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Non à la suppression des notes à l’école

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BILLET PREC.
BILLET SUIV.

Lisez les passionnantes chroniques « Tableau Noir » de Jean-Paul Brighelli. Notamment celle-ci : Éducation : pustules vertes et pastilles rouges, ou la nouvelle évaluation : 

« Najat Vallaud-Belkacem a donc décidé de revoir l’évaluation des élèves, et de supprimer les notes au collège ». Brighelli lui accorde un zéro pointé. Cet autre texte est également  passionnant : « Brighelli : comment les pédagogistes ont tué l’école« . Supprimer les notes, est évidement le meilleur moyen de favoriser plus encore ceux qui sont déjà privilégiés… et dont les parents savent bien (par les études qu’ils ont suivi), tout l’intérêt d’une évaluation !

Lac Tonlé Sap, Tonle Sap lac, Cambodge, Cambodia

Et d’enfoncer encore un peu plus les plus défavorisés : en les privant de tout point de repère… et surtout en les privant de motivation et du désir de rattraper les meilleurs… Ceux qui ont connu les notes savent bien comment ça fonctionne. La vie est une gigantesque écoles, avec ses succès, ses échecs, ses notes, ses diplômes… Après on ne s’étonnera de rien.

Cassez le thermomètre pour ne plus avoir la fièvre, telle est la logique…. Il faut dire que pour passer à coup sûr à la télé, il est bien plus pratique pour une ministre inexpérimentée (en matière d’éducation) de supprimer les notes… que de tenter d’améliorer le niveau scolaire des élèves ! Vraiment on n’en peu plus de l’idéologie qui ne sert qu’à masquer l’impuissance… 

Un peu hors sujet ce soir. Mais devant tant de bêtise et face à une telle entreprise de destruction massive de l’éducation et du bon sens, on ne peut que se révolter ! Il faudrait d’ailleurs que les parents se révoltent rapidement, avant que le Titanic ne coule entraînant leurs enfants par le fond…

Ci-dessus une classe flottante, que j’avais photographiée au Cambodge… Sans note, pensez-vous ?

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31 commentaires

  1. Ce blog est quand même le degré zéro de l’analyse. Supprimer la notation sur 20 signifie-il forcément supprimer TOUTE évaluation ?

    • Je ne vois pas bien ce qu’on peut imaginer de plus simple et de plus clair que la notation sur 20 pour l’évaluation… Depuis le temps qu’on l’utilise !

      Si l’éducation nationale  entend y renoncer, c’est bien parcequ’elle entend renoncer à l’évaluation tout court… Sans doute pour ne plus devoir faire face à son propre échec.

      C’est un simple renoncement ! Pas une tentative d’évolution…

      D’ailleurs rien de sérieux, n’a été proposé pour remplacer les notes.

      Allons, allons, pourquoi est-il si difficile d’accepter de constater la réalité ?

      • Rien de sérieux n’a été proposé pour remplacer les notes sur 20 ?

        Je ne sais pas si c’est le « rien »  ou le « sérieux »  qui me navre le plus dans la phrase…..

        Enfin, bref, c’est sans doute pas mieux que de dire que rien ne marche mais qu’il faut immédiatement hurler contre ceux qui ouvrent la porte à des changements.

        Allez, sors l’oeil de ton viseur ou prends en un plus large et tu verras que chaque balance a toujours deux côtés…

        La vie de ces pages continuera sans moi. Personne ne s’en plaindra.

          • Lorsqu’un photographe se prend pour un pédagogue ça ne donne pas grand chose de bien … Les notes ne servent qu’à une chose : classer.

            Leurs impacts pour les enfants les plus faibles est dévastateurs (perte de confiance en soi puis perte de motivation).

            Reste sur tes commentaires photo, tu y es bien plus à l’aise. Pour le reste laisse donc faire les pédagogues ;)

            • Tu peux ne pas être d’accord avec quelqu’un … et combattre son point de vue, sans chercher décrédibiliser celui qui l’exprime…

              Cela serait mieux ! C’est ça la démocratie : échanger des opinion et débattre. Ne pas insulter les gens dont on ne comprend pas les idées.

