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7 conseils parmi d’autres si vous rêvez de devenir « Pro »

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Voici sept conseils en vrac, que je pourrais donner à un petit jeune qui sans être né riche : voudrait quand même en 2019, devenir un authentique photographe professionnel…

Un pays, ou devenir Photographe Professionnel est devenu probablement beaucoup plus difficile en 2019, que cela ne l’était en 1989, lorsque j’y ai vaguement pensé pour la première fois… Mais lorsque l’on a 25 ans, on ne s’inquiète pas trop des circonstances économiques alentours, de toutes façons. On se lance sans trop réfléchir : la tête la première comme je l’ai fait à l’époque. Alors c’est parti pour sept petits conseils :

 

Conseil n°1 : choisissez bien et limitez votre domaine d’activité – Ne rêvez pas forcément que du jour au lendemain, un commanditaire hypothétique décide de vous payer et vous défrayer, pour partir en vacance à l’autre bout du monde en tant que « photographe professionnel » !

Tout ça pour y mener une « vie de rêve », entouré de mannequins… Pour faire de la plongée sous-marine, ou du snowboard, tester les plus beaux hôtels, être invité dans les plus beaux endroit : tout ça en étant payé pour ramener des « photos de vacances » ?

 

Non, ça c’était dans les années 80 ou 90 ! Et nous sommes désormais très loin de ces années d’insouciance et de prospérité… Et n’allez pas imaginer non plus : que la vie des « Influenceurs Instagram professionnels » ressemble à cela : car Instagram n’est pas le monde réel… Instagram n’est une vaste escroquerie et l’envers du décors n’est pas « joli, joli » : la plupart des « voyageurs professionnels » sont prêt à payer de leur poche toutes leurs dépenses, juste pour faire croire qu’ils vivent cette vie de rêve… Pathétique !

Il faudra donc probablement vous spécialiser dans certains domaines de prise de vue : « moins glamours »… Ou l’on a encore besoin de photographes professionnels (lire ma définition en dessous)… Et mieux vaudra « bien choisir » votre (vos) spécialisation (s) : si vous voulez « en vivre ».

 

Conseil n°2 : Conservez une activité alimentaire, de secours – Soyez prévenus : vous avez approximativement 95% de chance d’échouer dans votre projet ! Et de ne jamais parvenir à devenir photographe professionnel : du moins de maintenir cette activité sur une période de temps suffisante pour être considéré comme un authentique professionnel.

 

Donc en attendant : conservez prudemment une activité de secours… Qui si possible, ne soit pas trop éloignée de la photo : cela sera plus facile de passer de l’un à l’autre. Et peut-être de « donner le change ».

Par activité professionnelle de secours : je pense à quelque chose qui « se vende bien »… Et qui soit suffisamment payée aussi : mieux vaut être suffisamment payé, lorsque l’on ne fait pas exactement le métier que l’on aurait voulu faire idéalement.

Un vrai métier c’est par définition : une activité que d’autres préfèrent ne pas exercer directement et pour laquelle ces personnes sont prêtes à payer quelqu’un (vous) : afin de s’en charger…

Ceci, pour deux ou trois raisons : la première c’est que cette activité est trop compliquée et qu’ils sont incapables de la « maitriser eux-même »… La seconde : c’est qu’ils sont déjà très occupés et qu’ils n’ont pas le temps de tout faire… Ou la troisième : c’est que cette activité est trop fastidieuse (pénible, ennuyeuse ou douloureuse) et qu’ils préfèrent payer quelqu’un d’autre pour se charger de cette corvée !

Mis à part le cas très particulier du métier de photographe de voyage (si ce métier existe vraiment) : alors, un vrai métier est rarement une partie de plaisir…

 

Conseil n°3 : Ne cherchez pas à imiter ! Créez autre chose – S’inspirer des « maitres de la photo » n’est pas une mauvaise chose en sois. Du moins, pendant quelques temps. Mais rapidement, oubliez ce que vous avez déjà vu. Et créez votre propre style, suivez votre propre voie, si possible une voie originale et qui colle à votre époque. Car il y a peu de chance que le genre de photos qui faisaient vivre (à leur époque) les photographes que vous admirez… se vendent encore bien aujourd’hui.

 

Car chaque époque a crée son propre marché : son propre style (qui dépend beaucoup des contraintes techniques d’une époque)… et ses propres modes (qui se démodent).

