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Test terrain du Canon G1X MkIII à Hong Kong 2/3

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Lire les deux autres parties de ce test : 

 


La réactivité : satisfaisante

Pour info, j’avais acheté le premier Canon G1X, que j’avais très vite revendu : en cause sa réactivité en RAW décevante à l’époque… Du coups, je ne voyais pas bien la plus value de cet appareil, par rapport à des compacts moins chers de l’époque. Mais rien de tel ici, grâce au processeur DIGIC 7 ce G1X MkIII est du genre rapide.

Il lui faut environ deux secondes pour s’allumer et sortir son zoom… Cela peut paraitre long, mais c’est un peu normal, pour un zoom rétractable aussi compact. Ensuite, il peut enchainer les rafales (de bracketing dans mon cas), sans broncher… Le Buffer met parfois du temps à les engranger et à vous rendre la main : mais ça ne vous empêche pas de déclencher (c’est tout ce qui compte). Je valide donc l’appareil sur ce point…

Des rafales à 9 im/sec (sans suivi AF) ou à 7 im/sec (avec suivi AF) : c’est franchement plus qu’il ne m’en faut… D’autant que ces cadence sont tenue sur une bonne vingtaine de JPEG et presque autant de fichiers RAW.

Du coup, j’aurais bien aimé un paramétrages plus fin de la vitesse en rafale, car seulement trois positions : ce n’est pas assez ! Vue par vue, rafales lentes et rafales rapides… Il aurait fallu pouvoir régler très précisément les vitesses en rafale lentes. C’est un problème que j’ai déjà souvent relevé sur les Canon EOS d’entrée de gamme. Et ceci depuis plusieurs années : ça c’est très énervant…

Oui, je sais : celle-ci est plutôt bougée (juste pour vous faire apprécier lorsque d’autres photo sont nettes)… J’étais en train de marcher : au 1/50 sec, f/6.3, à 100 ISO. Appareil tenu à bout de bras, visé à l’écran (ceci explique aussi cela)…

 

 

 


L’autonome : juste suffisante…

L’autonomie est donnée pour 250 vues avec une batterie. Mais si vous êtes économes et réglez correctement votre appareil, vous pourrez monter jusqu’à 500 ou même 600 images dans la journée (ce que j’ai fait). J’ai quand même acheté d’entrée de jeux, une seconde batterie (qui n’est pas donnée… à 49 € le modèle Canon).

Cette batterie est vraiment toute petite (et étrangement j’ai toujours un peu de mal à l’engager dans son logement)… Heureusement que l’appareil est livré avec un vrai chargeur indépendant dans la boite. Canon fait des appareils pour les photographes et ne cède pas à cette mode insupportable de vous obliger à rechercher votre batterie en USB : ouf ! Les voyageurs apprécient…

Alors certes : Canon aurait peut-être du concevoir une batterie plus grosse (comme celle de l’EOS 200D)… Et du coup, l’appareil aurait été lui aussi (un peu) plus gros ! Mais j’imagine que la plupart des gens font en moyenne quelques centaines d’images dans la journée… Alors peut-être, cette batterie a-t-elle finalement la « juste » taille ? Adaptée à l’usage que font la plupart d’entre nous d’un appareil compact ?

Sous la pluie… temps plus gris, que gris : il y a pourtant des contrastes et de belles couleurs. Au 1/50 sec, à f/5.6 à 100 ISO.

 

 


Qualité d’image : la meilleure sur un compact actuellement

Les images produites par ce canon G1X MkIII sont vraiment superbes… Je me demande quel photographe aurait besoin de « beaucoup plus » en voyage ! Si ce n’était le problème du viseur électronique : en voyage, ce Canon G1X MkIII pourrait presque remplacer nos petit reflex…

L’exposition est très fiable comme c’est l’usage chez Canon depuis bien longtemps. Et la Balance des Blancs Automatique est également très utilisable (bien que je préfère utiliser la Lumière du Jour en Permanence ou presque).

