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« Etats Généraux » ! Football français… et Photographes

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  • Billet Mise à jour, ce dimanche soir 4 juillet (lire à la fin).

Ce samedi, je vous propose un billet envoyé par Gérard Vandystadt, créateur de l’agence Vandystadt, devenue Regards du Sport. Les photographes passionnés connaissent bien ce photographe, devenu une légende de la photo sportive et bien connu pour avoir développé un style très particulier (graphique et saturé), notamment à l’époque ou la Fuji Velvia régnait en maitre au bord des stades. Il a inspiré toute une génération de photographes (la mienne notamment). Mais assez bavardé, laissons-lui la parole :

« États Généraux » ! Football français… et Photographes français. Quelles urgences ? Par Gérard Vandystadt. Photos : Henri Szwarc / Regards du Sport / vandystadt.com.

 » Coupe du Monde de Football 2010 ! En Afrique du Sud, il y a eu un « petit
problème » avec nos (riches) footballeurs français… Dès juin. Nicolas
Sarkozy a demandé l’organisation en urgence d’états généraux du football
français pour… octobre 2010.

Et alors, pour la photographie
française, Monsieur le Président, que décide-t-on rapidement ?  Les
(pauvres) photographes pros français ont eux un « gros problème », très
bien identifié celui-là, et depuis longtemps !

14 - n° 101932 © Photo Henri Szwarc - Regards du Sport - vandystadt
Quelqu’un a dit récemment quelque chose comme ça : « Ce n’est pas la photographie qui se porte mal, ce sont les photographes », sous-entendu les photographes pros. C’est évident car, d’une part tout le monde aujourd’hui possède un « appareil » capable de réaliser de « bonnes photographies techniquement parlant ». Et d’autre part, la production d’images n’a jamais été aussi importante en diversité et en quantité, grâce à l’apparition de l’informatique, du numérique et d’internet.

Productions et diffusions pléthoriques à tous les vents (…), que ce soit venant des professionnels, des amateurs, mais aussi du grand public. D’un côté il y a « un métier », lorsqu’il s’agit d’une profession déclarée et rémunérée pour un travail sérieux et suivi (et qui paye des impôts sur ses revenus).

Et de l’autre Monsieur et Madame « tout le monde », qui réalisent de bonnes ou mauvaises photographies en amateurs, plus ou moins avertis… Et les « touristes » qui se contentent souvent d’appuyer sur un bouton pour le plaisir, le souvenir et parfois aussi l’illusion (sympathique) d’être photographes et même « reporters »…

Le problème des pros est qu’il y a de moins en moins de frontières entre ces différents « statuts » devenus aujourd’hui fortement concurrentiels. C’est comme si chaque possesseur de voiture ou de moto faisait un peu le taxi de temps à autre, non déclaré, en « amateur »… en proposant et acceptant des prix de n’importe quoi par n’importe qui. Et des « clients » qui finiraient tout de même en masse par les préférer aux vrais taxis, car moins chers… et même gratuits (chauffeurs de taxis pour le fun)… Imaginez le bordel !

12 - n° 101842 © Photo Henri Szwarc - Regards du Sport - vandystadt
Et pourquoi s’arrêter là ? Photographes pour le fun…fabricants de pain occasionnels,  plombiers, policiers (avec costumes de déguisement offerts à Noël), journalistes de télévision (payés en boîtes de Cacahuètes publicitaires), députés, ministres (payés en cigares), gardiens de musée (payés en cartes postales de la Joconde), chirurgiens (toujours avec le déguisement et ne prenant pas cher de l’opération… voire découpant le patient « à l’œil », par passion du scalpel !) etc…

La photographie professionnelle se trouve confrontée depuis quelques années à une grande foire du n’importe quoi.

Alors, soit c’est très bien comme cela et en conséquence, bientôt, il n’y aura plus dans ce domaine de professions viables possibles. Et donc plus de corps de métiers rentables en photographie.

Soit l’Etat (la démocratie) intervient pour aider à résoudre les questions en suspens depuis… 10 ans. Dans l’intérêt des citoyens photographes de profession et… contribuables français.

C’est un  choix à faire par les politiques, les « représentants du peuple » et le législateur. Doivent-ils intervenir ou non ? A eux de voir ! Mais vite au moins… pour que les « pros » soient fixés une bonne fois pour toutes sur leurs perspectives d’avenir.

Si c’est OUI, mais fait à moitié, à la française… Ou si c’est NON… Certains pourront dès lors décider rapidement de se reconvertir aussi en… médecin (occasionnel), directrice (amateur) de crèche d’enfants, prof d’université (payés en bandes dessinées), facteur, gendarme (pour mieux faire circuler les faux taxis), gangster (en touriste, avec colt en plastique), ou guide de haute montagne (en espadrilles),  mais surtout, surtout… pas cher, et toujours à la petite semaine.

Juste peut-être aussi,  pour le plaisir de faire un jour la une d’un journal, d’être célèbre 15 minutes à la télé et sur le web. Autre solution, devenir chômeur, et tant qu’à faire de longue durée ! Mais là il y a un vrai problème…  ça coûte très cher à tout le monde !

13 - n° 102161 © Photo Henri Szwarc - Regards du Sport - vandystadt
A part ça la photographie est une chose formidable. C’est aussi un art, et un métier génial pour ceux qui en ont les capacités, le talent, la passion… et les moyens financiers. Les métiers et les spécialités dans la photographie sont multiples, comme dans la chanson, la télévision, le cinéma, la presse, l’édition, la publicité, le web etc… A vous de choisir, d’aimer et de foncer… en sachant aussi, que plus un métier est passionnant (voire bien payé ?), plus il est convoité et donc plein de concurrents +/- talentueux.

Avec l’Agence de photo Regards du Sport, nous voulons (pour ses photographes et le souhaitons aussi bien sûr pour tous les autres), pouvoir exercer nos métiers, vivre de nos talents et créations sérieusement… Avec des règles (françaises) loyales, reconnues par l’Etat et défendues par des représentants compétents et actifs de nos professions. En somme tout simplement, comme pour les… vrais médecins, chauffeurs de bus, avocats, cordonniers, comédiens, acteurs, hommes de loi et… footballeurs pros ! « 

Gérard Vandystadt. Photographe et signataire de l’appel lancé par l’UPP, en date du 20 Mars 2009, soit depuis 14 mois, avec 14.052 personnes, à ce jour. © Photos : Henri Szwarc / Regards du Sport – vandystadt.com

Notes et liens complémentaires :

  • NouvelObs.com Sarkozy demande une remise à plat du football français.
  • Football.fr FFF / politique : Attention, la FIFA ne plaisante pas !
  • LePoint.fr Sarkozy demande des états généraux du football français
  • France24.com Etats généraux du foot (débat en vidéo)…
  • Le Parisien.fr Après la débâcle des Bleus,
    Sarkozy annonce des états généraux du foot français

 


Complément, mis à jour ce dimanche soir 4 juillet 2010.

 » Bonsoir jean-François,

Merci à toi et à tes correspondants de la « place accordée » à mon billet. J’ai tout lu et bien   »entendu ». Il y a et aurait tellement à dire à chacun… Voici quelques précisions qui me paraissent utiles, voire importantes.

Avoir peur, faire peur ? Non, ce n’est vraiment pas le but de ce billet d’humeur, comme l’un de mes propres interlocuteurs a pu le penser un instant. M’attaquer aux « Amateurs » avec un grand A, bien sûr que non également. Bien au contraire, beaucoup sont pleins de talent, et leur passion est souvent admirable et admirée (par moi-même entre autres et depuis très longtemps…).

Par contre, il est absolument certain que les photographes pros français (et ailleurs dans le monde) doivent plus que jamais défendre leurs différents métiers en photographie. La France doit défendre aussi aujourd’hui « sa » photographie et « ses » photographes, et leurs métiers qui, comme d’autres, sont très utiles et respectables ! Nous vivons dans et avec la société française (nous l’aimons et payons cher pour cela…  artisans, auteurs indépendants, entreprises etc…).