              Car je suis aussi qualifié que toi pour parler d’éducation… J’ai fait bien assez d’études pour ça crois moi et lu pas mal de bouquins ! Mais surtout j’ai un peu de bon sens et pas mal d’expérience dans pas mal de domaine. Donc je ne comprends pas trop le

               » Lorsqu’un photographe se prend pour un pédagogue « … Tu espère décrédibiliser mon point de vue, en décridibilisant le bonhomme ? ça ne marche pas comme ça…

              Ce sont justement les « fameux pédagogues » qui ont mené l’éducation de ce pays dans cet état catastrophique. Preuve que leurs idées sont peut-être à re considérer… et qu’un retour à des méthodes « à l’ancienne » pourraient sauver la situation ?

              Mais passons…

              Justement « classer », hiérarchiser les élèves, cela me semble fondamental ! Tu ne crois pas que toute ta vie professionnelles ne sera pas une succession d’évaluations et de hiérarchisation ? Ahaha, mais tu viens du pays des bisounours ?

              Hiérarchiser, ne veut pas dire martyriser, ni stigamatiser les plus faibles… Il faut au contraire les aider (autant que possible, ce qui sera de plus en plus difficile d’ailleurs).

              ET comment veux tu les identifier sans un système de notation ?

              Par ailleurs si tu n’encourage pas les meilleurs à être encore meilleurs (et à rester devant), ils régresseront et se contenteront d’être « normaux » !

              Mais bon… Apparement certains préfèrent tout ce qui est « normal », voir « médiocre »…

              C’est comme ça qu’on en est arrivé, là ou l’on en est aujourd’hui : « tout se vaut », pas de hiérarchie, soyons tous médiocres…

              Pathétique !

              • Ne pas noter ne signifie pas ne pas évaluer. C’est bien là toute la différence. La petite nuance que tu sembles avoir du mal à saisir malgré toutes tes connaissances et toute ton expérience. Les systèmes éducatifs où l’évaluation n’est pas une notation (pays scandinaves) semblent mieux réussir et moins enfoncer les élèves en difficultés. Renseigne toi un peu sur ces systèmes et tu verras que tu n’as peut-être pas tous les éléments en main pour te permettre d’avoir un discours aussi tranché et aussi négatif sur cette proposition.

                Chacun peut exprimer son point de vue comme tu le clames haut et fort mais il faut aussi savoir parfois mettre un peu d’eau dans son vin et savoir reconnaitre ses limites dans un domaine. Cela aide à entendre le point de vue des autres (peut-être mieux renseignés et plus compétents dans ce domaine).

                Les limites de cette proposition sont peut-être à trouver du côté des très bons élèves compétiteurs qui ne sont pas les plus nombreux dans les classes. De toute façon aucun système de notation ou d’évaluation ne pourra convenir à tous :(.

                • Les très bon élèves compétiteurs, sont justement l’avenir du pays ! Les empêcher de progresser, les décourager, les « normaliser », les « ralentir » en les privant de bonnes notes, voilà bien un projet totalitaire… C’est stupide et criminel ! C’est exactement ça, qui est à l’oeuvre dans ce projet d’abandon des notes.

                  La gauche veut fabriquer des enfants « égaux », tous gentils, « hors sols » ! Dont la nature de compétiteurs aurait été apprivoisée : artificilement « égalitarisé » ! Un peu comme des poulets : des élèves tous homogènes, tous pareils, tous moyens… (puisqu’il est impossible d’élever le niveau des plus faibles on va « niveler » le niveau des plus forts »)

                  Autre chose, les pays du Nord sont tellement différents par leur population et leur sociologie de chez nous, que d’imaginer appliquer chez nous, les rcettes qui marchent là haut, tient tout simplement du fantasme et de la tarte à la crème (qui nous est régulièrement réchauffée et servie)…

