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Test : 15 jours avec le Nikon Z7 à Hong Kong

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

 

Comme je sais que vous n’avez pas la patience de lire mes articles en commençant par le début : voici d’abord mes conclusions ! Je suis comme vous lorsque je lis un test : je commence toujours par lire la dernière page : les conclusions…

 

  • Construction et Finition - 95%
    95
  • Prise en main et ergonomie - 80%
    80
  • Discrétion, compacité, silence et poids - 85%
    85
  • Visée électronique - 78%
    78
  • Qualité d'image - 99%
    99
  • Réactivité et vitesse - 90%
    90
  • Fonctionnalités - 84%
    84
  • Gamme optique - 94%
    94
  • Pertinence du prix - 88%
    88

Un excellent Full Frame : polyvalent et efficace...

Avec ce premier Nikon Z7 (2.990 € boitier nu pour le Nikon Z7 avec la bague FTZ), Nikon fait une impressionnante démonstration d'efficacité et d'excellence, afin de débuter du "bon pied" dans le domaine des hybrides Full Frame...

Pour le moment (12-11-2019), de tous les appareils que j'ai testé sur ce site : le Nikon Z7 est l'appareil auquel j'ai attribué la meilleure note. Il est suivi immédiatement par le Canon EOS R, à quelques points près. Sa première place : le Z7 la doit en premier lieux à la légèreté et à l'efficacité des deux petit zooms f/4 qui l'accompagnent.

Oui, c'est la plus grande réussite de Nikon d'avoir su proposer (dès la sortie des Z6 et Z7) : quelques objectifs compacts, légers, performants et pas trop coûteux (même si tout est relatif)... Se promener 15 jours à Hong Kong avec le couple 14-30 mm S et 24-70 mm S : a été un vrai plaisir. Cela change la vie, notamment de ceux qui viendraient (éventuellement) d’un lourd équipement reflex Nikon (je vise par exemple les D850 et le 24-120 mm f/4, qui désormais font un peu figures de dinosaures sur-armés)…

Alors certes, le viseur du Z7 est moins agréable qu’un beau viseur de reflex, mais l’on s’y fait... Et grâce à tout ce que l’on gagne désormais en contrepartie (grâce aux hybrides de la génération 2019, la détection des visages, la légèreté des objectifs...) : oui, il me semble acceptable "d’oublier" le viseur optique. En 2019 : nous venons de changer d’ère photographique.

Je n’aurais pas dit cela des hybrides de la génération 2018 : celle du Sony A7III qui ne me plaisait pas : principalement à cause de son viseur, de son écran et de sa prise en main (désagréable). Mais depuis les modèles 2019 : on est passé à une autre génération, plus mature… Et cette remarque est également valable pour le Canon EOS R (testé ici), qui offre d’autres arguments que le Nikon Z7.

Les deux boitiers ont deux personnalités très différentes : des forces et de faiblesses très différentes. Donc, choisir entre les deux n’est pas vraiment évident et j’ai du mal à donner ma préférence. Je conçois que lors du choix d'un équipement "en partant de zéro" : cela se transforme en "casse-tête"... D’autant que c’est un choix plutôt stratégique qui vous engage pour des années…

De nombreux photographes sont dans la situation d’un apprenti pilote d’avion : qui devrait choisir entre Boeing et Airbus… avant même d’avoir décroché son diplôme de pilote ! Vous avez heureusement le droit à l'erreur, car les offres de Nikon et de Canon sont excellentes toutes les deux... Et patience : on peut supposer que Canon (après avoir mis le paquet sur des objectifs professionnels couteux), peaufine lui aussi l'arrivée de quelques zooms polyvalents, compacts et légers, pour la saison 2020.

  

88.1 %

NB : la notation ci-dessus : c’est pour noter mon article (sa qualité, sa crédibilité, son intérêt)… Pas pour noter l’appareil !

 


Cela faisait trop longtemps c’est vrai, que je n’avais pas refait sérieusement de la photo avec un Nikon. Mais mieux vaut tard que jamais… A l’occasion de ce séjour de 15 jours à Hong Kong : travailler avec le Nikon Z7 était l’occasion de repartir sur de nouvelles bases avec du matériel Nikon… Matériel Nikon qui ne m’avait pas laissé que de bons souvenirs à l’époque de leurs derniers reflex : une époque qui depuis un an me semble être déjà de l’histoire ancienne… Car oui, nous avons « changé d’ère photographique ».

 

 

Et désormais, à l’ère des hybrides Full Frame génération 2019 : je trouve que certains reflex (et surtout leurs objectifs) ont terriblement vieilli. C’est spécialement le cas de certains Nikon : comme l’encombrant (mais surpuissant) Nikon D850 par exemple. Qui a besoin d’autant de performance ? Et qui supporte encore transporter autant de kilos ? Quant au Nikon D750, il n’a pas été mis à jour depuis 2014 : une éternité… Oui, les reflex, ont soudain « pris un coup de vieux ».

Au 24 mm : 1/200 sec, f/7.1, 100 ISO. Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

 

Ce ne sont pas leurs performances (excellentes souvent) qui sont en cause (encore que : après avoir testé la détection de l’œil telle qu’elle fonctionne après les dernières mises à jour Firmware, on doit relativiser les performances des reflex pour certains exercices, notamment pour les portraits à très grande ouverture). Mais ce sont bien leur poids et leur encombrement, dont on se rend compte à quel point ils étaient « excessifs »… En tous cas du point de vue des photographes amateurs experts et des voyageurs.

Car la photo : ce n’est pas seulement une question de performance : il y a aussi une question de « disponibilité » d’encombrement et de plaisir d’utilisation. Qui passe aussi par l’utilisation d’un matériel qui sait se faire un peu oublier. Parfois il faut admettre que : « less is more »…

Exemple frappant : le Nikkor 24-120 mm f/4 qui depuis 2010 était le seul zoom à ouverture f/4 constante disponible pour les « kits » reflex Nikon. Son poids a directement contribué à la réputation de « lourdeur » des reflex Nikon. Je crois qu’il a même « abimé » l’image de Nikon (et même celle de tous les reflex) dans l’imaginaire collectif inconscient des photographes… J’affirme sans prendre trop de risques : que cet objectif préhistorique, a fait fuir de nombreux Nikonistes directement chez Sony, Fuji, ou Canon (qui proposait dès 2012 un EF 24-70 mm f/4 léger, stabilisé et raisonnablement compact)…

 

Comparez vos objectifs de reflex, avec cle Nikkor 24-70 mm f/4 S à 931€ (sur Amazon ou Digixo ). Ou avec le 14-30 mm f/4 S à 1300 € (sur Amazon ou Digixo) : vous sautez joyeusement à travers un portail temporel… Et vous passez d’un monde ancien et mamouthesque vers un monde nouveau, léger, fluide et pratique.

Oui, je viens d’inventer le terme « mamouthesque » qui n’est pas sympa pour ce bon vieux 24-120 mm. Mais en 2019 : qui voudrait encore se charger d’une telle « enclume » ?

Nikon fait sa révolution et a adopté une toute nouvelle philosophie avec les objectifs Z qui m’ont vraiment séduit durant 15 jours et des dizaines de kilomètres à pied dans Hong Kong. Ces deux petits objectifs sont si compacts et légers, qu’ils risquent de paraitre un peu « cheap » aux yeux des traditionnalistes amateurs de belle mécanique… Mais je vous rassure, ils ne sont pas « cheap » en pratique : ils font bien le job… Mais rentrons maintenant dans le vif du sujet de notre « test terrain »…

 

Juste un petit avertissement de lecture préalable afin de « relativiser » mes avis… Vous constaterez que : en dépit de nombreux éloges au Nikon Z7, je critique parfois sévèrement certains aspects ergonomiques, que je n’ai pas aimé.

Je précise par avance, que ce sont des choses auxquelles ont peu s’habituer avec le temps (voir grâce à des mises à jour). Et qui dépendent (aussi) de vos pratiques photographiques personnelles. Car il n’existe pas une seule façon de photographier. Je dois préciser, que je suis utilisateur majoritairement de matériel Canon depuis 1991 : j’ai donc des habitudes spécifiques, issues de cette culture photographique. Qui parfois s’accordent mal avec l’ergonomie proposée par d’autres constructeurs. C’est dit ! Passons au test.

 

 

 

 


Présentation générale et rappels – Le Nikon Z7 est le haut de gamme actuel de la gamme Nikon Z (en attendant un futur modèle professionnel). Rappelons ses caractéristiques les plus marquantes :

  • Capteur CMOS BSI (rétro éclairé) 23,9 x 35,9 mm stabilisé et sans filtre passe-bas
  • Résolution de de 45,7 Mpix (8.256 x 5.504 pixels au ratio 3/2)
  • Nouvelle Monture Z (plus large avec distance au capteur plus courte)
  • Compatibilité avec les objectifs F grâce à la bague FTZ
  • Processeur Expeed 6
  • Vitesse en rafale de 9 images/sec (avec suivi AF mais sans mesure)
  • Vitesse en rafale de 5 images/sec (avec suivi AF et mesure)
  • Sensibilité ISO : de 64 (native) à 25.600 ISO. Extension : de 32 à 102.400 ISO
  • Vitesse d’obturation : 1/8000 sec à 30 sec. Synchro Flash à 1/200 sec
  • Autofocus : Détection de phase sur 493 collimateurs
  • Couverture du champ de 90% de l’image
  • Sensibilité de détection l’AF jusqu’à -4 IL
  • Viseur électronique : OLED 3,68 Mpix, cadre 100 %, grossissement 0,8x
  • Moniteur tactile : 3,2 pouces LCD, 2,10 Mpix, inclinable vers le haut et le bas dans l’axe
  • Formats de fichiers : RAW (Nef) 12 et 14 bits, JPEG, MOV et MP4
  • Vidéo 4K UHD à 30 fps sur 8 bits
  • Time lapse en résolution 8K
  • Un slot de stockage XQD compatible CFexpress
  • Tropicalisation anti ruissellement
  • Griffe porte flash , mais pas de flash pop-up
  • Pas de GPS interne
  • Equipé de WiFi et de Bluetooth
  • Connectique : USB-C, HDMI non compressée
  • Connectique : accessoires, micro, casque, Alimentation : accus Li-Ion EN-EL15
  • Autonomie théorique : 330 images (norme CIPA)
  • Largeur : 134 mm. Hauteur : 100,5 mm. Profondeur : 78,5 mm
  • Poids : 675 g

 

Ses caractéristiques sont finalement très proches de celles de son petit frère : le Nikon Z6, qui coute environ 1000 € de moins (et qui connait un grand succès commercial)… Pour son prix : je trouve le Nikon Z6 assez impressionnant également. Même s’il ne propose que 24 Mpixels (suffisant pour la plupart des gens mais un peu juste à mon goût personnel)…  Pensez à prendre en compte dans votre budget : la différence du poids des fichiers NEF. Car elle aura des conséquences « sensibles » sur votre budget de cartes XQD (qui sont excessivement couteuses)…

  • Nikon Z6 : le RAW 14 bits non compressé, pèse 44 Mo environ.
  • Nikon Z7 : le RAW 14 bits non compressé, pèse 57 Mo environ.
  • Canon EOS R : le C-RAW 14 bits, pèse 12,8 Mo environ.

 

Le Nikon Z6 affiche 273 Collimateurs AF au lieu de 493 pour le Z7. Pour les deux c’est probablement suffisant (mais il faudrait tester les deux pour s’en assurer). Pour le reste je n’ai pas repéré d’autres différences marquantes.

 

 


Une prise en main (quasi) parfaite – Nikon est parvenu du premier coup à un excellent design, qui réussit « l’exploit » de ne pas renier son héritage de reflex… Ce qui est un détail important pour séduire les photographes Nikonistes, qui sont généralement très fidèles aux codes de « leur » marque. Et souvent « plutôt conservateurs », ce que je comprends très bien dans un monde qui change trop vite…

Vraiment, il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce Nikon Z7 au niveau de la prise en main, comme au niveau du look : il est beau, tout simplement… Au premier coup d’œil, on a envie de l’empoigner, comme un bel outil… C’est du « tout confort » grâce à une belle qualité de fabrication et de finition, spécialement au niveau de la texture de la poignée. Il est un peu tout ce que les Sony A7 n’ont pas (encore) réussi à être, même après leur quatrième version…

Au 14 mm : 1/50 sec, f/7.1, 100 ISO. Nikkor Z 14-30 mm f/4 S.

 

J’ai donc beaucoup aimé le Nikon Z7 dès le premier contact. Pour autant, il n’est pas exempté de quelques défauts du côté de l’ergonomie (c’est là que vous commencez à trouver mon teste intéressant normalement). Par exemple j’ai jugé cette poignée inutilement creusée et je ne suis pas le seul, semble-t-il.

On ne saisit pas nécessairement les appareils hybrides comme de lourds reflex, ni comme « un manche de pioche » à pleine main… Car ils sont plus légers. Pour mes mains (de taille normale), vraiment cette poignée (trop) creusée rend l’accès aux touches F1 et F2 très difficile. Nous y reviendrons plus bas : car j’ai « eu besoin » de personnaliser ces deux touches F1 et F2.

 

Le poids du Nikon Z7 (675 gr) est raisonnable, d’ailleurs très proche de celui du Canon EOS R (660 gr). Il est très équilibré, spécialement lorsqu’il est équipé des deux petits zooms 24-70 mm f/4 et 14-30 mm f/4… Quel changement par rapport à un reflex : le gain de poids parait énorme, vu que Nikon ne proposait aucun 24-70 mm f/4 « léger » en monture F pour ses reflex, (contrairement à Canon qui proposait depuis 2012 un EF 24-70 mm f/4 stabilisé, léger et efficace.

Comme sur les Canon EOS R, le centre de gravité est ramené vers l’arrière, grâce à la nouvelle monture et aux nouvelles formules optiques (une impression renforcée par l’extrême légèreté des deux petits zooms à f/4). Et c’est vraiment très agréable en fin de journée. Vous l’aurez compris : le design des Nikon Z6 et Z7 est une grande réussite, inutile de rentrer davantage dans les détails.

Au 15 mm : 1/125 sec, f/7.1, 2000 ISO. Nikkor Z 14-30 mm f/4 S.

 

 


Une qualité d’image exceptionnelle : les images du Nikon Z7 sont vraiment très bonnes, très croustillantes, bien servies par la très bonne qualité des deux petits zooms (eu égard à leur taille : c’est remarquable)… Et les NEF sont bien développés par Lightroom : tout va bien. Y compris à haute sensibilité ISO, même si personnellement je m’abstiens de monter au-delà de 3200 ISO : le soir en Street photo… Ou éventuellement 12.600 ISO : une ou deux fois par an, dans des circonstances totalement exceptionnelles…

Il faut dire que l’on dispose sur le Nikon Z7 d’un capteur très ambitieux de 45,7 Mpixel : c’est très bien comme ça… Et c’est pour cela que je n’ai pas eu très envie de tester le Z6, de seulement 24 Mpixel : vu la différence actuelle de prix, je vous recommande d’opter plutôt pour le Z7… Car je considère que 24 Mpix, ce n’est plus totalement suffisant en 2019.