L’État en retour se doit donc de penser à ses entrepreneurs, artistes, et citoyens créateurs d’art, d’informations, de mémoires, de culture, mais aussi de richesses et d’emplois (…). D’autant que l’Etat n’oublie jamais, nous le savons tous, d’imposer largement nos activités – fragilisées et devenues aléatoires depuis 10 ans – taxes, impôts, règlementations…

Comment payer et… produire, innover encore et toujours… (pour ceux qui l’ignoreraient encore, inventer, se renouveler, s’adapter, c’est dans notre fonction, dans notre nature et dans les gènes de tout créateur, donc normalement de la plupart des…. photographes !), si l’État ne fait pas respecter de son côté un certain nombre de règles et de lois en matière de commerce légal, et ne réagit pas au plus vite contre des comportements nouveaux et… « illégitimes » (employons aussi parfois les mots « abus de faiblesse » ou « d’ignorance », d’aucuns diraient même « escroquerie de masse » en tous genres… pour être mieux compris) que pratiquent à l’égard de ses ressortissants et assujettis certains individus et sociétés français et étrangers, et qui sont manifestement très dommageables aux photographie professionnels français !

A terme, on découvrira aussi, et de plus en plus, « des dommages » également causés aux « amateurs » sans A (incroyablement nombreux) qu’il faudra bien qualifier alors parfois de bonnes poires de… « systèmes très innovants » pour le coup !

Gérard Vandystadt

Pour ceux qui auraient un peu de temps (malgré leurs masses de travaux et commandes photographiques actuelles à effectuer…), découvrez ou relisez (en plus de celles présentes dans cet excellent site) certaines des chroniques du photographe Daniel Castets : « La Grenouille », qui écrit  et agit comme JF Vibert, aussi et toujours, en faveur de la photographie et des photographes !  Juin 2010, Mai, Avril, etc…

C’est ici : http://passionplus.free.fr/page47/page47.html

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43 commentaires

  1. Bravo à Vandystadt pour ce coup de gueule.
    Le problème des photographes est leur individualisme. Dans n’importe quelle autre profession, des mesures de sauvegarde auraient pu être prises depuis longtemps.
    Aujourd’hui, il est peut-être trop tard, d’autant qu’avec la crise le gouvernement aurait d’autres prioriotés : retraite, santée, etc…
    Probable que la photo reste une « jungle » sans règle, ou les amateurs pourront impunément détruire tout une profession.

  2. Oui nous voulons tous, photographes professionnels, vivre de notre travail dignement. Qui ne le souhaiterai pas?
    Mais l’appel à l’Etat, à la subsidiarité publique, le recours à la béquille sert il réellement nos intérêts? Je suis convaincu qu’un tel appel reflète plus le désemparement d’une génération de pros qui – pour des raisons qui se comprennent aisément – sont incapable de s’adapter à notre nouvel environnement. Et quand je parle de génération, je ne parle pas d’âge mais d’état d’esprit, d’héritage, de culture professionnelle.
    Le monde de la photo tel que tu l’as connu s’en va. Je le regrette aussi, je n’aurai pas eu la chance de pouvoir profiter de cette période magique des années 80 que beaucoup décrivent comme l’âge d’or et que je qualifierai plutôt d’adolescence.
    Il faut donc en finir avec les recours ultimes au Président, au gouvernement, a Mère Theresa ou je ne sais qui. Si tu invitais à prier Dieu pour espérer un retour à la normale, la démarche n’en serait pas moins incongrue. Prenons par la main, innovons (pas dans la forme, mais sur le fond) et peut être que le changement surviendra.
    Les solutions – tout du moins les pistes novatrices – sont là, il suffit d’être à l’écoute et d’être prêt a abandonner le modèle dans lequel nous nous trouvons, et qui par ailleurs, ne fonctionne déjà plus pour la majorité d’entre nous.
    Les causes du changement et de la crise que nous traversons n’ont rien à voir avec les amateurs. D’ailleurs ça n’a rien à voir avec la photographie. La crise est induite par une autre crise – plus importante – qui est celle des débouchés – la presse et l’Edition – qui reposent sur des modèles économiques obsolètes, hérités de l’ère industrielle analogique, désormais inadaptés à l’ère digitale.
    Les causes remontent aussi à la différence des approches et la tentative de « corporisation » du marché de la photo par des entreprises comme Getty ou Corbis. Une tentative qui s’explique par la différence culturelle qui existe entre nos deux continents. Quand l’un accepte une part d’artisanat dans son économie, l’autre y préfèrera un modèle plus évolué (mais pas forcément plus adapte) .
    Faire appel au gouvernement pour corriger les effets produits par un marché ouvert ne conduit qu’a une chose, le repli sur soi et le protectionnisme. Hors on le sait notre marche intérieur n’est ni assez grand ni en assez bonne santé pour soutenir l’activité de l’ensemble des photographes pro aujourd’hui sur le marché… a moins d’en changer les règles, la structure, les enjeux, et de créer une alternative innovante.
    Je vois d’ailleurs assez mal l’aspect positif d’une intervention Etatique pour le contribuable ou le public, car en matière de photo comme de presse, nous sommes très éloignés des pratiques Européennes et Américaines, plus libres, plus indépendants, tant financièrement qu’intellectuellement.

  3. Disons qu’en situation de concurrence déloyale, il est du devoir de l’état d’intervenir… ET les photographes souffrent de concurrence déloyale (mais c’est encore pire que ça en fait).
    Aux USA, le gouvernement subventionne Boeing (via des programmes militaires), tout comme l’Union Européenne le fait pour Airbus… Il en va de l’indépendance nationale (sinon un jour tous les avions seront fait en Inde, en Chine et au Brésil)… Oui, oui, c’est vrai !
    Pourquoi l’exception culturelle en France ne viserait-elle qu’à protéger le 7em art ? N’est-il pas vital que des photographes de presse puissent continuer à travailler en toute indépendance ?
    Bref pas d’accord avec Gerald, et plutôt d’accord avec Gérard Vandystatd ! Ce n’est que par négligeance que le photojournalisme est tombé aussi bas.
    ET du devoir de la nation de préserver son avenir.

  4. Moi j’ai une solution, interdire Flickr en France par exemple ou taxer les abonnements Flickr pour soutenir la photographie comme c’est actuellement fait pour les supports de masses par la Société des droits d’auteur.
    Pour aider les taxis, interdire la présence dans son véhicule de personnes non membre de sa famille. Etc etc …
    Non franchement, je pense que Gérard Vandystadt mène un combat d’arrière garde, on vit en 2010, le monde change, c’est comme ca., il faut s’adapter ou changer de métier.

  5. S’adapté ? S’adapté à quoi exactement ? Un Photographe Professionnel qui doit s’adapté par rapport à des amateurs qui sont à même de fournir des images à moindre coût voir gratuit ??? Baissé ses Tarifs de 4, 5 à 6 fois moins chère ? De laissé ses images libre de droit ? Et à la fin d’une année s’acheter un 150-500mm Sigma à la place d’un 200-400mm Nikon? Le Monde Change certe mais ses réflexions simpliste n’apporte rien à la question de savoir comment Les Pros peuvent s’en sortir et continuer un métier que certain connaisse depuis des décennie et se sont battue pour en arrivé là…
    Nous vivons dans une société ou la technologie à la porté de tous écrase l’artisanat et le savoir faire, et au finale (si rien ne s’arrange) il ne restera plus que l’ignorance en lieux et place de la culture…

  6. Oui, le monde change, mais il faut changer les mentalités. Dès qu’une construction dépasse une certaine surface, vous devez passer par un architecte. Pour la photo, pourquoi n’y aurait-il pas la même démarche ?
    Les pros de la photo utiliseraient un marquage de leurs photos et les diffuseurs de ces images devraient clairement indiquer l’agence photographique et (ou) le photographe. De plus, avec la géolocalisation, on peut avoir moins de manipulation d’image !
    Maintenant, je suis assez curieux d’entendre les diffuseurs d’images comme les journaux, presses, etc.

