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Prise en main : Samyang 24 mm à décentrement

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

J’ai pu essayer rapidement le grand-angle à décentrement Samyang 24 mm TILT-SHIFT F3.5 ED AS UMC (979 €). Un type d’objectif que je n’ai jamais eu l’occasion d’utiliser précédemment, n’ayant jamais travaillé dans le domaine de l’architecture ou de la déco intérieure….

Capture d’écran 2016-05-30 à 17.24.52

Le but de l’essai (un peu rapide mais c’est de ma faute), était surtout de tenter de démontrer l’intérêt d’utiliser un tel grand angle à décentrement pour redresser l’image… par rapport à une correction de perspective qui peut aussi se faire dans le module de Développement de Lightroom ou ACR, à partir d’une photo faite avec un grand angle 24 mm standard. La procédure du test est simple :

1 – Photographier d’abord une façade avec ce 24 mm à décentrement (en mode redressé).

2 – Photographier la même façade avec un 24 fixe standard (sans décentrement). J’ai utilisé mon Sigma 24 mm f/1.4 Art. Relire : Le Sigma 24 mm f/1.4 Art : mon objectif préféré.

3 – Importer les deux images dans Lightroom. Voilà qui est fait : à gauche le grand ange 24 mm classique… A droite le grand angle à décentrement.

 24mm_decentrement_vs_Sigma_24mm_01

4 – Puis redresser l’image du 24 mm standard dans Lightroom ou Photoshop, afin qu’elle ressemble le plus possible à l’image obtenue avec le 24 mm à décentrement… Et voilà :

24mm_decentrement_vs_Sigma_24mm_04

Ce que l’on constate, c’est que l’image du 24 mm classique redressée (à gauche) manque d’information dans les coins en bas. Informations que le grand angle à bascule est capable d’enregistrer dès la prise de vue…

Vous constaterez sur la copie d’écran ci-dessous, à quel point il est nécessaire de redresser cette vue au 24 mm classique, pour retrouver des verticales.

24mm_decentrement_vs_Sigma_24mm_05.jpg

Voici l’image originale issue du 24 mm classique :

24mm_decentrement_vs_Sigma_24mm_06

A noter que n’ayant pas travaillé sur pied, ni fait très attention au moment du cadrage, j’ai du corriger un tout petit peu l’image du 24 mm à décentrement ci-dessous (ce qui n’est pas interdit), mais rien à voir avec l’énormité du travail nécessaire pour redresser le 24 mm classique :

0000_SCREEN_JFV 956

Evidement, les experts de Photoshop me répondront qu’ils pourront facilement recréer du contenu dans les angles… D’autant que Photoshop va bientôt profiter d’une nouvelle fonction de recadrage avec « création de contenu » Oui, mais redresser toutes ses images représente une perte de temps, bien entendu. Et il pourra toujours exister des cas ou la « création de contenu » sera peu évidente. Ou encore, des cas ou livrer une image excessivement manipulée dans Photoshop est non souhaitable.

Donc, un objectif à décentrement présentera bien entendu un énorme avantage pour le photographe d’architecture, ou de décor intérieure, qui sera appelé à multiplier ce genre d’images chaque semaine. D’autant qu’un photographe n’est pas souvent un expert de Photoshop…

La qualité de ce grand angle Samyang m’a paru plutôt correcte, comme on peut en juger sur ce zoom à 100% sur notre image de test, face au Sigma f/1.4 Art. Evidement ce dernier est équipé d’un autofocus efficace alors que le Samyang est à mise au point manuelle.

24mm_decentrement_vs_Sigma_24mm_03

On note aussi une différence colorimétrie perceptible entre les deux objectifs, qui sera corrigée par un petit coup de balance des blancs dans Lightroom. A noter que sur la version Canon (du moins), Lightroom ne parvient récupérer aucune informations EXIF en provenance du Samyang… Mais je crois savoir que la version Nikon est équipée d’une puce (à vérifier) et peut transmettre à l’appareil les informations EXIF de l’objectif.

C’est une alternative sérieuse aux optiques à décentrement des constructeurs (Canon et Nikon), que vous pouvez commander directement chez Samyang France. « Ses capacités de bascule et décentrement permettent un contrôle précis des perspectives et du plan de mise au point. Compatible plein format, sa construction optique accueille 2 lentilles asphériques et 2 lentilles en verre ED à très faible dispersion. Contrôle entièrement manuel ».

 

Couverture capteur Plein format (full frame – 24x36mm)
Plage d’ouverture F3.5 – F22
Construction optique 16 éléments en 11 groupes dont 2 lentilles asphériques. Bascule sur ±8.5° et Décentrement sur ±12mm
Distance mini de MAP 0,2m
Angle de champ 83,5° (FF) ; 56,9° (APS-C)
Nbre de lamelles diaphragme 6
Montures disponibles Canon EF, Nikon F, Sony E, Sony A, Pentax K
Poids 667g
Garantie 2 ans
Diamètre de filtre 82mm
Diamètre extérieur de l’optique 86mm
Présence de contacts Non
Longueur 110mm
Accessoires inclus Bouchons, Etui de transport
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2 commentaires

  1. Je me demande si ça ne vaudrait pas le coup d’investir dans une focale plus large (et plus polyvalente!).

    Après redressement sous logiciel, on pourrait retailler dans la photo de départ qui verrait plus large. (c’est pas très clair…)

    Nota : ces objectifs à bascule sont tellement spéciaux que moi aussi, je jouerais un petit coup avec pour essayer!

  2. L’intérêt d’un test d’un objectif à décentrement vs sans décentrement, est la comparaison de qualité dans les angles une fois le redressement fait optiquement vs logiciellement.

    De plus j’aurais trouvé plutot intéressant pour mettre en avant ces différences de faire la comparaison avec le même objectif, ici  le samyang. Optiquement/logiciellement.

    La comparaison avec un autre objectif est intéressant si par exemple le samyang n’est pas tip top dans les angle ( surtout qu’avec un décentrement mécanique on va tirer aux limites de l’optique) et qu’on le compare avec un objectif autre qui lui est excellent mais n’est pas tilt/shift. Et de voir  si avec un objo très bon, une fois redressé logiciellement, on peut s’approcher de la qualité de la version mécanique.

     

    Perso j’ai le 24 TSE canon,  je n’ai pas le 17 TSE, pour de l’intérieur j’utilise mon 17-40 que j’utilise à 17 et que je redresse.

    Franchement pour un client qui n’est pas un archi ou un expert de l’image personne ne voit la différence. Je pense que la gestion de la mise au point , de l’expo, la chromie et retouche générale aura un impact visuel  bien plus important.

     

    Même s’il existe des effets « semblable » le seul truc qu’un logiciel ne pourra pas faire et qui justifie un tilt/shift c’est pour la bascule. Mais son utilisation est anecdotique.

     

    Merci tout de même pour ce début de test. A l’occasion essayez le 24 TSE canon c’est quand même une turie ;)

     

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