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Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (2)

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Suite de notre précédent article : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 1), qui avait connu un certain succès… N’hésitez pas à enrichir cette petite collection de « défauts », avec vos propres remarques en commentaires.

Et on commence avec le commentaire de Carl, que j’ai trouvé si judicieux que j’ai préféré le recopier ici (car j’aurais pu l’écrire moi même). C’est à propos de photos de rue :

 


Cessez de croire qu’il suffit de basculer une « photo de rue » en noir et blanc. « Il me semble que la « photo de rue » est un genre particulièrement malmené. en ce moment Beaucoup s’imaginent que, pour faire de la « photo de rue » : il suffit de prendre une photo de personnes banales, faisant quelque chose de banal, dans un lieu banal ! Et de tourner ça en noir et blanc. Et on se retrouve avec des tas de photo de personnes anonymes, déambulant sur des trottoirs vers on ne sait où ni pourquoi, en regardant leur téléphone, sans aucune expression… Il y a juste trop de photos de rue en ce moment !

Qui ne sont visiblement que des instantanés pris au téléobjectif, de gens ne faisant rien de particulier ni d’intéressant : seulement traités en N&B… Bref, tu pourrais faire un article sur ce seul sujet !  Et même si tu fais mention (ici) spécifiquement de photographier des clochards au téléobjectif,  pour moi le problème est beaucoup plus large et ne s’applique pas juste au clochard. Car la photo de rue, ce n’est pas « juste n’importe quoi » dans une rue, auquel on ajoute un traitement N&B !  » – Merci à Carl.

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Ne restez pas bloqués sur un Collimateur AF Unique : Osez faire confiance à la Sélection Automatique du collimateur (Tous Collimateurs actifs), avec priorité au sujet le plus proche ! Vous serez beaucoup plus rapides ainsi (plutôt c’est l’appareil qui sera beaucoup plus rapide que vous)…

L’utilisation d’un collimateur unique doit être réservé à des situations particulières, ou l’on a tout son temps (longues focales, grande ouverture, portrait par exemple)… Dans 80% des circonstances je conserve la sélection Auto des collimateurs (tous collimateurs actifs), en AF-S (One-Shot) les deux tiers du temps… C’est un de mes secrets pour rester réactif et ne jamais louper « l’instant décisif ».

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Arrêtez avec les désaturations sélectives ! Une image en noir et blanc, avec juste les talons d’un modèle rouge… C’est trop ringard : arrêtez avec ça, c’est nul ! Oui, mais qu’est-ce que le « ringard » au fait… Et bien, c’est quelque chose qui ne surprend plus personne, que l’on a vu… Et revu ! Jusqu’à l’écoeurement ! Comme le filtre « softness », autre exemple de « ringardise ».

 


Arrêtez les filles nues vautrées en talons sur des rochers pointus : D’une façon générale, je me suis toujours étonné que des photographes s’épuisent à faire s’assoir (ou se coucher) des filles nues dans les positions les plus inconfortables et incongrues possibles (personne ne se tient comme ça en vrai)… Et bien entendu ça se passe toujours sur les surfaces les plus hostiles : rails de chemin de fer, rochers pointus, murets en béton brut bien poussiéreux… C’est du pure sadisme !

Bon, se rouler dans la boue : passe encore car ça peut être drôle c’est vrai (au moins lorsqu’il fait chaud, les éléphants le font bien). Mais imaginez un coin de nature et une mare d’eau croupie en plein mois de novembre, au bord de laquelle personne n’aurait jamais eu l’idée d’aller pic-niquer :

Et bien il y aura toujours un photographe assez fou, pour être pénétré par l’idée saugrenu qu’il doit y faire s’allonger une fille à poile ! Pile en travers du rocher les plus inconfortable qu’il ait pu trouver… Ajoutez à cette scène : une paire de « godasses » à très haut talons ! Le « genre » que l’on ne voit que dans les club échangistes, indispensable en pleine nature surtout au mois de novembre !

Ces chaussures improbables lui donnent cet aire de « demie pute »… qu’on croise parfois au hasard de quelques « numéro double » (juillet-aout) dans la presse photo ! Oui, je suis un peu méchant, désolé…

Voilà tous les ingrédients d’une photo de « mauvais goût », qui pourrait laisser comme un sentiment de « gêne », aux malheureux à qui vous demanderez leurs avis sur votre oeuvre… N’oubliez jamais que « la pornographie c’est l’érotisme des autres » (André Breton) !