Les grands Médias Mensuels ou Hebdomadaires de la Presse Imprimée de l’époque des « diapositives », qui avaient fait la renommée d’un Steve McCurry par exemple, ne sont plus que l’ombre d’eux-même en 2019. Les clients d’aujourd’hui, ne sont plus les clients d’hier. Donc les photographes d’aujourd’hui, ne peuvent plus être les mêmes qu’hier…

 

Conseil n°4 : ne vous dispersez pas – Ne gaspillez pas inutilement votre temps à exposer partout, ni à participer à toutes sortes de festivals, ni à postuler à tous les concours, ou vous serez de toutes façon noyés dans la masse… Gagner un concours photo : n’a jamais rien rapporté il me semble. Cela ne peut servir au mieux que d’entrainement, en prévision d’une vraie mission.

 

Personnellement je décline la plupart des propositions d’exposer qui me sont faites, sauf si c’est payé correctement ce qui est rare. Car tout cela prend infiniment du temps et ne rapporte jamais rien… Ou si peu.

Je ne souffre pas trop de cette problématique d’égo, avec ce « besoin de montrer » mes photos qui obnubile pas mal de photographes en mal de reconnaissance… Je crois que cela m’a fait économiser énormément de temps… Et je ne crois pas que cela m’ai jamais privé de beaucoup d’opportunités. Enfin : je ne le saurai probablement jamais…

 

Conseil n°5 : Ne travaillez jamais gratuitement – C’est un principe de base : ne travaillez jamais gratuitement cela ne mène à rien. Ou alors faites-le de façon très exceptionnelle, uniquement si il y a une opportunité très spéciale à la clé… Oui, je sais : plus facile à dire qu’à faire.

Quitte à travailler sans être payé : alors travaillez pour vous… Pour monter votre propre site, votre blog, votre projet. Mais ne travaillez pas gratuitement pour les autres.

 

Conseil n°6 : Visez le long terme – Il ne sera probablement pas facile de vivre de ce métier au cours des prochaines décennies… Cela vous prendra peut-être très longtemps, avant que votre activité photographique ne devienne rentable pour vous. Donc si vous avez une idée derrière la tête : soyez très patient et visez le long terme…

Voire le très long terme ! Certains photographes ont ainsi attendu l’heure de la retraite, avant de commencer une seconde carrière de photographe.

 

Conseil n°7 : oubliez tous les conseils – Après tout : la plupart des conseil sont périmés dès qu’ils sont sortis de la bouche de quelqu’un… Alors plutôt que de les suivre, peut-être faudrait-il mieux « ne pas oublier de prendre un risque chaque jour »… J’aime bien cette maxime, entendue je ne sais ou.

Bon courage aux téméraires et bonnes photo à tous… Après tout, les photographes les plus épanouis, sont probablement les « photographes du dimanche » !

 

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35 commentaires

    • Oui, j’y pensais aussi en tombant la dessus !

      La différence ici : c’est qu’en France des tas de gens prétendent être photographes en profitant de leurs chômage (qui peut être confortable et durer quelques années…) Et je ne parle même pas des status « scandaleux » comme les intermittent du spectacle ! Qui permettent de tirer au flanc pas mal de temps…

      • Je trouve tes commentaires techniques pertinents mais ton avis sur les intermittents du spectacle ? ? Tu y connais quelque chose ?
        Une partie de ma famille travaille dans les métiers du cinéma et du théâtre, ils font des heures et des heures pour un salaire très moyen. Ils ont un métier de passion et ils ne comptent pas leur énergie. L’intermittence permet juste de faire le lien entre deux productions.
        Tu te base sur quelques moutons noirs, stars surpayées, boites de prod aux méthodes de voyou. Evite les généralités et concentre toi sur ton domaine de compétence.

        • Disons, que je connais (personnellement) de tas de gens qui abusent de ce système qui a été largement détourné de sa destination… Et je veux bien croire qu’il existe aussi quelques professionnels authentique, qui peuvent travailler grâce à ce statut.

          Si ils sont de vrais professionnels, ils continueront à travailler aussi bien avec un autre statut complètement différent : comme travaillent les photographes pro (qui n’ont pas besoin d’un tel statut pour être pro eux aussi).

