Catégorie : CONSEIL : photos décryptées

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Les photographes ne sont pas… des « ingénieurs »

J’ai beaucoup aimé cette discussion vidéo, qui m’a remémoré certaines discussions et empoignades en ligne, récentes ou moins récentes… Car d’une décennie à l’autre : les gens ne changent pas.

Les photographes les plus passionnés sont parfois de grands « obsessionnels » qui perdent totalement la mesure de la réalité ! Une minorité d’entre eux est capable de choses ou de propos, assez incroyables (comme expliqué dans la vidéo) : par exemple de vous détester car vous ne pensez pas ce qu’eux-même pensent, qu’il conviendrait de penser…

Je me souviens à l’époque du logiciel Apple Aperture (en 2006 et 2007) : m’être fait copieusement insulté par des « fans », lorsque j’avais prédit que ce logiciel n’avait aucune chance de s’imposer sur le long terme. Et que j’avais même annoncé sa possible disparition…  On sait ce qu’il est advenu ensuite.

Il existe de toutes façons des gens qui n’acceptent pas que vous émettiez la moindre idée « qui les dérange ». Pourtant, même si votre idée est fausse : vous avez (de toutes façons) le droit de l’exprimer… Car on à tout à fait le droit d’exprimer des idées fausses. Mais sur Internet : on ne vous le pardonne pas (plus)…

Et c’est dramatique aujourd’hui en 2019 de penser que de plus en plus souvent : certaines personnes n’osent plus exprimer librement ce qu’elles pensent : car elle seront désormais « discriminées », si leurs idées sont par malheur contraires, à l’idéologie dominante. Elles peuvent notamment perdre leur travail. On entre dans un siècle de plus en plus intolérant grâce à Internet : alors que l’on croyait que l’on serait plus libre qu’avant. On peut constater que l’on est entouré, par de plus en plus gens qui deviennent de plus en plus « intolérants »… Y compris en ce qui concerne la photo ! Lire la suite…

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Les photos doivent-elles « avoir du sens » ?

Vos photos ont-elle « du sens  » ? Pourquoi, faire des photos ? Pour qui, faire des photos ? Désirez-vous raconter une histoire ? Ou éventuellement seul l’aspect « esthétique » ou « plastique » des images, vous intéresse-t-il ?

Autant de questions qu’il faut se poser… un jour ou l’autre. Parmi les images que l’on a réussi au cours des années, on ne choisira pas forcément les « mêmes photos » si l’on désire réaliser une belle exposition… ou un beau livre. Et l’on réalise encore moins les mêmes photos : si il s’agit de les vendre à une agence d’illustration… De les vendre à un magazine de voyage… Ou de vendre des tirages destinées à décorer un salon, un hôtel… Ou le mur de ses propres toilettes (souvent c’est là que terminent les tirages que l’on ne peut plus « voir en peinture » dans son salon… Triste destin pour certaines images).

Années après années, je me rends compte que parmi mes propres images : je retiens plutôt celles qui semblent avoir un « sens »… Une « signification symbolique », celles qui racontent une histoire. Et que cet aspect des photos, devient beaucoup plus important que leur simple qualité esthétique, ou « plastique » dont on se lasse éventuellement. Car trop d’esthétique, tue l’esthétisme…

Etrangement, lorsqu’il s’agit d’envisager des « tirages déco » : tout cela vole un peu en éclat… Et les images trop chargées de sens, deviennent dérangeantes ou envahissantes lorsqu’elles sont accrochées à un mur et que vous les croisez tous les jours. Par exemple les portraits… Certains portraits ont une telle présence : que l’on a du mal à les supporter au quotidien dans son salon.

Ci-dessous, voici quelques réflexions à propos du sens (ou pas) de quelques images que j’aime bien… Et je vous invite à poster vous-même une ou deux de vos images (dans les commentaire) qui éventuellement posent la question du « sens des photos ». Allez-y, jouez le jeux et postez vos images : je veillerais à ce que toutes les critiques ou appréciations en commentaires, restent bienveillantes… Cela devrait donner des échanges assez intéressant ! Lire la suite…

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Vous tournez en rond ? Revenez au 35 mm f/2… ou f/1.8

Après avoir tout fait, tout essayé et tout tenté : il peut arriver qu’un photographe « tourne en rond », qu’il ne trouve plus autant de plaisir ni d’inspiration à re-photographier les même lieux (sa ville ou sa campagne)…

A réaliser toujours un peu les mêmes photos, aux mêmes moments et aux même endroits… Si vous ne lâchez jamais votre 24-70 mm ou votre 70-200 mm : il est probable que Paris (ou votre ville) finisse toujours par ressembler un peu… à Paris (ou à votre ville) !

