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Test terrain Nikon P7700 : partie 2/3

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Deux nouveaux compacts experts viennent d’être annoncés chez Nikon : le Coolpix A (relativement innovant et le Coolpix 330 (plus polyvalent mais plus classique). L’occasion de revenir sur le Nikon P7700, qui va cohabiter dans la gamme avec les nouveaux venus. Que vaut-il, face au Sony RX100 (testé ici), au Canon S100 (testé ici), au Fuji X10 (test ici), au Fuji X100 (testé ici), à l’Olympus RX-1 (test ici), au Canon G12 (testé ici)… Je rappel que vous pouvez accéder à la catégorie compacts experts ici.

 



 

… partie 2 sur 3 :

Ergonomie : ça se complique

Après les bonnes choses, passons à ce qui fâche ! J’ai trouvé l’ergonomie du Nikon P7700, inhabituelle et tortueuse. Elle exige un temps d’adaptation, même de la part d’un photographe confirmé, je conseillerais donc aux débutants de se tourner vers un modèle plus facile… J’ai commencé par perdre quelques longues minutes à explorer systématiquement tous les menus, en espérant y dénicher la taille et le format d’image ! Avant de me souvenir de cette Molette multifonction Quick Menu Dial, disponible sur la gauche du boîtier depuis le P7000.

Elle permet d’accéder rapidement à certains réglages, à condition de ne oublier son existence… On y trouve notamment un Menu Perso regroupant vos Menu préférés (Formatage, Style d’image, ect…). Mais pour le personnaliser, il faut retourner dans les Menus classiques (touche Menu), ce qui n’est pas logique… La navigation dans ce Menu Perso est idiote : une pression sur la touche Menu sert à remonter au niveau supérieur, ce qui ramène aux Menus Classiques, lesquels ne permettent pas de redescendre dans le Menu Perso… Ce Menu perso devrait absolument être accessible par la touche Menu et les Menus classiques.

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Cette image est la démonstration qu’en dépit de sa lenteur, le Nikon P7700 sert bien à quelque chose ! Plus de deux ans après la présentation de son ancêtre le P7000, il reste toujours le seul compact, à pouvoir réaliser cette image en RAW grâce à ce 200 mm unique au monde. Priorité ouverture – 1/80 sec – f/5,0 – 80 ISO – 200 mm.

 

De toutes façons, j’ai trouvé cette molette Quick Dial peu pratique : cent fois moins efficace que de classiques boutons ISO et WB, immédiatement disponibles sous le pouce droit, comme sur un G15. Il n’échappera à personne que d’un point de vue ergonomique, il était impossible à Nikon d’espérer rivaliser en 3 génération seulement (depuis 2010), avec 12 évolutions successives de la série des Canon G, crée en l’an 2000…

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Sur le P7700, les seuls boutons directement accessibles sont ceux de la mémorisation d’expo, du mode AF, du flash, du retardateur et du mode Macro… Des choix discutables, il m’aurait fallu : la sensibilité ISO, la balance des blancs et la cadence moteur.

 

Deux touches personnalisables Fn. sont configurables (dont l’une tellement mal placée à l’avant qu’elle est impossible à utiliser). Mais impossible de leur attribuer la sensibilité, celle-ci n’est accessible que par la molette Quick Dial, de la main gauche.

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Quel bonheur que ce 200 mm ! A vous les compositions graphiques en format RAW. A vous les jeux de lignes et de surfaces. A vous les plans « frontaux », étagés dans la profondeur… Un genre d’image qui nécessitaient obligatoirement un reflex et un encombrant zoom, auparavant. Priorité Ouverture – 1/320 sec – f/8 – 100 ISO – 200 mm.

 


Trois molettes, c’est trop !

Le mode panoramique (auquel on fini par prendre goût) est bien là… Il est accessible par les modes scène sélectionnables par la Molette des Modes, qui tourne un peu trop facilement. Dans le coin droit de l’appareil, la molette de correction d’exposition est accessible du pouce et semble un peu plus ferme. Mais j’ai constaté à deux reprises qu’elle s’était déréglée seule, peut-être par frottement dans mon sac. Celle du Canon G15 est beaucoup plus agréable à utiliser car mieux placée.

