web analytics

La Street photography n’est plus à la mode ?

32
BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Très intéressant : Google Trends permet désormais d’étudier les tendances de recherche, sur les images, aussi… Et c’est rigolo : si vous cherchez Street Photography depuis 2008 par exemple. Vous constaterez une brutale baisse d’intérêt depuis début 2017.

 

Est-ce la fin d’une mode ? Toute une génération ayant acheté un boitier entre 2008 et 2016 (environ), aurait-elle renoncé ? En réalisant finalement que l’on ne devient pas Cartier-Bresson simplement en se promenant en ville, un boîtier à la main ? Recherchez « Street Photography » :

 

 

 


Si l’on recherche Photographie de rue : c’est pareil !

 

 


Et si l’on recherche Cartier-Bresson : on se demande si Instagram les réseaux sociaux (et toute la « médiocre sous-culture numérique ») ne serait pas en train de tuer la photo classique… Appelée a être oubliée par de nouvelles générations, de plus en plus « acculturées » ?

 

 

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

32 commentaires

  1. C’est en soi une bonne nouvelle. Peut-être que c’est la fin du déluge de photos insipides montrant un type anonyme parlant au téléphone sur la rue parlant à on ne sait qui, ni pour quelle raison, mais en N&B! Plus capable de voir celles-là!

    Ce type de photographie m’a toujours plu (lorsque bien fait, évidemment!). Mais j’y accordais beaucoup moins d’intérêt au cours des derrières années. Notamment parce que je n’en pouvais plus de me taper des pages et des pages de photos médiocres prises au téléphones avec un filtre N&B pour en trouver une un peu digne d’intérêt, et encore en appliquant des critères assez souples. Il y en a encore faisant du travail digne d’intérêt mais qui se perd, ou se perdait, malheureusement dans le Tsunami de « photos de rue » des dernières années.

  2. Je ne pense pas que la « street photography » n’est plus à la mode. La « street photography » se pratique moins voir plus car il est très difficile d’en faire aujourd’hui. Le regard des gens a changé avec la démocratisation des appareils photos et du numérique. Il y a une peur d’atteinte à la vie privée et que l’image soit diffusée ensuite vite sur les réseaux sociaux. Les gens ne veulent plus, même si on demande l’autorisation, d’être pris en photo. Quand bien la personne n’est pas le sujet, les gens viennent vous faire des remarques. Cet été par exemple, je prenais en photo une plage avec un grand angle, une personne est venue me voir pour me dire qu’est ce que j’ai pris en photo, qu’il était sur la photo et qu’il voulait que j’efface la photo alors que je prenais la plage en photo et pas la personne. Je ne pouvais pas « supprimer » les gens de la plage. Il m’a dit que c’était pas bien ce que j’ai fait. Dans la rue, c’est la même chose, les gens vous regarde bizarrement surtout si vous avez un gros reflex. J’ai donc pris la décision d’arrêter la street photo alors que ça dégage quelque chose. Je fais maintenant du voyage et du paysage, moins de contraintes quoi que. Faire des photos à Paris en trépied et parait-il soumis à autorisation car cela est considéré comme professionnel. Espérons que l’on interdit pas les reflex.

    • ça fait des années qu’on sait que la prise de vue sur trépied est interdite à Paris, qu’on ne peut pas diffuser de photos d’immeuble sans l’autorisation de l’architecte titulaire de droits d’auteur ou de ses ayants-droit, et qu’on ne peut pas diffuser de photos de la Tour Eiffel faite de nuit..

      Maintenant, soit on arrête la photo, soit on prend des risques… Perso, je choisis la 2eme option..

  3. 100% ok avec ton message !!
    La photo de rue c’est le truc le plus à chier de ces 15 dernières années. Ça pollue les forums et les blogs, c’est en n&b avec rien d’intéressant qui se passe !!
    Bon débarras !!!!

    Par contre quand c’est bien fait comme celles de JF c’est autre chose !

  4. A quand la diffusion également de photos de mariage dont on se fou complètement, de photos de bébés, de défilés de mode, de photo de voitures/motos qui me gonfle au plus haut point, de portraits moche qui se ressemble tous, souvent avec des traitements horribles, de photos HDR à gerber, de photos de nus souvent de très mauvais gout, de photos d’animaux, etc…

    Mais malheureusement pour nous la mode est un perpétuel recommencement ! :)

  5. Juste une remarque en passant pour cause de contresens (le terme « inculte » est sans doute celui qui traduit l’idée exprimée)  :

    ACCULTURER, verbe trans.

    ETHNOL. et SOCIOL. Par le phénomène de l’acculturation, assimiler un groupe ethnique, les individus d’un groupe culturel, à un autre groupe culturel :
    … les familles d’immigrants s’installant aux U.S.A. seront dites acculturées lorsqu’elles seront « américanisées ».Mucch.Sc. soc.1969, s.v. acculturation.
    Rem. Comme le montre l’ex., le verbe s’emploie surtout au passif, et plus particulièrement au part. passé.