Et même Hong Kong (qui je crois est infiniment plus variée et même plus intéressante que Paris), finira toujours par ressembler un peu : au Hong Kong « de la dernière fois »… Notamment si vous y passez environ un mois par an depuis 14 ans, comme c’est mon cas (pour connaitre les dates du prochain voyage photo à Hong Kong : me contacter ici).

Je vous suggère donc une solution pour « luter contre l’ennui photographique » (si vous ne l’avez pas déjà tenté) : lâchez vos zoom habituels… Sortez plus léger en ne prenant qu’un unique boitier (un Full Frame si possible) équipé d’un unique objectif fixe… Et quel objectif dans ce cas ?

Je vous suggère d’essayer en priorité, un « petit » 35 mm bien lumineux qui reste suffisamment compact : par exemple un 35 mm f/2. Ou même un 35 mm f/1.8, à condition qu’il soit assez compact (j’insiste)… Relire :  De bonnes résolutions photographiques… pour 2019 !


Un simple 35 mm f/2 ou f/1.8 est suffisant : en effet, il n’est pas forcément utile de vous alourdir d’un monstre encombrant ouvrant à f/1.4. Cela peut-être intéressant bien entendu, mais peut-être pas dans ce cas là… On l’a déjà remarqué ici : beaucoup d’objectifs assez lourds nous ont étés proposés ces dernières années et il nous faudrait : Des objectifs plus légers pour nos futurs hybrides Full Frame

Enfin c’est à vous de voir, il est indiscutable qu’à f/1.4 vous aurez des résultats spectaculaires, un peu plus qu’à f/2… Tant que vous serez capable de transporter votre objectif f/1.4 sans vous fatiguer. Tout est là.

Le danger en préférant des f/1.4 : c’est de vous retrouver à nouveau avec un sac trop lourd, comme c’était le cas avec votre zoom… Pour retrouver du plaisir : il faut aussi retrouver de la mobilité, de la vitesse et même une certaine « insouciance psychologique ».

Il faut que « l’enjeux photographique » soit moindre que lorsque vous sortiez avec vos deux zoom, en ayant pour but de « tout capturer »… Il faut revenir au plaisir, à la spontanéité et à la simplicité… En acceptant de ne « pas pouvoir tout photographier ».

Non, en choisissant de sortir avec un unique objectif fixe à grande ouverture : dites-vous que vous allez « rater beaucoup plus »… Mais qu’en contre partie, vous allez peut-être donner plus de chances à des photos plus originales d’apparaitre. Des images que vous ne faisiez probablement pas avec vos zooms.

Certains jours, peut-être  mieux vaudrait « moins d’images réussies »… Mais en contre partie quelques images plus « intéressantes » que d’habitude…

On tombe souvent dans ce travers : beaucoup d’images « réussies techniquement » qui sont toutes banales et toutes ressemblantes à celles que vous avez déjà réalisé… Et même éventuellement, toutes ressemblantes aux images que réussissent tous les photographes, qui travaillent avec les mêmes zooms que vous et passent au même endroit !


Le 35 mm : la focale ni trop large, ni trop étroite… Le 35 mm en Full Frame est probablement la focale la plus polyvalente. Elle est déjà suffisamment large pour des paysages ou des vues d’ensemble.

Entre parenthèse : surtout depuis que Lightroom nous permet de faire des « Fusion Panorama » faciles, « sur deux étages »… Au 35 mm pour viser plus large : pensez à assembler quatre, six, ou huit photos, disposées sur deux étages…

Capturez une première « ligne du haut » constituées de 2, 3, ou 4 images décalées latéralement (avec 10 ou 20% de zone se chevauchant). Puis cadrez plus bas et réalisez la « ligne du bas » : également constituée de 2, 3, ou 4 images.

Et Lightroom se débrouillera très bien pour assembler tout ça : vous obtiendrez ensuite une image « plus large et plus haute » d’un ratio pas trop éloigné de votre 3/2 initiale. Comme si vous aviez shooté avec un 14 mm. Le fichier obtenu aura une résolution énorme, il sera au format .dng : donc conservant tout le potentiel d’ajustement des RAW d’origine… Fascinant lorsque ça marche bien.

Une autre solution plus simple est d’assembler 3 images cadrées verticalement et décalées latéralement : ce qui pèsera moins lourd mais qui est déjà intéressant et transforme votre 35 mm en 24 mm (à peu près).

