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Matos photos : les pires fausses bonnes idées, partie 1

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Petite revue « d’innovations », de caractéristiques à la mode, de gadgets « du moment », ou de « lubies photographiques », que je ne vous recommande pas au moment de choisir un appareil photo. La suite est par ici :  les pires fausses bonnes idées, partie 2

Mais je dois (avant de commencer) faire une mise au point ! Avant que certains ne me « tombent dessus » et ne me traitent de « conservateur », voir de réactionnaire, voire pire (je suis toujours ébahis de l’intolérance de certains, dès qu’on tente d’échapper à la « tendance mainstream » et à la « pensée unique ») ! Oui, je tiens à préciser d’emblée, que ce n’est pas parcequ’une caractéristique me semble inutile en 2016, (voire farfelue ou même préjudiciable dans l’état actuel de la technologie)… qu’elle le sera encore dans 3 ans ou en 2020 !

Car la technologie évolue et apporte à chaque décennies, ses bienfaits et ses « révolutions » : et je suis le premier à me précipiter vers ce qui est potentiellement « révolutionnaire »…

Pour autant il est inutile d’essuyer les plâtres, « à chaque frémissement technologique » ! Un exemple : ceux qui avaient adopté l’autofocus avant 1988, s’en souviennent, pour s’en être mordu les doigts : c’était trop tôt… Ahhhh, ce Nikon F4 (que l’on m’avait prété) avec lequel j’ai fait les toutes premières images que j’ai vendu… Ah, ce Minolta Dynax 7000 prêté lui aussi ! C’était bien trop tôt l’AF n’était pas assez performant pour vous faire gagner du temps : à quelques années près, c’était de l’argent inutilement gaspillé.

Pour quelques innovation technologiques décisives : (l’autofocus Canon après 1988 en était une… et peut-être le viseur électronique en sera-t-il une aussi, bientôt)… Combien d’exemples de « sois-disant innovations technologiques » : qui ne sont que des pièges marketing, des attrapes gogos, ou des tentatives inahbouties ?

Méditons un peu la-dessus, avant de craquer pour un sois-disant gadget innovant… qui n’est pas encore au point, ou qui arrive trop en avance par rapport à notre éco-système technologie global !

 


Le WIFI et le pilotage à distance : voilà pour 90% des utilisateurs un gadget coûteux et totalement inutile… Qui a vraiment besoin de piloter son appareil à distance, ou publier dans l’instant des images sur Facebook ? Comme si ça ne pouvait attendre le soir ? Pas grand monde…

Généralement les gens s’amusent avec leur WIFI, deux ou trois fois : puis oublient définitivement ce gadget coûteux. Moi, j’ai du utiliser peut-être une douzaine de fois, le WIFI (très efficace) de mon (ex) Canon EOS 6D : pour des besoins de formation. A la limite ça peut se justifier pour afficher immédiatement sur l’iPad les images réalisées dans le cadre de la formation…

Et je précise que j’ai trouvé les App iOS de Canon plutôt bien conçues et efficaces ( Canon EOS Remote mise à jour pour tablettes ). Alors imaginez l’intérêt extrêmement limité du WIFI, lorsque le constructeur à « très mal développé » ses applications pour tablettes… Ce qui est malheureusement très souvent le cas, chez la plupart des fabricants.

 


La vidéo 4K : bon, si on vous l’offre pour le même prix (comme sur le Panasonic GX80), alors pourquoi pas… Mais franchement : ne choisissez pas tel modèle, à la place de tel autre, sous prétexte qu’il dispose du 4K !

Car tous les photographes (à part quelques pro du sport et de l’animalier) s’en tapent royalement de la vidéo 4K… Soit vous faites de la photo (et vous choisissez votre appareil photo sur ses qualités d’appareil photo). Soit vous faites de la vidéo et dans ce cas là n’achetez pas un appareil photo, mais choisissez sur d’autres critères (et les problématiques photos sont secondaires)…

 


Le viseur électronique : est à mon avis la pire fausse bonne idée du moment… Le prix que vous payez pour les viewfinders actuels (de 2,36 Mpix) et tout simplement indécent (Votre viseur électronique est-il… « dépassé » ?)… Et leurs performances dans le hautes lumières et face à un contre jour, constituent à mon avis une gène préjudiciable à la création.

