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Pour progresser : cherchez les contre-jours

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Je me souviens de conseils que l’on donnait aux photographes débutants dans mon enfance : évitez les contre-jours… Il est vrai que bien exposer une image à contre jour, en argentique dans les années 70 relevait du « coup de bol ».

 

Participez à l’un de nos voyages photo, je vous expliquerais comme perfectionner votre pratique du contre-jour  : www.destinationphoto.com.

 

Par volonté de contradiction, j’ai pourtant souvent essayé les contre-jours à l’époque argentique… En me plantant la plupart du temps ! J’essayais de me débrouiller comme je pouvais pour échapper aux erreurs d’exposition : en braketant systématique (avec 3 diaph d’écart) pour commencer (du moins à partir de 1992 lorsque j’ai eu un Canon EOS)… Ensuite en ajoutant du flash « fill-in » parfois (lorsque le sujet le permetait). Ou même un réflecteur pour déboucher le premier plan avec plus ou moins de succès… Mais ce que je n’ai pas compris tout de suite, c’est qu’il fallait mieux « accepter le contraste », pour l’exploiter. C’est d’ailleurs pour cela que la « dynamique » de mon capteur m’importe peu : il y en a toujours assez !

Aujourd’hui en numérique tout est plus facile… Les fichiers RAW (même les pires, comme ceux des compacts) disposent d’une dynamique tellement immense (plus que suffisante)… L’écran est là pour vous permettre de vérifier vos images immédiatement. Le bracketing est extrêmement facile à mettre en oeuvre (plus facile chez canon que chez Nikon soit dit en passant). On peut choisir de « braketer » sur 2, 3, 5 ou 7 vues… Et bien entendu la correction manuelle d’exposition est plus accessible à tous.

Et enfin pour compléter cet ensemble d’outils très puissants : Lightroom est là pour vous aider à faire le tri (surtout si vous prenez 1000 images par jour, dont parfois un bon tiers à contre jour, en ce qui me concerne – Pourquoi prendre… de 500 à 1000 photos par jour ? )… Et en post traitement, il est devenu facile « d’ajouter un peu » les contrastes. Ce qui n’est pas un « petit détail » dans cette histoire. Mon conseil du jour est donc : osez le contre jour. Il en restera toujours quelque chose…

Donc, ne craignez pas de rater : au contraire c’est en ratant que l’on progresse… La photo doit rester « instinctive », elle nécessite un certain « lâcher prise ». Dernier conseil : si vous voulez pratiquer confortablement l’Art du contre jour : fuyez les viseurs électroniques, totalement incapables de restituer « ambiance d’un contre jour » au moment du cadrage.

Sélection de quelques images « à contre jour », que j’ai réalisé lors de nos derniers voyages photos… Ou j’enseigne à qui s’y intéresse « l’Art du contre jour » : www.destinationphoto.com.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il se cache parmi ces quelques contre jours… quelques « contre jours en négatifs ». C’est à dire des images ou un « sujet éblouissant », se détache sur un « arrière plan sombre ».

Alors que le contre jour est en principe un sujet « sombre », se détachant sur un « arrière plan éblouissant ». Si l’on joue correctement sur les proportions de clair et de sombre, les « contre jours en négatifs » sont assez indiscernables des « contre jours classiques »… Le « fin du fin » est de parvenir à mélanger au sein d’une série « contre jours positifs » et « contre-jours négatifs ».

 


En fait, je crois que c’est le fait d’enseigner la photo aux autres depuis 10 ans, qui m’a obligé à énormément progresser. 

Je crois que j’ai essayé de comprendre ce que j’aimais parfois dans les photos de certains de mes élèves (qu’ils réussissaient parfois d’instinct) ! Et que je n’aimais pas dans les miennes… car je réfléchissais souvent trop.

J’oubliais de me laisser aller à plus d’instinct et à plus de hasard.

