web analytics

Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes !

93
BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Lorsque je voyage avec des élèves photographes (voir nos voyages photos), je repère assez vite les mauvaises habitudes, que beaucoup acquièrent (sans s’en rendre compte) en travaillant trop souvent seuls dans leur coin…

Je vous propose en ce beau dimanche : un petit florilège de mauvaises habitudes que vous aurez tout intérêt de combattre pour réaliser des progrès. Dans les conseils possible : il y a ce qu’il faut faire… Et ce qu’il fait cesser de faire ! Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

 


Cessez de croire que le mode M donne du talent : ne perdez pas votre temps avec le mode M, utilisé en toutes circonstances sans réflexion… Le Mode M est à réserver à des cas particuliers : studio, images nocturnes, circonstances ou la lumière ne change pas. Et quelques autres.

Mais le reste du temps, le Mode M vous aidera surtout à rater cet « instant décisif » qu’il est urgent de saisir, avant que l’instant ne s’envole… Car le Mode M c’est trop lent !

La photo est d’abord « affaire de réactivité » et votre voisin qui travail en Mode P, est beaucoup mieux armé pour être réactif ! Par contre je vous engage à essayer de temps à autre : le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant. Par exemple en vidéo, mais pas seulement…

Landscape, Ladakh Himalaya Inde. Photo : Vibert / Actionreporter.com

Image datant de 2005 : prise en JPEG au Canon EOS 20D + zoom Canon EF 70-200 mm f/2.8 L IS USM. Données de prise de vue : 1/60 sec – f/14 – 100 ISO (correction d’expo -2/3 IL) – A main levée…

 


Ne massacrez plus les arrières-plans : Depuis que les appareils réalisent le point quasi automatiquement et que l’exposition n’est plus le « premier soucis du photographe » (comme à l’époque des diapositives) : je dirais que la « médiocrité » de nos arrières plans est devenu la toute première cause de « nos photos ratées » !

A trop se concentrer sur leur sujet, la plupart des photographes débutants, oublient de prendre en compte l’arrière plan dans leur cadrage… Mon conseil, ouvrez les yeux, pensez « arrière plan », déplacez vous verticalement et latéralement en permanence. Et surtout : fuyez l’utilisation du pied qui est un véritable frein à l’expérimentation et à la composition (lire plus bas)…

_mg_5314_blog_1400px

Canon EOS 6D + Sigma 24 mm f/1.4. Données de prise de vue : 1/80 sec – f/1.4 – 50 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1/3 IL.

 


Arrêtez la mesure spot lorsqu’elle est inutile : ceux qui utilisent la mesure Spot sont assez souvent des adeptes du Mode M par ailleurs… Des photographes qui adorent se « prendre la tête » inutilement et feraient mieux de s’intéresser à leur sujet, plutôt qu’à l’exposition !

Beaucoup de gens se font avoir, après avoir basculé (ponctuellement) en mesure spot, pour un portrait par exemple (croyant travailler comme les pro)… Ils oublient ensuite de revenir sagement à la mesure multizone (mesure Auto par défaut). Et réalisent des images trop claires ou trop foncées, leur spot étant pulsé par hasard sur tel ou tel arrière plan…

Parenthèse : heureusement pour les « fans de mesure spot », dans les Canon EOS pas trop anciens, on peut demander que l’appareil affiche une alerte dans le viseur dès que vous êtes en mesure Spot (et aussi dans d’autres cas : lorsque vous êtes en Monochrome par exemple). Fin de la parenthèse !

La mesure Spot, n’est vraiment pas adaptée à la prise de vue polyvalente « au quotidien »… Au mieux, vous le savez et perdez votre temps à mémoriser l’exposition (ce qui est long et représente une opération de trop, lorsque le sujet risque de s’envoler)… Alors qu’une mesure multizone la plus automatique possible, fait parfaitement l’affaire dans 99% des circonstances. Et vous pêrmet de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : votre sujet, l’instant « décisif » et votre composition…

La solution : apprenez à utiliser la correction manuelle d’exposition : c’est bien plus rapide…

_mg_5007_blog_1400px

Canon EOS 6D + EF 24-70 mm f/4 L IS USM. Données de prise de vue : 1/1600 sec – f/4 – 200 ISO – Correction Manuelle d’expo : -1 IL 1/3.

 


Arrêtez les photos de clochards (de loin) : c’est étonnant mais certains «street photographers» débutants ne peuvent s’empêcher de photographier les clochards. Les pauvres…

Jusqu’à les harceler ou presque. Oui, j’ai déjà vu ça… Cela me met très mal à l’aise : que ce soit « lâchement » de loin au 70-200 mm (au moins ils ne dérangent personne, mais ça n’a rien de glorieux, ni d’intéressant). Ou de près au 35 mm (comme les « grands maitres »), ce que je trouve encore plus indécent…

Ce n’est pas en photographiant la misère des sans abris de loin (même en noir et blanc avec un filtre) qu’on devient soudain « street photographer »… Et encore moins « photographe humaniste » : c’est juste nul et lâche…

Pour faire part de votre compassion, il n’est pas davantage nécessaire de « dramatiser » en forçant sur le curseur contraste, ou pire : en ajoutant une bonne dose de « Clarté » en post traitement (là j’ai carrément envie de vomir lorsqu’il y a trop de clarté sur un sujet sans intérêt)… Car tout ça est « bidon ».

Par contre si ce sujet vous intéresse, entrez en contact « vraiment » avec un sans abris, impliquez vous personnellement et partagez sa vie jours et nuits : pendant quelques semaines au minimum. On ne devrait pas être autorisé à photographier la misère, sans un minimum d’implication personnelle…

Et surtout, demandez-lui son accord, pour photographier sa vie. A cette seule condition, votre témoignage et le sien, vaudront éventuellement le coup. La photo humaniste c’est ça. Et ça ne rigole pas : ce n’est pas une partie de plaisir…

 


Ne vous enfermez pas dans une pratique photographique unique : ne plus rien faire d’autre, que des images de Safari… Ou des images de « charme » en studio. Ou des images de sport automobile… c’est un véritable piège !

Car il n’y a rien de plus ennuyeux en général, que les photos d’un spécialiste… Je le sais bien : car je suis passé par là… Certes, il est important de « creuser un peu son sujet », si l’on veut obtenir des résultats. Je dirais qu’une moitié de votre production au maximum devrait concerner un sujet principal. Pour une seconde moitié totalement libre et éclectique.

Il ne faut pas confondre opiniâtreté et aveuglement obstiné. Vous risquez de vous lasser, ou même de lasser les autres…

Durant toutes les années 90, je ne me suis intéressé qu'à la photo de sport (et encore pas n'importe quel sport)... Avec quelques résultats, mais tout de même : avec le recul, je regrette d'avoir été à ce point : monomaniaque !