A noter que vous pouvez même faire du bracketing d’exposition en plus (si vous êtes vraiment motivés et face à un contraste important qui justifie ce braketing) : Lightroom Classic CC 8.0 mise à jour intermédiaire. Puisque depuis peu Lightroom est même capable d’assembler des « panorama HDR » : là c’est monstrueux et très excitant face à certaines scène très contrastées… Mais refermons cette parenthèse Lightroom et revenons à la photo au 35 mm. Lire la suite…

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Discret petit génie oublié : Canon EF 28 mm f/2.8 IS USM

Je voulais vous parler aujourd’hui du Canon EF 35 mm f/2 L IS USM (505 €) qui est actuellement mon objectif préféré pour me balader léger… Mais je garde ça pour dans quelques jours, car j’ai pas mal de choses à dire à son propos !

En attendant, j’ai complété mon équipement avec le minuscule et génial Canon EF 28 mm f/2.8 IS USM (seulement 480 €)…. Cet objectif est un « quasi inconnu », un « presque oublié » et c’est absolument injuste… D’ailleurs j’ai découvert avec étonnement qu’il est désormais quasi introuvable neuf dans les boutiques de Hong Kong… Ce qui est très étonnant pour un objectif sorti en 2012 : c’est à dire un objectif très récent. On le trouve neuf pour seulement 480 € sur Amazon.

Mais comme j’avais une soudaine envie de 28 mm (allez comprendre ce qui passe parfois par la tête d’un photographe) : je suis allé le chercher d’occasion (environ 290 €) dans une petite boutique de Mongkok. A ce prix-là : foncez n’hésitez pas… Une caverne d’Alibaba ou l’on trouve absolument tout ce que l’on veut en parfait état. Et j’ai comme le pressentiment, que l’arrivée des gammes hybrides Full Frame de Canon EOS R et Nikon Z, vont contribuer à alimenter ces vitrines en très bonnes affaires… Mmmm !

Il faut dire que ce EF 28 mm f/2.8 minuscule (oui, il est vraiment très compact) est en quelque sorte « coincé » entre l’exceptionnel EF 24 mm f/2.8 IS (environ 505 € neuf) sorti la même année qui est très compact et pratique lui aussi (et dont je vous parlais en 2013 ici : Canon EOS 6D au Japon)… Et son grand frère : le EF 35 mm f/2 L IS USM, à peine plus encombrant mais bénéficiant d’un peu de luminosité (et de bokeh) supplémentaire, que l’on trouve juste à 499 € neuf.

Admirez l’encombrement minimal de ces trois là chez Camera Size (le 28 mm est le troisième ci-dessous)… Par exemple, lorsqu’ils sont montés sur un EOS 6D MkII, juste à coté d’un Nikon Z6 avec son 35 mm f/1.8 (un peu encombrant) : https://goo.gl/4s45xZ

C’est bien le EF 28 mm f/2.8 qui le plus compact : seulement 260 gr. c’est ridicule… Ajoutez lui 765 gr. de l’EOS 6D MkII et au total l’ensemble ne pèse que 1025 gr. C’est même légèrement plus léger qu’un Nikon Z6 avec son 35 mm f/1.8 qui pèse : 500 + 585 = 1085 gr en tout (ce qui reste très acceptable mais coute beaucoup, beaucoup plus cher).

J’aimerais bien que Canon nous propose exactement la même chose en monture RF : aussi compact et peut-être avec une ouverture à f/2… Si ce n’est déjà fait : relire notre article récent : Des objectifs plus légers pour nos hybrides Full Frame.

Donc : un 24 mm, un 28 mm… Et un 35 mm f/2 : voici presque des triplés sensiblement au même prix… Pourtant, il me semble que le EF 28 mm f/2.8 IS USM a toute sa place : notamment si vous le trouvez d’occasion en bon état. Et vu son faible poids et sa compacité : ils sont généralement en très bon état (ce sont des objectifs qui « ne se font pas mal en tombant » comme les bébés…). Lire la suite…

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Génial, le Mode Astrophoto des Canon G1X MkIII et G5X !

Je croyais que le Mode Astrophotographie des Canon G5X et G1XMkIII : c’était du gadget… Mais pas du tout ! j’ai pu le tester lors d’une petite ballade nocturne à La Clusaz et j’ai carrément été bluffé, car ça marche vraiment très, très bien.