Et ne parlons pas du vécu du « modèle » : la pauvre fille, victime consentante des « élans créatifs et débridés » de ce photographe sadique ! On espère qu’en plus du tirage immortalisant cet « instant décisif », il l’aura aussi dédommagé suffisamment…

Non, vraiment : il faut arrêter avec les filles nues assises sur des rails ou sur des rochers pointus ! Premièrement c’est dangereux, ensuite c’est ridicule.

 


Arrêtez les signatures énormes : vous postez vos images sur Facebook, sur Flickr, 500 pix ou ailleurs ? Très bien… Mais ne les gâchez plus avec ces « énooooormes » signatures dans l’angle, dont vous abusez depuis que vous avez découvert l’outil Filigrane de Lightroom.

La signature doit rester discrète et ne pas abimer une zone intéressantes de l’image. Il faut donc vous préparer des « preset » pour les 4 coins de l’image. Et surtout évitez les italiques, ou la typo « fausse écriture manuscrite » !

Japon Asie, Japan Asia

 


Oubliez la règle des tiers : cette règles instinctive issue de la peinturer classique permet d’éviter les compositions désagréables. Malheureusement, elle vous pousse aussi à réaliser toujours les mêmes images stéréotypées. Un peu toujours les mêmes… C’est ennuyeux !

Personnellement je l’applique sans même m’en rendre compte, tellement elle s’est profondément encré dans mon « logiciel personnel ». Mais je la maudis, lorsque je visionne mes images ! Et que je constate qu’elles ont souvent tendance à se ressembler… La règle des tiers, tue ce « léger déséquilibre », qui est aussi synonyme de dynamisme…

Autrement dit : pour créer des images et des compositions différentes, il faut « éviter ce qui marche » et prendre des risques. Pas si facile… C’est comme en musique : il faut un peu de « dissonance », pour que la « musique sonne »…

Birmanie, bur-mə, Burma, bɜrmə, mjænˈmɑ, Myanmar, Pyidaungzu Myanma Naingngandaw, Pyidaunzu Thanmăda Myăma Nainngandaw, Republic of the Union of Myanmar, République de l'Union du Myanmar, the Republic of the Union of Myanmar, Union de Birmanie, Union du Myanmar, ပြည်ထောင်စု သမ္မတ မြန်မာနိုင်ငံတော်, ဗမာ et မြန်မာ

 


Ne vous faites plus avoir par l’écran de votre appareil : s’il est réglé au plus clair, il fausse le contraste de vos photos. S’il est trop sombre, vous avez une très mauvaise idée de ce à quoi les images ressembleront.

Autrement dit, ne supprimez plus vos images sur la seule foi de ce que vous croyez voir à l’écran : ne vous faites plus avoir par votre écran, il est très faux. Et souvent trop flatteur… Pensez à désactiver le réglage de luminosité automatique !

 


Oubliez la chasse au bokeh systématique : dès lors que vous maitrisez cette technique « simplette » (et fichtre qu’elle est simplette à maîtriser), alors vous pouvez laisser tomber la « chasse au bokeh » systèmatique… Car l’aspect esthétique d’un arrière plan flou, n’a jamais transformé une scène insignifiante en photo intéressante…

Au mieux, le flou d’arrière plan peut-il aller « dans le sens » du sujet. En détachant le premier plan et en le rendant plus net (par contraste). Mais restez conscient que la faible profondeur de champs n’est qu’un paramètre graphique parmi d’autre. Un « joli bokeh », n’est pas un sujet en sois.

Ce serait comme de croire que choisir la peinture à l’huile plutôt que l’aquarelle, pourrait forcément vous donner du talent, sous prétexte que certains grands peintres ont déjà utilisé la peinture à l’huile. Concentrez-vous plutôt sur le « sens » de l’image, sur ce que vous voulez montrer et raconter. Sur « le fond », plutôt que sur la forme…

Et si un arrière plan flou va dans le « sens » de ce que vous voulez montrer : alors soit !

Japon Asie, Japan Asia

 


Ne vous dites plus « je rattraperais ça avec Photoshop » : face à une situation de prise de vue qui semble impossible… Trop souvent le premier reflex d’un photographe maitrisant Photoshop, est de se dire : « j’améliorerarais ça facilement dans Photoshop ».

