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Sociotypes : quel photographe êtes-vous ? Partie 4

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Voici une quatrième partie de nos portraits de photographes, « caricaturaux » mais amusants j’espère ! Certains sont inspirés de mes amis et connaissances… qui se reconnaitront sans doute.

Dans tous les cas, ne prenez pas la mouche : ces portraits sont des « mélange » de plusieurs personnages dont vous partagez éventuellement que quelques « traits » et moi aussi ! Ce n’est pas vous, pas exactement… Dans tous les cas, rien de méchant bien entendu ! Même si il arrive que je pointe certains détails, assez justes…

J’espère que ces portraits amusants vous aideront à vous y retrouver… et peut-être même, à chasser certains de vos travers ? Commencez par lire la première partie icila seconde ici… et la troisème là.

 

 


Le « photographe voyageur collectionneur… qui « a fait » tous le pays » : il est un peu le pendant néo colonial du chasseur de trophés d’autrefois : celui qui collectionnait les « têtes coupées de tous les animaux de la création. Lui, il collectionne les photos de tous les pays. Et (s’il l’ose, mais ce n’est pas si facile) : les portraits des toutes sortes de « locaux », capturés dans leurs costumes colorés…

Son matos : il était pourtant décidé à voyager léger… c’est pour cela qu’il avait choisi un Sony A7. Manque de bol, après avoir glissé dans son sac, la « triplette » d’objectifs à f/2.8 (ou f/4) dont il pensait avoir besoin… il découvre que le sac « hybride full fram » pèse au moins « aussi lourd » que le sac qui transportait son Canon EOS 6D et ses trois zooms à f/4.

Si seulement il avait pris le temps de s’emparer d’une calculette pour faire l’addition, avant de se laisser séduire par les arguments bien rodés du marketing. Ce fut son erreur… La différence de poids étant au final « négligeable », il se dit qu’il aurait peut-être du penser au « Micro 4/3 » ? Car si le but était d’alléger vraiment son sac, le Micro 4/3 version Panasonic était peut-être « la » bonne solution ?

Son obsession : comme Georges Cloney dans « In the Air », il s’était astreint à photographier un object stupide devant tous les « paysages touristiques » possibles, lors de ses voyages. Il avait vu ça sur Internet et s’était dit que ça allait être une « série » très cool… Malheureusement, il n’a jamais trouvé le temps de monter ce « super time lapse » créatif à son retour.

Et depuis, sa passion pour cette super idée s’est émoussée : surtout qu’il en découvre une nouvelle variante chaque dimanche sur Facebook….

Ses travers : il découvre que ses photos sont plutôt « sans intérêt » finalement… Car en fait, il ne prête pas vraiment attention à ce qu’il photographie : il se contente de collectionner. Il se dit qu’il va peut-être changer de passion : peut-être s’il s’intéressait au monde de la Hifi ?

Ses réussites : cette expo « Ethnographique » dans le Hall de la Mairie… (même si c’est son cousin, conseillé municipal… qui en avait eu l’idée). 

 

 


Le « photographe tartarin naturaliste » : Il évolue de préférence dans les parcs ornithologiques ouverts au public (Marquenterre, Le Teich)… Mais s’habille de pieds en cape en tenue camouflage, même si des hordes de gamins braillards et bigarrés passent toute la journée autour de lui.

Son matos : Il promène de préférence un 600 mm f/4 camouflé, qu’il trimbale sur un chariot de ménagère pour pas trop peiner. Oui, il est souvent retraité et passe l’essentiel de son temps à tenter de photographier «plein cadre» l’éternel martin pêcheur. Tout est bon pour y arriver, y compris le « doubleur ».

Son obsession : n’utiliser que des capteurs plein formats de 16 ou 18 Mpix ! Même si un APS-C de 24 Mpix, permettrait de s’approcher un peu plus… Il a préfère les Canon EOS 1Dx ou les Nikon D4s, car le 24 x 36 lui permet de se tenir un cran au-dessus des amateurs de passage (presque toujours en APS-C… pffff ! ).

Ses travers : Quand il montre ses photos aux familles de touristes (son moment préféré), il ne manque pas de zoomer à fond sur l’écran, pour assurer sa « supériorité ». Ce qu’il déteste le plus ? Les « blaireaux » qui ont un 150-600 mm f/6.3 monté sur un reflex APS-C… qui font des photos (parfois) meilleures que les siennes ! Pffff, la « chance du débutant » rien d’autre !

Ses réussites : Généralement, il affirme « vivre dans la nature » ! Pour faire de la « vraie » photo… (bien que ce soit presque toujours dans les parcs qu’on le rencontre ;-) Une chose est sûre, on ne s’ennuie pas avec lui, car il adore réunir un auditoire et raconter ses hauts faits. Finalement il préfère les humains aux animaux, il n’est donc pas si « sauvage » ;-)

(un portrait signé Denis Boyard qui n’a pu se retenir de nous l’écrire ;-)

 


Le « photographe Light painter » et amateur de HDR : il aurait pu animer des sorties à rollers la nuit… mais il a choisi la photo nocturne, n’étant pas trop sportif de nature.

Son sens du business a fait le reste : il organise des « workshops » et des « masterclass » depuis 2 ans… Il emmène des débutants découvrir Paris la nuit en faisant des photos sur pied : pour dessiner leur nom, ou des ailes d’ange, ou des flammes dans le dos avec une lampe… ça « claque » !