Comment « sentir la vibration de la lumière », comment composer et surtout comment enchainer les rafales lorsque la situation l’impose, avec les dispositifs actuels ? C’est encore trop tôt…

Mon avis : évitez-les… Sauf éventuellement lorsqu’il permettent un gain effective de place (et c’est assez rare), combiné à un prix raisonnable : comme par exemple le Panasonic GX80 (que j’adore). Ou éventuellement sur le minuscule Panasonic TZ100 (que j’adore aussi)… 

 


Les zooms trop ambitieux pour être honnêtes : voici une race d’appareil que l’on a cru longtemps disparu… Mais qui a fait (tel un cœlacanthe, si vieux, si moche, si proche) un retour étonnant ces deux dernières années, (peut-être grâce à la mévente surprise d’une brochette d’hybrides décevants et dépourvues de viseurs) : les « bridges haut de gamme » à objectifs délirants sont de retours… Evitez-les : ils ne sont pas très bons pour faire de la photo. Par contre pour ramener des souvenirs, ça peut le faire.

 


Les fonctions HDR embarquées dans les APN : leurs résultats sont franchement ridicules ! Vraiment, les constructeurs devraient plutôt s’abstenir… Mieux vaut réaliser un braketing d’exposition sur 2 ou 3 vues, puis utiliser la Fusion HDR de Lightroom qui est très performante…

 


L’accumulation des filtres et gadgets de traitement de l’image : un traitement de l’image ce devrait être fait dans votre logiciel sur l’ordinateur… ou pas ! Les filtres embarqués, sont au mieux des gadgets inutiles… au pire un superbe moyen de perdre son temps et détourner les débutants des réelles problématiques photographiques. Voire certains constructeur prestigieux, mettre en avant ces « filtres » dans leur communication pour tenter de séduire les utilisateurs d’Instagram, ça me fait un peu de peine… Sont-ils à ce point désespérés ?

 

 

 


Les appareils finition aluminium : il ne s’agit pas ici d’une innovation (à proprement parler), mais d’une mode rétro nostalgique… C’est clinquant et ça attire l’oeil : tout ce dont n’a pas besoin un photographe.

Seule exception : si le designer a été assez mauvais pour avoir réussi « l’exploit » de rendre les boutons et sérigraphies moins lisible sur la version noire, que sur la version aluminium (normalement ça devrait plutôt être l’inverse) ! Mais il existe quelques cas…

Olympus_Pen_F

 


Les sangles de cou compliquées et les petites pochettes en cuirs à l’ancienne : voilà l’accessoire de mode par excellence, qui rend votre appareil plus encombrant et plus lent à mettre en oeuvre… Oubliez carrément les sangles de cou, optez pour une simple dragonne de poignet pour compact (que j’utilise avec mes reflex aussi). Et un « sling efficace« , dont vous pourrez décrocher rapidement l’appareil…

Fuji_X100_Leather_case

 


Les (trop petits) sacs photo à une bretelle unique : qu’ils sont laids et pas pratiques ces faux sac à dos à une bretelle, conçus pour basculer sur le côté… Je me souviens d’un participant à l’un de nos stages photo à Hong Kong, qui au bout de deux jours a préféré se débarrasser de ce genre de sac (acheté avant le départ)… Pour revenir à un sac à dos classique basculant sur le côté.

Il faut dire que lorsque l’on fait plusieurs centaines d’images par jours (voir que l’on dépasse le millier) avec 15 à 20 km de marche dans les pattes : le choix du sac devient primordiale… Dailleurs, voici les petits sacs que j’ai choisi (personnellement, il y a peut-être mieux) : Mon sac Lowepro DSLR Video Fastpack 250 AW. Je précise que j’ai aussi deux sac énormes, pour les gros départs…

 


Les molettes à l’ancienne dans tous les sens… Voici encore une fausse bonne idée, qui doit tout au marketing ! La vrai beauté d’un objet réside dans sa « réelle efficacité fonctionnelle »… Et non dans un « look qui aurait l’air fonctionnel »… 

Le retour récent à ce design anguleux et « rétro » chez certains fabricants : à force de grosses molettes et de boutons crantés et proéminents, répond d’abord à une mode « rétro hipster », on sent l’influence du mouvement « Steampunk » et des décors de films de SF, pour séduire une génération qui projette dans ces objets bien plus de choses que nécessaire pour faire des photos… Et cela confine parfois au non sens ergonomique : piloter l’ISO en tournant une grosse molette ce qui oblige à quitter le viseur de l’oeil, est un non sens en terme d’efficacité… (même si dans certains cas, il peut arriver parfois qu’un bouton proéminent bien conçu, soit plus facile à mémoriser qu’un bouton lisse et discret). 