          Mais il y a pire que quelques « profiteurs individuels » (j’en connais personnellement, ils ne sont pas forcément hyper nombreux) : il y a surtout les « boites de prod » et chaines de Télé, qui profitent et abusent de ce système. A grande échelle…

          On peut dire que le statut est donc terriblement injuste pour ceux qui n’en profitent pas (mais il coute à tout le monde) : notamment lorsque l’on compare avec le statut des photographes pigistes, ou des photographes indépendants…

          Alors (pour le moment) tant mieux pour ceux qui en profitent certainement sans se rendre compte de « l’aubaine incroyable » dont ils profitent. Aubaine qui ne profite qu’à une infime minorité.

          Ce statut s’est transformé en « niche statutaire » : comme il y a des « niches fiscales » : il est absolument injuste…

          Il devrait donc être supprimé : ou réformé fortement…

          Cela fait des années que l’on en parle, cela arrivera…

          • Salut, cette sortie sur les intermittents me parait un peu gratuite et à côté de la plaque. Désolé mais elle révèle surtout une certaine méconnaissance de la réalité de ces métiers. Pour une raison simple que tous tes lecteurs comprendront sans mal: Un photographe-auteur (c’est mon cas) ne travaille-t-il que pendant les heures que durent la prestation indiquée sur sa note? Bien évidemment pas. C’est pourquoi nous ajustons tous nos notes d’auteur en fonction de l’ensemble du temps passé sur notre temps de travail global afin que notre métier soit rentable.
            Et bien les métiers de l’intermittence fonctionnent exactement de la même façon. Mais comme ce sont tous des métiers collectifs, au contraire du notre, le système est organisé et institutionnalisé sous ce statut particulier.
            Je travaille avec des intermittents au quotidien (même si je ne le suis pas moi-même) et je peux te garantir que toutes ces personnes bossent largement plus que les 35h réglementaires. Principalement sur des productions ciné/TV/spectacle. Et ce temps passé entre deux périodes « payées » reste du travail à temps plein. Une production de film ou de spectacle se « construit » pendant parfois de longues périodes avant d’être payante. Souvent sur plusieurs années. Et les intermittents, qu’ils soient artistes ou techniciens, travaillent toujours sur de nombreux projets en parallèle dont un petit nombre seulement verra le jour et rapportera des cachets ou des heures. Exactement comme lorsque l’on travaille sur plusieurs séries photo en même temps. Laquelle sera rentable au final?
            Tout ceci permet de créer une diversité culturelle qui n’existe quasiment plus ailleurs en Europe et sans laquelle, par exemple, la plupart des festivals auraient disparus. Ces mêmes festivals qui créent indirectement des milliers d’emplois en terme d’hôtellerie, de restauration, de prestataires de services et j’en passe. Autre exemple, un Euro investit sur un film de cinéma ou de tv rapporte environ sept euros de dépenses sur le territoire où le film est tourné. Pas mal comme rapport, non? C’est sans doute un peu pour ça aussi que ce statut existe et que les pouvoir publics ne sont pas si enclins à le faire disparaitre… Mais ce statut permet également à ces professionnels de s’engager sur des projets à très petit budget, comme intervenir dans des ateliers scolaires ou sociaux par exemple. Ce qui serait totalement impossible pour ces intervenants sans ce statut vu que les budgets alloués à l’art dans l’éducation nationale restent faméliques.
            Et je pourrais continuer longtemps à te donner des exemples qui prouvent que ce statut est bien souvent éloigné de cette image de gentils glandeurs qu’on nous ressasse et que cette question est bien plus complexe qu’elle n’en a l’air.
            Mais à part cela, tes conseils sur le métier de photographe (que tu connais celui-là ;) sont très justes :)

            • « Collusions d’intérêts, fraudes, démission des politiques, injustice sociale… Le scandale des « permittents » du spectacle coûte chaque année 1 milliard d’euros aux salariés du privé, qui se voient ainsi chargés de porter sur leur dos le poids social de « l’exception culturelle française ».

              http://bit.ly/2WjCZtG

              Désolé, le scandale du statut des « Intermittents » exaspère de plus en plus de Français, qui ne voient vraiment pas pourquoi ils devraient payer (autant), pour fiancer ce secteur d’activité…

              Il ne survivra pas très longtemps en l’état dans le contexte actuel : il faudra bien le réformer… Car il peut exister des professionnels sérieux (je veux bien le croir et j’en connais aussi)… si une réforme arrive, elle devra faire en sorte qu’il puissent travailler comme avant…).

