Browsing: CONSEIL : photos décryptées

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4 Les objectifs utilisés par Stanley Kubrick

Stanley Kubrick était un génie du cinéma, mais aussi un photographe… « Plutôt perfectionniste, il lui arrive de prendre plusieurs centaines de clichés pour réaliser une seule photo », rapporte Wikipedia dans sa biographie.

Relire d’ailleurs : Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? A ma connaissance, tous les grands photographes prennent (et prenaient) beaucoup d’images (mais refermons cette parenthèse)… Visionnez cette passionnante vidéo ou il est question des objectifs utilisés par Stanley Kubrick. Lire la suite…

 

... leçon de photo !
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89 Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes !

Lorsque je voyage avec des élèves photographes (voir nos voyages photos), je repère assez vite les mauvaises habitudes, que beaucoup acquièrent (sans s’en rendre compte) en travaillant trop souvent seuls dans leur coin…

Je vous propose en ce beau dimanche : un petit florilège de mauvaises habitudes que vous aurez tout intérêt de combattre pour réaliser des progrès. Dans les conseils possible : il y a ce qu’il faut faire… Et ce qu’il fait cesser de faire ! Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

Cessez de croire que le mode M donne du talent : ne perdez pas votre temps avec le mode M, utilisé en toutes circonstances sans réflexion… Le Mode M est à réserver à des cas particuliers : studio, images nocturnes, circonstances ou la lumière ne change pas. Et quelques autres.

Mais le reste du temps, le Mode M vous aidera surtout à rater cet « instant décisif » qu’il est urgent de saisir, avant que l’instant ne s’envole… Car le Mode M c’est trop lent !

La photo est d’abord « affaire de réactivité » et votre voisin qui travail en Mode P, est beaucoup mieux armé pour être réactif ! Par contre je vous engage à essayer de temps à autre : le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant. Par exemple en vidéo, mais pas seulement…

Landscape, Ladakh Himalaya Inde. Photo : Vibert / Actionreporter.com

Ci-dessus : image datant de 2005 : prise en JPEG au Canon EOS 20D + zoom Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM. Données de prise de vue : 1/60 sec – f/14 – 100 ISO (correction d’expo -2/3 IL) – A main levée…

Ne massacrez plus les arrières-plans : Depuis que les appareils réalisent le point quasi automatiquement et que l’exposition n’est plus le « premier soucis du photographe » (comme à l’époque des diapositives) : je dirais que la « médiocrité » de nos arrières plans est devenu la toute première cause de « nos photos ratées » !

A trop se concentrer sur leur sujet, la plupart des photographes débutants, oublient de prendre en compte l’arrière plan dans leur cadrage… Mon conseil, ouvrez les yeux, pensez « arrière plan », déplacez vous verticalement et latéralement en permanence. Et surtout : fuyez l’utilisation du pied qui est un véritable frein à l’expérimentation et à la composition (lire plus bas)…

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Ci-dessus : Canon EOS 6D + Sigma 24 mm f/1.4. Données de prise de vue : 1/80 sec – f/1.4 – 50 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1/3 IL.

Arrêtez la mesure spot lorsqu’elle est inutile : ceux qui utilisent la mesure Spot sont assez souvent des adeptes du Mode M par ailleurs… Des photographes qui adorent se « prendre la tête » inutilement et feraient mieux de s’intéresser à leur sujet, plutôt qu’à l’exposition !

Beaucoup de gens se font avoir, après avoir basculé (ponctuellement) en mesure spot, pour un portrait par exemple (croyant travailler comme les pro)… Ils oublient ensuite de revenir sagement à la mesure multizone (mesure Auto par défaut). Et réalisent des images trop claires ou trop foncées, leur spot étant pulsé par hasard sur tel ou tel arrière plan…

Parenthèse : heureusement pour les « fans de mesure spot », dans les Canon EOS pas trop anciens, on peut demander que l’appareil affiche une alerte dans le viseur dès que vous êtes en mesure Spot (et aussi dans d’autres cas : lorsque vous êtes en Monochrome par exemple). Fin de la parenthèse !

La mesure Spot, n’est vraiment pas adaptée à la prise de vue polyvalente « au quotidien »… Au mieux, vous le savez et perdez votre temps à mémoriser l’exposition (ce qui est long et représente une opération de trop, lorsque le sujet risque de s’envoler)… Alors qu’une mesure multizone la plus automatique possible, fait parfaitement l’affaire dans 99% des circonstances. Et vous pêrmet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre sujet, l’instant « décisif » et votre composition…

La solution : apprenez à utiliser la correction manuelle d’exposition : c’est bien plus rapide… Lire la suite !