  6. Tout à fait d’accord avec Christophe, ce n’est pas un problème de mode mais aujourd’hui ça devient très compliqué.

    Pour bien en parler il faut vraiment l’exercer et affronter le pavé des villes pour connaitre les difficultés…

    J’imagine un Cartier Bresson ou un Doisneau pour ne citer qu’eux, à notre époque ils n’auraient certainement pas exercé leurs talents dans cette discipline.

    Je ne dis pas que c’est impossible mais c’est très compliqué en France et dans certains pays encore plus, dans d’autres c’est possible.

    Après je ne sais pas ce que l’on peut voir sur les forums photos comme indiqué dans les commentaires car depuis l’arrivée des réseaux sociaux ils sont tous morts et les gens préfèrent poster là bas et avoir des « j’aime » sans aucun retour constructif…

     

    • D’accord avec ça.

      J’ai vécu cette époque: Forum – on te dit ce qui déconne dans ton image. Le tout couplé par le fait que tu régulièrement « en vrai » les personnes qui commentent tes images.
      Ca évite les like sans intérêts ou la méga grosse critique non constructive car le mec (en général) se planque derrière son clavier.

      Un peu de vrai vie, avec les photos tirées après le gros brainstorming pour les améliorer . C’est très sympa. Mais c’est un peu plus dur depuis 6-7 ans.

       

    • Je ne sais pas ce que les gens trouvent d’intéressant à ce Kai Wong, je ne suis jamais arrivé au bout d’une de ses vidéos. Il est juste là pour faire le pitre sur you tube en triturant des « cameras » dans la rue comme un gamin de 15 ans. Quelqu’un t’il déjà vu son travail de photographe sur un média….je serais curieux de voir ça ?

        • Donc c’est plus un présentateur « genre télé réalité »…je comprends mieux maintenant….

          Je viens de trouver son site Flickr ….pire que moi : 46 photos assez hétéroclites ….pas vraiment un style.

          Mais un revanche 15600 suiveurs…..je trouve qu’il est fort sur coup là …..

  7. La nouvelle génération des photographes de rue ne font que copier leurs aînés c’est du déjà vue dans leurs photos et un manque de talent pour certains

    • Singer c’est déjà un début. Ca permet de prendre en main le sujet de comprendre comment on fait les images. Après il faut sortir de ça et avoir son propre style…

  8. je n’ai rien contre la photographie de rue(d’ailleurs je ne comprends pas trop pourquoi sur ce site on en a toujours derrière cette pratique), mais de toute façon nous vivons une époque ou il y a depuis l’avénement du numérique une overdose de photos dans tout les domaines que ce soit la  street photogrpahie, paysage, sport, macro, animalier…… aucun domaine n’est épargné.

    Il y a un pays que j’aurai temps aimé aller visiter pour exercer ma passion envers la photographie mais qui ne me dit plus rien au regard du nombre incunable de touristes (d’ailleurs ils sont en surcapacité) c’est l’Island, j’ai vu plusieurs vidéos ou l’on voit un nombre phénoménal de photographe entassés pour faire des photos que l’on trouve partout sur le web quel horreur. J’ai l’impression qu’il n’y a plus un endroit en Island ou l’on peut trouver un peu de tranquillité pour s’immerger dans la nature quand je pars faire de la photo c’est une priorité, j’aime bien être seul et loin des foules.

    L’Islande, n’est qu’un exemple, le Japon, le Lake district,  les parc nationaux américain…. , tous ces endroits sont pollués c’est triste de dire ça mais c’est la vérité. Comment peut-on avoir envie de photographier un lieu qui à déjà fait le sujet de milliers de compositions.

    d’ailleurs certaines places commencent à en avoir ras-le-bol de ces paparazzis, en Suisse par exemple ils veulent faire payer le droit de prendre en photo certains villages.

    Le problème aussi dans tout ça c’est le manque de respect des personnes, ils prennent le droit de faire tout et n’importe quoi, entrer dans des propriétés sans en avoir l’autorisation, prendre des photos de personnes sans rentrer en contact avec eux un exemple parmi tant d’autres.

    Quand le vois ces workshop ou des groupes de photographes sont emmenés dans des endroits ou les panoramas permettront de réaliser à coup sur une belle photo, ça ne me dit rien mais rien du tout, avoir tous la même photo qu’on ta programmée quelle horreur , ou est l’esprit de création là dedans.

    après chacun fait comme il veut.

    c’est pour cela que je ne m’indigne pas spécialement envers la streetphotographie tout les thèmes photographiques sont en overdose de nos jours et ça n’est pas près de s’arrêter.

    heureusement il y a quelques personnes qui arrive à ce sortir du lot comme par exemple le photographe animalier Vincent Munier assez difficile à copier dans son style.

    enfin pour conclure continuer à vivre votre passion à fond et éviter la prise de tête.