Il faut dire que je suis habitué à 50 Mpixel depuis 2015 et cela a marqué un authentique progrès pour mon travail, en termes de détails et de potentiels de recadrage. Je suis partisan de plus de pixels, tant que cela est compatible avec mon équipement informatique. Relire Test terrain, Canon EOS 5DsR au Kenya.

La colorimétrie Nikon a bien évolué depuis le Nikon D750 et même depuis le D850 : celle du Z7 est plus agréable, un peu moins verte que par le passé… Elle reste un peu plus froide que chez Canon, certes (qui a refroidi aussi un petit peu ses tons, sur le canon EOS R). On peut compenser (un peu) la « relative froideur » du Nikon Z7, par une très subtile correction de Balance des blancs permanente, que j’ai décidé d’appliquer… J’ai décalé d’un « petit cran » vers l’orange et d’un « petit cran » vers le Magenta : c’est quasi invisible, c’est « un peu dans la tête », mais ça me plait mieux comme ça…

Inutile de rentrer davantage dans les détails de la qualité d’image : les photos parlent d’elles-mêmes. Et Internet regorge de pages, ou des testeurs pinailleurs ont « décortiqué » les NEF en les torturant sous tous les angles et en affichant les pixels à 100% : ce qui est un peu ridicule.

 

 


Le zoom 24-70 mm f/4, le petit zoom de voyage idéal ? Ce minuscule zoom est une grande réussite et le meilleur atout possible pour la gamme Nikon Z. Il coute environ 1000 € acheté séparément, mais seulement 600 € acheté dans le kit. Il « fait sens » avec un hybride léger et c’est lui qui permet de réellement de gagner du poids dans le sac à dos. On peut-être un peu énervé au début avec la nécessité de devoir de « déplier » avant utilisation : c’est peu intuitif, mais on finit par s’y faire plus ou moins… Du coup il ne mesure que 8,9 cm replié. Pour un poids de 500 g, ce qui donne environ 1,2 kg avec le boitier : c’est assez remarquable…

 

 

Ce qui nous fait regretter d’autant plus l’absence de solution 24-70 mm f/4 en monture F, depuis toute ces années… Comme je l’ai souvent écrit : les kits équipés des 24-120 mm f/4 ont fait « beaucoup de mal » à Nikon : en fatigant les utilisateurs et en rendant leurs sacs bien trop lourds.

Canon l’avait compris dès 2012 et c’est ce qui les avait conduits à proposer l’EOS 6D accompagné du merveilleux petit EF 24-70 mm f/4 L IS, à la place du 24-105 mm f/4… Canon avait aussi proposé un 24-105 mm plus léger et moins cher…

Nikon a dû en tirer les mêmes conclusions mais plus tard, (probablement grâce à des sondages et à des études auprès des utilisateurs) et a vraiment bien corrigé le tir avec son 24-70 mm f/4 S…

 

 


Le zoom 14-30 mm f/4, l’Ultra Grand Angle de voyage idéal ? : je me suis vraiment régalé avec, spécialement à Hong Kong, avec son architecture un peu folle. Ce minuscule zoom grand angle est lui aussi une très belle réussite technique.

Même si l’on aurait préféré perdre un peu côté du côté du grand angle : 15 ou 16 mm auraient suffi largement. Et gagner un peu en longueur…  Ainsi, monter au 35 mm aurait été plus pratique et l’aurait rendu plus polyvalent : on serait ainsi moins souvent placé devant la nécessité impérative de le démonter, pour monter le 24-70 mm à la place. Ce que j’ai fait sans arrêt pendant 15 jours : d’habitude je travail avec deux boîtiers ce qui m’évite ce genre de manipulations. Mais comme je n’avais pas de second Z7 sur mon épaule gauche : j’ai souvent emporté mon EOS 5DsR avec le EF 85 mm f/1.4 L IS USM (qui ma paraissait bien lourd après tous ces mois à utiliser des EOS R).

On peut en effet envisager de réaliser un portrait à 35 mm (à la limite)… Mais plus difficilement au 30 mm : c’est un peu trop large… Ce que Canon a compris avec son zoom grand angle « pro » le RF 15-35 mm f/2.8, qui n’est malheureusement pas accessible à toutes les bourses. Donc, j’aurais préféré que Nikon proposa un Z 15-35 mm f/4, ou même un 16-35 mm f/4 : cela aurait été plus pratique.

 

 


Utilisation de la bague pour objectifs F : J’ai pu tester rapidement le dernier zoom Nikkor 70-200 mm f/2.8 sur la bague d’adaptation… Rien à signaler, tout à fonctionné impeccablement. Toutefois, j’ai eu l’impression que les objectifs Canon EF adaptés sur l’EOS R grâce à la bague Canon, semblent (?) un peu plus rapides encore. A tel point qu’ils m’apparaissent presque plus rapide sur la bague d’adaptation de l’EOS R, que sur mon reflex ! Je ne crois pas que ce soit le cas des objectifs F sur le Nikon Z7.

Je crois que Nikon devrait proposer également une bague un peu moins encombrante et dépourvue de son excroissance prévue pour montage sur pied. Cette excroissance avec pas de visse est une bonne idée pour utiliser un objectif aussi lourd que le 70-200 mm… Mais cette bague parait inutilement encombrante lors de l’utilisation des « petits objectifs F », d’autant plus dommage qu’ils sont nombreux et intéressants…

Petit détail, comme chez Canon il n’a pas été possible de créer des bouchons arrière compatibles entre les objectifs F et les objectifs Z : un peu énervant… Mais on suppose qu’ils ont vraiment essayé et que vraiment ce n’était pas possible.

Au 19 mm : 1/20 sec, f/22, 100 ISO. Nikkor Z 14-30 mm f/4 S.

 

 


Une stabilisation du capteur très performante – J’ai pu réaliser à de nombreuses reprises des images nettes à main levée au 24 mm : entre ¼ sec et 1/10 sec. On peut descendre encore un peu plus bas en vitesse, en utilisant des focales plus larges… Imaginez ce que cela pourrait être en combinant (un jour) la stabilisation du capteur et la stabilisation des objectifs ! Une raison de plus de « passer à l’hybride » certainement… Quelques exemples ci-dessous de photos prises à très faible vitesse et qui ne sont pas « bougées » :

 

 


Un Joystick AF appréciable : le Joystick servant à déplacer du pouce les collimateurs est un des avantages ergonomiques évidents du Nikon Z7, face notamment au Canon EOS R qui en est privé…

Précisons toutefois qu’il est heureusement possible sur le Canon EOS R de piloter la position des collimateurs actifs : soit avec les 4 touches du « Joypad », après une configuration (nécessaire). Soit du pouce sur l’écran tactile… Ce qui marche assez bien je trouve (avec de nombreuses configurations possibles). Mais j’ai constaté que tout le monde n’apprécie pas obligatoirement cette pratique, car elle réclame un petit peu d’entrainement et une configuration (nécessaire).

Cette possibilité de pilotage tactile par l’écran n’est pas disponible sur le Nikon Z7 : il faut dire qu’elle peut sembler un peu inutile en présence du Joystick. Par contre du moment que l’on cadre en utilisant l’écran, il est possible (comme chez Canon), de placer la zone AF ou l’on veut en touchant l’écran. Possibilité qui disparait dès que l’on porte l’œil au viseur, c’est dommage car j’y ai pris goût sur l’EOS R.

Il serait bien en fait que Canon ajoute un Joystick à son EOS R II, pour faciliter la vie de ceux qui préfèrent les boutons… Et que Nikon se mette au pilotage tactile de la zone AF lors du cadrage via le viseur ! J’aime les deux systèmes…

On peut ajouter au Joystick du Nikon Z7 une fonction programmable : comme faire défiler les images (mouvement latéraux) et alterner les options de visualisation (mouvements verticaux). Autre fonction, en pressant (bien dans l’axe) sur le centre du Joystick : on peut afficher la grille de composition par exemple.

 

 


Performances de l’Autofocus satisfaisantes – Je n’ai pas réalisé de tests systématiques, donc je préfère m’abstenir de tout jugement très définitif. D’autant que je travaillais sur des sujets « faciles » : pas de photos de sport, pas de portraits à grande ouverture en basse lumière.

En résumé : je n’ai pas eu trop de problèmes en pratique… J’ai trouvé que l’AF fonctionne de façon rapide, pratique et attendue… Par contre j’ai vraiment râlé, contre l’ergonomie du pilotage des « Méthodes de sélection des Collimateurs ». Lire plus loin mon chapitre plus bas : « Des touches programmables, mais pas 100% programmables ». Une ergonomie perfectible, qui n’aide pas à exploiter toute la performance de l’AF, c’est là que je trouve Nikon en retard…

 

 


Subtilités des Méthodes de Sélection de Collimateurs AF – La spécificité des hybrides avec leur couverture large de la zone AF et la détection des visages et des yeux, est si performante et agréable… que vous pouvez beaucoup plus souvent « faire confiance » au choix automatique du « sujet le plus proche ». Adoptez (presque) en permanence la Méthode « Tous collimateurs actifs », que j’utilise au moins pour 75% de mes photos. Relire cet article : Oubliez (un peu) ce bon vieux Collimateur AF Unique.

 

Par contre, justement à cause de cette zone très large et de cette capacité à détecter le sujet le plus proche : il est impératif de pouvoir revenir rapidement à une Collimateur de petite ou moyenne taille. Alors que justement avec les reflex : grâce à la répartition plus étroite des collimateurs, on pouvait se sortir d’une situation gênante en rusant : en décalant légèrement le cadrage, cela suffisait à faire sortir de la zone « détectable » un premier plan non souhaité qui s’interposait.

Ici, grâce à (ou plutôt à cause)… de cette zone AF couvrant 90% du champ sur les hybrides : tout premier plan sera pris en compte, dès qu’il entre (un peu) dans le cadre. D’où l’importance de pouvoir alterner rapidement (et facilement) entre Méthodes de Sélection de Collimateur.

Comme chez Canon, on peut désactiver sur le Z7 : certaines méthodes de sélection que vous jugez inutiles. Par exemple AF Pin-Point : un collimateur unique précis mais extrêmement lent à déplacer. Le but étant de ne conserver que 3 ou 4 Méthodes de sélection : afin de passer de l’une à l’autre, bien plus vite.

 

 


Collimateurs liés à l’orientation – Comme chez Canon on peut activer la mémorisation de la position des Collimateurs selon les trois orientations du boitiers (Vertical, horizontale et verticale penché dans l’autre sens). Mais les Canon mémorisent en même temps la « Méthode de Sélection » qui avait été choisie (précédemment) pour chaque orientation, ce que j’utilise beaucoup. Par exemple, si je passe en cadrage vertical avec poignée en bas : je retrouve le collimateur unique (adapté au portrait) que j’avais choisi.

Et si je bascule en  vertical avec poignée en haut : je retrouve la méthode de « Détection de l’œil » (adaptée à d’autres types de portraits ou ça bouge) que j’avais choisi la fois précédente. Et si je reviens en cadrage horizontal alors c’est éventuellement une autre méthode que je retrouverais : précisément la dernière méthode utilisée lors du précédent cadrage horizontal. J’adore ça… Et d’ailleurs, cette façon de faire « explique » aussi pourquoi l’absence de Joystick ne me gène pas trop sur l’EOS R.

Malheureusement sur le Nikon Z7 : les méthodes de Sélection de Collimateurs AF utilisées, ne sont pas mémorisée pour chaque orientation. Vous resterez sur une même Méthode unique, quelle que soit l’orientation choisie. Si vous voulez soudain passer en cadrage portrait « avec un collimateur unique » : il faudra changer la méthode… Et celle-ci restera en place quelle que soit l’orientation, jusqu’au prochain changement. C’est moins efficace et cela oblige à beaucoup plus de manipulations sur le Z7 que sur l’EOS R.

 

 


Viseur et affichages : Le viseur OLED de 3,6 millions de pixels, n’est pas désagréable du tout. Pour un viseur électronique, celui du Z7 s’en sort très bien… Et j’ai apprécié qu’il dépasse suffisamment à l’arrière, ce qui évite à mon nez de toucher l’écran (c’est embêtant, si votre nez est sale, ou qu’il est vraiment grand). Le réglage de la dioptrie est pratique : il faut tirer pour déverrouiller et l’enfoncer pour le re-verrouiller.

En prise de vues extérieur de jour : je préfère booster sa luminosité au maximum. On peut aussi personnaliser sa température de couleur selon deux axes (à utiliser avec modération). Par contre en photo de nuit : j’ai trouvé ce viseur plutôt désagréable, car il y a « du bruit ». Et l’image du viseur n’est pas totalement fidèle aux photos réelles (que l’on peut voir à l’écran ou dans le viseur)… Donc, dès la nuit tombée, je me rabats souvent sur l’écran (et mes lunettes, qui deviennent nécessaires) … C’est là que le préfère éventuellement le viseur optique d’un reflex. Ainsi qu’en cas de luminosité extrême (plages, neige).

J’ai regretté que le viseur soit trop « encombré » d’informations inutiles et minuscules : une maladie chronique qui touche les ingénieurs… Et que les options de personnalisation de ces affichages soient quasi inexistantes : un défaut courant sur de nombreux APN hybrides. Trop d’infos tue l’info : vraiment personne n’est en mesure d’utiliser une telle avalanche de paramètres affichés. Ici, l’ergonomie Canon me plait mieux : on peut personnaliser exactement ce que l’on souhaite afficher sur plusieurs écrans successifs.

Toutefois ce petit regret, ne m’a pas empêché de travailler avec le viseur, bien plus souvent qu’avec l’écran… On salue aussi la présence d’un petit écran Monochrome supérieur, qui m’est indispensable (j’ai souvent expliqué pourquoi sur ce site). Mais j’ai trouvé celui du Z7 vraiment trop petit, trop encombré, mal agencé : finalement quasiment illisible dans l’action. Donc je l’ai assez peu regardé : à revoir…

 

 


La touche « i » à la rescousse : le fait que l’écran Monochrome supérieur soit quasi inutilisable (c’est mon avis) : n’est pas si grave… à condition de parfaitement mémoriser (tactilement) la position du Bouton « i ». Afin d’y accéder facilement avec le pouce, tout en conservant l’œil dans le viseur… Ce bouton « i » permet d’accéder à la plupart des paramétrages courants : il y a 12 cases !

Heureusement ces 12 cases sont personnalisables, différemment en Mode Photo et en Mode Vidéo ce qui est bien. Mais j’aimerais bien conserver certaines de ces cases vides : car je n’ai vraiment pas besoin d’accéder en permanence à 12 paramètres pendant les prises de vue… Encore un travers d’ingénieur : ne pas savoir « faire court » c’est du Nikon pur jus ça… Un peu comme ces Menus qui défilent sans fin.