Je crois qu’en dix ans, j’ai réussi à simplifier ma façon de voir et de cadrer (cela passe par une utilisation plus intensive du viseur optique)… J’ai évolué aussi un peu au niveau des choix du matos : je prends plus de risques (je prends encore plus d’images qu’avant, mais j’accepte d’en rater beaucoup plus souvent… Du coup celles que je réussi : sont plus ambitieuses qu’avant)…

Je me suis libéré de l’obligation de réussir des images, du coup j’en rate plus : mais lorsque je les réussi c’est mieux ! C’est paradoxal, mais ça marche.

C’est ce qui explique que certains photographes amateurs sont bien meilleurs que des pro ; c’est parcequ’ils n’ont pas d’obligation de résultat…

C’est justement de voir que d’autres réussissaient des photos souvent très intéressantes, sans la moindre maitrise technique (ce qui m’énervait un peu au début), qui m’a appris à laisser des « accidents » s’insérer dans la trame un peu trop rigoureuse de mes prises de vue… (surtout lorsque j’avais une obligation de résultat en travaillant “en commande”, genre pour des catalogues de voyage)

Cela passe aussi par une meilleure utilisation de la sélection avec Lightroom : je passe de plus en plus d temps à classer, sélectionner, faire des collections de « choix possibles », des « choix audacieux », et de « choix un peu fous »… Justement ces images « un peu ratées mais étonnantes », que j’avais tendance à laisser trop souvent de côté, parcequ’elles avaient un défaut… Grâce à Lightroom, je ne les oublie pas : je me fais des collections de « choix un peu gonflés » ! qui me donne le temps de la réflexion.

Pourtant j’avais déjà apr!s ça en dessinant (ou le dessin), bien avant… Lorsque j’étais étudiant en Art Appliqués et en Art Plastique. Et j’avais eu beaucoup de mal à la comprendre à l’époque (j’avais 20 ans), qu’il fallait lâcher prise (un petit peu).

Mais je l’ai plus vite compris en photo. Malheureusement c’est le temps qui manquait pour expérimenter (besoin de travailler et de vendre des images « classiques » pour gagner ma vie) : et c’est ça qui a pris si longtemps.

J’avais compris il y a plusieurs années que le contre jour, la gestion du flou étaient des clefs pour progresser et faire des images plus intéressantes, mais je n’avais pas assez de temps pour m’y amuser…

Et surtout priorité était donnée aux images bien nettes et bien lisibles. Pour la vente…

Il y a plusieurs façons de laisser les « accidents » arriver et il m’aura fallu en essayer plusieurs, avant de trouver la bonne façon : celle qui me plaisait… Le contre jour est une des façons qui me plaisent.

Malheureusement je suis encore un peu frustré de ne pas avoir plus de temps, pour aller plus loin. Mais la frustration est aussi ce qui donne l’énergie !

 

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56 commentaires

  1. Une bien belle série, je lis le blog depuis plusieurs années et je trouve, si tu me le permet, que tes images ont beaucoup plus de caractère qu’auparavant!

    par contre quelle est la différence entre correction d’expo et bracketting?

    • Merci Julien…

      En fait, je crois que c’est le fait d’enseigner la photo aux autres depuis 10 ans, qui m’a obligé à énormément progresser. 

      Je crois que j’ai essayé de comprendre ce que j’aimais parfois dans les photos de certains de mes élèves (qu’ils réussissaient parfois d’instinct) ! Et que je n’aimais pas dans les miennes… car je réfléchissais souvent trop.

      J’oubliais de me laisser aller à plus d’instinct et à plus de hasard.

      Je crois qu’en dix ans, j’ai réussi à simplifier ma façon de voir et de cadrer (cela passe par une utilisation plus intensive du viseur optique)… J’ai évolué aussi un peu au niveau des choix du matos : je prends plus de risques (je prends encore plus d’images qu’avant, mais j’accepte d’en rater beaucoup plus souvent… Du coup celles que je réussi : sont plus ambitieuses qu’avant)…

      Je me suis libéré de l’obligation de réussir des images, du coup j’en rate plus : mais lorsque je les réussi c’est mieux ! C’est paradoxal, mais ça marche.