Il y a par ailleurs trois molettes sur ce petit P7700, c’est presque trop (alors que certains reflex Nikon, n’en proposent qu’une à l’avant). Il aurait fallut pouvoir les personnaliser mode par mode, pour leur attribuer librement : vitesse, ouverture, sensibilité et même correction d’expo. Car la molette dédiée, est peu accessible aux grosses mains. Malheureusement, on découvre qu’en PASM, deux molettes sur trois ne servent à rien ! Les Canonistes apprécieront toutefois la possibilité d’inverser les molettes (attribuer l’ouverture à la molette arrière et la vitesse à l’avant).

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Séquence réalisée en RAW à l’aveugle, il est en effet impossible de savoir ce que capture vraiment l’appareil durant une rafale. On reste le doigt appuyé sur le déclencheur en ce disant qu’on fera le tri plus tard… L’appareil restera ensuite immobilisé plusieurs dizaines de seconde à digérer les RAW. Décevant… Priorité Ouverture – 1/1250 sec – f/3,5 – 80 ISO – 28 mm. Télécharger ce montage : fichier en 5000 Pix.

 

P7700 propose aussi des options pour modifier certains paramètres, en combinant un appui par l’annulaire sur la touche Fn1 (quasi inaccessible à l’avant du boîtier), en même temps qu’une rotation de la molette avant (de l’index), ou de la molette arrière (du pouce). En vrai, c’est assez impraticable par une main normale. Et en deux jours j’avais oublié ce que j’avais programmé…

Je me demande si les ingénieurs qui conçoivent des appareils si compliqués, partent parfois en vacance avec ? Nikon aurait du faire plus simple et plus sobre, on est loin de l’évidence d’un Canon G… Même le Sony RX100 avec ses boutons minuscules, est plus accueillant quelque soit le niveau de l’utilisateur.

 


Menus et affichages, rien de neuf

Je vous recommande d’interdire l’affichage des images durant la prise de vue, afin de ne pas interrompre la visée. Sans quoi j’ai trouvé la lenteur de l’appareil insupportable en RAW. Il n’est pas évident de découvrir que c’est dans le Menu « réglage du moniteur », que se trouve le sous-menu «  Affichage des images »… Dans cette configuration, mieux vaut réactiver le son de déclenchement, sans quoi on ne sait pas ce que fabrique l’appareil pendant qu’on appuie sur le déclencheur, notamment en rafale. On découvre alors qu’on ne peut personnaliser le son de déclenchement, ni en régler le volume ce qui est parfois plus gênant.

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Il est également impossible également d’allumer ou d’utiliser l’appareil, si l’écran est replié vers l’intérieur (écran masqué)… Chose que je faisais avec le Canon G12 pour économiser les piles et que l’on pourrait faire ici, à l’aide d’un viseur optique 28 mm monté sur la griffe flash. En mode prise de vue, les options d’affichage de visée m’ont déplu. Il manque un troisième écran personnalisable.

En effet, sur le P7700, vous n’aurez le choix qu’entre un premier écran sans informations et un second, totalement illisible car surchargé d’une multitude d’infos inutiles et inamovibles. Alors que tout ce dont j’aurais besoin, serait d’afficher la vitesse, l’ouverture, éventuellement la sensibilité (uniquement en ISO Auto) et que surtout : rien ne vienne gêner le cadrage… Déjà rendu pénible par l’utilisation d’un écran. Je me suis fait d’ailleurs bêtement avoir, j’ai plus ou moins gâché à 640 ISO, toute une belle après midi de soleil… Alors que je croyais être en ISO Auto : la faute à cet affichage encombré et surchargé.

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Bienvenue en 1999 : on retrouve ces longs Menu déroulants qui persistent à vous masquer le bas de la liste… Ni onglets, ni couleurs pour aider à vous repérer : comment une ergonomie aussi préhistorique est-elle encore possible ? Le cauchemar n’est pas fini : à chaque fois qu’on modifie un réglage dans les menus, on retombe fatalement sur la première entrée du Menu Prise de vue, à la prochaine pression sur Menu… Au moins, Canon et Sony nous proposent une personnalisation, afin de retomber sur la dernière entrée modifiée. Ce qui est indispensable, si l’on souhaite tester confortablement les options de son boîtier.