La touche « i » ce sont de nouvelles habitudes à prendre : exactement comme l’usage de la touche Q des Canon EOS R (meilleur moyen de changer de sensibilité ISO notamment). Toutefois je n’ai pas trouvé ce menu « i » toujours si rapide que ça. Car même après personnalisation on s’y perd parfois, vu que les molettes avant et arrière donnent accès à des options de différentes (mais parfois identiques)… Du coup on ne se rappel jamais quelle molette utiliser. Il me semble donc nécessaire de personnaliser très précisément ce menu « i » et d’en supprimer tout ce qui est inutile (donc gênant). Pour l’apprendre par cœur…

La bonne nouvelle c’est qu’après avoir passé des heures à régler votre Menu « i » et votre boitier en général : vous pourrez sauvegarder votre personnalisation sur votre carte (donc dans votre ordinateur). Afin de la charger dans le prochain Z que vous aurez à configurer : merci Nikon pour cette délicate attention ! Je rêve que Canon, propose la même chose un jour sur ses EOS « experts ». Car depuis des années, seuls les EOS 1D disposent de cette fonctionnalité bien pratique…

 

 


Un écran tactile basculant dans l’axe : Autant j’étais d’abord enthousiasmé de retrouver cet écran dans l’axe du Nikon Z7 : car c’est tellement plus discret en street photo. Cela facilite aussi les contre plongées (et à Hong Kong c’est important vu la hauteur des immeubles)… Autant je me suis parfois surpris à regretter l’écran latéral du Canon EOS R, auquel je m’étais entre temps habitué, (après avoir d’abord beaucoup râlé contre lui, car je le trouve visuellement encombrant et repérable).

 

 

24 mm : 1/25 s, f/8, 720 ISO. 24-70 mm f/4.

 

 

Je ne suis jamais content ! C’est que je suis de cette race de photographe qui ont fait des « couv » dans la presse écrite il y a quelques années encore (un temps que le moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre)… Et qui n’ont toujours pas totalement renoncé au cadrage vertical (même si sur Internet c’est moins apprécié). Et justement : pour le cadrage vertical, cet écran « dans l’axe » du Nikon Z7 n’est pas aussi pratique que celui de l’EOS R, qui pivote dans tous les sens…

Ne pourrait-on inventer un écran articulé qui rassemble les avantages des 2 systèmes ? Sans leurs inconvénients ? Cela devrait bien être possible non ?

 

 

L’aspect interface tactile du Nikon Z7, me semble un peu en retrait de celle de Canon, question de look d’interface surtout. C’est un peu « vieillot » l’interface Nikon… J’ai notamment cherché assez longtemps comment désactiver le « déclenchement par toucher de l’écran », qui avait été activé par hasard et par erreur (je voulais seulement pointer une zone AF à l’écran, sans déclencher). Cela est bien entendu arrivé exactement à un moment où j’en avais vraiment besoin ! Et c’est dans ce genre de moment : lorsque l’on est « pressé » : que l’on ne trouve pas ou désactiver « ce foutu réglage », qui est facile à trouver lorsque l’on a tout son temps bien assis dans son salon…

Pour le reste je préfère l’écran du Canon EOS R, notamment pour la revue des images, le zoom rapide, ou la notation par étoiles… Tout cela me semble mieux conçu et plus pratique chez Canon. Mais ce n’est pas un point qui peut réellement faire la différence entre les deux appareils.

Du coup j’ai plus souvent travaillé avec le viseur du Nikon Z7 (à l’ancienne), que je ne le fais avec le Canon EOS R, avec lequel j’ai de la facilité à shooter avec l’écran. Avec ce dernier je peux davantage exploiter l’orientation libre de l’écran : pour des cadrages « plus libres » et plus surprenants.

 

 


Des touches programmables, mais pas 100% programmables : J’ai eu du mal à configurer, les touches personnalisables du Nikon Z7. Car certaines touches ne peuvent recevoir certaines fonctions, ce que j’ai trouvé assez gênant (un reproche que je fais également au Canon EOS R). Au final je ne suis pas à 100% satisfait de la configuration des touches personnalisée à laquelle je suis (difficilement) parvenu.

Ce qui m’a manqué le plus c’est de pas pouvoir changer de « Méthode de sélection de collimateur » d’un unique clic : grâce à une touche unique avec un doigt… Sans devoir tenir le boitier de la main gauche. C’est l’habitude que j’ai depuis quelques années et c’est un grand confort… Car le changement de méthode de collimateur est la fonction que je manipule le plus souvent en prise de vue. Je peux ainsi passer instantanément de la méthode « Tous collimateurs actifs », vers « Un collimateur unique actif » grâce à une seule pression de l’index sur la Touche Mfn, proche du déclencheur. Remarque : on pouvait également faire ceci avec la fameuse « gâchette » de l’EOS 7D, ce que j’avais beaucoup aimé.

Rien de cela sur le Nikon Z7, qui a perdu la touche AF, qui existait à gauche de l’objectif sur les reflex Nikon. Sans égaler la touche Mfn des Canon, elle était assez pratique (bien que plus ou moins invisible). La meilleure solution à laquelle je sois parvenu, c’est un appui sur la touche F1 (avant), suivie d’un « cran tourné » avec la molette avant… Mais c’est « très moyen » finalement.

 

 

 

40 mm : 1/2000 s, f/6.3, 220 ISO. 24-70 mm f/4.

 

 

 

Car bien entendu, je me mélange à chaque fois : entre ces touches F1 et F2 (cette dernière étant programmé chez moi pour appliquer de notes aux images). Et je me mélange aussi entre les molettes avant et arrière : cette dernière changeant de Mode AF (avec un passage obligé en Mode Manual Focus, ce qui est exaspérant car ça n’a rien à faire ici et ça ralenti encore le changement). Au final donc, au moins une fois sur deux : j’ai fait une erreur de manipulation et ceci m’a exaspéré ! D’autant que lors de ces manipulations, l’affichage sur l’écran (temporairement en jaune) est vraiment minuscule et peu « visible »…

Ajoutez à cela qu’il assez inconfortable d’appuyer en même temps (avec votre majeur) sur la Touche F1 et de tourner simultanément la Molette avant (avec l’index). Il faut impérativement s’aider de la main gauche pour soutenir le boitier… Donc tout cela est « chiant » et ne me plait pas du tout, vous aurez compris !

Rassurez-vous, ce reproche que je fais aux Nikon Z6 et Z7 : ne concernera que des utilisateurs experts… Car de toutes façons, beaucoup de gens ne comprenant pas vraiment l’intérêt de ces changements rapides de « Méthode de Sélection de Collimateurs » : ils ne les utilisent pas, donc ils ne sont pas gênés… A la place : de plus en plus de personnes utiliseront l’interface tactile pour réaliser ces opérations, après une pression sur la touche « i »… Qui permet un accès rapide à la plupart des fonctions courantes : c’est l’équivalent de la touche Q (Quick Menu) des Canon EOS R.

En conclusion, je trouve un peu dommage de ne pouvoir exploiter plus facilement les spécificités de chaque Méthode de sélection des Collimateurs (qui sont toutes adaptées, à différentes situation). Si quelqu’un avait trouvé une meilleure méthode pour réaliser ce changement instantané en un seul « clic » : me contacter.

 

 


La notation des photos mériterait une touche directe : le placement à gauche de la touche Play m’a semblé étrange (obligeant à utiliser la main gauche). Autre détail : je n’ai pas trouvé de bonne solution pour attribuer une touche directe, à la Notation par étoile des photos. J’ai fini par me rabattre sur la touche F2 suivi d’un « coup de molette arrière ».  Mais c’est peu pratique à cause de la poignée trop creusée.

La prise en main est d’autant pénible à ce moment qu’il faut utiliser en même temps : l’annulaire (naturellement situé au-dessus de F2) et le pouce… Il faut des doigts de fée et une habileté de pianiste pour utiliser certaines touches du Nikon Z7 ! J’ai donc essayé de personnaliser plusieurs autres touches pour noter les photos. Mais cela oblige du coup à déplacer d’autres fonctions : ce qui devient un casse-tête, car toutes les touches n’accueillent pas toutes les fonctions (un reproche que j’ai fait aussi au Canon EOS R).

Du coup, j’ai regretté beaucoup la touche « Rate » de mon EOS 5Ds R qui me permet une notation instantanée de mes photos, d’un seul clic… C’est « peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beauuuuucoup » ! Noter les images est très important, au fur et à mesure en cours de journée… Afin de ne jamais oublier une bonne (ou une moyenne) photo… Cela permet d’économiser énormément de temps dans Lightroom chaque soir, pour « sortir » les meilleures images de la journée et les partager rapidement. C’est le « petit secret si pratique » qui fait que je suis souvent le plus rapide pour publier les « incontournables » de la journée… Sans avoir besoin de passer toute la journée en revue !

 

 


Une ergonomie tortueuse parfois : Je ne suis pas fan de l’ergonomie Nikon en général vous l’avez compris… Et le Nikon Z7 ne fait pas exception. Un petit exemple assez parlant : essayez donc de presser la touche ISO avec l’index, tout en tournant en même temps la molette avant avec le majeur. Ce qui est pourtant nécessaire afin de passer de ISO manuel à ISO Automatique. C’est « moyen ».

 

 

On peut aussi y mettre les deux mains : mais dans ce cas c’est raté. Pourquoi je peux faire cette opération d’un seul doigt et d’une seule main si facilement sur mon Canon EOS 5DsR, mais pas sur un Nikon Z7 ? Alors bien entendu : on peut aussi régler ses ISO sur l’écran, après une pression sur la touche « i » qui est l’équivalent de la touche « Q » des canon EOS R. Mais c’est bien dommage de ne pas utiliser la touche ISO rapide, qui permettrait (si elle était mieux implémentée) de changer d’ISO plus vite.

Autre point : j’ai buté contre l’impossibilité de personnaliser le rôle des molettes avant et arrières, pour qu’elles se comportent comme celles de mes Canon. Pourtant je crois bien me rappeler ( ? ) qu’il était possible de les personnaliser ainsi, sur la plupart des reflex Nikon que j’avais testé (sauf erreur de ma part).

Certes, cette impossibilité ne m’aura gêné que quelques heures : le temps nécessaire pour retrouver des habitudes de « Nikoniste ». Mais c’est dommage de « perdre » ainsi des fonctionnalités avancées. Et cela gênera éventuellement les photographes venant de chez Canon.

 

 


Des menus toujours aussi « old school » : Enfin, je déteste toujours les Menus Nikon qui me font perdre du temps, dès que je cherche quelque chose de spécifique… Quel dommage de ne pas avoir remis tout cela à plat sur les Z : c’était l’occasion pourtant. Ne rentrons pas dans les détails : les utilisateurs habitués à Nikon s’y retrouveront (tant mieux pour eux)…

Et ceux venant d’une autre marque passeront nécessairement par une phase d’apprentissage, qui sera d’autant plus douloureuse, que vous désirerez personnaliser en « détails » le boitier. C’est d’autant plus dommage, que Nikon propose pas mal de configurations très avancées et pointues qui sont intéressantes…

Je vous recommande donc de télécharger l’application Nikon Manual Viewer 2 pour iOS et Android. Elle vous donnera accès à tous les Mode d’emploi Nikon et en facilitera la lecture. Pas inutile avec Nikon.

 

 


Une rafale confortable à 9 im/sec qui cache quelques limites :  la vitesse de 9 im/sec est impressionnante. Mais elle cache quelques surprises. La plus mauvaise surprise est que le buffer n’est guère généreux : avec seulement 20 RAW ou 30 JPEG enregistrés avant que la cadence ne ralentisse. Et que cette vitesse impressionnante, n’est accessible qu’en RAW sur 12 bits.

Par ailleurs si vous shootez à 9 im/sec, ce sera avec l’exposition bloquée sur la première image… Par contre le suivi Autofocus reste actif, ce qui est bien…

Si vous tenez à conserver le réglage actif de l’exposition et de l’AF en même temps, alors la rafale est limitée à 5 im/sec (mais vous retrouvez du 14 bits) : moins impressionnant. Remarquons qu’un reflex Nikon D850 fait mieux avec 7 im/sec. Ou même 9 im/sec si vous avez opté pour la couteuse poignée grip.

 

 


Tropicalisation, protection, équipement – Le Nikon Z7 est tropicalisé : c’est très bien merci ! Même si je n’ai pas testé jusqu’à quel point… Mais je fais confiance à Nikon : le Z7 sera certainement beaucoup plus résistant, que tout ce que je n’aurais jamais besoin de lui faire subir.

Par contre il ne propose pas de protection du capteur (par l’obturateur), lors du changement des objectifs… Ce que propose le Canon EOS R, qui est d’ailleurs toujours le seul à le faire. Toutefois je n’ai pas noté de poussières sur mon capteur, après 15 jours de changement d’objectifs quotidiens à Hong Kong. Sans prendre la moindre précaution… Il faut dire que Hong Kong est une ville beaucoup plus propre que Paris, devenu ces derniers temps une vaste poubelle en plein air… on en parlera plus tard !

Le Nikon Z7, comme le Canon EOS R ne dispose que d’un seul logement pour cartes XQD (patience : on parlera plus bas du prix excessif de ces cartes)… Cela ne me dérange pas, car je n’ai jamais perdu la moindre photo en 19 ans à cause d’une carte défectueuse. Je pense que c’est un faux problème et j’ai remarqué jusqu’à présent que les catastrophes n’arrivent qu’aux autres (jamais à moi, car je formate mes cartes avant chaque prise de vue). Et j’espère que ça va continuer comme ça… Je ne suis pas inquiet.

 

 


Une excellente autonomie des batteries : les hybrides sont des appareils gourmands… Mais la bonne nouvelle est que les batteries des Z6 et Z7 sont identiques (ou compatibles) avec celle de la plupart des reflex Nikon : elles sont faciles à trouver et pas trop coûteuses… Il y a toujours un collègue pour vous prêter une batterie au cas où. A Hong Kong : j’ai pu tenir chaque jour sans avec mes deux batteries sans la moindre inquiétude : à raison de 1500 photos par jours (en moyenne) et des pointes à 2000 photos certains jours.

 

 

Je n’ai pu essayer le Battery Pack MB-N10 conçu pour les Z6 et Z7. Il lui est reproché de ne pas disposer de déclencheur pour une prise en main verticale : quel dommage… Encore un coup du stagiaire ? Ce grip ne sert qu’à embarquer deux batteries sous l’appareil : il faut ôter celle contenu dans l’appareil.

Par contre il y a une trappe de chaque côté, on peut donc remplacer une des batteries « à chaud » ce qui sera utile aux vidéastes et aux créateurs de Time lapse de longue durée (chantiers, recherche scientifique). Cet accessoire est tropicalisé et des diodes servent à vérifier la charge de chaque batterie. Une prise USB-C permet de recharger les accus grâce au chargeur EH-7P (disponible séparément), mais il faudra malheureusement éteindre l’appareil pour cela ! Encore un coup du « stagiaire » ?