Stop ! Si vous vous dites ça trop souvent, c’est peut-être signe qu’il n’y a en fait rien d’intéressant à photographier… Vous voulez faire quoi : de la photo ? Ou du Photoshop ?

Japon Asie, Japan Asia

 


Arrêtez le Light painting : voilà une épidémie qui aura marqué l’époque récente (2010-2015)… On la doit certainement au fait qu’une génération de jeunes photographes, ont découvert « tous au même moment » la photo numérique avec la première génération de reflex… Et que tous « au même moment » : ils ont probablement découvert l’utilisation du pied et de la pause lente !

A tel point que certains hybrides (Olympus EM-D O-M1) proposent même des fonctions spécifiquement adaptés à cette technique. Il existe même des accessoire sassez ridicules à base de LED, pour faire de jolis dessins dans la nuit…

Las ! Le light painting n’est qu’un gadget « gentillet »et vide de sens en lui-même… Dont les adeptes devraient assez rapidement se lasser. Un peu comme on se lasse du macramé. Ou de la construction de maquettes en allumettes. Qu’on se le dise : il y a des images plus intéressantes, à faire la nuit… Arrêtez le Light Painting, mais continuez à sortir la nuit. C’est signe que vous n’êtes pas si vieux !

 


Bannissez le HDR : il aura connu son heure de gloire, jusqu’à l’écoeurement total… Attention au HDR : ça fout la gerbe ! Comme tous les maniérismes exagérés (astuces graphiques, tics esthétiques), vos photos HDR vous sembleront ridicules dans quelques années.

Peut-être pas à vos yeux (on est jamais vraiment juges de ses propres créations), mais obligatoirement aux yeux des plus jeunes… Le HDR est déjà ringard ! Tout comme sont devenues ringardes, les images « soft » à la mode de David Hamilton datant des années 80. Qu’on se le dise : la photo c’est jouer avec la lumière : donc avec le contraste !

La photo, c’est tout l’inverse du HDR dont le but est de « tout montrer » (les détails dans les ombres et dans les hautes lumières… C’est comme une salade composée, dans laquelle un mauvais cuisinier aurait tout jeté en vrac : du salé, du sucré (beaucoup), de l’acide, de l’amère, du gras, mais pas beaucoup de réflexion, ni d’équilibre…

La photo (mais aussi la musique, la cuisine, le dessin) : ce n’est pas « tout montrer »… c’est plutôt cacher certaines choses, pour mieux en suggérer d’autres. D’ailleurs Doisneau avait écrit : «Suggérer c’est créer. Décrire c’est détruire».

 


Lire la première partie : Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes (partie 1).

 

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42 commentaires

  1. Pingback: Photographes : oubliez ces très mauvaises habitudes ! - photoetmac.com

  2. je suis dac Avec tous les points mais pour illustrer le fait de briser la règle des tiers tu met une image construire exactement sur des tiers. Ca doit pas être une des images que tu regrette pourtant ?

    • OK avec toi, le regard et la ligne du visage sont sur une ligne des tiers, mais le contre jour et la lumière sur les anneaux du cou, j’adore, belle photo que j’aimerais bien faire moi aussi;

      Je me demande si un jour je vais pas craquer pour un de tes stages…

    • Justement cette image ne réponds pas « exactement » à la règle des tiers…

      Tout y est « à la limite », mais pas exactement aux tiers… Tous les « points forts » de l’image (tache de lumière, le nez, le collier) tous ces points par lesquels le regard passe en premier, sont très loin d’être situés sur des « tiers »…

      • Euh la pas pas trop d’accord, si tu regardes bien la ligne du visage front nez bouche, tu es en plein sur la ligne droite des tiers

        • Ben non, pas exactement…

          Les yeux sont horizontalement au quart (environ)
          Et verticalement : au quart (environ)…

          Le collier (bonne très visible qui attire le regard), est presque au centre…

          Si l’on compte bien : il y a très peu d’éléments « forts », qui se trouvent aux tiers sur cette image (c’est assez inhabituel).

          • J’avais jamais entendu parlé de la règle des quarts,

            les tiers, le chiffre d’or et autres curiosité oui..

            mais bon comme tu dis si bien il ne faut pas trop suivre les règles et j’aime beaucoup cette photo.

            Tu as sous-ex ou fait une mesure sur l’arrière plan juste pour savoir.