Durant toutes les années 90, je ne me suis intéressé qu’à la photo de sport (et encore pas n’importe quel sport : principalement le snowboard)… Avec quelques résultats, certes… Mais tout de même : avec le recul, je regrette d’avoir été à ce point : monomaniaque !

 


Arrêtez de prendre des photos de porte : voilà un tic que l’on remarque plus souvent chez les femmes photographes (désolé c’est ce que j’ai remarqué)…

Je ne sais pas pourquoi les femme aiment collectionner les photos de portes, au cours de leurs différents voyages ! Croyez-moi si vous voulez : j’ai remarqué cela…

Ce qui doit correspondre à un instinct profondément ancré dans la nature féminine : peut-être une histoire de « foyer »… Allez comprendre, mais c’est un fait !

Voilà en tous cas une assez mauvaise habitude qui vous fera perdre votre temps et vous détournera des vrais sujets : des portraits par exemple, ou des scènes dynamiques dans la rue… La « série de photos de portes » commence généralement par un voyage à Marrakech ou en Tiunisie, au cours duquel on n’a jamais osé demandé à un autochtone si on pouvait le photographier (les locaux croisés dans les rues, qui parfois peuvent sembler un peu inquiétant pour le voyageur novice et timoré, c’est vrai).

Alors on se rabat sur les jolies portes bleues que l’on trouve dans ces pays ! Et ça peu devenir un mauvais tic… Que l’on reprendra lors d’un prochain voyage à Cuba (ou il y a de jolies portes à la peinture délavée). Si vous vous surprenez à prendre trop de photos de portes : c’est qu’un truc cloche dans votre pratique photographique.

A Cuba : pensez aux photos de vieilles voitures, c’est le pendant masculin des photos de portes !

En cherchant bien, j'ai trouvé une photo de porte ! J'ai pris celle-ci en 1993 je crois, lors d'un voyage en Tunisie... Film Fuji Velvia 50. Probablement avec mon Canon EF 28-70 mm f/2.8.

En cherchant bien, j’ai trouvé une photo de porte dans mon stock ! J’ai pris celle-ci en 1993 je crois, lors d’un voyage en Tunisie… Film Fuji Velvia 50. Probablement avec mon Canon EF 28-70 mm f/2.8.

 


Ne sortez plus le pied à toute occasion : les pieds sont un véritable frein à la créativité, figeant votre cadrage, vous empêchant de rester mobile… Ils sont surtout devenus inutile sauf pour quelques rares effets.

Je me souviens avoir observer une scène étonnante en Islande : un photographe tentait de de photographier des macareux au 70-200 mm, avec un pied ! Le pauvre était bien entendu « totalement handicapé » et ralenti par cet accessoire inutile, qui l’empêchait de se déplacer latéralement et verticalement… Des  placements pourtant indispensables à quiconque souhaite cadrer le meilleur arrière plan possible, dans l’axe de son sujet…

Le temps qu’il règle son lourd trépied sur les trois axes et en hauteur… Les macareux s’étaient évidement déplacés. Et la photo n’a certainement pas été prise au bon moment (ou pas prise du tout)… La preuve :

J'espère qu'il ne se reconnaitra pas ! On sait jamais...

J’espère qu’il ne se reconnaitra pas ! On sait jamais…

En plus les pieds peuvent coûter chers et être encombrants ! Réservez ce budget à autre chose : un week end photo, ou une formation à Lightroom. Ce sera une dépense plus utile…

Réservez le pied aux situations ou il reste indispensable : la nuit… Ah oui, j’oubliais : il y a aussi ces effet de « pause lente » face à la mer…. qui produisent invariablement les même photos ennuyeuses !

Olympus OM-D E-M1, avec  Olympus 12-40 mm f/2.8. Données de prise de vue : 1/500 sec - f/5.6 - 800 ISO.

Petit galop en Irlande… Olympus OM-D E-M1, avec zoom Olympus 12-40 mm f/2.8. Données de prise de vue : 1/500 sec – f/5.6 – 800 ISO.

 


Arrêtez de couvrir systématiquement votre objectif avec un bouchon d’objectif durant la journée… en oubliant le pare-soleil ! Le bouchon « vissé à demeure » sur l’objectif est surtout un excellent moyen de rater les sujets qui surviennent à l’improviste. Hors les seuls sujets vraiment intéressants, sont justement ceux auxquels on ne s’attend pas !

Préférez le pare-soleil pour éviter les mauvais coup sur l’objectif… De plus vous améliorerez le contraste des images et supprimerez quelques reflets parasites.

Olympus OM-D E-M1, avec Olympus 300 mm f/2.8. Données de prise de vue : 1/800 sec - f/4.5 - 800 ISO.

Joli pare-soleil (avec une trappe en haut, pour pouvoir tourner le filtre polarisant ! Malin…). Olympus OM-D E-M1, avec Olympus 300 mm f/2.8. Données de prise de vue : 1/800 sec – f/4.5 – 800 ISO.

 


N’accusez plus votre matériel, si vous n’arrivez à rien : ce qui se traduit par une réaction classique : je dois changer mon matériel… Imaginez-vous vraiment qu’en investissant 2000 € dans un 85 mm f/1.4, cela va soudain vous donner du talent ?

Chez les uns, c’est le Syndrome classique de la course à l’objectif à (encore plus) grande ouverture… Chez les autres, c’est croire (naïvement) qu’en gagnant 300 gr sur le poids du sac à dos grâce à un hybride à viseur électronique : soudain tout ira mieux ! « Mais si, bien entendu puisque l’on peut voir l’exposition dans le viseur, tu comprends ? Cela change tout ! »… Ahah !

Chez d’autres encore, c’est le syndrome de la course au pixel (une autre forme de superstition photographique : et je dois avouer en être un peu victime)… On peut enfin (dans les cas désespérés) être aussi victime d’un syndrome rare : et se dire que finalement il va falloir investir dans un Leica !  Parceque d’autres l’on fait avant vous (et que eux avaient du talent)…

Birmanie, bur-mə, Burma, bɜrmə, mjænˈmɑ, Myanmar, Pyidaungzu Myanma Naingngandaw, Pyidaunzu Thanmăda Myăma Nainngandaw, Republic of the Union of Myanmar, République de l'Union du Myanmar, the Republic of the Union of Myanmar, Union de Birmanie, Union du Myanmar, ပြည်ထောင်စု သမ္မတ မြန်မာနိုင်ငံတော်, ဗမာ et မြန်မာ

Canon EOS 6D + zoom Canon EF 70-200 mm f/4 L IS USM. Données de prise de vue : 1/40 sec – f/4 – 4000 ISO – Et à main levée, bien entendu.