Ses fichiers RAW (14 bits comme tous les reflex EOS depuis 2005), disposent même du Style d’image « détails fins » proposant un réglage du rayon d’accentuation et du niveau (comme dans Photoshop ou Lightroom), ce qui permet de préserver les faits détails. Cette option sera utile surtout à ceux qui shootent en JPEG, mais aussi a ceux qui shootent en RAW, lorsqu’ils examinent leurs images à l’écran… Une subtilité apparu pour la première fois sur l’EOS 5DsR en 2015. Et que l’on retrouve désormais sur la plupart des Canon (sur l’EOS 200D par exemple).

J’ai limité la montée en ISO Auto à 3200 ISO maximum (la plage utilisable va de 100 à 25.600 ISO), ce qui est plus que suffisant à mon goût. D’autant que la stabilisation intégrée (très efficace équivalente à 4 valeurs), me permet de shooter des images nettes sans pied ni appuis jusqu’au 1/10 sec (ou 1/15 sec) environ… Ajoutez que le zoom limité à 70 mm, limite lui aussi les risques de bouger. Pas de position 50 ISO (mais on a le filtre ND au besoin).

A 2000 ISO, je trouve les fichiers RAW encore excellents dans Lightroom… Juste une légère granulation, compensée facilement par mon réglage de base (10 point de correction de bruit quelque soit la sensibilité ISO). J’applique cette recette de 100 à 2500 ISO depuis plusieurs années, cela me fait gagner énormément de temps… Du coup : je ne m’occupe plus de la correction du bruit pour 95% de mes photos.

Face au contre jour : pas de soucis (moi qui suis fan des contre-jours)… 1/250 sec, f/16, 800 ISO (là encore en ISO Auto. Moins de sensibilité aurait été mieux. Mais l’appareil est d’un naturel prudent).

 

 


Qualité des RAW dans Lightroom

Alors bien entendu, je n’ai pas les mêmes résultats avec ce compact qu’avec mon reflex Full Frame. Mais le progrès par rapport au capteur 16 Mpix du Panasonic GM1 me semble absolument évident : vraiment très visible… Je peux pousser plus loin mes développement dans Lightroom, appliquer plus d’accentuation et donner plus de micro contraste à mes images… Notamment grâce aux fonctions de Développement localisées de Lightroom.

A noter que Lightroom ne propose pas de profile de correction Automatique de l’objectif classique. Mais il nous indique que le fichier RAW contient déjà un profile (fabriqué et intégré par Canon directement dans le RAW) : donc que la distorsion est déjà corrigée lors de l’affichage « brute ».

En fait sur ce genre de compact (on avait déjà constaté cela avec le Sony RX100), l’image qui se forme sur le capteur est du type fish-eye (extrêmement déformée), c’est probablement la seuls solution pour concevoir un objectif aussi compact. Et c’est le processeur de l’appareil qui la redresse… Les RAW arrivent donc dans Lightroom déjà redressés.

La dynamique du capteur est largement suffisante pour encaisser n’importe quel contre-jour. Notamment si vous combinez ça avec un bracketong d’exposition et une petite fusion HDR dans Lightroom… A cet effet j’ai personnalisé le bracketing d’exposition que je déclenche pour les cas difficiles : en mode d’acquisition rafale lente, un pression unique permet de lancer la séquence de 3 images de façon automatique. Pensez à ajouter le Menu Bracketing dans vos Menus personnalisés verts !

Une rafale de 3 images séparées d’un IL d’écart, une petite fusion HDR dans Lightroom… Et le marché de Wann Chai retrouve ses couleurs d’origine ! Nul besoin d’un capteur Full Frame pour cela…

Au passage, évitez de combiner (au moins au début) l’utilisation en bracketing avec le mode de fonctionnellement « silencieux » (qui n’émet quasiment plus aucun son au déclenchement). Cela vous conduirait à multiplier (comme je l’ai fait) des séries de bracketing, sans vous en rendre compte.