Son matos : il a acheté un pied vidéo pesant plus de 10 kilos avec une rotule vidéo (une bonne affaire ;-) car décidément les pieds photos ne sont décidément pas assez stable… Etonnement, le gars qui lui avait vendu était un cadreur pro qui bossait pour la TV (toutefois depuis qu’on lui avait demandé de se « mettre en Auto-entrepreneur », il n’avait plus trop de boulot)… Peu importe : c’est pour ça qu’il lui avait « bradé » ce pied, « si génial » qu’il ne parvenait pas à vendre depuis deux ans…

Au moment de se débarrasser (à son tour) du pied vidéo professionnel (utilisé deux fois seulement), notre photographe amateur d’Urbex découvre que plus personne ne veut de ce genre de matériel ! Car on tourne léger et pas cher de nos jours : même pour la Télé, même pour les clips de rap.

Son obsession : voyager à Tokyo, qui est la « Mecque » de l’Urbex… Mais pour ça, il faudrait trouver une astuce !

Hong-Kong, Chine, Asia, Asie

 

Ses travers : les prises de tête avec les clochards la nuit, qui veulent absolument poser face aux appareils pour embêter les filles qui s’inscrivent à ses « workshop »… Voir les embrouilles avec les flics : à Paris la photo au pied est réglementée, mais il ne peut s’empêcher de « revendiquer » son droit de poser son trépied, un peu partout.

Ses réussites : cette activité ne rime plus à grand chose et la « passion » s’est émoussée, au bout de le quinzième sortie. Mais il en a fait un business… Il faut bien vivre ! Par contre les clients son un peu déçus : c’est une arnaque, vu qu’il n’a pas grand chose à leur apprendre.

Hong-Kong, Chine, Asia, Asie

 


Le « psychopathe traqueur d’insectes » :  Pour lui, macro ne commence qu’au rapport x 1, là où le sujet est représenté « taille réelle » sur le capteur… Et se poursuit jusqu’à des rapports proches de la « micro-photographie » : mais SVP ne « mélangeons pas les torchons et les serviettes » !

Ses sujets préférés sont les « micro hyménoptères » (hein ? Les micro quoi ?)… qu’il faut débusquer avec une loupe puissante, par exemple au cœur d’une fleur de cerisier. Evidement il faut être « initié » et maîtriser à fond le « latin des Entomologiste« ? C’est sûr, le « verbe » ça « sélectionne »…

Son matos : Le psychopathe de la macro, se reconnaît aisément à son matériel ! Ce n’est pas tout le monde qui promène un reflex 24 x 36, équipé d’un soufflet macro sur lequel est monté un « grand-angle inversé », au bout d’un jeu de 3 bagues allonges !

Et bien entendu, il faut – au moins – deux flashs puissants:montés sur des barrettes d’extension, afin d’éclairer l’arrière-plan… Pendant que le sujet principal se retrouve face à un flash annulaire « bien boosté ».

Son obsession : Heureusement que ces sujets ne mesurent qu’une fraction de millimètre, car la profondeur de champ disponible suffit tout juste à obtenir un portrait net… Donc, forcément : il faut aussi un trépied stable et rigide (4,5 kg), que beaucoup rechigneraient à promener.

Mais notre homme est un passionné ! Pire : un maniaque, un acharné… qui déploie absolument tous les efforts (au grand dam de sa famille) pour obtenir « la photo » qui fera de lui la vedette ( ! ) de son Club Photo.

Ses travers :  Le terme de « psychopathe » est bien entendu lié aux impératifs « délirants » de ce genre de passion. Par exemple ce « double rail de mise au point » qui lui permet d’accrocher le plan net, si difficile à déterminer dans toute cette « diffraction ». Il faut dire que le « diaphragme réel » atteint des sommets quand on augmente à ce point le « tirage ». Kezako ce vocabulaire cabalistique ? Vous n’êtes pas un initié…

Ses réussites : pourtant quand on le connait,notre homme est tout à fait équilibré et sympathique en fait ! Juste un peu « monomaniaque » et obsédé… Comme tous les mordus d’un sujet difficile ! Le jour ou il a été publié dans Chasseur d’Images : il a tenu à inviter tous ses potes photographes au restaurant. Car c’est un gars sympa finalement, qui gagne à être connu (ah, si seulement il osait photographier des gens)… 

(un portrait signé Denis Boyard qui n’a pu se retenir de nous l’écrire ;-)

 

A suivre, peut-être s’il me vient d’autres idées…

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7 commentaires

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  4. Excellent le portrait du photographe voyageur et la formule  » il est un peu le pendant néo colonial du chasseur de trophées d’autrefois » ! J’ai aussi bien aimé les autres portraits, notamment le photographe naturaliste équipé de son gros « bazooka » .

    A +

  5. Lecture rejouisante, en plus avec la tendresse de Denis ;o)

    Faudrait réactualiser celui du psycopathe-naturaliste-macroteux, il y n’y pas que des retraités, loin de là, pas mal de jeunes font des merveilles dans le domaine, ha! la catégorie « eco-responsable » et « éthique »qui, par peur de détruire la planête va se pourrir la vie pour ne pas couper des brindilles en arrière plan, ne déplacera pas un insecte, et ce dans un champs qui sera fauché le lendemain ;o)

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