      C’est ce qui explique que certains photographes amateurs sont bien meilleurs que des pro ; c’est parcequ’ils n’ont pas d’obligation de résultat…

      C’est justement de voir que d’autres réussissaient des photos souvent très intéressantes, sans la moindre maitrise technique (ce qui m’énervait un peu au début), qui m’a appris à laisser des « accidents » s’insérer dans la trame un peu trop rigoureuse de mes prises de vue… (surtout lorsque j’avais une obligation de résultat en travaillant “en commande”, genre pour des catalogues de voyage)

      Cela passe aussi par une meilleure utilisation de la sélection avec Lightroom : je passe de plus en plus d temps à classer, sélectionner, faire des collections de « choix possibles », des « choix audacieux », et de « choix un peu fous »… Justement ces images « un peu ratées mais étonnantes », que j’avais tendance à laisser trop souvent de côté, parcequ’elles avaient un défaut… Grâce à Lightroom, je ne les oublie pas : je me fais des collections de « choix un peu gonflés » ! qui me donne le temps de la réflexion.

      Pourtant j’avais déjà apr!s ça en dessinant (ou le dessin), bien avant… Lorsque j’étais étudiant en Art Appliqués et en Art Plastique. Et j’avais eu beaucoup de mal à la comprendre à l’époque (j’avais 20 ans), qu’il fallait lâcher prise (un petit peu).

      Mais je l’ai plus vite compris en photo. Malheureusement c’est le temps qui manquait pour expérimenter (besoin de travailler et de vendre des images « classiques » pour gagner ma vie) : et c’est ça qui a pris si longtemps.

      J’avais compris il y a plusieurs années que le contre jour, la gestion du flou étaient des clefs pour progresser et faire des images plus intéressantes, mais je n’avais pas assez de temps pour m’y amuser… et surtout priorité était donnée aux images bien nettes et bien lisibles. Pour la vente…

      Il y a plusieurs façons de laisser les « accidents » arriver et il m’aura fallu en essayer plusieurs, avant de trouver la bonne façon : celle qui me plaisait… Le contre jour est une des façons qui me plaisent.

      Malheureusement je suis encore un peu frustré de ne pas avoir plus de temps, pour aller plus loin. Mais la frustration est aussi ce qui donne l’énergie !

    • Le bracketing d’exposition, : c’est une série d’images (2, 3, 5 ou 7), réalisées automatiquement en rafales, dont chacune inclu une correction d’exposition (au moins 2/3 de Diaph, en dessous c’est pas assez), que l’on a programmé dans l’appareil…

      C’est très simple à utiliser… et ça donne une grande attitude de choix ensuite.

      Esemple de rafale de 3 images avec Bracketing d’expo…

      Je choisirais la plus pratique en développement.

      Ou je réaliserais même une « Fusion HDR dans Lightroom », dans certains cas difficiles…

  2. C’est quoi les EXIF (surtout focale/ouverture) pour cette photo de toi ? http://photoetmac.com/wp-content/uploads/2017/04/fvl9271_blog_1200px.jpg

    (Que je trouve ma foi bien réussie.)

    C’est au 70-200 f/4 ?

     

    Sinon, sympa le billet. Après, attention à ne pas résumer comme on l’a tous fait le contre-jour aux silhouettes (ça devient lassant une série 100% silhouettes, la tienne est nettement plus variée). Mais en effet, jouer avec le contraste ne peut QUE donner de belles choses. Avantage : pas besoin d’un FF pour ça. :D

      • Alors ça, non. Un 70-200 f/2.8 sur un APSC, à f/2.8 et à la même focale équivalente et tu as la même photo (ou en tout cas c’est presque indiscernable). ;)

        Merci :)

        • Oui, mais en voyage la version f/2.8 est trop lourde…

          Donc, mieux vaut utiliser la version f/4 et un Full Frame !

          Le poids gagné et lees euros économisés, me permettent d’emporter un Sigma 85 mm f/1.4… et ça : ça fait franchement la différence.

