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Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia

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Page mise à jour, le lundi 18 mars à 11h11.

Drôle de surprise ce matin, que de découvrir à la dernière page d’un mensuel photo bien connu, une pleine page de pub gratuite consacrée à Fotolia ! Sous la forme d’une interview complaisante de son Directeur Général, Guillaume Le Bleis.

Celui-ci déclare même : « Nous souhaitons défendre les droits d’auteur »… Ah la bonne blague !

Et tout ça sans la moindre question dérangeante du journaliste, on se croirait au journal de 20h sur TF1. On aimerait savoir si la responsabilité en incombe au journaliste supposé complaisant ? Ou à la personne qui a préféré « couper » les questions polémiques ? Cet interview, c’est un peu comme si on interviewait Vladimir Poutine sur la démocratie, sans oser un mot sur les atteintes aux droits de l’homme en Russie…

Quand on connait les polémiques provoquées par l’activité de ce « prédateur industriel » qu’est Fotolia, c’est un véritable scandale. Ne pas avoir consacré « une seule petite ligne », pour rappeler aux lecteurs que les succès de Fotolia sont controversés… Voila qui confère à l’entreprise de blanchiment, ou à la faute professionnelle (au choix)…

D’autant que traditionnellement la dernière page d’un mensuel, est souvent l’emplacement réservé aux « point de vues au vitriol »… Au éditoriaux engagés, rédigés par un journaliste externe et réputé pour sa liberté de ton. Raté ! Ce qui est triste, c’est de voir des journalistes participer à l’entreprise de démolition de leur propre métier. Ce journaliste a-t-il été payé au tarif Fotolia, pour écrire ce papier ? Je pense que non et qu’il n’est lui-même pas contributeur de Fotolia. Il est forcément au courrant de ce qu’est Fotolia, alors pourquoi pas la moindre question sérieuse ?

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« Nous souhaitons défendre les droits d’auteur », belle entreprise de désinformation ! Car tout ceux qui connaissent le marché de la photo savent très bien comment Fotolia prospère, en tant que prédateur :

D’abord, l’entreprise surfe sur la naïveté de milliers de photographes amateurs, qui nourrissent « la bête » gratuitement, avec leurs images (parfois excellentes oui), mais ne gagneront jamais un Copec… 

Ensuite, pour les motiver Fotolia annonce que certains collaborateurs « gagnent régulièrement 10.000 € par mois ». La bonne blague une fois encore, que recopie consciencieusement notre mensuel, pour bien faire passer le messages à ses lecteurs (éventuellement futurs contributeurs de Fotolia)… En omettant de signaler que ces personnes sont extrêmement rares.

 

Si tant est qu’elles existent même, ce que je conteste vigoureusement. Car ce qu’avance Fotolia est totalement invérifiable. Tant que ces personnes (supposées nombreuses) gagnant sois-disant leur vie grâce à Fotolia, ne publieront pas leurs fiches d’impôts (avec le détail des revenus), je considère qu’elles n’existent pas ! C’est pure invention du service communication de Fotolia : c’est le miel pour attirer les mouches… 

D’ailleurs sur le web, cela commence à se savoir que l’on ne gagne que des clopinettes avec Fotolia. Ce qui explique peut-être l’intérêt qu’a Fotolia à « communiquer » dans un mensuel photo, dans le but évident de recruter des fidèles… Ce sont eux qui alimentent la bête.

Oui, Fotolia, c’est exactement le principe du Loto et du Casino, qui vivent de la naïveté des imbéciles et des naïfs ! Les joueurs sont aveuglés par les gains potentiels et perdent leur temps et leur argent, en nourrissant l’organisateur de l’arnaque… Tout ceci a déjà été écrit à au sujet de Fotolia, renseignez-vous sur Google.

Relisez notre rubrique Droit d’auteur et cet article en particulier : Fotolia : une leçon à 9 797 € (témoignage)(à ce propos, un journaliste m’a contacté pour me demander comment joindre Emmanuel, le lecteur qui nous avait livré ce témoignage. Je ne retrouve plus son mail ! ! ! Donc je lance un appel à toute personne ayant un rapport quelconque avec cette histoire, à me contacter rapidement).

