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Test terrain : Canon G1X MkIII à Hong Kong (1/3)

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Lire les deux autres parties de ce test : 

 


C’est peu dire que depuis des années, j’attendais l’arrivée d’un compact APS-C équipé d’un zoom… Le Canon G1X MkIII est le tout premier (et unique) compact APS-C suffisamment compact (390 gr), équipé d’un zoom 24-70 mm f/2.8-5.6 rétractable, capable de rentrer dans une poche de veste.

Avant lui, les photographes exigeants ne disposaient que de quelques compact APS-C à focales fixes : le plus recommandable étant certainement le génial petit Ricoh GR II dont le poids reste raisonnable et le design plat efficace pour se glisser dans une poche : https://goo.gl/iRJSiw

Vue de Hong Kong avant le début des illuminations (désolé ensuite j’ai sorti le pied et je suis passé au Full Frame… Et j’ai oublié de tester le G1X MkIII). Ici on est à f/7.1, 1/125 sec à main levée… Et à 200 ISO.

Et pour mieux mesurer « d’ou l’on vient » : signalons aussi l’existence depuis 2013, du Leica X-Vario (de 16 Mpixels) équipé d’un zoom 28-70 mm f/3.5-6.3 (assez sombre vue sa taille). Mais cet objectif ne débutait hélas qu’au 28 mm et l’ensemble était encombrant et lourd : à 680 gr, on ne peut parler de compact (comparaison : https://goo.gl/TBmfFB ). Ce X-Vario (qui semble n’avoir pas connu de descendance), ne proposait pas de viseur mais coûtait la somme faramineuse de 2400 €.

Bref : mesurer à quel point ce Canon G1X MkIII est révolutionnaire, aidera peut-être à comprendre certains compromis qui ont du être faits au niveau de la luminosité de son zoom. Nous y reviendrons…

Surréaliste, cet écran géant à Causaway Bay ! Ici, vitesse lente appuyé sur la vitre du building (un Centre commercial de plusieurs dizaines d’étages). Au 1/15 sec, f/9 et 100 ISO. Au 24 mm… On ne peut être êqu esaiso, par le piqué incroyable du centre de ce minuscule objectif et de la richesse des détails de la photo… Encore quelques années et on ne sera plus très éloigné des décors du film Ghost in the Shell qui se déroule dans un Hong Kong Futuriste (version 2017 du film)…

 

 


Un capteur de reflex APS-C dans un corps de compact

A l’annonce du Canon G1X MkIII et de son 24-70 mm f/2.8-5.6, j’ai donc vendu mon précédent « compact » : le minuscule Panasonic GM1 et son zoom rétractable 12-32 mm f/3.5-5.6 (24-64 mm), que j’avais pourtant beaucoup apprécié ces dernières années… En dépit d’une ouverture moyenne, il était pratique, vu sa taille et son prix serrés. Je l’appréciais notamment avec le zoom ultra grand angle orthoscopique 7-14 mm f/4 : qui est sans doute un des plus intéressants zooms jamais produit par Panasonic… Oui mais voilà : mais je me suis lassé de sa colorimétrie trop éloignée de celle de mes reflex Canon.

Vitesse 1/1000 sec, f/5,6… A la sensibilité de 100 ISO.

Même après la création d’un profile personnalisé Color Checker Passeport, ses RAW me demandaient trop d’ajustements en post traitement, avant que je ne sois satisfait des couleurs. Et je ne l’étais jamais totalement… Même problème avec son ratio de capteur 4/3, qui finalement faisait « un peu tache » dans mon catalogue Lightroom.

Alors qu’avec ce Canon G1X MkIII, je redécouvre les joies d’un capteur APS-C de reflex au ratio 3/2… Avec des performances et des couleurs quasi identique à celles de mon EOS 200D (qui lui aussi est nouveau et à remplacé le vénérable EOS 100D)… Du coup, l’ensemble est beaucoup plus cohérent dans Lightroom.

