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CONSEIL : Prises de vues
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7 conseils parmi d’autres si vous rêvez de devenir « Pro »

Voici septs conseils en vrac, que je pourrais donner à un petit jeune qui sans être né riche : voudrait quand même en 2019, devenir un authentique photographe professionnel au pays des Gilets Jaunes…

Un pays, ou je crois que je n’aimerais pas avoir vingt ans aujourd’hui. Un pays ou franchement je me demanderai bien quel métier choisir en 2019… Mais arrêtons ces jérémiades : c’est le syndrome typique de quelqu’un qui a déjà eu 50 ans, je suppose… Car lorsque l’on a 25 ans, on ne s’inquiète pas trop des circonstances économiques alentours, de toutes façons. On se lance sans trop réfléchir : la tête la première, comme je l’ai fait à l’époque. Alors c’est parti pour sept petits conseils :

Conseil n°1 : choisissez bien et limitez votre domaine d’activité – Ne rêvez pas forcément que du jour au lendemain, un commanditaire hypothétique décide de vous payer et vous défrayer, pour partir en vacance à l’autre bout du monde en tant que « photographe professionnel » !

Tout ça pour y mener une « vie de rêve », entouré de mannequins… Pour faire de la plongée sous-marine, ou du snowboard, tester les plus beaux hôtels, être invité dans les plus beaux endroit : tout ça en étant payé pour ramener des « photos de vacances » ?

Non, ça c’était dans les années 80 ou 90 ! Et nous sommes désormais très loin de ces années d’insouciance et de prospérité… Et n’allez pas imaginer non plus : que la vie des « Influenceurs Instagram professionnels » ressemble à cela : car Instagram n’est pas le monde réel… Instagram n’est une vaste escroquerie et l’envers du décors n’est pas « joli, joli » : la plupart des « voyageurs professionnels » sont prêt à payer de leur poche toutes leurs dépenses, juste pour faire croire qu’ils vivent cette vie de rêve… Pathétique !

Il faudra donc probablement vous spécialiser dans certains domaines de prise de vue : « moins glamours »… Ou l’on a encore besoin de photographes professionnels (lire ma définition en dessous)… Et mieux vaudra « bien choisir » votre (vos) spécialisation (s) : si vous voulez « en vivre ».  Lire la suite…

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Les photos doivent-elles « avoir du sens » ?

Vos photos ont-elle « du sens  » ? Pourquoi, faire des photos ? Pour qui, faire des photos ? Désirez-vous raconter une histoire ? Ou éventuellement seul l’aspect « esthétique » ou « plastique » des images, vous intéresse-t-il ?

Autant de questions qu’il faut se poser… un jour ou l’autre. Parmi les images que l’on a réussi au cours des années, on ne choisira pas forcément les « mêmes photos » si l’on désire réaliser une belle exposition… ou un beau livre. Et l’on réalise encore moins les mêmes photos : si il s’agit de les vendre à une agence d’illustration… De les vendre à un magazine de voyage… Ou de vendre des tirages destinées à décorer un salon, un hôtel… Ou le mur de ses propres toilettes (souvent c’est là que terminent les tirages que l’on ne peut plus « voir en peinture » dans son salon… Triste destin pour certaines images).

Années après années, je me rends compte que parmi mes propres images : je retiens plutôt celles qui semblent avoir un « sens »… Une « signification symbolique », celles qui racontent une histoire. Et que cet aspect des photos, devient beaucoup plus important que leur simple qualité esthétique, ou « plastique » dont on se lasse éventuellement. Car trop d’esthétique, tue l’esthétisme…

Etrangement, lorsqu’il s’agit d’envisager des « tirages déco » : tout cela vole un peu en éclat… Et les images trop chargées de sens, deviennent dérangeantes ou envahissantes lorsqu’elles sont accrochées à un mur et que vous les croisez tous les jours. Par exemple les portraits… Certains portraits ont une telle présence : que l’on a du mal à les supporter au quotidien dans son salon.

