Catégorie : CONSEIL : Prises de vues

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Encore une photo présidentielle ratée !

Encore une photo présidentielle ratée. On se souvient bien du scandale de la photo de Hollande (Depardon a (mal) photographié le président en argentique)… Ce coup-ci c’est la photo du gouvernement qui est ratée !

Une belle démonstration d’amateurisme photographique, avec notamment une ministre invisible ! Pas sympa au moment ou la « paritée » est de mise… Le plus drôle (ou le plus tragique) : c’est que cette ministre invisible est : Marlène Schiappa (secrétaire d’État chargée de l’égalité des femmes et des hommes) !

Ahahah, vraiment ça ne s’invente pas… En 2057 quand elle montrera à ses petits enfants cette photo de l’année ou elle avait été ministre, elle pourra toujours expliquer que « en 2017, la photographie en était à ses débuts ! On n’était jamais vraiment sur d’être visible sur la photo » !

Heureusement dans pas longtemps, le (ou la) photographe officielle qui a commis cette merveille inoubliable, aura une nouvelle occasion de se rattraper, puisque ce gouvernement changera bientôt. D’ici là, il (ou elle) aura peut-être le temps de venir prendre un cours de photo à la maison ;-)

Une focale trop courte qui fait disparaitre le dernier rang à l’horizon : les gens y sont minuscules et invisibles… « cette image décrédibilise les personnes et la photographie, un art né en France », peut-on lire sur Facebook… Lire la suite…

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Pratique : moins de 5 secondes pour déclencher !

En reportage, en voyage, en sport et dans pas mal de circonstances : si vous souhaitez saisir la vie, « l’instant décisif » : il vous faudra être prêt à déclencher en moins d’une seconde…  Revue de quelques détails, qui n’en sont pas !

Relisez d’ailleurs avant tout : quelques bêtises que l’on entend régulièrement… Ceci fait, passons maintenant en revue quelques « réglages » et « actions » qu’il faudra savoir réaliser en moins de 2 seconde ! On commence par le plus simple et le plus évident :

1 – Prise en main et visée en moins d’une seconde : il faudra en moins d’une seconde être capable de porter votre reflex au niveau de l’oeil, cadrer instantanément et « déclencher d’instinct »… Relire : Mes 20 conseils pour améliorer vos photos de rue.

Pour cela votre appareil doit rester en permanence en position « On » et allumé (avec la mise en vaille automatique réglée sur 5 minutes), jamais éteint… D’ailleurs, je n’éteins jamais mon appareil, chaque soir je le laisse dans mon sac en position veille : les batteries ne se vident pas (seule exception, lorsque j’utilise le GPS Interne, je préfère l’éteindre si je ne l’utilise pas quelques heures). Lire la suite…

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Pour progresser : cherchez les contre-jours

Je me souviens de conseils que l’on donnait aux photographes débutants dans mon enfance : évitez les contre-jours… Il est vrai que bien exposer une image à contre jour, en argentique dans les années 70 relevait du « coup de bol ».

Par volonté de contradiction, j’ai pourtant souvent essayé les contre-jours à l’époque argentique… En me plantant la plupart du temps ! J’essayais de me débrouiller comme je pouvais pour échapper aux erreurs d’exposition : en braketant systématique (avec 3 diaph d’écart) pour commencer (du moins à partir de 1992 lorsque j’ai eu un Canon EOS)… Ensuite en ajoutant du flash « fill-in » parfois (lorsque le sujet le permetait). Ou même un réflecteur pour déboucher le premier plan avec plus ou moins de succès… Mais ce que je n’ai pas compris tout de suite, c’est qu’il fallait mieux « accepter le contraste », pour l’exploiter. C’est d’ailleurs pour cela que la « dynamique » de mon capteur m’importe peu : il y en a toujours assez !

Aujourd’hui en numérique tout est plus facile… Les fichiers RAW (même les pires, comme ceux des compacts) disposent d’une dynamique tellement immense (plus que suffisante)… L’écran est là pour vous permettre de vérifier vos images immédiatement. Le bracketing est extrêmement facile à mettre en oeuvre (plus facile chez canon que chez Nikon soit dit en passant). On peut choisir de « braketer » sur 2, 3, 5 ou 7 vues… Et bien entendu la correction manuelle d’exposition est plus accessible à tous.

Et enfin pour compléter cet ensemble d’outils très puissants : Lightroom est là pour vous aider à faire le tri (surtout si vous prenez 1000 images par jour, dont parfois un bon tiers à contre jour, en ce qui me concerne – Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? )… Et en post traitement, il est devenu facile « d’ajouter un peu » les contrastes. Ce qui n’est pas un « petit détail » dans cette histoire. Mon conseil du jour est donc : osez le contre jour. Il en restera toujours quelque chose…

Donc, ne craignez pas de rater : au contraire c’est en ratant que l’on progresse… La photo doit rester « instinctive », elle nécessite un certain « lâcher prise ». Dernier conseil : si vous voulez pratiquer confortablement l’Art du contre jour : fuyez les viseurs électroniques, totalement incapables de restituer « ambiance d’un contre jour » au moment du cadrage.

