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Comment lutter contre l’ennui… en photographie

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Il peut arriver en photographie, comme dans d’autres domaines, que l’on finisse par s’ennuyer… Par tourner en rond ! Par refaire encore et toujours le même genre d’images. Et ne plus parvenir à s’extasier, ne plus parvenir à se surprendre, ni à se faire plaisir !

C’est ça « l’ennui ». Et c’est le signe qu’il est temps de changer quelques chose… Passons donc en revue, quelques façons de briser le cercle vicieux de « l’ennui en photographie ». De se sortir des « affres de la création ». De renouveler son regard, de changer de perspective… En somme : de se re-motiver.

 


1 – Partir en voyage ! C’est ma méthode préférée… à tel point, que photographie est devenu pour moi synonyme de voyage. Donc de rencontres, d’émerveillement, de retour aux sources. Les voyages forment la jeunesse et préservent de l’ennui !

 

Il n’est pas nécessaire de partir extrêmement loin, pour changer d’air. Même si je suis assez mal placé pour donner ce conseil, puisque dans mon cas, c’est surtout l’Asie qui m’intéresse… Contactez-moi pour participer à nos prochains voyages photo : NOS VOYAGES PHOTO.

 

 


2 – Changer d’objectif… (changer de focale) Je veux parler ici de l’objectif de votre appareil. Car on peut aussi changer d’objectif photographiquement parlant (on en parlera plus bas). Si vous n’avez jamais trenté d’utiliser toute la journée un 35 mm f/2 par exemple : tentez cela ! Et si vous n’avez jamais tenté d’utiliser un zoom : tentez-le aussi… Après un zoom trans standard quel second objectif ?

Cela vous obligera à sortir de votre « zone de confort » : vous en serez probablement frustré et peut-être les résultats vous sembleront décevants au début. Alors rebellez-vous et battez-vous un peu, que diable… Réussir des photos avec un objectif que vous ne maitrisez pas : voilà un défi intéressant. C’est un jeux, c’est déstabilisant, donc pédagogique… Photos de paysages : pensez au téléobjectif.

 

Changer d’objectif : cela vous redonnera probablement du « jus photographique »… Dites-vous que vous n’êtes probablement pas trop vieux, pour apprendre des « trucs nouveaux ». Relire à ce propos : Ce qui compte c’est l’objectif. Et surtout :  Prise de vue : quelques classiques de composition.

 

 


3 – Changez de matos…  Contrairement au point précédent, je ne crois pas qu’il s’agisse d’une panacée. Toutefois, dans les cas les plus désespérés « d’ennui photographique », pourquoi pas en dernier recours… Il vaut mieux changer de matos, que de tout laisser tomber !

J’ai d’ailleurs quelques amis qui sont les spécialistes du changement d’équipement ! Tous les 3 ou 4 ans en moyenne, ils changent de marque, ou de système… Sur des coups de tête, parcequ’ils n’ont pas réussi à faire le point dans un cas très particulier, ou parceque quelqu’un leur à mis la petit graine du doute dans la tête… Ou encore c’est qu’ils préfèrent mettre sur le compte du matos leur manque de talent ou leur ignorance technique, plutôt que de l’assumer et retourner « se former » et apprendre…

La plupart du temps : ce changement de matériel ne sert vraiment à rien et ils continuent de faire les mêmes photos totalement « inintéressantes ». Mais ce n’est pas si grave, car l’important reste de se faire plaisir.

« Je dépense, donc je suis » aurait écrit Descartes (de Crédit) !

Cela tombe bien, car en ce moment en ce moment il y a une avalanche d’alternatives photographiques : les reflex, les hybrides APS-C, les hybrides Full Frame (Canon et Nikon arrivent, patience…). Mais aussi les compacts haut de gamme à capteurs 1 pouces (ou même à capteur APS-C comme le Canon G1X MkIII). Et même la photo au smartphone en fichiers RAW (grâce à Lightroom CC, cela devient vraiment intéressant).

 

Je suis moi-même un peu victime de ce syndrome GAS (Gear Acquisition Syndrome), mais je me soigne. Parfois une nouvelle « merveille technologique » suffit à redonner la pêche créative. Cela a été le cas lorsque je me suis amusé avec mon Canon G1X MkIII : seul compact APS-C équipé d’un zoom 24-70 mm et d’un viseur : une merveille testée ici : Canon G1X MkIII : compact APS-C des experts.