Ci-dessous, voici quelques réflexions à propos du sens (ou pas) de quelques images que j’aime bien… Et je vous invite à poster vous-même une ou deux de vos images (dans les commentaire) qui éventuellement posent la question du « sens des photos ». Allez-y, jouez le jeux et postez vos images : je veillerais à ce que toutes les critiques ou appréciations en commentaires, restent bienveillantes… Cela devrait donner des échanges assez intéressant ! Lire la suite…

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Vous tournez en rond ? Revenez au 35 mm f/2… ou f/1.8

Après avoir tout fait, tout essayé et tout tenté : il peut arriver qu’un photographe « tourne en rond », qu’il ne trouve plus autant de plaisir ni d’inspiration à re-photographier les même lieux (sa ville ou sa campagne)…

A réaliser toujours un peu les mêmes photos, aux mêmes moments et aux même endroits… Si vous ne lâchez jamais votre 24-70 mm ou votre 70-200 mm : il est probable que Paris (ou votre ville) finisse toujours par ressembler un peu… à Paris (ou à votre ville) !

Et même Hong Kong (qui je crois est infiniment plus variée et même plus intéressante que Paris), finira toujours par ressembler un peu : au Hong Kong « de la dernière fois »… Notamment si vous y passez environ un mois par an depuis 14 ans, comme c’est mon cas (pour connaitre les dates du prochain voyage photo à Hong Kong : me contacter ici).

Je vous suggère donc une solution pour « luter contre l’ennui photographique » (si vous ne l’avez pas déjà tenté) : lâchez vos zoom habituels… Sortez plus léger en ne prenant qu’un unique boitier (un Full Frame si possible) équipé d’un unique objectif fixe… Et quel objectif dans ce cas ?

Je vous suggère d’essayer en priorité, un « petit » 35 mm bien lumineux qui reste suffisamment compact : par exemple un 35 mm f/2. Ou même un 35 mm f/1.8, à condition qu’il soit assez compact (j’insiste)… Relire :  De bonnes résolutions photographiques… pour 2019 !


Un simple 35 mm f/2 ou f/1.8 est suffisant : en effet, il n’est pas forcément utile de vous alourdir d’un monstre encombrant ouvrant à f/1.4. Cela peut-être intéressant bien entendu, mais peut-être pas dans ce cas là… On l’a déjà remarqué ici : beaucoup d’objectifs assez lourds nous ont étés proposés ces dernières années et il nous faudrait : Des objectifs plus légers pour nos futurs hybrides Full Frame

Enfin c’est à vous de voir, il est indiscutable qu’à f/1.4 vous aurez des résultats spectaculaires, un peu plus qu’à f/2… Tant que vous serez capable de transporter votre objectif f/1.4 sans vous fatiguer. Tout est là.

Le danger en préférant des f/1.4 : c’est de vous retrouver à nouveau avec un sac trop lourd, comme c’était le cas avec votre zoom… Pour retrouver du plaisir : il faut aussi retrouver de la mobilité, de la vitesse et même une certaine « insouciance psychologique ».

Il faut que « l’enjeux photographique » soit moindre que lorsque vous sortiez avec vos deux zoom, en ayant pour but de « tout capturer »… Il faut revenir au plaisir, à la spontanéité et à la simplicité… En acceptant de ne « pas pouvoir tout photographier ».

Non, en choisissant de sortir avec un unique objectif fixe à grande ouverture : dites-vous que vous allez « rater beaucoup plus »… Mais qu’en contre partie, vous allez peut-être donner plus de chances à des photos plus originales d’apparaitre. Des images que vous ne faisiez probablement pas avec vos zooms.

Certains jours, peut-être  mieux vaudrait « moins d’images réussies »… Mais en contre partie quelques images plus « intéressantes » que d’habitude…

On tombe souvent dans ce travers : beaucoup d’images « réussies techniquement » qui sont toutes banales et toutes ressemblantes à celles que vous avez déjà réalisé… Et même éventuellement, toutes ressemblantes aux images que réussissent tous les photographes, qui travaillent avec les mêmes zooms que vous et passent au même endroit !


Le 35 mm : la focale ni trop large, ni trop étroite… Le 35 mm en Full Frame est probablement la focale la plus polyvalente. Elle est déjà suffisamment large pour des paysages ou des vues d’ensemble.