 

... concentrez vous sur "ce qui compte" !
CONSEIL : photos décryptées
48 Quelques bêtises que l’on entend régulièrement…

J’en aurais entendu des bêtises sur la photo depuis toutes ces années ! Sorties la plupart du temps de la bouche des photographes eux-même… souvent avec une assurance assez déconcertante.

Rapide passage en revue des deux ou trois tartes à la crème bien gratinées… qui me viennent immédiatement à l’esprit ! Mais je suis sur que vous ne manquerez pas de compléter ce début de collection en commentaires.

1 – Le matériel ne compte pas, c’est l’oeil du photographe qui fait tout… Bien entendu que l’oeil du photographe est essentiel : c’est l’évidence même. Mais la photo est un domaine très technique aussi. Et sans le matériel adapté à la situation (ou à l’idée que se fait un photographe d’une image qu’il désire réaliser), alors : pas de photo ! En photo : le matériel compte aussi…

Un cas extrêmement courant est la street photo : un matériel trop lent est un réel handicape… Par exemple un hybride à viseur électronique dont l’affichage souffre d’un léger décalage (même s’il n’est que d’1/100 sec). Ces Viseurs électroniques qui interrompent la visée lors des rafales (y compris les courtes rafales de 3 à 5 images, qui sont les plus fréquentes) : pour moi voilà un réel obstacle entre la scène et le photographe, qui va être géné pour déclencher à « l’instant décisif ».

Une mauvaise ergonomie peut également être un handicape : ce moment ou vous êtes encore en ISO Auto et ne parvenez pas à revenir instantanément à 50 ISO face à un contre jour violent, à cause d’une ergonomie de l’appareil mal conçue, ou mal comprise… Celui qui peut faire cette manipulation du bout de l’index sans quitter la scène de l’oeil dans le viseur, possède l’avantage de la réactivité.

Par contre celui qui doit sortir l’oeil du viseur pour  tourner une molette à l’ancienne située sur le haut de l’appareil côté gauche, va perdre 5 précieuses secondes, durant lesquelles la scène a changé.

Japon Asie, Japan Asia

2 – J’ai choisi un Nikon, car les objectifs sont meilleurs – Voilà une belle légende urbaine… Chez Nikon comme chez tous les fabricants : il y a de bons objectifs et des mauvais… Nikon, n’est pas « globalement » meilleur, ou plus mauvais qu’un autre fabricant… Par contre il y a des photographes qui sont meilleurs que d’autres, pour choisir dans leur monture : les meilleurs objectifs.

Par exemple chez Nikon, ne choisissez pas le 70-200 mm f/2.8, qui est ancien et dépassé par rapport à celui de Canon. Mais préférez le Nikkor 70-200 mm f/4, qui est plus récent et meilleur que celui de Canon. 

Conclusion : si il vous faut absolument un 70-200 mm f/2.8, passez en Canon, ou attendez que Nikon mette à jour le sien. 

Mais si il vous faut absolument un 70-200 mm f/4, alors préférez peut-être le Nikon (quoique, d’autres critères peuvent vous faire hésiter : parmi lesquels le pire est l’absence d’un 24-70 mm f/4 stabilisé chez Nikon, alors que celui de Canon est fantastique et sans équivalent sur le marché). Lire la suite…

 

... ajoutez votre témoignage !
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30 Sociotypes : quel photographe êtes-vous ? Partie 2

Voici la seconde partie de nos portraits de photographes, « caricaturaux » mais amusants j’espère ! Certains sont inspirés de mes amis et connaissances… qui se reconnaitront sans doute.

Alors ne prenez pas la mouche les amis : ces portraits sont des « mélange » de plusieurs personnages, dont vous ne partagez que quelques « traits » seulement ! Ce n’est pas vous… Dans tous les cas : rien de méchant bien entendu, même si je pointe quelques détails assez juste je crois. J’espère que ces portraits amusants vous aideront à vous y retrouver… et peut-être même, à chasser certains de vos travers ? Je suis moi-même un petit peu tous ceux-là à la fois…

Commencez par lire la première partie ici et la troisème là. La 4 em partie là. Et il y aura probablement une cinquième partie, car d’autres idées me sont venues entre temps !