              Mais en dehors de ceux-là : ce statut est surtout devenu un système de fraude organisée ! Il y en a d’autres c’est vrai… Et c’est aussi juste une injustice sociale : il y en a d’autres c’est vrai :

              http://bit.ly/2DBx3oF

              (…)

              « Stéphane Guillon était chroniqueur sur France Inter depuis 2003. Chaque saison, il était donc reconduit depuis 7 ans quand Jean-Luc Hees décide de se séparer de lui. Naturellement, le conseil des prud’hommes de Paris a requalifié ses contrats en CDI. Et il en a coûté 212 011,55 euros à Radio France. On comprend que la première saison, la collaboration de Guillon pouvait être conçue comme temporaire puisqu’elle dépendait de son succès. Mais en renouvelant systématiquement ses contrats durant 7 ans, forcément, Radio France a fait peser sur la collectivité des salariés du privé les vacances de Stéphane Guillon… « 

              • Je suis aussi scandalisé par les abus qui touchent ce secteur (comme beaucoup d’autres) et fragilisent ceux qui en dépendent réellement. Mais il est toujours dangereux de prendre en exemple quelques « affaires » et d’en faire des arguments qui ne représentent pas la généralité de ce que vivent la grande majorité de ces professionnels.
                En voici une autre d’affaire : https://www.lemonde.fr/culture/article/2008/02/02/comment-les-intermittents-du-spectacle-ont-ete-leses-par-leur-caisse-professionnelle_1006696_3246.html#ens_id=1006766

                Si on prend un peu de recul, ces abus sont-ils dus en réalité à ce statut en tant que tel où à l’incapacité des pouvoirs publics à en contrôler le bon fonctionnement? Quels moyens donne-t-on à l’ursaff pour limiter ces fraudes? Comment se fait-il que des personnes puissent être embauchés à l’année, déclarer leurs heures en tant qu’intermittents au pôle-emploi puis au fisc et que leurs employeurs, qui plus est du service public parfois, ne soient pas inquiétés?
                En lisant les articles que tu mets en lien, on y découvre que même le duo cour des comptes et commission parlementaire (comprenant des députés/sénateurs de tous bords) est bien incapable de chiffrer le montant d’un quelconque déficit… Le rapport entre le coût supposé de ce statut et son bénéfice en terme d’emploi et d’activité directe et indirecte est tout simplement inquantifiable sans sombrer dans des querelles partisanes qui nous éloignent de la vérité. On découvre également dans ces articles que les intermittents travaillent et cotisent plus pour les caisses que s’ils exerçaient la même activité sous le régime général.
                Quant à savoir si, comme tu le dis, les français sont de plus en plus exaspérés de devoir financer ce système, je ne sais pas sur quoi tu te bases pour affirmer cela. Les intermittents cotisent comme n’importe quels salariés et contrairement à beaucoup de secteurs, sont très actifs et plus efficaces que la moyenne pour retrouver du boulot, vu que c’est leur quotidien d’en chercher! Ce qui n’est pas forcément le cas des métiers précaires comme dans la manutention ou l’intérim où les boulots sont tellement pénibles et dégradants (coucou Amazon!) que l’on comprend que les personnes attendent la fin de leurs droits avant de postuler à nouveau. Doit-on pour autant crier au scandale de l’allocation chômage du régime général?
                Encore une fois, ce sujet de l’intermittence draine particulièrement son lot de fantasmes et de contre-vérités. Et il est si facile de tomber dedans quand sa complexité nous échappe finalement. Bien à toi :)

                • Bien entendu : comme tous les sujets complexes, les gens de gauche et de droite s’opposent naturellement… C’est normal.

                  Disons plus précisément, que désormais ce ne sont plus vraiment les gens de gauche et de droite, qui s’opposent. mais plutôt les gagnants et les perdants de la mondialisation.

                  En d’autres terme : la France « favorisée » des villes… Et la France « périphérique » : celle des gilets jaunes, celles de ceux qui se lèvent le matin.