          Donc grâce au Full Frame, je peux transporter un 85 mm f/1.4 (l’ancien modèle), en plus de mon 70-200 mm (car le Full frame me permet de me passer de la version f/2.8)…

          Comme quoi : le Full Frame fera toujours la différence ;-)

          • hooooooo mais arrête de nous souler avec tes conneries de matos et de full frame ! pour une fois que tu fais un post avec que des belles photos  sans placer que fuji / nikon / sony est groscaca, tu arrive pas à t’empêcher de raconter n’importe quoi dans les commentaires…

            Tu le sais pourtant que le matos est pas important… ce qui importe c’est

            1 – un « moment »

            2 – une composition

            3 – une lumière

            la taille du capteur vient en position 10 000 sur une bonne photo.

             

            La différence entre un f4 et un 2.8 c’est 600 grammes.

            – tu fais une semaine de régime a manger moins de frites et la différence est annulée…

            – tu te balade avec tes 2 (voir 3 avec ton pana) boitiers. j’en ai toujours eu un seul. la différence est annulée…

            – tu as un 85, un 100, un 70-200, d’autres auront qu’une optique pour ca. la différence est annulée…

            – t’as un 24-70 et un 24 1.4, on peut aussi avoir d’autres configs. la différence est annulée…

             

            Bref, fais ce que tu sais faire : de belles photos et calme un peu la partie trolling « y’a que ma config qui vaut le coup »

            • Justement : avec deux boîtiers et deux objectifs très différents (un zoom et un fixe à grande ouverture) j’ai un gros avantage question réactivité…

              Travailler avec deux boîtiers et deux focales très différentes : ça me semble indispensable… du moins si l’on veut réussir ce genre d’images à coup-sur. Et si l’on ne veut rater aucune opportunité !

              Et je maintiens qu’il vaut mieux un Full Frame et un APS-C (si possible) : APS-C qui transforme par exemple mon EF 70-200 mm en 112-320 mm…

              Alors oui, la photo, c’est bien entendu : un moment, une composition, une lumière… Mais une fois qu’on a dit ça : on a rien dit !

              Car tout le monde le sait… Sans technique et sans matos, tout ça : ce n’est que des paroles. Il faut des objectifs pour mettre ces « principes théoriques », en pratique…

              Et le choix du matériel c’est très important… D’ailleurs, il n’y a qu’a regarder la vidéo à propos des objectifs de Stanley Kubrick et de sa « config » ! ! ! Ce n’est pas du trolling ;-)

  3. Enfin on reparle photo sur ce blog bien souvent (trop souvent) dédié aux matériels dont aime bien se délecter en fin je crois l’animateur du site…

    C’est bien plus intéressant d’échanger sur les photos elles mêmes et les techniques qui en découlent pour nous faire progresser nous les non pros, d’ailleurs je crois bien que c’est une partie de ton gagne pain mon cher JF, donc de grâce STP, moins de matos, plus de photos, surtout des comme cette série vraiment très intéressante que j’aimerais bien pouvoir réussir a reproduire (même si je suis pas en Canon, tu m’en veux pas hein).

    Plus de conseils sur la technique photo stp JF, et par avance merci.

    • On essaiera d’un penser…

      Mais le matos a quand même un peu d’importance.

      Dans le progrès que j’ai fait, il y a aussi un peu plus souvent l’utilisation d’optiques à grande ouverture et le passage au Canon EOS 5DsR, m’a aussi pas mal aidé : j’ai de meilleures textures et parfois je recarde un peu plus qu’avant…

      • la photo c’est la pratique le plus souvent possible  oser et faire ses gammes je suis rester 7 ans sans pratiquer la photo quand j’ai repris la photo j’ai mis autant de temps pour à nouveau aimer mes photos mes amis me disaient pendant cette période elles sont bien tes photos mais je voyais qu’ils voulaient me faire plaisir, j’aime bcp vos photos de contre jour elles sont magnifique moi aussi j’adore le contre jour, bonne journée JF