                  Non merci ! Il y a des tas de choses dans ces pays scandinaves, dont nous ne voulons surtout pas ici (car ces pratiques ne sont pas adaptées aux pays latins, dont les habitants sont différents. Pour ça d’ailleurs que lorsque l’on mélange les gens sans qu’ils l’aient souhaité, ça ne se passe pas toujours bien)…

                  Je crois que nous souffrons justement d’un manque d’ambition en France… Vouloir amener toute une classe d’âge au Bac est un autre fantasme qui tient de la volonté de « normalisation » et « d’uniformisation »…

                  Ce n’est pas donner une chance à tous. C’est couper les têtes qui dépassent, en abaissant le niveau global… La gauche est très forte pour faire le bonheur des gens « malgré eux » !

                   

                   

  2. Apres la suppression des bourses d’études au mérite …, un nouvel exemple de l’irresponsabilité de nos dirigeants qui dans le domaine de l’éducation nous amène vers un nivellement pas le bas …, nos etudiants deviendrons tous moyen, moyen+, moyen- voir médiocre …

  3. Supprimer les notes peut aider ceux qui sont en échec scolaire. Ne plus être perpétuellement parmi les nuls mais juste être considéré pour ceux que l’on est, avec nos faiblesses et nos forces (qui souvent ne sont reconnues a l’école).

    • Si tu cours le 100 m (ou autre chose), que la course soit chronométrée ou pas, si tu es nul tu arriveras dernier… Supprimer le chrono n’aide absolument pas à progresser mais seulement à se conforter dans sa nullité…

  4. Les notes sur 20 ne servent effectivement à rien. Quelle différence entre 15 ou 18/20 ? L’objectif est de faire acquérir des savoirs, savoir-faire et au final, des compétences. Une compétence, on l’a ou on le l’a possède pas. Ce n’est pas vraiment lié à une note. La plupart des systèmes d’éducation qui fonctionnent évalue les élèves sans pour autant les noter : ces systèmes sont basés sur des acquisitions progressives de diverses compétences et permettent d’amener l’ensemble d’une classe d’âge à un niveau bien supérieur au notre.

    En revanche, nos politiques sont bien incapables de faire une réforme correcte : ils commencent puis s’arrêtent avant d’avoir fait la moitié du travail : résultat, leur réforme est souvent pire que ce qui existait avant. Exemple, la réforme des rythmes scolaires. Soit on ne la faisait pas, soit on allait au bout de la logique avec de vrais journées plus courtes et moins de vacances ! Résultats, les journées de travail en primaire sont toujours aussi longues et les enfants travaillent en plus le mercredi matin. N’importe quoi !

    Une réforme, ça se pense, ça s’organise, on l’explique au gens pour qu’ils comprennent l’intérêt et on l’applique en mettant les moyens nécessaires, et enfin on évalue les résultats. Ce n’est malheureusement jamais fait de cette manière.

    • Désolé, je vois une énorme différence entre 15 et 18 !

      Celui qui a 18 en math, peut espérer être un jour devenir ingénieur, chercheur ou médecin… ça lui permet de savoir qu’il est meilleur en math que ses voisins et ça peut le motiver à continuer !

      T on a vraiment besoin de chercheurs et de médecins…

      Si on ne reconnait pas son excellence, son originalité, si on ne récompense pas ses efforts, il ne cherchera pas à donner le meilleur de lui-même… Et ne cherchera jamais à atteindre (pourquoi pas) 19, ou 20 sur 20 !

      Il se contentera d’être « standard »… donc ne sera peut-être jamais ce chercheur, qui découvrira un vaccin, ou fera une découverte qui fera progresser l’humanité toute entière.

      C’est ça le risque du nivellement par le bas !

      J’aurais pu aussi prendre l’exemple inverse… Celui qui a 15 : il s’en contentera si vous lui coupez l’envie de progresser et de rattraper celui qui a 18.