  7. Un truc me chagrine dans ce discours que j’entends depuis dix ans effectivement de plus en plus. La photographie serait concurrencée par l’amateurisme… Je voudrais qu’on me cite les exemples de journaux qui publient des photos d’amateurs non rémunérés. Qui publie en masse… pas à la marge mais de publications régulières capables de concurrencer les pros… Désolé mais je vois rien à l’horizon. Le nouveau marché du WEb en profite un peu en pompant sur Flickr mais cette tendance est entrain de se réduire. Mais de toute façon ce n’était pas à une échelle capable de mettre en danger des pros.
    Par contre, la concurrence entre pros à effectivement sérieusement augmenté parce que l’investissement n’est plus le même et n’importe qui peut avec ou sans talent devenir photographe « pros » avec l’espoir de rémunérations importantes en rapport du cout formation/investissement…
    Au journal, nous payons chaque pige 200 euros la matinée que le reportage dure 10 minutes ou 4 heures… soit 400 euros la journée. Quelle autre profession peut espérer un tel revenu ?

  8. Ce qui est certain c’est que G.Vandystadt risque pas de piquer le boulot d’un rédacteur ! Bien trop long, part dans tous les sens, « vannes » pas drôles…bref, on retourne au boitier Gégé et on laisse le clavier !
    Et , s’il faut causer du fond, je (pro, indépendant, presse, édition) n’attend rien de plus de l’Etat.
    L’Etat aide le ciné ? C’est sûr, ça nous fait des chef d’oeuvres réguliers et qui s’exportent dans le monde entier…
    Quant à cette (déjà) vieille scie des « amateurs qui viennent nous bouffer le pain »..Où ? Quand ? Je demande..C’est le gars planqué en haut du virage ouest avec son tél. portable qui va piquer la parution du pro de Vandystadt avec son dernier reflex numérique, son 800 et son pliant en ligne de touche..??!
    Tout change, ouais. Faut s’adapter, re-ouais !
    Si vous êtes bon, on vous appellera. Comme depuis toujours.
    La seule chose qui a changé, et en mal, est la tête de nos interlocuteurs. Il n’y a plus de « gens de métier », nulle part.
    Et tout, absolument tout, (enfin, « tout » ce qui fait de l’argent, on se comprend..) est aujourd’hui dirigé par des gestionnaires, parfaitement interchangeables. Qui, de fait , n’y connaissent rien . A la société qu’ils dirigent, comme aux artisans qui la font vivre. Les gars passent de Pampers au groupe L’Express en moins de temps qu’il nous faut pour décharger une carte.
    Et ça c’est une vraie catastrophe, celle de notre début de siècle.
    Celle dont j’attend désespérement la pétition en ligne…

  9. « Les photographes pros français ont eux un « gros problème »
    S’il n’y avait que les photographes français à avoir ce problème……
    Il y a d’autres lieux où la situation des photographes (et la situation générale) est bien pire qu’en France. (Mais en France on se plaint facilement).
    Selon moi le gros problème des photographes c’est le manque de solidarité et leur individualisme. 90% photographes pro que je connais se croient des génies ou le nombril du monde (photographique), et s’ils n’ont pas de boulot c’est parce que ce sont des incompris…(Pauvres petits choux…) Mais tout ce qu’ils s’avent faire c’est de se plaindre de leur situation et de s’apitoyer sur eux-même.
    Le mal qui touche les photographes existe pour bien d’autres professions, comme c’est les cas pour celles de la communication (vous croyez qu’il graphiste pro est logé à meilleure enseigne qu’un photographe pro? Loin de là), mais pas seulement, c’est un mal qui se généralise.
    Mais est-ce vraiment un mal? Depuis la fin des temps c’est la loi de la jungle: seul les plus forts survivent.
    ••••
    Les taxis? Et bien oui dans de nombreux de pays beaucoup de possesseurs de voiture s’offrent comme taxi à des prix bien inférieur (mais pas tant que cela) pratiqués par les professionnels. Dans les pays d’Europe de l’est il suffit d’arrêter une voiture et de contracter le prix. Et tout le monde trouve cela normal…

  10. Merci à Gérard Vandystadt de se battre pour nos métiers en dénonçant ce que beaucoup de professionnels pensent mais ne disent pas à haute voix, et encore moins ne l’écrive noir sur blanc !
    Tout le monde souffre de cette période transitoire, trouble et sans réponse(s) précise(s)… La photographie est en premier lieu touchée par la crise audiovisuelle via les avancées numériques & internet, qui permettent à tout à chacun de faire des photos, de les travailler sur photoshop ou autres, puis de les diffuser sur internet.
    Oui, là c’est sûr, le monde à changé ! On ne peut même plus parler de concurrence déloyale, mais plutôt d’une remise en question totale du métier. Lorsque dans le passé il fallait un savoir-faire photographique, beaucoup d’argent pour les fournitures, et des réseaux de diffusions professionnels… seuls les agences, photographes professionnels, et quelques artistes pouvaient faire connaitre et vendre leur travail.
    Aujourd’hui, quiconque étant un peu talentueux, équipé et malin peut y s’essayer.
    Pas de chance pour nous, la mode de la photo, cette frénésie portée par les grandes marques qui font « A D O R E R » la photo à tout le monde n’est pas prête de s’arrêter!
    « We can » et « I am » fonctionnent à fond pour le grand public, mais pas assez pour les pros, et pas du tout pour les nouveaux diplômés « photographes ».
    Pour ma part, c’est plutôt « I die »
    Si Philippe a une véritable solution, qu’il nous la fasse partager, nous serions tous heureux de savoir comment nous pouvons nous adapter. Moi, j’en ai pas encore trouvé !

  11. « La photographie est en premier lieu touchée par la crise audiovisuelle via les avancées numériques & internet, qui permettent à tout à chacun de faire des photos, de les travailler sur photoshop ou autres, puis de les diffuser sur internet. »
    Faudrait peut être arrêter le délire …C’est vous même qui l’écrivez : des avancées ! Alors si ces « avancées » vous font reculer…merci d’en tirer une conclusion PERSONNELLE.
    J’ai eu autant d’années argentiques que digitales dans mon activité, et je vis beaucoup mieux qu’avant, à tous niveaux ! Sauf erreur, le pinceau a jamais fait le peintre..

  12. Salut les pros,
    Hier, à Berlin (mais c’aurait put être dans n’importe quel autre endroit du monde, île paradisiaque inaccessible, salle de chateau privé, etc, …), un photographe (pro ou amateur: devinez) shootait un modèle.
    Accessoirement, une équipe de 7 personnes (coiffeuse, habilleuse, assistants, Master-ès-flashes à (à 5000 boules le bout, bien sûr), production, etc…) en arrière-plan, pour que cette petite séance se passe bien.
    Un amateur éclairé ?
    Une commande d’un magazine passé au cousin du beau-frère de la secrétaire, cousin qui s’est offert un Nikon (ou Canon, c’est kif) à Noel ?
    Faites-moi pleurer, Messieurs les Pros.
    Il restera, toujours, et malgré l’épouvantail d’Internet-qui-mange-tout-et-n’importe-quoi, une niche pour les « pros », les vrais, ceux qui émettent des factures.
    Une niche, certes, un marché qui se réduit, il ne faut pas le nier, mais qui ne pourra JAMAIS disparaitre.
    A vous de vous sortir les doigts du c…l, et continuez à nous offrir ces images (mode, sport, actualité, …) qu’un pingouin comme moi, même amateur éclairé, ne saura JAMAIS apporter à la Presse !
    Ce « siège en bord de touche » (Mr Vandystadt, ce siège, je ne l’aurai JAMAIS), cette capacité à gérer l’endroit, l’équipe, les moyens nécessaires, cette capacité d’être en zone de guerre, tout ceci vous appartient.
    Reste que la photo d’un plouc avec un compact qui « était là au bon moment, au bon endroit, par hasard » et qui vous volera la Une (parce que vous, vous n’y étiez pas) devient, c’et un fait, de plus en plus commun.
    Reste que la concurrence, entre pros, est de plus en plus difficile (chacun peut montrer son talent au monde, via Internet -le-Vilain, d’ailleurs), que comme avant, on peut espérer que seuls les meilleurs trouveront leur place au soleil, et que c’est à vous d’écrémer le bon du mauvais.
    Le monde est cruel, le monde change.
    Le talent d’un bon photographe est l’adaptabilité. Comme pour tout les métiers, comme dans tous les pays.
    Evoluez, ou disparaissez.
    La profession restera vivante, forte, avec ceux qui auront évolué.