  4. Superbe série. J’avoue ne pas essayer assez les contre-jour très contrastés.

    Par contre, un petit commentaire sur une petite contre-vérité (puisqu’on est dans les contres ;))

     » Le bracketing est extrêmement facile à mettre en oeuvre (plus facile chez canon que chez Nikon soit dit en passant).  »

    Même si je trouve le menu « Q/info »+molette bien pratique et très lisible sur Canon (ça marche aussi bien sur 6D, 5Ds et M6 maintenant que j’ai pu l’essayer), le fait d’avoir un bouton dédié + les deux molettes pour régler nombre de prises de vue et latitude (D7100, D7200 et D800 pour ceux que j’ai eu en main) ne me semble pas vraiment moins pratique.

    Seule la lisibilité peut être discutable, mais il n’y pas plus de mouvement à faire. Qui plus est, pas besoin d’aller dans les menus pour régler le nombre de prises de vues contrairement à Canon, même si ce n’est pas non plus super utile: en général, quand on a un réglage de nombre de prises on s’y tient.

    Ceci dit, sur D7200, on ne s’en sert pratiquement jamais, vu la dynamique de l’appareil, c’est presque totalement inutile (et on devient fainéant).

    En revanche, le rendu peut bien sûr quelque fois être discutable et surtout compliqué à élaborer de façon juste. C’est une question de goût et c’est un éternel débat.

    Un exemple illustrer de l’avantage de ne pas avoir à bracketer : les feuillages qui bougent (voir photo jointe, issue d’une seule prise au D7200) et qui, sur certains clichés traités avec les logiciels de fusion, donnent des sortes de flous de superposition assez laids.

    Il n’y a guère que le D800/810 ou le D7200 qui permettent suffisamment de latitude pour se passer du bracketing dans ce genre de cas, même si comme vous le souligner souvent, la colorimétrie est plus difficile à gérer au moins sur le D800, et encore plus sur des scènes à fort contraste, je trouve. Sur le D7200, ça va déjà beaucoup mieux quand même.

    Dans mon exemple, la lumière solaire devient presque lunaire. A noter, cette photo est faite pour être un fond d’écran, pas une photo imprimable.

    • Pierre, je ne suis pas d’accord : aucun boitier (même avec une super dynamique) actuellement, ne donne autant de lattitude qu’un bracketting sur 3 Diaph…

      C’est totalement impossible.

      Car des fois j’exploite des images avant jusqu’à 6 ou 8 diaph d’écart…

      Oui, l’image la plus sombre possède de chaque coté 1 ou 2 diaph de marge… Imagine qu’elle soit à -3 par rapport au zéro.

      Si je la combine avec l’image la plus claire (qui est 3 diaph plus) claire) : celle ci à une lattitude de correction de 2 diaph (par exemple).

      Cela fait dont 7 diaph entre le plus sombre possible (qui permet de rattraper de très hautes lumières sans sacrifier du contrat)… et la plus claire(qui permet éventuellement de révéler un visage caché dans l’ombre.

      Face au potentiel infini (littéralement) d’ajustement du braketiong (combiné à la dynamique) : la dynamique (seule) du capteur de pèse absolument rien… C’est pour cela que depuis toujours je peux faure mes contre jour avec un capteur de dynamique nulle.

      Je l’ai toujours dit : la dynamique du capteur est le truc le moins important sur un boitier ! Y compris pour faire du contre jour.

      Ce qui compte ce n’est pas le post traitement : mais d’avoir une correction d’expo idéale à la prise de vue… ET ce n’est pas la dynamique du capteur qui aide : mais le choix d la bonne correction d’expo (d’ou l’intérêt d’un bracketing bien dosé)…

      • Je n’ai jamais écrit qu’un capteur avec une grande dynamique donnait autant de latitude qu’un bracketing. Il va de soit que le bracketing repousse la dynamique de n’importe quel capteur bien au delà de ses limites. J’ai juste dit qu’un capteur avec une grande dynamique offrait plus de possibilités sur une seule prise (et uniquement dans ce cas) qu’un capteur moins dynamique, forcément, et essentiellement pour rattraper des ombres un peu trop bouchées, pour préciser.