Lorsque le grosse molette de correction d’exposition n’est pas verrouillable et qu’elle tourne toute seule dans le sac entrainant des corrections d’expo involontaires (combien de débutants se sont-ils fait avoir ?).

Le pire est lorsque l’ergonomie classique entre en conflit avec une ergonomie moderne et que les deux se mélangent et se contredisent. Deux superbes exemples de confusion ergonomie extrêmes, sont le Fuji XT-10 (avec son terrible curseur Auto qui prend la main sur le reste) et le Nikon DF (Pourquoi le Nikon DF est-il… pathétique ?).

Nikon_DF_molettes

 


L’ergonomie « tout tactile » : c’est l’exacte opposé du « syndrome des molettes old school »… La tendance au « tout écran tactile » me hérisse encore plus ! Car elle n’est dictée que par un soucis d’économie de fabrication : des moules moins compliqués et la possibilité d’upgrades logiciels (autrement dit, c’est pas grave si l’on livre un produit pas fini)… Heureusement les fabricants semblent en être déjà revenus, car il semblerait que le public visée se soit méfié immédiatement. Bref, la vérité est à trouver entre ces tendances, parfois contradictoires…

Un mot rapide (et un peu hors sujet), à propos du « bio design » qui caractérise Canon depuis les milieu des années 80… Il a une explication très simple… Pouvoir « fourrer » et sortir son matériel d’un sac photo très rapidement, sans que les boutons et accessoires « n’accrochent » au passage les fermetures éclaires, ou les lanières… le bio design répond aussi à un impératif de solidité et de résistance naturel : lors des chutes, aucun élément proéminent ne sera endommagé…

A mon avis, il est évident que Canon reste le meilleur designer en termes ergonomiques (et il n’y a que cela qui soit important pour se sentir bien avec un boîtier). Avec un design assez lisse, dont les fonctions les plus importantes sont les plus visibles… Avec cette roue arrière codeuse dans l’axe vertical pour le pouce, qui est « la marque de fabrique » la plus intéressante de l’ergonomie Canon depuis 1987.

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Pour piloter le boîtier, Canon propose suffisamment de boutons programmables (mais pas trop quand même) et une personnalisation très avancée des Menus écrans, avec plusieurs onglets supplémentaires (que l’on peut nommer), y compris le Quick Menu, (ci-dessus)… Une sophistication que aucun autre fabricant n’a encore égalé.

 

Nikon court derrière et imite souvent Canon avec plusieurs années de retard : c’est encore récemment le cas avec la fonctionnement de la touche ISO qui était ridicule depuis l’an 2000, mais qui vient d’être repensé (comme une simple copie du système Canon). Allez Nikon : encore un petit effort pour recopier le système de bracketing de Canon, ou pour déplacer le pilotage de l’AF à un meilleur endroit… et pour refaire ces menus de A à Z (comme Sony a recopié le système d’onglet horizontaux de Canon il y a quelques années).

La suite est par ici :  les pires fausses bonnes idées, partie 2

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  1. J’ajouterais à la liste les fameux « adapteurs permettant d’utiliser n’importe quels objectifs ». Bon, les adapteurs comme tel, ce n’est pas nouveau et pas une mauvaise idée en soi. Mais là où ça devient douteux, c’est le marketing de certains fabricants qui ont transformé cela en argument de vente.

    Malheureusement, plusieurs débutants semblent tomber dans le piège. Ils réalisent assez rapidement que les fameux adapteurs sont assez dispendieux et, surtout, que leur usage implique des compromis fonctionnels importants. Et que le slogan « acheter notre boitier X tout en profitant de la gamme d’objectifs d’un manufacturier C » n’est qu’une « fausse bonne idée ».