      Il faut quand même être sacrément aveugle pour nier l’instinct naturel de compétition et de jeux, qui existe en chaque enfant !

      Le premier jeux des enfants est de savoir qui coure le plus vite, qui dessine le mieux, qui est le plus drôle, qui séduit les filles, qui est le plus fort aux jeux vidéos !

      La compétition (le sport, les notes) sont les premiers instincts vitaux qui nous guident, nous motivent et font progresser l’humanité…

      Ceux qui ne sont pas bon en sport, essayent d’être bon en quelque chose d’autre et inversement ! Enlevez les notes, interdisez la compétition et vous enlevez le sel de la vie…

      C’est juste stupide…

    • Je connais bien le système éducatif…

      J’ai fait – très- de longues études, de toutes sortes… suis passé par une Classe Prépa, une Grande Zécole (comme on dit), la Fac (menant de front 2 cursus), et même une année de BTS (design Produit) et  je suis même passé par l’IUFM, après 12 mois à l’armée…

      Autant dire que j’ai connu à peu près tous les type cursus et d’enseignement que peut produire l’éducation nationale : le Bac C (math), les plus élitistes (Classe prépa) et les plus grandeurs (la Fac Paris 1)…

      Donc je sais de quoi je parle, d’autant que j’enseigne la photo aujourd’hui…

      Je sais ce que c’est qu’enseigner et l’enseignement en France, mes deux parents étaient enseignants, ma sour est Prof agrégée…

      Je suis objectif et bien informé et le désastre est au delà de ce que vous imaginez…

      Inutile de nier l’évidence. S’il est un domaine ou le désastre est patent, c’est bien l’enseignement…

      • Je crois que l’être humain est naturellement subjectif. Croire le contraire me paraît un tout petit  peu présomptueux, avec tout le respect que je te dois. Nous ne sommes pas des sur-hommes :) Si ? Et ne serait-ce la somme de de nos subjectivités qui pourrait finalement dessiner une sorte d’objectivité ?

        As-tu regardé ce document vidéo ? Si oui, deux questions :
        – Qu’est-ce que ton intellect t’as dit en le regardant ?
        – Qu’est-ce que ton coeur t’as dit en le regardant ?
        Ta vérité se situe probablement quelque part entre les deux ;) Non ?

        Je crois pour ma part qu’il n’y a pas une bonne ou une mauvaise approche, tout comme il n’y a pas un bon ou un mauvais élève. Il me semble que la difficulté actuelle vient du fait de vouloir appliquer la même approche à tous les élèves ; alors que nous sommes tous naturellement différents, avec des histoires, des cerveaux, des fonctionnements, et des aspirations différents

        :)

        • Si l’on applique la même approche à tous les élèves, c’est tout simplement parceque le Budget de l’état (déjà en déficit abyssal), ne peut offrir de cours particuliers à chacun… Ce serait mieux !

          C’est pourtant pas difficile à comprendre ! Dans d’autres pays, ou le même principe ancestral est appliqué (des classes de 25 à 35 élèves), le niveau ne s’effondre pas, mais progresse au contraire…

          La « lourde » responsabilité est pour 80% à attribuer à l’idéologie « progressiste » des enseignants et surtout des hauts fonctionnaires de l’éductaion nationale (tous de gauche ou presque et tous ayant perdu le contact avec les réalités) : « ivre la philosophie innovante de 68 » a massacré les méthodes traditionnelles… Elle est à 80% responsable du fiasco actuel…

          Ce n’est pas une caricature, mais la triste réalité ! Les haut fonctionnaires Français (tellement prétentieux et tellement arrogants), ont tout simplement cru qu’ils pourraient s’affranchir de millénaire d’histoire et « faire table rase du passé »…

          Ce sont eux, les « Khmers rouges de l’éducation » qui ont tué le système éducatif républicain et trop rigide… Juste pour se faire plaisir et expérimenter sur plusieurs génération leurs idéologies délirantes…

          Résultat : les gosses sortent du primaire sans savoir lire, ni écrire…

          Enfin, dernier point (qui compte aussi même si c’est moins déterminant) : ne négligeons pas l’abaissement du niveau général qu’entraine l’intégration (souvent impossible) des enfants issus de l’immigration.