 


Oubliez les séries de… « n’importe quoi » ! Pour faire des progrès en photos, il est souvent intéressant de se concentrer sur un thème, trouver une idée, travailler sur une « série »… C’est actuellement la mode : ainsi, on a récemment vu des idées de « séries brillantes » sur n’importe quels thèmes…

Mais pour que ça fonctionne, il faut au minimum : que l’idée et le thème soit brillants… Car si l’idée ne présente aucun intérêt : les photos resteront sans intérêt ! Exemple de série bidon : cette série de photo de couples ayant échangés leurs vêtements. Totalement anecdotique et stupide…

On se lasse aussi rapidement des timelapse de « selfies » représentant au cours des âges : 10 ans d’évolution d’un adolescent… Se photographiant quotidiennement devant sa glace, avec boutons, sans boutons, avec lunette, sans lunettes… Déjà vu et trop vu !

 


Ne croyez pas qu’en revenant au film argentique, l’étincelle du génie va ré-apparaitre : je ne comprends vraiment pas cet (anecdotique) mouvement de retour au film argentique… Qui se limite heureusement à quelques étudiants hipsters un peu frimeurs et rebels…  Et à quelques pages d’un mensuel Français bien connu (par ailleurs intéressant et sympatique)…

Le génie et le talent, n’ont aucun rapport avec la technique utilisée (argentine, numérique, scientifique, empirique…), alors pourquoi se compliquer inutilement la tâche avec l’argentique : c’est une technique dépassée : lente, coûteuse et pénible…

Alors que cette énergie pourrait être utilisée pour passer plus de temps sur le terrain : pour éventuellement réussir plus d’image et mieux les trier avec les outils d’aujourd’hui… Comprends pas !

Et je peux (personnellement) vous en parler : car j’en ai fait beaucoup de l’argentique depuis mon enfance ! J’ai déjà 49 ans…

_mg_5700_blog_1400px

Pour le look et l’élégance : revenez à l’argentique c’est plus classe et plus sympa… Mais pour la photo : mieux vaut rester en numérique, il me semble.

 


Après cette première partie, lisez la suite ici : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 2).

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

93 commentaires

  1. Ne pas lire les notices, ne pas connaître son matériel….

    En passant chez CANON, j’ai été déçu du rendu de mes photos ! Après avoir fouillé internet, j’ai appris que la pression à mi-course du déclencheur , ne bloque QUE la mise au point (contrairement à PENTAX qui me bloquait tout).

    Du coup, en cas de décadrage / recadrage, l’exposition de mon sujet était souvent à l’Ouest (un recadrage qui fait rentrer un ciel bien lumineux dans le champs de la cellule par exemple…)

    Depuis, vive la mémorisation d’exposition en cas de besoin et pardon à M CANON (même si je préférais la logique PENTAX…) que j’ai insulté pendant quelques semaines.

     

     

     

    • La logique chez Canon, c’est plutôt d’utiliser la correction Manuelle d’expo… avec la molette arrière qui est si pratique et rapide ! Il est tres facile de deviner quand l’image ne sera pas assez « dense » (en mesure Multizone, l’appareil fait une moyenne des tonalités de l’image cadrée en temps réel et c’est ce qui’l faut ! ).

      Si l’expo était mémorisée en même temps que la mise au point ce serait le plus souvent très gênant !

      J’ai mon travaillé en Pentax, mais personnellement après avoir testé Nikon et longtemps utilisé Canon, je trouve que l’expo est plus souvent « crédible » chez Canon… Mais bob, difficile de faire des statistiques.

      Chez Nikon on est trop souvent un peu sur ex… (spécialement les APS-C c’est vraiment chiant : la correction de -1/3 doit être quasi permanente).

      En conclusion e, 2016 (et depuis au moins 10 ans) : l’expo n’est vraiment plus un « sujet », ni une « difficulté » ! Spécialement avec la souplesse du fichier RAW…

      • Bonjour,

        Pour ma part, la perception est inverse. Pour être passé de Nikon à Canon, j’apprécie effectivement la colorimétrie la marque rouge (plus juste, je ne sais pas, mais plus agréable sous lightroom, c’est certain) et les images au contraste plus « punchy » par défaut. Par contre, je peste régulièrement contre la tendance à la sous-ex de la cellule de mesure que je trouve moins précise et moins fiable que celle de Nikon (sans même parler du suivi autofocus en mode « servo », moins bon à mon sens que chez Nikon), qui fait que je dois appliquer quasiment tout le temps une correction de +1/3 de diaph. pour obtenir des images correctement exposées.

        • Ah non… +1/3 sur un Canon ? jamais de la vie ! ! !

          Surtout pas… cela me fait penser que vous avez un écran de PC trop sombre. Car le mesure Canon est hyper régulière (et si vous voyez le nombre de boitier que j’ai pu tester).

          En aucun cas sur exposer d’un tiers. A mon avis, il y a une couille dans le potage quelque part (soit votre façons de travailler, soit votre écran ?)

          Croyez moi : les Canon ne sous exposent pas….

          Par contre les Nikon Sur exposent un poil, spécialement les APS-C (1/3, mais c’est pas énorme), et je ne suis pas le seul à le dire.

          • Merci de votre réponse. Pourtant, j’ai trouvé un certain nombre de témoignages qui se plaignaient du même phénomène, notamment sur Dpreview.

            Un petit exemple, pour obtenir la photo ci-dessous, qui me paraît correctement exposée (voir l’histogramme), j’ai dû corriger de +2/3 de diapo, alors qu’il s’agit d’une photo réalisée en fin d’après-midi, avec une lumière assez plate, donc pas en situation de contre-jour important ou difficulté de ce genre…

            • Je « travaille » avec DXO et il me semble qu’il applique par défaut sa propre mesure à l’ouverture d’un fichier RAW de mon Canon. Du coups, si j’ai appliqué une correction d’exposition à la prise de vue, il semble la contrer !!!

              Nota : J’ai un écran de touriste et je me suis rendu compte après un certain temps qu’il intégrait un système de correction automatique de la luminosité. Du coup, la même photo ouverte à différents moment de la journée n’avait pas la même luminosité… (Option à décocher dans les menus internes de l’écran et non accessible depuis le PC!)

              PS : si je poste une photo qui inspire quelqu’un, je veux bien lui transmettre le fichier origine pour voir comment d’autres personnes peuvent traiter le sujet…

            • La il faudrait essayer de comprendre ou est le piège… Car c’est pas normal.

              Sur une photo comme ça, il est impossible que l’appareil sous expose au point de devoir ajouter les 2/3 de correction que vous avez ajouté.