Entre parenthèse : surtout depuis que Lightroom nous permet de faire des « Fusion Panorama » faciles, « sur deux étages »… Au 35 mm pour viser plus large : pensez à assembler quatre, six, ou huit photos, disposées sur deux étages…

Capturez une première « ligne du haut » constituées de 2, 3, ou 4 images décalées latéralement (avec 10 ou 20% de zone se chevauchant). Puis cadrez plus bas et réalisez la « ligne du bas » : également constituée de 2, 3, ou 4 images.

Et Lightroom se débrouillera très bien pour assembler tout ça : vous obtiendrez ensuite une image « plus large et plus haute » d’un ratio pas trop éloigné de votre 3/2 initiale. Comme si vous aviez shooté avec un 14 mm. Le fichier obtenu aura une résolution énorme, il sera au format .dng : donc conservant tout le potentiel d’ajustement des RAW d’origine… Fascinant lorsque ça marche bien.

Une autre solution plus simple est d’assembler 3 images cadrées verticalement et décalées latéralement : ce qui pèsera moins lourd mais qui est déjà intéressant et transforme votre 35 mm en 24 mm (à peu près).

A noter que vous pouvez même faire du bracketing d’exposition en plus (si vous êtes vraiment motivés et face à un contraste important qui justifie ce braketing) : Lightroom Classic CC 8.0 mise à jour intermédiaire. Puisque depuis peu Lightroom est même capable d’assembler des « panorama HDR » : là c’est monstrueux et très excitant face à certaines scène très contrastées… Mais refermons cette parenthèse Lightroom et revenons à la photo au 35 mm. Lire la suite…

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De bonnes résolutions photographiques… pour 2019 !

Avec un peu de retard, voici quelques bonnes résolutions photographiques pour 2019. On relira les bonnes résolutions photo pour 2015 et celles pour 2016 (mais je n’exclu pas le fait de me répéter un peu, à l’occasion)…

Quand aux bonnes résolutions photographiques pour 2017 et 2018 : je crois bien que j’avais oublié d’en prendre ces deux années là. Mais ce n’est pas pour ça que j’avais fait des photos plus nulles ces. années là… Allez, bonne lecture : vous verrez, c’est un peu des réflexions à l’emporte pièce, qui me sont venues comme ça en passant : sans précautions, ni sans prendre de gants… Vos commentaires sont les bienvenus.

Arrêtez d’utiliser ce satané zoom : Et offrez-vous plutôt ce 35 mm f/2 qui vous manque tellement ! Songez que l’économie réalisée sur le « non achat » d’un hybride : pourrait financer l’achat de 4 ou 5 objectifs fixes… Un 35 mm f/2 : c’est l’optique qui sert à tout et qui vous permettra de faire des photos plus originales… Et surtout : des photos qu’aucun smartphone n’est encore capable d’imiter !

Avec un zoom il est assez facile de réussir toutes les images, alors qu’avec un objectif fixe vous en raterez beaucoup peut-être… Mais les « quelques-unes » que vous réussirez : seront bien plus intéressantes que toutes celles que vous réussissez habituellement avec votre zoom.

Alors bien entendu on a tous besoin d’un zoom 24-70 mm : mais inutile de vous ruiner (ou de vous alourdir) avec un 24-70 mm f/2.8. Qui est soit trop lourd, soit trop cher, soit les deux à la fois.

Préférez un zoom 24-70 mm f/4 moins couteux, qui sera suffisant lorsque vous aurez vraiment besoin de polyvalence… Et qui vous laissera du budget pour un ou deux objectifs fixes à grande ouverture… De toutes façons, aucun zoom (même ouvrant à f/2.8) ne pourra jamais rivaliser avec un objectif fixe ouvrant à f/2… Et encore moins à f/1.4.

Arrêtez de filmer en 4K, c’est inutile : déjà cela prend énormément de place sur vos disques durs. Ensuite vous ne montez jamais vos séquences, vous ne les montrez à personnes… Et de toutes façons, personne n’aurait envie de les regarder… Alors que vos photos : si… On les regarde, au moins un peu !