  13. « Oui, le monde change, mais il faut changer les mentalités. Dès qu’une construction dépasse une certaine surface, vous devez passer par un architecte. Pour la photo, pourquoi n’y aurait-il pas la même démarche ? »
    Oui,mais non, il s’agit essentiellement d’une question de sécurité. Résistance des matériaux, portance, etc, etc… Un reportage photo, la seule chose qui doit vraiment compter, c’est la qualité des photos, ou plutôt, la satisfaction du client. Vouloir « défendre » la profession de photographe comme une profession telle que médecin, architecte, pilote de ligne est ridicule. Il n’y a pas le même risque.
    Bien entendu, d’autres formules de défenses des photographes sont possibles et probablement souhaitables, mais ne commencer pas à comparer ce qui n’est pas comparable.

  14. Merci à tous pour vos contributions. Voici mon point de vue qui va dans le sens de Gérard.
    Je pense que tous ceux qui minimisent la crise de notre profession, en nous conseillant de nous adapter et de nous sortir les « doigts du c… » n’ont rien compris. Vous n’êtes pas des le métier et n’en avez qu’une vision extérieur, partielle et « romantique »…
    Notre métier est en train de disparaitre. Tout simplement ! ET nous n’y pouvons rien sans aide extérieure.
    Je considère qu’il est réellement devenu impossible de survivre pour un professionnel « normal » aujourd’hui. Ceux qui sont encore en activité et survivent, ne le font que grâce à leurs « élan » acquis après des années d’excellence… ET ce ne sont que les meilleurs !
    La crème de la crème des photographes ne fait que survivre… Les autres « bouffent la baraque » doucement… Ou ont déjà arrêté (je les connais ceux qui ont arrêté, ils ne viennent pas témoigner ici, ils ont d’autres préoccupations)…
    Quand aux jeune aux dents longues qui se font une place nouvelle dans le métier, il faut relativiser :
    Pour 95% d’entre eux : ils ne gagnent pas encore d’argent (ils dépensent autant qu’ils gagnent… Mais à 25 ou 30 ans, on a seulement le sentiment d’investire », alors qu’en réalité, on « travaille à perte » comme certains agriculteurs). Mais Papa-Maman sont encore là, pour le logement par exemple…
    Autre cas de figure, beaucoup de gens se lancent dans la photo (pro) après un autre boulot et un beau chèque de départ… Mais cela n’est pas encore la rentabilité.
    Bref, vous ne vous rendez pas compte de la situation !

  15. « Bref, vous ne vous rendez pas compte de la situation ! »
    …??!!
    Je ne sais pas d’où proviennent vos revenus, mais je sais d’où viennent les miens! Et la « situation » je la vis au quotidien, freelance pour la presse nationale, depuis 17 ans. Aussi je trouve étrange de professer ici, sur un blog qui l’air d’être relativement fréquenté, et qui plus est par sans doute de futurs photographes, une vision aussi pessimiste et – beaucoup plus grave- erronée de la réalité.
    Oser écrire publiquement que « notre métier est en train de disparaître » et qu’on y pourra rien « sans aide extérieure »
    est juste une double aberration !!
    A croire, aux yeux de certains, que ce boulot est un job de fonctionnaire…Attendre l’Etat, se planquer derrière l’arrivée du numérique ou du Net (qui sont d’une aide fabuleuse)pour justifier son marasme économique personnel…Si tous ces commentaires proviennent réellement de photographes, il est effectivement temps de changer de métier !
    Enfin ce « beaucoup de gens se lancent dans la photo (pro) après un autre boulot et un beau chèque de départ…  » me laisse assez perplexe. C’est le moins que je puisse dire, jamais rencontré un seul !
    Je pense donc, que le mieux serait encore de parler de chose de votre connaissance. Dans l’intérêt général.
    Cdlt,

  16. Jean-François,
    Bien sûr, comme tout commentaire, écrit vite fait en réaction, on fait dans l’énorme et l’impasse …
    J’admets, je ne me bats pas jour après jour pour remplir la gamelle (avec un appareil photo, du moins)(et n’oubliez pas que vous n’êtes pas les seuls à vous battre pour la gamelle !)
    Mais où se situe le problème ?
    – vous pratiquez un métier où (presque) tout un chacun avec un peu d’inconscience et un digital dit « pro » peut se sentir pousser des ailes, et s’engage dans une filière déjà « bouchée de chez bouchée »,
    ou
    – vous pratiquez un métier qui vous donne le droit de vous clamer d’une « caste », d’une « noblesse », et donc nanti d’un même droit de vilipender ceux qui ose pratiquer « l’art » sans en être adoubé.
    95% galèrent pour survivre ?
    Vous montrez donc que s’engager dans le métier et espérer rejoindre le nirvana des quelques photographes célèbres qui gagnent leur vie relève du PARI: tu gagne (peut être) ou tu perds (souvent).
    Parallèle avec les métiers d’art en général: combien de peintres vivent-ils de leur art ? Tous ne sont pas Dali, et il vaut mieux être mort pour voir sa côte monter. Ca fait une belle jambe à ceux qui voudrait en profiter de leur vivant …
    Mais vu l’état du marché, les artistes peintres devraient également demander au gouvernement de protéger leur art, et interdire aux pingouins qui achètent 2 pinceaux et un kit « Van Gogh » d’oser exposer ailleurs que dans leur salon.
    J’admets que je préfèrerai que vous tous, qui le méritez sans doute, puissiez assurer un salaire digne.
    Je voudrai que les photographes talentueux puissent tirer bénéfice de ce talent.
    Mais, je le répète, ce talent (et vous admettrez que, comme toute forme d’art, c’est éminemment … subjectif) n’est pas un droit à un salaire, à une sécurité d’emploi, à une sinécure.
    Désolé pour cette dure réalité.
    Vous mettez par contre le doigt (mais n’est-pas trouver d’autres boucs émissaires ?…) sur ces « jeunes supportés par leurs riches parents ».
    Soit, c’est vous qui le dites, moi je ne suis pas de la partie et donc « ne me rends pas compte de la situation ».
    Mais si c’est la cas, mort aux riches (!), bienvenue dans un monde cruel (wake up, Baby) et faites le ménage chez vous avant de demander l’aide du « Gouvernement » en promulguant une loi forçant les millions d’amateurs de brûler leur appareils photos sur l’autel de la défense de la profession.
    Défendez votre boulot, battez-vous pour votre gagne-pain, mais svp en restant de fait indispensable parce que vous êtes les meilleurs, et non pas en vous trompant de cible parce que c’est plus facile.
    S’il y a trop de photographes professionnels et pas assez de débouchés, votre problème est identique à la fermeture d’une mine quand il n’y a plus de charbon: y’a plus de charbon.
    Désolé, faut peut-être penser à faire autre chose …
    C’est peut-être aujourd’hui le temps de « l’écrémage », hélas, mais à la différence de la mine, il restera TOUJOURS du taf pour la crème de la crème.

  17. Oui, mais entre temps, toute une filière professionnelle aura été sinistrée… la preuve, les agence de photo journalisme (les Française étaient parmi les plus reconnues), ont toutes mis la clef sous la porte. Quel gâchis…
    L’état qui sponsorise certain secteurs, (au nom de l’indépendance nationale ou de la culture) aurait du s’en occuper (comme il l’a fait pour le cinéma qui n’existerait plus sans cela) ! Avant qu’il soit trop tard… et il est trop tard déjà.
    Bon maintenant, il y aura toujours besoin d’artisans pour de la photo de mariage, ou les rubriques des « chiens écrasé » en PQR. C’est une autre facette du métier… Elle aussi en danger (mais à moyen terme).
    Las… l’individualisme forcené (et habituel) des photographes (dont nous avons quelques beaux exemples en commentaires), causera leur perte et la disparition du métier…
    A vous de choisir : vous voila la face et disparaitre… Ou réagir.

  18. Et pour être certain qu’il n’y a pas d’incompréhension, je suis 100% d’accord avec cette phrase de Mr Vandystadt, et ce qu’elle soutient:  » … avec des règles (françaises) loyales, reconnues par l’Etat et défendues par des représentants compétents et actifs de nos professions. »
    Battez-vous pour ça.
    Sachant qu’il n’y a plus assez de boulot pour tous, défendez au moins ce qu’il vous reste à défendre !
    Désolé, le reste du blabla sur les chauffeurs de taxi et le chirurgien amateur ne relève que de la démagogie.
    Vous ne vous faites pas un cadeau (si ce n’est uniquement entre vous) à défendre vos intérêts avec de tels arguments.