              Le problème le plus courant : c’est que vous n’avez pas adopté le Mode Multizone qui est le plus polyvalent (vérifiez vous êtes peut-être en Sport ou Centrale Pondérée ?)

              Ou alors vous avez fait une mémorisation d’expo ?
              Ou alors vous avez opté pour le « décalage de sécurité » ? Mais ça ne devrait pas faire ça…

              Sur un cadrage comme celui-ci : l’EOS 6D a tendance naturellement à faire une photo plutôt « trop claire » en général…

              ET croyez moi : il y a plus de chance que ce soit une erreur de manipulation de votre part qu’un dysfonctionnement de l’appareil (soit la mesure fonctionne comme sur tous les autres, soit elle ne fonctionne pas du tout).

              • Bonjour,

                Non, la prise de vue a bien été réalisée en mode matriciel, j’ai vérifié. Pas de décalage d’expo non plus. Pour la mémorisation d’expo, je n’ai pas de moyen de savoir à posteriori, mais j’en doute: le bouton est trop éloigné pour avoir été pressé par accident étant donné la position des mes doigts pendant la prise de vue, et l’icone aurait alors été visible dans le viseur. Qui plus est, j’ai constaté cette tendance à la sous-ex sur de nombreuses photos, ce qui exclu a priori cette hypothèse.

                Le mystère reste donc entier. Je vais peut être renvoyer le boitier pour révision. Merci en tout cas d’avoir pris le temps de me répondre 2 fois, c’est vraiment sympa !

                • A mon passage chez CANON, j’ai mis en route le menu « priorité hautes lumières » en me disant que j’allais prévenir tout risque de cramage des blancs (fonctions cfn du boitier – Perte du 100 iso ). A mon sens, cela sous expose la photo pour les zones lumineuses et remonte les ombres sur le jpg pour le look. Par contre, cela est sans effet sur le RAW qui est juste sous-exposé… Tout va mieux depuis que j’ai décoché cette option.

                  A ne pas confondre avec le déclage de sécurité qui est à mon sens fantastique (possibilité de garantir la plus grande ouverture possible avec la bonne exposition).

                  Bonne journée.

                  • Merci du tuyau. J’ai désactivé l’option en question et, oh miracle, mes photos ont l’air d’être beaucoup mieux exposées !

                    Etrange, je n’utilise que le format RAW et je pensais que les corrections ne s’appliquaient qu’aux JPEG.

                    Enfin, l’essentiel c’est le résultat. Merci encore !

                    • Non, il paraitrait que ça s’applique aussi sur les RAW… Mais mes expériences ne m’ont pas permis de le vérifier.

                      Cecic dit : cette option n’est pas du tout capable de sous exposer de 2/3 de IL…

                      Ses conséquences sont très discrètes : j’ai fait pas mal d’essais. On perle plutôt de 1 ou 2 dixièmes de IL… Et encore : ça ne concerne que les hautes lumières…

                      Je serais donc assez surpris que ce soit le problème. Mais qui sait ?

                      Ce n’est pas exactement la même chose que le fonction Nikon D-Lighting, qui débouche le ombres (réglable de léger à excessif). Celle-ci ne s’applique que sur les JPEG : aucun effet sur les RAW…

                       

                    • Attentionsà la lecture des fichiers RAW en fonction des logiciels. Le logiciel maison de Canon (DPP ?) connait toutes les petites actuces maison alors que mon DXO ne connait aucun réglage à l’ouverture.

                      Pour ma part, j’ai remarqué que sur un paysage, cette fonction apportait une franche sous-exposition dès qu’un petit coin de ciel bleu entre dans le champs.

      • Cette histoire d’exposition bloqué sur Pentax est un peu inhabituelle car ce n’est pas le comportement par défaut. Si l’expo et la mise au point bloquent en même temps, c’est que l’on a paramétré volontairement le boitier pour cela. Sinon, avec les paramètres par défaut, on utilise le bouton AE-L pour bloquer l’exposition en cas de besoin… Par défaut, l’exposition s’ajuste en fonction du cadrage et on fait les compensations d’exposition via la molette arrière lorsqu’on le juge nécessaire… Bref, rien de fondamentalement différent entre les deux et ça me semble être plus une question de personnalisation différente entre les boitiers plutôt que de particularités ergonomiques…

        • Le blocage AE-L reste un certain temps alors que le blocage à mi-course cesse dès qu’on lache le déclencheur.

          De là à dire que j’avais paramétré le boitier de cette façon, peut-etre… Toujours est il que cela me convenait bien ! (mais je finis par me faire au Canon…)

           

  2. Pour une fois que je suis d’accord avec à peu près tout dans un article.

    Tu as oublié quelques trucs du genre « si vous ne faites pas de photo régulièrement, changer d’appareil ne règlera rien », pour les spécialistes du GAS qui finalement ne sortent pas faire des photos.

    Pour les séries, ça peut être un exercice intéressant quand même, travailler la cohérence d’une suite d’images c’est plus dur qu’il n’y paraît. Et ça permet de sortir de la logique « image solitaire » qui est tant valorisée sur le net (insta / 500px pour ne pas citer les premiers spécialistes).

      • En mauvaise habitude… penser trop dogmatique (exemples : forcément une focale courte pour du paysage et forcément une focale longue pour un portrait (serré ou pas serré) ; penser longues poses pour du paysage (vu et revu) ; trop sous-exposer mais sans ETTR). Ne pas hésiter à se planter, des fois ça peut donner des résultats surprenants.

  3. Bonjour,

    Bonne surprise aujourd’hui. Je suis quasiment d’accord avec tous ce qui est écrit ici. J’ai quasiment enseigné la même chose cette semaine !

    Les viseurs hybrides ont eut droit à une petite pique…comme les procédés argentiques.

    Pour ces derniers j’y vois plus un moyen de prendre des photos.
    Faire du cyanotype avec des enfants et voir leur air émerveillé, c’est un véritable cadeau.
    Passer une péloche de 120 en manipulant un appareil comme un bi-objectif cela reste un plaisir. Admirer une plaque de collodion humide reste un plaisir. Tout ceci est de la photographie. Le numérique a pris le dessus mais cela n’empêchera jamais de faire de la photo « autrement ».
    Par contre, je pense que le numérique reste la meilleure école pour apprendre la photo. Le passage vers des solutions alternatives, parfois nettement plus compliquées n’en sera que plus facile.

