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Une nouvelle façon de lire la presse ?

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Je me suis inscrit ce soir sur Relay.com. Je peux acheter et télécharger mes magazines en ligne pour les lire sur mon Mac ou sur mon iPhone (pas pour les imprimer, voilà une mauvaise idée)… Au lieux d’aller au kiosque à journaux (je continuerais à acheter certains magazines bien évidement, car je ne ma passerais jamais de tourner distraitement de vrais pages en prenant un petit café).

Logo
Premier intérêt, cela me permettra de récupérer sous forme électronique, certaines parutions que des éditeurs oublient parfois d’envoyer (afin de tenir mon book un peu à jour).

C’est de plus en plus le cas, l’avez-vous aussi remarqué ? Non seulement on est payé moins… Mais en plus on ne reçoit plus les parutions, il faut les acheter. Le fait qu’il n’y ait même plus une secrétaire payée pour vous envoyer vos justifs est un signe de plus, que tout va à vau l’eau dans ce monde de la presse (même quand on demande un pdf, ce qui ne coûte rien, certaines rédactions ne prennent pas le temps de vous les envoyer). Le modèle de la presse écrite doit radicalement évoluer…

Je vous reparlerais de cet abonnement sur Relay.com dans quelques temps, on verra… Mais il est probable que ce modèle (ou un autre) soit un jour incontournable. Vous remarquerez d’ailleurs le logo du WWF, qui a validé ce programme (moins de papier imprimé, plus d’arbres sauvés)… Encore faut-il que l’impact des nouvelles technologies (fabrication d’ordinateurs, télécommunications, impression personnelle) ne soit pas pire que le mal… Relire à ce propos les interrogations sur le coût d’une recherche sur Google !

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C’est d’ailleurs le moment de vous renseigner sur le Kindle 2 d’Amazon.com (présenté hier), dont malheureusement la déclinaison en France n’est – apparemment – pas pour tout de suite. Lire à ce propos l’avis de Slate.fr (un nouveau quotidien en ligne), Le Kindle2 d’Amazon peut-il sauver la presse ? (J’ai découvert la version Française de Slate grâce à cet article de Libé).

Toujours est-il que ce Kindel 2 est réellement impressionnant d’un point de vue technique (à l’exception des 16 niveaux de gris). Visionnez d’ailleurs les vidéos qui sont intéressantes (mais bien trop longues et trop américaines à mon goût ;-) Le fait que l’on puisse à tout moment (un peu un peu sur le modèle de l’iTunes Store) acheter et télécharger des livres, des quotidiens ou des magazines (via une technologie GSM) est très impressionnant et prometteur. Pas besoin d’ordinateur, pas de synchronisation…

Il me semble évident que d’ici 2 ou 3 ans, cet outil aura évolué et sera devenu un lecteur multimédia couleur à part entière. On téléchargera non seulement des livres, mais aussi de la musique et des films. Le descendant du Kindle permettra de « jouer » le catalogue entier d’Amazon… Il affrontera peut-être alors sur son terrain un descendant de l’iPod et de l’iPhone.

Car je suis convaincu qu’Apple, sortira un jour une tablette multimédia capable de se connecter en 3G sur l’iTunes Store. Equipé d’un écran couleur un peu plus grand que l’iphone actuel, elle servira de lecteur multimédia, de livre électronique et d’ordinateur portable… Ce qui ne signifiera pas la fin du livre imprimé, seulement sa raréfaction. Les livres seront plus chers… et plus précieux !

MAJ : Voilà, j’ai ouvert mon compte sur Relay.com (sans rien payer, ni donné de n° de carte) et téléchargé mon premier magazine (le n° 300 de Grand Reportage qui est offert). Cela se fait grâce au logiciel Delivery (Mac et PC) mis à disposition par Relay.com. Il est fonctionnel mais assez peu élégant… En se rendant sur le site immanens-delivery.com/iphone je peux lire les magazine achetés sur mon iPhone. Voila ce que ça donne. Tout d’abord la bibliothèque :

Photo[1]

Il est possible de naviguer dans les pages grâce à cette vue mosaïque :

Photo[3]

Un simple clic et la vue pleine page se charge :

Photo[4]

Ensuite, voici l’aspect d’une page en mode zoom (pour lire) :

Photo[2]

La lecture des brèves est possible (pas trop désagréable disons) :

Photo[5] 

Il est possible d’utiliser le zoom à deux doigts sur cette version spéciale du site (il s’agit de pages web). Un clic du doigt suffit pour revenir à la vue pleine page et à tourner la page. Reste que l’écran est trop petit pour lire « vraiment ».

MyPC-Pocket
On attend donc avec impatience qu’Apple nous propose un iPod Touch 3G sur le modèle du Kindel 2. Allez on parie sur une commercialisation dans 18 à 36 mois ? Quelque chose dans le goût du Mi PC Pocket (proposé par SFR et que vous pouvez découvrir ici en vidéo et là en photo).

Un éventuel succès commercial du Kindle 2 ferai-t-il bouger Apple en ce sens ?

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13 commentaires

  1. Moi qui prends très souvent le train, le jour où il n’y aura plus de marchand de journaux dans les gares je me ferai bien chier.
    Et comment on fera pour faire semblant de regarder la couverture du Monde de l’éducation tout en reluquant du coin de l’œil Hot Video ? Hein ? Je vous le demande.
    Bien d’accord avec toi, tout va à vélo.