Sélection de quelques images « à contre jour », que j’ai réalisé lors de nos derniers voyages photos… Ou j’enseigne à qui s’y intéresse « l’Art du contre jour » : www.destinationphoto.com…  Par ici pour lire la suite.

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Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ?

Lorsque je reviens d’un beau voyage (tous les voyages ne sont pas obligatoirement réussis), je fais le compte de mes images et je divise, par le nombre de jours passés…

Et je constate en général : que pour un « beau voyage », j’aurais pris entre 500 et 1000 photos par jour. Vous trouvez que c’est beaucoup ? Et même, beaucoup trop ? Certains s’étonnent qu’il me soit nécessaire de shooter autant que cela, pour parvenir à un résultat qui me plaise… Surtout depuis le temps que je fais de la photo ! Et bien je suis persuadé que c’est pourtant nécessaire et plus les années passent et plus je prends de photos. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’expliquer : pourquoi je crois il est nécessaire de shooter « autant que cela »… Voici mes raisons : 

1 – La créativité est comme un « muscle » : qu’il faut entrainer… Et c’est en essayant et en essayant encore : que vous trouverez de nouveaux angles, de nouveaux cadrages et de nouvelles idées. Ne me faites pas croire que c’est « dans la tête », que l’on peut « visualiser » une idée de photo… Non, c’est en tentant de la réaliser : en vrai grandeur.

Certes, après quelques années de cet entrainement : vous serez peut-être capables (comme moi) de « réaliser virtuellement » des images dans votre tête. En sachant exactement ce que donneront tel ou tel choix de focale, d’ouverture et de correction d’exposition… Mais pour arriver à ce stade de maitrise : il faut avoir pris des milliers d’images pendant des années. Et ce n’est pas parceque j’ai une vague idée de ce que donnera la photo, que je m’épargne la peine de la faire, quand même… Il y aura toujours une différence entre ce que l’on croit que la photo sera : et ce qu’elle est vraiment.

2 – Le jour ou vous serez face à une situation urgente, au moins vous serez prêt à déclencher… Vos réglages, vos cadrages, votre choix de focal, tout cela sera devenu un automatisme : un travail d’instinct ! Car vous vous serez beaucoup entrainé (à raison de 1000 photos par jour, éventuellement inutiles pour 99% d’entre elles). Tout ça, pour le jour ou vous serez face à un véritable sujet intéressant !

Et ce jour là, vous verrez que votre entrainement aura servi à quelque chose. Car vous serez beaucoup plus efficace, rapide et créatifs, que quelqu’un qui aura déclenché de façon trop mesurée lorsqu’il n’y avait pas grand chose à photographier.

Par ailleurs votre workflow sera fluide et bien rodé : cartes mémoires disponibles, batteries et batteries de secours pleines, procédure de déchargement et de sauvegardes : rien ne vous surprendra… Vous serez comme un soldat capable de démonter et remonter son arme dans le noir. Lire la suite…

A RELIRE CET ETE (BEST OF)
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Voyage photo Hong Kong du 05 au 13 janvier 2018

Les dates du prochain voyage photo à Hong Kong seront : du vendredi 05 au samedi 13 janvier 2018. Détails et programme ici ! Si vous n’avez jamais participé à un voyage photo, commencez par celui-ci. Ou par le Japon peut-être ?

Notre agence de voyage agrée vous proposera un vol international au départ de Paris. Chaque jour seront proposé des visites sur des spots photographiques connus ou moins connus, au cours desquelles vous profiterez de l’expérience et des conseils d’un photographe professionnel, formateur expérimenté. Jean-François Vibert est aussi un grand connaisseur de l’ancienne colonie Britannique, qu’il explore chaque année depuis plus de 11 ans avec son épouse Sharon, qui à grandi à Hong Kong et sera notre guide dans les ruelles les plus secrètes de la ville et de ses alentours. « Au travers de nos promenades photographiques, notre objectif sera de communiquer à de petits groupes conviviaux de 6 à 8 personnes, nos « savoir-faire » issus d’une expérience du reportage et de la photo de voyage.

Asia, Asie

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Street photo : 50 mm, 35 mm ou 28 mm ?

Cela fait plaisir de voir Kai Wong revenir aux basiques… et à Hong Kong, dans cette nouvelle vidéo ! Plus précisément dans le quartier de Sham Shui Po – Wikipedia, un de mes quartiers préférés pour la street photo…

D’ailleurs : notre prochain stage photo à Hong Kong c’est du 06 au 14 janvier (et il reste deux places). La question du jour : 50 mm, 35 mm ou 28 mm, quelle est la meilleure focale pour la street photo (si vous devez choisir un fixe)… Lire la suite.

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Témoignage d’une pro contre les hybrides, en usage pro

Témoignage d’une photographe pro (c’est trop rare ce genre de témoignage), qui explique pourquoi elle n’envisage pas d’utiliser un hybride, dans le cadre de ses reportages professionnels : Why I Can’t Use a Mirrorless Camera Professionally.