Car vous donnez l’impression d’être au moins « un peu doué » en photo, beaucoup plus qu’en vidéo… L’avantage d’une photo : c’est qu’en 2 ou 3 secondes ça évoque énormément de choses. et. ça donne envie de regarder la suivante…  Même si les gens ne regardent vos photos que durant quelques secondes chacune : au moins des gens regardent vos photos (au moins un peu) et ils les regardent à la vitesse qu’il veulent ! Comme on feuillette un magazine.

Alors que personne ne vous accordera 2 ou 3 minutes pour regarder vos vidéos : en 4K ou pas en 4K… On ne peut pas « feuilleter » un film, comme fait pour un album photo. Et si en plus, vous n’avez aucun tallent de « monteur » (ce qui n’est pas donné à tout le monde) : alors n’espérez rien de la vidéo… Lire la suite ici !

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Qu’ai-je appris en 25 ans de photo pro ? Partie 2/2

La première partie de cet article avait connu un certain succès (Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle 1/2) voici un petit complément, avec quelques points auxquels je n’avais pas pensé initialement mais qu’il me semble indispensable d’ajouter.

Dans cette seconde partie, je vais notamment essayer de partager quelques « enseignements » plus pratiques et plus professionnels, que j’ai tiré de mon expérience de terrain… Quelles « leçons » ai-je tiré de toutes ces années à vivre, mais parfois aussi « à survivre » de la photo ? Certains constats sont assez difficiles et risquent de décourager les aspirants photographes dont la conviction est la plus fragile. Tant pis, je préfère leur dire la vérité que de contribuer à les « envoyer dans le mur »… Je vais peut-être leur rendre service en les décourageant.

Il est certain que si j’avais eu 25 ans en 2018 plutôt qu’en 1992 (année de mes débuts) et bien je n’aurais probablement pas la moindre chance de devenir photographe… En 2018, la société telle qu’elle est (en France) offre beaucoup moins de chance (qu’en 1992) de faire ce que vous voulez faire de votre vie. Oui, j’en suis absolument certain. Vos commentaires et témoignages sont les bienvenus en bas de l’article.

Le contact réel avec vos clients reste primordial : j’avais naïvement imaginé à partir des années 97, et 98, lorsque j’ai lancé mon premier site de photographe, que j’aurais moins besoin de me déplacer pour aller montrer mes images à mes clients (principalement des iconographes de magazines à cette époque). J’ai même pensé que je n’aurais plus besoin de me déplacer du tout ! Grave erreur… Il faut continuer à rencontrer « physiquement » vos clients, si vous voulez qu’ils continuent à vous acheter des photos… Car ils achètent autant « la personne que vous êtes » que vos photos.

Certes, il ne sera plus nécessaire de réaliser des impressions grand format : un bon iPad Pro, rend vos images encore plus belles. Mais quelques impressions de très bonne qualité, peuvent éventuellement êtres utiles, ne serait-ce que vous maitrisez toute la chaine graphique. Et de façon à démontrer que vos images « tiennent » le choc de l’impression. Car vos clients (eux aussi), savent bien qu’une photo peut « faire illusion » sur l’écran (magnifique) d’un iPad Pro.

Dans certains cas, l’impression d’une planche contact (également envoyée sous forme de JPG ou de PDF qui pourra être distribuée), peut elle aussi faciliter la décision, notamment dans le cadre d’un travail d’équipe. Car tout le monde ne dispose pas d’un bon logiciel de classement et d’affichage d’images.

Envisagez de perdre 10% à 20% de vos clients, à cause de vos tarifs élevés. Comment déterminer le juste niveau pour les tarifs, de vos prestations ou de vos tirages ? Voilà une question qui obsède beaucoup de professionnels débutants… Pourtant, ce n’est pas si compliqué.

Il me semble que le juste tarif, est celui qui sera accepté par vos clients. Et c’est lorsque vous commencez à perdre quelques clients (de 10 à 20% éventuellement), c’est là que vous savez que vous avez atteint le montant maximal à ne pas dépasser.

Au delà d’un certain taux de perte : c’est votre chiffre d’affaire qui sera mis en danger. En dessous : c’est vos prix qui ne sont pas assez élevés : car si 100% de vos clients sont satisfaits de vos tarifs, alors il est évident que vous n’êtes pas assez cher…

Ensuite : il y a des tas de cas particulier ! Par exemple, si vous travaillez dans le Luxe et que vos clients (potentiels) sont des Emirs du Golf, alors peu importe que 90% des clients refusent vos devis : il suffira d’une ou deux belles ventes par an, pour que votre business reste prospère. Mais cela n’est pas donné à tout le monde… Lire la suite.