 


Incorruptible : le « reporter de guerre » :  le seul matos auquel il tienne vraiment c’est son téléphone satellite, pour le reste il s’en fout un peu il n’est pas « matérialiste »… Du moment que ce soit « lourd et solide » : au point de pouvoir « planter des clou » avec la semelle de son boîtier. Autrement dit : aucune chance qu’il choisisse autre chose qu’un Canon EOS 1Dx, ou qu’un Nikon D4 / D5…

Son matos : Les seuls objectifs qu’il emporte sont les suivants : un 16-35 mm f/2.8 utilisé pour 40 % des vues… Un 24-70 mm f/2.8 (et encore celui-ci il pourrait presque s’en passer car il ne sert que 20% du temps) et son 70-200 mm f/2.8 (utilisé 40% du temps)…

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Si vous lui parlez d’APN hybrides, ou de viseurs électroniques… il vous rigolera probablement au nez et vous passerez pour un « photographe de salon » ! Et il aura un peu raison… Si vous lui parlez politique, il évitera certainement le sujet, il a « vu trop de choses ». Si vous lui parlez photo, il vous parlera peut-être de sa jeunesse (et là c’est assez intéressant)…

Son obsession : ramener le « scoop de sa vie » ou faire « la plaque à cent-mille » (je parle encore en Francs), telles « étaient » ses obsessions… Avant ! Mais ça c’était « avant » car désormais il n’a plus vraiment d’obsessions.

Sauf peut-être de savoir ce que deviendront ses « archives » : toute une vIe de reportages autour du monde. Autrefois Sigma… Ensuite Corbis… Et désormais Chinoises, mais distribuées par Getty.

Ses travers : il ne progresse pas beaucoup en photo, car ce qui compte « c’est autre chose » : la technique ne l’a jamais intéressé… A titre d’exemple, je connais un photo reporter célèbre, qui a reçu des prix internationaux (je ne dirais pas son nom, mais il se reconnaîtra) : il persiste à n’utiliser que le collimateur central de son EOS 1D et n’a jamais voulu se apprendre « d’autres techniques AF plus modernes »…

Et il trouve que ça marche assez bien comme ça : depuis son premier reflex Autofocus et depuis qu’il « à fait l’Afghanistan », dans les années 80.

Ses réussites : parvenir à vivre encore de la photo en 2016… Alors là, chapo mon pote ! Je ne sais pas comment tu fais : vu les tarifs auxquelles se vendent les images aujourd’hui. Après avoir été distribuées par Getty (par exemple), il ne te reste plus que 35% de la vente initiale (Hors Taxes). Toujours est-il qu’il continue, malgré tout.

Soit, il a mis beaucoup d’argent de côté dans les années 80 (qu’il aurait planqué ailleurs, mais c’est pas moi qui lui en voudra pour ça) ? A moins que cette « race de gars » se faisant plus rare, ils sont finalement peu nombreux à se partager le gâteau (qui n’est pas gros) ? Lire la suite…

 

... je sais, c'est un peu dur ! Mais si c'est rigolo ;-)
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36 Sociotypes : quel photographe êtes-vous ? Partie 1

Je connais bien la photo… et je connais bien les photographes depuis le temps que j’en fréquente (et notamment depuis 12 ans que j’en forme à Lightroom et auparavant à View Media Pro). Alors pour le fun (juste le fun)…

Voici quelques portraits « caricaturaux »… Et amusant j’espère ! Retrouvez quelques types de photographes, dont certains sont inspirés de mes amis et connaissances… Qui se reconnaitront sans doute ! Ne prenez pas la mouche : certains portraits sont le « mélange » de plusieurs personnages, dont vous ne partagez que « quelques traits » seulement…

Et vous êtes vous-même, probablement « le mélange » de plusieurs de ces portraits. Dans tous les cas : rien de méchant surtout (même si je pointe quelques détails assez juste). J’espère que ces portraits amusants vous aideront à vous y retrouver un peu. Et peut-être même, à améliorer certains de vos travers ?

Je sais que suis moi-même un petit peu tous ces photographes à la fois… (à deux ou trois exceptions près). C’est pour cela, que j’ai pondu ces lignes aussi rapidement ! Allez, c’est pour le fun :

La seconde partie est ici… et la troisème là. La 4 em partie là.