 

Les prochains hybrides Full Frame de Canon et Nikon vont-ils redonner à certains le pep’s qui leur fait défaut actuellement ? A vérifier en 2019… Toutefois, passé l’effet de surprise : je crains que votre prochain hybride Full Frame ne change rien à la donne. Car le matos dont vous disposez déjà depuis une quinzaine d’année, est déjà largement au dessus de ce dont vous avez vraiment besoin pour exprimer votre talent.

Si vous n’aviez pas réussi à exprimer votre génie avec votre reflex classique (APS-C ou Full Frame) de 18 ou 24 Megapixels, alors je doute franchement qu’un hybride Full Frame y change soudain quoique ce soit… Même si ce nouveau jouet offrait soudain une « dynamique » décuplée !

Car passé quelques « développements poussés », grâce auxquels vous oserez « déboucher les ombres » comme jamais auparavant (quel pied), jusqu’à parvenir à un résultat parfaitement laid et artificiel : il se passera quoi de nouveau… ensuite ? Absolument rien… Un meilleur appareil, ne changera rien de fondamental à votre manque d’inspiration (contrairement à un meilleur objectif), mis à part, que vous aurez dépensé beaucoup d’argent.

Certains psychanalystes répondront sans doute : que dépenser beaucoup d’argent » est une thérapeutique efficace, en sois.

 


4 – Changer de logiciel… Oui, pourquoi pas, c’est une bonne façon de « voire les choses » (donc vos photos) autrement… Pour ma part, lorsque j’ai trouvé « le » logiciel qui marche (Lightroom Classic), j’essaye de ne pas perdre trop mon temps à papillonner de l’un à l’autre. Donc, à propos du changement « maladif » de logiciel : je conserve les mêmes « réserves » qu’à propos du changement trop fréquent de matériel…

Dans mon cas, je suis obligé à une certaine « veille technologique », c’est pour cela que j’essaye un peu tous les logiciels… A propos, lisez donc ce témoignage intéressant : « After 6+ Months With Capture One, I’m Coming Back To Lightroom. » Je connais d’ailleurs quelques personnes qui sont parties vers Captures One il y a 1 ou 2 ans, mais qui sont depuis revenues vers Lightroom. Il faut dire que ce dernier à depuis 1 an, réalisé pas mal de progrès et apporté quelques nouvelles fonctionnalités marquantes…

Ajoutons, que le simple changement de « Profile d’entrée » dans Lightroom (relire : Lightroom 7.3 révolutionne les Profils d’étalonnage), peut suffire à révéler vos images sous un autre jour… Si vous n’aviez jamais choisi le profile « Appareil photo standard », essayez le ! Car cela change tout…

Tentez aussi la création d’un profile « sur mesure » (grâce à Color Checker Passport) pour vos RAW Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax, ou Sony : vous allez probablement « redécouvrir » vos couleurs. Et cela pourrait redonner une nouvelle vie à votre flux de travail en RAW : Réparez la colorimétrie défaillante ( ! ) de vos… Nikon. C’est un peu comme changer d’appareil, à moindre frais…

 


5 – Se former… Voilà une grande idée ! Du moins, si vous pouvez investir un peu de temps et d’argent. Mais se former revient beaucoup moins cher que de changer de matériel et c’est beaucoup plus efficace pour « challenger » votre créativité photographique…

Contactez moi, pour maitriser votre logiciel ou votre matériel, car c’est devenu mon métier de former les photographes.

 


6 – Rencontrer d’autres photographes… Bien que le photographe soit par nature « relativement solitaire », participer à des sorties, des formations, des rencontres, s’avère être un moyen plutôt efficace de renouveler son « oeil » et de retrouver de l’inspiration, ou de la motivation.

Un seul problème : lorsque votre « entourage » photographique souffre des mêmes symptômes que vous (Sociotypes : quel photographe êtes-vous ?)…

Le plus répandu étant le GAS (syndrome d’acquisition de matériel) : lorsqu’un photographe change de matériel et croit avoir découvert le « matos ultime », il n’est pas rare qu’il tente de convaincre tous ses collègues d’en changer aussi ! C’est ainsi que régulièrement se répandent comme des trainées de poudre, des sortes de « légendes urbaines » sur le meilleur matos « du moment »… Tout ça avec le recule est finalement assez insignifiant.