A lire, car c’est intéressant et même un peu surprenant : « I charge a premium for my clients to hire me to come shoot their luxury weddings. In some level, if I show up with a little, mirrorless camera, I feel like I’m not meeting their expectations.  » Mmmm….

En conclusion elle précise tout de même : « Do I think photographers like Miguel Quiles that shoot with mirrorless cameras produce work that’s any less professional than others like Moshe Zusman who uses and teaches with DSLRs? No, absolutely not. They’re both professionals producing beautiful imagery. It’s a personal business decision for me; I don’t think I’m ever going to be able to use a mirrorless system for professional use. » Alors, les hybrides ? Pas rassurants pour les clients ?

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Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (2)

Suite de notre précédent article : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 1), qui avait connu un certain succès… N’hésitez pas à enrichir cette petite collection de « défauts », avec vos propres remarques en commentaires.

Et on commence avec le commentaire de Carl, que j’ai trouvé si judicieux que j’ai préféré le recopier ici (car j’aurais pu l’écrire moi même). C’est à propos de photos de rue :

Cessez de croire qu’il suffit de basculer une « photo de rue » en noir et blanc. « Il me semble que la « photo de rue » est un genre particulièrement malmené. en ce moment Beaucoup s’imaginent que, pour faire de la « photo de rue » : il suffit de prendre une photo de personnes banales, faisant quelque chose de banal, dans un lieu banal ! Et de tourner ça en noir et blanc. Et on se retrouve avec des tas de photo de personnes anonymes, déambulant sur des trottoirs vers on ne sait où ni pourquoi, en regardant leur téléphone, sans aucune expression… Il y a juste trop de photos de rue en ce moment !

Qui ne sont visiblement que des instantanés pris au téléobjectif, de gens ne faisant rien de particulier ni d’intéressant : seulement traités en N&B… Bref, tu pourrais faire un article sur ce seul sujet !  Et même si tu fais mention (ici) spécifiquement de photographier des clochards au téléobjectif,  pour moi le problème est beaucoup plus large et ne s’applique pas juste au clochard. Car la photo de rue, ce n’est pas « juste n’importe quoi » dans une rue, auquel on ajoute un traitement N&B !  » – Merci à Carl.

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Ne restez pas bloqués sur un Collimateur AF Unique : Osez faire confiance à la Sélection Automatique du collimateur (Tous Collimateurs actifs), avec priorité au sujet le plus proche ! Vous serez beaucoup plus rapides ainsi (plutôt c’est l’appareil qui sera beaucoup plus rapide que vous)…

L’utilisation d’un collimateur unique doit être réservé à des situations particulières, ou l’on a tout son temps (longues focales, grande ouverture, portrait par exemple)… Dans 80% des circonstances je conserve la sélection Auto des collimateurs (tous collimateurs actifs), en AF-S (One-Shot) les deux tiers du temps… C’est un de mes secrets pour rester réactif et ne jamais louper « l’instant décisif ».

Arrêtez avec les désaturations sélectives ! Une image en noir et blanc, avec juste les talons d’un modèle rouge… C’est trop ringard : arrêtez avec ça, c’est nul ! Oui, mais qu’est-ce que le « ringard » au fait… Et bien, c’est quelque chose qui ne surprend plus personne, que l’on a vu… Et revu ! Jusqu’à l’écoeurement ! Comme le filtre « softness », autre exemple de « ringardise ».

Arrêtez les filles nues vautrées en talons sur des rochers pointus : D’une façon générale, je me suis toujours étonné que des photographes s’épuisent à faire s’assoir (ou se coucher) des filles nues dans les positions les plus inconfortables et incongrues possibles (personne ne se tient comme ça en vrai)… Et bien entendu ça se passe toujours sur les surfaces les plus hostiles : rails de chemin de fer, rochers pointus, murets en béton brut bien poussiéreux… C’est du pure sadisme ! Lire la suite…

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Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes !

Lorsque je voyage avec des élèves photographes (voir nos voyages photos), je repère assez vite les mauvaises habitudes, que beaucoup acquièrent (sans s’en rendre compte) en travaillant trop souvent seuls dans leur coin…

Je vous propose en ce beau dimanche : un petit florilège de mauvaises habitudes que vous aurez tout intérêt de combattre pour réaliser des progrès. Dans les conseils possible : il y a ce qu’il faut faire… Et ce qu’il fait cesser de faire ! Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

Cessez de croire que le mode M donne du talent : ne perdez pas votre temps avec le mode M, utilisé en toutes circonstances sans réflexion… Le Mode M est à réserver à des cas particuliers : studio, images nocturnes, circonstances ou la lumière ne change pas. Et quelques autres.

Mais le reste du temps, le Mode M vous aidera surtout à rater cet « instant décisif » qu’il est urgent de saisir, avant que l’instant ne s’envole… Car le Mode M c’est trop lent !