            • Il n’y a jamais eu de règle des quarts, bien évidemment ! Heureusement, car c’est généralement assez moche, de couper les « choses en quatre »…

              C’est justement pour expliquer que cette image ne répond PAS ( ! )  à la règle classique des tiers… et que pourtant elle est réussie (assez réussie par sa composition).

              C’est par hasard, que les points forts « tombent » (plus ou moins) aux quarts… Totalement par hasard, bien entendu.

  3. Super article JF comme d’habitude quand tu parles photos (j’attendais la suite) et je suis complètement d’accord à part pour la règle des tiers, je ne dis pas qu’il faut l’oublier mais plutôt la garder dans un coin de tête, voir ce que sa donne mais bien sur ne pas la suivre à chaque fois, rien de plus bloquant niveau créatif que les mêmes compositions répétitives.

    PS : J’ai quitté le post sur le 70-200 f/2,8 Nikon – Un truc de fou ça n’arrête pas et on pourrait y être jusqu’au VRIII si on ne s’arrête pas de ce même; enfin tout ça pour dire que ton blog c’est de la balle, que j’adore te lire et que je continuerais même si des fois nous sommes en désaccord, mais cela s’appelle la démocratie.

    Grand merci à toi.

  4. Un des grands photographes ayant pratiqué le fait de mettre à poil des filles dans des situations totalement incongrues, c’est Jean Lou Sieff.

    Dans les années 80, tous les pépères des clubs photos rêvaient d’en faire autant.

    Cela a sûrement fait vendre des Kleenex.

  5. Coucou,

    D’accord avec tout. Mais un ptit bémol : Le Light Painting, simplement parce que c’est rigolo à faire. Ca ne fera peut-être pas de superbes photos, mais à faire en club photo, ou à faire avec des enfants c’est amusant.

    Et il faut faire des trucs rigolos. Même si ce n’est pas de la « grande » photo.

    • Je suis d’accord avec Mathieu, de plus le Light Painting n’est pas juste l’utilisation de torche ou d’autre sources lumineuses pour réaliser des desseins dans le noir.

      C’est aussi un peut de lumière ajouter avec une torche pour suggérer un visage, une alcôve  un objet à mettre en valeur. Il ne faut pas croire que cette technique existe depuis 5 ans ou non c’est tous le contraire en fait, des les début de la photographie et facilité par les poses longues qu’imposaient les émulsions, les photographe utiliser cette technique pour mettre en valeur une partie de la saine. C’est toujours pareil, nous avons peut de mémoire et en plus nous utilisons les nouveautés suggérées jusqu’à saturation.

      Comme pour les photos en NB pour la rue, nos héros sont Brasaïl, Doisno, Franck ex.. quand ils ont démarrer, la couleur était très difficile à maîtriser donc sur le NB était de fait plus naturel, et puis quand on monte en sensibilité le passage aux NB parait plus métrisable, arrêtez avec ce problème de bruit  ne vous empêchez pas de photographier.

      Une Photo NB doit êtres pensée des le début en NB non pas une solution de rattrapage.

      Allez la meilleur photo et la prochaine

       

        • Et puis quoi encore. Je fais de la photo (enfin j’essaye) et je fais des trucs rigolos. Je ne vois pas pourquoi l’un empêcherait l’autre :)

          • Si, si… il y a quelque chose qui « empêche » et qui est évident !

            Ce qui est « rigolo » à faire : et bien tout le monde peut le faire, puisque c’est « facile »… DU coup : le résultat est forcément banal (puisque rigolo à faire… donc facile).

            Donc on le voit tout le temps et partout ! Exemple les photos avec filtre Instagram… Et le « Light painting » : c’est facile et rigolo…

            Au final on se lasse obligatoirement des chose « rigolotes » à faire (faciles, donc fréquentes, donc banales)…

            Par contre : si l’on veut faire de la belle photo (au moins de la photo intéréssante) : elle doit être obligatoirement originale (par définition), différente de ce que l’on voit partout, donc rare…  Et le meilleur moyen de faire des choses rares : c’est de faire des choses « pas faciles »…

            Et ce qui n’est pas facile est généralement pas drôle ! Pas rigolo…

            Bon, c’est ce que j’ai cru remarquer en étudiant l’histoire de l’Art durant quelques années… Il n’y a pas beaucoup de chef d’oeuvres qui ont étés fait en s’amusant !

            Le propre des grands artistes à toujours été de faire des chose avec une facilité apparente… (oui, mais cette facilité n’est qu’apparente : elle a nécessité un très long travail… qui n’a jamais été rigolo).