  19. « La photographie est en premier lieu touchée par la crise audiovisuelle via les avancées numériques & internet, qui permettent à tout à chacun de faire des photos, de les travailler sur photoshop ou autres, puis de les diffuser sur internet. »
    Faudrait peut être arrêter le délire …C’est vous même qui l’écrivez : des avancées ! Alors si ces « avancées » vous font reculer…merci d’en tirer une conclusion PERSONNELLE.

    Vous avez l’œil Bruno pour repérer des bouts de textes, mais faut-il encore les comprendre pour les critiquer…
    Je n’ai parlé à aucun moment de recul. Je vais reformuler mon propos et essayer d’y ajouter quelques précisions pour être bien compris (difficile en commentaire…).
    Premièrement, je persiste et signe sur le fait que le numérique est une avancée technologique, et qu’elle suit le chemin du progrès de manière étonnante ces 3 dernières années en particulier. Les appareils numérique « pros » sont enfin à la hauteur de leur ancêtres argentiques les plus évolués. Enfin, on peut travailler! Tout ça est fantastique et excitant!
    Oui MAIS… il y a un nouveau parmi nous : Internet.
    Encore bébé, cette « nouvelle dimension » est totalement libre et sans régulations véritables. Un bonheur pour certains, un enfer pour d’autres. Si nous prenons le cas de la photographie, nous pouvons aussi prendre l’exemple de la musique, du cinéma etc. Qui aurait pu penser de cela 15 ans que l’on pourrait regarder un film téléchargé en 10 min, que l’on trouverait n’importe quel album, ou que l’on retrouverait les photos de l’AFP en libre téléchargement…et tout ça gratuitement, même si, évidement, on ne le crie pas sur tous les toits! C’est bien ce que j’appelle une crise audiovisuelle. Le numérique n’est que le facteur technologique aggravant. Tout ça est connu, je ne fais qu’introduire le sujet qui nous intéresse en particulier: La photographie.
    « Toi aussi t’es photographe? Tout le monde est photographe maintenant! » me disait cette femme accoudée au bar… Sans le savoir, la jolie brune touchait l’un des problèmes que nous connaissons: l’artisanat devenu une mode, un truc « cool ». C’est fou le nombre de nouveaux passionnés de photo… et ça, les fabricants et maintenant les vendeurs de sites préfabriqués l’ont bien compris : « Exprimez-vous! »
    I am… oui oui oui…
    La bonne affaire se disent les journaux et éditeurs. Pourquoi payer des photos archivées dans une banque d’une agence ou d’un indépendant alors que l’on trouve plein de photos sur flickrs et facebook entre autres… « On est en difficulté dans la presse, alors on fait des économies »… sur quoi? « la photo, ça vaut plus rien! »
    Oui, ce discours est vrai, la photo numérique ne vaut plus rien, on s’en branle, et les photographes on les emmerdent… ces artistes de pacotille!
    La faute n’est pas a rejeter sur les amateurs. Ils ne volent pas volontairement nos métiers, ce sont d’ailleurs les premiers éblouit par nos réalisations.
    La vérité est tout simplement qu’on les pousse les gens à diffuser leurs photos, bonnes ou mauvaises, sur internet.
    Un ami à moi est content, il a vendu dernièrement les droits de 2 photos pour 25 Euros à un éditeur de cartes postales. « Magique »… Gagner de l’argent sans travailler pensait-il…! Mon ami, comme beaucoup d’amateurs sont les cibles parfaites pour trouver pas cher (voir souvent gratuit quand on signe ©DR…). C’est ça le problème.
    En effet, ils ne connaissent pas le marcher, les prix, leurs droits et les conséquences de ce qu’ils font… Ils veulent juste un plaisir, celui d’être publié. On prend encore les gens pour des cons, comme d’hab… et on les fait danser!
    La faute reviens surtout, entre autres, aux éditeurs. Eux connaissent très bien les règles et profitent largement de ce four-tout qu’est internet. Nous sommes une démocratie, on doit accepter la concurrence! Mais nous faire expulser du marcher de cette manière, avec Monsieur tout le monde (les yeux bandés) qui nous poussent dans le ravin , ce n’est pas acceptable! En cela, je pense que Gérard Vandystadt est l’un de celui que l’on peut écouter, sachant de quoi il parle contrairement à certains utopistes ici…

  20. Bonjour,
    Je ne suis qu’un tout petit photographe amateur qui n’a pas d’autre prétention que de le rester, mais qui par le passé s’est fait voler quelques-unes de ses photos sur Flickr (j’ai même reçu des « remerciements » de la part du voleur, qui m’avait courageusement écrit sous pseudo et n’a bien sûr jamais répondu à mes demandes d’interdiction de publication). Je soutiens l’auteur de cet article et tous ceux qu’il défend. Il ne faut pas que le métier de photographe disparaisse, tant du point de vue artistique que du point de vue de l’information.
    Merci à Gérard Vandystadt, et aussi à Jean-François Vibert de nous avoir communiqué cet article

  21. « Je pense que tous ceux qui minimisent la crise de notre profession, en nous conseillant de nous adapter et de nous sortir les « doigts du c… » n’ont rien compris. Vous n’êtes pas des le métier et n’en avez qu’une vision extérieur, partielle et « romantique »… » Jean Francois, ni vision romantique, ni idealisme, mais du realisme. Je suis photographe pro depuis pres de 10ans maintenant, installe a New York depuis 2006, je travaille beaucoup sur ces questions et peux t’affirmer que le metier ne disparait pas, il change. Il se transforme vers un photo journalisme ou « photo » ne designe plus le medium 2D par lequel nous communiquons actuellement, mais toutes les formes d’ecritures « photo » (φωτoς photos=lumiere). Le metier ne disparait pas il se transforme et comme toutes mutations certains d’entre nous marquent le pas et ne peuvent s’adapter. Mais en realite, cette adaptation ne concerne pas l’aspect technique ou technologique, elle est avant tout culturelle. Rechercher l’enemi, le coupable ou le responsable consomme une energie dont je ne dispose pas et je prefere desormais me concentrer sur les aspects positifs de notre futur. Maintenant, lorsqu’il s’agit de taper sur les amateurs ou le numerique, on trouve un rail de commentateurs pour nous expliquer que c’est une catastrophe et chacun y va de sa petite phra-phrase pour nous expliquer comment un cousin au troisieme degre a payer son paquet de clopes avec les ventes indignes d’une photo en Microstock. La realite, c’est que des qu’il faut apporter des pistes credibles et realistes de financement – hors circuit public – y a plus personne. C’est encore pire des qu’on propose de changer de modele (j’ai des temoignages et pas des moindres, notamment aux US comme quoi c’est un conservatisme trans-frontalier). Lorsque FFF a sorti son forum pour « sauver » l’agence Gamma j’y ai laisse un post expliquant ce qu’il serait bon d’envisager pour renouveler le genre de l’agence photo et bouleverser le statut quo. Ce modele parlait notamment de creer un magazine etc… (consultable ici: http://bit.ly/dBCdJL). Presque aucune reaction, un désintérêt quasi total, alors que tout le monde cherchait une solution concrete, personne n’etais a meme d’en proposer une. Quelques semaines plus tard VII lancait son magazine. J’ai recemment discute avec Stephen Mayes et d’autres, et je peux vous assurer que le futur du photojournalisme – bien qu’incertain – n’est pas sombre, il est different et repose en grande partie sur internet. J’ai entendu recemment que Gamma montait un labo argentique en son sein…mais pas de pole multimedia. C’est dingue!!! Pour se tirer une balle dans la tete, y a pas mieux. La regretable consequence de cette crise c’est la peur. La peur qui paralyse, qui fragilise, qui affaiblit, qui empeche de chercher au dela de l’horizon ce qu »on ne trouve pas sous nos pieds. Cette peur empeche depuis des annees les cervaux bien faits de nombre d’entre nous de se pencher sur les questions structurelles et economiques qui sous tendent notre activite. Au lieu de se plaindre nous devrions tous reconstruire, hors j’en vois encore demolir pierre apres pierre ce que peu d’entre nous essaient de reconstruire.