La photo est d’abord « affaire de réactivité » et votre voisin qui travail en Mode P, est beaucoup mieux armé pour être réactif ! Par contre je vous engage à essayer de temps à autre : le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant. Par exemple en vidéo, mais pas seulement…

Landscape, Ladakh Himalaya Inde. Photo : Vibert / Actionreporter.com

Ci-dessus : image datant de 2005 : prise en JPEG au Canon EOS 20D + zoom Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM. Données de prise de vue : 1/60 sec – f/14 – 100 ISO (correction d’expo -2/3 IL) – A main levée…

Ne massacrez plus les arrières-plans : Depuis que les appareils réalisent le point quasi automatiquement et que l’exposition n’est plus le « premier soucis du photographe » (comme à l’époque des diapositives) : je dirais que la « médiocrité » de nos arrières plans est devenu la toute première cause de « nos photos ratées » !

A trop se concentrer sur leur sujet, la plupart des photographes débutants, oublient de prendre en compte l’arrière plan dans leur cadrage… Mon conseil, ouvrez les yeux, pensez « arrière plan », déplacez vous verticalement et latéralement en permanence. Et surtout : fuyez l’utilisation du pied qui est un véritable frein à l’expérimentation et à la composition (lire plus bas)…

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Ci-dessus : Canon EOS 6D + Sigma 24 mm f/1.4. Données de prise de vue : 1/80 sec – f/1.4 – 50 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1/3 IL.

Arrêtez la mesure spot lorsqu’elle est inutile : ceux qui utilisent la mesure Spot sont assez souvent des adeptes du Mode M par ailleurs… Des photographes qui adorent se « prendre la tête » inutilement et feraient mieux de s’intéresser à leur sujet, plutôt qu’à l’exposition !

Beaucoup de gens se font avoir, après avoir basculé (ponctuellement) en mesure spot, pour un portrait par exemple (croyant travailler comme les pro)… Ils oublient ensuite de revenir sagement à la mesure multizone (mesure Auto par défaut). Et réalisent des images trop claires ou trop foncées, leur spot étant pulsé par hasard sur tel ou tel arrière plan…

Parenthèse : heureusement pour les « fans de mesure spot », dans les Canon EOS pas trop anciens, on peut demander que l’appareil affiche une alerte dans le viseur dès que vous êtes en mesure Spot (et aussi dans d’autres cas : lorsque vous êtes en Monochrome par exemple). Fin de la parenthèse !

La mesure Spot, n’est vraiment pas adaptée à la prise de vue polyvalente « au quotidien »… Au mieux, vous le savez et perdez votre temps à mémoriser l’exposition (ce qui est long et représente une opération de trop, lorsque le sujet risque de s’envoler)… Alors qu’une mesure multizone la plus automatique possible, fait parfaitement l’affaire dans 99% des circonstances. Et vous pêrmet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre sujet, l’instant « décisif » et votre composition…

La solution : apprenez à utiliser la correction manuelle d’exposition : c’est bien plus rapide… Lire la suite !

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Réparez la colorimétrie défaillante ( ! ) de vos… Nikon

Cela fait plus de 10 ans que j’explique à qui veut l’entendre, que les choix colorimétriques de Nikon sont assez discutables : que leur « bleu du ciel » n’est pas assez « cyan » comme il devrait être… mais presque « bleu outremer » : presque « violet » !

Et que souvent leurs « tons chairs », donnent aux plus jolies peaux ce petit air « maladif » un peu « jaunasse ou verdâtre », qui me permet de reconnaitre instantanément un portrait pris avec un Nikon ! Si, si… je vous assure. Ci dessous une image prise en RAW par notre ami Guy avec son Nikon D750 développée dans Lightroom : à gauche le bleu du ciel tel qu’il devrait être (pas loin de « Bleu de France« ). Et à droite : le bleu qui sort directement du Nikon en JPEG (proche du « bleu outremer« ) :

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Bref, les couleurs qui sortent des Nikon en JPEG : ça « ne me va pas du tout »… C’est peut-être une question personnelle et je conçois que vous pouvez préférer le bleu outremer pour vos ciel par grand beau temps… Mais je sais aussi que je ne suis pas le seul à rechercher un bleu : disons « plus réaliste »… Car le bleu du ciel devrait être vraiment bleu en temps normal, pas bleu violet…

Alors que je n’ai aucun problème avec les JPEG qui sortent directement des Canon en style d’image standard, ni avec les JPEG produits par les Fuji en mode Astia ou Provia. Précisons toutefois, que parfois je trouve certains bleu Olympus trop « cyans » (à l’inverse des Nikon)… C’est que j’ai toujours été assez sensible aux nuances de couleurs. Et j’y ai été plus sensibilisé encore à l’issu de mes études d’Art Appliqué et d’histoire de l’Art, durant lesquelles j’ai pu étudier la théorie des couleurs.

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Alors ? Comment expliquer que Nikon en soit encore à produire des couleurs fausses, en 2016 ? Alors que d’autres constructeurs (plus secondaires), parviennent à délivrer des couleurs beaucoup plus réalistes, tout en restant aussi flatteuses ? Et surtout que personne ne se plaigne de cette particularité propre à Nikon, en dehors de rares photographes pointus et exigeants : souvent des portraitistes et photographes de mariage.