          Pour quelques réussites spectaculaires (mise en avant largement), la majorité des élèves de « seconde ou troisième » génération ne s’intègrent pas à l’école de la république… Le niveau des classes dans certains quartier est donc catastrophique.

          Ce n’est pas être xénophobe que de faire ce constat triste… Résultat les « Français » enlèvent de ces établissements leurs têtes blondes (ou les petits blancs sont persécutés et moqués… surtout s’ils sont bon élèves : ils y sont traités de fayots)…

          Résultat le niveau scolaire s’effondre un peu plus. En même temps que la motivation des enseignants qui ne rêvent que de se tirer de là (sauf quelques exceptions courageuses qu’ils faut saluer, mais qui restent l’exception) !

          Bref, ça plus la folie des enseignants gauchistes, qui pondent des directives et programmes délirants… et voilà le travail !

  5. Je ne comprends pas l’intérêt de supprimer les notes d’autant qu’il ne s’agit nullement de l’unique moyen d’évaluer un élève, puisque les enseignants émettent également des avis sur l’élève avec toute sorte de moyens, dans le bulletin, sur les copies des interros, lors des réunions parent-élèves, lors des discussions entre enseignants quant à l’orientation ou tout simplement en faisant le point sur la classe et le travail en cours.

    La notation est un bon moyen, autant pour l’élève, les parents que les enseignants, de savoir où on en est, et comment on se situe. C’est un point de repère essentiel.

    Bien sûr, parfois ça mène à des situations un peu ubuesque où la première de la classe a 15,14 de moyenne générale, et la deuxième a 15,13, mais au moins, ça a le mérite d’être clair.

    J’ai la chance d’avoir mes filles dans le privé et d’être d’excellents élèves, parmi les meilleures du collège, et le fait de rapporter les notes qu’elles ont obtenues ou de les consulter sur le site du collège, nous permet de savoir où on en est et de prendre les mesures nécessaires en cas de baisse de régime ou d’incident.

    Bref, j’ai bien peur de devoir partager l’avis de JF. Je pense qu’en supprimant la notation, on obtient les choses suivantes :

    – Un nivellement par le bas, malheureusement à la mode dans notre pays, dans lequel il ne sera plus possible de faire la distinction entre l’élève qui travaille et celui qui ne travaille pas.

    – Un cache-misère, histoire de recouvrir d’un voile pudique les insuffisances de l’enseignement.

    – S’attaquer à un problème qui n’en est pas un, et laisser les vrais problèmes de côté, voilés par le cache-misère cité précédemment.

    Et ensuite, puisqu’il faut être honnête, oui, j’ai mes filles qui travaillent bien à l’école, et j’en ai rien à cirer de savoir que les mauvais élèves, les cas sociaux et autres du même acabit risquent de rester sur le carreau. Tout simplement parce qu’ils ne travaillent pas, foutent le bronx en classe, leurs parents ne suivent pas leur travail – ou plutôt, manque de travail – et, comme par hasard, ce sont les mêmes qu’on voit traîner dans la rue jusqu’à tard le soir.

    Pendant ce temps là, mes enfants ont fait leurs devoirs, préparé leurs affaires, et, même si ils ont de bons résultats, on est toujours derrière pour vérifier. Résultat des courses, après l’évaluation ou le devoir en classe, c’est 14, 15, 19, peu importe, mais le résultat est là, et les autres que je citais auparavant, n’en parlons même pas.

    Et si la note s’avère être un 10 ou un 12, hop, on essaye de comprendre où ça foire, et on se remet au travail. D’où l’intérêt du système de notation.