        Et donc la où certain capteurs obligent à faire un bracketing pour s’assurer d’une marge dans les ombres, d’autres permettent d’avoir le même résultat ou presque en une prise, même si les cas où cette différence est utile ne sont pas nombreux.

        Et je confirme ce n’est qu’un élément parmi les qualités d’un capteur et qui n’a pas plus d’importance que les autres pour moi.

        D’ailleurs, je préfère faire du bracketing avec un capteur moins dynamique et mieux « étagé » (aussi dans les couleurs). Les HDR au D800 m’ont toujours parues bof bof, alors qu’au 6D je n’ai jamais eu de problème, par exemple.  Même sur un « vieux » 600D, faire des HDR bien équilibrées me semblait plus facile.

        Je préfère aussi les capteurs dont le bruit est beau et ressemble à du grain un fois imprimé, à ceux qui assurent une soit disant homogénéité qui leur confèrent des chiffres de dynamique plus importants lors des tests de rapport signal/bruit (et un bon score chez DXO) alors que les ombres rattrapées sont « moches ». Mais tout ça est très subjectif.

        Quoiqu’il en soit, personnellement, je ne suis pas fan des HDR (je pratique plus le panoramique en fait) et j’aime les photos aux lumières contrastées même si je ne suis pas un grand pratiquant de cette discipline (c’est bien pour ça que j’admire aussi ce que vous faites… pour m’inspirer :D). Je trouve que souvent, le remontage d’ombre à tout prix ne donne pas des résultats agréables à regarder ou à imprimer.

        Je ne vois pas trop comment faire de la HDR avec des gens qui bougent, en plus. Sur les photos que vous donnez en exemple ici, elles semblent toutes être des prises uniques : est-ce du travail par zones ? De visu on dirait vraiment des prises uniques qui exploitent simplement des scènes bien contrastées par une exposition parfaite. Si ce n’est pas le cas, pourriez-vous me préciser un exemple de bracketing parmi ces prise et m’expliquer, ça m’intéresse ;).

         

        • Plusieurs de ces images sont de HDR en fait (dans Lightroom, jamais dans le boitier qui ne fait que des HDR merdiques ;-)

          Je fais une rafale à main levée, même avec des gens qui bougent… Lightroom s’en débrouille très bien ! Par exemple celle-ci c’est la fusion de deux expositions :

          http://photoetmac.com/wp-content/uploads/2017/04/vib0947_blog_1200px.jpg

          L’idée est que surtout cela ne se voit jamais : ça c’est au niveau des réglages d’expo. Pas si facile…

          • Etonnant qu’il n’y ait pas d’effet de superposition, notamment sur les cheveux à droite mais je n’ai pas réessayé avec la dernière version de Lightroom. Il faudra que je le fasse.

            Pour l’expo, je veux bien vous croire :D.

            Pour le fun, je ressors une vieille photo faite avec le 600D en une seule prise… pas trop besoin de bracketing, je trouve, mais on a moins de nuances, c’est certain.

              • Bien joué.. j’ai l’impression qu’on a le même tic avec les étoiles : trois ou quatre pour les images à fusionner et cinq pour l’image dng finale, sauf que pour moi c’est pour les panos pour l’instant :D. Je me trompe ?

                En tout cas, merci pour le truc, je tâcherai d’essayer ça , espérons rapidement (surtout que la rafale du M6 est bien rapide) :D

  5. Un excellent billet avec de très jolies photos.

    Il me rappelle d’ailleurs que l’auto bracketing est une fonction que je n’exploite pas assez, entre autre pour les contre jours mais pas juste pour ça. C’est d’ailleurs l’un de mes « défis photographiques 2017 » de l’utiliser plus souvent, d’autant plus que ça s’active d’une pression sur une bouton… C’est juste qu’il faut que j’y pense au moment de faire la photo, et pas après une fois dans LR! Bref, une bonne habitude que je vise à développer…

  6. Alors oui, c’est vrai que ça fait vite un peu plus d’images à stocker et trier… des que l’on fait du braketing face à un contre jour ! Je ne le fais pas à chaque fois !