  22. Je ne veux pas de l’assistanat de l’Etat (c’est mes, nos, impôts) comme un buraliste qui se plaint de ne plus vendre autant de cigarettes qu’avant… il faut arrêter avec ces raisonnements de subventions, etc. car au final tout le monde y perd.
    Quand on vend quelque chose et que les recettes baissent, soit on change de stratégie commerciale, soit on change de marchandise. Mais on arrête d’aller pleurer comme ce footballeur auprès de notre président… Mais où va-t’on ??
    Vous voulez interdire les amateurs d’avoir leur quart d’heure de gloire ? Illusoire et prétentieux.
    De nombreux amateurs font un travail formidable. Ils ignorent seulement « le marché » et les diffuseurs sautent dessus car ainsi ils augmentent leurs marges. Getty, une grande boîte pour la photo ? Que nenni, ils sont les premiers à proposer du Flikr…
    La seule chose à faire – à mon sens – serait d’obliger – par la loi – les diffuseurs à n’utiliser que des photos achetées selon un tableau de rémunération bien précis. Après, que ce soit un amateur ou un professionnel qui vend la photo, peut importe…
    Après aux photographes professionnels à se réunir en syndicats forts comme les dockers à une belle époque et après 4 ou 5 procès perdus, les diffuseurs appliqueraient les grilles rubis sur ongle… car la faiblesse terrible des photographes est leur attachement à tout prix à leur indépendance. On ne gagne qu’ensemble (tiens, un peu comme au foot…).

  23. Pour répondre à Fabrice, Personne n’a jamais eu envie d’interdire aux amateurs de vendre des photos… C’est au niveau des achats que ça se joue.
    L’état devrait par contre obliger les diffuseurs à respecter quelques règles de base dont il faudrait discuter ! Rien que cela, ce serait déjà un progrès énorme… De ce point de vue on est donc d’accord !
    Donc Fabrice on est globalement d’accord…
    Gérald, globalement d’accord avec toi aussi. Mais je me permet de faire remarquer que tu bosse aux USA §(et particulièrement à NY) depuis 2006 : ce qui a son importance ! Ceci explique peut-être cela… Aurais-tu pu développer ton activité à Paris de la même façon ? Je ne le pense pas… (mais tu vas nous répondre sur ce point).
    J’ai moi même pensé aller vivre à Hong Kong (mais je garde cette idée pour le jour ou la situation en France sera encore plus catastrophique. Cela viendra d’ailleurs peut-être plus vite que je ne l’imaginais)…

  24. JFV : donc tu es « globalement d’accord » avec Gerald qui dit l’exact inverse de tes sombres predictions…Faut te suivre!!
    A part ça, moi je suis à Paris, et je dis et vis la même chose. NYC, Hong Kong…, je croyais qu’on avait fait le tour des excuses, mais apparemment dans le domaine c’est sans fond…

  25. Gerald j’ai relu ton post sur tes propositions d’avenir, et la mise en place de la plate-forme que tu proposes reposes sur un investissement colossal !
    Avant la reprise il y a avait au sein de l’agence un département multimédia « Gamma Film », qui était une structure de production externe sous « franchise » au nom de l’agence.
    Pendant un an, ils ont tenté de mettre en place et monter des web-docs, des modules interactifs en lien avec le site et des blogs pour accompagner les travaux des photographes.
    Ils ont tenté de négocier X formules pour vendre leur came, les photographes les plus représentatifs des agences étaient prêt à bosser mais l’investisseur n’avait pas les épaules pour accompagner ce projet jusqu’au bout.
    De fait il aurait fallu débloquer à minima 1,5M d’euros pour aller au bout.
    Hachette à « libéré » les six agences du groupe et les fonds pour moins de 6M d’euros…en 2006.
    JF, j’ai laissé un post hier et je ne le vois pas dans la colonne des commentaires, aurais-je dis des bétises ou contrevenu aux règles ?
    Je suis totalement sur la ligne de Fabrice, par ailleurs.

  26. à Havas, non pas de censure (depuis des mois et des mois…)
    Probablement un problème technique ?
    Sinon, 200% d’accord avec toi. j’aime bien les idées de Gérald. Mais si ça ne s’est pas fait, c’est qu’il y a des rtéalistés économiques… Faut pas rêver : les gars qui se sont cassé les dents n’étaient pas des idiots, nis des débutants, ni des arriérés qui n’avaient rien compris au net ! ! !
    On me la fait pas… Ce n’est pas en claquant des doigts en imaginant que ce qu’on fait est « soudain moderne » que ça marche. D’ailleurs de nombreux titre de presse écrite vont avoir d’énormes déconvenues avec l’iPad (sujet voisin).
    Il y aura aussi des succès, mais beaucoup d’échècs…

  27. Et bien enfin un débat intéressant ! moi je trouve qu’au contraire, il n’y a jamais eu autant de photographes, en particuliers jeunes et bons. preuve qu’il doit être possible de vivre de ce métier. Bien sur, ceux qui ont connu les grandes années où il y avait 5 fois moins de photographes ne peuvent que trouver les temps plus durs.
    Taper sur « les amateurs » est un peu simpliste. Le marché a été cassé par les grandes agences, elles mêmes alimentées par les pros. Mais est ce que remplir des photothèques est vraiment le travail d’un « pro » en 2010 ?
    D’un autre côté la concurrence déloyale est une vraie réalité dans certains secteurs. On peut se demander pourquoi les « clients » acceptent d’acheter des photos à qqun qui n’a pas de no siret ? Comme d’habitude pourquoi ne pas utiliser la législation existante plutôt que d’en proposer une nouvelle…

  28. Quel riche débat ! La crise doit avoir des causes multiples. De fait, les magazines ne financent plus les longs reportages à l’étranger (tels ceux de Marc Riboud ou d’H. C.-B.), ce qui était la noblesse du grand reportage, et de la photographie en général. Marc Riboud aime citer Capa, lequel analysait qu’avec le développement de la télévision, la photographie de grand reportage allait vers sa perte ou vers la fin d’un âge d’or. Riboud remarque pour sa part que le virage de la perte de la publication de photographies de qualité s’est opérée quand le public à voulu voir des peoples (ou inversement, quand les rédacteurs en chefs on imposé et valorisé ce choix). On peut aussi évoquer la mode de la photographie vide de sens à prétention artistique, sans doute dans les années 70, laquelle était dans l’air du temps. Mais qui a comme tué ou ringardisé abusivement la photographie humaniste et ses familles proches, celle qui font sens.
    Pour aujourd’hui, il reste à analyser techniquement combien de photos sont publiées dans la presse et à quels coûts, par rapport à « avant ». Ensuite, il y a la dimension psychologique à comprendre, avec un suivisme éditorial plutôt bêtifiant à la TF1, où les rédactions nous imposent du fastphoto, lisible immédiatement mais sans structure un tant soi peu complexe. L’ère de l’esthétique bling bling peut-être, mais qui remonte déjà à loin. Les newsmagazines en sont les rois.
    Attention aussi à ne pas fantasmer sur l’amateur. A part des « photos sauvages » de peoples et peut-être des publications dans des quotidiens gratuits, où voit-on des photos d’amateurs remplacer celles des pros ? Certes il y a un risque d’exploitation de son quart d’heure de gloire à travers une publication gratuite, comme à la télé, mais où cela est-il pratiqué ? L’amateur n’est pas l’ennemi ni le mal. C’est la bêtise et le lucre. La compression éternelle des coûts est là une réflexion sociétale, car elle débouche sur une négation de l’homme par l’homme. Et là, avec le suivisme de tendance ultralibérale des élites, nous sommes dans une impasse.

  29. C’est vrai que le dernier passage de ton article fait un peu peur, mais certaines choses existe déjà, chacun tentant d’imiter le voisin, avec plus ou moins de succes, mais les gens et les agences iront toujours dans le moins chers, même si la qualité n’y est pas, pas grave, cela descendra encore les prix, a quand les photographes moldaves et roumains ?
    Concernant le meétier de photographe, pour moi il est bien est bien mort, seul une poignée de grain de sable réussira sur toute la plage des photographes. Faut voir la réalité en face.