    Dans mon ancien métier, mécanicien avion, les cours sont sanctionnés par un examen noté en %, la note minimale pour être admis étant 75 %. Alors de quelle manière pourrait-on envisager de remplacer ce système ? Ça n’est tout simplement pas possible. À moins de vouloir faire du nivellement par le bas : ta note n’est pas très bonne, mais tu as des qualités, on te donne quand même ta licence, et tu auras le droit de réparer un avion qui transporte des passagers, même si tu n’as pas très bien compris comment ça marche.

    C’est bien ça qu’on veut ?

  6. La note a évidement une valeur d’évaluation (elle pourrait être sur 10, sur 20, ou sur 100… cela n’a pas beaucoup d’importance… Ou même sous forme A+, A, A-, B+, B, B- (ce qui est moins lisible)… Au final changer de système ne change pas la valeur et le nécessité de l’évaluation ! Il y a d’autres problèmes bien plus urgents à régler…

    L’évaluation a aussi une valeur psychologique… pour motiver et récompenser les bon élèves a être encore meilleurs,  car on aura besoin d’eux : médecins, chercheurs, scientifiques, etc… Surtout dans la compétition modale qui deviendra de plus en plus intense (vous croyez qu’on supprime les notes à Hong Kong, au Brésil, en Thailande, ou en Corée du Sud ?)

    Les notes devraient aussi donner une chance aux mauvais élèves  de se motiver et de travailler un peu plus (avec l’aide des enseignant, ou d’autres élèves et surtout de leurs parents), pour se mettre à niveau ! On ne doit surtout pas les laisser tomber et les laisser s’enfoncer… Mais si on leur fait croire que tout va bien, ils n’auront aucune raison de changer quoique ce soit.

    Enfin, vouloir faire de l’école un cocon idéal, d’ou la compétition aurait disparu serait une terrible erreur et un mensonge honteux… De toutes façons, les enfants « ont la compétition dans la peau », car c’est une « valeur » naturelle chez les jeunes gens en bonne santé. Si on a inventé les jeux et le sport : c’est pour encadrer le « besoin de compétition », pour éviter que celle-ci ne dégénère. Pour « civiliser » ce besoin de compétition…

    Faire croire aux élève qu’il n’y aurait plus de compétition dans la vie, serait une utopie scandaleuse : ils découvriront une compétition (bien plus cruelle), dès qu’ils arriveront dans le monde du travail… E plus dure sera la chute, plus violent sera le choc !

    Les enfants, auraient tôt fait de recréer ce jeux naturel qu’est la compétition dans un autre domaine (concours de jeux vidéo, défis stupides, ou jeux débiles et dangereux… sans aucun contrôle de la part des adultes : je pense aux attaques cruelles sur les réseaux sociaux par exemple.

    Vous n’aviez pas compris que la quête de la « popularité » sur Facebook (sport très populaire chez les élèves), était une forme de compétition ?

    Bref, abolir les notes ne changera pas la nature des gens… Et ne changera pas les élèves. Cela supprimera juste un indispensable outil pédagogique ! Cela rendra les bons élèves moins bon et les mauvais élèves plus mauvais… Les parents motivés seront moins motivés et les parents « inconscients » des difficultés de leurs enfants, les ignoreront encore un peu plus !

    C’est vraiment le genre de mesures démagogiques qui ne servent qu’à masquer l’inaction et l’impuissance par ailleurs…

    Le genre de mesures idéologiques, que l’on donne en gage à l’aile gauche du corps enseignant. Une minorité agissante, qui est plus préoccupé par la politique que par la réussite des élèves (ceux-là on les a tous connu n’est-ce pas. J’ai eu pas mal de prof comme ça).

    On nage en plein délire… Mais on en attendait pas moins de ce gouvernement (le plus maladroit et le plus incompétent que la France a du subir la France durant toute son histoire).