    J’aimerai un travers classique des amateurs: acheter un appareil « tank » avec un numéro à un chiffre (Nikon, Canon) afin de prouver leur passage à la photo pro…

    Mon syndrome de photographe… la recherche de l’appareil offrant la meilleure qualité photo en terme de dynamique…(je déteste l’HDR forcé)

     

  4. Interessant. Moi j’en ai une, qui pourrait presque etre hors sujet, c’est d’arreter de se contenter de voir ses photos sur un ecran. D’accord, on n’est pas facilement publie dans un magazine, mais imprimer ses photos c’est important.

  5. Ce genre d’article me plait beaucoup JFV !!!

    Loin des ième tests matériels, il y a de l’humain dans cette chronique. Bien joué, et j’ai vraiment hâte d’une suite……..

    A bientôt donc ;-)

  6.  
    Je suis dubitatif lorsque je vois des membres de photo-club respecter scrupuleusement l’exposition en mode M… tout en utilisant le mode ISO Auto !
     
    ISO auto signifie que l’on accepte de photographier la même scène à 100 ou à 16.000° ISO, aucune différence ?
     

    • Non, bien entendu !

      ISO Auto veut dire que vous laissez l’appareil se débrouiller disons entre 50 et 400 ISO (limites que vous avez préalablement choisi dans les personnalisation du Mode ISO Auto) !

      C’est très intelligent le Mode M avec ISO Auto ! ! ! Lorsque tu sais exactement quel Ouverture tu veux, et quel vitesse convient…

  7. Super article JF,

    Pour une fois d’accord avec toi et surtout ne pas tout ramener  au matériel,

    STP n’enterre pas l’argentique, que cela reste une pratique quoique marginale maintenant mais un réel plaisir pour certain (c’est comme la peinture et les pinceaux, ça existe toujours) et j’espère qu’il en sera ainsi pour ce mode photographique.

    J’attends la suite avec impatience…

    PS: je suppose que tu possèdes un pied… quel modèle ?

     

     

    • OK, je ferais un effort, promis… c’est en effet pas la peine de l’enterrer. Car bientôt il faudra faire des efforts pour « préserver » un minimum de pratique argentique à titre culturel !

      Un peu comme un musée vivant de vieilles voitures ou de vieux coucous ;-)

      • Eh oui…

        On continue de rouler en vieilles voiture et on continue de fabriquer des vieux coucous (va sur les marchés de Noël en Allemagne)

        J’espère qu’il en sera pareil de l’argentique car c’est quand même un procédé fabuleux (si on aime le labo…)

  8. J’adore ce genre d’article : objectif et osé. C’est sympa de lire des tutos sur la pratique photo mais lire des articles résumant les mauvaises pratiques ne fait pas de mal !

    Cependant je remarque avoir le syndrome de l’hybride haha… :) D’ailleurs votre article sur le GX80 a orienté ma choix vers ce modèle. J’en suis très content !

     

  9. Enfin un article comme j’aimerai en voir plus souvent (plutôt que Canon c’est génial, et les autres tout pourris, qui sont lassant à force)

    Par contre, nous ne sommes pas en phase concernant l’argentique, qui dans sa pratique (du fait de son coût de reviens) de mon point de vue force le photographe à faire attention à deux choses essentiel : le cadrage et la composition.
    Mais aussi l’empêche de ne pas shooter tout le temps (en pensant qu’avec un peu de chance, une bonne photo sortira du lot)

    Cela reste une bonne école (sans prise de tête car sans balance des blancs, sans mode rafale oubliée, sans différent mesure d’exposition – mince je suis resté en mode spot, sans questionnement sur JPG ou RAW, etc…)

    Après, pour moi cela reste une école (que l’on quitte un moment donné, forcément)

  10. Article très intéressant, je suis content de ne pas avoir pris tous les travers que vous évoquez ;-)

    Deux points sur lesquels je suis en désaccord (plus ou moins mineur):

    – D’abord sur l’argentique : un reflex argentique coûte aujourd’hui une misère (j’ai acquis un Nikon D65 + 28-105 macro pour 60euros sur ebay), une pellicule développée ne coute pas si cher que ça. Donc dans l’ensemble, l’argentique me semble bien moins onéreux en tant que débutant. C’est certes moins souple, ça n’en demeure pas moins une alternative intéressante

    – Ensuite, le commentaire sur les photos de portes… On appelle cela du sexisme ordinaire. Vous avez remarqué que certains de vos stagiaires ont tendance à photographier surtout des portes, quel intérêt à dire que ce sont surtout des femmes? Quel intérêt à vouloir y apporter une telle explication  ( » peut-être une histoire de « foyer » »)?

    Evidemment, je ne remets pas en cause l’article, j’essaye d’apprendre la photo!

    Merci pour ces conseils, et pour le blog.

    • Merci !

      Rien de sexiste (puisque je me moque aussi des hommes qui font des photos de voitures… j’ai déjà pointé nombre de travers masculins sans préciser qu’ils étaient masculins, vu que 80% des lecteurs de ce site sont des hommes)…

      Ce qui aurait été sexiste je crois : ça aurait été de me censurer (pour des raisons sexistes), de dire que j’ai remarqué que ces photos de portes sont plutôt une habitude féminine (ce qui est vrai selon moi : je l’ai remarqué).

      Dire une vérité : ce n’est pas sexiste ! Quelle que soit la vérité… ET je dis la vérité de la même façons si je m’adresse à des hommes ou à des femmes : pas de langue de bois, ni de politiquement correcte !

      Ce qui est sexiste : c’est modifier son comportement (son langage et ce qu’on dit) : selon que l’on est en présence de femmes ou d’hommes ! Il me semble… Comme une forme de discrimination ?

      On peut critiquer les travers (bien connus) des hommes et des femmes… en respectant les uns et les autres. Qui ont tous leurs travers bien particuliers.

      Car les hommes et les femmes sont très différents. Souligner cette différence n’est pas sexiste je crois… C’est juste dire la vérité ;-)

      Enfin, tout ça n’est pas grave. L’important est que l’article vous ai intéressé !

      • Jean-Marc FAVRE on

        Moi je dois avoir un coté féminin, je ne peux m’empecher de photographier une belle porte quand j’en vois une (effectivement au Maroc ca le fait bien pour les portes !…) Une porte c’est une séparation entre 2 mondes, et une porte fermée laisse place a plein de suppositions, qui ou quoi derriere…. Bon je fais pas une fixation dessus pour autant :-)

  11. Les saucisses c’est vraiment très intéressant. Perso j’aurais fait une photo miteuse en les laissant floues et en faisant croire à des rideaux.

    Haïssant la photographie de rue et la bien pensance humaniste, j’ai adoré ce paragraphe.

    Pour le pied, perso j’aime beaucoup prendre mon pied et j’y trouve un grand intérêt. Mais il ne faut pas être puceau pour y arriver.