 

 


Les fichier NEF « pèsent » très lourd : Les NEF du Nikon Z7 sont plutôt lourds par contre… Mes images de Hong Kong pèsent en moyenne 57 Mo (c’est un calcul réalisé sur quelques milliers de RAW en 14 bits).

Nikon ne propose pas l’équivalent du format C-RAW « compressé » de Canon, qui permet d’économiser environ 40% d’espace de stockage par rapport à un boitier de résolution équivalente. Par exemple j’avais démontré dans mon test du Canon EOS R que mes images en C-RAW pesaient en moyenne 12,9 Mo (pour une résolution de 30 Mpixels).

Une image du Nikon Z7 pèse donc 4,4 fois plus lourd qu’une image du Canon EOS R en C-RAW…

A titre d’info : j’avais demandé à mon ami Olivier de « peser » les RAW de son Nikon Z6, ce qu’il a fait. C’est intéressant car sa résolution est de 24 Mpixels, ce qui permet de le comparer plus facilement avec le Canon EOS R). Il a commencé à mesurer le poids moyen des RAW d’abord en 14 bit. Puis en 12 bits :

  • NEF 14 bit « non compressés » : 47,25 Mo (en moyenne)
  • NEF 14 bit « compression sans perte » : 29,77 Mo (en moyenne)
  • NEF 12 bit « non compressés » : 41,13 Mo (en moyenne)
  • NEF 12 bit « compression sans perte » : 23,89 Mo (en moyenne)


En passant en NEF 14 bits compressé, du Nikon Z6 (de 24 Mpixels) ne gagne donc que 27% de place… Alors que le Canon s’approche d’un gain d’espace de 50%.

Même en passant en 12 bits compressés, les NEF du Nikon Z6 (de 24 Mpixels) restent deux fois plus lourds que les fichier C-RAW compressés du canon EOS R (de 30 Mpixels). Cela devrait faire réfléchir les photographes les plus productifs… Et aussi ceux qui comme moi conservent 3 ou 4 « sauvegardes intégrales », de toute leur production numérique depuis 19 années.

Diviser par deux le prix de votre stockage et de vos sauvegardes à long terme : c’est possible grâce au format C-RAW de Canon… Choisir les NEF des Nikon Z6 et Z7 vous conduit mathématiquement à devoir acheter (et gérer) beaucoup plus, de disques durs.

 

 


Cartes XQD : est-ce le bon choix ? J’ai utilisé deux cartes Sony Professional 64 Go carte mémoire XQD Série G (donnée jusqu’à 440 Mo/s en lecture), que l’on m’avait prêté avec l’appareil… Signalons que leur prix est très élevé. Pour une 64 Go il en coute actuellement 223 € sur Amazon ou 169 € chez Digixo.

C’est vraiment très cher ! D’ailleurs un soir ou je me suis trouvé à court de place sur ma carte (mes deux 64 Go étant pleines), j’ai préféré perdre du temps à effacer des dizaines d’images, plutôt que d’acheter une carte supplémentaire dans une boutique toute proche (même si à Hong Kong elle ne coute que 120 € environ). Imaginez que ma carte SD habituelle (Carte Lexar Professional 1667x 64 Go SDXC UHS-II), ne coute en 64 Go que entre 38 € à 44 € (selon les périodes et les promos) sur Amazon ou Digixo

Je crois que Nikon a fait une erreur en choisissant trop tôt ce format peu courant. D’autant qu’il est inutilement encombrant : le boitier aurait gagné quelques millimètres en largeur grâce à des cartes SD. La « marge » de Nikon en aurait été meilleure sur chaque boitier. Et le prix de vente (et d’utilisation) aurait été plus doux pour les photographes… Qu’est-ce que Nikon, est allé faire dans cette galère de XQD ?

La vitesse de lecture que j’ai chronométrée en vrai (avec un adaptateur USB-C / USB-3) connecté grâce au lecteur Sony USB-3, qui m’avait été prêté : était de 190 Mo/sec (seulement).  Rien de mirobolant donc…

C’est seulement 20 à 25% plus rapide que ce dont je profite avec ma carte SD habituelle (une Carte SD UHS-II Lexar Professional 1000x 128 Go SDXC, dont la vitesse maximale est donnée pour 150 Mo/sec et qui ne coute en 64 Go que entre 38 € à 44 € (selon les périodes et les promos) sur Amazon ou Digixo… Et que j’ai pu mesurer à 148 Mo/sec en lecture en la connectant à mon Macbook Pro via un lecteur USB-C de Sandisk.

 

 

Et pour mémoire la carte CF habituelle que j’utilise dans mon reflex Canon EOS 5DsR depuis 2015 est accessible en lecture depuis mon Macbook Pro via un adaptateur USB 3 / USB-C : à la vitesse de 148 Mo/sec également… En quoi la carte CF est-elle dépassée pour moi en 2019 ? En rien…

Donc, c’est un point intéressant à noter concernant le Z7 : on gagne (un peu) de vitesse (25%) au moment de décharger ses cartes en USB-3… Mais est-ce que cela justifie de payer des cartes aussi chères ? Cela dépendra bien entendu des utilisateurs : certains sont prêts à payer « beaucoup plus cher » pour aller « un peu plus vite ».

Heureusement que selon ce site web : il serait possible de lire des cartes XQD jusqu’à la vitesse de 350 Mo /sec. Dans ce cas, le choix du XQD deviendrait éventuellement intéressant… Il me faudrait tester un lecteur de carte XQD plus rapide (en USB-C ou Thunderbolt 3, si cela existe)… Mais je n’ai pas trop enquêté sur cette question (si certains de nos lecteurs ont des infos, me contacter).

 

 


Rappels des tarifs des cartes XQD – pensez donc à inclure le prix des cartes XQD dans votre comparatif face à un appareil acceptant des carte SD. Car cela peut compter… Voici les tarifs de cartes de 64 Go par exemple. Ces prix changent sans arrêt donc cliquez sur les liens : le prix indiqué n’est déjà plus « à jour » :

  • 64 Go XQD Sony Professional (440 Mo/s) 223 € Amazon – et 169 € Digixo
  • 64 Go SDXC UHS-II Lexar Professional 2000x (300 Mo/s) 103 € AmazonDigixo
  • 64 Go SDXC UHS-II Lexar Professional 1000x (150 Mo/s) 37 € AmazonDigixo

A toutes fins utiles, je précise que je me contente personnellement de carte SD plafonnant à 150 Mo sec, qui me suffisent parfaitement depuis plusieurs années. Et que, en l’absence de lecteurs de cartes X-QD connectés en Thunderbolt 3 ou USB-C : la vitesse théorique de 440 Mo /sec ne concerne que l’appareil.

Pour ce qui concerne la vitesse de déchargement des cartes XQD vers mon Macbook Pro (génération 2018) : je n’ai pu dépasser les 190 Mo/sec, avec le lecteur Sony XQD en USB-3 que j’ai eu à ma disposition. Ajoutez à cela que les fichiers NEF sont bien plus lourds que les C-RAW des Canon EOS R (que je choisi d’utiliser les yeux fermés). Une information que « renchéri » d’autant votre budget stockage :

  • Pour stocker 2240 fichiers RAW issus d’un Nikon Z7 (57 Mo chacun) : il faut deux cartes de 64 Go entières. Donc investir environ 400 € : Amazon – et seulement 338 € chez Digixo
  • Pour stocker 2240 fichiers C-RAW issus d’un Canon EOS R (12,9 Mo chacun) : il faut moins d’une carte de 32 Go (29 Go suffisent). C’est à dire entre 21 € et 40 € (selon que l’on choisit des 150 ou 300 Mo / sec, ce qui ne change rien en pratique, sauf à filmer en 4K) : Amazon  – Digixo

Imaginez que vous partiez un week-end de 4 jours sans ordinateur, en préférant conservant vos images sur les cartes pour les décharger au retour. Et que vous estimez shooter environ 560 photos par jour :

Il est bien entendu possible d’alléger (un peu seulement) la note en choisissant le Nikon Z6 de 24 Mpixel. Ou encore en choisissant la compression sans perte des NEF Nikon et en passant au 12 bits. Mais même en passant en 12 bits compressés, les NEF du Nikon Z6 (de 24 Mpixels) restent deux fois plus lourds que les fichier C-RAW compressés du canon EOS R (de 30 Mpixels), comme cela a été montré plus haut.

 

 


De la vidéo 4K sans recadrage – Ce sera rapide ! Là encore je n’ai pas testé suffisamment la vidéo pour en parler en détail… Premier avantage très « visible » des Nikon Z6 et Z7 sur leurs concurrents les Canon EOS R et EOS RP : les Nikon Z6 et Z7 filment directement en vidéo 4K, sans recadrage… Et pour un photographe qui n’est pas très expert en vidéo : c’est un grand plaisir immédiat, de filmer avec le 14-30 mm.

Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez énormément d’informations ailleurs sur le net. Toutefois méfiez-vous des idées reçues, car tout n’est pas « aussi simple » qu’on peut l’imaginer dans ce domaine.

 

 


La « nouvelle vie » de Nikon au temps des « Z » : Au risque de ringardiser un peu trop vite ses gammes reflex (qui vont d’autant plus souffrir commercialement que les Z seront attirants), Nikon a tiré une immense leçon de certains échecs précédents…

En proposant ces excellents Z6 et Z7 à prix raisonnables : Nikon a même « appris » de la débâcle du Nikon 1 (au niveau du design et de l’ergonomie)… Mais surtout, Nikon a compris quels défauts affectaient ses lourds objectifs pour reflex qui pêchaient par une certaine arrogance. Ce qui les a conduits à repartir sur de nouvelles bases, une nouvelle philosophie : légère.

Il était temps, car les affaires ne sont pas « florissantes » pour toute l’industrie photo actuellement : Nikon Says Its Cameras Need to Justify Their Existence as a Business. Espérons pour Nikon, que ses Full Frame Z séduisent (ils devraient)… Et surtout : que les utilisateurs amateurs d’appareils photos APS-C soient tentés de « passer » au Full frame… D’ailleurs il me semble que tout a été fait pour cela avec le Z6 et surtout avec ses « géniaux » petits zoom compacts ouvrant à f/4 (une stratégie totalement différente de celle de Canon, remarque en passant : qui a cherché à « séduire les pros » grâce à des objectifs fantastiques, présentés avant l’arrivée des boitiers « pro »).

Mais savoir ce que les utilisateurs de reflex APS-C vont faire dans les 2 ans à venir , n’est pas encore clair… Vont-ils abandonner leur équipement reflex, pour le remplacer par un « coûteux » smartphone très haut de gamme ? Ou vont-il plutôt « passer au Full Frame », comme on dit  ?

Signe de cette interrogation quand à l’avenir du marché de la photo et la capacité des acheteurs de passer de l’APS-C au Full Frame : signalons le lancement d’une déclinaison des Z, en format APS-C  : le Nikon Z50 à capteur APS-C, qui partage la même monture que ses cousins Full Frame Z6 et Z7. Je ne rentrerais pas dans les détails à son sujet : ne l’ayant pas encore touché et n’y ayant pas encore trop réfléchi…

Mais j’avoue m’interroger sur le succès potentiel de cette seconde gamme Z : vu le peu d’objectifs natifs proposés pour le moment (en format natif APS-C). Affaire à suivre éventuellement, car le format APS-C présente sans doute encore quelque intérêt, en terme de budget et de « compacité ». Rappelons que Nikon était jusqu’à présent totalement absent du marché hybrides APS-C (probablement une conséquence tardive du monumental échec « stratégique » de la gamme Nikon One à capteur 1 pouces). Heureusement, ces « errements » semblent être de l’histoire ancienne, lorsque l’on voit le « sérieux » de la gamme Z.

 

 

14 mm : 1/500 sec, f/8, 200 ISO. 14-30 mm f/4.

 

 

 


Les « Z » sont « bien nés » : Pour revenir aux Nikon Z6 et Z7 : ils sont « bien nés »… Saluons une authentique « renaissance intellectuelle » : avec des décisions courageuses et rationnelles, prises sans trop se laisser influencer : ni par les photographes professionnels, ni par les journalistes, ni par les « afficionados » de la marque… Ni par des « bureaux de design avant-gardistes », mais déconnectés des réalités (ceux qui avaient commis les Nikon One).

Par exemple n’utiliser qu’un seul slot de carte : était probablement une décision difficile et courageuse à prendre, compte tenu de la « sociologie » des utilisateurs Nikonistes et de l’exigence d’excellence traditionnelle de la marque… On sait à quel point cela a été reproché sur Internet aux Nikon Z (ainsi qu’aux Canon EOS R). Mais je suis persuadé que c’était une décision juste et rationnelle : un double slot coûte cher (et au final c’est l’acheteur qui paye), il prend de la place et ne sert à rien… Mis à part allonger la fiche technique. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs !

Certes, des fiches techniques longues comme un jour sans sashimis : aident à vendre des matériels (parfois inutilement sophistiqués) à des gens qui n’en ont pas totalement besoin… Surtout lorsqu’ils n’y connaissent pas grand-chose. Car nous avons basculé dans un monde idiot et dominé par les chiffres : « dans le doute » pas mal de gens justifient leurs décisions en se cachant derrière des chiffres. Cela conduit par exemple beaucoup d’automobilistes à conduire des SUV ridiculement puissants et sophistiqués, alors qu’il faudrait faire l’inverse…

Passons : le monde est devenu « fou » ! Espérons donc qu’il reste encore suffisamment de photographes intelligents, pour comprendre que la longueur d’une fiche technique n’a jamais fait le meilleur appareil photo… Mais que c’est l’objectif qui compte avant tout. Longue vie aux Nikon Z6 et Z7 et à leurs objectifs : c’est du très bon matériel.

 

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Exprimez-vous en commentaires…

 

C’est bien : C’est moins bien :
 

  • L’excellente prise en main
  • La présence du Joystick de pilotage AF
  • Design, qualité de finition et de construction
  • La protection tout temps

 

  • L’écran orientable dans l’axe (selon les uns)
  • Le viseur électronique 100% (bien pour 2019)
  • Le capteur stabilisé
  • La légèreté et la qualité des zooms à f/4

 

  • La qualité d’image : piqué, résolution,
  • La dynamique du capteur
  • La qualité en haute sensibilité ISO
  • La rafale à 9 im/sec (sans mesure d’expo)

 

  • L’Autofocus très efficace la plupart du temps
  • Le Mode 100% silencieux
  • Compatibilité́e objectifs F via la bague FTZ

 

  • Prises casque et microphone jacks
  • La vidéo 4K / 30p sans recadrage
  • Personnalisation spécif. en Mode Photo / Vidéo
 

  • Ergonomie générale et menus perfectibles
  • Colorimétrie en progrès mais assez froide
  • Des touches pas personnalisables à 100%
  • La rafale limitée à 5 im/sec (avec mesure)

 

  • Unique lecteur XQD (question à relativiser)
  • Le prix excessif des cartes XQD
  • Le poids élevé des fichiers RAW
  • L’AF en basse lumière perfectible

 

  • L’écran monochrome supérieur peu lisible
  • Pas de bagues de réglages sur les zooms f/4
  • Pas de volet de protection du capteur
  • Pas de flash pop-up (comme ses concurrents)

 

  • Pas de GPS intégré
  • Peu d’objectifs professionnels ambitieux
  • Bague d’adaptation FTZ un peu encombrante.