Etant moi même plutôt convaincu par le libéralisme, tout cela serait très bien, si Fotolia n’était en train de décimer une partie de la profession… Exactement comme les chaluts dérivants, déciment rapidement les océans. Au profit d’une minorité appâtée par le gain immédiat…

Les océans sont un bien commun à toute l’humanité. Les artistes et les créateurs aussi… Une civilisation qui les laisseraient mourir de faim, serait une civilisation promise à la barbarie. Nous y allons tout droit. Dans une société et une économie en bonne santé, Fotolia n’existerait pas. C’est un peu comme ces infections opportunistes, qui sont les symptomes d’un affaiblissement général de l’organisme.

 

Le libéralisme et le capitalisme, n’ont (bien) fonctionné jusqu’à la fin du 20em siècle, que parcequ’une certaine « moralité » était respectée et que des règles encadraient la liberté de s’enrichir… On devrait protéger le marché de la photo (comme on a protégé le Cinéma Français) et limiter les agissements de Fotolia, avant que l’intérêt commun ne soit mis en périle. Cela a déjà été fait par le passé…

Mais depuis la mondialisation, nous vivons une période de transition, ou les règles fixées par les nations sur leur marché intérieur n’ont plus court. Et les règles internationales qui devraient les remplacer, n’ont pas été encore inventées. Et ne le seront peut-être jamais…

Les civilisations à l’échelle des nations sont en train – imperceptiblement – de s’éffondrer, vaincues par la barbarie économique globalisée. Une régulation économique et une civilisation mondiale, n’adviendront pas de notre vivant ! Donc, préparons nous à affronter une interminable période de décadence et de barbarie.

Fotolia n’est qu’un minuscule échantillon (dans un domaine qui nous est famillier), de ce qui nous attend dans tous les domaines…

Ne rêvons pas. Nous ne pourrons pas arrêter Fotolia. Ni même modérer son appétit. Et même si l’on arrêtait Fotolia dans cette entreprise de prédation, un autre monstre à plusieurs tête le remplacerait immédiatement…

Dans un contexte ou notre souveraineté nationale a été abdiquée (il y a quelques décénies), soyez certain qu’on trouverait vite une directive Européenne pour condamner la France si nous instaurions le moindre « protectionnisme des droits d’auteur », comme la France a déjà été condamnée dans d’autres domaines.

Notre pays et même l’Europe toute entière, sommes isolés dans un capitalisme redevenu sauvage à l’occasion de la mondialisation. Par définition la planète entière, n’est régulée par aucune règle, seulement par la loi du plus fort.

Notre pays ne dispose plus des moyens d’interdire les agissement incontrolables des entreprises mondialisées. Ni même de l’envie : « La France est triste et sans énergie » disait l’autre… L’abdication récente de la presse Française face à Google est un autre exemple de cette fin prochaine de notre « civilisation locale ». Qui pourtant était si douce, avec ses congés payés, sa « sécurité sociale » et ses 35h… Fotolia ne vous versera jamais aucuns congés payés.

En France, rien ne sera même tenté face à l’ogre Fotolia : même pas au nom des droits d’auteur (j’ai failli écrire droits de l’homme, dont les intellos Français adorent se gonfler la poitrine de façon excessive et ridicule, sans rien pouvoir faire de très concret ensuite). On ne fera rien pour sauvegarder les créateurs, car ce mouvement dépasse les hommes, les partis et les chefs d’états…

Parenthèse : chefs d’états qui ne sont élus qu’à la seule condition de faire des promesses séduisantes, donc intenables comme le rappelait hier soir avec objectivité, un François Bayrou en assez grande forme (chez le -parfois insuportable- Ruquier). Au passage, ne ratez pas Eric Zemmour samedi prochain qui serait parfait pour vous expliquer le drame que vivent les victimes du rouleau compresseur Fotolia. Fin de parenthèse.