 


« Le photographe acheteur compulsif » : je commence par lui, car de nombreux photographes lecteurs de ce blog se reconnaitront probablement (en plus de vous reconnaitre dans d’autres catégories)… Je souffre moi-même un peu de ce travers ! L’acheteur compulsif est souvent un dévoreur de blog (voir blogueur lui-même), un amateur de tests-terrain, un décrypteur de fiches techniques…

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Et pourtant malgré toutes ses lectures et ces torrents d’information : parfois il craque bêtement ! Sans réfléchir, juste parceque l’appareil est « superbe »… De retour à la maison, il se fait engueuler par sa femme, du coup il doit l’inviter au restaurant (ou pire : l’emmener en week end) pour se faire pardonner. Ce qui augmente d’autant le prix de son matériel. 

Son matos : son « matos actuel » n’est pas encore au top du top… Mais son prochain reflex, son prochain objectif et son prochain compact, lui permettront (c’est certain) de passer au « niveau supérieur »… 

Birmanie, bur-mə, Burma, bɜrmə, mjænˈmɑ, Myanmar, Pyidaungzu Myanma Naingngandaw, Pyidaunzu Thanmăda Myăma Nainngandaw, Republic of the Union of Myanmar, République de l'Union du Myanmar, the Republic of the Union of Myanmar, Union de Birmanie, Union du Myanmar, ပြည်ထောင်စု သမ္မတ မြန်မာနိုင်ငံတော်, ဗမာ et မြန်မာ

Birmanie Ubein Bridge…

Son obsession : s’il rate ses images, c’est toujours la faute de son matériel qui n’est jamais assez parfait, assez rapide, surtout l’AF qui n’a pas assez de collimateurs…. Il croit pour résumer : que le matériel « fait le photographe », mais oublie d’aller faire des photos… Il ferait mieux d’acheter un billet d’avion. Ou de s’offrir une « petite formation » pour progresser.

Ses travers : il est passé chez Fuji il y a deux ans car le capteur « X-Trans » est fantastique… Mais aujourd’hui il veut tout revendre, pour passer en Sony A7 RII (pas facile à revendre tout ce matos Fuji finalement)… A moins qu’il ne revienne en Canon, pour les 50 Mpixels de l’EOS 5Ds R ? En fait : il hésite… Au fait, le prochain Full Frame de Pentax : il arrive quand ? Car il veut revenir au viseur optique : trop déçu par les EVF finalement, dont il ne soupçonnait pas les petits défauts

Ses réussites : il possède toujours le matériel le plus adapté en fonction des circonstances… Par exemple, pour le week end, il ne prend que son Panasonic GF7 et le Ricoh GR II… S’il part une semaine, il prendra ses deux reflex et trois objectifs (sauf que pour le 85 mm f/1.4 : il hésite un peu à cause du poids). Et s’il part un mois entier, il emporte tout : sept objectifs, deux reflex, un hybride et deux compacts. Et là, c’est la merde : car ça ne rentre pas, il faut acheter un nouveau sac !

De coup il ne reste plus grand chose pour le budget voyage… « Le tour du Japon ce sera pour l’an prochain » : en attendant on va juste aller aux Iles Canaries : sa femme a trouvé une promo d’enfer : hôtel all inclusive, pour 800 € la semaine  avec le billet »… Il pourra toujours faire des photo de la piscine !

 


Le « photographe Geek » : il ne connaissait rien à la photo il y a seulement cinq ans… Mais tout ce qui est informatique le touche : de l’aspirateur robot programmable par un smartphone… A la Go Pro (qu’il fixe à l’avant d’un Velib, ce dont personne n’a rien à foutre). 

Son matos : il avait acheté « au Salon de la photo » le dernier Samsung NX-1 qui est un excellent « COI » filmant en 4K (tu comprends, en dessous du 4K la vidéo c’est pourri). Mais en apprenant que Samnug arrêtait (peut-être) la photo : il l’a déjà revendu sur le forum « Hardware.fr »… En fait il n’y connait rien en photo ! Mais comme Samsung avait la cote pour les smartphones : il a pensé que ça serait cool (les « review » étaient enthousiasmants. Notamment l’essai d’un Youtubeur connu… âgé de seulement 19 ans).