Toujours à 2000 ISO, f/6.3, 1/200 sec… Ici j’ai pas mal « trituré » l’image dans Lightroom pour déboucher certaines ombres : un peu de bruit commence à apparaitre par endroit. Mais si vous pouviez voir l’image d’origine : elle était très sombre (je suis allé au max de ce que l’on peut faire)… Je ne cherche pas la plus grande ouverture systématique avec ce compact. Ici, des gens font la queue sous la pluie, pour acheter de l’alcool et de la Bile de serpent ! Un remède efficace parait-il, contre la grippe… Comme expliqué ici : https://goo.gl/RLVsWX.

Et plus léger dans le sac aussi… Imaginez à quel point je me sens léger, lorsque je laisse mon Full Frame et son zoom EF 24-70 mm f/4 L IS USM à la maison (et encore celui-ci est un des plus légers de sa catégorie). Ainsi, l’autre jour j’ai fait ma journée de photo à Hong Kong avec 2 appareils : d’abord le Canon G1X MkIII qui me permet de profiter de la polyvalence de son zoom allant du 24 au 70 mm. Et en complément (pour la belle image) : mon canon EOS 200D équipé du EF 35 mm f/2 L IS (équivalent à un 56 mm) et du « petit » EF 85 mm f/1.8 (ce qui donne un équivalent 136 mm). Je l’aime bien car il est ultra léger et ultra compact…

Certains jour je pourrais panacher le 24-70 mm du G1X MkIII (pour faire face à n’importe quelle situation), avec mon reflex Full Frame (pour la belle image). Qu je pourrais équiper d’une (ou plusieurs) optiques fixes… A choisir entre le Sigma 24 mm f/1,4, le Canon EF 35 mm f/2, le Sigma 50 mm f/1.4, le Sigma 85 mm f/1.4, le Canon EF 85 mm f/1.8, ou le EF 100 mm f/2.8 L IS… Le gain de place autorisé par le 24-70 mm du G1 X MkIII, me permettra d’emporter 1 ou 2 optiques fixes de plus, dans un sac assez petit.

Laisser mon zoom EF 24-70 mm f/4 L IS USM à la maison : voilà un peu l’idée qui se cache derrière l’utilisation de ce G1X MkIII, qui me permet de gagner « de la modularité ».

Au 70 mm à fond de zoom, au 1/10 sec, à f/16 et 1600 ISO… Alors si pour la plupart des gens et dans la plupart des circonstances (normales), le « surcoût » important pour passer d’un G7X MkII (ou G5X), à un G1X MkIII sera difficile à justifier… dans des circonstances comme celle-ci : le prix du capteur APS-C me semble par contre assez justifié.

 

 


Une Prise en main… très agréable !

Largeur : 115 mm. Hauteur : 77.9 mm. Profondeur : 51.4 mm… C’est minuscule pour un APS-C. Malgrès sa taille, ce G1X MkIII est le digne héritier des G9, G12, G16, etc. Canon, a toujours su faire de vrais appareils « compacts » qui pourtant offrent une prise en main très efficace… La finition caoutchouté est impeccable, vraiment très esthétique, le « toucher » est génial, il n’est pas glissant du tout… Et la forme du grip avant et du cale pouce à l’arrière, sont parfaitement efficaces.

L’appareil est très « dense », c’est un joli bloc très compact de 398 gr, qui « fait solide ». Le Sony RX100 tourne lui aux alentours des 300 gr. Les photographes experts seront comblés en apprenant que le G1X MkIII est sensé être résistant aux projections et à la poussière (autant qu’un EOS 80D)…

Oubliez l’utilisation de la courroie de cou (fournie). Et préférez une petite dragonne de poignet (non fournie dans la boite) : aucun risque qu’il ne vous échappe.

Si j’avais revendu mon Sony RX100 (version 1), c’est surtout que je le trouvais très glissant. J’avais toujours la sensation qu’il allait m’échapper. Ses boutons étaient trop petits et que je perdais du temps à le manipuler… Sans oublier ses Menus pénibles et bien trop chargés pour un appareil de poche.

Le Panasonic GM1 était lui aussi assez pénible à utiliser (ahhh, ce bouton de correction de balance des blancs trop exposé aux frottements et dont le réglage changeait tout le temps sans prévenir)… Mais je trouvais pourtant le GM1 plus agréable que le Sony RX100 (la toute première version), notamment car il disposait d’une bague physique pour son zoom : et ça c’était quand même génial et plus efficace que tous les zoom électriques du monde.