  7. À vous lire, il me vient deux choses :

    Je trouve ça profondément triste, grave, et dangereux qu’un système n’en « ai rien à cirer de savoir que les mauvais élèves, les cas sociaux et autres du même acabit risquent de rester sur le carreau ». Comme nous l’avons appris en math, tendez cette équation vers l’infini, et regarder où cela mène.

    Oui l’être humain a naturellement besoin de compétition : instinct de survie qui date d’un autre age (pour certain), mais bien encré dans nos cellules. Alors compétition, oui. Mais qu’elle soit inexorablement basée sur « l’autre » est une habitude « totalitairement » entretenue ; pour le bien de la consommation et d’une forme de chaos nécessaire au contrôle des populations. La compétition vis à vis de soi-même répond au même besoin, mais les résultats pourraient être extraordinairement différents.

    C’est mon point de vue, naturellement subjectif ;)

    • La note n’est pas basée sur l’autre… Elle est sur 20 !

      D’ailleurs les bon enseignants insistent et mettent régulièrement en avant les progrès que font les élèves, par rapport à leur moyenne du trimestre précédent !

      Les enseignants, ne sont ni stupides, ni inhumain… Souvent ils trichent un peu pour encourager les mauvais élèves et leur montrer qu’ils sont capables de progresser ! Ils savent bien comment ça marche, ils sont psychologues, pour la majorité d’entre eux…

      Et j’ai même vu certains enseignants noter plus sévèrement les bons élèves un peu arrogant (qui dominent parfois avec trop de facilitée les autres). Histoire qu’ils leurs reste un peu l’envie de se battre contre eux-même.

      Priver les enseignants de cet outil, n’arrangera pas les choses…

      Les différences de niveaux entre les élèves ne seront pas moins visibles.

      C’est vraiment une arnaque intellectuelle cette histoire de supprimer les notes ! Ridicule…

      Il est évident que le but de la manœuvre n’est pas pédagogique : mais idéologique et politique. Une provocation de plus…

    • @ Vincent,

      Ce n’est pas le système qui n’en a rien à cirer – c’est moi.

      Le système propose déjà des aides en tous genres pour les mauvais élèves et autres. S’ils ne saisissent pas la main qu’on leur tend, ce n’est pas de ma responsabilité.

       

      • Je persiste : c’est (aussi) le système qui n’en a rien à cirer : les mains tendues n’en sont pas. Poudre aux yeux. « Entassez-les et faites semblant de les aider ! ». Ces aides sont précisément du nivellement par le bas. Un peu comme une partie du monde agricole qui « tient » uniquement grace aux 70% de subventions. Ça n’incite pas à sortir de ce fonctionnement imposé par un immense lobby.

        Ainsi, pour moi, notes ou pas, le problème est ailleurs : voulons-nous abêtiser dans une direction finalement unique, ou valoriser les potentiels propres de chaque enfant ? Les programmes et la pédagogie ambiante ne va pas dans le sens de la seconde solution.

        • Oui, enfin… l’état doit faire autant qu’il peut pour aider les gens (c’est la solidarité et on sait bien faire ça en France, on est même les champions du monde en la matière…)

          Sauf que c’est quand même aux gens de se prendre en main à la base ! On peut pas motiver les gens s’ils ne sont pas eux-même motivés…

          Un malade qui ne veut pas guérir ne guéri pas…

          Un élève qui a l’envie de progresser fini par trouver sa voie (pas forcément la voie classique, mais tout ke monde a un talent)…

          Faudrait quand même pas inverser les problème…
          Il n’y a jamais eu autant de chances d’offertes aux gens, de faire les bons choix.

          Le monde a tout de même fait d’incroyables progrès en une centaine d’année…

  8. http://24heuresactu.com/2014/11/20/belkacem-veut-remplacer-les-notes-par-des-couleurs/

    C’est le nouveau hobby de l’école socialiste défendue par Najat Belkacem : mettre des notes est fasciste, il vaut mieux les remplacer par des couleurs. Puisqu’on vous dit qu’il ne s’agit pas d’un poisson d’avril !