    Peut-être qu’un jour ces fameux adapteurs permettront vraiment d’utiliser les objectifs d’autres fabricants avec les même performances et fonctionnalités qu’avec le fabricant d’origine. Mais en on n’est pas encore là…

  2. J’ai entendu parler d’un autofocus CANON commandé par l’oeil il y a quelques années du temps de l’argentique. Ce genre d’idée me semble excellente mais je n’arrive pas à comprendre ce qui a « merdé » en cours de route…

    Petit bémol pour le mode de portage : je suis jeune papa et je pense que la courroie à la main est incompatible avec un déballage de glace, un mouchage de nez ou même un petit pipi!

    Concernant le sac, je suis en pleine réflexion pour parvenir à combiner photo et vie de famille. Pour l’instant, j’ai un insert trouvé pour pas cher sur amazon que je place dans le sac de rando de la famille (je suis le bourricot !) entre les gourdes, les sandwichs et les vestes de pluie. Cela fonctionne MAIS, cela dissuade de changer trop souvent d’objectif. Là, je trouve que les constructeurs manquent d’imagination alors que je pense représenter un marché important!!!

    Idée d’innovation : POURQUOI mon réflex n’a pas une commande permettant de pré-régler la mise au point à une distance précise alors que mon compact sait le faire (mise au point à l’infini avec une touche ou à l’hyperfocale comme sur le RICOH GR) ???

    En réalité, il y a tellement de types de demandes et de clients qu’il est bon de voir les constructeur essayer de nouvelles choses.

     

     

    •  » J’ai entendu parler d’un autofocus CANON commandé par l’oeil il y a quelques années du temps de l’argentine.  »

      Oui, c’était sur le Canon EOS 3, que j’ai utilisé plusieurs années… ça marchait à peu près : il fallait prendre le temps de le paramétrer à son oeil.

      Reste que beaucoup de photographes n’avaient pas assez confiance dans le système pour l’utiliser. Et comme tout le monde ne l’utilisait pas, il est probable que Canon ait fini par laisser tomber l’idée.

      Et par ailleurs la sélection avec Priorité au sujet le promus proche en Mode « Tous collimateurs actifs », a fait tellement de progrès, que à la limite ce système est plus rapide…

      Mais qui sait, canon ressortira peut-être ce système un de ces jours ? Moi j’aimais bien…

      • D’ailleurs, ça me rappelle, il n’y avait aussi une fonction sur certains Canon où l’on pouvait sélectionner les différents points que l’on désirait avoir dans le champs de netteté et le boitier s’occupait d’ajuster l’ouverture ?

        • Oui, ça a existé en numérique aussi de mémoire… Sur les EOS 400D je crois qu’ils l’avaient encore.

          Ce mode s’appelait Zone de netteté je crois bien… l’appareil réglait le boitier (l’ouverture), de façon à ce que tout soit net entre deux points déterminés par le collimateur : du premier plan à l’arrière plan. C’était intelligent !

          Canon a développé de nombreuse techniques pour faciliter la vie des débutants…

          Comme le « Décallage de sécurité », toujours disponible sur les EOS. Qui vous laisse travailler en Mode A ou Tv (vitesse), mais vous empêche de faire de grosses erreurs d’expo. Par exemple si vous choisissez en Mode Tv, le 1/3000 sec et que c’est incompatible avec la lumière disponible, l’appareil descendra à la plus haute vitesse possible (1/500 sec par ex).

    • « idée d’innovation : POURQUOI mon réflex n’a pas une commande permettant de pré-régler la mise au point à une distance précise »

      ça existe je crois, pour les gros télé… (ou alors c’est chez Nikon, (je sais plus… car en général j’utilise le Sigma 150-300 mm f/2.8)

    • J’ai trouvé mon bonheur de sac chez F-stop. Différentes tailles d’insert et différentes taille de sac. De multipes combinaisons !

      Seul défaut, c’est très cher

    • Tres heureux de mon Panorama R360, qui compartimente tres bien les objets personnels du matos photo: http://www.mindshiftgear.com/

      Le gros avantage, c’est qu il n’y a pas besoin de faire basculer tout le sac photo pour acceder au matos ou a changer d’objo.

      combine au Capture de Peak Design: https://www.peakdesign.com/capture

      ca marche nickel, teste et approouve en rando, en sortie en ville, en ballade…

      Bref, bien que chers, je recommande a 100% ces 2 produits.

  3. Aïe, dans les « Pires Fausses Bonnes Idéees » j’ajouterai « Trop de mégapixel », ben oui, à quoi ça peut servir de dépasser les 24mp.