Appareil en pause lente, simplement appuyé sur une barrière de sécurité (ou un reflex n’aurait pas tenu)… Pause de 1,3 sec. f/8 à 100 ISO, pour une colorimétrie parfaite ! Des couleurs que je ne pouvais obtenir avec mon Panasonic… ça c’est certain (et je me suis pourtant acharné). Je suis donc vraiment enthousiasmé par la qualité du capteur de ce petit G1X MkIII. Le prix en vaut vraiment la chandelle… Si vous aimez photographier les villes la nuit : il devrait vous convenir.

 

 


Bouchon ou pare soleil : comment protéger votre zoom ?

Evidement, pas de volet de protection automatique sur ce G1X MkIII, contrairement au G5X et au G7 X MkII (au moins il ne se coincera pas avec des poussières, ce qui arrive régulièrement). Il n’en reste pas moins que devoir replacer systématiquement le petit bouchon est énervant. Ce bouchon est d’ailleurs étrangement épais (et pas très joli) : mais peut-être est-ce pour faciliter sa manipulation avec des gants ?

En fait, il m’arrive souvent de ranger le compact dans ma poche de veste, en négligeant de lui remettre son bouchon… le risque de le perdre est assez important (car il est épais mais petit)… Toutefois, hors de question de l’attacher à l’appareil avec un cordon, tel le premier touriste venu (question de look ;-)

Il me reste donc à lui trouver un petit pare-soleil pour protéger la lentille avant des rayures… Car oui : il y a bien un mini filetage (de 37 mm) à l’avant de l’objectif. Protégé par un petit pare-soleil, je pourrais sans crainte le fourrer dans mon sac ou dans ma poche… Sans devoir lui remettre son bouchon systématiquement.

Ou mieux encore : je trouverais un bouchon à placer « à l’avant » du pare-soleil. Comme j’ai fait pour le pancake EF-S 24 mm f/2.8 de mon EOS 200D. Les questions de pare-soleil : ça me motive !

Alors, vérification faite : oui ! Il existe bien un pare-soleil à visser à l’avant de l’objectif (Canon LH-DC110 Hood 59,99 € quand même). Qui peut accueillir un bouchon « par dessus ». Ils sont quand même malin chez Canon : on ne conçoit pas un compact expert sans pare-soleil… C’est aussi ce qui fait la « différence » entre un appareil amateur et un appareil pro.

Une rafale de 3 images séparées d’un diaph d’écart… Une petite fusion HDR dans Lightroom… Et le marché de Wann Chai retrouve ses couleurs fluo d’origine (comme on les voit à l’oeil nu). Cela fait des années que j’échouais à retrouver cette impression… Il suffisait d’attendre la Fusion HDR de Lightroom et le Canon G1 X MkIII. A f/6.3, 100 ISO au 24 mm.

 


Une ergonomie classique… qui me va bien !

Je ne vais pas tout détailler, mais depuis l’époque (déjà) lointaine des Canon G16 ou S120, quelques progrès ont été faits par Canon au niveau de l’ergonomie de ses compacts experts… (à l’exception du Canon G1X MkII qui était un ratage en terme de prise en main, heureusement son successeur n’a quasi plus rien de commun avec lui).

Le déclencheur est spécialement agréable à utiliser, il ressemble par son « feeling » à celui d’un reflex… La molette des Modes est protégée de toute rotation intempestive par un petit bouton poussoir (on aimerait bien avoir le même sur l’EOS 200D d’ailleurs).

La Molette de correction Manuelle d’exposition est assez ferme pour ne pas être déplacée par erreur. La petite molette de réglage avant (assez proéminente) tombe très bien sous l’index… Elle est parfaite en Priorité Ouverture / Vitesse, pour l’utiliser comme sur votre reflex. Mais faites un peu attention en priorité Vitesse et Ouverture : car on a vite fait de modifier par erreur son choix de réglage (vu qu’elle est plus exposée aux frottements involontaires que celle d’un reflex). En Mode P : aucune fonction ne lui est attribuée par défaut… Ce qui sécurisera l’utilisateur débutant.