            Du moins : il me semble !

            Un exemple : quand j’ai passé deux mois au Ladakh en 2005, ça n’a pas été facile tous les jours je te jure… Il nous est arrivé quelques aléas de voyage comme on dit : on a été bloqué dans la montagne par une révolte des paysans, on a été en panne, on a été bloqué par des éboulements, on a failli rester bloqué sans billet de retour, etc… et on a cru crever pour passer des cols à 5000 m pied ! En un mot c’était une vrai aventure : pas facile… et que beaucoup n’auraient pas trouvé « rigolotte » !

            Mais le résultat est chouette parce qu’il est rare :

            http://vibert.photodeck.com/-/galleries/india-ladakh

            Beaucoup plus rare qu’un reportage à Bali (qui est beaucoup plus banal et beaucoup plus rigolo)

            Qu’en dites vous ? Faire des choses faciles et rigolotes : c’est banal… Donc tout le monde le fait : et le résultat n’intéresse absolument personne ! Généralement…

             

  6. Très bon article ! Un peu prêt d’accord avec tout sauf le light painting. Car je pense qu’on peux l’utiliser de différente façon et pas seulement pour écrire des choses ou autre.

    J’ai vu quelques photographes d’architecture/déco. intérieur utiliser des torches spécifiques pour créer de la lumière ou il était difficile d’en ramener. Exemple: mettre en exergue des chaises placées sous une table, des textures sur des canapés, des éléments de décoration aux matières particulières et autres, créer plus de contraste dans une image là ou on en a besoin. Bref, c’est plus pratique que le flash et le rendu est naturel et superbe, sans parler du temps économisé en post et du gain logistique.

    Certains photographes de paysages, notamment pour « l’astro », utilisent de grandes torches pour illuminer des éléments en premier plan (ou autre), pour ne pas avoir recours au bracketing et gagner du temps en post (un des points cité et surement un des plus important selon moi).

    • Dans ce cas là ce n’est pas du light painting mais de l’éclairage…

      Quand à l’article je suis assez d’accord, si ce n’est pour la signature. Perso j’adore qu’elle soit pleine pastille. Si tu la veux sans tu l’achètes :p (je sais je suis pas altruiste)

      • Oui bon c’est de la sémantique, pour moi c’est du Light Painting même si c’est fait pour éclairer et non dessiner.

        C’est vrai que le watermark est à lui seul un sujet à traiter. Il y a les pour et contre. Après sur le fait qu’il ne cache pas la photo, je crois qu’on est tous OK.

      • Ou autre solution, tu la post en ultra basse définition, et si elle plait la personne te contacte et te l’achète en Full. Conseillé par beaucoup de Pro

      • Le light painting, c’est peindre avec de la lumière. C’est loin de se cantonner aux gens qui écrivent leur prénom avec de la lumière sur une pose longue.

        Nico Luz est un exemple d’artiste qui fait presque exclusivement du LP, vous pouvez retrouver une partie de ses travaux ici : http://nicoluz.com/scultlight/

        C’est pas le seul, mais c’est un de ceux que je connais le mieux niveau photo (je ne fais pas de LP perso).

         

        Ne parlez donc pas sans savoir…

        • Oui, c’est pas du Light painting, c’est de la photo… (pas trop mon goût personnel, mais c’est assez sophistiqué).

          Quand je parlais de Light painting, c’est « LE » Light Paintaing (au sens classique du terme)… qui est totalement dénué d’intérêt !

          Mais il y a toujours quelques exceptions… bien entendu !

          • Le LP c’est la peinture à la lumière, ni plus ni moins. Tu peux peindre en lumière directe (Julien Breton, le premier (je crois) à avoir utilisé le LP, ne fait que ça, de la calligraphie http://kaalam.fr , et force est de constater que ça en jette), ce qui correspond à ce que tu appelles LP, ou indirecte (Nico Luz, par exemple), ce qui correspond à une autre variante du LP.

            Par définition, le LP c’est juste n’utiliser comme source de lumière que des lampes dont on gère la position et le mouvement manuellement.

            C’est un petit peu comme si tu résumais la photo de rue à photographier des portes et des gens en mobylette, coller une post-prod en N&B et faire péter les contrastes. Ça correspond à pas mal de gens qui en font, mais c’est loin de représenter tout le genre.