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Qu’ai-je appris en 25 ans de photo professionnelle ?

Je réalise que cela fait 25 ans, que j’évolue dans le monde de la photo professionnelle, ou dans des univers proches (presse, édition, web, formation photo et Lightroom) ce qui m’a permis de vivre de mes photos et de mon savoir faire dans ce domaine.

Du coup, je me suis posé cette question : « qu’ai-je vraiment appris en 25 ans de photo professionnelles » ? La suite est à lire par ici : Qu’ai-je appris en 25 ans de photo pro ? Partie 2/2. Pas inutile de faire un peu le point… Voici quelques idées qui me sont venues, un peu en vrac… Je ne vous les présente pas forcément, par ordre d’importance, mais plutôt par associations d’idées ! J’espère que tout cela vous intéressera… Et donnera peut-être lieux à quelques débats, ou témoignages dans les commentaires.

Ce qui survit aux années : ce sont les portraits, pas les paysages : rien de plus facile que de photographier des paysages…  Quitte à y consacrer beaucoup de temps, tout le monde est capable de réussir quelques bons paysages : c’est finalement très facile et cela ne demande pas énormément de talent., mis à part celui se trouver « au bon endroit, au bon moment » (ce qui. est tout de même un talent, c’est vrai)… Mais d’ici quelques décennies : tout le monde oubliera vos photos de paysages, même les plus belles (y compris vous). Ce qui restera par contre : je crois que ce sont les portraits.

Ne craignez pas d’abimer vos appareils, ce ne sont que des outils ! Les pires photographes, sont peut-être ceux qui sont obsédés par la protection de leur matériel : au point qu’ils en oublient de… « regarder autour d’eux ». Achetez du matériel « moins cher » et accordez-lui moins d’attention. Quitte à l’abimer un peu plus vite et à en changer un peu plus souvent… Décontractez-vous : lorsqu’il y a des débats matériels, il n’y a pas mort d’homme !

Le matériel photo est tout de même très costaud en général. Quelques gouttes d’eau sur l’appareil, ne font généralement rien de mal. Un objectif à la lentille un peu rayée, prendra d’aussi bonnes images que si il était neuf. Un appareil à l’état de surface un peu abimé, se revendra un peu moins cher, certes… Mais vous ne regretterez pas trop ce petit « déficit » : si en contre partie, vous avez pu prendre de meilleures images… En étant un peu moins concentré sur sa protection.

Trouvez « votre sujet » ou « votre style »… Le plus difficile est de trouver votre propre style : le jour ou vous aurez réussi cela, vous serez devenu un « vrai photographe ». Autrement dit, le jour ou en voyant une de vos photos, quelqu’un se dira peut-être : « tiens, cela pourrait être une photo de Toto »… Pour trouver « son style » : il est important de « creuser » un certain sillon et de ne pas trop se « disperser ». Et c’est tellement difficile : qu’à 50 ans, je ne crois pas avoir trouvé le mien…

Jamais il n’a été si simple d’être photographe ! Vous ne vous rendez pas compte, à quel point il est devenu « simple et facile » de faire des photos…  A l’époque du film : prendre des photos était une « autre histoire ». Pas seulement à cause du matériel photo. et des films. Mais aussi à cause de tout le reste… Parfois, je me demande comment je parvenais à voyager dans les années 90 : sans Booking.com, sans GPS, sans téléphone portable, sans internet… Et surtout, sans ordinateur et sans emails !