    Mais quelque chose me dit que tu n’es pas du tout d’accord :) Mais alors vraiment pas du tout du tout :)

    Sinon, j’ai un vieux sac Lowepro à une bretelle, je l’aime quand même assez bien…

    • Oui, en effet, pour moi le gain de résolution reste un progrès quoiqu’il arrive… J’ai pu recomposer des images très intéressantes avec mon 50 Mpix.

      Mais bon, je comprends aussi l’autre point de vue. Car les très hautes résolutions impliquent quand même des conséquences en termes informatique.

  4. Le Wifi et le pilotage à distance a un intérêt pour le photographe animalier. Pour surveiller un nid par exemple et éviter d’effrayer les occupants en s’approchant tout prés. Pour tous les autres, intérêt bien plus limité. Et ca vide bien la batterie

  5. J’adore quand tu montes à l’abordage, sabre au clair…

    Enfin, je viens de commander le Nikon Df. Je plaide coupable, demande l’indulgence du jury (l’âge ?).

     

    • Oui, tout ça c’est pour le plaisir…

      Mais pourquoi diable pas le Nikon D750 ? Qui est tellement plus intéressant que le DF ?

      Je dis parfois du mal de Nikon, mais pas du D750, qui me plait vraiment… avec son écran orientable hyper pratique, sa très bonne qualité d’image (bien assez bonne pour tout ce qu’on a envie d’en faire).

      Pourquoi le DF ? Là, je comprends pas…

      • Effectivement au niveau de la raison, c’est le D750 qui l’emporte. J’ai hésité un bon moment. Mais moi, je ne suis pas un professionnel. Et la photo pour moi, c’est une passion. À titre d’exemple, j’ai utilisé une Technika Linhof dans le temps. Etais-ce raisonnable ? Non. Est-ce que je le regrette ? Mais pas du tout.

  6. J’ajouterais le grip pour faire « pro »: cher, inutile, lourd, qui oblige à repositionner la main. J’en ai même vu se trimbaler avec un  grip sur un hybrid : non seulement tu perds l’avantage de la visée optique et tu reperds en poids.

     

  7. Bémol pour le grip : j’en ai très rapidement acheté un pour mon EOS 350D à l’époque (eh oui, ça date déjà un peu…) parce que je trouvais le boitier un peu petit pour mes mains….qui ne sont pas si grandes que ça. Et les Canon plus récents de la même gamme me posent globalement les mêmes problèmes : j’ai eu le même souci avec un 700D (que j’ai même fait tomber une fois !) même si la prise en main et le revêtement ont fait des progrès.

  8. Certains commentaires, notamment sur la soi-disant inutilité des grips, me laissent perplexe par leur côté infantile et ridicule (c’est pour faire pro…).

    Je ne peux concevoir utiliser un appareil sans grip pour plusieurs raisons :

    pour équilibrer l’ensemble lorsqu’on a une optique L de bonne taille et de poids (j’ai un 11-24, un 24-70, un 70-200et un 100-400,
    pour la prise en main, j’aime sentir le grip en contact avec les deux derniers doigts de la main, et si je ne sens pas ça, j’ai l’impression de me promener à poil dans la rue,
    pour la prise en main en cadrage vertical, indispensable,
    pour l’autonomie,
    pour la stabilité, car j’aime bien avoir du poids et du massif en main.

    Si je suis d’accord avec certains points soulevés par JF, il en va autrement avec les arguments avancés dans certains commentaires. Ça me rappelle les années 80-90 où les photographes étaient systématiquement contre tout, probablement le signe d’un ego habituellement surdimensionné dans ce milieu : les photographes étaient contre les automatismes, contre l’AF, contre le numérique, contre la vidéo dans les appareils, etc., etc., et ils ont fini par s’y plier.

    Moi le premier, je suis contre certains trucs : contre les sangles de type black rapid, que je trouve dangereuses, contre la visée électronique mais pour une visée hybride qui réunirait le meilleur des deux mondes. Mais, franchement être contre les grips, les pixels, les adaptateurs de montures, ça dénote d’une vision très étroite des choses.

    Aujourd’hui, la technologie permet tout, avec une liberté et une qualité dont on n’osait même pas rêver il y a 20 ans. Alors pourquoi bouder notre plaisir, et faire les grincheux ? Quand un truc ne vous plaît pas, ne dites pas « c’est nul, c’est de la merde », essayez plutôt d’ouvrir votre esprit, et de vous dire que si ça existe, c’est que ça peut probablement servir à quelqu’un.