Pour revenir aux rencontres photographiques, on a toujours beaucoup à apprendre des autres… Et vous serez étonné de ce que peuvent générer ce type d’échanges. Donc, forcez-vous à sortir de votre coquille, allez vers les autres. C’est d’ailleurs dans cette optique, que j’ai crée ce groupe Facebook ouvert, spécialement dédié à Lightroom : Apprendre Lightroom et gérer sa photothèque. Inscrivez-vous : vous pourrez y poser toutes les questions qui vous passent par la tête…

 


7 – Changez de sujet de prédilection… Si vous n’étiez passionnés que par le sport, les animaux ou la nature, tentez de vous frotter à la Street Photo, ou au portrait en Studio. Ouvrez-vous d’autres horizons.

Photographiez votre passion, si vous en avez une : votre région, ou au contraire une nouvelle région que vous ne connaissez pas encore, mais qui vous intéresse… Par exemple, à partir de 2005, j’ai découvert Hong Kong, ou je suis revenu chaque année depuis… Cela a contribué à me faire changer de cap. Alors que lors des dix années précédentes, j’avais principalement photographié la nature. Grâce à Hong Kong, j’ai progressiveent investi un territoire photographique tout nouveau pour moi : la ville… et les villes (plus généralement).

 

 


8 – Découvrir les images des autres photographes… Si vous manquez de culture photographique, passez plus de temps à feuilleter des livres, ou à visiter des expos photo. La plupart du temps, cela redonne envie d’aller faire des images, tout en vous donnant de nouvelles idées.

Sauf que dans mon cas personnel, soyons clair : cela ne marche pas… Et je m’ennuie encore plus à regarder les photos des autres, qu’à regarder les miennes (faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais) : les expo photos « ça m’emmerde grave » la plupart du temps… (il y a des exceptions heureusement).

Je sais c’est très mal et j’en ai un peu honte. Mais franchement aller visiter une expo photo : c’est pour moi une corvée et une perte de temps (je préfère passer ce temps à faire des photos)… Encore plus si c’est pour le « vernissage » et que je dois dire à un copain : « super tes photos » ! Désolé…

Mais il y a pire que les expos photo : le pire est de regarder des photos sur Instagram : ça c’est d’un ennui… mortel ! Mais alors vraiment… J’ai beau m’astreindre à suivre de nouveaux comptes chaque mois (et à me désabonner d’autres aussi) rien n’y fait : instagram m’emmerde prodigieusement.

J’ai pour autant un compte : instagram.com/photoetmac dont je ne m’occupe jamais ! Vous pouvez me suivre (peut-être que ça me motivera un peu). Je sais que pour d’autres photographes, Instagram est une source d’inspiration et de renouvellement. Donc je ne cherche pas à vous en dégouter, ce sera « à vous de voire ».

 

 


9 – Créez des livres photo : replongez-vous dans vos archives sur un sujet passé, récent ou très ancien… Et avec quelques (précieuses) années de recule, éditez une collection nouvelle dans le but de mettre en page un »Livre photo ». Voilà un excellent exercice de créativité et un bon moyen de se « réveiller » un peu… Le Module Livre de Lightroom est un outil fantastique pour mettre en page vos images.

J’ai récemment retravaillé mes images du Rajasthan et me suis beaucoup amusé à mettre en page ce petit livre sur le Rajasthan chez Blurb…

Si vous avez du mal à maitriser le Module Livre de Lightroom c’est normal : mais contactez moi, car j’organise désormais des formations « Livre Photo avec Lightroom ». C’est vrai qu’il n’est pas si facile à prendre en main au début. Mais dès que l’on a compris comment ça marche (ses limites aussi) : alors il est fantastique…

 

 


10 – Partagez votre savoir faire : si je n’avais pas eu l’occasion d’enseigner la photo à partir de 2004, il est possible que je me sois lassé de faire de la photo, à la longue.