A noter que son utilisation est personnalisable Modes par Modes. En Mode P, aucune fonction ne lui est attribué par défaut, mais plus étonnant : il n’est pas possible non plus de réaliser un « Décalage » du couple Vitesse / Ouverture. Ce n’est pas terriblement gênant (je crois bien être le dernier à continuer à utiliser parfois le Mode P décallable »), mais un peu dommage…

 

 


Personnalisations disponibles, comme chez les pro !

On dispose de deux positions C1 et C2 sur la molette des Modes : à utiliser comme sur les reflex ! Mais, déception concernant la bague avant autour de l’objectif : plus aucun « clics sonores » lorsqu’on la manipule (qui étaient le signe de reconnaissance des canon S90, S100, S120, etc)… J’aimais bien ça.

Désormais, on a l’impression qu’elle tourne dans le vide. Si elle a été rendue totalement silencieuse, c’est pour autoriser un zooming progressif en vidéo (mais cela m’énerve, vu que je ne filme pas, ou très peu)… On peut personnaliser ses fonctionnalistés modes par modes : pour les Modes photo, j’ai choisi « zoom par paliers »… Et pour les Modes vidéo j’ai choisi « zoom homogène », sans à-coups…

On peut personnaliser les fonctions de certaines touches et molettes (pensez à ajouter l’entrée « Attribution des fonctions » dans vos Menus verts, sans quoi vous allez chercher longtemps), mais pas autant que je l’aurais souhaité.

Notamment, j’aurais bien aimé une « vraie » touche ISO, avec un vrai « Pictograme ISO »… Mais j’ai comme l’impression, que cela se perd avec la généralisation de l’utilisation de l’ISO Auto… Du coup, j’ai du « déprogrammer » une autre touche, afin de lui attribuer cette fonction ISO. A noter que l’on peut éventuellement attribuer le fonction ISO à une molette, ou même à la bague avant autour de l’objectif. Mais je trouve cette idée bien dangereuse…

Ceux qui vous ne souhaitent pas « déprogrammer » une touche au profit de la sensibilité ISO, se rappelleront que en appuyant simplement sur la touche Q (au centre du Pad, Q comme Quick Menu) : on peut accéder au réglage de l’ISO (entre autres fonctions). Et que lors de la prochaine pression sur la touche Q, ils tomberont sur le dernier menu sollicité (donc l’entrée ISO : c’est un peu comme si la touche Q était une touche ISO).

Pause lente en appui sur un mini trépied de poche Manfrotto, simplement posé sur un rocher… 1,3 sec, f/4,5, 100 ISO. Fusion HDR Lightroom de 3 images. Incroyable tous ces détails dans le buidings non ? Vue de Happy Valley…

 

 

 


Heureusement les Menus (Verts) personnalisables sont là !

Dernier point à signaler : j’apprécie de pouvoir personnaliser mes « Menus Verts » exactement comme sur mon EOS 200D et sur mon EOS 5DsR (cette version des Menu personnalisables à plusieurs onglet, est apparue sur l’EOS 5DsR en 2015).

Pensez à ajouter « Aff. informations de pdv » (au début dans le Menu rouge), si vous voulez tripatouiller régulièrement le contenu de vos affichages.

On peut aussi personnaliser (alléger un peu) le contenu du Quick Menu. Ce que j’ai fait évidement (selon le principe toute information inutile est nuisible et vous distrait de l’accès rapide aux informations importantes)… Car la photo est d’abord une affaire de « rapidité d’exécution ».

 

 


Un viseur électronique « juste moyen »… qui dépanne bien !

Le viseur électronique est de la partie : c’est l’éternel 2,36 Mpixel qui nous lasse depuis plusieurs années (Votre viseur électronique est-il… « dépassé » ?)… Il est centré dans un « prisme » et j’apprécie beaucoup cette position centrée, qui me rappel mon reflex.

Il s’active et s’éteint instantanément grâce à un détecteur de présence. Il est cerclé d’un oculaire en caoutchouc très confortable, mais un peu proéminent (dommage qu’il dépasse trop, cela rend l’appareil plus encombrant qu’il n’aurait pu être)… Mais cet oculaire épais a l’avantage de vous protéger aussi un peu des lumières parasites latérales et rend l’utilisation du viseur bien plus agréable que ceux des Sony RX100 (dispositif éjectable qui ne propose pas vraiment de d’occulaire autour du viseur)…

Son grossissement est de x0,62, ce qui le rend assez agréable de ce point de vue. Et si c’est un peu trop « gros » : il y a possibilité d’afficher une image « Live » un peu plus petite. On peut noter une relative cohérence d’affichage (contraste et couleurs similaires) entre l’écran et le viseur : ça c’est bien.