                  Concernant les Français exaspérés : les impôts sont beaucoup trop élevés dans ce pays… Et il va falloir les baisser sous peine de faillite. Donc il va bien falloir « couper » dans les dépenses…

                  Je pense personnellement que l’on devrait commencer par économiser sur le Statut des Intermitants (ou il y a trop d’abus), afin de préserver les emplois dans les hôpitaux, dans l’éducation et dans la Police. Mais ce n’est que mon avis…

  1. Un autre conseil: ne dépensez pas trop d’argent en matériel ! Mieux vaut garder ses économies pour les voyages, les déplacements et financer un travail personnel, qui se vendra peut être à long terme. Une formation commerciale est plus importante qu’une formation en technique photo pour durer en tant que photographe !
    Un reflex amateur et un zoom de base suffisent aujourd’hui pour bien des utilisations, même « professionnelles »… Il est à mon avis important d’avoir un matériel qui soit non pas au top de ce qui existe (sauf si on est assez riche !) mais suffisant pour la pratique professionnelle envisagée.
    J’en ai vu pas mal, des p’tits jeunes bardés de matos pro tout neuf, lourd et cher, pour vendre des images à 2€ comme correspondant local de presse au canard du coin. Au bout d’un an ou deux, ils ont coulé et leur matos se retrouve au rayon occasion du magasin du coin …

  2. Concernant Instagram, la plus part des influeunceurs voyages en France sont en fait des « créateurs de contenus » pour les organismes qui les embauchent… Alors oui ils postent sur insta, mais ils créent aussi des vidéos sur youtube, créent du contenu pour les sites de leurs commanditaires, font des publi reportages sur leur blog, sur les sites de leurs « sponsors »…
    Au final ils ont réinventé le métier de publicitaire…

  3. Bons conseils et belles photos (la dernière est sublime) comme d’habitude !
    Mais fais attention, j’ai l’impression qu’un plaisantin a remplacé ta touche “virgule” par une touche “deux points”… ;-)

  4. Ca me rappel il y’a quelques mois lorsque j’ai fais plusieurs festivals photos. J’étais très naif et voyait la photographie à travers le prisme réseaux sociaux.
    J’ai pu longuement discuter avec différents photographes que je trouvais excellent, quasiment aucun ne vivaient de la photos. La majorité vivent dans des régions comme la haute-savoie ce qui leur permet après le boulot et le weekend d’aller randonner.

    Ce qui semble « payer », pour les photographes paysagistes, c’est la vente de leurs compétences à travers des stages sur le terrain ou post traitement.

  5. et bien voilà ! Enfin un article d’un vrai photographe sur le vrai métier de photographe !!!! Ca change de tous ces blogs qui t’expliquent comment tu vas faire fortune avec la photo en 10 conseils qui commencent tous avec le conseil d’acheter le bouquin ou le tuto de l’auteur.

  6. Et on ne parle pas des nombreux suicides dans la profession ( même un dans ma famille ) .
    Et de ces parents, qui vendent un ou deux immeubles afin d’ installer leurs fils, et, tout cela se termine en faillite …
    Personnellement, j’ alerte, ici, en BELGIQUE, au sujet de toutes ces écoles qui ouvrent de nouvelles sections photo ( de plus, elles sont sans grands moyens techniques – on passe encore un an avec une cuve PATERSON – et avec des professeurs qui ne méritent certainement de l’ être … ) et qui donnent de faux espoirs, à des étudiants et des parents naïfs . Un non-merci spécial à la ministre LARUELLE qui a supprimé l’ accès à la profession de photographe . D’ où, toutes ces petites annonces > je réalise vos photos de … Concurrence déloyale pour les vrais pros, parce que tous ces amateurs se gardent bien d’ appliquer la TVA et de déclarer leurs revenus …
    Faut-il parler de tous ceux qui achètent, à prix ridicule ( quand ils ne les volent pas ) des photos comme sur PHOTOLIA … Et ces imprimeurs qui acceptent, même pour des imprimés publicitaires de qualité, des fichiers provenant du GSM du client ? Et ainsi, on voit des publicités pour des fabricants de vérandas, où leurs réalisations  » se cassent la gueule  » . Pourquoi faire des catalogues contenant des centaines de photos merdiques, alors que, avec 5 photos réalisées par un spécialiste en architecture et avec un bon éclairage, ce catalogue serait plus attrayant ???? Ayant été pro, indépendant et ce, à temps plein pendant 45 ans, et avoir fréquenté bien des confrères dans des unions professionnelles ou des coopératives d’ achat, je pense être autorisé à écrire ce qui précède …