Par exemple cette petite photo a été travaillée un peu dans Lightroom à partir du JPEG produit par ce mode 100% Automatique, qui se charge de corriger le bruit lui-même. On distingue le bas de la voie lactée, ce qui est peut-être la Galaxie d’Andromède (?) et même une étoile filante (c’est la période)… Sur fond de la Chaine des Aravis : la Pointe Percée est la dernière dent au fond à gauche : lire la suite…

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Comment lutter contre l’ennui… en photographie

Il peut arriver en photographie, comme dans d’autres domaines, que l’on finisse par s’ennuyer… Par tourner en rond ! Par refaire encore et toujours le même genre d’images. Et ne plus parvenir à s’extasier, ne plus parvenir à se surprendre, ni à se faire plaisir !

C’est ça « l’ennui ». Et c’est le signe qu’il est temps de changer quelques chose… Passons donc en revue, quelques façons de briser le cercle vicieux de « l’ennui en photographie ». De se sortir des « affres de la création ». De renouveler son regard, de changer de perspective… En somme : de se re-motiver.

1 – Partir en voyage ! C’est ma méthode préférée… à tel point, que photographie est devenu pour moi synonyme de voyage. Donc de rencontres, d’émerveillement, de retour aux sources. Les voyages forment la jeunesse et préservent de l’ennui !

Il n’est pas nécessaire de partir extrêmement loin, pour changer d’air. Même si je suis assez mal placé pour donner ce conseil, puisque dans mon cas, c’est surtout l’Asie qui m’intéresse… Contactez-moi pour participer à nos prochains voyages photo : NOS VOYAGES PHOTO.

2 – Changer d’objectif… (changer de focale) Je veux parler ici de l’objectif de votre appareil. Car on peut aussi changer d’objectif photographiquement parlant (on en parlera plus bas). Si vous n’avez jamais trenté d’utiliser toute la journée un 35 mm f/2 par exemple : tentez cela ! Et si vous n’avez jamais tenté d’utiliser un zoom : tentez-le aussi… Après un zoom trans standard quel second objectif ?

Cela vous obligera à sortir de votre « zone de confort » : vous en serez probablement frustré et peut-être les résultats vous sembleront décevants au début. Alors rebellez-vous et battez-vous un peu, que diable… Réussir des photos avec un objectif que vous ne maitrisez pas : voilà un défi intéressant. C’est un jeux, c’est déstabilisant, donc pédagogique… Photos de paysages : pensez au téléobjectif…  >    Lire la suite…

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Prise de vue : quelques « figures imposées » (2/2)

Voici la suite de notre article : Prise de vue : quelques « classiques » de composition… Dans ce second volet, il s’agit moins de composition, que de figures imposées qui reviennent dans le vocabulaire formel des photographes…

Nous avons tous (même par hasard), réalisé un jour une image basée sur un des principes suivants… Vous allez probablement vous reconnaitre ! Vos commentaires sont bienvenus…

« L’hyper premier plan » : astuce bien connue des utilisateurs de grand angle : organiser son image à partir d’un premier plan « signifiant »… C’estpratique, notamment lorsque l’on manque de recule. Par exemple, à bord d’un bateau : on a souvent pas d’autre solution. C’est le reflex du reporter de presse, qui essaye d’inclure dans son image, le maximum d’éléments significatifs d’une scène. Afin de raconter toute une histoire en une seule image.

Au premier plan : un personnage ou un sujet. A l’arrière plan, la situation et le contexte… Et éventuellement un troisième élément dans un coin, pour apporter encore plus d’information. Relire à ce propos : 16-35 mm + 70-200 mm = photo journalisme. Le travers (une fois de plus), c’est de faire toujours le même genre d’images. C’est pour cela, que j’ai fini par me débarrasser de mon zoom 16-35 mm f/2.8 (trop facile finalement), au profit d’un Sigma 24 mm f/1.4. Relire : Le Sigma 24 mm f/1.4 Art : mon objectif préféré.

Le « plein cadre » : remplir le cadre avec votre sujet quitte à éliminer l’arrière plan… Quitte à le couper un peu : rien de grave, tant que ça claque ! Si le sujet sort un peu du cadre, il n’en sera que plus présent… Robert Capa avait dit : « si vos photo ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’étiez pas assez près ».