Je me souviens de quelques aventures mémorables qui me sont arrivée aux Philippines en 1998, ou au Vietnam en 1996… Et qui malheureusement, ne seraient plus « possibles » aujourd’hui. Oui parfois je ne peux m’empêcher de penser que c’était « mieux avant ». Surtout lorsque. je vois des hordes de touristes irresponsables et irrespectueux « massacrer » certains endroits. Je n’ai vraiment pas honte de le penser et même pas peur de l’écrire : « c’était mieux avant ». Lire la suite…

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Prise de vue : quelques « figures imposées » (2/2)

Voici la suite de notre article : Prise de vue : quelques « classiques » de composition… Dans ce second volet, il s’agit moins de composition, que de figures imposées qui reviennent dans le vocabulaire formel des photographes…

Nous avons tous (même par hasard), réalisé un jour une image basée sur un des principes suivants… Vous allez probablement vous reconnaitre ! Vos commentaires sont bienvenus…

« L’hyper premier plan » : astuce bien connue des utilisateurs de grand angle : organiser son image à partir d’un premier plan « signifiant »… C’estpratique, notamment lorsque l’on manque de recule. Par exemple, à bord d’un bateau : on a souvent pas d’autre solution. C’est le reflex du reporter de presse, qui essaye d’inclure dans son image, le maximum d’éléments significatifs d’une scène. Afin de raconter toute une histoire en une seule image.

Au premier plan : un personnage ou un sujet. A l’arrière plan, la situation et le contexte… Et éventuellement un troisième élément dans un coin, pour apporter encore plus d’information. Relire à ce propos : 16-35 mm + 70-200 mm = photo journalisme. Le travers (une fois de plus), c’est de faire toujours le même genre d’images. C’est pour cela, que j’ai fini par me débarrasser de mon zoom 16-35 mm f/2.8 (trop facile finalement), au profit d’un Sigma 24 mm f/1.4. Relire : Le Sigma 24 mm f/1.4 Art : mon objectif préféré.

Le « plein cadre » : remplir le cadre avec votre sujet quitte à éliminer l’arrière plan… Quitte à le couper un peu : rien de grave, tant que ça claque ! Si le sujet sort un peu du cadre, il n’en sera que plus présent… Robert Capa avait dit : « si vos photo ne sont pas assez bonnes, c’est que vous n’étiez pas assez près ».

Le « point de vue en contre-plongée » : selon que vous photographiez votre sujet d’en haut, ou d’en bas : l’impression donnée par l’image sera très différente… La contre-plongée (vue par en dessous), a tendance à rendre le sujet plus immense, plus impressionnant et dominateur. Lire la suite…

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Prise de vue : quelques classiques de composition (1/2)

Je ne crois pas trop aux règles de compositions, car les règles sont faites pour être dépassées… Il n’empêche qu’il n’est pas inutile de « connaitre ses classiques », ce qui permet de mieux explorer d’autres voies…

Sans devoir systématiquement repasser par ou d’autres sont déjà passé… Passons donc en revue quelques scénarios classiques de composition. Qu’il faudra mémoriser, utiliser, pour mieux les oublier ! Ne dit-on pas, que pour faire un grand peintre « il faut d’abord désapprendre à dessiner » ? Vous retrouverez ensuite dans une seconde partie (ici), quelques exemples de « vocabulaire formel » souvent utilisés en photographie.

La « règle des tiers » : commençons par la pire tarte à la crème, des tartes à la crème. La règle des tiers, c’est le truc que l’on explique aux enfants qui apprennent à tenir un appareil photo pour la première§re fois ! C’est le truc que l’on explique à quelqu’un qui fait sans le vouloir des photos systématiquement penchées, ou cadrées n’importe comment. C’est le truc que l’on explique, lorsque l’on ne sait pas trop quoi dire d’autre…

Au final, respecter cette règle des tiers est probablement le meilleur moyen de « brider la créativité » d’un apprenti photographe. Personnellement c’est le truc auquel je ne pense jamais… Mais qui curieusement apparait dans beaucoup de mes photos, sans que je ne l’ai voulu ! Ce qui fini par m’énerver. A croire que notre oeil a été formaté « malgré nous » par la règle des tiers, après des siècles de peinture et d’images.

Si vous regardez bien : les meilleures photos n’obéissent pas souvent « exactement » à la règle des tiers. Parfois, les éléments principaux qui attirent l’oeil, sont « pas loin » des tiers. Mais jamais, « exactement aux tiers ». Comme sur ces exemples :

Le « chaos apparent » : le principe ici, est exactement l’inverse de la règle des tiers : aucune structure lisible ne doit apparaître… Il y aura quelque chose de fascinant à rechercher des structures dans ce chaos, sans les trouver à coup sur. L’asymétrie, le déséquilibre, l’absence d’organisation et l’inattendu : c’est bien plus rigolo et intéressant que la règle des tiers !