     

     

     

     

     

     

     

    • Je te rassure pour l’Islande : c’est grand ! ! !

      Tous les touristes s’agglutinent sur quelques sites très faciles d’accès situés le long de la route qui fait le tour du pays…

      Mais dès que tu prends les pistes qui rentrent à l’intérieur, ou te mènent un peu plus loin : alors il n’y a plus grand monde. J’y ai passé un mois et on a pas été trop gêné par le monde…

      Par exemple , là ou j’ai fait cette photo : il n’y avait que nous !

      Et c’est partout pareil : les touristes s’agglutines sur les sites « touristiques » les plsu connus… Mais en cherchant un peu : on trouve toujours des coins tranquilles et authentique. Au Japon aussi ;-)

      Il faut se renseigner avant, c’est tout… et ça demande un peu de recherches et de travail en amont.

      • merci pour cette précision, donc je me suis fait une mauvaise idée, en visionnant quelques vidéo qui effectivement devait être fait sur des site populaire. Donc il faut que j’envisage à tout pris d’y mettre les pieds, je suis fan des paysages nordique, j’ai d’ailleurs en plan pour mon futur voyage de faire un tour dans les Lofoten au mois de mars pour bénéficier encore de l’ambiance hivernale.

         

        félicitions une très belle photo de ce glacier islandais

    • Par exemple lors de nos voyages photos, on essaye d’éviter ces coins ou les touristes (et les autres photographes), vont systématiquement.

      Si un endroit est devenu trop surchargé, on y passe très rapidement (si c’est absolument incontournable), ou carrément,nt on y va plus (si on trouve mieux, bien entendu)…

      Par exemple; lors de notre voyage photo au Japon, on ne « cours pas » après les Heisha dans les rue de Gion : pas éthique… Mais on organise une séance photo privée avec une Geisha « rien que pour nous » ! Et c’est carrément bien ;-)

  9. En fait toit ces commmentaires ne servent a rien !!
    En effet le principal interet d une photo c est qu elle trouve son « public ».
    Déjà si le photographe qui etait derrière le viseur a pris son pied en la faisant cest bien.
    Alors si en plus elle plait quelqu’un cest encore mieux.
    Si ça ne plait pas aux autres ça nest finalement pas grave.
    Cest comme en amour,  » chaque pot son couvercle » !!!

  10. C’est lié à la monté de l’insécurité en France ou ailleurs, avec la faune qui traine, les prisons étant pleine, enfin le droit à l’image fait par des gens procéduriers qui n’aiment pas les photographes,et Internet aussi qui permet de faire un usage répréhensif de la photo .Enfin Cartier Bresson j’ai lu un jour disait qu’il appréciait son vieux Leica car on le prenait pour un vieux (schnoc )dans la rue et on lui fichait la paix tandis que ceux qui s’y promènent avec un Nikon ou un Canon qui ressemblent à une arme suscitent de l’agressivité. Vous voyez bien que le Leica a parfois des avantages…

  11. D’accord avec tout ce qui précède. Nous sommes saturés d’images pour la plupart sans grand intérêt, dans un monde mercantile où la quantité prime sur la qualité. En matière de photo de rue, tout semble avoir été dit et montré depuis l’âge d’or de la photo dite humaniste en noir et blanc. Est-ce vraiment la fin d’une mode ? On sait bien ce que valent les modes, elles sont cycliques. Faut-il renoncer pour autant à la photo de rue ? Certes les conditions de prise de vue sont devenues plus difficiles et le droit à l’image est une obsession, mais la contrainte stimule l’inventivité. Il est encore possible de faire de la photo en ville en étant discret et en respectant les gens. De plus en plus souvent je pars me balader avec mon Canon 6D équipé d’une focale fixe (35mm, 50mm voire même 100mm). C’est léger, moins visible qu’un gros téléobjectif et ça oblige à bouger pour trouver les bons cadrages. Et heureusement, il n’y a pas que les sites touristiques. Il faut aller au hasard, « se perdre » dans les quartiers et observer. Bon exercice de prise de vue. Cela prend du temps et donne l’impression de ne rien faire. Mais c’est précisément ce « ne rien faire » qui développe et entretient l’imagination. Avec un minimum de connaissance technique pour ne pas faire n’importe quoi, l’essentiel est de travailler sérieusement sans se prendre au sérieux et sans vouloir faire la photo du siècle. Se faire plaisir avant tout !

Leave A Reply


Notifiez-moi des commentaires à venir via émail. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.