 

  • Absence de déclencheur sur la poignée MB-N10
  • Bouchons arrières Z et F incompatibles

 

 

  • Construction et Finition - 95%
    95
  • Prise en main et ergonomie - 80%
    80
  • Discrétion, compacité, silence et poids - 85%
    85
  • Visée électronique - 78%
    78
  • Qualité d'image - 99%
    99
  • Réactivité et vitesse - 90%
    90
  • Fonctionnalités - 84%
    84
  • Gamme optique - 94%
    94
  • Pertinence du prix - 88%
    88

Un excellent Full Frame : polyvalent et efficace...

Avec ce premier Nikon Z7 (2.990 € boitier nu pour le Nikon Z7 avec la bague FTZ), Nikon fait une impressionnante démonstration d'efficacité et d'excellence, afin de débuter du "bon pied" dans le domaine des hybrides Full Frame...

Pour le moment (12-11-2019), de tous les appareils que j'ai testé sur ce site : le Nikon Z7 est l'appareil auquel j'ai attribué la meilleure note. Il est suivi immédiatement par le Canon EOS R, à quelques points près. Sa première place : le Z7 la doit en premier lieux à la légèreté et à l'efficacité des deux petit zooms f/4 qui l'accompagnent.

Oui, c'est la plus grande réussite de Nikon d'avoir su proposer (dès la sortie des Z6 et Z7) : quelques objectifs compacts, légers, performants et pas trop coûteux (même si tout est relatif)... Se promener 15 jours à Hong Kong avec le couple 14-30 mm S et 24-70 mm S : a été un vrai plaisir. Cela change la vie, notamment de ceux qui viendraient (éventuellement) d’un lourd équipement reflex Nikon (je vise par exemple les D850 et le 24-120 mm f/4, qui désormais font un peu figures de dinosaures sur-armés)…

Alors certes, le viseur du Z7 est moins agréable qu’un beau viseur de reflex, mais l’on s’y fait... Et grâce à tout ce que l’on gagne désormais en contrepartie (grâce aux hybrides de la génération 2019, la détection des visages, la légèreté des objectifs...) : oui, il me semble acceptable "d’oublier" le viseur optique. En 2019 : nous venons de changer d’ère photographique.

Je n’aurais pas dit cela des hybrides de la génération 2018 : celle du Sony A7III qui ne me plaisait pas : principalement à cause de son viseur, de son écran et de sa prise en main (désagréable). Mais depuis les modèles 2019 : on est passé à une autre génération, plus mature… Et cette remarque est également valable pour le Canon EOS R (testé ici), qui offre d’autres arguments que le Nikon Z7.

Les deux boitiers ont deux personnalités très différentes : des forces et de faiblesses très différentes. Donc, choisir entre les deux n’est pas vraiment évident et j’ai du mal à donner ma préférence. Je conçois que lors du choix d'un équipement "en partant de zéro" : cela se transforme en "casse-tête"... D’autant que c’est un choix plutôt stratégique qui vous engage pour des années…

De nombreux photographes sont dans la situation d’un apprenti pilote d’avion : qui devrait choisir entre Boeing et Airbus… avant même d’avoir décroché son diplôme de pilote ! Vous avez heureusement le droit à l'erreur, car les offres de Nikon et de Canon sont excellentes toutes les deux... Et patience : on peut supposer que Canon (après avoir mis le paquet sur des objectifs professionnels couteux), peaufine lui aussi l'arrivée de quelques zooms polyvalents, compacts et légers, pour la saison 2020.

  

88.1 %

NB : la notation ci-dessus : c’est pour noter mon article (sa qualité, sa crédibilité, son intérêt)… Pas pour noter l’appareil !

 

 

 


Annexe : Nikon ou Canon, comment choisir ? Voilà une question cruelle… Personnellement je resterais fidèle à Canon pour mon équipement personnel, même après avoir beaucoup aimé ce Nikon Z7. Déjà pour la bonne raison que tous mes objectifs EF continuent à fonctionner parfaitement sur les EOS R et que je n’envisage pas une transition « brutale » entre reflex et hybride. En complément d’un hybride EOS R : je garderais longtemps mon vieil EOS 5DsR de 2015. Car les reflex ont des défauts, mais aussi leur charme.

Je resterais en Canon EOS R aussi : parce que l’ergonomie reste identique à celle des reflex EOS et qu’elle ne bouleversera pas trop mes habitudes (ah cette petite touche Mfn qui manque au Nikon Z7)… Globalement je préfère dans son ensemble l’ergonomie Canon, vous l’avez compris (même si l’EOS R présente un ou deux petits défauts de son côté)…

Et je trouve fort dommage que Nikon n’a pas profité de cette nouvelle ligne d’hybrides Nikon Z, pour renouveler un peu ses vieilles habitudes (ses Menus terribles par exemple). Mais cela n’entrave en rien le travail de quelqu’un qui s’y est habitué.

Enfin il faut étudier la question du poids de votre sac photo en fonction des objectifs désirés. Pour le moment (en l’attente de nouveaux objectifs compacts RF qui arriveront forcément chez Canon) : constatons que l’avantage est pour Nikon, avec les 14-30 mm f/4 et 24-70 mm f/4, qui n’existent tout simplement pas encore chez Canon.

Toutefois, si l’on prend en compte un éventuel zoom RF 70-200 mm f/2.8 dans votre équipement (seulement 1,07 kg : exceptionnellement compact et léger dans sa catégorie), alors l’ensemble d’un équipement Canon EOS R rivalisera probablement avec le Nikon Z7 question poids (on ne connait pas le poids du futur 70-200 mm f/2.8 Z, mais il sera probablement autour des 1,4 kg).

Et fichtre : s’il est un objectif vital et fondamental dans le sac d’un photographe : c’est bien son 70-200 mm. Et celui que Canon a présenté pour l’EOS R, est totalement révolutionnaire… Un point en faveur de Canon.

Un autre petit exemple qui montre que le diable peut se cacher dans les détails : la question du poids des fichiers RAW qui n’est pas totalement un détail par ailleurs… Canon avec ses fichiers RAW .CR3 permet des images de même qualité qui restent 40% plus légères que celle d’autres appareils de résolution équivalente. Ce qui a un impact évident sur les temps de transfères, de copie et de sauvegardes, sans oublier le poids du stockage de vos images (et de leurs sauvegardes) à long terme.

 

 


Annexe : pour qui le Nikon Z7… pour qui le Canon EOS R ? Du côté de la gamme optique, Canon a immédiatement frappé très fort les esprits, afin de pour séduire « d’abord » les professionnels et les experts « ambitieux », avec clairement une gamme d’objectifs RF professionnels beaucoup plus impressionnante que les Nikon Z. Ces objectifs sont très couteux certes, mais uniques au monde.

Et vraiment Nikon ne rivalise pas (encore), j’en veux pour preuve ce 50 mm f/0.95 dépourvu d’Autofocus (ce qui est plutôt ridicule je trouve en 2019, à l’époque du suivi AF sur l’œil) et qui coute 8000 €. Mais patience, Nikon sera capable de créer un 50 mm f/1.2 avec Autofocus, si le marché le réclame…

Nikon a tenté au contraire de séduire les amateurs experts au budget « moyen » avec une offre plus légère, plus abordable et (pour le moment) plus adapté aux voyageurs. Avec plusieurs objectifs fixes ouvrant à f/1.8 disponibles. C’est ce qui nous a plu à Hong Kong…

Mais il est très probable que en 2020 et 2021, Canon propose lui aussi des objectifs RF taillés pour ce marché « intermédiaire ». Afin de vous « appâter » et de vous faire patienter : Canon propose déjà un merveilleux petit RF 35 mm f/1.8 (à 528 € Amazon et chez Digixo) qui est plus sexy, plus compact et moins cher, que son équivalent Nikon : le Z 35 mm f/1.8 S proposé à 799 € (ce que je trouve cher pour objectif encombrant et un peu « plastique » Amazon et chez Digixo) .

On imagine qu’un RF 50 mm f/1.8 et un RF 85 mm f/1.8 suivront chez Canon. Il existe aussi un RF 24-240 mm, que j’ai testé rapidement et trouvé assez convainquant, pour ceux qui rêvent d’un « objectif à tout faire ». Et celui-ci n’existe pas encore chez Nikon…

 

Ensuite : il y a le prix, éventuellement… Encore que : les prix changent ! C’est pour cela que ci-dessous : je vous ai ajouté les prix actuels des différents Kit du Nikon Z7 et du Canon EOS R. Les tarifs s’ajustent assez naturellement en fonction de l’appétence du marché pour tel ou tel matériel. Un appareil jugé un peu sévèrement par le marché, verra son prix s’ajuster. Du coup, il deviendra (mathématiquement) un meilleur choix (pour les uns), qu’un appareil jugé meilleur (par les autres qui sont prêts à dépenser plus).

Donc ce sera : à vous de voir. Il reste encore de nombreux paramètres à comparer entre Canon et Nikon : mais ce n’est pas l’objet de cet article… Peu importe au final celui que vous choisirez : le Nikon Z7 et le Canon EOS R sont vraiment deux excellents appareils. Et je vous les recommande tous les deux.

 

 


Rappels des tarifs de Nikon Z6 – Les caractéristiques du Nikon Z7, valent-elles les 1000 € (environ) qui le sépare du Nikon Z6, voir des offres Canon ? Ce sera à vous de décider, après lecture de ce test terrain…Rappel des tarifs du Nikon Z6 boitier nu (au 09-11-2019).

  • Nikon Z6 (boitier nu), sans bague FTZ : 1.769 € ( Amzn et chez Digixo).
  • Nikon Z6 (boitier nu), avec bague FTZ : 1.826 € ( Amzn et chez Digixo).

Rappel des tarifs du Nikon Z6 avec le 24-70 mm f/4 (au 09-11-2019).

  • Nikon Z6 avec 24-70 mm, sans bague FTZ : 2.422 € ( Amzn et chez Digixo).
  • Nikon Z6 avec 24-70 mm, avec bague FTZ : 2.548 € ( Amzn et chez Digixo).

 

 


Rappels des tarifs de Nikon Z7 – Dans le cas ou l’on choisit le kit avec un 24-70 mm f/4 : choisir un kit incluant en plus la bague d’adaptation est intéressant (car elle est vendue 280 € seule). L’inclure dans un kit fait descendre son prix à environ : 132 € pour le kit du Z6. Et à environ 104 € pour le kit du Z7. On y gagne donc entre 148 € et 176 €… Si vous possédez quelques objectifs Nikon F, choisissez donc directement un kit incluant la bague FTZ. Rappel des tarifs du Nikon Z7 boitier nu (au 09-11-2019).

  • Nikon Z7 (boitier nu), sans bague FTZ : 2.821€. ( Amzn. et chez Digixo)
  • Nikon Z7 (boitier nu) avec bague FTZ : 2.990 € ( Amzn et chez Digixo).

Rappel des tarifs du Nikon Z7 avec le 24-70 mm f/4 (au 09-11-2019).

  • Nikon Z7 avec 24-70 mm, sans bague FTZ : 3.478 € ( Amzn et chez Digixo).
  • Nikon Z7 avec 24-70 mm, avec bague FTZ : 3.582 € ( Amzn et chez Digixo).

On constate donc que : avec ou sans le zoom 24-70 mm et que, avec ou sans bague FTZ, c’est environ 1.000 € qui sépare les Nikon Z6 et Z7.

 

 


Rappels des tarifs des cartes XQD – Attention pensez à inclure le prix de la carte XQD, dans votre comparatif face à un appareil acceptant des carte SD. Cela peut compter… Voici les tarifs de cartes de 64 Go par exemple. Ces prix changent sans arrêt, cliquez sur les liens car le prix indiqué n’est déjà plus « à jour » :

  • 64 Go XQD Sony Professional (440 Mo/s) 169 € Amazon – Digixo
  • 64 Go SDXC UHS-II Lexar Professional 2000x (300 Mo/s) 103 € AmazonDigixo
  • 64 Go SDXC UHS-II Lexar Professional 1000x (150 Mo/s) 37 € AmazonDigixo

 

 


Rappels des tarifs des Canon EOS RP  – Tant que nous y sommes : comparons les prix du Nikon Z7 avec ceux du Canon EOS RP. Rappel des tarifs du Canon EOS RP boitier nu (au 09-11-2019).

  • Canon EOS RP (boitier nu) sans bague : il n’est pas vendu nu sans bague, ni objectif.
  • Canon EOS RP (boitier nu) avec bague : 1.299 € ( Amzn et chez Digixo)

Rappel des tarifs du Canon EOS RP avec le zoom 24-105 (au 09-11-2019).

  • Canon EOS RP avec 24-105 mm et bague : 2.279 € ( Amzn et chez Digixo)

Rappel des tarifs du Canon EOS RP avec le zoom 24-240 (au 09-11-2019).

  • Canon EOS RP avec 24-240 mm, sans bague : 1.999 € ( Amzn. et chez Digixo).

 

 


Rappels des tarifs des Canon EOS R – Tant que nous y sommes : comparons les prix du Nikon Z7 avec ceux du Canon EOS R au même moment. Rappel des tarifs du Canon EOS R boitier nu (au 09-11-2019).

  • Canon EOS R (boitier nu) sans bague : il n’est pas vendu nu sans bague, ni objectif.
  • Canon EOS R (boitier nu) avec bague : 2.016 € ( Amzn. et chez Digixo).

Rappel des tarifs du Canon EOS R avec le zoom 24-105 (au 09-11-2019).

  • Canon EOS R avec 24-105 mm, sans bague : il n’est pas vendu nu sans bague, ni objectif.
  • Canon EOS R avec 24-105 mm et bague : 3.192 € ( Amzn et chez Digixo).

Canon a fait un petit effort sur les prix de l’EOS R visiblement… Dans ces conditions, avec par exemple le petit RF 35 mm f/1.8 : le Canon EOS est lui aussi très intéressant pour « photographier léger »… en acceptant de se passer d’un zoom.

 

 

 


 

Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

 

 


 

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

117 commentaires

  1. Merci pour le test, on sent le vrai passionné de la photo.

    Trés jolie photos de Hong Kong, ou sinon c’étais assez calme la bas vu les événement on peut aller sans souci se balader?

  2. Quand je vois les photos que fait Ming Thien que j’aime bien sur son site avec le 24/120 f4 Nikon, je suis étonné, étonné aussi qu’on puisse déjà trouver sur des sites de matériel d’occasion des objectifs Nikon Z. Je n’ai pas tout compris mais je crois qu’on finira tous les amateurs avec un iPhone 11 a la vue de ce que donne ses photos sur un écran d’Imac 27 pouces

  3. Merci pour ce test une fois de plus très bon.
    Et belles photos contrastées et colorées :)

    Concernant le cas de l’écran pas encore parfait pour tous les besoins il me semble que Fuji a un peu résolu le problème (sauf pour les selfies et vidéastes YT bien sûr) avec le X-T3 mais je n’ai pas testé.