Mais ça reste un « bête »viseur électronique, aussi primitif que tous les autres ! Et je déteste les viseurs électroniques (relire mon test de l’Olympus OM-D E-M1 MkII en Birmanie). Je crois que seule les photographes « occasionnels » peuvent réellement s’en contenter sur leur appareil principal (du moins dans l’état actuel de la technologie des EVF).

Mais il dépanne lorsqu’il faut très beau… et qu’il est encore plus désagréable d’utiliser l’écran. Il est dans la norme de la génération 2017 : décidément, les EVF ne progressent plus depuis 5 ans… Tout juste certains modèles très coûteux récents, apportent-ils de minuscules évolutions… dont l’intérêt reste assez négligeables « en pratique ». On en reparlera dans quelques années !

L’ami Luc en contre jour, face à l’Ile de Hong Kong… Pendant la petite croisière bouclant notre voyage photo d’une semaine à Hong Kong. Ici au 1/1000 sec, f/16, à 800 ISO (j’étais en ISO Auto je crois bien). Le choix d’ISO n’est pas optimum sur cette image : ça arrive à tout le monde comme vous le voyez…

 

Je l’ai par exemple testé de nuit sur pied : le noir du ciel est un fourmillement de bruit coloré, mieux vaut évidement utiliser l’écran. On peut régler sa luminosité, je l’ai mise à fond mais ce n’est pas suffisant en plein jour. Et il n’y a pas grand chose pour configurer son comportement, dommage. J’ai successivement désactivé totalement la revue des images, puis l’ai réactivée avec un temps d’affichage minimum…

Heureusement, il est inutile de devoir l’éjecter avant de s’en servir, comme sur les différents Sony RX100 (ce qui est mal pratique et entraine une fragilité mécanique évidente). C’est dans le Menu (rouge) « Aff. informations de pdv » que l’on peut masquer le « Niveau » et « l’Histogramme »… Vraiment pas  besoin de ça, en RAW avec un capteur APS-C : on a tellement de dynamique que l’histogramme on s’en fout royalement (notamment si l’on a activé la « simulation d’exposition »)…

J’ai supprimée toute information qui me semblait inutile, pourtant, je trouve qu’il s’affiche encore beaucoup de pictogrammes parasites : je suis moyennement satisfait de tout ça (Olympus propose plus de personnalisation de l’affichage de son viseur). Je sais que « les geeks » adorent voir leur visée plus encombrée que le tableau de bord d’un avion de chasse : ils seront content avec trois types de grilles possibles. En affichant tout à la fois et en activant toutes les options : ils seront certain de masquer totalement leur sujet dans le viseur et seront comme dans un jeux vidéo !

Pourtant, tout information inutile est nuisible et vous gène dans votre analyse du cadrage qui devrait être instinctif et instantané, comme le permet un viseur optique. Mais, on ne peut pas tout avoir en même temps.

L’ile de Hong Kong dans toute sa splendeur… Sur mini pied, pause de 2 sec, à f/9, à 100 ISO.

 


Un écran tactile orientable sur le côté

Sur ce G1X MkIII, j’aurais tellement aimé disposer de l’écran « dans l’axe » de l’EOS M5… Malheureusement, l’écran bascule sur le côté : c’est moins bien, mais on s’y fait…

J’ai découvert que ce système a l’avantage de servir de point d’appui (comme une béquille) en pause lente. En posant l’appareil sur la tranche, l’écran permet de gérer l’angle de visée vers le haut. Je me suis servi de ça pour réaliser des pauses de plusieurs secondes sans pied à Causaway Bay : appareil posé sur une barrière (ou un reflex n’aurait pu se loger)…

L’écran basculant sur le côté permet aussi de cadrer facilement au niveau du trottoir : en tenant l’appareil à bout de via au niveau des genoux, en cadrage vertical, écran déployé à 45° ver le haut. Ce qui m’a permis de réaliser d’intéressantes images de rue au marché local de Wann Chai, un des plus colorés de Hong Kong, niché entre les gratte-ciels. C’est une utilisation assez spécifique.