Mais sans artistes et sans auteurs, la civilisation numérique dont on rêvait pour demain, ne sera qu’un marché de bits et de pixels sans âme !

Ou s’échangeront des « données », plutôt que des oeuvres, ou des créations… Ou les créateurs seront ravalés au rang de prolétaria numérique exploité. « Foçats du cybermonde », solitaires en plus…

Fotolia nous donne une bonne idée de ce cauchemar mondialisé que sera l’internet, l’industrie du numérique et des services de demain. Au tarif Fotolia, en bossant 24h/24 et 7j/7, il vous sera impossible de vivre de vos photos. Par contre, en Chine ou en Inde, ça pourrait  peut-être le faire… Relire « Les forçats du Cybermonde et les millions de Fotolia« .

Tant d’espoirs réduits en cendre. Tant de rêves imaginés au tournant des années 2000 (j’étais co-fondateur d’une startup en 1999, nous imaginions par exemple qu’Internet pourrait nous libérer des agences en favorisant l’essort des photographes indépendants)…

Tout ça pour en arriver à Fotolia, 15 ans plus tard… Ou à Instagram (la créativité surgelée et mise en boite Instagram ou le triomphe de la médiocrité en photo)… Ou au Harlem shake, emblème hallucinant de cette débilité contagieuse et frénétique, qui gagne par épidémie un monde occidental privé de valeurs, d’espoirs et même de désirs.

Notre rêve numérique à fort mal tourné ! Bienvenue chez les zombies acculturés… 

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Votre costume de zombie sexy ici… J’ai volé cette image chez deguiz-fetes.fr, en espérant qu’ils me pardonnent et que ça pousse plus de gens à lire cet article… Cette image ne venant pas de Fotolia, je suppose que le photographe a été bien payé et le modèle aussi.

 

Complément 18 mars 11h11, avec une mise au point de Thierry Secretan, de la PAJ : Association de Photographes, Auteurs et Journalistes :

« En 2011 l’association PAJ ayant communiqué une analyse juridique à S. Hubac, présidente du CSPLA (Conseil supérieur de la propriété artistique et littéraire) sur les pratiques commerciales de Fotolia, le CSPLA a entrepris d’étudier le cas.

Après les élections Mme S. Hubac est devenue dir. cab de F. Hollande mais a laissé des instructions pour que l’étude continue. Depuis PAJ a été auditionnée à deux reprises par la mission Lescure, le seconde fois plus précisément sur le D.R et sur les microstocks, et une fois par le CSPLA sur les microstocks.

Nous nous sommes rendus à ces deux dernières auditions en compagnie des avocates spécialistes du droit d’auteur qui sont intervenues lors du colloque de PAJ au Sénat. Il a été intéressant de constater que lors de son audition par le CSPLA, Fotolia a « omis » de signaler l’existence d’un accord passé entre elle et l’AP, omission que nous avons rectifier et qui intéresse au plus haut point le CSPLA.

Ce dernier a donc décidé de convoquer à nouveau Fotolia. Quant à la mission Lescure – et sans préjuger de ses conclusions – elle rendra son rapport en avril à Mme Filipetti, rapport qui inclura ses recommandations sur les microstocks.

La difficulté est de trouver la « prise » légale permettant de tordre le bras aux microstocks, évidemment domiciliés aux USA ou en Irlande pour échapper aux lois et au fisc. »

 

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35 commentaires

  1. Tant qu’il y aura des gogos qui pensent qu’être publié est une fin en soi, ces agences continueront à prospérer, à moins que nos députés finissent par se pencher sur le sujet et votent une loi qui mette un terme à leurs agissements.
    D’après ce que je sais, ceux qui arrivent à en vivre sont quelques habitants de pays au salaire moyen inférieur à 300 € et qui passent tout leur temps à photographier tout et n’importe quoi (surtout des objets).
    Ce qu’il y a d’incroyable c’est que pratiquement tous ceux qui publient des photos sont clients de ces agences low cost. Par exemple l’agence qui distribue mes photos a vendu dernièrement une de mes photos pour illustrer une plaquette publicitaire d’une grande banque, pour un montant supérieur à 1 000 €, eh bien sur la même plaquette il y avait quelques photos provenant de ces agences low cost !