  4. Pffff…. sincèrement, on trouve rarement des tests aussi développé !! Bravo
    Pour les photos propre à ce test, elles seraient en noir et blanc que j’aurais dis qu’elles étaient prises par Fan Ho :)

      • Personnellement, si un jour je passe à l’hybride (evf 2019 = toujours beurk), l’offre actuelle de Canon actuelle me conviendra mieux quitte à switcher :
        – les optiques Canon : 15-35 !!! (14-30 = erreur grave et le 24-70 f/4 car je préfère un 24-105) et le RF 70-200 ultra compact (on attend la version f/4)
        – les deux colorimétries et ergonomies que j’accepte : celle de Canon et celle de Nikon
        Plus qu’à attendre un beau evf sur un boitier pro…

      • Concernant le 24-120, c’est ma deuxième optique de voyage (après le 16-35), la plus part du temps montée sur un D500 afin d’avoir un 36-180 beaucoup plus pratique et compact qu’un 70-200 et plus polyvalente sur un FF qu’un 24-70 en voyage. Mais ma première optique reste le 16-35 (pas envie d’un 14-24 ou 14-30). Pas envie de connaitre la galère de changer de caillou à chaque coin de rue…Et puis, malgré les progrès des hybrides, les gains ne sont que de la poudre aux yeux (cf exemple joint): gain de poids du prisme au prix d’un bel Ovf ou gain du range 24-70 vs 24-120…Ca ne tient toujours pas dans la poche :-))

          • Pour moi c’est pinuts. On reste autour d’1,5kg. Je n’aime pas dépasser les 2kg en bandoulière. Aucune différence après une journée. Ce n’est pas non plus révolutionnaire en volume et le 105 a le même poids que le 120. C’est pour cela que je ne me presse pas pour passer à l’Hybride. On verra quand il y aura des boitiers pro peut être avec de meilleurs viseurs. Si non je reste en reflex, ça ne me gène pas et je bosse avec de toutes façons. Par contre si je switche, grande chance que je repasse chez Canon pour les optiques et un peu pour la sécurité financière de la marque. Rien ne presse. bon dimanche.

            • Non, non : expérience faite, 345 gr de différence, c’est vraiment énorme et vraiment sensible à la fin de la journée… Et encore plus sensible au bout de 15 jours de voyage.

              Personnellement j’ai senti une « énorme » différence (si, si, énorme), en passant des 1,5 kg de mon équipement reflex (EOS 5DsR + 24-70 mm f/4) au Canon EOS R + 24-105 mm f/4 (1,35 kg)… avec en plus un gain de qualité optique au passage.

              Si l’on fait des photos pendant une heure : OK c’est rien du tout.

              C’est après quelques jours que l’on sent vraiment la différence…

        • T’es un peu dur quand même. alors oui, il n y a pas de baisse généralisé de taille mais il y a quand même quelques gros progrès sur certains cailloux comme le RF 35 1.8 ou le 70-200 2.8 qui sont considérablement plus petits et plus légers que dans le temps sur cette nouvelle monture.

          Par contre, je te confirme que les nouveaux zooms Canon sont un délice, on a quasiment un piqué de focale fixe. Si je croppe une image du 15-35 prise à 35mm pour en faire un équivalent 50mm, j’ai plus de détails que sur mon vieux 50mm 1.4

          • Je force le trait, mais à peine, ce n’est pas une révolution et au prix d’une visée détériorée qui sera perpétuellement dépassée par la suivante. Par contre je regarde de près les optiques. Mais rien ne presse, juste une alternative même pas moins chère.

            • Passer à un 70-200 mm f/2.8 de 1,44 Kg, à exactement 1 Kg avec une formule « à pompe » éprouvée et efficace… C’est une authentique révolution.

              C’est la première fois depuis les années 90 et les premiers 80-200 mm : que l’on a un tel gain de poids

              Pour moi c’est une révolution : et un atout pour Canon (en attendant que l’on connaisse le poids du 70-200 Z de Nikon)

              • Je ne dis pas pour ce 70-200 qui me fera peut-être changer de boutique le moment venu, mais pour le reste…D’ailleurs il faudra que je trouve une bonne boutique qui me fasse un deal de switch. A suivre…

              • Le Nikon D750 n’a pas été renouvelé depuix 2014 mais on verra si le reflex a pris un coup de vieux quand Nikon le renouvellera, ce qui apparemment sera le cas début d’année prochaine.
                Tu parles de reflex qui ont terriblement vieilli et comme exemple tu prends le D850, qui n’a que 2 ans et en plus tu le qualifies de surpuissant et tu demandes qui a besoin de tant de performances…s’il offre tellement de performances c’est qu’il n’a pas tellement vieilli ;) qui a plus besoin des performances d’un Z7 d’ailleurs?

                • Désolé pour l’emplacement du commentaire, j’avais rafraichi la page pour qu’il se mette en « nouveau » commentaire avant de l’envoyer mais il s’est mis là quand même ^^.

  5. Du lourd! Merci pour ce test. Je suis encore en cours de lecture, mais pour le changement de collimateur, je pense avoir trouvé une demi mesure (et encore dans mon cas c’est surtout pour passer de AF-S à AF-c)
    J’ai programmé les mêmes réglages sauf les 2 précités sur U1 et U2 que je changer sans regarder.

    ce n’est pas top. Mais oui cela permet d’offrir un complément aux touches F1/F2

    • Merci Olivier… Bon, passer de AF-S à AF-C : c’est encore pas trop le plus gênant (pour moi).

      ça encore ça va…

      C’est vraiment ce « saut rapide » d’une Méthode de collimateur à une autre, qui me gêne le plus.

      Je retourne le boitier demain à Nikon, sans avoir eu la réponse…

      • C’est vrai que hormis attribuer cette fonction à une touche (dans mon cas la touche « record » et utiliser les roulettes Av et Ar), il n’y a pas beaucoup de possibilité..

      • Exactement!
        Actuellement je ne me ballade plus qu’avec le 14-30 (je dois appréhender le UGA et trouver des sujets, je trouve le 30mm un poil court. Mais je le trouver génial, léger…) et avec le 85 1.8 que je trouve aussi génial. Du coup je n’utilise pratiquement plus le 24-70 4.

        • Attention, à ne pas tomber dans ce piège : de tout faire au super grand angle… A la prise de vue : c’est une vraie drogue, on ne veut faire plus que ça ! Il est vrai que c’est très fun et amusant…

          Mais on découvre ensuite que c’est décevant, lorsque l’on trie les photos (si l’on a abusé de l’ultra grand angle)

          • C’est exactement ça. Il permet de faire des photos comme nul autre, mais à consommer avec modération.

            En principe il fera parti de mon prochaine voyage.
            Avec le 24-70 et le 85mm. Et peut ‘être avec le 35 aussi. Mais ça commence à faire lol.

  6. Je vais pas ni ne saurais refaire l’article, : Je partage 100% de ton analyse. C’est factuel, réel, testé.
    Par contre , je ne m’imaginais pas que les photos si « contrastées » venaient du Z. Maintenant je me dis, ah oui! ;)

  7. Merci pour cet article comme on les aime avec tes vraiment magnifiques photos. C’est toujours un plaisir de les voir !
    Pour une fois ce n’est pas un article à charge sur Nikon.
    Sauf sur le D850 (encore…) et sa résolution alors tu as un 5DsR…

    J’ai eu l’occasion de pouvoir utiliser un Z7 pendant 2 semaines.

    Mon matériel est un D750, 24-70 f/2,8 Tamron G2 et un Nikon AFP 70-300

    Dès qu’on prend en main le Z7 avec le 24-70 f/4 en il a tout de suite trois qualités qui deviennent évidentes : le poids, le poids, le poids !
    Quelqu’un a dit “on ne prend pas un mirroless juste pour son poids”
    Peut-être mais c’est déjà une très bonne motivation !!

    En venant du reflex, avec le Z7 on n’est pas du tout dépaysé. On se sent à la maison. La prise en main est juste comme d’habitude avec un reflex. Tu as raison c’est un point important. Sauf pour les touches F1 F2, il faut se tordre les doigts. Une question d’habitude ? En tout cas au début c’est pas très pratique. Mais on ne peut pas avoir un encombrement réduit et avoir la même ergonomie. Idem pour les autres touches, il faut faire de la gymnastique même en venant du monde Nikon. Certainement une question d’habitude et de paramètrage des touches fonctions dont on a besoin.

    J’ai été gêné également par le fait de devoir “déplier” l’objectif pour pouvoir l’utiliser. J’ai l’habitude de le remettre au minimum ayant toujours peur de le cogner en rando en montagne. Du coup il faut un peu plus de temps pour pouvoir prendre sa première photo entre déplier l’objectif et allumer le boitier par rapport au D750 qui est immédiat. Mais si on laisse l’objectif ouvert et le boîtier allumé c’est un non problème.

    L’utilisation du 70-300 avec la bague (oui trop grosse) est complètement transparent. Par contre c’est stressant d’être directement sur le capteur non protégé. Mois je n’aime pas même si un revendeur m’a dit qu’il nettoyait plus de capteur réflex que de capteur Z vu que le volume du capteur Z est bien plus réduit et donc moins de possibilité de garder des poussières. Mais quand même…

    Ce que j’ai trouvé très pratique c’est de voir en live la correction d’exposition, avec le pousse, directement dans le viseur. Un grand plus par rapport au reflex.

    Les menus… En venant du monde Nikon, on est à la maison. Une grande force car en passant d’un boîtier à un autre de la marque on toujours les mêmes menus. L’ergonomie des menus est un sujet sans fin mais pour moi c’est un non sujet. Je n’ai jamais trouvé les menus Canon plus clair.
    Je fais le tour des menus les 2 premiers jours puis je mets dans My Menu ce dont j’ai besoin et je n’y retourne plus jamais.

    Ce 24-70 f/4 est un pur bonheur et un cruel manque dans la gamme FX. Tu as raison une grosse pierre dans le jardin de Nikon.

    Par contre je n’ai pas du tout aimé le viseur EVF. Pas pour la masse d’information qui peut être paramètrée. Le fait qu’il y ai eut de progrès dans ce domaine m’importe peu. Le résultat actuel, pour moi, n’est pas agréable. J’y ai toujours eu une incertitude / malaise dans ce que je voyais et donc pas le même plaisir qu’avec le reflex. J’étais en montagne avec une forte lumière.

    Ce soucis s’envole lorsque l’on découvre les photos dans LR. Faut-il donc abandonner le plaisir lors de la prise de vue ?

    Pour une utilisation non professionnelle, sans vidéo, la batterie n’était pas un problème. Mais si je devais basculer, je prendrai quand même une batterie de réserve. C’est comme avec le réservoir de la voiture, on devient nerveux s’il ne reste plus qu’un petit quart. Surtout si l’on veut continuer avec des photos de nuit.

    Je persiste à dire que c’est un plus d’avoir deux logements de carte, pour moi, ne serait-ce que pour le côté pratique. Je mets les deux cartes dans le D750 et je ne m’en occupe plus. Oui les problèmes avec les cartes existent. J’ai connaissance de plusieurs cas (moi jamais).
    Bon ces cartes XQD, même si elles sont plus solides et plus rapides, représente un budget problématique.

        • Justement : surtout pas ! Je ne met pas le 24-105 mm à la place de mon 24-70 mm f/4 ;-)

          Car toute ma démonstration consiste à expliquer que Nikon a fait l’erreur de ne pas proposer (depuis 2012) : une solution légère à f/4… ce qu’à fait Canon avec le EF 24-70 mm f/4. ET cela à poussé de nombreux Nikonistes (comme toi), vers Sony, ou vers Fuji…

          Moi j’ai justement revendu mon 24-105 mm f/4 en 2012 : pour le remplacer par le 24-70 mm f/4… Et j’en ai été soulagé (surtout avec l’EOS 6D entre 2012 et 2015).

          Ensuite malheureusement j’ai repris un peu de poids, mais j’ai pu profiter de 50 Mpix, depuis 2015…

          Bref : c’est lourd… Mais quand même moins lourd qu’un D850 + 24-120 mm. Ou même avec un 24-70 mm f/2.8 VR.

          • Facile de gagner du poids quand tu sacrifies le range 70-105 qui n’est pas négligeable. Pour moi, jamais le choix du ni ni : soit 24-70 f/2.8 soit 24-105/120 f/4.
            D’ailleurs les Nikon Z6/7 ne m’intéressent pas à cause de ce 14-30 (débile) au lieu d’un 16-35 et ce 24-70 au lieu d’un 24-105.

            • Mauvais calcul selon moi !

              Je pense qu’il faut mieux se charger d’un 85 mm f/1.8 (qui fera des photos innoubliables et incroyablement typées à f/1.8), que l’on ne peut pas faire sur le range 70-105 mm à f/4…

              L’avantage est la « modularité :

              – si on ne le prend pas, on est beaucoup plus léger que le 24-105mm…

              – Et si on le prend on faut beaucoup mieux que le 24-105mm

              C’est l’avantage de combiner zoom et fixes…

              Chez Nikon en plus : on dispose d’un 85 mm f/1.8 génial… que je n’ai pas testé : mais c’est un avantage.

              • Je ne suis pas d’accord, car trop de perte de temps en live (je ne change pas d’optiques en cours de séance et justement je ne me charge jamais). Dans ton cas cité, je préfère partir alors avec un unique 24-70 f/2.8 (85 trop proche du 70). Ps: Je préfère aussi de loin un 105, qu’un 85, question de gout et de pratiques perso, mais chacun son choix, il n’y en pas de meilleur tant que ça convient.

              • Je suis en train de tester le 85 1.8
                C’est une première pour moi
                C’est troublant, car les portrait sont vraiment portraits.
                Et je m’aperçois qu’il est également utilisable en « paysage »
                A suivre

          • Je suis assez d accord avec toi d’autant plus que j’ai eu un 24-120f4 sur mon D800e. J’étais séduit au début par le range intéressant mais à l’usage, tu t’appercois que le piqué est très moyen et surtout qu’il déformé énormément.
            Quand je compare avec des photos prisent avec le couplé d800e+24-70f2.8, la différence est énorme, à tous les niveaux.

            • Perso, pas trop maniaque du soit-disant piqué. déjà que je ne crope pas mes photos à l’écran pour toujours vérifier le pixel de cul (mieux vaut un bel effet de transition dans le global de l’image). Et puis c’est bien d’avoir l’extra de range le moment venu, juste s’arrêter un peu avant 120 (comme souvent avec les longs zooms). Mais comme vous, je préfère aussi le 24-70 f/2.8 sauf lors de longs roadtrips (15-20 jours) où je prends des f/4 et un 28 f/1.4. cdt.