  30. Je trouve çà marrant quand même que le monde de la photo tape comme ça sur les amateurs. J’ai l’impression que c’est le seul art qui pratique de la sorte. J’ai jamais vu Pascale Negre ou des « blockbusters » musicaux français se plaindre en direct contre les amateurs jouant de la gratte au fond de la cave et postant leur videos sur Youtube.
    Je suis un amateur et je ne connais rien au métier de pro mais j’ai plutôt l’impression que la photo ne s’est jamais aussi bien portée qu’en 2010. On consomme de plus en plus d’images. Internet donne accès à des images qui n’était pas toujours facile d’accès il y a 6 ans ( à moins d’être abonnés à 6 grands quotidiens, je sais pas vous mais moi j’ai pas l’argent), je pense à des sites comme « The Frame » ou « Boston Big Picture ».
    Je sourit doucement quand je voit qu’on tire sur FlickR et sur le vole d’image. Certains cite même facebook c’est bien connu les journaux sont remplis d’image issues de portable en 800x600px ultra compressé par Facebook … Sur Flickr la proportion de photos libre de droits ( Creative Commons mode Open) doit être archi minoritaire (j’aimerai trouver les stats pour appuyer mon intuition)
    Enfin on retrouve souvent l’argument du matériel ultra performant accessible aux amateurs. C’est bizarre mais les pro & grands photographes ont toujours ( et a raison) prôner la supériorité de l’oeil par rapport au matériel, drôle de contradiction ici. De plus Je ne compte même pas sur les chasse gardées pro (attention je suis pas contre, c’est normale qui les aient c’est elru métier ils en vivent), Vendystadt risque pas d’être concurrencé au dernier grand prix par l’amateur qui est a 200m de la piste alors que lui est au bord …
    J’ai pas de solution, j’ai aussi beaucoup de respects pour les pro « qui souffrent » mais je veux juste pointer certains arguments puent la mauvaise fois a des kilomètres à la ronde.
    Il y a quelques semaines j’avais trouvé un article expliquant des nouveaux (par forcement les bons) buisness model pour la photo en 2010. Dedans il y avait entre les piste du webdocumentaire (mixer video/photo/audio) pour proposer un media pret à être consommer sur le net. Il y avait aussi la piste des reportage subventionnés par les futurs lecteurs. Bref ces propositions avait surtout pour objectif de court-circuiter les agences de presse et les « éditeurs » en générale pour rapprocher le photographe directement de son publique. Un comme certains artiste musicaux on fait ces dernières années. Comme j’ai dis je suis pas du metier mais je me demande si ces solutions ont déja été explorées par des photographes …
    L’équation est simple :
    Presse à l’agonie (ils ont pas pris le virage du digital) + ! Explosion de la photo ( de plus en plus de pros ) = Crise. Le plus dire c’est de trouver la solution, mais a mon avis c’est pas simple amateur qui peut la trouver.
    Cdt,
    PS : la dernière fois que j’ai vu une photo amateurs en Une d’un journal ca devait être le concorde avec les réacteurs en feu. C’est pas tout jeune …
    PS2 : la c’est le cri du cour mais SVP stop de cracher sur FlickR. Ce site a fait énormément bien à la Photographie avec une majuscule (pas forcement a la photographie pro d’après vos dires mais j’en doute). C’est un site ou l’on découvre énormément d’amateurs extrêmement talentueux, on peut découvrir des endroits merveilleux ( et pas forcement situés a 15h d’avion). En tant que passionné de photo comme tu est JF (et comme je l’espere vous êtes tous en tant que « Pro ») je suis choqué de t’entendre cracher comme ça sur la seconde banque d’images au monde (après Facebook mais facebook c’est 90% de mecs bourrés). Vous ne voyez ce site que a travers un prisme faussé, celui d’un super marché pour éditeurs de presse alors que c’est surtout un lieu d’échange entre amateurs et certains pro (on a même la chance nous petits amateurs de taper la discute avec des pros qu’on admire). Apres on peut choisir de ne pas aller sur ce site (parce que c’est fait pour les amateurs, parce qu’on aime pas l’interface, parce que faut un abonnement etc …) mais il faut pas cracher tout son venin sur le site qui a fait sortir au grand jours bien des images qui dormaient dans des bibliothèques LR …

  31. @Jean François, Les gens de Gamma etaient prets a sauver l’agence sans s’y investir, en attendant la main du bon Dieu. Pour le Multimedia, il y a quelques annees, Mediastorm avait sorti une sorte de starter kit pour environ $25.000 (station de travail, prise de vue, son etc…) c’était avant la sortie des 5D et 7D qui ont écrasé les couts concernant la capture video, et qui, pour un photographe, permette de travailler sur deux plans différents. Autre chose, les couts s’envolent lorsqu’on fait intervenir du monde. Si les photographes, ou d’autres personnels se forment sur FCP ou Premiere, Soundbooth ou what ever on arrive a des postes de multi polyvalence qui réduisent les couts totaux. Autre chose, la méthode française pour créer de nouveaux services: on analyse le « state of the art » de l’activité et on budgétise en fonction en ne faisant aucune économie sur les postes les formations. rien. On se retrouve avec $1.5 M d’investissement parce que tu comprends, sinon, ça fait pas pro. Ce qui fait pas pro, c’est qu’avec même le 1/4 de la somme je n’ai rien vu sortir de cette initiative Gamma. Les gars de brève de trottoir en ont pour environ $3000 pour leur affaire – en intégrant le cout du boitier, qui est amorti par ailleurs par l’activité photo . Je prétends qu’on peux descendre en dessous de ce niveau en produisant des éléments de qualité. Quand on questionne trop longtemps la faisabilite des choses, on se rends bien souvent compte que c’est pour éviter de les faire. Moi je préfère faire tout court.
    Pour la partie NY vs. Paris pour développer son activité. Malgre un dynamisme plus evident a NY, la crise a frappe dur et continue de frapper dur. Je ne crois pas que ce soit l’endroit qui pose un pb, c’est l’ouverture des gens et la capacité que l’on a proposer de nouveaux projets de nouvelles idées. A briser le statut quo. Et ici comme a Paris, personne ne s’avance pour changer le statut quo. J’espere voir ca changer.

  32. Quand les commentaires sont plus riche que l’article…. Quel plaisir!
    Infographiste « professionnel » en prepresse je suis aussi amateur de photographies et possède un matériel pro. J’ai même un compte Flickr (et de très rare visiteurs). J’ai toujours aimé la photo, je l’ai même étudiée et Photoshop est mon ami de toujours. Je n’en ai pas fait mon métier mais un hobby aussi bien avec l’appareil qu’en post-production dans Lightroom & Co.
    La question de l’amateurisme se répond par la volonté qui se cache derrière l’acte de photographie: je la fait plutôt pour un client (potentiel) ou je la fait plus pour moi cette image? Il y a des talents partout! Aussi bien dans la profession qu’à l’extérieur.
    Bien des gens seraient plus apte à conduire que les conducteurs de taxis! Soit dit en passant… sans vouloir me compter parmi eux à notre sujet.

  33. Ce que les amateurs ne comprennent pas, c’est ce que l’on demande.
    Loin de nous l’idée de leur interdire de vendre. On a TOUS COMMENCE COMME CA !
    Par contre à mon époque ( il y a 10 ans), jamais en tant qu’amateur je n’ai vendu une photo au dessous du prix du marché. Pourquoi ? Car déjà à l’époque j’avais trop de respect pour mon hobby et pcq je ne voulais pas dévaluer ma signature même si elle n’était que « amateur ». Je voyais aussi un grand intérêt à vendre cher mon image, car je pouvais m’acheter du beau matos, 500 4L etc, qui me permettait de faire des images inaccessible sans et de continuer à faire évoluer mes images.
    Depuis je suis passé pro, j’ai accès à beaucoup plus de materiels, de moyens, et mon style s’est vu radicalement évoluer. J’ai un carnet de clients fidèles, et pour moi ca va encore par les temps qui courent.
    Le problème des stocks « amateurs » c’est que cela ne permet plus à l’amateur de passer pro, et ceux qui disent le contraire mentent ou se font berner par les gens qui gagnent de l’argent sur leur dos. Ce type de pratique est clairement de la concurrence déloyale, ne prenant ni en compte les cout de production, ni les charges sociales. (Et oui meme il y a 10 je cotisais déja à l’agessa en tant qu’auteur sur les revenus de mes ventes d’images, et je payais des impôts sur ces revenus parallèles).
    En conclusion, ce que l’état devrait faire, c’est instaurer un prix minimum pour la vente d’image, tenant compte des coûts de production, et déjà la concurrence serait rétablie.
    Ce n’est qu’un des problèmes de la photographie, il y en a bien d’autre… Mais je pense que c’est un des plus important.