            • Très joli… mais quand t’en a vu 2 ou 3, t’as un peu l’impression de les avoir tous vu. Non ?
              Enfin, c’est une question personnelle…
              Moi je m’en lasse assez vite. Mais chacun voit midi à sa porte.

              Le monde est si vaste et les possibilités de photo infinies, personnellement je ne voudrais pas me limiter à décliner tout le temps la même photo.

              • On peut sortir la même chose concernant les voyages à l’autre bout du monde pour photographier des autochtones dans leur éléments façon safari. C’est chiant, déjà vu et revu.

                L’important, en photo, c’est de se faire plaisir. Et le défi technique de tout faire à la prise de vue est quelque chose de très stimulant. Chacun son petit trip.

        • Merci pour le lien, je ne connaissais pas ce photographe. Même si ce n’est pas vraiment mon style, son approche est intéressante et il semble y avoir un travail considérable pour arriver à cela.

          J’aime beaucoup aussi le travail d’Eric Paré, j’ai eu l’occasion de voir des tirages en grand format, le rendu est juste magnifique :

          https://ericpare.com

           

  7. Pingback: Leçons de photo | Mister Vautier : sa life et son work…

  8. Tellement d’accord ! On m’a demandé il n’y a pas longtemps si je pouvais faire une désaturation sélective sur des photos que je dois mettre en page dans un livre. Je pense que la cliente a tout de suite compris le message ! « Pas moyen. Vous le ferez chez vous avec votre Publisher si vous voulez » :)

    Sinon, concernant la HDR, je n’ai jamais compris l’engouement pour cet effet visuel assez vulgaire à mon sens (mais il y en a pour tous les goûts et c’est tant mieux). C’est comme les photos où la clarté est boostée. La photo perd toute sa subtilité je trouve.

    Enfin, le bokeh, je crois qu’il n’y a que dans ce point que je me retrouve pour le coup. J’en use et j’en abuse, je le reconnais, ayant récemment acquis un 50mm en 1.4. Mais ca y est,  je commence à me dire : ouh la, tu as loupé ta photo là, trop de flou, était-ce vraiment utile ? Je pense donc que je vais passer le cap bientôt et régler l’ouverture de façon plus subtile ;)

  9. Bonsoir à tous,

    Dans les sujets que l’on a trop vu, j’ajouterai la cascade ou l’eau avec le filtre ND.
    Original les premières fois…

  10. Salut à tous

    S’agissant du HDR, je l’ai banni c’est clair …

    Par contre la fusion d’expo non ! Du moins quand j’étais chez canon (banding). Avec Nikon plus la peine avec ce que l’on peut récupérer dans les ombres, c’est incroyable

    L’important est quand même de recréer (de temps en temps..je dis bien de temps en temps) ce qu’a vu l’œil à un instant donné …

  11. HDR, fusion d’expo c’est à peu près pareil à quelques subtilité près.

    Pour moi le HDR quand j’en fais (moins de 1%, j’ai regardé sur L6 par un tri) c’est très très subtil et sur pas plus de 3 photos genre +1 / 0 / -1

  12. Il y a aussi les personnes qui vont dans des vieilles maisons abandonnées faire des photos et qui les développe en mettant la récupération des hautes lumières et des ombres à fond (ou un autre effet un peu forcé).

    Il y a un nom spécial pour ce type de photo : l’Urbex :) C’est un peu à la mode ( je connais une adepte).

  13. Bonjour,

    Supers articles (première et deuxième partie).

    Bon ça pique un peu de retrouver ses habitudes dans cet article :)

    Je plaide coupable pour : »Cessez de croire qu’il suffit de basculer une « photo de rue » en noir et blanc. »

    et

    « Ne vous dites plus « je rattraperais ça avec Photoshop » »

    Je vais essayer de me soigné.

    Merci encore.

  14. Très bon article, surtout sur la photo de rue. Je ne regarde même plus les groupes de Street Photo (sur Flickr par exemple) ou l’on y trouve plus qu’une succession d’images qui semblent tout droit sortie des archives de Big Brother, bref des photos de gens dans la rue… Enfin cela fera une bonne base de données pour les générations futurs pour voir comment était la vie avant :)

    Les signatures en filigrane (un véritable fléau) des photographes débutants (ou pas),  qui flippe de se faire voler leurs photos, et préférent pourrir leurs images avec des signatures dégueu… pas mal aussi.

    Seul truc le phénomène HDR avec les curseurs poussés à donf commence à s’essouffler, c’est bien :)

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