  2. Un journaliste m’a contacté pour me demander comment joindre Emmanuel, ce lecteur qui nous avait livré ce témoignage :
    http://www.macandphoto.com/2008/06/fotolia-surtout.html
    Je ne retrouve plus son mail ! ! ! Donc je lance un appel à toute personne ayant un rapport quelconque avec cette histoire de me contacter rapidement.
    ———————
    Fotolia : une leçon à 9 797 € (témoignage)…
    A la suite du post « Les forçats du Cybermonde et les millions de Fotolia », je cite un commentaire d’Emmanuel :
     » Je vous conte une petite anecdote (vraie) pour le fun : Un bon copain que l’on pourrait classer parmi les amateurs expert reçoit un coup de fil d’une agence de pub parisienne :
     » Bonjour, nous avons vu sur votre site une très belle image qui pourrait très bien coller pour un projet de visuel pour la promotion de …  » suivent le plan média (énorme : Affichage 4 par 3 – Affichage « Culs de Bus » – Affichage « portes de métro » – Mailing; Catalogues alimentaires Auchan / Carrefour / Leclerc – Produits dérivés – Internet, etc.) plus une demande de devis à envoyer en urgence.
    Mon ami m’appelle pour me demander conseil et je lui rédige un devis pour 9800 euros. Le lendemain le devis est accepté sans discussion (je me dis mince, j’aurais dû demander 12000 euros !) mais l’agence précise qu’elle est en compétition pour ce projet avec d’autres agences.
    15 jours plus tard : Champagne ! L’agence :  » notre projet à été retenu, votre photo a fait l’unanimité, félicitations, le client est enthousiaste !  » 3 jour plus tard : Le DA de l’agence appelle furieux
     » Le client vient de voir que votre photo était en vente pour 1$ sur fotolia, qu’elle a déjà été vendu 12 fois, qu’est ce que c’est que cette histoire ?  »
     » Je vous laisse imaginer la suite, une belle brochette de créatifs qui sont passés pour des rigolos, projet bien évidemment à l’eau et mon copain (qui n’avait jamais osé me dire qu’il bricolait avec les microstocks) dans un état catastrophique. La leçon lui permis de comprendre que toute photos livrée à un site de micro paiement et déjà vendue 1 fois est définitivement perdue, l’auteur en perd le contrôle.
    Une leçon à 9 797 euros (98 000-3 euros que lui a rapporté la photo sur fotolia) !

  3. Professeur Torode le

    Des stagiaires pour gérer des photothèques, des stagiaires pour créer des sites web, réalisés avec des photos achetées une misère sur fotolia, puis détourées en Inde pour 1 €.
    Monde de merde !