Venez vous former : à la création de Profils Couleurs Personnalisés pour Lightroom, afin d’améliorer la colorimétrie des RAW de votre reflex. Formation de 5h sur un après midi : contactez-moi ici.


Beaucoup de gens, ne voient pas (ou ne regardent pas) les couleurs !

Et bien la principale explication : est d’abord que la plupart des photographes ne se rendent compte de rien du tout ! Ils ne voient pas que les couleurs qu’ils affichent à l’écran sont à ce point fausses. D’abord, faute de « vraiment regarder » et de comparer…

Car si l’on ne prête pas attention aux couleurs, on ne voit rien. Chez la plupart des gens, l’oeil ne les « mémorise » pas les, il peut seulement les comparer. Pourtant l’oeil peut s’éduquer. Le problème est que la couleur n’est pas une chose à laquelle les hommes font naturellement attention. Les femmes : un peu plus !

En cas de doute sur leurs couleurs, les photographes pensent d’abord à accuser leur écran (et ils ont 100% raison), car il n’est pas assez bien calibré la plupart du temps… Si vous travaillez sur un iMac ou un Mac portable non calibré, tout sera : un peu « plus bleu »… Un peu « plus violet »… Un peu plus « saturé et contrasté » qu’il ne devrait : dans ce cas impossible « d’évaluer » la justesse du bleu du ciel.

Dans ce cas : l’écran non calibré « cache » le problème lié au profile de l’appareil lui-même. C’est l’écran (faux), qui cache la forêt du « Picture Control » (faux lui aussi). Du coup personne ne pense à remettre en question les choix du constructeur de l’appareil…

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Il me semble pourtant que la différence entre un « bleu Nikon » (ci-dessus à droite) et un bleu « à peu près réaliste » est parfaitement visible pour tout le monde… J’ai réalisé cette image à côté de chez moi à Montmartre, en RAW + JPEG, avec un Nikon D800E réglé sur le « Picture Control Standard ». Lire la suite…

ACTU : matos photo, divers
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Comparatif de zoom et téléobjectifs à 400 mm

Vous pensez vous équiper avant de partir en Safari ? Alors lisez bien ce comparatif réalisé par LensRentals, entre télés et zooms à la focale de 400 mm. C’est toujours passionnant (relire : Lensrentals consacre son top 10 de la décennie) ! En conclusions :

« I don’t think we really did too much here today except to have some fun and confirm, in numbers, what most people already know. The 400mm f/2.8 lenses, if you can afford one and don’t mind carrying it, are amazing. Canon’s new 400mm f/4 DO IS II is also superb, at least as good as the 300mm f/2.8 IS II with a teleconverter.

Canon’s 100-400 IS II is, from an MTF standpoint, the best zoom at 400mm, but the Nikon 200-500 and both the Sigma and Tamron 150-600s are also really good, far less expensive, and have greater range. The Nikon 80-400 VR II is not quite as good at 400 as the competition. »     Lire la suite…

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Qu’y a-t-il dans mon sac photo ?

Voilà un article que j’aurais pu écrire il y a longtemps… mais, mieux vaut tard que jamais. Je vais donc vous décrire  le contenu « type » de mon sac photo, en expliquant à chaque fois le pourquoi de tel ou tel choix de boîtier ou d’objectif.

Evidement, j’ai plusieurs sacs photos « types »… Nous allons détailler d’abord le « gros sac » : pour les « vrais voyages » qui valent le coup… Autrement dit, pour les « vrais photos » pour lesquelles j’ai une « obligation de résultat », c’est le sac qui intéressera les « vrais photographes », malheureusement, il est obligatoirement assez lourd celui-ci ! Je ne crois pas qu’on puisse faire « à coup sur » de la belle image, sans « investir » un peu de temps, de fatigue et d’énergie… Pour transporter au moins un full frame et deux ou trois objectifs. Je ne crois pas que l’on puisse tout miser sur son « oeil » et son intelligence. ce serait présomptueux ! Oui, le matos (les objectifs surtout) ça compte aussi… 

Sac a dos Lowepro Fast pack video Ouvert 702

Ensuite on parlera du petit sac du week end : le « sac à hybride » pour le petit voyage tranquille, pour la ballade photo les mains dans les poches en « amateur »… Pour faire des photos souvenirs, lorsqu’il n’y a aucun enjeux particuliers et pas de risque à être lent et imprécis. Relire : « Mon nouveau sac Lowepro Dslr Video Fastpack 250 aw ».

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Un boitier principal Full frame : le Canon EOS 5DsR : on commence avec mon reflex principal. En dehors du full frame point de salut, même si entre l’an 2000 et 2005 il m’a bien fallut vivre en APS-C… Mais les deux n’ont rien à voir. J’ai choisi la plus haute résolution du moment et la polyvalence rassurante du Canon EOS 5DsR depuis sa disponibilité en aout 2015. Oui, c’est vrai qu’il est un peu plus lourd (et plus cher), que mon précédent réflex : le génial petit EOS 6D qui m’a accompagné durant trois ans.