  8. Bravo et merci pour ce test, le temps passe et la qualité de l’analyse.

    Utilisateur du Z7 depuis bientôt un an, je retrouve dans ton analyse toutes les petites choses qui m’agacent et celles que j’aime dans cet appareil. Il n’y a peut être que l’ergonomie des menus sur lequel je suis moins dur : je m’y suis habitué et je sais retrouver ce que je veux… question pure d’habitude (j’ai du mal avec les Canon par contre).

    Il y a toutefois un point que je n’aime pas et qui n’est pas mentionné : le temps de réactivation du viseur en sortie de veille. Il m’est arrivé d’arriver après la bataille, prêt à prendre la photo alors que la composition était passée. Rageant. Un allongement de la durée avant veille ou de petites pressions mi course du déclencheur limitent les situations, mais ce n’est pas plaisant.
    Par contre un point que j’aime et non évoqué, c’est la bague d’objectif paramétrable (correction d’exposition chez moi). Avec ce réglage, je suis bien plus propre dans mon exposition. Je crois qu’il y a la même sur les R. Je me suis retrouvé frustré à ne pas y avoir accès avec mes optiques F sur la bague… je les utilise de moins en moins sur le Z à cause de ce détail.

    Enfin, il vrai que le 24/70 f/4 a été un argument au moment du passage en ML. Je savais que je reconstituerai un parc d’objectif. J’ai donc hésité à rester chez Nikon ou revenir chez Canon. Ce sont finalement les objectifs qui ont emporté l’affaire : la taille des objectifs f/4 et des objectifs globalement moins sélectifs (les focales fixes), alors que chez Canon, on a des petites merveilles, mais trop haut de gamme. Cela s’équilibrera certainement par la suite…
    En attendant, je rêve que Nikon nous sorte un 70/200 f/4 à la mode Canon… je suis pessimiste (sortie tardive et la version 2.8 est bien grosse à côté du Canon).

    Encore une fois, merci pour ce test, sa sincérité et sa qualité.

  9. Merci et bravo pour le test.
    Je ne suis pas passé en Z, mais j’ai essayé le Z7 sur une dizaine de jours.
    J’ai été gêné par l’impossibilité de changer de mode AF sur une touche programmée (j’utilise normalement AF-On avec mon mode de travail et un groupe de 4 sur un bouton avant programmé), également l’ergonomie du mode AF en suivi sur le visage/œil avec l’impossibilité d’utiliser AF-On, on ne peut pas changer de sujet si on n’a pas 2 pouces à la main droite. Sinon l’appareil et les optiques sont géniaux.
    J’ai pu également tester quelques heures un Z7 avec le 24-70 f/2.8, c’est une optique extraordinaire et finalement cela ne parait pas très lourd (bon un peu cher…).

    Pour les cartes XQD, certes c’est cher (Sony 120 G 440 MB/s = $200 = 180€ aux US) mais cela va se généraliser.
    Le futur standard en haut de gamme sera CF-Express avec 1-3 lignes PCI possibles dans le standard (566/1133/1700 MB/s en théorie).
    Une carte CF-Express à 1 ligne PCI, c’est une carte XQD. Nikon upgrade les firmwares (D5 – D500 – D850 – Z6 – Z7) pour accepter les cartes CF-Express. D’après les rumeurs, le D6 et le Canon 1D X Mark III seront en CF-Express.

  10. J’ai fait un test de vitesse en usb3 et USB-C avec une carte de 64 et une de 128Gb Sony série G données pour en RW.440/400 mb/s

    64usb3 341/186
    64usbc 352/194
    Soit aucun gain

    128usb3 372/198
    128usbc 377/222 Soit un léger gain en écriture pour l’usbc. Mais je suppose que c’est plutôt dû au fait que la carte 128 est un peu plus rapide que la 64

    A titre de comparaison, mon ssd T5 samsung donne dans les 440

  11. Bonjour et merci pour ce superbe test ,je ne suis qu’une amatrice mais vous suis depuis longtemps ,et me premier GM1 Lumix je l ai acheté grâce a vous, et la j en suis au G9 Lumix, et mon vieux Nikon 7100, je voudrais passer au PF hybride mais hésite tant !!

    Suis très intéressée par le Canon (par tous votre argumentaire et quelques amis qui l’ont ) bien que je démarrerais à zéro comme objectifs, mais me demande si je ne devais pas attendre le RII ,!! (peut être avec joystick ,stabilisation ..)

    Quant au Nikon cette histoire de cartes m’ennuie beaucoup et la lecture de celle ci par adaptateur aussi… Quid du lumix S1 qui est surement au top mais si lourd !! bref faire des choix c est renoncer n est ce pas !

    En tout cas merci beaucoup pour tous vos tests qui sont les plus performants !

    • Salut Helene,

      J’ai adoré lire ton msg, choix draconnien. Le passage à l’hybride est dicté pour bcp par le parc d’objectif déjà possédé. Toi si tu pars de zero, tu n’as pas trop de contraintes. Je me permet de donner un avis parce que je recois souvent cette question de gens que je rencontre. Ils sont tous excellents et la clé réside dans le type de photo que tu pratiques. Le poids est-il important? La discrétion?

      Personnellement, j’ai le R et un an plus tard, je ne regrette pas ce choix. J’étais un peu en pétard de l’absence de stabilisation du capteur, juste parce que les autres l’ont et je trouvais anormal que Canon soit en retard mais dans la pratique, en dehors du grand angle 16-35, je n’utilise jamais de vitesse lente. En photo de rue je dois être à 1/80 e ou plus rapide donc, l’IBIS ne m’est pas du tout utile. En grand angle, je suis l’heureux possesseur du 15-35 IS depuis peu donc là je fais une seconde à main levée sans souci. https://www.albumsetaventures.com/blog/rf1535

      Depuis que j’ai le R je fais de meilleures photo, pas parce qu’il est meilleur, pas du tout. Juste parce qu’il est plus leger, plus petit et fatalement je l’ai avec moi plus souvent donc je fais plus de photo. Je suis tjr en pétard de l’absence de joystick par contre.

      Si Tu viens du micro 4/3, Le Lumix S1 avec ses grosses optiques sigma va t’arracher le bras. Nikon et Canon sont des paris plus sages. Comme dit souvent JF, choisi d’abord les cailloux que tu aimes et après met le boitier derrière

      • Merci beaucoup pour votre reponse ,en effet sur le G9 j ai de tres bons objectifs et sui persuadée que c est le plus importants ,mais plus rien de bon sur mon nikon 7100 a part un 105 macro ,j avoue etre tres tentée par le canon !! merci je vais voir votre lien

      • Exactement ! Il faut d’abord regarder les objectifs en fonction de la pratique.
        Faisant essentiellement de l’animalier et n’ayant pas envie de me trimbaler des tonnes de matos, j’ai mis mon Canon en vente pour switcher sur un G9 avec le 100-400 et plus tard le 50-200.
        Je connais les limites du µ4/3 dans les hauts isos, mais c’est un choix assumé et de toute façon mon 60D n’est pas une référence dans ce domaine… Et avec le G9 on a le Dual IS, ce n’est pas négligeable.

        • Bonjour ,ayant le meme boitier que vous avec les 12/35 et35/70 et le 100/400 (mais pas leica) que vous apporte de plus le 50/200 ?? avez vous un site ,fb ou flickr pour voi vos clichés ? merci

  12. Je trouve souvent les tests un peu long à lire . Mais là ce n’est pas le cas . ça fait même plaisir de le lire .
    A un moment tu parles du changement d’iso sur le R, juste comme ça en petit aparté, maintenant je peux assigné la touche af on ou mémorisation expo au changement d’iso directement ( sur mon RP) . Je ne sais pas si ça été modifié dans une mise à jour . Mais il me semble que ce n’était pas possible avant . Je n’en vois parler nulle part , du coup je me demande si c’est moi qui rêve ? Je ne pense pas que ce soit le lieu pour en parler mais bon … encore merci pour ce test

    • Merci pour l’info… Il ne me semble pas en effet que l’on pouvait le faire avant (j’ai essayé sur l’EOS R c’est certain que ce n’était pas possible…).

      Il faut que je vérifie.

      Et sur l’EOS RP je ne sais plus trop : mais en effet, ça ne me dit rien. C’est une bonne nouvelle.

      Entre temps j’avais pris l’habitude d’utiliser le bouton dans le coin en bas à droite de l’écran (en Mode tactile) : ce qui à l’usage, est également très, très rapide (à peine moins rapide qu’un bouton direct finalement).

      Du coup l’absence de bouton ISO direct n’est pas aussi catastrophique qu’on pourrait le penser…

  13. Joli test. Hormis l’AF (perfectible), j’ai l’impression que tes griefs viennent plus du changement d’habitude pour un canoniste que de vrais défauts de conception. (Et que si tu testais un R en tant que Nikoniste, le changement d’ISO avec le tableau de bord ou l’absence de joystick te gêneraient tout autant.)

    Pour le 70-200, celui de Nikon sera énorme. Et lourd. Pas d’espoir de ce côté là. (Mais on verra le f/4 S.)

    • A mon avis : certaines habitude de travail des Nikonistes, ont pour origine certains défaits de conceptions ergonomiques propres à Nikon.

      Pendant des années leur gestion des réglages de sensibilité ISO Auto ont par exemple été lamentables. Ce qui se traduit par des habitudes différentes.

      Depuis des années : il y a un soucis dans les options de pilotage des Méthodes de Collimateurs AF (et de nombreux changements que j’ai pu expérimenter sur les D300, D700, D800, etc… qui dénotent une grosse hésitation des concepteurs) : cela se traduit par des habitudes d’utilisations différentes. Et peu efficace (lorsque j’observe certains collègues Nikonistes travailler, je me dis qu’ils perdent du temps pour certaines choses)…

      C’est bien mon avis…

      NB : Chez Canon on dispose de Joystick depuis pas mal d’années (EOS 40D si je me souviens bien), mais pas obligatoirement sur tous les modèles…

      • Le Joystick est absent de pas mal de reflex quand même (dont les 6D et les XXD sauf le 90D). Et autant avec 11 collimateurs c’est pas bien grave, autant quand leur nombre dépasse la centaine voire le millier comme c’est le cas avec l’EOS R, c’est gênant. Même si on survit avec, bien entendu !

        Oui, la gestion des ISO est une cata chez Nikon. Ils ont pourtant une option absolument géniale, qui permet de régler la vitesse **minimale** d’exposition (et réglage des ISO au minimum en respectant cette contrainte), mais elle est cachée au fond d’un sous-menu. C’est très con, parce qu’elle devrait être réglable avec une molette, et dans ce cas elle serait à 99% du temps en deuxième molette (et l’ouverture en molette avant).

        Pour le pilotage des collis sur reflex, je t’avoue qu’à titre personnel, j’ai toujours la même config: AF-ON, colli au centre et 3D-tracking. J’ai juste à viser, maintenir le suivi, et j’ai quasi toujours mon sujet avec le colli actif dessus. Et des fois je presse un bouton pour passer en colli automatique, quand la situation l’exige en ne permettant pas le 3D-tracking.

        Enfin maintenant nos habitudes sont trop forgées par notre matos pour ne pas déteindre sur notre vision du matos.

        Ce que je remarque avec les Z, c’est que beaucoup de Nikonistes prennent de bien meilleures photos. (En particulier plus de photos nettes.)

        • pour la petite histoire : « une option absolument géniale, qui permet de régler la vitesse **minimale** d’exposition (et réglage des ISO au minimum en respectant cette contrainte), mais elle est cachée au fond d’un sous-menu »

          Cette option existe chez Canon aussi (et depuis très longtemps)… Et j’ai remarqué qu’elle est d’ailleurs plus « avancée » sur mon EOS 5DsR de 2015, que sur le Z7 de 2018… (avec des options plus intéressantes)

          Et elle n’est pas caché au fond d’un sous Menus : tout est accessible depuis les Menu ISO !

          • Voilà, ça c’est un bon exemple de comment Canon fait moins pire que Nikon. (En réalité, ça devrait être réglable direct sur une molette, sans passer par un menu, fut-il rapide.)

          • C’est pour ça que même avec une baisse de la qualité du suivi autofocus à court terme, je pense que les mirrorless vont complètement ringardiser les reflex sur cet aspect, à moyen terme (disons dans cinq ans, le temps d’avoir une ou deux générations d’autofocus pour débroussailler le chemin).

              • La techno évolue vite, mais pas à ce point. Attendons de voir ce que Canon et Nikon proposeront en boîtier monobloc. Niveau sensibilité, les immenses collimateurs des reflex ont probablement une bonne longueur d’avance… pour le moment.

                On verra bien. Moi ça m’arrange si Canon et Nikon sortent un boîtier mirrorless pro avec un autofocus aussi sensible et hargneux que les meilleurs monoblocs dans les 2 ans à venir. Mais je n’y crois pas.

                C’est vraiment une époque passionnante pour le matos photo (et pour la photo plus généralement).

                • La rumeur du D6 semble plutôt repousser l’arrivée d’un « monobloc » chez Nikon, certaines rumeurs laissent penser qu’ils vont plutôt d’abord sortir un Z léger et abordable pour concurrencer le Rp, d’autre disent que le D6 aura l’IBIS.

                  Chez Canon les rumeurs annoncent un Rx qui, contrairement à ce qu’espérait JF bien que des rumeurs précédentes le laissaient penser, ne serait pas un « MPkiller » mais un sportif https://www.canonrumors.co/canon-executive-confirmed-eos-r-pro-eos-rx-in-the-working-with-ibis-and-dual-card-slots/ qui en plus ne seraient pas (comme les A9 de Sony) des monoblocs, enfin dans l’absolu tous les appareils sont monoblocs dans le sens où on ne les fournit pas en kit lol mais là monobloc sans grip. Les rumeurs précédentes parlaient donc d’un 60MP, tantôt avec tantôt sans IBIS, certaines évoquaient même l’idée d’un 1DxIII avec IBIS et que l’IBIS serait réservé aux peu de DSLR à sortir pour le moment.

                  Entre rumeurs et prévisions de Nostradamus, je pense que le mieux c’est encore de ne rien prétendre tant que rien n’est annoncé officiellement et accessoirement ça évitera de perdre du temps à rêver et surveiller les rumeurs et dépôts de brevet pour aller faire des photos avec du matos qui existe déjà ;) je dis ça pour moi aussi hein si je n’allais pas voir les rumeurs je ne pourrais pas les relayer :p .

  14. Un vrai test de photographe. Sur Internet, c’est incroyable de trouver si peu de test de cette qualité.
    Et que pour ces piètres photographe-testeurs, on leur offre des voyages pour tester du matériel…

    Pour le 14-30mm F4, certains testeurs avaient remonté une variabilité sur la qualité optique.

    C’est vrai que pour l’instant, pour un amateur passionné, Nikon offre des objectifs « accessibles » tarifés correctement (à part le 35mm), le 50mm, 14-30mmf4, 24-70mmf4 en kit. Des f1.8 avec des formules optiques haut de gamme (homogénéité, pas ou peu d’aberration chromatique, piqué à PO).