  7. Je m’ autorise à en rajouter une couche, en espérant que des parents lisent la réalité de beaucoup de ceux qui ont investi en espoirs futiles et en matériels coûteux … Je parle de la situation de la profession, en région francophone belge . C ‘est aberrant, que même, si on prend son temps à expliquer la réalité de la profession ( et ceci, sans intention de nuire à qui que ce soit, ou de brimer une vocation artistique ) , les parents ne prennent pas en considération, les mises en garde, qu’ un vieux pro ( qui n’ a rien à gagner ou à perdre dans cette histoire ) peut leur donner . Alors, je leur dis > OK, ne me croyez pas, mais, allez vous renseigner auprès de l’ Union des Classes Moyennes ( au sujet du nombre de faillites dans la profession ) et, deuzièment, faites la démarche suivante auprès des banques . Demandez un prêt pour votre fille qui souhaite s’ installer comme coiffeuse, pour votre fils qui ouvre un cabinet de kiné et pour l’ autre fils ( ou fille ) qui souhaite s’ installer comme photographe … Je sais pour lequel de ces 3 dossiers, la banque se montrera la plus frileuse …. Eux ( les banquiers ), ils connaissent la réalité économique .
    Je suis consterné quand j’ entend des parents me dire : ma fille, depuis toute petite, aime voyager et faire des photos … J’ ai une connaissance à TAHITI, et elle m’ explique que son voisin ( ancien directeur de banque ) fait les photos gratuitement des courses annuelles de pirogues entre les îles. De plus, comme son copain dispose d’ un hélicoptère … Qui va encore croire que l’ on va envoyer, à grand frais, un photographe pour couvrir cet évènement ? Vous souhaitez un beau coucher de soleil pour un faire-part de mariage, vous en trouverez des milliers à prix ridicule sur le net, si ce n’ est pas un qui a été tout simplement volé .
    Oui, comme le dit Mr VIBERT, si vous êtes bien introduit et hyper spécialisé dans un domaine précis … mais, lequel ? Même les photographes aquatiques, il y en a des pelles …
    En résumé, le grand danger, c’ est de croire, que, parce que on a eu la chance de vendre l’ une ou l’ autre photo, on peut en faire son métier … Ceci dit, bonne chance à tous !!!!

  8. Excellente définition de ce qu’est un métier ! C’est exactement ça, un truc chiant que personne ne veut, ne peut ou n’a le temps de faire :)

    Et pareil pour les expos photos, c’est en effet surtout une histoire d’égo (bon et de plaiseir de partager aussi pourquoi pas, soyons honnête)

    Je pense que le meilleur moyen de vivre d’un métier de ce type (non salarié, non « vital »), est certainement le réseau et le bouche à oreillle. Bref le contact humain, les connaissances, les copains, le cercle proche, les associations, les institutions… etc, qui grandira petit à petit.

  9. Bonjour à tous!

    Étant donné qu’on est chez les pros….

    Quelqu’un a un conseil avisé pour l’impression de livres photos?

    Je fais un voyage de 5 semaines cette été et je veux mettre un accent sur la photo. Je souhaite pouvoir imprimer un livre top qualité ensuite (peu importe le prix)

    Merci pour vos réponses!

  10. A vous lire je pense, je trouve que vous n’avez toujours pas compris que faire une image n’est pas etre photographe. Et encore moins en 2019.
    Et franchement nombreux photographes dit pros d’avant les années 2000 n’étaient que de faiseur d’images et justement pas des photographes.

    Une photo n’est que l’illustration d’un sujet et il faut de la narration. Donc 90% du travail d’un vrai, d’un bon photographe est de trouver son sujet et de le traiter pour en faire ressortir quelque chose de concret.

    Encore trop de photographe pensent que juste faire une image se suffit à elle même. Ce n’est et cela n’a jamais été le cas.

    L’esthétisme c’est ce qu’il reste quand il n’y a plus rien à « lire » dans l’image.

    Voila c’est mon avis.

  11. Justement Patrice je pense au contraire que JF a parfaitement définit ce dont il parle :
    « Un vrai métier c’est par définition : une activité que d’autres préfèrent ne pas exercer directement et pour laquelle ces personnes sont prêtes à payer quelqu’un (vous) : afin de s’en charger… »
    Cet article s’adresse à tous ceux qui veulent travailler avec un appareil photo pour en faire le gagne pain, il est ouvert à tous ceux sans distinction qualitative ou jugement sur l’esthétisme ou le sens des images, question d’ailleurs traitée avec de nombreux commentaires dans un précédent article.
    L’idée ici c’est est-ce que je peux en faire mon métier, gagner ma vie avec ? c’est parfaitement clair

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