Enseigner la photo (au niveau professionnel, dans un Club, ou enseigner à vos amis tout simplement), voilà un moyen extrêmement motivant de continuer à progresser sois-même. Enseigner est une sorte de challenge permanent. Quelqu’un qui enseigne dans un domaine ou un autre, doit nécessairement montrer de temps en temps, ce dont il est capable. Sinon il ne sera pas crédible et risque le ridicule…

Par ailleurs lors de l’enseignement il arrive que l’on continue d’apprendre des choses, de la part des personnes à qui l’on enseigne, qui ne sont pas sensés en savoir plus que vous, en général (aussi surprenant que cela puisse paraitre, cela arrive parfois). Parfois, certains élèves connaissent des choses extrêmement pointues dans un domaine très spécifique : ne laissez rien paraitre et l’air de rien, transformez-vous en « éponge » ! On apprend toujours un peu, en écoutant ses élèves…

 

 


En conclusion : Si malgré toutes ces bonnes idées : vous n’avez toujours pas retrouvé votre « veine créatrice » en photo. Et que ne vous ne parvenez toujours pas à vous éclater en prenant des images, c’est peut-être que vous placiez trop d’attente dans la photographie : redescendez d’un cran…

Prenez les choses un peu plus à la légère, révisez vos prétentions : revenez à une définition plus simple de l’acte photographique : beaucoup plus modeste. Faites plus « léger », pensez plus simple : la photo n’est peut-être pas ce « truc ultime » que vous aviez imaginé… Mais c’est un truc génial quand même ! Et ça reviendra peut-être, tout naturellement, après une petite pause.

A moins que vous ne soyez déjà trop vieux dans votre tête ? Dans ce cas, là : il n’y a pas grand chose à faire… Sauf, peut-être changer totalement d’environnement, remettre toute votre vie en question : ça peut provoquer un choc salvateur. Pas seulement en photo.

Ou alors, c’est tout simplement, que vous n’étiez pas fait pour la photo ? Il y a des gens « qui ne voient rien », qui n’ont pas le « sens » des images, malheureusement… Alors, essayez la pêche à la ligne, la course à pied, le Yoga, les maquettes en allumettes, les barbecue de compétition, ou la HiFi haut de gamme, si vous êtes « à l’aise financièrement ».

Avec la HiFi : vous aurez au moins un bon prétexte pour vous effondrer dans un canapé, sans rien faire d’autre que de vous concentrer sur le son… La passion de la HIFI (notamment lorsqu’elle succède à une  passion pour le matos photo ou quelques autres passions suspectes), est je crois un symptôme des plus inquiétants… Oui, si il vous faut plus que quelques centaines d’euros de matos pour apprécier de la « grande » musique, c’est peut-être que vous avez un gros noeud psychologique à dénouer ?

 

Rajasthan - Livre 1 E
Rajasthan
Par Jean-François Vibert
Photo book

 

 

 

Ecrire des articles de fond et des test, prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur votre « investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. C’est rapide, sécurisé à 100% et facile ! Merci d’avance et bonne lecture…

 

 

 


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21 commentaires

  1. Certains points sont plus appropriés que d’autres!
    Partir en voyage, OK, je le fais souvent, mais un fan d’architecture fera des photos d’archi, ou qu’il soit!
    Pour moi, les plus efficaces sont de changer d’objectif (2), surtout si c’est un fixe et rencontrer d’autres photographes (6)/se former (5) _les 2 vont ensemble je trouve_. Avec un cours ou avec les groupes type Meet-Up et autre, c’est très facile a faire et ca permet aussi d’étendre ses cercles d’amis qui ont les mêmes intérêts (utile quand on arrive dans une nouvelle ville). Ce que j’ai appris en studio et en cours me sert pour mon style de photo (voyage/reportage principalement): les règles de lumiere sont les mêmes par exemple. Sortir de sa zone de confort est toujours utile, et est extremement formateur.

  2. Excellent article, comme je les aime.
    Beaucoup plus intéressant que ceux de certains autres sites (Focus numérique entre autre) ou forums.

  3. Bonne idée cet article. Un truc qui pas mal aussi, c’est de selectionner en favori une dizaine de site autour de la photo, et de faire sa revue de presse pendant son café le lmatin ou lors de moments de pause (salle d attente, transport en commun etc…).
    Il y a pléthore de site interressant, aussi bien de site d actu expo, que de site sur le matériel, blog etc… Se tenir au jus

  4. Intéressant, merci.

    Sans me prétendre un grand photographe, la méthode que je pratique depuis longtemps pour sortir de la routine c’est effectivement l’objectif. L’idée pour moi étant de me fixer une contrainte forte avec un fixe et une focale à la con.