Et si je choisissais un petit crochet, pour mon G1X MkIII ? Ici on est à 3200 ISO quand même…

 


De la vidéo Full HD et pas de 4K…

Avec ce Canon G1X MkIII, on a affaire à un véritable appareil photo traditionnel, destiné à séduire les « photographes purs et dures » Du moins les « photographes fortunés », devrait-on préciser… Ce compact a été conçu comme un vrai appareil photo : et non comme à une fiche technique ambulante destinée à satisfaire un vendeur de Darty.

Donc, pas de vidéo 4K ici… Je n’en ferais rien personnellement : mes photos prennent déjà assez de place sur mes disques durs. La vidéo est seulement en Full HD 1080p (60, 50, 30, 25 et 24fps, en MP4 / MPEG-4 AVC / H.264)… Mais je n’en parlerais pas plus en détail ici… De toutes façons, les fans de vidéo iront vers d’autre modèles d’APN (d’autant qu’ici il n’y a pas de prises micro ni fonctionnalités avancées de ce genre)…

A noter tout de même, que le comportement du zoom s’adapte à la vidéo, avec un zooming progressif assez lent… (presque trop lent et non personnalisable).

Vous noterez aussi l’emplacement de deux micro stéréo de part et d’autres du « prisme du viseur ». Même si l’appareil est sensé être résistant aux projection, attention à la pluie éventuellement : car ils me semblent dangereusement « tournés » vers le ciel.

Il n’y a pas d’intervalomètre évolué. Juste un Mode Time Lapse très simple et non configurable, qui ne monte pas au 4K… Pas génial ça.

On remarquera un filtre ND logiciel qui capable de 3IL (que l’on peut activer, désactiver ou mettre en Auto, ce que j’ai fait). Utile en photo car la vitesse d’obturation maxi n’est que de 1/2000 sec. Et en vidéo… La stabilisation est sur 5 axes en vidéo. Et il y a une sortie HDMI. Voilà : c’est fait pour les gadgets.

La nuit, en marchant dans la rue : au 1/100 sec, f/6.3, à 2000 ISO.

 

 


Bien assez de fonctionnalité pour moi… et pour vous aussi probablement !

Le G1X MkIII possède une griffe porte flash… De quoi lui offrir un petit flash optionnel, qui sera bien pratique en extérieur et pour les réunions de famille. Le petit flash intégré ne s’active que si on le « sort manuellement », il n’est pas très puissant, mais il est là et il dépanne.

Surprise, pour la toute première fois sur un compact Canon, on note un Mode Panorama par balayage. Et bien rien que ça, c’est une sorte d’évènement ! Curieusement jusqu’alors, aucun des petits compacts Canon, n’avaient proposé cette fonction… Ce mode Panorama fonctionne bien (il ne faut pas balayer le scène trop vite). Mais reste incapable d’anticiper et corriger « à la volée » les différences de luminosité entre le début et la fin du balayage. A vous d’anticiper (soit en manuel, soit avec une correction d’exposition) avant de commencer.

 

La résolution maximale sera horizontalement de : 24.064 x 2.800. Ce qui donne 67 Mpixel. Même résolution en vertical… Pour y accéder, il faut aller dans les Modes Scènes, ou vous trouverez aussi les gadgets habituels qui produisent du JPEG… Effet « maquette », effet peau lisse, Noir et blanc Granuleux, feux d’artifice et même un mode ciel étoilé (que je n’ai pas eu l’occasion d’essayer).

Les photographes sous-marin s’intéresseront de près au caisson Canon WP-DC56, donné pour 40 mètres. J’ai déjà pu tester les caissons Canon, ce sont de très bon petits caisson, très bien conçus et réalisés… Ici, le capteur APS-C de 24 Mpix, devrait apporter un véritable bonus en photo sous-marine.