    Sur mon Canon EOS 5DsR, je fais souvent du braketing 2 vues… (avec 2/3 de diaph de différence). Souvent c’est suffisant…

    ET ça prend quand même emoins de place que le brackting 3 vues.  Du coup j’en fais plus souvent…

    Quelqu’un pourrait-il vérifier si il y a bien du braketing 2 vues sur le Fuji X-T2 ? Je l’ai pas sous la main…

    Car tous les appareils ne le proposent pas…

    Par exemple : je crois que mon ancien EOS 6D ne faisait que 3 vues par exemple (pas d’options 2 vues)…

  7. C est aussi la, l avantage de la visée électronique, car tu as 2 modes d’affichage ( sur les sony ).
    Et tu peux choisir, celui avec l exact rendu final et donc plus besoin de bracketing

    • Impossible, car le viseur est tellement mauvais, qu’il est très, très loin de pouvoir afficher les subtilitées dans les hautes lumières dont on a besoin…

      On plus le viseur en peut afficher en temps réel que le rendu du JPEG (mouliné dans l’appareil)…
      Qui est très, très loin de ce que l’on peut tirer d’un RAW : spécialement dans les nuances des hautes lumières…

  8. Bonsoir,
    Je ne vois pas trop l’interêt du bracketing (ou du HDR) sur un contre-jour (en raw) et dans lequel on va garder des ombres très sombres.
    De la même façon 2 vues à 2/3 de dia dans ces conditions…
    A moins d’un capteur très ancien ou d’une très mauvaise mesure (méconnaissance de l’appareil) conduisant une surexposition grillant les hautes lumière. Enfin peut-être qu’avec un capteur Canon… c’est un problème.

  9.  

    « C est aussi la, l avantage de la visée électronique, car tu as 2 modes d’affichage ( sur les sony ).

    Et tu peux choisir, celui avec l exact rendu final et donc plus besoin de bracketing »

    tu as néanmoins tes valeurs de contrastes et de densités. Ce que nous faisions avec des pola 55 à la chambre en  » preview  »

     

    « Qui est très, très loin de ce que l’on peut tirer d’un RAW : spécialement dans les nuances des hautes lumières… »

    Et bien, c’est de la même manière qu’un travail sur négatif sous l’agrandisseur après la prise de vue, et c’est là l’intérêt du RAW

     

    « Impossible, car le viseur est tellement mauvais, qu’il est très, très loin de pouvoir afficher les subtilitées dans les hautes lumières dont on a besoin… »

    Et en situation de reportage, l’instant prime. De toute façon, le shoot se fait plus à l’instinct. Et le viseur électronique est très bien je t’assure, question d’habitude.

     

    • « Et en situation de reportage, l’instant prime » :

      C’est bien pour cela que j’ai besoin d’évaluer instinctivement et instantanément la qualité de la lumière dans le viseur optique ! EN voyant une scène, ou un contre jour je sais exactement ce que je pourrais en tirer en développement dans Lightroom…

      Alors que lorsque je regarde dans un viseur électronique : le rendu est tellement éloigné de la réalité, que je ne sais pas ce que je pourrais en faire en RAW…

      En ensuite : ne parlons pas du rendu totalement fantaisiste des couleurs dans le viseur électronique !

      Pour l’instant, ce n’est vraiment pas acceptable…

      L’habitude a bon dos : certains ont l’habitude de se nourrir avec de la mal bouffe, des frites et de la mayonnaise…

      Le viseur électronique est aux couleurs et aux contraste, ce que les frites et la mayonnaise sont à la gastronomie ! Je préfère une nourriture plus saine pour mes yeux…

      • En visée électronique, ce que tu vois dans le viseur c’est ce que tu pourras tirer en RAW, rien de bien compliqué. Après c’est comme Fuji : tu peux être dérouté, mais ça fonctionne bien mieux avec de l’habitude.