    Par exemple New-York avec un 50mm monté en APS-C : l’enfer, rien ne rentre dans le cadre. Prendre une photo est un combat permanent, mais au moins on est obligé de réfléchir à ce qu’on souhaite vraiment montrer. Et on doit bouger, tourner et se résoudre à ne pas appuyer sur le déclencheur parce que ça ne va pas.

    C’est un exercice que j’aime beaucoup et qui permet de ramener des images qui sortent de l’ordinaire.

  5. Merci à tous pour vos commentaires…

    Il n’est pas si facile d’alimenter le blog en ce moment : il fait trop chaud, j’ai plein de travail, et pire : l’actu me semble comme « bloquée », en attendant les Full Frame Canon et Nikon, tout le reste me semble inintéressant…

    Il ne se passe pas grand choses, à part l’actu Sony A7, (qui bouge un peu c’est vrai) mais qui n’est pas ma tasse de thé.

    Alors retour aux sources… avec quelques articles « de fond » !

      • Tu sais, je ne le connaissais pas vraiment (juste parlé avec lui deux fois).

        La première fois, ou il m’avait appelé au téléphone pour me prévenir, qu’un type avait décidé de faire des embrouilles aux blogs et aux forums photo (je me souviens plus pourquoi d’ailleurs) : et son appel était très sympa… Il avait proposé de mutualiser un avocat commun, pour défendre tous les media qui auraient été attaqué par ce mec là (j’ai oublié de quoi il s’agissait. Mais il se trouve que le mec en question m’avait déjà contacté pour me menacer d’un procès : je l’avais envoyé bouler, car j’étais tres tranquille sur la question… Une droite d’histoire, ça va me revenir je pense, mais là : c’est le trou).

        Bref : à part ma petit histoire (dont j’ai oublié les détails) : je n’avais strictement rien à ajouter, que tout le monde ne sache déjà. J’ai appris un peu la photo dans Chasseur d’Image… Oui, j’aimais son ton râleur (que j’assume moi aussi) et ses édito exaspérés (la seule chose que je lisais à la fin dans Chasseur d’image) dans la mouvance « c’était mieux avant » bien provinciale, un peu ringard…

        Car oui : c’est certain « c’était mieux avant » ! ET c’est un passionné d’avant gardisme, qui vous le dit… C’est être « avant gardiste » que de la comprendre (et je crois que je garde un coup d’avance sur pas mal pour comprendre les choses – Mais nous saurons ça dans 15 ans : vous verrez ou l’on en sera dans 15 ans ! )…

        Bon, après si je n’en ai pas parlé : c’est que tout le monde avait déjà fait son petit hommage (misérable pour certains)…

        En effet pour (peut-être) la moitié de ceux qui ont fait son éloge : ils ne l’ont fait que pour se faire « mousser » eux-même… et pas du tout pour lui rendre hommage.

        Il n’y a rien de plus triste que « l’éloge funèbre opportuniste » ! Et je peux te dire que j’en ai lu 2 ou 3 récemment…

        Car je peux te garantir que la plupart de ces gens là, n’hésitaient pas à se moquer du caractère « Provincial » (pour ne pas dire très ringard) de Chasseur d’Image…

        Mais ceci est une autre histoire.

        Enfin, GMC était un type bien, pour ce que j’en ai vu de l’extérieur. Mais je ne pourrais en dire plus.

  6. La HiFi c’est le paradis des névrosés dépensiers qui cherchent à avoir de la musique pour écouter leur matos. (Alors que l’inverse est plus intéressant.) C’est encore pire que les vieux forums de Leicaistes/Nikonistes/Canonistes où les gens se paluchent sur le piqué à PO d’images à l’intérêt photographique inexistant (genre photo de leur vaisselle/chien/chat/canapé). (Et en général le piqué est mauvais vu qu’on est sur de la vignette web.)

    Mais à la fin, en HiFi comme en photo, le « bon » choix de set-up, c’est celui où on est bien. Bonne ergonomie, qualité qui nous suffit, facile d’usage et pas trop cher.