Bien plus difficile aussi, car il faut tout de même trouver un « sens » aux formes. Car le « n’importe quoi », n’est pas très intéressant lui non plus… Créer un chaos « cohérent », qui retienne l’attention, est finalement assez difficile. D’ailleurs, je n’ai pas beaucoup d’exemples de « chaos intéressant » sous la main : Lire la suite…

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Consacrez trois quarts de votre budget aux objectifs

Je ne sais pas pour vous… Mais que je marche ou quand je fais du vélo, c’est là que je pense le mieux. Hier, après deux heures de vélo au Bois de Boulogne :  une évidence s’est imposée à moi… Que je vous livre tout simplement :

« Donnez moi 500 € pour acheter un boitier simple… et 1500 € pour acheter deux ou trois objectifs bien choisis. Et je ferais de bien meilleure photos, que si je dépensais 1500 € pour acheter un boitier plus sophistiqué. Mais seulement 500 €, pour acheter un ou des objectifs. »

Ajustez les proportions à votre convenance, un peu comme pour le sucre dans votre café ! Lorsque je repense à tous les photos fantastiques, que j’ai faites avec de réflex très simples, voire simplistes (récemment un simple Canon EOS 100D ou 200D), mais grâce à de bons objectifs : je crois que cette maxime peut sembler être une évidence.

Donc si votre budget est limité (et il l’est par définition) : choisissez d’abord vos objectifs (ou types d’objectifs).

Puis ensuite (seulement dans un second temps) : choisissez un boitier simple, pour placer devant en fonction du budget qui vous reste… Sachant qu’un simple EOS 200D est déjà un excellent boîtier. Ou alors un EOS 6D (l’ancien modèle) : qui est probablement le plus accessible et agréable des Full Frame actuels, avec le Nikon D750.

Non, vous n’avez pas vraiment besoin de dépenser plus que 1000 € dans votre boîtier… A ce propos, j’ai quelque peu mis à jour ma série d’articles : Ce qui compte c’est l’objectif : partie 1partie 2partie 3… et partie 4. Et je prépare une partie 5, car il y a d’autres objectifs dont j’aimerais vous parler. Lire la suite…

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Photos de paysages : pensez au téléobjectif

Une des grandes idées reçus en photo de paysage, c’est qu’elles devraient être prises systématiquement au grande angle. Ou a une focale précise : au 24 mm, au 35 ou au 50 mm). Non, il n’y a évidement pas de focale « spécifique » à la photo de paysage.

Personnellement je suis même assez fan des paysages photographiés au 70-200 mm. Le paysage au téléobjectif : c’est choisir une « portion » de ce que l’on voit… En gardant le meilleur et en éliminant le moins intéressant.

Ce que l’on fait d’ailleurs bien plus facilement avec un zoom télé, qu’avec un télé fixe, même si il est évidement toujours possible de recadrer dans une image initialement cadrée trop large (ou qui englobe des éléments gênants).

Mais le recadrage, c’est toujours moins bien, que le bon cadrage du premier coup. Même d’un point de vue philosophique… Petite remarque au passage : ne cadrez jamais « pile poil » toutefois ! Gardez plutôt 5% à 10 % de marge autour de la photo idéale. Vous serez bien content de bénéficier de cette petite marge de sécurité, pour un grand tirage, ou si vous devez redresser un peu l’horizon en post traitement. Les photographes expérimentés sont plus souvent embêtés par des photos cadrées trop serrées, que trop larges (contrairement aux débutants, qui cadrent souvent trop large).

J’ai donc fait une petite recherche parmis mes images de paysages préférées : sur toutes celles ayant une focale supérieure à 80 mm… Histoire de démontrer que le paysage aux longues focales : c’est aussi très intéressant ! J’ai commencé par créer une collection dynamique, affichant toutes les images dont la note est égale à 5 étoiles, dont la Focale était supérieure à 70 mm. Ce qui m’a donné 3.329 images (sur partant d’un total de 510.098 photos, c’est à dire toute ma photothèque). Lire la suite…

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