  4. Bon, ben désolé… Mais là je découvre à l’instant ces liens, et je me demande s’il ne s’agit pas de publi-rédactionnel qui ne dirait pas son nom ?
    Alors que le 12 octobre 2007, les Microstock étaient considérés comme « un sujet sensible »… Quelques années plus tard, le même journaliste ne voit plus du tout de de sujet sensible, dans le cas Fotolia
    Tout est devenu positif, pas la moindre question qui dérange… Miracle ? N’ayant aucun moyen de vérifier s’il s’agit de publi rédactionnel, je vous laisse juger par vous-même
    Allez, résultats de la recherche « FOTOLIA » :
    L’exemple Fotolia :
    http://www.lemondedelaphoto.com/L-exemple-Fotolia,606.html
    10 astuces pour tenter sa chance sur Fotolia :
    http://www.lemondedelaphoto.com/10-astuces-pour-tenter-sa-chance,608.html
    Patricia Wingrove : « Je me suis prise au jeu. » Patricia Wingrove, 48 ans, Marseille, retraitée de la fonction publique. Photographe instinctive, elle a progressé dans sa manière d’appréhender la photographie grâce à Fotolia. : http://www.lemondedelaphoto.com/Patricia-Wingrove-Je-me-suis-prise,614.html
    Martine Eisenlohr : Martine Eisenlohr, 58 ans, ingénieur, Marseille. Amatrice de traitement numérique, Fotolia lui a ouvert de nouveaux horizons photographiques. « Chacun doit trouver son domaine de prédilection. »
    http://www.lemondedelaphoto.com/Martine-Eisenlohr-Chacun-doit,613.html
    Magali Parise Magali Parise, mère au foyer, 38 ans, trois enfants, vit dans la Drôme. Fotolia est surtout un moyen pour elle d’acheter du matériel photo. : « Mon but est d’acheter du matériel. »
    http://www.lemondedelaphoto.com/Magali-Parise-Mon-but-est-d,612.html
    Franck Boston : « Je pense qu’il est possible de vivre de cette activité. » Franck Boston, graphiste, 35 ans, Madrid. Vendeur chez Fotolia depuis 2005. Il est considéré comme l’un des plus gros vendeurs de Fotolia France.
    http://www.lemondedelaphoto.com/Franck-Boston-Je-pense-qu-il-est,611.html
    Emmanuelle Bonzami : « Il faut mettre l’humain en avant. » Emmanuelle Bonzami, dresseuse de chiens, 36 ans, Montpellier. Elle s’est spécialisée dans la photo d’animaux. :
    http://www.lemondedelaphoto.com/Emmanuelle-Bonzami-Il-faut-mettre,609.html
    Eric Marechal : « Ma motivation est intacte. » Eric Marechal, 52 ans, exportateur, onzième vendeur de Fotolia France. Il est le photographe urbain par excellence.
    http://www.lemondedelaphoto.com/Eric-Marechal-Ma-motivation-est,610.html
    Guillaume Le Beis : « Notre site fédère une grande variété de talents. » La version V2 du site Fotolia a été mise en ligne au mois de mai dernier. Arrivé au début de l’aventure française de Fotolia, Guillaume Le Beis, directeur de Fotolia France, fait le point sur le succès de cette banque d’image.
    http://www.lemondedelaphoto.com/Guillaume-Le-Beis-Notre-site-s,607.html
    Alors que le 12 octobre 2007 il était question de sujet sensible :
    Microstocks, késako ? Longtemps controversées, ces nouvelles plateformes sont en passe de devenir une réelle alternative pour de jeunes auteurs non publiés ou débutants. Mieux encore, de simples amateurs y trouvent le moyen de tirer (parfois) de substantiels revenus à la condition de faire preuve de créativité et de bon sens. Éclairage sur un sujet SENSIBLE !
    http://www.lemondedelaphoto.com/Microstocks-kesako,615.html
    Fotolia nous invite dans ses coulisses pour comprendre le phénomène microstock !

  5. Je l’ai déjà dit dans mes précédents posts :
    1- n’achetez plus ces mag qui n’apportent rien d’autre que de l’info déjà dispo sur internet. Pour choisir du matos, quelques conseils d’un vendeur formé et surtout une carte sd pour aller tester en magasin (c’est quoi un magasin ? ; bin l’endroit où tu peux toucher pour de vrai des produits physiques et où tu rencontres des pros qui te conseillent……..waouh !) ; et puis ça vous évitera de lire ce genre de conneries et de devenir des fans de !
    2- pour 1€ la photo qui t’en a couté 10k€ de matos, vaut mieux encore la laisser sur ta ps3 pour que les gosses la regarde, que d’engraisser de parfaits inconnus ; vous êtes masos les gars ou quoi ?
    3- y a pas de 3 !
    4 – chérie, les gosses peuvent-ils lâcher la ps3, j’ai mes photos à matter sur ma Sony full hd (j’ai acheté Sony, parceque sur la tv ils mettent pas encore d’ovf)
    Rage

