, que beaucoup acquièrent (sans s’en rendre compte) en travaillant trop souvent seuls dans leur coin…

Je vous propose en ce beau dimanche : un petit florilège de mauvaises habitudes que vous aurez tout intérêt de combattre pour réaliser des progrès. Dans les conseils possible : il y a ce qu’il faut faire… Et ce qu’il fait cesser de faire ! Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

Cessez de croire que le mode M donne du talent : ne perdez pas votre temps avec le mode M, utilisé en toutes circonstances sans réflexion… Le Mode M est à réserver à des cas particuliers : studio, images nocturnes, circonstances ou la lumière ne change pas. Et quelques autres.

Mais le reste du temps, le Mode M vous aidera surtout à rater cet « instant décisif » qu’il est urgent de saisir, avant que l’instant ne s’envole… Car le Mode M c’est trop lent !

La photo est d’abord « affaire de réactivité » et votre voisin qui travail en Mode P, est beaucoup mieux armé pour être réactif ! Par contre je vous engage à essayer de temps à autre : le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant. Par exemple en vidéo, mais pas seulement…

Landscape, Ladakh Himalaya Inde. Photo : Vibert / Actionreporter.com

Ci-dessus : image datant de 2005 : prise en JPEG au Canon EOS 20D + zoom Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM. Données de prise de vue : 1/60 sec – f/14 – 100 ISO (correction d’expo -2/3 IL) – A main levée…

Ne massacrez plus les arrières-plans : Depuis que les appareils réalisent le point quasi automatiquement et que l’exposition n’est plus le « premier soucis du photographe » (comme à l’époque des diapositives) : je dirais que la « médiocrité » de nos arrières plans est devenu la toute première cause de « nos photos ratées » !

A trop se concentrer sur leur sujet, la plupart des photographes débutants, oublient de prendre en compte l’arrière plan dans leur cadrage… Mon conseil, ouvrez les yeux, pensez « arrière plan », déplacez vous verticalement et latéralement en permanence. Et surtout : fuyez l’utilisation du pied qui est un véritable frein à l’expérimentation et à la composition (lire plus bas)…

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Ci-dessus : Canon EOS 6D + Sigma 24 mm f/1.4. Données de prise de vue : 1/80 sec – f/1.4 – 50 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1/3 IL.

Arrêtez la mesure spot lorsqu’elle est inutile : ceux qui utilisent la mesure Spot sont assez souvent des adeptes du Mode M par ailleurs… Des photographes qui adorent se « prendre la tête » inutilement et feraient mieux de s’intéresser à leur sujet, plutôt qu’à l’exposition !

Beaucoup de gens se font avoir, après avoir basculé (ponctuellement) en mesure spot, pour un portrait par exemple (croyant travailler comme les pro)… Ils oublient ensuite de revenir sagement à la mesure multizone (mesure Auto par défaut). Et réalisent des images trop claires ou trop foncées, leur spot étant pulsé par hasard sur tel ou tel arrière plan…

Parenthèse : heureusement pour les « fans de mesure spot », dans les Canon EOS pas trop anciens, on peut demander que l’appareil affiche une alerte dans le viseur dès que vous êtes en mesure Spot (et aussi dans d’autres cas : lorsque vous êtes en Monochrome par exemple). Fin de la parenthèse !

La mesure Spot, n’est vraiment pas adaptée à la prise de vue polyvalente « au quotidien »… Au mieux, vous le savez et perdez votre temps à mémoriser l’exposition (ce qui est long et représente une opération de trop, lorsque le sujet risque de s’envoler)… Alors qu’une mesure multizone la plus automatique possible, fait parfaitement l’affaire dans 99% des circonstances. Et vous pêrmet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre sujet, l’instant « décisif » et votre composition…

La solution : apprenez à utiliser la correction manuelle d’exposition : c’est bien plus rapide… Lire la suite !