Le « point de vue en contre-plongée » : selon que vous photographiez votre sujet d’en haut, ou d’en bas : l’impression donnée par l’image sera très différente… La contre-plongée (vue par en dessous), a tendance à rendre le sujet plus immense, plus impressionnant et dominateur. Lire la suite…

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Prise de vue : quelques classiques de composition (1/2)

Je ne crois pas trop aux règles de compositions, car les règles sont faites pour être dépassées… Il n’empêche qu’il n’est pas inutile de « connaitre ses classiques », ce qui permet de mieux explorer d’autres voies…

Sans devoir systématiquement repasser par ou d’autres sont déjà passé… Passons donc en revue quelques scénarios classiques de composition. Qu’il faudra mémoriser, utiliser, pour mieux les oublier ! Ne dit-on pas, que pour faire un grand peintre « il faut d’abord désapprendre à dessiner » ? Vous retrouverez ensuite dans une seconde partie (ici), quelques exemples de « vocabulaire formel » souvent utilisés en photographie.

La « règle des tiers » : commençons par la pire tarte à la crème, des tartes à la crème. La règle des tiers, c’est le truc que l’on explique aux enfants qui apprennent à tenir un appareil photo pour la première§re fois ! C’est le truc que l’on explique à quelqu’un qui fait sans le vouloir des photos systématiquement penchées, ou cadrées n’importe comment. C’est le truc que l’on explique, lorsque l’on ne sait pas trop quoi dire d’autre…

Au final, respecter cette règle des tiers est probablement le meilleur moyen de « brider la créativité » d’un apprenti photographe. Personnellement c’est le truc auquel je ne pense jamais… Mais qui curieusement apparait dans beaucoup de mes photos, sans que je ne l’ai voulu ! Ce qui fini par m’énerver. A croire que notre oeil a été formaté « malgré nous » par la règle des tiers, après des siècles de peinture et d’images.

Si vous regardez bien : les meilleures photos n’obéissent pas souvent « exactement » à la règle des tiers. Parfois, les éléments principaux qui attirent l’oeil, sont « pas loin » des tiers. Mais jamais, « exactement aux tiers ». Comme sur ces exemples :

Le « chaos apparent » : le principe ici, est exactement l’inverse de la règle des tiers : aucune structure lisible ne doit apparaître… Il y aura quelque chose de fascinant à rechercher des structures dans ce chaos, sans les trouver à coup sur. L’asymétrie, le déséquilibre, l’absence d’organisation et l’inattendu : c’est bien plus rigolo et intéressant que la règle des tiers !

Bien plus difficile aussi, car il faut tout de même trouver un « sens » aux formes. Car le « n’importe quoi », n’est pas très intéressant lui non plus… Créer un chaos « cohérent », qui retienne l’attention, est finalement assez difficile. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup d’exemples de « chaos intéressant » sous la main : Lire la suite…

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Consacrez trois quarts de votre budget aux objectifs

Je ne sais pas pour vous… Mais que je marche ou quand je fais du vélo, c’est là que je pense le mieux. Hier, après deux heures de vélo au Bois de Boulogne :  une évidence s’est imposée à moi… Que je vous livre tout simplement :

« Donnez moi 500 € pour acheter un boitier simple… et 1500 € pour acheter deux ou trois objectifs bien choisis. Et je ferais de bien meilleure photos, que si je dépensais 1500 € pour acheter un boitier plus sophistiqué. Mais seulement 500 €, pour acheter un ou des objectifs. »

Ajustez les proportions à votre convenance, un peu comme pour le sucre dans votre café ! Lorsque je repense à tous les photos fantastiques, que j’ai faites avec de réflex très simples, voire simplistes (récemment un simple Canon EOS 100D ou 200D), mais grâce à de bons objectifs : je crois que cette maxime peut sembler être une évidence.

Donc si votre budget est limité (et il l’est par définition) : choisissez d’abord vos objectifs (ou types d’objectifs).

Puis ensuite (seulement dans un second temps) : choisissez un boitier simple, pour placer devant en fonction du budget qui vous reste… Sachant qu’un simple EOS 200D est déjà un excellent boîtier. Ou alors un EOS 6D (l’ancien modèle) : qui est probablement le plus accessible et agréable des Full Frame actuels, avec le Nikon D750.

Non, vous n’avez pas vraiment besoin de dépenser plus que 1000 € dans votre boîtier… A ce propos, j’ai quelque peu mis à jour ma série d’articles : Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1partie 2partie 3… et partie 4. Et je prépare une partie 5, car il y a d’autres objectifs dont j’aimerais vous parler. Lire la suite…

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Ce qui compte c’est l’objectif : partie 4

J’ai toujours conseillé à mes élèves de dépenser plus d’argent, dans leurs objectifs, que dans leurs boîtiers… Par exemple s’offrir un 70-200 mm f/4 : voilà un bien meilleur investissement, que de dépenser la même somme dans un nouvel appareil. Voici la suite de notre dossier : « Ce qui compte c’est l’objectif, pas l’appareil ».