    Le concept est simple : les notes mettent trop la pression sur nos pauvres enfants. Pour que les écoliers se développent mieux, il serait plus sage de les remplacer par des codes couleur (un rouge quand on a mal travaillé et un vert quand c’est bien).

    Infantiliser et abrutir les élèves, telle semble être leur mission. Une mission contre laquelle luttent, malgré leur attachement au parti (ils sont confrontés à la réalité, eux), de nombreux professeurs qui n’ont malheureusement aucun poids face aux pontes de l’éducation nationale, sorte d’élite de pédagos idéologues, intouchables et déconnectés.

  9. Bonjour,

    quelle ne fut pas ma surprise de lire un article sur « la notation » dans ce si bon blog (à mon avis) sur la photo!

    Je me sers souvent de vos articles pour me faire un avis sur un appareil, sur un objectif car j’ai aussi souvent lu des articles écris par vous même, sur du matériel que je possède déjà et je partage souvent vos impressions. J’ai grand plaisir à lire vos récits sur vos voyages et quel plaisir de voir vos photos (surtout celles de Savoie d’où je suis originaire). Je m’en réfère finalement à quelqu’un qui a la chance de pouvoir essayer tout ce beau matériel et qui a une plus grande pratique que moi, un spécialiste quoi?!

     

    En ce qui concerne la notation, je ne partage pas votre avis…et je vous trouve même, à mon grand étonnement, très voir trop réducteur.

    Et là je pense avoir plus d’expérience, car j’enseigne depuis plus de 10 ans. Le but de mon intervention n’est pas de vous faire taire, ni de vous persuadé, mais que les personnes aient une réflexion sur cette satanée évaluation.

    Vous à qui il arrive d’enseigner la photo. Quand quelqu’un ne comprend ou ne maîtrise pas une connaissance, un savoir-faire, une technique. Rassurez moi, vous ne lui mettez pas de note?!

    Eh oui, car vous savez qu’il faut certainement lui ré-expliquer ou le faire autrement. Et que commencer par le noter l’aurait peut-être bloqué dans son apprentissage…

    Je n’ai pas pris le temps de lire tous les commentaires, mais certains m’ont estomaqués.

    J’enseigne à des élèves en difficultés scolaires je viens du milieu professionnel (du bâtiment), j’ai eu une autre vie avant l’enseignement, je travaillais dans la peinture en bâtiment. Quand je suis rentré dans l’enseignement, j’avais les mêmes idées que vous sur la notation et je me suis vite rendu compte que chaque manière de noter est différente et c’est pour cela que la note finale ne veut pas dire la même chose chez chaque personne…comparer au sport chronométré n’est pas possible (je suis aussi entraineur d’une équipe d’adultes de rugby).

    Ma réflexion dans son ensemble et vous convaincre prendrait trop de temps, c’est pour cela que je vais prendre une image qui devrait parler à tous sur ce blog…souvenez vous du passage entre l’époque des appareils argentiques et l’ère du numérique…quelle révolution!? Les avis étaient différents…la mort de la photo…du photographe…une avancée extraordinaire. Des avis bien différents, et maintenant je crois que beaucoup ne regrettent plus, ou peu?

    Je me sers encore de la note pour savoir si l’élève à appris, s’il sait des choses…mais je ne l’affiche plus dans les bulletins, car si vous connaissiez l’interprétation de chacun…et qui finalement n’est pas la mienne…alors que le contrôle c’est moi qui l’ai fait, nul autre que moi ne sait à quoi je voulais en venir (à part les élèves à qui je l’ai expliqué) et qui d’autre que moi peut expliquer à l’élève où il s’est trompé et ce qu’il doit travailler pour s’améliorer…

     

    Alors une dernière réflexion, laissons du temps pour que cela ce mette en place et pour une fois c’est moi qui vais vous donner un conseil: le système de notation n’est pas un bon système, et qui dit fin de la note, ne dit pas fin de l’évaluation!

    Nicolas

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