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Les méta données ne datent pas d’hier, mais de 1915 !

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Il est dingue de penser qu’en 1915, on pouvait écrire une légende immédiatement sous chaque photo ! Au moment même, de la prise de vue… Et que ce ne soit pas possible aujourd’hui ! Tout juste peut-on attribuer une note de 1 à 5 (avec les Canon EOS), que l’on peut récupérer dans Lightroom.

Une fonctionnalité dont je ne peux plus me passer (et beaucoup d’élèves à qui je l’ai enseigné, me confirment qu’ils l’utilisent aussi).

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On découvre en effet que les métadonnées ne datent pas d’hier. Mais de 1915 au moins, à cette époque : un appareil, le Kodak Vest Pocket Autographic 127, permettait via un stylet, d’inscrire une légende sous chaque image (directement sur le film) à travers une petite fente. Il fut produit de 1915 à 1926. A noter qu’un modèle classique (non Autographic donc), a quand à lui été vendu de 1912 à 1914.

Le papier protégeant le film devenait transparent sous la pression du stylet, ce qui permetait l’inscription. Il fallait ensuite exposer quelque secondes le dos de l’appareil, directement au soleil… Cela nécessitait l’utilisation d’une sorte de film spécifique, produit par Kodak à partir de 1915 : le Kodak nº A-127. Des données EXIF analogiques en quelque sorte ! Voici le résultat :

Autogra247 copie

Dingue non ? Il semblerait toutefois, que la fonctionnalité « autographique » ait été peu utilisée par les photographes… Et dire que Kodak, la société qui était si en avance sur son temps, à disparue depuis, assez bêtement par excès de conservatisme… Visitez cette page en Français pour en savoir plus : collection-appareils.fr, dont voici un court extrait :

 » Si tous les Vest Pocket utilisaient un film 127, ce qui marqua la différence de l’Autographic  fut l’ utilisation d’une pellicule spéciale, sur laquelle il était possible de griffonner quelques mots au moyen d’un petit styletmétallique, au travers d’une trappe dorsale. « 

Autres infos ici en Anglais : camerapedia.wikia.com :  » The Vest Pocket Autographic Kodak was a version advertised as « Soldier’s camera » during WWI. It was manufactured from 1915 to 1926, sold 1,750,000 times. » Et sur cette page, on distingue ici bien le stylet et la fente : camarasclassicas.blogspot.fr 0000_SCREEN_VIB_ 2014-03-06 à 21.42.10

Jetez un oeil à son manuel, le début est ici en pdf et la suite par ici : toujours en pdf. Oui, il fallait être un peu motivé à l’époque pour se mettre à la photo. Dire que certains ont aujourd’hui, un peu de mal à lire le manuel de Lightroom, ce qui ne les empêchent pas de « regretter le bon vieux temps de l’argentique »… Rigolo !

Etions nous plus intelligents et cultivés, il y a 40 ans ?

Cet appareil (improprement surnommé, l’appareil du soldat pendant la première guerre mondiale), aurait éventuellement été le premier à réaliser l’ascension de l’Everest en 1924 (il était un peu la Go Pro de l’époque)…

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Lire cette page, apogeephoto.com. A condition toutefois, que George Mallory et Andrew Irvine, aient pu atteindre le sommet. Mais ils ont disparu et leur appareil avec eux… On racconte aussi que Charles Lindbergh emportait cet appareil, lors de ses exploits en avion.

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2 commentaires

  1. Lire le manuel de Lightroom (ou d’une autre application du même type) n’est pas plus difficile que d’apprendre à développer et de faire un tirage papier, mais il est vrai que pour la très grande majorité des gens, ils n’étaient pas concernés par cet aspect de la photo.
    Rien ne les empêche d’aller payer quelqu’un pour leur éviter de lire un manuel… ;-)

  2. Pingback: Actualité photographique du 7 mars - Le Bloc Note

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