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Le P7700 accepte le module optionnel GPS Nikon GP-1. Reste à voir ce qu’il en sera alors de l’autonomie… Je reste partagé sur l’intérêt de la chose, face à l’utilisation d’un appareil dédié qui me semble plus pratique et performant. Sachant que l’on pourra relier en post traitement les tracés .gpx et les photos (en utilisant par exemple le module carte de Lightroom).

 


Revue des images et vidéo…

Globalement, la revue des images est moyennement réactive. Une pression sur la touche DISP permet d’alterner entre trois vues dont une avec histogramme, mais aucune n’est personnalisable. L’abondance de molettes ne sert à rien : les trois servent à passer d’une image à l’autre mais aucune ne sert à zoomer. Il faut utiliser le curseur du zoom qui vous propulse d’office à un taux excessif de 3x. En mode zoom on découvre alors, que deux des trois molettes permettent de zoomer, mais la troisième reste inactive. On aimerait qu’elle permette la passage d’une photo à l’autre sans nous obliger à revenir à la vue plein écran.

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J’ai été plus gêné que séduit, par l’affichage groupé des images capturées en rafale. Mais j’ai découvert par hasard, qu’on peut revenir à un affichage image par image (on peut aussi sélectionner une image représentative de la rafale). Pour accéder à cette personnalisation (ainsi qu’à la retouche des images), il faudra commencer par afficher une image, puis appuyer sur Menu. Tout ça n’est pas disponible dans les Menus classiques. Il n’est pas prévu d’allumer l’appareil en pressant la touche Play, pour voir les images sans déployer l’objectif. Un petit plus, très apprécié sur de nombreux compacts récents.

Venu sur le tard à la vidéo Full HD, le Nikon P7000 rivalise avec les meilleurs grâce à son écran orientable fort pratique. Mais il est décevant de ne pas disposer d’un bouton (rouge) de déclenchement de la séquence, comme la plupart des compacts récents. Il faudra tourner la molette des Modes sur vidéo. Le P7700 dispose d’un micro stéréo et d’une interface pour accueillir un micro optionnel. Il permet le contrôle de nombreux paramètres, ainsi que trois modes de zoom durant le tournage (Auto, Normal et Silencieux).

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L’AF vidéo continu sera actif pendant la séquence si vous l’avez activé, mais ne sera guère rapide. En Mode AF vidéo ponctuel, vous pourrez déclencher l’AF en cours de séquence en appuyant sur la touche AE-L AF-L. Pour paramétrer l’AF vidéo, il faudra placer la molette des Modes sur vidéo, avant de choisir Ponctuel ou Permanent grâce à la touche Menu. Une fois de plus, ce réglage est inaccessible par les Menus normaux, dès que la molette des Modes ne sera plus sur Vidéo… J’ai d’ailleurs lu un test du P7700 sur un site web connu, qui indiquait que l’AF était indisponible en vidéo. Preuve que le testeur avait été piégé par cette ergonomie peu logique ! Et qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on lit sur le Net.

 

La suite à lire ici : Partie 3



 

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    J’ai aussi cet APN depuis sa sortie et je le trouve aussi assez touffu. Effectivement la logique n’est pas toujours très claire et quelques fois on a du mal à trouver les paramétrages adéquat même s’ils existe.
    Merci de nous donner votre avis.
    Par contre, et cela illustre le coté touffus du paramétrage, je ne sais pas ce que j’ai réglé au début, mais à chaque fois que j’appuie sur la touche menu, je me retrouve bien sur le dernier réglage choisi.
    De même, si l’écran est en position ouverte, un appui long sur la touche play démarre bien la visu des vues sans sortir l’objectif. J’imagine donc que votre appui sur play n’a pas été assez long.
    Ma version de firmware est 1.0

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