Mais cet upgrade valait vraiment le coup… Car cet Canon EOS 5DsR est le meilleur reflex que j’ai jamais eu la chance d’utiliser. Pour vous convaincre qu’il est une vrai merveille, relisez tout ça : Test terrain : Canon EOS 5Ds R au Kenya. Je ne l’utilise pas toujours à sa résolution maximum de 50 Mpix, mais parfois j’opte pour le fichier mRAW de 28 Mpix, qui est une taille idéale.

A noter que si j’avais été Nikoniste, j’aurais probablement opté pour le Nikon D750 qui est extrêmement équilibré et possède plein de qualités. Il possède par exemple cet écran orientable qui fait défaut au Canon. Et il n’est pas plus lourd que mon petit EOS 6D… Et si j’avais été « Sonyiste » qu’aurais-je choisi ? Il est probable que… je serais passé en Canon : pour le viseur optique, pour les objectifs, pour l’autonomie, pour la colorimétrie, etc…

Un boitier de secours APS-C : le Canon EOS 100D : c’est mon second reflex, pour sortir léger… Evidement je l’ai débarrassé de toutes sangles du cou, qui ruinerait la compacité : je l’utilise avec une minuscule dragonne de poignet pour APN compact…

 J’ai toujours utilisé un second boîtier à capteur APS-C en complément du full frame, afin de donner un peu d’allonge à mes objectifs… Cet EOS 100D est vraiment minuscule et vraiment très agréable à utiliser… Mais il sera probablement bientôt remplacé dans mon sac par son successeur. Car la différence de résolution (18 Mpix contre 50 Mpix) devient trop importante avec son cousin full frame.

Auparavant, pour « grossir au maximum » et m’approcher d’un sujet, j’avais intérêt à monter mon 70-200 sur l’EOS 100D (18 Mpix), plutôt que sur l’EOS 6D (20 Mpix). Désormais avec l’EOS 5DsR, j’ai plutôt intérêt à laisser le 70-200 sur le gros capteur de 50 Mpix et à recadrer dans l’image en post traitement. Du coup, je n’utilise plus aussi souvent l’EOS 100D que j’en avais l’habitude…

Mais je ne sais pas encore par quoi je le remplacerais, probablement durant l’hiver 2017. Peut-être par un Canon EOS 6D MkII : nous verrons lorsqu’il arrivera, s’il est toujours aussi compact et s’il dispose de suffisamment de pixel (28 Mpix serait bien). A moins que le futur EOS 150D soit sufisamment intéressant (s’il gagne l’AF et le capteur de 24 Mpix de l’EOS 80D par exemple, sans prendre trop de poids).

A moins que justement cet EOS 80D, finisse par me tenter (car son prix baissera bientôt)… Pourquoi pas, car il est déjà extrêmement pratique vu son prix raisonnable. Enfin, j’aimerais vraiment retrouver un second boîtier équipé d’un GPS (comme l’était l’EOS 6D).

Un petit objectif full frame fixe « pancake » : le Voigtlander 20 mm f/3.5 : celui-ci je m’en sers principalement pour les images sous-marines, car il rentre pile-poil dans mon sac Ewa Marine… Donc je ne l’emmène pas si souvent que ça en voyage, je l’ai parfois utilisé lorsque je veux voyager (très) léger. Mais la mise au point manuelle reste plus lente et plus aléatoire qu’un bon AF (même si l’on maitrise bien l’hyperfocale, ça reste moins pratique). Bon, il ne coutait pas très cher, alors je le garde… Relire : Je le veux : Voigtländer Color-Skopar 20 mm (Canon EF).

Un petit objectif APS-C fixe à tout faire : le Canon EF-S 24 mm f/2.8 STM : monté sur le petit EOS 100D ce merveilleux petit pancake donne un 38 mm f/2.8. Il est piqué, pas cher et super discret… Indispensable pour se promener les mains dans les poches en ville. Relire : Le successeur du Canon EOS 100D en aout ?

Un zoom compact à tout faire : Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM : il s’agit de l’objectif « standard » et polyvalent… Quel progrès par rapport à mon précédent EF 24-105 mm f/4 L IS USM. Ou même face au Nikon 24-120 mm f/4 que j’ai souvent utilisé (trop encombrant et aux performances optiques décevantes)…

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Ce Canon EF 24-70 mm f/4 L IS USM est actuellement unique au monde : il dispose d’un excellent piqué (parfaitement compatible avec 50 Mpix, je vous assure), il est plus compact et plus léger que les autres 24-70 mm. Il est équipé d’une position macro bien agréable et d’un loquet de verrouillage qui faisait défaut sur le Ef 24-105 mm. Enfin, cet objectif n’est pas trop coûteux (dans les 900 €)… C’est l’objectif qui manque vraiment dans la gamme Nikon par exemple.