    Pour la photo des dadas, je pense que l’image issue de l’apn sur le pied (si la pose est plus lente) est bien meilleure que celle au 1/500 qui est d’un banal figé et d’une nullité technique… Le cadrage est bien meilleur aussi.

    Tiens, et les filtres, c’est useless ? ça sert à t’chi, et les gus qui les utilisent font tous les même photos ? Des filés de cascades et des mers cotonneuses sur flickr ?

    Il manque aussi un paragraphe sur les zooms chez les noobs. C’est cool un zoom, ça offre trop de possibilités, mais c’est comme un pied, ça bloque la créativité, ou pas…

    Les photos de portes c’est aussi un truc de mec en leica M…

    Mais pourquoi tant de haine, moi j’aime bien les séries de nawak, ça sert à rien, c’est souvent moche, mais ça me divertit, et ça a la vertu d’occuper les gens qui les font… Pendant ce temps là ils me fouettent la paix..

    L’argentique ? Was ist den das ? hihi… Un truc de d’jeuns qui veut faire vioque ?.. mais bon, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse..

    Et le Pola, hein, t’en penses waq ?

    • Ah le Pola… j’ai bien !

      Pas tout le temps… mais souvent ! Cela peut être un travers… Je me souviens en avoir abusé dans les années 90 !

      Shooter en Diapo Velvia 50 et en combinant le 16-35 mm et le Polarisant : je te dis pas le délire ! C’était trop…

      Gros coup de polarisant ici :

      • Oups dans ma tête je pensais pas au filtre mais aux hémorroïdes euh, non à Polaroid… d’ou la majuscule à Pola (à prononcer avec une insistance retenue sur le A)

  12. Bon article! Rassurant de voir que, même en amateur,  je ne m’y retrouve tout de même pas trop!

    Néanmoins, je dois plaider coupable à une mauvaise habitude dans la même ligne que le couvercle sur l’objectif. Le couvercle n’est pas là, mais j’ai trop tendance à remettre inconsciemment le boitier  à « off » plutôt que de simplement le laisser passer en veille… Bon, pas aussi handicapant que d’enlever le couvercle, mais pas non plus aussi rapide qu’une simple sortie du mode veille…

    Ne vous enfermez pas dans une pratique photographique unique 

    Je me trompe peut-être, mais ça me semble être un travers qui guette particulièrement ceux faisant beaucoup de studio. Où cela est très facile de se contenter des mêmes éclairages « qui fonctionnent » et de répéter à l’infini en changeant simplement le modèle. Je connais des gens qui font essentiellement la même photo depuis des années, avec seulement les visages qui changent…

    …le Mode M avec ISO Auto, qui peut s’avérer intéressant.

    Effectivement, ce mode est bien pratique. Il y a plein de situation où l’on veut contrôler parfaitement la vitesse et l’ouverture, et où l’ISO est bien secondaire. Parce qu’avec les boîtiers modernes, en situation de lumière normale, le bruit ne posera aucun problème et l’ISO sélectionné ne changera pas grand chose sur l’image finale. En même ne situation de lumière faible, c’est souvent préférable d’avoir la photo à la PdC et à la vitesse voulue, quitte à avoir un peu de bruit qui au final ne dérangera que les « pixel peepers »…

    La photo de rue

    Il me semble que c’est un genre qui est particulièrement malmené en ce moment. On dirait que beaucoup s’imagine que, pour la photo de rue, il faut simplement prendre une photo de gens banal, faisant quelque chose de banal, dans un lieu banal, et de tourner ça en noir et blanc. Les photo de personnes anonymes déambulant sur un trottoir vers on ne sait où ni pourquoi en regardant leur téléphone sans aucune expression, plus capable… Et même si tu fais mention spécifiquement de photographier des clochards au téléphoto,  pour moi le problème est beaucoup plus large et ne s’applique pas juste au clochard. Il y a juste trop de photos de rue en ce moment qui ne sont visiblement que des instantanés pris au téléphoto de gens ne faisant rien de particulier ou d’intéressant, mais traités en N&B. Bref, tu pourrais faire un article sur ce seul sujet!  La photo de rue, ce n’est pas juste n’importe quoi se passant dans une rue avec un traitement N&B!

    • Bien vu le chapitre sur la photo de rue ;-) Je vais l’ajouter à ma suite…

      ET je vais essayer de trouver une photo noir et blanc, qui ne rentre pas trop dans cette catégorie… de « vues » ou rien ne se passe !

      J’ai presque trouvé : parfois il en se passe rien de particulier, mais tout repose sur le jeux graphique du N&B. Dans ce cas il faut impérativement qu’il se passe quelque chose dans les pixels, (si rien en se passe dans la rue ;-)  c’est un peu le cas ici, sans cette lumière la photo n’avait pas d’intérêt :

  13. Au secours… j’ai la sale manie de photographier des portes fermées (plus de vingt-cinq à Séville) ! Est-ce corrélé avec le fait que j’ai eu la garde de mon enfant après mon divorce et que j’ai exercé un métier fortement féminisé (très fortement, l’enseignement) ? Suis-je curable étant donné mon grand âge (soixante-sept ans) ?

    • Pas de panique Julius. Si tu prends du plaisir à photographier et à voir tes photos de portes c’est l’essentiel. Moi à 67 ans et après 40 années de photographie j’en ai fait pas mal des photos de portes et dans le tas il y en a que j’aime bien et ceci même si soit disant c’est mal!!

  14. A mon avis ce qu’il ne faut pas faire c’est de suivre ton article à la lettre. Je m’explique.

    Je suis d’accord sur le bouchon d’objectif, le mode M à 100%, le trépied systématique (le pied était t il nécessaire sur ta photo des chevaux au 1/500ème?), les clochards, et surtout le changement de matériel si les résultats ne sont pas top.

    Par contre ta critique sur les photos de portes, sur les séries,et l’argentique me font réagir car si je te comprends bien:

    La photo de portes c’est trop vu et alors quel est le problème si les gens aiment ces photos et qu’ils ont du plaisir à les prendre et à les voir !! S’enfermer dans un type de photo c’est pas bien !! Et si les personnes qui le font s’épanouissent pleinement dans ce genre de pratique et qu’en plus les résultats sont plutôt bons. Ou est le problème ? (ta photo de la femme et l’enfant derrière le feu de bois je l’ai déjà vu cent fois !! Ce qui ne l’empêche pas d’être bonne)

    Les séries c’est mal parce que c’est à la mode ?  Et alors en quoi un phénomène de mode doit obligatoirement engendrer des photos merdiques ? Ton idée brillante me laissera peut être de marbre ce qui ne veux pas dire qu’elle est mauvaise.