  6. Hello Gilles. Pour te répondre point à point :
    1 – Non, il y a des infos d’abord publiée sur I’Internet et exclusivement sur Internet… Et inversement, qu’on ne trouve que dans la presse écrite et peu (ou mal) sur Internet… Mais c’est un faux débat (et un autre débat). là n’est pas le problème je crois.
    2 – D’accord pour les grandes surfaces… Mais pas d’accord dans le cas des boutiques spécialisées ! On trouve aussi d’excellent vendeurs, connaisseurs et passionnées. J’en connais personnellement.
    3 – Je sais pas… Mais je crois que tu exagère un peu. Il n’y a pas tout certes ! Mais les best sellers y sont (D7000, D600 , 60D, 650D, 5D et 6D se trouvent partout).
    4 – Il y a du vrai : il y a eu des abus… Mais c’était la loi de l’offre et de la demande. Mais je ne suis pas d’accord avec la suite de ta réponse.
    5 – J’ai pas besoin de vérifier, car toutes les photos sont signées et sont le travail des journalistes et photographes de la rédaction… C’est clair, net et précis.
    C’est aux photos non signées qu’on repère la chose. Pas de ça à ma connaissance chez Déclic…
    Mais je ne voudrais pas qu’on se trompe de débat. Le débat n’est pas les mensuels et l’utilisation que certains font éventuellement de Fotolia.
    Mais le problème Fotolia lui-même.

  7. Marrant comme certains peuvent être tout à fait libéraux, sauf quand ça les concerne directement.
    Mais il faut arrêter de vous voiler la face messieurs les photographes. La photographie est devenu une technologie facile. Les années de formations nécessaires sont devenu des mois voir des semaines. L’offre explose, le prix baisse, avec ou sans Fotolia. Toutes les manœuvres protectionnistes et étatiques possibles (comme les restrictions sur la photo d’identité en mairie) ne feront que masquer la misère et bien au contraire empireront la situation, qui vous reviendra en pleine tête d’une façon ou d’une autre.

  8. Oui, mais… Quand 90% des images de Fotolia, seront produites par des studios en Europe de l’Est (déjà le cas), et bientôt en Inde (l’Anglais facilite la chose)…
    Alors tu sera peut-être content de retrouver un peu de protectionnisme !
    Et tu comprendra que le Capitalisme marche bien, lorsqu’il est (un peu) régulé… Libéralisme ne veut pas dire toujours la loi de la jungle.
    De toutes façons, si l’Europe ne fait pas un petit effort pour se défendre, nous nous feront bouffer ! Pour la photo d’illustration, comme pour le reste.
    Je trouve Montebourg ridicule… Mais la nécessité d’un peu de protectionnisme (raisonnable, ou au moins de négociations) est devenu une évidence, pas seulement à l’extrème gauche ou à l’extrême droite de l’échiquier politique.

  9. « Mais il faut arrêter de vous voiler la face messieurs les photographes. La photographie est devenu une technologie facile. »
    haha ! Visiblement pas pour tout le monde :
    http://www.alittlemarket.com/boutique/fabriceb-86382.html
    Comment osez vous vendre de telles bouses 40 € !! Cette bonne blague… D’ailleurs, pourquoi ne les vendez vous pas sur fotocaca à 1€ ? Remarquez ca serait encore trop cher, vous devriez vous contenter de les donner. Vous êtes semble-il tres jeune, quand j’imagine votre mentalité, je vous plaints vous et votre société futur.

  10. C’est bien facile de s’en prendre au messager. Vous n’avez pas d’autres argument ? Ma propre compétence ou incompétence n’est pas la question. Si vous aviez regardé les dates des photos, vous auriez constaté qu’il n’y a que de bien anciennes photos, qui ne sont plus représentatives de ma pratique.
    Mais malgré tout ça reste un exemple de la photo moderne. Pas besoin de chercher à l’étranger pour trouver des milliers d’amateurs qui seront prêt à essayer pleins de choses, certains avec bonheur, d’autres moins. Toute une frange de compétence moyenne de la profession est condamné à disparaitre, car les besoins sont largement couvert par les amateurs.
    Mais bon, votre réaction est bien significative du comportement d’une partie de la profession de photographe aujourd’hui qui perd toute raison. Entre l’UPP qui voudrait interdire la gratuité en s’attaquant à Wikimedia, l’obligation de passer par un photographe assermenté pour la photo d’identité, et votre réaction qui ne sait qu’injurier ses interlocuteurs, je ne vois que des gens totalement paniqués incapable de se réinventer face au monde moderne.