Je le recommande donc à quiconque désire passer au full frame sans se ruiner. L’économie réalisée par rapport à un 24-70 mm f/2.8, vous permettra de vous offrir 2 à 3 objectifs fixes f/1.4 (qui permettent de réaliser des images qu’aucun zoom ne peut réaliser). Un bon calcul en terme de polyvalence, de rendu et de poids (car vous n’êtes pas obliger d’avoir tout en permanence dans votre sac). Ci-dessous, mon EF 24-70 mm f/4, monté sur l’EOS 6D (en été 2014 en Islande), vous voyez : les deux sont très compacts. Lire la suite…

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Le NIKKOR 70-200 mm f/2.8G ED VR Ⅱ bientôt remplacé ?

Le AFS NIKKOR 70-200 mm f/2.8G ED VR Ⅱ (sorti en 2009) sera-t-il bientôt remplacé ? Nikonrumors le suppose… Et moi je considère que c’est absolument urgent ! Et que cela aurait du être fait il y a très longtemps, car ce modèle est vraiment dépassé…

Notamment face au 70-200 mm f/4 et surtout face au Canon équivalent. Nous en parlions récemment ici Canon contre Nikon : ou en sont-ils en 2016 ? et là : Quelques bêtises que l’on entend régulièrement… En cause : d’abord le piqué, relativement décevant ( http://goo.gl/2EYBi8 ) comme le soulignait Tony Northrup dans sa vidéo en s’appuyant sur les mesures de DxO.

Ensuite (et c’est encore plus grave) : le fait que ce 70-200 mm, se transforme en 60-135 mm ( ! ) à la plus courte distance de mise au point, à cause du « Focus Breathing » (bobatkins.com). C’est à dire à la plus importante distance de mise au point, notamment pour le reportage, le mariage, le portrait… Tony Northrup l’explique dans une vidéo (allez directement à 7,55) youtube.com. Alors que le phénomène de focus breathing (qui existe sur toutes les optiques) est quasi nul sur le Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM II…

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Cette caractéristique est juste catastrophique sur le Nikon 70-200 mm f/2.8  : les conséquences (en portrait spécialement), sont un « grossissement » insuffisant : http://photo.net/nikon-camera-forum/00cysZ. A quoi sert d’acheter un 70-200 mm pour qu’il se transforme en 60-135 mm (et c’est bien le cas, tous ces sites le démontrent) ?

Voilà en fait la focale réelle de votre Nikon 70-200 mm f/2.8 aux différentes distances de prise de vue : bythom.com. « For those that are concerned about reach, here’s the full table of approximate focal lengths reached at 200mm » : Lire la suite…

  Marked 200 mm is really :
1.4 m 134 mm
2 m 147 mm
3 m 164 mm
5 m 176 mm
10 m 186 mm
Infinity 192 mm
CONSEIL : photos décryptées
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Quelques bêtises que l’on entend régulièrement…

J’en aurais entendu des bêtises sur la photo depuis toutes ces années ! Sorties la plupart du temps de la bouche des photographes eux-même… souvent avec une assurance assez déconcertante.

Rapide passage en revue des deux ou trois tartes à la crème bien gratinées… qui me viennent immédiatement à l’esprit ! Mais je suis sur que vous ne manquerez pas de compléter ce début de collection en commentaires.

1 – Le matériel ne compte pas, c’est l’oeil du photographe qui fait tout… Bien entendu que l’oeil du photographe est essentiel : c’est l’évidence même. Mais la photo est un domaine très technique aussi. Et sans le matériel adapté à la situation (ou à l’idée que se fait un photographe d’une image qu’il désire réaliser), alors : pas de photo ! En photo : le matériel compte aussi…

Un cas extrêmement courant est la street photo : un matériel trop lent est un réel handicape… Par exemple un hybride à viseur électronique dont l’affichage souffre d’un léger décalage (même s’il n’est que d’1/100 sec). Ces Viseurs électroniques qui interrompent la visée lors des rafales (y compris les courtes rafales de 3 à 5 images, qui sont les plus fréquentes) : pour moi voilà un réel obstacle entre la scène et le photographe, qui va être géné pour déclencher à « l’instant décisif ».

Une mauvaise ergonomie peut également être un handicape : ce moment ou vous êtes encore en ISO Auto et ne parvenez pas à revenir instantanément à 50 ISO face à un contre jour violent, à cause d’une ergonomie de l’appareil mal conçue, ou mal comprise… Celui qui peut faire cette manipulation du bout de l’index sans quitter la scène de l’oeil dans le viseur, possède l’avantage de la réactivité.

Par contre celui qui doit sortir l’oeil du viseur pour  tourner une molette à l’ancienne située sur le haut de l’appareil côté gauche, va perdre 5 précieuses secondes, durant lesquelles la scène a changé.

Japon Asie, Japan Asia

2 – J’ai choisi un Nikon, car les objectifs sont meilleurs – Voilà une belle légende urbaine… Chez Nikon comme chez tous les fabricants : il y a de bons objectifs et des mauvais… Nikon, n’est pas « globalement » meilleur, ou plus mauvais qu’un autre fabricant… Par contre il y a des photographes qui sont meilleurs que d’autres, pour choisir dans leur monture : les meilleurs objectifs.