    Après incroyable, que tous les constructeurs-opticiens s’alignent au même prix (exhorbitant pour certains, dirons-nous) des 24-70mm f2.8, 70-200mmf2.8, fixes Ultra lumineux.

    J’aime bien la prise en main du Nikon (même si mon chouchou, que je n’ai pas, est les Olympus Om-D1, même si jamais plus j’achèterai un m43)
    Le EOS R me plaît (système de notation C-Raw. ..), mais tant qu’il n’a pas de 50mmf1.8 / 85mm F1.8 (usm et stabilisé?), un zoom de 500g.
    C’est le seul constructeurs qui peut encore créer encore une surprise sur ces 3-4 best-seller (50mm, 85mm, 24-70mm F4, 70-200mmf4).

    L’avantage de Sony : son capteur maison, son AF et le support des opticiens tiers, liés à sa plateforme ouverte (Sigma, Tamron…).

    Le gros problème, son ergonomie, mais ça peut se changer avec le temps.
    Mais d’un autre côté, Sony veut-il changer sa formule ? Les acheteurs suivent Sony… pour l’instant.

    La prochaine génération des constructeurs sera la génération de la maturité, après ils devront plus investir dans la partie logiciel.

    J’imagine une partie logiciel à la Apple dans un APS-C, le Plein Format perdra de son attrait. Mis à part le Canon 70-200mm f2.8 et le Sony 24mmf1.4, le gain en poids n’est pas évident pour un amateur avec un budget de moins.

    Pour l’instant, pour mon usage, le combo intéressant est par exemple, iPhone 11 jumelé avec un APS-C ou FF avec 50mm et un téléobjectif genre Canon 70-200mm F2.8 / Tamron 70-180mm F2.8 (2 objectifs max avec un appareil photo).

  15. Pour ceux qui m’ont posé la question à propos des troubles à Hong Kong : je refuse d’évoquer la question ici et de m’en mêler… Même si j’ai mon opinion : je la garde pour moi. D’une part mon opinion est sans importance (et la votre aussi). Ensuite, n’étant pas Hong Konguais, mais étant sur place chaque année (par deux fois en 2019) : je m’abstiens de me mêler de ce qui me regarde pas… Imaginez un touriste Chinois qui donnerait son avis sur la politique en France : vous trouveriez cela mal venu.

    Car c’est plus compliqué que vous ne l’imaginez. Donc certains (peu nombreux) feraient mieux de réfléchir aux problèmes que nous avons chez nous, avant de se mêler de ceux des autres. Les Français sont fort pour donner notre avis à la noix, sur des problèmes qui les dépassent, sans parvenir à régler les leurs (les images de la Place d’Italie de dimanche faisaient honte). Très Français cette arrogance…

    Par ailleurs, en Asie on garde un mauvais souvenir des Français (une histoire à lire, si l’on veut comprendre quoique ce soit à la Chine : https://shrtm.nu/jOWBhttps://shrtm.nu/TyNghttps://shrtm.nu/FO3Lhttps://shrtm.nu/FGl3 ), donc une certaine « réserve » s’impose à nous.

    Les Hongkonguais n’ont pas besoin de notre avis (d’autant qu’ils ne sont pas d’accord entre eux). Que dire de plus ? Oui, les choses empirent doucement en effet… Mais attention au prisme déformant des chaines de télé et des belles images au grand angle, produites par de sois-disant « reporter photographes » qui ne sont absolument pas neutres ni « objectifs ».

    Hong Kong n’est pas en état de siège (pas plus que Paris un Week end de Gilets Jaunes, je sais que les deux n’ont rien à voir, mais on doit faire la comparaison)… J’espère juste que la raison va revenir et que les choses vont se calmer un peu. Quand aux grands débats sur la démocratie, ou sur la Chine : gardons-les pour nos discussions en famille à Noël (ça vaut mieux ;-)

    https://www.youtube.com/watch?v=6XpBpUTMuSA

    • Paris n’est pas en état de siège quand les Gilets jaunes sont de sortie. En revanche, y’a des coins franchement chauds. Pour avoir habité et travaillé très près des Champs en 2018 et jusqu’à très récemment, je t’assure que les manifs Gilets jaunes foutaient un gros gros bordel. Bien assez pour dire que Paris était en sale état (et y’avait pas que les GJ de fautifs… les forces de l’ordre se lâchaient aussi).

      Je ne sais pas quelle image la France donne à l’étranger, en revanche je sais quelle image les manifestants HK donnent en France, et globalement l’image est très positive pour eux. (Alors qu’à faits égaux, les GJ se font nettement plus critiquer. Vive le double standard.)

      De toute façon, en ce moment ça manifeste un peu partout, très violemment parfois (surtout en Amérique du Sud).

  16. Merci pour cette revue!
    moi j’hésite beaucoup car il y a trop de choix. Canon me déçoit par le prix de ses objectifs et le manque d’ambitions de son nouveau boitier (le eos R).
    Le sony A7 III me plait mais la construction semble parfois plus légère que la concurrence et tout le monde tire sur sa colorimétrie…
    le lumix S1 est assez excellent, complet mais très lourd et trop peu d’objectifs pour le moment….
    Il me reste le Nikon Z6 qui me plait beaucoup. Les objectifs fixes ne sont pas parfaits mais ils sont bons et abordables, la construction est top…
    Bref la balance penche en faveur du Z6 mais ce n’est pas non plus le gros coup de foudre.
    Je précise que je suis sur olympus omd em1 et que j’ai le 12-40 pro et le 25 pro que j’aime beaucoup…
    Si quelqu’un a un avis même très tranché ;)
    Merci

    • Il faut essayer l’EOS R ou le Nikon Z6, avant de les juger… Il y a l’ambition d’une part, le prix d’autre part et la réalité de ce que l’on en fait sur le terrain.

      Il y a aussi la promesse des objectifs qui vont arriver dans quelques mois…

      Au niveau de la qualité d’image autant que de la colorimétrie : les deux (EOS R ou Z6) seront (beaucoup) plus intéressant que le petit Olympus…

    • Mais surtout : le choix dépend beaucoup du type de photos que tu aime faire… et dans quel environnement (ville, nature, portraits, action, reportage, autres… ?)

      Et de celles que tu fais vraiment : il y a les photos dont on rêve hypothétiquement.. et celles que l’on faut en vrai.

    • M’étant posé la même question, je me permet de donner 1 avis. Je suis full hybride avec aujourd’hui le R et le xt-3. Grace a la politique de retour d’amazon, j’ai possédé le sony et le nikon pendant 30 jours. Ils sont tous tres bons et en théorie, aucun ne te fera regretter l’autre. Ton commentaire sur le lumix est pertinent donc je n’en parle pas. Concernant sony, outre l’ergonomie qui est une affaire de goût perso, c’est le pire boîtier que j’ai eu ds la main, poignée inconfortable, écran tactile qui ne l’est pas …
      Le R et le Z sont les 2 vrais réussites et sans investissement Canon préexistant, le joystick et la stabilisation du capteur sont un atout pour le Z. Demande toi quelles sont tes vitesses d’obturation et as tu besoin de cette stabilisation dans la vraie vie ? Est-elle disponible dans l’objectif ?
      Exemple terrain, je fais une sortie boulevard haussmann Noël dernier et avec mon 24-105 de kit RF, j’ai fait 1,3 seconde à main levée, un copain avec son a7riii ne pouvait pas, la même optique chez sony coute 30% de plus et son IBIS ne l’a pas bcp aidé. Les caractéristiques sur papier ne font pas tes photos, toi oui. Je comprends que Canon démarre avec des solutions haut de gamme sur cette monture mais l’intégralité du parC EF est accessible, significativement moins coûteux que la concurrence. Avec les 2 exemples que je te donne là, je ne comprends pas ta déception liée au prix des objectifs, un 50 ou 85mm 1.2 qui coûte significativement plus que 1.8 chez nikon ne choque pas le bon sens. Le 35mm 1.8 canon est nettement moins cher que le même chez nikon.

      Jette un œil sur ce post : https://www.albumsetaventures.com/blog/eosr

      Vas a la Fnac pour tripoter les boîtiers, mets à contribution la communauté si tu as des questions, les boîtiers c’est comme les iPhone, ca change tout le temps. Choisi les cailloux que tu aimes et le reste suivra. Tu adhères à un écosystème, pas à juste un boîtier

      • Pas mieux. Le système, la cohérence, ça joue plus que la technologie, qui change vite.

        Une marque qui sort un mauvais 24-70, elle va l’infliger à ses clients dix ans, le temps de le renouveler. Alors qu’une marque qui sort un boîtier moyen (oui, l’EOS R est pas un 1Dx II), elle va l’infliger à ses clients au plus deux ans.

        Or, pour l’instant y’a aucun sans faute chez Canon et chez Nikon, alors que les premières optiques Sony sont vraiment pas fameuses en monture FE. (Les derniers oui, par contre.)

        • D’autant que les Z6, Z7 et EOS R ne sont pas es boitiers « moyens »… Ils sot excellents !

          Y compris l’EOS R ; que je trouve fantastique maigres 2 ou 3 défauts assez mineurs (en pratique).

          Pas une seule fois j’ai été gêné (en pratique) par l’absence de Joystick, ou l’absence de stabilisation du capteur. Il y a la théorie, et la pratique !

          • Perso je fais de la photo de sport, et j’ai l’impression que ça manque de rafale sur l’EOS R. (Bon et les problèmes de blackout un peu plus gênants qu’en reflex.)

            Mais la techno est jeune, donc je suis pas non plus aux pièces.

            • Je te rejoins, la rafale n’est pas extra sur le R, ça suffit mais ce n’est pas WOW. Ils annoncent 8 mais mes tests sont plutôt à 5 im/s, quand je vois l’encombrement d’un 1dXII… j’ai du mal à m’en plaindre

              Heureusement que tu n’as pas le RP, contrairement à ce qui est marqué sur les spécifications, ce truc fait 2 im/s en vrai, de quoi s’arracher les cheveux

    • merci pour vos remarques et conseils avisés. Je me pose pas mal de question car c’est un investissement assez conséquent.
      Je ne fais ni vidéo ni photo de sport et malgré tout je me laisse un peu baratiner par les fiches techniques. On veut toujours ce qu’il y a de mieux.
      Au départ je voulais le canon mais l’ergonomie m’a un peu refroidi. La touch bar par exemple, le prix un peu plus élèvé pour un peu moins de fonctionnalités etc…
      bref…
      tellement pas évident de faire un choix!
      La bataille se jouera sûrement entre canon et nikon ;)
      Merci encore

      • On est d’accord : la Touch Bar ne sert à rien… Vous pouvez simplement l’ignorer et désactiver toutes fonctions dessus.
        Il se trouve que vu les baisses de prix : Canon ne vous la fait plus vraiment payer ;-)

        Ensuite : le Canon a beaucoup de qualités qui ne doivent pas être oubliées (à cause de la Touch Bar)…

        Et le Nikon Z7 a d’autres qualités, très différentes…

        Pas facile de trancher !

  17. Bravo pour ce test, j’ai passé du temps à le lire alors je n’imagine même pas le temps passé à la rédaction. C’est très complet, un des meilleurs que j’ai pu lire sur ce boitier.

    La qualité d’image est juste incroyable, c’est bluffant. Nikon a vraiment réussi son passage à l’hybride, alors qu’ils semblaient mal partis (le mode Live View des Reflex Nikon avait vraiment du retard sur la concurrence).

    Personnellement j’ai abandonné Nikon pour passer du Reflex à l’hybride chez Fuji, j’en suis très satisfait, mais si j’avais attendu un peu plus longtemps j’aurai probablement opté pour un appareil de la série Z (même si le budget est tout autre).

    J’espère qu’ils auront le succès qu’ils méritent avec cette nouvelle gamme, et qu’ils ne souffriront pas trop de la conjoncture économique difficile du marché, il me semble que les finances n’étaient pas spécialement au beau fixe chez les jaunes.

  18. Perso, pas trop maniaque du soit-disant piqué. déjà que je ne crope pas mes photos à l’écran pour toujours vérifier le pixel de cul (mieux vaut un bel effet de transition dans le global de l’image). Et puis c’est bien d’avoir l’extra de range le moment venu, juste s’arrêter un peu avant 120 (comme souvent avec les longs zooms). Mais comme vous, je préfère aussi le 24-70 f/2.8 sauf lors de longs roadtrips (15-20 jours) où je prends des f/4 et un 28 f/1.4. cdt.

  19. Bravo Jean-François !
    Ton site devient un problème car tu es un pourvoyeur d’envie et il est difficile de ne pas partager ton enthousiasme pour le Z7. Je fais mon chemin en photo avec un X-T20 de Fuji et j’ai des garde-fous financiers pour éviter ton influence….
    Par contre, j’aimerai, si tu veux bien, que tu partages la « story » de la photo dsc1953 (vue de nuit sur HK) car je suis bluffé par le niveau de détail malgré la définition du site, l’absence de reflets, etc..
    Merci d’avance, Patrick

    • Pas de regret Patrick, le XT-20 est extra et il y a (étonnement) très peu à gagner à passer au plein format. Je suis bluffé par ce que Fuji a réussi à faire avec ses petits boitiers. Si tu es ouvert à l’idée d’un objectif manuel, il ya bcp de choix d’optiques sympa avec des ouvertures de dingue pour la monture XF (mitakon 35mm 0.95 par exemple, mon bébé)

      https://www.albumsetaventures.com/blog/apscff

      Possédant les 2 systèmes, J’ai fais un side by side à la tour Eiffel une fois. Fuji XT3 + XF 10-24 f/4 et EOS RP + EF 16-35 f/4, sur trépied, canon l’emportait mais seulement dans les bords, à main levée, la stabilisation du Fuji était plus efficace et inversait les résultats sur des vitesses faibles.

      Dans l’ensemble la qualité d’image du canon est meilleure, surtout sur les feuillages et autres détails fins on ne vas pas se mentir mais nous sommes photographes et avons l’oeil éduqué, très peu de personnes feraient la différence. Avec une telle différence de prix et de poids, la différence devrait nous sauter aux yeux et ce n’est pas le cas.

  20. Bravo pour votre rapport sur le Z7.
    Pourquoi ne pas parler des cartes CFexpress haut débit qui sont nettement moins chères ???

    DELOCK 54065 CFexpress Speicherkarte 128GB pour moins de 100.- €

    * maximale Lesegeschwindigkeit : 1450 MB/s
    * maximale Schreibgeschwindigkeit : 450 MB/s

  21. Merci pour ce test très complet (le plus complet du web…). Un test avec beaucoup d’objectivité pour qqn qui vient du monde de canon, merci.

    Je suis OK avec tout ce qui ce dit. Le QXD est vraiment un frein. On préfère économiser pour financer un objectif plutôt que de s’offrir quelques QXD …
    Une Z7 ou Z6 Mark II avec un double slot SD / QXD pourrait m’attirer.

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