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Il a commandé (hyper pas cher sur un site de Hong Kong), le nouveau Sony RX1 MkII : en transite depuis 1 mois, il doit être bloqué à la douane… Mais c’est pas grave : en ce moment il fait des photos géniales, avec son Smartphone capable de shooter en RAW qu’il peut transférer à sa Surface Pro via NFC…

Son obsession : vivre dans le futur ! Au risque d’oublier le présent… Ah si, au fait : il a une question pour vous « les photographes pros » : il aimerait bien vendre des images grâce à Fotolia… Comment booster ses ventes ? Car pour l’instant il n’a gagné que 25 euros… C’est pas grand chose, mais c’est un « début » : quand il aura pu acheter du matériel professionnel, il gagnera sa vie grâce à Fotolia.

Ses travers : Il est un peu le « pendant masculin » de la blogueuse de mode (ci-dessous) : il est actif sur Flickr, Tumblr, 500 Pix, Vimeo, Youtube, etc… Il n’imprime jamais une image, mais compte des milliers de followers qui ne regardent jamais ses images (ne les regarde « pas vraiment » disons)… Vu que ces milliers de followers, suivent eux-même des centaines d’autres photographes !

Comment pourraient-ils regarder autant de photos chaque jour ? Tout en en faisant eux-même… et en postant eux-même des dizaines de photo chaque jour ? Ces réseaux sociaux de photographie, ne seraient-ils que de grands « halls de gares » ? Ou des milliers de personnes se croiseraient sans se voir, mais « hurleraient » pour se faire entendre ? Ce qui les empêcheraient d’ailleurs, d’entendre leurs voisins…

Ses réussites : le monde entier peut accéder aux 250.000 images qu’il a réalisées depuis trois ans sur son compte Flicker ! Sa mère s’y est connecté pour lui faire plaisir, mais elle n’y comprend rien…

 


La « blogueuse de mode » : ses amis photographe masculins, la prennent un peu pour une « cruche » ! Mais ils ont tord, car elle a un certain talent (mine de rien, c’est vrai)… Contrairement à pas mal d’hommes : elle fait preuve d’une certaine sensibilité, elle est attentive aux couleurs, aux formes et aux gens.

En tous cas, ses photos ont énormément de succès et grâce à Instagram, 500 pix, Tumblr et Facebook (etc..), elle cumule plus de followers que tous les autres photographes de cette page, réunis (excepté le geek, avec qui elle est en couple. Mais chacun son appart, pour l’instant)…

Son matos : euuuuh, elle a oublié le nom de la marque ! « Je peux changer les objectifs et il y a un écran pour prendre les photos, c’est tactile, c’est génial… Au fait, je devrais acheter quoi comme objectifs, pour faire des photos de gâteau et de « latte Art » ?

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Son obsession : vivre de sa passion. Oui, mais quelle est cette passion ? « Euuuu… comment dire, je voudrais faire un truc par moi-même, tu vois ? Quelque chose d’enrichissant, j’aimerais lancer un site de recettes sans gluten, par exemple. Que j’illustrerais avec mes photos…

Ou alors un guide de tous les coffre shop « sans gluten » de Paris, vu que ma première idée : les « bars à cupcakes » c’est déjà fini ». Elle finira « attachée de presse », ou pire : « community manager »… A moins que « Youtoubeuse » soit la voie royale ?

Ses travers : une amie osera-t-elle lui dire : « arrête avec les photos de ton chat sur Facebook et surtout les gros plan de tout ce que tu mange… ma chérie » !

Ses réussites : les marques lui envoient des tas d’échantillons de maquillage et d’accessoires de mode… Sauf que pour les revendre sur le bon coin : ça commence à devenir difficile et à prendre du temps… « Il y a des tas de gens pas trop sympas, qui te tutoient directement et te demande si tu te déplace dans le « neuf trois »… et ne savent même pas écrire en Français ». Lire la suite !

 

... du "paraitre" et de la photographie !
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0 Analyse d’image : décryptez les lignes rayonnantes

J’adore ce petit « exercice créatif », qui consiste à repérer les lignes, courbes, rythmes et même les spirales, qui « habitent » et structurent les bonnes images… Cela ne marche pas toujours, ce qui ne veut pas dire qu’une image est alors mauvaise.

Mais parfois ça marche bien. Et même trop bien, ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit alors, obligatoirement d’une bonne photo… Car une image n’est pas faite que de géométrie comme l’écrivait Cartier-Bresson :

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.« 

Exemple aujourd’hui d’une image que j’ai immédiatement aimé (dans le viseur), sans bien comprendre pourquoi au moment ou j’ai déclenché… Puis je l’ai découvert sur l’écran de mon EOS 5Ds et j’ai compris en repérant trois lignes « rayonnantes ». Puis j’en ai encore découvert d’autres, le soir sur l’écran du Mac. 

