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Selfie du singe : le point de vue du photographe

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Vous avez sans doute suivi cette affaire pathétique du « Selfie » du singe… Ou le droit d’auteur d’un photographe (ultra légitime et indiscutable selon moi) est actuellement bafoué par Wikipédia… Ecoutez le point de vue de son véritable auteur. Et croisez les doigts pour que Wikipedia soit obligé un jour, de reconnaitre le droit d’auteur des êtres humains. Sans quoi, nous sommes bien mal barrés… Et s’ils ne revenaient pas à la raison, il faudrait boycotter définitivement Wikipedia.

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16 commentaires

  1. Ouais, alors on fait comment avec toutes les photos prisent par déclenchement automatique… Sans parler des prix dans des concours internationaux de premier plan… Alors, on fait quoi si ce sont les animaux qui ont le © ???

  2. Mon dieu, mais franchement n’importe quelle raison est bonne pour tenter de ne pas rémunérer un photographe… Et si encore quand le diffuseur payait il ne se foutait pas de notre gueule …

  3. Les photographes parlent beaucoup trop de leurs droits pas assez de leur devoir. Il n’y est pas pour grand chose dans la réussite de cette photo donc laissons les bénéfices à la providence ou donnons le fruit de la vente de ce cliché aux intervenants agissant pour la protection de la nature.

  4. Il me semble qu’en droit français, si quelqu’un prend une photo avec votre reflex avec votre carte mémoire, vous en êtes le propriétaire puisque ça tombe sur le coup d’une vieille loi sur la propriété des supports d’enregistrement … A repréciser, mais il me semble avoir entendu ça dans une interview de Joëlle Verbrugge (de droitetphotographie.com).

  5. de toute façon, le droit français…. c’est un photographe britannique et le conflit est avec Wikipedia..

    Mais si jamais c’était un jurisprudence, alors toutes les photos primées prises avec des télécommandes (ce sont les animaux qui déclenchent par leur présence devant les appareils) seraient à déclasser… ça va faire du bruit chez pas mal de mes confrères !!!!!

  6. On doit trancher par l’intention du photographe et non par qui déclenche. Je m’explique:
    – le photographe aurait donné l’appareil au singe pour que ce dernier se prenne en photo, il y a une démarche de la part du photographe et donc un travail (ceci est le cas pour les photos par déclenchement automatique puisque le dispositif a été mis et pensé par le photographe) et donc s’il y a démarche , il y a droits.
    – dans le cas de cette photo, l’appareil a été subtilisé par le singe, à l’insu du photographe. Il n’y a donc pas d’intention et de démarche de la part de ce dernier. Donc pas de droits.
    Son tort a été de dire ce qui s’est passé. Moralité: ne rien dire qui puisse ouvrir une faille et permettre que le photographe ne soit pas rémunéré.

  7. ben oui, d’accord avec Olivier, il aurait mieux fait de la fermer. Mais les photographes sont comme ça, ils ne peuvent pas s’empêcher d’essayer de se faire mousser en disant « tiens, moi j’ai fait encore plus fort, c’est le singe lui même qui m’ a pris l’appareil et s’est pris en photo tout seul. .. »
    Seulement voilà, ça se retourne contre lui. Il l’aurait effectivement fermée rien de tout ça ne serait arrivé. Mais il serait resté dans son « anonymat » habituel (même si on connait son travail).

  8. Je suis assez partagé sur ce cas, D’un coté j’aurai tendance à dire que le propriétaire de la photo est le singe et par conséquent le photographe David Slater ne peut être l’auteur (il y a une subtilité)
    Le problème est en fait multiple et certains dont wikipedia prennent des travers.
    Tout d’abord, une photo prise par une animal tombe-t-il de facto dans le domaine public ? Wikipedia dit oui. A débattre.
    Un animal qui prend une photo, à qui appartient la photo prise ? premiere abord : l’animal.
    je rappelle qu’il existe un droit des animaux (http://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_des_animaux)
    cela introduit une autre question: est-ce que le droit d’auteur est ouvert aux animaux ?
    Dès lors où un animal peut symboliquement se faire représenter par un avocat, (je crois qu’en France c’est possible)
    cela existe pour les animaux battus par leur propriétaire. Il sera nécessaire de savoir si l’aspect juridique du droit à l’image est couvert par cette possibilité.
    Maintenant si un photographe prend une photo d’un animal et en fait une exploitation commerciale, devra-t-il verser des droits « à l’animal » ?
    Je rappelle que ce cas existe pour une photo de bâtiment avec les architecte, on est dans le cas alors d’une photo d’un objet.
    Maintenant revenons plus terre à terre, le photographe invoque son droit du fait que c’est son appareil et ses réglages . Sauf qu’il ne pourra pas prouver que le Singe n’a pas fait des réglages aussi.
    Que se passe-t-il si je pose mon appareil sur la table et que quelqu’un de ma famille utilise l’appareil et fasse la photo du siècle ? à qui appartient la photo ?