  7. Un bon article!

    Ça me fait penser que je fais parfois une sorte de combinaisons de 6-7: « Faire des photos à la manière de … », où l’on tente de reproduire le style photographique d’un autre photographe. Le but n’étant pas ici de faire de la copie mais plutôt de s’obliger à sortir de notre zone de confort et, surtout, d’apprendre et faire quelques trucs qu’on aurait pas tenter autrement. Nouvelles connaissances qui pourraient s’avérer utiles lorsque l’on retourne à nos sujets habituels avec peut-être de nouvelles idées…

    En corollaire, ça permet ici de beaucoup mieux apprécier le travail des autres photographes et de différencier les vraiment bons, des « juste corrects » et des mauvais. En tentant de reproduire, on se rend compte que malgré une apparente facilité certains styles sont extrêmement difficiles à bien réaliser, tant par l’approche que par la technique, alors que d’autres se rapprochent plus de la peinture par numéro où l’on se contente d’appliquer correctement une recette définie. Bref, très pédagogique pour l’esprit critique photographique…

     

  8. Salut Jean-François, bonjour à tous,

    Merci pour cet article très intéressant ! Cela ne fait pas de mal de temps en temps de lire un article de fond qui repose de la technique.

    Je suis d’accord avec l’ensemble des points que tu développes pour relancer la machine créative. Le voyage, oui évidemment, pour l’ambiance, les nouveaux paysages et les belles rencontres. Car voyager, ce n’est pas seulement visiter de nouveaux sites et monuments, mais c’est aussi rencontrer l’autre. Encore faut-il en avoir les moyens. Changer d’objectif, mille fois oui.

    Par exemple, se balader avec une seule focale fixe, même dans un lieu déjà connu, est certes contraignant et frustrant à la fois, mais cela oblige à bouger, à observer et à chercher des solutions, d’autres cadrages. La création naît aussi de la contrainte. Changer de matos, peut-être, mais ce n’est pas l’essentiel si on travaille déjà avec du bon matériel avec lequel on se sent à l’aise. En plus, ça revient cher. Même remarque pour le changement de logiciel. Lightroom est plein de potentialités, mais avant de le maîtriser, il faut beaucoup de temps et de patience.

    Inutile de multiplier les outils de travail. Se former, encore et toujours, pour progresser et se perfectionner. Rencontrer d’autres photographes pour montrer son travail et le faire passer au crible de la critique. L’amour-propre en prend souvent pour son grade, mais il ne faut pas se décourager pour autant. Changer de sujet de prédilection en observant et en expérimentant d’autres techniques de prise de vue.

    La photo de rue réserve bien des surprises. Il se passe toujours quelque chose même dans un décor familier. Et puis, c’est une école de la patience et de la modestie. Savoir attendre et multiplier les clichés pour récupérer au final une ou deux très bonnes photos sur plusieurs dizaines. Découvrir les images des autres photographes.

    Sur ce point précis, je ne suis pas d’accord avec toi, Jean-François. Je pense que cela ne t’intéresse pas parce que tu es photographe professionnel. Mais pour un photographe amateur averti et passionné, voir le travail des pros, y compris celui de J-F Vibert, est très instructif. En revanche, je suis d’accord avec toi concernant Instagram, mais c’est à chacun de se faire son idée.

    Enfin, créer un livre photo est certainement intéressant. Je retiens ta proposition de formation sur ce thème.

  9. Je me pose des fois les question, mais j’avoue qu’elle ne reste pas longtemps ! Je ne m’ennuie jamais en photo : il y a toujours quelque chose à faire comme lire des articles, passer du temps dans des salons, prendre en main des appareils ou du matos, feuilleter des revus … j’en passe et des meilleures

  10. L’ennui c’est terme assez ambigu mais qui explique certains moments de la vie où on ne sait plus où se diriger. Etant débutante en photographie, je ne veux pas penser à ça pour le moment même si l’idée de partir en Asie est une belle idée que je devrais garder au cas où ! Merci chef !

  11. On sent que c’est le métier et l’expérience qui parlent ! Même chose chez moi, quand je m’ennuie ou que je trouve mes photos redondantes, je n’hésite pas à sortir de ma zone de confort.

    Dernière expérience en date, j’ai pris la voiture à 4 heures du matin pour aller photographier ma ville sous un jour nouveau (une nuit nouvelle ?). Mes photos n’étaient pas spécialement réussies mais elles étaient au moins différentes !

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