  11. Je pense pas que l’Inde ou l’Europe de l’Est soit la plus grosse menaces. Toutes une série de métiers sont bouleversé par le numérique. La création musicale, la vente en ligne, la presse sont aussi rudement secoués. Toute une série de barrières tombent pour les nouveaux créateurs, les intermédiaires se réduisent entre le créateur et le client. Fermer les frontières n’y changera rien, il y a en France suffisamment d’amateurs doués pour faire vivre Fotolia pendant de longues années.
    À moins de passer dans une économie totalement administrée, digne du bloc soviétique de la grande époque, personne n’arrivera à rien contre les micro stock, qui ne font que correspondre aux usages modernes de consommation de la production intellectuelle à l’époque d’Internet et du tout numérique. L’époque où l’on vendait un support physique est révolue, donc les clients ne comprennent plus que l’on puisse leur en restreindre l’usage.
    Il y a peut être des points juridiques à améliorer, des clauses léonines à faire sauter, je n’en sais rien, je ne suis pas juriste. Mais n’attendez pas de miracle, Internet et le numérique ne disparaitront pas pour protéger la profession des photographes. Il ne faut donc pas s’attaquer à des combats ingagnables, mais plutôt s’attaquer à des objectifs réalistes. La lutte contre les microstocks n’en est pas un.
    Sinon on est d’accord sur Montebourg, c’est un clown à la grande gueule et le Harlem Shake donne une idée du néant absolue de la création.

  12. Pour reprendre l’analogie des taxi : oui, il y a des Taxi peu professionnels qui font un travail de Sagouin… et désservent l’image du chauffeur de Taxi
    Pour autant, faut-il ranger toute la corporation dans le même sac ?
    Les clients peuvent aussi faire un peu attention… Avant de commander, ils peuvent voir la production d’un photographe sur le Net tout de même.

  13. Rigolote réponse… par curiosité j’ai regardé tt ton blog, et tes images récentes. Tu dois être très jeune et très imbu de ta personne donc je vais pas te parler plus longtemps, mais sache que dans le monde professionnel, tu ne serais même pas recruté comme filmeur en bas des pistes. Alors de là à venir ici expliquer la vie à des gens qui ont la leur derrière…
    Autre chose, quand vous écrivez :
    « Toute une frange de compétence moyenne de la profession est condamné à disparaitre, car les besoins sont largement couvert par les amateurs. »
    Par définition un amateur n’est pas un professionnel, il n’a pas vocation à le remplacer, c’est juste cela que les « pro » comme vous dites veulent faire accepter. Car les pro payent des impots, et engraissent l’état. Maintenant si dans votre idée de société les gens font se qu’ils veulent sans rendre de compte à personne, on va bien rigoler… Demain je m’improvise ingénieur en régulation de centrale nucléaire (c’est facile y’a 2 boutons à toucher) –<:) Youppiiiiii

  14. Bon Gilles, je ne vais pas te répondre, car JF l’a fait pour moi et je partage les réponses « point par point » (si tu veux des adresses de magasins, pas de souci !)
    Pour les bisounours, je préférerais l’île au enfants, car on en est tous un peu des grands.
    Ah, au fait, celles ou ceux qui photografieraient Casimir au Nikon d600, les taches à l’écran, c’est pas le capteur, c’est Casimir…