    Revenir à l’argentique c’est un jeu pour Bobo et ça coute cher. Et si certains photographes se sentent mieux dans ce genre de pratique parce qu’il est nécessaire de faire attention à chaque cliché sans mitrailler à tout va en pensant « dans le tas j’en aurais bien une de valable » Que ces mêmes photographes ne se sont jamais fait à l’utilisation du numérique et alors ou est le problème?

    En définitive je te trouve très sectaire sur les différents abords possibles de la photographie et penser que l’on détient la vérité absolue c’est le début du nombrilisme et c’est courant chez les photographes. En 40 années de pratique ma seule ligne de conduite a été : rien n’est obligatoire, tout peut être tenté du moment que le plaisir est présent et que la passion perdure.

    • Tu as raison c’est en traçant son propre sillon que l’on y arrive aussi…

      Ne rien écouter des conseils de ceux qui ont un petit peu d’expérience., ça peut marcher (ça a marché pour moi en tous cas) !

      Il n’y a pas de règles. ET même si il y a des règles elles sont faites pour être brisées.

      Pour les photos de portes, ce que je veux dire : c’est que ça produit fatalement des photos absolument inintéressantes ! Ce qui ne veut pas dire que le photographe ne se fera pas plaisir.

      Mais pour faire de bonne photo : cela ne passe pas très§s souvent par le plaisir personnel… On aura peut-être un peu de plaisir : beaucoup plus tard ! Quand les autres s’intéresseront à ta photo.

      Se faire plaisir est une chose.
      Faire de bonnes photos (pour faire plaisir aux autres) : en est une autre !

      Sectaire ? Oui, j’assume…

      • Et bien si il est nécessaire de se faire ch… pour qu’éventuellement ma photo plaise aux autres je préfère vendre mon matos ou alors prendre le parti qu’elle ne plaise à personne et de m’en moquer comme de ma première pellicule!!

        La photo de porte a donc un grand intérêt puisqu’elle procure du plaisir à ceux qui la font et même si ce plaisir n’est pas partagé par d’autres.

        • entièrement d’accord je fais de la photo depuis 40 ans et je ne montre mes photos a personne ca m’est égal quelles soient belles ou moches le plus souvent moches d’ailleurs . pratiquer la photo c’est quoi ? tout simplement sortir de chez soi quand la tempête gronde et le vent souffle se retrouver seul au milieu de nulle part et se demander qu’est ce que je fous ici dégainez son matos et trouver de l’inspiration peut importe le résultat se sentir bien . mon matos canon 5d 3 50mn f/1-      24/70-f2.8 v2-135f-2. 16/35 f2.8 v1-100/400f4.5-6 v2 .24/105f4.0

  15. je ne comprendrai décidément jamais les personnes qui s’efforcent à faire un doctrine de la photographie et la définir comme un standard… et encore moins sous forme impérative : « arrêtez, oubliez, de croyez pas… »

    je suis navré mais autant je peux partager ton avis sur la technique je ne comprends pas pourquoi les personnes qui « s’enferment » sur un style de photo, qui prennent des portes en photos, ou autre devraient changer… l’important n’est pas de prendre du plaisir sur ses propres réalisations?

    il y a bien des gens qui prennent du plaisir à découvrir l’argentique ou a travailler car ils manipulent du matériel et pas juste pour se donner un genre hypster…

     

    • Selon moi les gens qui font des photos de portes, devraient arrêter… pour peut-être commencer à faire des photos intéressantes ! Mais ça n’engage que moi…

      Un peu comme Knacki Herta devrait arrêter de faire des saucisses au lkilomètre, pour commencer à faire quelque chose de bon !

      Il n’y a aucun dogme : juste mon avis… à prendre ou à laisser ! Faites comme vous voulez, ça ne me regarde pas et ça ne me dérange pas du tout les photos de portes ;-)

      C’est juste que je trouve ça un peu nul… (la plupart du temps)

  16. C’est bête JF, avec tous les beaux pays que tu as visité tu ne nous as ramené aucune photos de portes et pourtant il devait y en avoir de belles, cela nous aurait dépaysé également et montré l’architecture locale! :)

  17. Hello,
    Mince alors, je fais presque tout faux alors.
    – j’utilise le mode M tout le temps… et sans iso auto! Quel horreur!
    – j’utilise la mesure spot 50% du temps… c’est vraiment la déroute là…
    – je fais de l’argentique avec un bi-objectif … Désolé… j’adore ça…
    – Et le pire,des fois…. je fais des poses longues… Avec l’eau et des fois j’avoue avec des nuages…

    Bref après avoir bien rigolé, je te trouve un peu radical même si effectivement certaines affirmations sont pas si fausses.

    J’utilise le M parce que je ne fais pas du tout confiance à la cellule de 5dmkii et certaines situations m’obligent à évaluer l’expo moi-même avec la mesure spot. Au fil du temps on s’y fait même si effectivement les derniers apn’s le font très bien mais l’envie de voyager au lieu de matérialiser me font garder mon 5dmkii depuis 6ans.

    L’argentique c’est aussi l’envie de toucher une merveilleuse machine à faire de l’image. Avoir un 6×6 dans les mains c’est magique, s’amuser avec la chimie c’est la découverte ! Voir apparaître une image c’est transcendant ! Rien à voir avec le numérique !

    Je fais avant tout de la photo pour le plaisir, certains aimeront et d’autres détesterons. L’important c’est le ressenti ;-)

    Alain

  18. Excellent à lire et relire , j y reviendrais la je suis une petite semaine en vacances mais toutes ces remarques sont judicieuses précieuses intéressantes mou qui veut changer mon petit hybride Gm1 ou lui prendre un objectif plus lumineux je suis un peu juste avec ceux de base et les molettes du gm1 sont parfois penibles quand on règle l exposition surtout ! (Tout en gardant le reflex bien sûr ) mais est ce que ce sera mieux avec le 12/40 2,8 ? Ou plutôt le 40/100 2,8 ??
    Je relirai au calme
    Super article Bravo j attends la suite en préparation

  19. Je voulais te répondre sous mon post mais cela ne marche pas donc je met à la suite…

    Ben, s’il fait beau et uniforme, une fois les paramètre calés plus besoin de toucher ;-) ça marche bien aussi.
    Après, dans certains cas j’utilise le mode av mais sous réserve.
    Je rêve d’un mk4 ou d’un 6dmk2 qui pourrait m’offrir cette facilité d’utilisation d’exposition et un af digne de ce nom. Mais en même temps je préfère me faire l’écosse l’annee prochaine à la place et voir si mon 5dmkii passe le cap des 10ans… parce que y’a rien à faire, on peut dire ce qu’on veut le ff c’est le top et même cette vieille boîte à image envoie du lourd, plus que je ne peux exploiter.
    Salutations