Dont vous retrouverez ici les trois premières parties : Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1, partie 2, partie 3…

Pensez à  une longue focale fixe : macro éventuellement (mais pas obligatoirement)…  J’ai choisi le Canon EF 100 mm f/2.8 Macro L IS USM (858 €), même si la Macro Photo est un domaine qui ne m’intéresse pas beaucoup… Pour autant j’ai tout de même acheté cet objectif macro (coûteux) il y a deux ans. Je l’utilise parfois à la place de mon 70-200 mm f/4, lorsque j’ai besoin d’un peu plus de luminosité. Par ailleurs, il reste moins lourd et moins cher que le EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM II (qui coute encore dans les 1900 €)

Un 100 mm permet de réaliser de superbes portraits… D’ailleurs, auparavant je possédais le merveilleux petit EF 100 mm f/2 USM (469 €) (sorti en 1991), qui n’était pas macro, ni stabilisé et qui est peu coûteux. Malgré son âge, il était tout de même très piqué et très compact. C’est une variante du EF 85 mm f/1.8, il date de la même époque.

J’ai aussi (et surtout) acheté ce 100 mm Macro, pour numériser des diapos et film N&B (en vissant un adaptateur à l’avant). Mais en dehors de cela, je ne l’utilise que rarement pour ses qualités macro : il faut dire que j’ai aussi une « position Macro » assez pratique sur mon EF 24-70 mm f/4 L IS USM…

Je l’utilise parfois en Macro, pour réaliser des images des appareils photo que je test (lorsque je ne les fais pas à l’iPhone). Comme celles de l’EOS M50 pour mon test récent : toutes ces images ont été faites avec ce 100 mm : Prise en main Canon EOS M50 – Partie 1  –  Prise en main du petit Canon EOS M50 – Partie 2

En APS-C je vous recommanderais le Canon EF-S 60 mm f/2.8 Macro… Qui est très réputé et correspondrait à un 96mm en Full Frame. A noter enfin, que vous trouverez d’excellentes longues focales fixes, chez d’autres marques. Il y a pas mal de choix… Citons par exemple un exceptionnel Sigma Objectif 135mm F1.8 DG HSM Art à 1289 €… Il ne s’agit pas d’un objectif Macro, il n’est pas stabilisé, mais avec cette ouverture c’est la promesse d’un bokeh incroyable. A moins que ce soit le Sigma 105 mm F/1.4 DG HSM « Bokeh Master » qui vous tente ? Voilà encore âtre chose… Lire la suite…

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Photos de paysages : pensez au téléobjectif

Une des grandes idées reçus en photo de paysage, c’est qu’elles devraient être prises systématiquement au grande angle. Ou a une focale précise : au 24 mm, au 35 ou au 50 mm). Non, il n’y a évidement pas de focale « spécifique » à la photo de paysage.

Personnellement je suis même assez fan des paysages photographiés au 70-200 mm. Le paysage au téléobjectif : c’est choisir une « portion » de ce que l’on voit… En gardant le meilleur et en éliminant le moins intéressant.

Ce que l’on fait d’ailleurs bien plus facilement avec un zoom télé, qu’avec un télé fixe, même si il est évidement toujours possible de recadrer dans une image initialement cadrée trop large (ou qui englobe des éléments gênants).

Mais le recadrage, c’est toujours moins bien, que le bon cadrage du premier coup. Même d’un point de vue philosophique… Petite remarque au passage : ne cadrez jamais « pile poil » toutefois ! Gardez plutôt 5% à 10 % de marge autour de la photo idéale. Vous serez bien content de bénéficier de cette petite marge de sécurité, pour un grand tirage, ou si vous devez redresser un peu l’horizon en post traitement. Les photographes expérimentés sont plus souvent embêtés par des photos cadrées trop serrées, que trop larges (contrairement aux débutants, qui cadrent souvent trop large).