    • Attention, je ne dis pas que c’est nul, ni de la m….. Je dis juste que c’est un gadget vendu très cher et qui est inutile dans 90% des cas que les photographes experts rencontrent.

      J’en ai utilisé pendant une dizaine d’années et aujourd’hui je m’en passe très bien. A mon avis, il n’est intéressant que lorsqu’on travaille au trépied (studio, action stades, animalier posé).

      Sur les bags ou à main levée, on s’en passe et les reflex modernes professionnels tiennent très bien en main. Enfin, faire de la photo de voyage avec un boitier grippé, ça me fait juste doucement rigoler quand même…alors que 2 ou 3 batteries de secours dans la poche suffisent et que ça évite qu’on te montre du doigt comme paparazzi…ou te faire agresser pour piquer ton matos (c’est arrivé à un collègue à Lisbonne après une avant-première)

      Et puis quand tu roules à 2 boitiers, eh bien, t’es content de t’éviter les surpoids (mort) des grips.

    • Salut Gilles… Contre la visée électronique : on sera d’accord… ( ! )

      Par contre : depuis plusieurs années je n’utilise que les sangles Blackrapid (et viré toutes les sangles classiques, que je ne supporte plus) !

      Il suffit de faire gaffe que le boitier est bien accroché… Question d’habitude (il y a une sécurité sur les crochets maintenant, elle n’y était pas il y a 4 ou 5 ans). Impossible de revenir en arrière…

      Je décroche d’ailleurs souvent mon boitier pour travailler plus librement. Mon EOS 5Ds a une petite dragone de poignet (très fine, c’est celle du Canon G7X : tu sera surpris elle est largement assez solide pour soutenir l’EOS 5Ds + 70-200 mm f/4). la dragone de poignet me donne la sécurité pour détacher le boitier de la black rapide et travailler encore plus libre…

      je suis résolument (200%) contre le grip aussi ! J’en utilisais à l’époque de l’argentique (sur mon EOS 5 je crois me souvenir… et peut-être l’EOS 3 avec l’AF piloté par l’oeil je crois)… Mais depuis : plus… Franchement les situations ou j’en aurais besoin sont tellement rarissimes.

      Même en Safari, je trouve que ça sert à rien…

      J’ai passé 4 semaines au Kenya l’été dernier sans trip… et m’en suis bien sorti (sans fatigue ni gène, ni photos floues) : car la plupart du temps le boitier repose sur un beans bag : on a même pas besoin de le tenir…

      On pose juste la main gauche sur l’objectif (au cas ou pour éviter qu’il bascule)… il faut le poser bien équilibré, c’est tout.

      Bon, après chacun voit midi à sa porte (question de goût)… Tu vois, je ne suis pas « contre tout » ! Mais contre certains truc (seulement)…

      Par exemple : contre les filtres Nik Software : voilà une superbe arnaque (quand c’était payant). Mais maintenant que c’est gratuit, tout le monde a compris que « ça ne vaut rien » ;-)

      Dans la partie 2, justement j’y reviens sur ces grips :

      http://photoetmac.com/2016/07/matos-photo-pires-fausses-bonnes-idees-partie-2/

  9. Pingback: Matos photo : les pires fausses bonnes idées, partie 2 - photoetmac.com

  10. pour la 4K je ne suis pas totalement d’accord, mais parce qu’il m’arrive de réaliser des vidéos.

    Le choix de se porter sur un appareil photo qui fait de la 4K, se porte sur plusieurs raisons:

    –  le cout global : pas de besoin de racheter tout le matériel ( optique, batteries…)

    –  la facilité car en déplacement, on n’a pas besoin d’emporter deux équipements.

    – la commodité: un seul matériel que l’on connait  et il suffit de passer du mode photo au mode video.

    – la 4K est le nouveau format, autant anticiper ce qui va devenir obligatoire en terme de qualité video. Cela permet de se laisser le temps à maitriser le format et de mettre à jour sa chaine graphique tranquillement.

    Bon je parle dans le cas de mon usage spécifique.Il y a quelques inconvénients quand même et certains éléments sont à prendre en compte car la philosophie de la video et de la photo n’est pas la même.

     

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