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Affine-t-on le cadrage à la prise de vue, en repérant ces « lignes de force » ? Parfois oui, mais c’est rare… Souvent ça va beaucoup trop vite. C’est d’ailleurs pour cette raison que je multiplie les prises. Ce jour-là j’en pris 2042 photo (précisément), ce qui me laisse beaucoup plus de chance de découvrir ce genre d’image « géométriques », dans mon cataloguer un peu plus tard… Ou beaucoup pus tard.

Les premières lignes rayonnantes sont faciles à repérer : il s’agit de la perspective formée par les têtes, par la sagaie sur l’épaule au premier plan… et par la sagaie sur l’épaule du second garçon à l’arrière plan. Etrangement elles rayonnent d’un point situé exactement sur le cadre de l’image.

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Je précise que cette image  n’a subit qu’un recadrage très léger… Dans le feu de l’action, je n’étais pas très horizontal (ces images ont été réalisées à toute vitesse, je me disais qu’à tout moment les garçons allaient décamper et que je n’aurais pas de seconde chance).

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Ces trois premières lignes, je les avais rapidement repéré pendant la prise de vue. C’est pour cette raison d’ailleurs que je tiens absolument à éviter les viseur électroniques : car ils m’empêchent (vraiment) de repérer les grandes lignes… Ce que je fais rarement avant de mettre l’oeil dans le viseur. 

C’est le plus souvent une fois l’oeil dans le viseur et la focale choisie, que je les vois apparaitre. Car les perspectives changent évidement avec la focale utilisée (l’oeil ne « voit pas, n’imagine pas à l’avance, ce qui se passerait » au 150 mm).

Je préfère aussi éviter les grossissement excessif : car lorsque l’on est « trop près » : on ne peut plus embrasser d’un seul coup d’oeil l’ensemble de l’image. Et ça m’est absolument nécéssaire, exactement comme un peintre doit se reculer au maximum pour composer et esquisser les grandes lignes d’un tableau, le bras tendu avec un pinceau long (ici Henri Matis).

Pour composer, un grossissement de 0,7x est idéal comme sur l’EOS 5Ds : je peux coller mon oeil « tout contre » l’oculaire… Au dessus de 0,75x, ça devient trop gros : mon oeil parcours désespérément le cadre de droite à gauche et de haut en bas, sans pouvoir apprécier l’ensemble d’un coup… Lorsque je cadre avec un EOS 1Dx, je me surprend parfois, à reculer (physiquement) mon oeil du viseur…

Passons à une seconde série de lignes rayonnantes, que j’ai vu dans un second temps (une fois dans Lightroom)… Ici, ça commence à devenir très intéressant car elles forment un « rythme » : leur écartement augmente progressivement ainsi que leur angle qui change progressivement aussi… Lire la suite.

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... composez mieux !
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2 Composition de l’image chez Akira Kurosawa

Le cinéma emprunte à la photo, mais souvent la photo s’inspire du cinéma… J’ai découvert ici, une passionnante analyse des cadrages et du mouvement, chez le cinéaste Japonais Akira Kurosawa, que j’adore…

Il est probablement le réalisateur japonais le plus connu et le plus respecté. Il a réalisé environ 30 films, en 57 ans. Parmi les plus connus : Les Sept Samouraïs en 1954 qui passait tous les deux ans à la télé et que j’ai vu plusieurs fois enfant (comme vous aussi peut-être), Ran que je me rappel être allé le voir le jour de sa sortie en 1985, « l’image » m’avait émerveillé, ou Rêves en 1990… Lire la suite…

 

... leçon de choses !
00 - A conserver privé (brouillons)
14 Mes 20 conseils pour améliorer vos photos de rue

A force de lire un peu tout et n’importe quoi à propos de « street photo », je me suis dit qu’il fallait que je donne « mes conseils » pour la « photo de rue » dont certains ne relèvent que du bon sens. Mais un petit rappel de bon sens peut être utile…

Ces conseils s’appliqueront d’ailleurs à de nombreux domaines, car la « street photo », c’est un peu « la photo » en général… J’ai essayé de trouver dans ma Bibliothèque Lightroom quelques images pour les illustrer au mieux. Revenez dans quelques temps sur cette page, car je devrais trouver d’encore meilleurs exemples d’illustration… Lire la suite (en pleine largeur).