J’ai donc fait une petite recherche parmis mes images de paysages préférées : sur toutes celles ayant une focale supérieure à 80 mm… Histoire de démontrer que le paysage aux longues focales : c’est aussi très intéressant ! J’ai commencé par créer une collection dynamique, affichant toutes les images dont la note est égale à 5 étoiles, dont la Focale était supérieure à 70 mm. Ce qui m’a donné 3.329 images (sur partant d’un total de 510.098 photos, c’est à dire toute ma photothèque). Lire la suite…

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Ce qui compte c’est l’objectif ! Pas l’appareil… (2/3)

J’ai toujours conseillé à mes élèves de dépenser plus d’argent, dans leurs objectifs, que dans leurs boîtiers… Seconde partie de notre revue d’objectifs remarquables… lire :  Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1 et la partie 3 ici… et 4 ici.

Le Canon EF 70-200 mm f/4 L IS (1179 €) monté sur un simpliste Canon EOS 100D (469 €) pour certaines images. Achetez un 70-200 mm f/4 et placez le sur votre vieux boîtier : il en sortira de bien meilleures photos, que d’un nouvel appareil (à quelques exceptions près)… Je n’ai jamais pu me passer d’un 70-200 mm à ouverture contante.

Alors certes : les versions f/2.8 sont exceptionnelles… Mais très lourdes et assez (ou très) couteuses. Et l’on peut déjà faire tellement de choses avec un simple 70-200 mm f/4.

Le Sigma 85 mm f/1.4 (ancien modèle à 800 €) et le Canon 85 mm f/1.8 US (378 €)Ces deux-là ce sont mes deux coups de coeur ! Je possède les deux, mais je ne peux n’en emporter qu’un seul à la foi en voyage (et c’est dur de choisir lequel prendre)… Le modeste Sigma 85 mm F1,4 DG EX HSM f/1.4 (bien que déjà dépassé techniquement), vous éblouira… spécialement en contre jours. Si vous êtes à la recherche d’effets bokeh à moindre coût : c’est celui qu’il vous faut…

Beaucoup plus léger et encore moins cher, le petit Canon 85 mm f/1.8 US (378 €) est l’objectif dont le rapport « étonnement / prix » est le plus favorable du monde… SI vous êtes fauchés mais avez tout de même quelques ambitions photographiques : alors il est pour vous !

Il va bien falloir que je me débarrasse du Sigma, si un jour j’achète le nouveau Canon EF 85 mm f/1.4 L IS USM : le premier 85 mm stabilisé pour reflex. Lire : Canon EF 85 mm f/1,4 L IS USM : merveille accessible Un 85 mm stabilisé : ça va être quelque chose d’extraordinaire… C’est certain : il me le faudra !

Lire la suite…

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Ce qui compte c’est l’objectif ! Pas l’appareil… (1/3)

J’ai toujours conseillé à mes élèves de dépenser davantage d’argent, dans leurs objectifs, que dans leurs boîtiers… Par exemple s’offrir un 70-200 mm f/4 : voilà un bien meilleur investissement à envisager…

Plutôt que de dépenser la même somme dans un nouvel appareil. Faites l’expérience : achetez un 70-200 mm f/4 (même d’occasion). Puis montez-le sur un vieux reflex, vous constaterez qu’il en sortira de meilleures photos que si vous aviez acheté un nouvel appareil (à quelques exceptions près évidement).

A suivre dans le prochain épisode, d’autres galeries d’exemples, réalisés avec certains de mes objectifs favoris… Parmi lesquels, le 70-200 mm f/4 bien entendu. Ou le Sigma 24 mm f/1.4 Art… Ou encore le petit Voigtlander 20 mm f/3.5. A suivre ici…

Ce qui compte c’est l’objectif : partie 2

Ce qui compte c’est l’objectif : partie 3

De plus, les bons objectifs sont des investissements généralement plus pérennes, qui perdent moins de valeur avec le temps, que les boîtiers (qui se démodent si vite)…

Vérifiez en occasion : les reflex vieux de 5 ans deviennent quasiment invendables (il faut dire que pas mal de gens achètent des boîtiers dont ils ne se servent quasiment jamais, donc les bonnes occasions ne manquent pas). Alors que les « bons » objectifs conservent une bonne cote durant plusieurs années… Lire la suite.

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Cadrez plus serré ! Si le patron l’exige…

Du bon usage de la bonne focale… Zoomez serré, si vous voulez laisser croire qu’il y a du monde. Et évitez le grand angle ! Surtout si on vous le demande gentiment…

Une leçon à retenir pour les photographes de presse débutants à lire chez Arrêt sur ImageInvestiture / foule : la com’ de Macron préférait les plans serrés. Regardez ce plan large : étonnant comme c’est vide et c’est ça qui n’a pas plu (mais c’est pourtant la vérité) : Lire la suite…

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Les objectifs utilisés par Stanley Kubrick

Stanley Kubrick était un génie du cinéma, mais aussi un photographe… « Plutôt perfectionniste, il lui arrive de prendre plusieurs centaines de clichés pour réaliser une seule photo », rapporte Wikipedia dans sa biographie.