    • Oui évidement, il n’y a plus rien à toucher… à condition de viser toujours un peu dans la même direction et de ne pas changer radicalement de focale ;-)

      Si d’un coup tu vois un truc dans l’ombre et que tu zoom dessus, il faut adapter ton expo. Bon tu me dira c’est possible de la faire assez vite aussi, notamment en s’aidant de l’histograme dans le viseur…

      Mais je vous pas bien l’intérêt ! Il y a bien un moment ou tu vas être moins rapide et rater une image (le temps de changer de réglage) qu’un autre va réussir ;-)

      Je crois que tu pourrait aussi « apprendre à faire confiance » à l’expo de l’appareil et apprendre aussi à utiliser la correction d’expo « ponctuellement »

  20. J’ai pas d’histogramme sur le 5dmkii… pour le zoom si je zoom pas de problème c’est le 70-200f4 constant et 70-200f4 et 135f2, bref tout constant.
    Après ce que j’aime c’est le paysage donc le M reste presque l’idéal surtout qu’en pano j’ai pas le choix.

    Mais j’avoue qu’avec mon x100t lorsque je suis en leger j’utilise principalement l’automatisme de l’outils.

    Mais il faut que je ressaye peut-être d’utiliser le mode P plus souvent…

    • Oui ! Le Mode P : c’est le Mode toujours Prêt !
      Prêt à déclencher, prêt à réagir à n’importe quelle situation…

      ET ne pas oublier qu elle Mode P est « décalable » et permet d’accéder rapidement à n’importe quel couple « Vitesse – Ouverture »

  21. Faut pas exégérer avec le mode M. JF ne dit pas de ne pas l’utiliser, juste qu’il ne faut pas en faire une fin en soi et considérer cela comme un graal photographique. Parce qu’utiliser le mode M sans autre raison que d’utiliser le mode M, c’est souvent se compliquer inutilement la vie et le résultat final ne sera pas nécessairement meilleur… Bref, j’interprète plus son commentaire comme « le mode M ne devrait pas être le mode d’exposition par défaut, à n’utiliser que lorsque la situation le commande ». Ce qui, je trouve, n’est que le gros bon sens. Qui implique aussi que, pour identifier les situations qui l’exigent, il faut un minimum de compréhension des bases photographiques… Et c’est cette compréhension qui mène à une meilleure photo, pas le mode M comme tel, qui n’est qu’un choix parmi d’autres dicté par cette compréhension et non l’inverse.

     

    • Oui, et je dirais même que c’est une certains « incompréhension » du fonctionnement de l’appareil (et même de la photo en général), qui fait que certains utilisent systématiquement le Mode M, la Mesure Spot… Ou le collimateur Central unique majoritairement (ce qui est une autre erreur encore plus répendue)…

      SI vous comprenez bien le Mode P, le Mode A (Av) et le Mode S (Tv), vous aurez moins besoin du Mode M… et gagnerez en efficacité ! C’est sur…

      Comme une utilisation intelligente de l’ISO Auto (encadré de valeurs bien choisies) est un grand progrès pour certaines situations.

      Les coureurs de Formule 1 utilisent une boite Automatique… pour les mêmes raisons ! Mais ils savent la programmer.

    • Le mode M c’est le debut de l’argentique avant l’invention des priorités et des programme et c’est un mode qui devrait ne servir qu’en ultime recours (cas très particuliers) et entièrement d’accord avec JF un mode qui fait perdre beaucoup de temps… C’est plus pour de la photo posée.

      Une question JF, quand je passe en mode M et que j’utilise à coté ma vieille Lunasix 3 je n’obtiens pas les mêmes mesures, c’est dû a quoi d’après toi.

      • C’est que ton posemètre à main, a un fonctionnement relativement primitif.

        La mesure de l’appareil est théoriquement plus intelligente et prend en compte davantage de paramètre (notamment la zone cadrée de façon très précise, spécialement aux focale supérieures au 35 mm. ce que ne peut pas faire la cellule)

  22. C’est pas l’histoire de maîtriser l’utilisation du mode P, av ect … ni de maîtriser le réglage du mode iso auto et ses vitesses maxi et mini qui sur le 5dmkii n’existe pas contrairement au x100t… ni de maîtriser l’histo live qui n’existe pas non plus sur le 5d2 et oui sur le x100t. C’est histoire que simplement La cellule n’est pas 100% fiable sur les plus vieux modèles et que j’ai fait le choix d’utiliser le mode M car souvent mes photos sont de types posées.
    Quand je vois le 6d de mon pote, c’est du haut niveau. Pratiquement impossible de la mettre en défaut…
    Bon, parenthèse terminée sur le mode M

  23. Que de bon sens dans cet article… ça fait plaisir à lire, merci !

    Je découvre par ailleurs ton blog « pour de bon », et je viens de m’abonner. Je partage ton avis et analyses sur beaucoup de sujets ! (j’avais déjà lu quelques articles en passant par le passé, mais je craignais qu’il soit saturé d’apple-mania… et ça m’avait dissuadé de creuser plus loin. A tort, visiblement !)

  24. Pingback: Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (2) - photoetmac.com

  25. Conseils sympas et intéressants, même si je ne suis pas toujours d’accord… Je me permets de t’en donner un à mon tour : se relire pour l’orthographe, les fautes de frappe et la syntaxe, ça fait aussi partie du respect du lecteur…

  26. Pingback: Pratique : pas plus de 5 secondes pour déclencher ! - photoetmac.com

  27. je cite :  » Et surtout, demandez-lui son accord, pour photographier sa vie. A cette seule condition, votre témoignage et le sien, vaudront éventuellement le coup. La photo humaniste c’est ça. Et ça ne rigole pas : ce n’est pas une partie de plaisir… » entièrement d’accord, mais qu’en est-il de ces prises de vues de femmes indiennes lors des bains ( en plus, le bain, c’est sacré et la prise de vues à ce moment là est assez … comment dire… Vous avez compris )

    L’accord a t-il été demandé à ces femmes ?? j’en doute. Ok , comme le photographe voyageur, on ramène de beaux clichés…

    Facile de critiquer une conduite que l’on adopte !

     

  28. Pingback: Devoirs de vacance : articles à relire cet été ! - photoetmac.com

  29. le grain sublime les photos argentiques tandis que le bruit les pourrit les numériques ©

    à un jeunot de 40 piges qui rêvait d’argentique et cherchait un boitier du type Lomo ou autre Brownie j’ai suggéré de se faire la main sur… des jetables.

    Et bien … il a aimé !

    comme quoi

    ~:o)

Leave A Reply


Notifiez-moi des commentaires à venir via émail. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.