L’aspect tactile n’est pas totalement inutile, notamment pour le pilotage de l’AF (lire le chapitre suivant)… Concernant la navigation dans les Menus : je n’en abuse pas, car je reste plus rapide en utilisant les molettes avec le pouce et l’index, qui permettent d’évoluer verticalement et horizontalement… A l’ancienne !

 

 


L’AF Dual Pixel : très efficace

Le système AF Dual Pixel de Canon (insu des reflex EOS) est sacrément efficace et rapide. Il ajoute un AF à détection de phase à ce compact, ce qui fait toute la différence avec les AF à simple détection de contraste que l’on trouvait jusqu’à ces dernières années sur les compact. Et c’est plutôt bienvenu avec un capteur APS-C de 24 Mpixel, qui exige beaucoup plus de précision de mise au point, qu’un capteur plus petits (comme on les trouvait sur les compact jusqu’à présent)…

je n’ai pas eu de souci d’AF, même si les paramétrages d’AF sur les compacts restent un peu étranges : je n’ai probablement pas tout exploité à fond (comme pour les précédentes éditions des compact G d’ailleurs). Pas grave : ça marche bien comme ça…

Lorsque l’on vise l’oeil calé dans le viseur, on peut piloter l’AF du pouce sur l’écran tactile. La fonction est désactivé par défaut (me semble-t-il), il faut aller l’activer dans « Paramètres Toucher/dépl. AF » (second Menu rouge). J’ai choisi de conserver le positionnement « absolu » du pouce sur l’écran, mais en limitant la zone tactile active de l’écran à la partie droite et basse (qui tombe naturellement sous le pouce), afin de m’épargner une gymnastique importante pour aller chercher les collimateurs AF dans le coin gauche… C’est le Mode le plus rapide et précis à ce qui m’a semblé.

Les belles couleurs des temples de Hong Kong : le rouge Canon dans Lightroom (parfaitement reproduit par Adobe en étalonnage Camera Standard)… Exactement les même couleurs que sur mes reflex. Au 24 mm, 1/640 sec, à f/2.8, 100 ISO. Géométrie quasi parfaitement redressée dans l’appareil…

 

Sinon on peut passer en mode relatif (vous cliquez n’importe ou sur l’écran pour déplacer le curseur). Dans ce cas, vous pouvez conserver la totalité de la surface tactile de l’écran active… De toutes façons je n’utilise pas ce système, c’était pour m’amuser… Sur un compact comme ça : je donne priorité à la vitesse et au mode AF le plus automatique, avec détection et suivi automatique des visages… De toutes façon, on est pas sur un objectif à grande ouverture, donc peu de problèmes de précision de mise au point.

Ah oui : on peut aussi faire la mise au point en manuel avec ce compact (quelle idée étrange), tout en s’aidant d’un truc infernal (que les geek adorent) : le Focus peaking, au choix Rouge, jaune ou bleu… C’est très joli sur l’écran ! La bague cerclant l’objectif peut être programmée pour cela. C’est totalement idiot, mais je sais que certain adorent…

Il est même possible de réaliser un « Focus Braketing » en Mise au Point Manuelle (accessible depuis le même Menu que le Braketing d’expo) : qui prendra trois images décalées dans la profondeur (et c’est paramétrable)… Certains ont du temps à perdre décidément, si vous aimez ce genre de gadget, vous serez contents !

Lire la suite…

 


Lire les deux autres parties de ce test : 

 


 

 

 

 


Ecrire des articles de fond (test terrain) prend énormément de temps… Mais c’est ceux-là qui vous intéressent le plus (et moi aussi). Je ne sais combien de temps je pourrais continuer à enrichir ce blog (qui existe depuis plus de 10 ans) sans rémunération directe. En effet, depuis que le Mensuel Déclic Photo a disparu, l’écriture des « tests terrain » n’est plus financée en quelque sorte).

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Donc pour « garder le rythme », je compte un peu sur « l’investissement » sur ce blog, que vous pourriez faire par vos dons via Paypal. Merci d’avance et bonne lecture…

 

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