Relire d’ailleurs : Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? A ma connaissance, tous les grands photographes prennent (et prenaient) beaucoup d’images (mais refermons cette parenthèse)… Visionnez cette passionnante vidéo ou il est question des objectifs utilisés par Stanley Kubrick. Lire la suite…

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Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes !

Lorsque je voyage avec des élèves photographes (voir nos voyages photos), je repère assez vite les mauvaises habitudes, que beaucoup acquièrent (sans s’en rendre compte) en travaillant trop souvent seuls dans leur coin…

Je vous propose en ce beau dimanche : un petit florilège de mauvaises habitudes que vous aurez tout intérêt de combattre pour réaliser des progrès. Dans les conseils possible : il y a ce qu’il faut faire… Et ce qu’il fait cesser de faire ! Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

Cessez de croire que le mode M donne du talent : ne perdez pas votre temps avec le mode M, utilisé en toutes circonstances sans réflexion… Le Mode M est à réserver à des cas particuliers : studio, images nocturnes, circonstances ou la lumière ne change pas. Et quelques autres.

Mais le reste du temps, le Mode M vous aidera surtout à rater cet « instant décisif » qu’il est urgent de saisir, avant que l’instant ne s’envole… Car le Mode M c’est trop lent !

La photo est d’abord « affaire de réactivité » et votre voisin qui travail en Mode P, est beaucoup mieux armé pour être réactif ! Par contre je vous engage à essayer de temps à autre : le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant. Par exemple en vidéo, mais pas seulement…

Landscape, Ladakh Himalaya Inde. Photo : Vibert / Actionreporter.com

Ci-dessus : image datant de 2005 : prise en JPEG au Canon EOS 20D + zoom Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM. Données de prise de vue : 1/60 sec – f/14 – 100 ISO (correction d’expo -2/3 IL) – A main levée…

Ne massacrez plus les arrières-plans : Depuis que les appareils réalisent le point quasi automatiquement et que l’exposition n’est plus le « premier soucis du photographe » (comme à l’époque des diapositives) : je dirais que la « médiocrité » de nos arrières plans est devenu la toute première cause de « nos photos ratées » !

A trop se concentrer sur leur sujet, la plupart des photographes débutants, oublient de prendre en compte l’arrière plan dans leur cadrage… Mon conseil, ouvrez les yeux, pensez « arrière plan », déplacez vous verticalement et latéralement en permanence. Et surtout : fuyez l’utilisation du pied qui est un véritable frein à l’expérimentation et à la composition (lire plus bas)…

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Ci-dessus : Canon EOS 6D + Sigma 24 mm f/1.4. Données de prise de vue : 1/80 sec – f/1.4 – 50 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1/3 IL.

Arrêtez la mesure spot lorsqu’elle est inutile : ceux qui utilisent la mesure Spot sont assez souvent des adeptes du Mode M par ailleurs… Des photographes qui adorent se « prendre la tête » inutilement et feraient mieux de s’intéresser à leur sujet, plutôt qu’à l’exposition !

Beaucoup de gens se font avoir, après avoir basculé (ponctuellement) en mesure spot, pour un portrait par exemple (croyant travailler comme les pro)… Ils oublient ensuite de revenir sagement à la mesure multizone (mesure Auto par défaut). Et réalisent des images trop claires ou trop foncées, leur spot étant pulsé par hasard sur tel ou tel arrière plan…

Parenthèse : heureusement pour les « fans de mesure spot », dans les Canon EOS pas trop anciens, on peut demander que l’appareil affiche une alerte dans le viseur dès que vous êtes en mesure Spot (et aussi dans d’autres cas : lorsque vous êtes en Monochrome par exemple). Fin de la parenthèse !

La mesure Spot, n’est vraiment pas adaptée à la prise de vue polyvalente « au quotidien »… Au mieux, vous le savez et perdez votre temps à mémoriser l’exposition (ce qui est long et représente une opération de trop, lorsque le sujet risque de s’envoler)… Alors qu’une mesure multizone la plus automatique possible, fait parfaitement l’affaire dans 99% des circonstances. Et vous pêrmet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre sujet, l’instant « décisif » et votre composition…

La solution : apprenez à utiliser la correction manuelle d’exposition : c’est bien plus rapide… Lire la suite !

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