Par exemple chez Nikon, ne choisissez pas le 70-200 mm f/2.8, qui est ancien et dépassé par rapport à celui de Canon. Mais préférez le Nikkor 70-200 mm f/4, qui est plus récent et meilleur que celui de Canon. 

Conclusion : si il vous faut absolument un 70-200 mm f/2.8, passez en Canon, ou attendez que Nikon mette à jour le sien. 

Mais si il vous faut absolument un 70-200 mm f/4, alors préférez peut-être le Nikon (quoique, d’autres critères peuvent vous faire hésiter : parmi lesquels le pire est l’absence d’un 24-70 mm f/4 stabilisé chez Nikon, alors que celui de Canon est fantastique et sans équivalent sur le marché). Lire la suite…

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7 raisons de ne pas passer aux APN hybrides

Excellent article en Anglais, ou le photographe Thom Hogan détaille les sept raisons pour lesquelles il reste fidèle aux reflex… Je n’aurais pas dit mieux, c’est à lire absolument : 7 Reasons Why I’m Still a Nikon DSLR User

Le passage à propos du viseur électronique et de son « lag » (retard d’affichage) est particulièrement juste… Personnellement le problème du viseur est ce qui me gène le plus, avant la question des objectifs. Et voici les sept raisons principales, détaillées dans l’article :  1 Viewfinder – 2 Lenses – 3 Battery Life – 4 Focus Speed and Accuracy – 5 Controls and Ergonomics – 6 Buffer Performance – 7 Neutralité. Lire la suite…

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Matos photo : les pires fausses bonnes idées, partie 2

Surtout, avant d’aller plus loin : relisez bien mon introduction : Matos photo : les pires fausses bonnes idées, partie 1. Voici, la suite de notre revue « d’innovations », de caractéristiques à la mode, de gadgets, ou de « lubies photographiques »…

> Compter sur une tablette pour stocker et classer ses photos en voyage ! Les tablettes sont lentes, on y voit pas très bien les images, la colorimétrie est fantaisiste et la capacité de stockage est extrêmement limitée… Oubliez donc les tablettes pour stocker des photos en voyage : un point c’est tout…

Première solution : vous achetez davantage de cartes mémoires et attendez d’être rentré pour visualiser et sauvegarder tout ça… Seconde solution : vous utilisez un vrai ordinateur portable (certains modèles sont vraiment légers par exemple le Macbook 12″ d’Apple) et stockez vos images dessus (grâce à Lightroom par exemple). Sans oublier de réaliser des sauvegardes sur disques externes (en plus).

> Revenir à l’argentique ! Croyez-vous vraiment que si vous ne parvenez pas à « faire » de bonnes photos en numérique… Le fait de revenir à une technologie ancienne, vous aiderait à progresser ? Probablement pas…

Mon conseil : faites davantage de photos, multipliez les expériences. Peu importe l’appareil, peu importe la technologie… Choisissez la moins coûteuse, la plus efficace : donc certainement pas l’argentique ! Qui vous prendra énormément de temps et vous coutera très cher à la longue.

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> La recharge par câbles USB « dans le boîtier » qui est livré sans chargeur : voilà encore un truc insupportable dont le seul intérêt est pour le constructeur de réaliser une petite économie. C’est très mesquin ! Et dire qu’il y a des testeurs sur Internet qui apprécient cela ! C’est peut-être qu’ils ne testent les appareils que par la fenêtre de leurs bureaux ?

Par contre pour le photographe voyageur (ou le photographe en week end, tout simplement) : une fois que sa batterie est vide, il doit immobiliser obligatoirement son appareil pour la recharger ! Adieux les photos nocturnes… Alors qu’avec un vrai chargeur (et à condition de posséder une seconde batterie – tout photographe sérieux possède une seconde batterie) : on peut continuer à utiliser l’appareil, pendant qu’une des batteries est sagement placée dans le chargeur occupée à se recharger.

> Les bagues d’adaptations : je n’en pense pas grand chose de bien ! Souvent elles coûtent assez cher… Et pourtant ne permettent pas de récupérer toutes les possibilités AF d’un système. Du moins en 2016… De plus, elles déséquilibrent l’ensemble boîtier objectif vers l’avant, l’ensemble devient relativement long, disgracieux et encombrant…

Je crois qu’il vaut mieux choisir astucieusement son système d’objectif d’abord et avant tout : donc la monture la plus richement dotée et diversifiée, ou celle qui vous donne accès à cet objectif unique au monde et indispensable, que vous souhaitez absolument utiliser… Puis ensuite : acheter l’appareil à placer derrière. Car c’est le choix des objectifs, qui compte largement plus que l’appareil.

Par contre j’aime bien le principe de certains objectifs Sigma Art récents, qui via un retour en SAV (relativement peu couteux), peuvent recevoir un élément arrière différent, adapté à une monture différente de celle que vous avez acheté initialement… Décidément, Sigma fait très fort : si seulement ils étaient aussi intelligent pour concevoir des appareils photos moins tarabiscotés ! Lire la suite…

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