  15. Encore une fois, vous tapez sur le messager parce que le message vous déplaît. Je vous fais si peur pour que vous m’agressiez comme ça ? Peut être que je ne suis pas si loin du compte et vous savez très bien qu’il y a des tas de photographes amateurs d’un niveau bien supérieur au mien.
    On s’en fiche pas mal de mes compétences, je n’ai pas vocation à révolutionner la photographie ni même d’en vivre, je me contente de publier ma modeste production et de m’en amuser, ce n’est pas bien grave si elle vous déplaît.
    Mais je vais tout de même vous parlez d’un métier où les amateurs ont totalement remplacés les professionnels : liftier. Quand les ascenseurs étaient des appareils compliqués, il était nécessaire d’avoir des gens formés à leur usages, des professionnels. Maintenant tout le monde manipule tout seul un ascenseur, il n’y a plus que des amateurs. La profession de scribe aussi a pas mal souffert ces derniers temps et beaucoup de professionnel ont été remplacé par des amateurs. Donc non il n’y a jamais eu de rente de situation réservé à une caste supposé supérieur de Professionnel. Surtout dans les métiers artistiques. Continuez à nier la réalité et vous n’en serez que plus vite à la retraite.

  16. votre commentaire est stupide car il ne prend pas en considération la dimension artistique du métier de photographe qui est loin dêtre à la portée de tout le monde.
    Maintenant sachez que je vous tape dessus car votre discours est formaté par imbécile, vous ne connaissez rien au métier de photographe, vous brassez des généralités économiques sans les comprendre, et vous prenez des exemples à coté de la plaque. (d’ailleurs je suis étonné que vous n’ayez pas pris l’exemple des fabricants de chandelles :)
    Bref, vous êtes juste le porte parole de gens qui vous manipule et vous n’en avez meme pas conscience…
    Mais le plus rigolo là dedans, c’est je m’en fout royalement, car je travaille à la commande, et je gagne encore extrêmement bien ma vie.
    Je suis juste choqué par le monde de l’information actuel, le pseudo journalisme à la Morandini qui n’en a plus que le nom et qui n’hésite pas à pomper le travail des autres sans citer ses sources…etc..
    Par ces mecs qui vendent leurs photos qq centimes alors qu’ils pourraient en tirer beaucoup plus, saccageant un métier pour une gloire ridicule et éphémère.
    En fait, FabriceB je vous tape dessus non pas car vous me faite peur, mais juste pcq vous me donnez envie de gerber.

  17. Adapte de libéralisme but not in my backyard ! Fotolia et autres (filets dérivants, trafic de l’ivoire…) sont justement une illustration de ce qu’est le libéralisme (et par définition il ne peut y avoir de limite au libéralisme), faut assumer camarade, même si ça te coûte un bras !

  18. J’ai pour habitude de faire bosser un panel de photographes pros régulièrement sur différents projets, chacun a ses points fort dans son domaine et je me régale avec la matière première qu’ils me fournissent. J’ai par malheur à faire à fotolia pour répondre à des absences de budget récurrentes d’un client (la CCI marrant ? non !), la prévisualisation est souvent alléchante, on achète ça trois fois rien, et la qualité du fichier final est déplorable, les détails sont dégueulasses, la qualité est bâclée, bref on en a pour se rond point barre.
    Bref, je continue à faire appel à mes partenaires qui comprennent parfaitement mes demandes, les interprètent parfaitement en étant force de proposition,créatifs, ils excitent ma créativité, un vrai bonheur, c’est ici que commence ma chaîne graphique …

  19. Non ce que vous décrivez c’est la vision de l’école autrichienne incarnée par cet affreux hérétique qu’était Basquiat. Heureusement le libéralisme ne se résume pas uniquement à cette vision.

  20. M.pomme vous qui semblez être un ancêtre avisé qui a la critique facile pourquoi ne nous montrez vous pas votre savoir faire.
    Vous être semble t’il un photographe digne de son nom alors prouvez le nous.

  21. GrÂce que nous en avons des très proffesionnels qui font des très belles photos et grâce qu´il y en a beaucoup de sites qui les utilisent pour vendre leurs produits.

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