Last but not the least : on dispose même du WIFI / NFC / bluetooth qui permettra le pilotage depuis ordinateur, ou depuis un smartphone / tablette (on peut même s’envoyer des images d’un appareil photo à un autre)… Après installation de l’application Camera Connect sur votre smartphone. C’est le genre de gadgets qui ne sert absolument à rien ! On joue avec une fois…

Puis on oublie définitivement, pour revenir au déchargement classique des cartes dans Lightroom ! Allez, osez prétendre le contraire… Cela fait des années que j’essaye d’imaginer des utilisations concrètes de tout ça : c’est du pure gadget. Si l’on pouvait virer toutes ces « conneries » de ce genre des appareils photos : peut-être pourrait-on les proposer, un peu moins chers ?

Lire la suite…

 


 

Lire les deux autres parties de ce test : 

 


 

 

 

 


Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

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6 commentaires

  1. Pingback: Test terrain Canon G1X MkIII - Partie 1/3 - photoetmac.com

  2. Pingback: Test terrain Canon G1X MkIII - Partie 3/3 - photoetmac.com

  3. Avec ce test, tu m’as conforté dans l’idée d’acheter ce boitier : tu es responsable du trou non négligeable dans mon budget (et encore : je l’ai trouvé à 855 euros sur eGlobal Central) :D
    J’en suis absolument ravi. Je me permets toutefois deux commentaires sur ton test : sauf erreur d’inattention de ma part, ce boitier est le premier à proposer un mode panoramique assisté, chose que Canon s’est toujours refusé à faire jusqu’ici… Cela n’a l’air de rien, mais c’est une fonction qui me manquait vraiment.
    Concernant la sainte trinité Wifi-Bluetooth-NFC, je ne suis pas d’accord : j’en ai un usage régulier pour partager instantanément des images par e-mail ou sur les réseaux sociaux (elles sont incontestablement de meilleure qualité que celles produites par un smartphone) ou même les envoyer sur Irista. J’utilise pour cela mon smartphone en tant que point d’accès 4G, les forfaits étant désormais correctement dimensionnés pour un tel usage (sauf pour les pros, mais c’est une autre histoire).

    • Salut Marc… Merci du retour !

      Il me semble avoir parlé du Mode Panoramique. Que j’ai utilisé et qui marche pas trop mal (toutefois j’ai l’impression qu’il est un peu plus susceptible que ceux d’autres appareils que j’ai pu essayer). Mais peut-être l’avantage pour cette version Canon : il génère éventuellement plus de pixels (car basé sur un capteur de 24 Mpix) : à vérifier…

      Je préfère toutefois utiliser un balayage par quelques prises de vues « décalées manuellement » en RAW pour les monter dans Lightroom en DNG.

      Pour la partie connection WIFI, pourquoi pas : il faudrait que je lui donne une seconde chance….

  4. Je suis peut-être passé un peu vite sur la partie où tu parlais du panoramique, alors ;) là aussi, cette fonction « instantanée » colle avec l’usage du partage par Wifi : pas besoin d’attendre d’etre Devant son ordinateur pour le générer.
    Si tu n’utilises pas le wifi c’est sûrement parce que tu as une utilisation pro et non pas loisirs du produit. C’edt Un peu comme pour les filtres et modes scènes que tu ne dois pas utiliser tous les jours :)

    • Oui, c’est bien cela…

      Encore que j’ai testé un des mOde Noir et blanc, pour le fun. Et le résultat est assez intéressant ! C’est évidement plus rapide et plus fun que de faire son « mélange » dans Lightroom.

      Et contrairement à une idée reçu : on peut pousser assez loin la retouche en JPEG.

      Bref : si le prix de ce petit appareil continue de baisser : ils sera bientôt incontournable. Vivement la version IV ou V, avec un objectifs un peu plus gros (mais pas trop) et un peu plus lumineux… ou plus long !

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