        • Non, pas du tout…

          Le style d’image choisi est appliqué sur l’image dans le viseur en temps réel (par exemple Classic Chrome, ou Provin Standard).

          Donc, ce que l’on voit sur l’écran et dans le viseur électronique : c’est exactement l’équivalent d’un JPEG (mouliné dans l’appareil). Très peu de nuances dans les hautes lumières… Et très peu de nuances de couleurs.

          De plus l’écran de l’appareil et celui de l’écran électronique, sont tout juste capable d’afficher l’espace sRVB… Et je ne te parle même pas du manque de « niveaux » entre le blanc et le noir. Et du très faible différentiel (contraste) entre le plus noir et le plus blanc. EN 2017 : c’est encore très, très, très nul !

          On est donc très, très loin d’afficher un RAW, dont l’espace coloré est très supérieur au Adobe RVB et sRVB…

          Par contre dans le viseur optique, ton oeil voit toute les nuances e couleur permises par le spectre de la lumière solaire. Il peut voire toutes les nuances dans les hautes lumières et dans les ombres !

          Ton oeil voit absolument tout ce que tu pourrais exploiter en RAW aux deux extrémités (en sombre et en clair).

          Le viseur électronique en est absolument incapable

          • Non, en visée optique, ton œil voit beaucoup plus que ce que le RAW sortira à la fin. Du coup, il faut bien connaître son appareil pour ne pas faire n’importe quoi et rater son expo.

            • C’est justement ce qui me fait préférer le viseur optique… : car je vois (au moins) tout ce que je pourrais faire en RAW ! Et même un peu aux delà (sauf à corriger l’exposition, dans ce cas je sais bien ce que je pourrais tire d’un fichier RAW… )

              C’est donc beaucoup mieux que le JPEG affiché dans le viseur électronique, qui ne te montre qu’une minuscule partie de ce qui est possible : ce qui te limite énormément… Vue que je n’ai pas besoin de savoir vraiment « tout » ce qu’il est possible de faire en RAW pour apprécier une belle lumière et la cadrer (ce que j’imagine possible me suffit largement) : pour savoir si ce sera bien ou moyen… ou moche !

              Tandis que dans le viseur électronique ce que je vois est de toutes façons moche, incomplet et me dégoute de prendre la photo…

              Et quand la lumière est vraiment moche : on ne s’en rend pas compte dans le viseur électronique : ce qui conduit à ne plus trop savoir quand faire des photos et quand s’abstenir…

              De toutes façons, à ce que j’en ai vu : seul des photographes n’ayant pas une grande expérience de la lumière et de la couleur « supportent » le viseur électronique… Car ils manquent de sensibilité et d’expérience.

              Pour ceux que je connais du moins… Mais certains progressent : et finissent par vouloir revenir au viseur optique au bout de quelques déceptions.

               

  10. Comme beaucoup, je suis fan de tes photos, tres variees. Moins fan du « tout ce qui n’est pas Canon FF » bashing, mais bon..

    Par contre, petite question: soleil dans le champ + viseur optique?

    Sur mon Canon FF (oui…), j’en ressors souvent éblouis apres 1 ou 2 photos, mais je vois que tu en fais 142 a la suite de temps en temps!

    Pas trop mal aux yeux? J’avais lu qq part que le viseur optique pouvais cramer la retine (mais peut etre une fake news)

    • Tout dépend de la focale…

      Au grand angle (et en dessous du 35 mm en général) : aucun soucis, car le soleil est plus « petit » qu’en vrai lorsque tu regarde dans sa direction…

      Mais avec de plus longues focales, c’est vrai qu’il faut faire un peu plus attention…

      Toutefois en général, on vise dans la direction du soleil, au coucher du soleil, dans ce cas l’épaisseur des couches d’air « filtre » un peu.

      Et ton oeil te dit vite d’arrêter : si l’éblouissement est intense et pénible, c’est signe qu’il faut détourner les yeux (ce que tu fais d’instinct bien avant d’être en danger)… Car la nature est bien faite !

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