web analytics

Concours photo SNCF, lisez les petites lignes

8
BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Les concours photos organisés par les grosses compagnies, ça m’a toujours paru un peu suspect… Déjà, l’idée que l’on puisse « classer » des photos (ou n’importe quelle création artistique) de la meilleure à la moins bonne ? C’est déjà pas mal suspect comme principe…

En tous cas, à la SNCF, ils ne prennent aucun risques avec leur concours de l’été ! Je n’imaginais d’ailleurs pas qu’on puisse créer un règlement aussi long, pour un si petit concours photo… Et ça vaut le coup d’en lire les petites lignes. Méfiez-vous des photos que vous leur envoyez, ne prenez pas trop de risques… Moi je préférerais que la SNCF plutôt que d’organiser des concours photo, s’occupe plutôt que les trains soit aussi propres et aussi à l’heure qu’au Japon…

Extrait du règlement : 

 

ARTICLE 8. PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE ET CESSION DE DROITS

8.1. Garanties

Les participants déclarent et garantissent aux organisateurs, à la soumission de la première photographie, qu’ils sont les auteurs de toutes les photographies soumises par eux dans le cadre du concours, que toutes photographies soumises dans ce cadre respecte les lois et règlements en vigueur ainsi que les droits des tiers, et notamment tous les droits relevant de la propriété, de la propriété intellectuelle (droit des marques, des noms de domaine, droit d’auteur, droits voisins, droit sui generis du producteur de bases de données…), de la personnalité et notamment le droit au nom et à l’image de la (des) personne(s) ou du (des) bien (s) représenté(e)(s) sur les photographies et/ou attachés aux photographies.

Les participants déclarent et garantissent détenir toutes les autorisations nécessaires à l’exploitation par les organisateurs des photographies, et notamment celles émanant de la (des) personne(s) représenté(e)(s) sur la/les photographie(s),du propriétaire du (des) bien(s) représenté(s) sur la/les photographie(s), de(s) l’artiste(s) ayant réalisé une prestation artistique reproduite sur la/les photographie(s)et/ou de ses ayants-droits, représentants légaux et ayants cause. Les participants garantissent notamment avoir obtenu les autorisations des représentants légaux requises, spécifiques et explicitant la finalité de l’utilisation des photographies dans le cadre du concours en cas de reproduction de l’image d’une personne mineure. A cet égard, les participants s’engagent à justifier par écrit, aux organisateurs, et à lui fournir à la première demande de celle-ci, copie de l’ensemble des écrits justifiant lesdites autorisations.

Les participants garantissent aux organisateurs la jouissance pleine et entière, libre de toute servitude, des droits concédés aux termes du règlement. Ils déclarent et garantissent ne pas avoir conclu de contrat avec des tiers qui ferait obstacle à la publication de la/des photographies objet de sa participation. Ils garantissent les organisateurs contre tout trouble ou revendication, éviction quelconque, et toute action en justice et notamment toute action en contrefaçon ou relative aux droits de la personnalité du fait des éléments fournis par eux dans le cadre du règlement. 

8.2 Propriété intellectuelle 

Les Participants autorisent les organisateurs à titre gracieux et non exclusif, dans le monde entier, jusqu’à la fin du concours, et afin de permettre aux organisateurs d’assurer la diffusion de la/des photographies, uniquement dans le cadre de la communication et de la promotion du concours, l’autorise à : 

– reproduire ou faire reproduire les photographies sans limitation de nombre, en tout ou en partie, par tous moyens et procédés, sur tous supports et tous matériaux tant actuels que futurs, connus ou inconnus, et notamment sur support papier ou dérivé, plastique, numérique, magnétique, électronique ou informatique, par téléchargement, réseau ; 

– représenter ou faire représenter les photographies par tous moyens de diffusion et de communication actuel ou futur, connu ou inconnu, notamment par tout réseau de télécommunication en ligne, tel que internet, intranet, réseau de télévision numérique, transmission par voie hertzienne, par satellite, par câble, système télématique interactif, par téléchargement, télétransmission, réseaux de téléphonie avec ou sans fil. 

Les participants reconnaissent qu’il n’y a pas atteinte à leur droit moral quand les modifications apportées par les organisateurs sur les photographies ne sont dictées que par des contraintes techniques ou pour éviter tout problème de compatibilité de format dans le cadre de leur mise en ligne. 

Il est également précisé que les droits consentis par les participants peuvent être exploités, soit personnellement par les organisateurs, soit par le biais de tiers. 

Enfin, les gagnants des photographies primées recevront un contrat de cession de droits de propriété intellectuelle définissant les modalités 

 

Au moins au Japon, les Shinkansen sont toujours à l’heure (la moyenne de retard sur toute l’année des TGV au Japon, est de 6 secondes)… Mais en plus, il y a des truc à photographier par la fenêtre de leurs TGV ;-)

Asia, Asie, Japon, Japan

BILLET PREC.
BILLET SUIV.