    j’aurais été le photographe, j’aurai « fermé ma g…. » et indiqué que c’est moi qui avait fait la photo.
    le problème aurait été clos. Il s’est mis dans ce bourbier lui-même

  9. « j’aurais été le photographe, j’aurai « fermé ma g…. » et indiqué que c’est moi qui avait fait la photo. »

    C’est pas très honnête non plus comme position…

    • même si je suis d’accord avec vous, n’empêches que le photographe aurait eu moins de problèmes !!
      (le singe ne serait jamais venu pour se plaindre ;o) )

  10. Oui, en même temps… si l’on commence à se préoccuper des droits d’auteurs des animaux (et des « droits » des animaux en général) : on est très mal barré…

    Car on est déjà incapable de faire respecter les droits élémentaires de la plupart des êtres humains !

    Car la société est déjà ultra juridicisée, et que ça risque de devenir un enfer…

    Alors tout de même : non, pas les droits des animaux…

    Qu’il soit interdit de torturer par plaisir un animal, ça peut se comprendre (à la limite c’est dans l’intérêt d’autres êtres humains, car un enfant qui prendrait cette habitude, pourrait par exemple devenir dangereux pour d’autres enfants)…

    Mais commencer à donner des droits aux animaux, c’est le début du « n’importe quoi » ! C’est du délire…

  11. Cette affaire me rappelle la déclaration d’un photographe de paysage reprise sur ce blog : http://kecebolaphotographie.blogspot.fr/2012/01/cette-photo-nest-pas-gratuite.html

    Sans le voyage de David Slater dans la jungle, sans son travail d’observation et d’approche, sans les quelques millieurs d’Euros de matériel mis en oeuvre, sans l’éditing et la post production qu’il a mises en oeuvre, cette photo n’existerait simplement pas.
    Et on ne peut pas prétendre que le singe à eu une démarche volontaire et consciente pour prendre cette photo.

    Partant de là, prétendre que c’est lui l’auteur relève du foutage de gueule pur et simple.

  12. Les droits reviennent à celui qui a mis en oeuvre la situation : le fait que l’appareil soit là au bon moment, avec les bons réglages etc. Savoir qui a appuyé sur le déclencheur reste secondaire dans la mesure où l’on peut avoir un déclenchement manuel, automatique, à distance etc. Ceci étant dit, les complexités du droit et les capacités d’interprétations des avocats et juges (le droit des animaux etc) peuvent faire basculer la jurisprudence dans un sens comme dans l’autre.

    Dans le cas de cette photo, je pense en revanche que le photographe D. Slater est victime de sa démarche quelque peu … mensongère. Il a en effet changé son discours entre le moment où il a publié la photo et maintenant, ce qui ne joue pas en sa faveur.
    Dans un premier temps il a en effet affirmé que le singe avait pris son appareil à son insu et s’était photographié tout seul : succès garanti, buzz mondial etc.
    Finalement quand des histoires de gros sous arrivent, la version change : il avait placé son appareil sur un trépied, fait les réglages et mis un déclencheur à distance que le singe aurait manipulé (pourquoi pas … avec un peu d’imagination on peut presque y croire). Juste ce qu’il faut d’imagination pour garder les droits tout en conservant le côté extraordinaire de sa photo (je dis bien « sa photo » car je n’ai pas de doute qu’elle lui appartient).
    Encore un petit effort de sa part et il nous dira bientôt que c’est lui qui a appuyé sur le déclencheur et pas le singe, et là il aura tous les droits d’auteur – comme il le mérite d’ailleurs – et l’histoire sera terminée.
    Sauf que sa photo ne vaudra plus un centime car des photos de singes qui rient prisent par des photographes il y en a des milliers de disponibles …

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