 


1 – Approchez vous… « encore plus près » : oui, comme disait Robert Capa (de son vrai nom, Endre Erno Friedmann) : « Si ta photographie n’est pas bonne, c’est que tu n’étais pas assez près ». Ce conseil s’applique notamment aux débutants qui ont tendance à ne pas assez « se déplacer »…

Toutefois il faut savoir nuancer selon les circonstances et ne pas prendre ce conseil systématiquement au pied de la lettre. Il faut dire que ce conseil date d’une époque ancienne, ou il n’existait pas de 18-200 mm. Mais si vous travaillez entre le 24 et le 35 mm (spécialement si vous utilisez un objectif fixe), pensez à vous approcher si vous le pouvez… Vous reculerez ensuite !

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2 – Travaillez plus vite (donc avec un vrai reflex) :  si vous utilisez un compact (ça m’arrive), évitez autant que possible le viseur électronique : travaillez plutôt à l’écran à bout de bras, ce qui est plus discret par ailleurs… Désactivez tout affichage de l’image après la prise de vue (surtout s’il ralenti l’appareil) et tout réglage ce qui pourrait diminuer la réactivité de votre appareil.

Quelque soit le matériel, il doit être fulgurant de rapidité afin de saisir « l’instant décisif » cher à Cartier-Bresson. Il doit être aussi capable d’enchainer des dizaines d’images en rafale, si cela s’avère nécessaire (donc disposer d’un buffet confortable). Pour l’instant (fin 2015) et selon « ma vision » de choses et mon expérience avec diverse hybrides, cette exigence exclu à peu près tout autre chose qu’un reflex traditionnel…

J’utilise évidement des compacts aussi en complément de mon reflex, ceci depuis très longtemps (cela remonte au Canon G9). Après de très nombreux modèles (divers Canon S et G, Sony RX100, Fuji X10, Olympus XZ-1, etc…), je conserve un Panasonic GM1 depuis deux ans ! Un record de longévité… Que j’ai choisi car il est peu coûteux et relativement réactif. Il me permet d’emporter trois optiques vraiment minuscules, qui possèdent toutes une bague de zoom manuelle (et non motorisée), ce qui est tellement plus rapide… Il présente certains avantages, oui ! Mais je « sens » maigres tout, que je ne suis jamais aussi efficace qu’avec un vrai reflex…

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3 – Luttez contre votre timidité : il faut du culot pour prendre des photo face aux gens, sans se cacher ni se démonter… N’ayez pas peur, allez amicalement vers vos « sujets » il est rare que ça se passe mal.

Mais ça peut arriver bien entendu (ça m’est arrivé parfois. A Tokyo, il a fallu s’éclipser d’une ruelle pleine de Yakuza pas contents)… Il faut s’y préparer avec un peu de courage, ne pas se fâcher (jamais) et savoir « désamorcer » les situations conflictuelles d’un sourire désarmant (si possible). Avec beaucoup d’humilité, de gentillesse et de calme…

Toujours préparer une excuse bidon dans sa tête : « non, non, je ne vous prenait pas en photo Monsieur, c’est juste pour ma collection de photos de coqs » ! C’est un peu pour vous rassurer vous-même et ça permet d’ouvrir la discussion et lorsque vous serez amis : vous ferez autant de photos que vous voudrez…

Il faut aussi savoir s’arrêter avant d’emmerder vraiment le gens ! Il faut se mettre à leur place et les respecter. Souvent lorsque je regarde certains photographes amateurs, agresser les « locaux » dans certains pays (comme il ne le feraient jamais chez eux), je me dits « mon dieu, les pauvres »…

Bref, voilà probablement l’aspect le plus difficile de la « street photo » et cela demande de l’expérience et de la sensibilité. Je me souviens, que je ne me trouvais pas très bon dans cet exercice, avant d’avoir eu 40 ans… 

Asia, Asie, Indonesia, Indonésie, Bali

 


4 – Faites vous de nouveaux amis et photographiez vos amis : souvent vos nouveaux amis vous inviteront à voire quelque chose d’inattendu… Et l’on s’ennuie vite à faire des photos tout seul ! Surtout au bout de 15 ou 20 ans…  Lire la suite (en pleine largeur).

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... mes 20 conseils pour la "Street photo"
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