8 commentaires

  1. J’aime bcp le Japon et j’ai également apprécié la ponctualité et l’efficacité des trains japonais… Mais il faut quand même souligner qu’il y a des différences structurelles entre la France et le Japon qui ont rendus les choses + faciles pour ce dernier. En effet, les Shinkansens ont d’emblée été construits sur un réseau propre et totalement indépendant des autres réseaux ferroviaires japonais, ce qui  a permis de faire des trains « sur mesure », qui sont d’ailleurs plus larges que nos trains européens (d’où un plus grand confort). Ce réseau autonome facilite également la gestion des trains et des horaires (car un tas d’aléas sont évidemment évacués, notamment l’encombrement des voies par des trains régionaux). Enfin, de par son insularité, le Japon n’a aucune connexion ferroviaire avec d’autres pays, ce qui supprime les problèmes de compatibilité ferroviaire.

    À l’inverse, le réseau ferré français, est beaucoup plus ancien (d’où les voitures plus étroites) et est au cœur du réseau ferroviaire européen, ce qui signifie qu’il doit s’accorder avec les horaires des grands pays européens mais également être compatible sur le plan matériel, infrastructure, protocoles, etc. Dans cette optique, développer un TGV « à la japonaise » (hyper-performant, mais totalement isolé) n’aurait pas eu de sens sur le plan économique… De plus, le TGV, c’était l’idée de « la grande vitesse pour tous », donc il fallait que ça reste abordable pour le citoyen lambda.

    C’est vrai que les trains japonais font rêver… Mais quand on voit qu’un Tokyo-Kyoto (± 500km) coûte environ 250€ et qu’un Paris-Marseille (± 800 km) peut se trouver à … 24€ ! Bien sur, on peut prendre un Japan RailPass… Mais il est réservé aux touristes :)

    Bon, il ne s’agit pas de dédouaner la SNCF de ses tares et de ses manquements, mais il faut se méfier de la vision un peu esbaudie du touriste européen : pour aller bosser, la majorité des japonais empruntent leur voiture, le métro, ou des petits trains de banlieues. Ils connaissent aussi les retards, les problèmes techniques, etc.

     

     

    • Merci pour ces rappels intéressants, avec lesquels je suis d’accord dans l’ensemble…

      Sauf à la fin du commentaire : lorsque vous écrivez  » Ils connaissent aussi les retards, les problèmes techniques, etc. »
      Justement non : les trans de banlieue, les petits trains sont tout à fait à l’heure eux aussi ! Et la maillage du territoire est impressionnant.

      Et même la circulation automobile est spécialement efficace… Un Japonais en retard au travail à cause d’un train : ça n’existe pas ;-)

    • Oui, et j’ajouterais qu’un Paris province à 24€, en pratique c’est impossible à trouver,  les jours ou tu en as besoin…

      Ne rêvons pas : c’est un tarif qui ne concerne que les gens (rarissimes) qui sont en vacance lorsque 80% des autres travaillent…

      Actuellement je cherche un Paris Aix-les-Bains : et c’est plein pot !

      Je dirais que si le prix au km du TGV français à toujours été un peu moins cher que celui du Shinkansen, ce n’est absolument pas dans les proportions que tu semble indiquer (24 € vs 250 € en pratique ça ne se « trouve » jamais)…

      mais probablement de l’ordre de quelques dizaines de %. Pas plus… ET le prix du TGV a une fâcheuse tendance à augmenter !

      • Bah c’est comme pour les avions et les hôtels…

        Principe du Yield Management: quand tu es là le jour de l’ouverture des ventes/réservations, tu as les prix intéressants. Puis au fur et à mesure de l’augmentation du taux de remplissage, les tarifs augmentent. Perso j’arrive assez souvent à avoir du Paris-Province à pas cher (mais je m’y prends hyper tôt).

        Simplement que pendant longtemps, la SNCF n’appliquait pas cela, donc on a eu l’habitude d’avoir les mêmes tarifs de vente que ce soit pour un départ dans 3 jours ou dans 3 mois.

  2. Les commentaires de Banana sont sensés et intéressants. Simplement, il fut un temps où les TGV étaient propres, les voies et les rames entretenues et les horaires respectés. C’était il y a bien longtemps, un temps où les billets de train n’étaient pas aussi chers qu’aujourd’hui et où le service public fonctionnait correctement nonobstant les jours de grève (sans doute plus nombreux à l’époque qu’aujourd’hui). C’était aussi un temps où le froid et la neige n’empêchaient pas  les trains de rouler et où les fortes chaleurs n’entrainaient pas d’incendie dans les locomotives… C’était il y a trente ans.

    • Oui, 100% d’accord… les TGV étaient propres et les rues aussi !

      On était peut-être pas les premiers partout il y a 30 ans (quoique pour certaines choses on l’était et on ne l’est plus) : mais au moins on se sentaient fiers d’habiter dans ce pays, ou les choses étaient « en progrès » globalement…

      Alors que aujourd’hui, on se doute que demain sera moins bien qu’hier. Et peut-être même… pire qu’aujourd’hui !

    • C’était aussi l’époque où le TGV ne faisait que ce pour quoi il a initialement été inventé: de la grande vitesse pour relier des grandes métropoles.

      Mais depuis, tous les maires (quel que soit le bord politique, hein) ont fait pression pour avoir leur desserte TGV, et le TGV est petit à petit devenu un train qui fait également de la petite vitesse (du TER, quoi). Evidemment, il coute plus cher à l’usage et en entretien qu’un TER, et donc ça coute plus cher aux clients (et c’est financé par les lignes « rentables », genre Paris-Marseille).

Leave A Reply


Notifiez-moi des commentaires à venir via émail. Vous pouvez aussi vous abonner sans commenter.