  34. « on vit en 2010, le monde change, c’est comme ca., il faut s’adapter ou changer de métier… »
    Ben oui ma pauv’ Lucette c’est l’évolution faut faire avec …
    NON MERCI !
    L’évolution, c’est une évolution technique, celle d’internet, le microstock lui n’est pas une évolution, c’est de la régression sociale pure et dure ! C’est une remise en cause des droits des auteurs (droits qui ont mis plusieurs siècles à s’installer) et du dumping social poussé à son paroxysme (Via l’outil internet) ! Les microstoks (vente au kilo de photos à prix cassés), c’est le retour à une certaine animalité sociale, la loi du plus gros gourdin, celle des financiers avec siège social à New York pour échapper aux impôts.
    Et l’Etat doit intervenir plutôt que d’y participer, l’Etat doit être le garant des droits (droits des auteurs, droit à des tarifs décents, respect du Code de la propriété intellectuelle) et non aider à tenir le gourdin ultralibéral des financiers, des élus qui disent qu’ils sont pour l’emploi et qui utilisent fauxtholia pour la couv du journal du Conseil général ou qui signent, via des structures touristiques, Photos (C) Dr, sur le dépliant d’un festival : on peut s’en passer !
    la concurrence déloyale est illégale ! Dans une Démocratie : le dumping social n’a pas sa place, c’est une question de paix sociale.
    http://grenouillenews.free.fr/gre/?p=1015

  35. Il est vrai que dans le pays des assistés, on est certainement la profession la plus en retard : a quand un permis de photographier délivré par le ministère de la communication ?

  36. Effectivement, les mauvais photographes ne survivrons pas. Seul les meilleurs s’en sortiront. Quel dommage (sourire irronique). Franchement, quand M Michou fait une meilleurs photo avec son D40 au mariage de sa cousine que le photographe « pro » avec son D3, peut être que le problème n’est pas l’amateur mais le professionnel qui fait payer trop cher une prestation médiocre.
    Je fais parti des futur photographes rêvant d’en faire mon métier, peut etre un jour. Mais quand je vois la différence avec les images d’un vrai photographe, je comprend qu’il y ai un prix à payer. On ne paye pas la photo (on va dans les stocks pour une image à bas prix), on cherche un service, une garanti de résultat. Et les gens sont près à le payer cher.
    Le métier doit évoluer, surtout en direction de la satisfaction du client, l’écoute, l’ouverture. Quand au permis de photographier, ou pire une formation obligatoire de photographe, c’est là typiquement de fausses solutions qui ne feront que masquer le problème.
    Et se remettre en cause, évoluer, s’améliorer. Les amateurs sont là et font de bonnes photos, alors il faut en faire de meilleurs, qui plaisent plus, qui réponde exactement aux demandes du client.

  37. il faut quand même arrêter le « il ne restera que les meilleurs »….il faut des photographes pour tous les gouts et les clients. D’ailleurs des pas si bons vivent très bien, quand des très bons galèrent.
    Je crois que trop de gens viennent vers ce métier attiré par son côté un peu brillant et glamour. Oubliant un peu sa responsabilité d’artisan, qui doit avant tout faire son job, et être heureux de faire un tel métier, et en plus d’être payé pour, non ? et c’est quand même pas si mal payé pour un métier qui n’exige aucun diplôme !

  38. @ Gerald : je te suis entièrement. Merci pour ce positivisme et cette vision ouverte du métier. M***e aux négativistes !
    @ Thomas Hahusseau : merci pour ce « PS2 », au sujet de FlickR, avec lequel je suis entièrement d’accord. J’ai l’impression qu’il n’y a qu’en France que les pros crachent dessus. Je vais régulièrement voir les photos « pros » (je n’aime pas ce mot, ce serait tellement plus simple d’appeler un photographe un photographe, on ne dit pas un plombier ou un dentiste « pro »…) de très bons photographes américains qui gagnent très bien leur vie, et qui prennent du plaisir à publier leur travail (personnel souvent, voir même des commandes qu’ils ont honorés). Le but ? Partager, échanger avec tout passionné, qui que ce soit… (comme sur ce blog d’ailleurs, que je lis régulièrement depuis… longtemps !)
    Richard – Photographe indépendant depuis moins d’un an, qui galère un peu, certes, mais quoi de plus normal lorsqu’on lance une activité, quelle qu’elle soit ? Du travail j’en ai, bien plus que je ne pouvais l’espérer il y a quelques mois, avant de faire le grand saut…
    Mes règles d’or : Motivation, Travail, Optimisme. Je crois pouvoir dire que ça fonctionne, qui que tu soit, quoi que tu fasses.
    Je le dis à chaque fois, mais j’insiste : Merci JF pour ce blog !
    (Et comme disent souvent les ricains – contrairement aux Français que l’on entend que quand ça ne va pas ou plus – Good Job!)

  39. Je souhaitais réagir… pour la forme (parce que perso, je ne lis jamais les commentaires sur les billets, donc pourquoi serais-je le seul ?)
    Je suis Amateur… Plutot jeune (25 ans) mais j’ai fais mes armes sur le matériel de mes parents et grands parents (Canon A1, moyen format, etc). J’ai découvert une façon de voir.
    Il y a deux ou trois ans, je me suis décidé a rejoindre un club, pour partager et être critiqué par des « inconnus » et des regards différents.
    Une exposition était organisé, on m’a demandé des images, j’en ai données. Par contre, j’en ai récupéré aucune. Ce que je ne savais pas, c’est que ces expositions sont l’occasion pour le club de vendre des « oeuvres »… Et c’est la que je deviens méfiant !
    En effet, je suis qui pour vendre mes images ? Un amateur ? Un pro ?
    Mes images sont intimes pour moi… elles n’avaient pas vocation a décorer l’intérieur de quelqu’un d’autre que moi. Elles sont issues de mon oeil amateur de belles images. Elles n’ont pas pour but de me faire vivre, mais de me donner du plaisir (un peu égoïste quand même)… Une exposition pouvait permettre de partager un regard, mais ce regard reste celui d’un amateur.
    C’est peu être la recherche d’un court instant de gloire qui pousse les Amateur a vendre leurs images, comme des pro, mais ou est la passion alors ?
    Pourquoi un Amateur vend ses images ?
    Le monde de la photo est quelques fois bizzar : Comment différencier un travail d’un hobbie ?

  40. Bonsoir.Je suis tous à fait d’accord avec vous ,il faut que l’etat mettent en place des règles précises et une charte avec des tarifs claires et explicites .
    Je suis encore amateur faute de pouvoir passer professionnel.Le problème à l’heure d’aujourd’hui c’est que tous le monde peut photographier sans avoir la moindre connaissance,la moindre base photographique( vitesse,ouverture,cadrage…).Et les gens ne comprennent pas,ne comprennent plus pourquoi une « personne possédant un appareil photo » fait payer un book ou un mariage avec des tarifs « élevés ».
    Donc,on doit s’adapter à ce monde pour pouvoir continuer à vivre sa passion et acquérir du nouveau materiel (flash,obectif).C’est pourquoi ,je suis obligé
    de baisser mes tafis à contre coeur(400e pour un mariage album compris , 50€ pour un shooting).Si on n’a pas de client ,on ne travaille pas et si on ne travaille pas on ne peut pas s’acheter du materiel.
    C’est dommage et je sais ça dévalorise la profession mais que faire contre cela.
    La mentalité des gens joue donc aussi un rôle dans ce combat.

  41. En Juin, Ça m’intéresse, l’un des titres de presse qui marche le mieux en France, a ENCORE fait sa couverture avec une photo de Fauxtolia (14 centimes la photo sur abonnement).
    Il est en effet temps pour les politiques de légiférer, cela évitera au redac chef de Ça m’intéresse de scier la branche sur laquelle son business est assis.

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