  2. Ce qui est dommage avec Relay.com, c’est que :
    1 : Leur logiciel Mac est a chier.. y’en a au moins 3 différents. Bonjour l’ergonomie de chacun..
    2: la visualisation sur iPhone est tres compliqué car ce sont de simples images. Du coup, le colonnes textes ou les images nesont pas reconnues. Un PDF aurait été tellement mieux !
    Dommage.. Du coup je ne m’en sert jamais..

  3. Le jour où le livre sera devenu « plus cher et plus précieux » je n’aurai plus une once de respect pour mes contemporains qui auront participé à cette catastrophe !
    Comment donner le gout de la lecture à un enfant si l’objet n’existe plus ? Ira t-il récupérer le lecteur multimédia et scrollera t-il nonchalamment les titres comme il peut le faire dans une bibliothèque cherchant une illustration ou un mot lui tapant dans l’œil et l’invitant à parcourir les pages ? Je pense clairement que non.
    NB: la culture d’arbres pour le papier est particulièrement consommatrice de CO2, un arbre jeune en pleine croissance consommant beaucoup plus qu’un vieil arbre, justement pour pouvoir grandir…. après reste le problème de la transformation en pâte à papier (qui ne doit pas être beaucoup plus propre que la fabrication de capteurs en silicium ;-) ).

  4. « Lire » un magazine sur un écran d’iPhone (ou d’un quelconque gadget à la mode de ce style là) est-ce bien sérieux ? Est-ce encore lire ?
    Nous vivons décidément dans un siècle où l’on peut faire gober et accepter n’importe quoi.

  5. Une remarque pour Jos, je pense que le support importe peu. En tout cas, je serais intéressé de connaitre quels sont les supports, et leurs dimensions associées, qui sont officiellement des supports de lecture. Un livre de poche, pas loin des dimensions de l’écran de Kindle, en fait-il partie ?
    Il va falloir un sacré changement des mentalités, à mon avis, étant donné la fierté que l’on a à exhiber une bibliothèque remplie de bouquins (lus ou non lus d’ailleurs). Mais est-ce si différent que pour la musique où iTunes (ou autres) a remplacé l’armoire de vyniles.
    Pour l’instant, le problème est le nombre de livres en français. Si l’on s’écarte des classiques, c’est un peu le désert. Ah, et si on pouvait avoir des livres sans DRM (on vient à peine de s’en séparer en musique, ça serait dommage qu’ils reviennent dans les livres).

  6. Autant la presse évolue vers le numérique, autant pour le livre ce sera beaucoup plus difficile. Il y a le prix du kindle. On pouvait numériser sa musique sur ipod, l’idée d’avoir toute sa musique à sa portée était donc envisageable, là on paye 300 dollars pour avoir quelquechose de plus grand qu’un livre de poche et il faut acheter une bibliothèque entière chaque année pour l’amortir. De plus tout le monde lit déjà la presse en numérique sur son ordi. Peut-être avec un autre modèle type leasing, où l’on aurait accès à tout amazon…

  7. Question fierté d’exhiber une bibliothèque je dois pas vraiment être dans ce cas… ma bibliothèque se résumant une l’un ou l’autre bouquin de cul datant de ma jeunesse MDR.
    Lire un livre à la limite sur un support numérique pourquoi pas (quoi que j’imprime systématiquent un mode d’emploi par exemple, ayant horreur de lire ça sur un écran). Mais un magazine, sur un écran rikiki de surcroit ? Un magazine, de mon point de vue ça se feuillette. J’aime bien pouvoir passer facilement d’une page à l’autre, avoir une vue d’ensemble de ce que je lis. Une page de magazine c’est avant tout un « coup d’oeil ». sur un écran d’iPhone ou quoi que ce soit d’autre, le coup d’oeil en prend… un coup !!!
    Mais il n’y a aucun doute que la sauce va prendre de toute façon

  8. Fierté d’exhiber ma bibliothèque…. euh… oui mais en fait non. Déjà parce que pas grand monde ne vient chez nous, ensuite parce que notre bibliothèque n’est pas constituée que de littérature (et de loin !) et enfin parce que nous aimons l’objet livre.
    Autant j’aime tourner les pages, voir le livre se « patiner », sentir le papier etc… autant je n’ai véritablement aucune attirance pour un écran (qui ne se patine pas mais tombe en rade, lui ! ;-) ).
    Ceux qui sont fiers de leur bibliothèque seront fiers d’exhiber leur iBook 75Go là où le péquin moyen se contente de l’iBook 8Go… un peu comme les comparaisons du taux de remplissage de son iTunes comme on peut l’entendre, le lire ou le voir parfois….

  9. Je suis abonné dépuis 6 mois à Relay, notamment au forfait illimité. Moins de 18 euros par mois, soit 3-4 magazines, pour pouvoir lire plein de choses. Je « picore » plus de magazines, sans me forcer à tout lire.
    Quand au eBook, cela fait une semaine qu’un Sony PRS505 partage ma vie. Parce que Stanza sur iPhone, c’est bien joli mais ce n’est pas pratique. Côté qualité d’affichage, la techno eInk est vraiment sympathique. Aucune fatigue visuelle par rapport à un écran d’ordi ou d’iPhone. Je me demande si cette technologie permet de gérer la couleur. Ils doivent y travailler en tout cas (si c’était dispo, le Kindle 2 l’aurait probablement).
    Je trouve par contre que les livres électroniques sont chers, à peine 1 à 2 euros de moins que la version papier. Alors qu’il n’y a pas le prix du papier, de la fabrication et du transport, seulement les droits d’auteurs et la marge du distributeur.

  10. Non, en fait, les livres électroniques supportent d’autres coûts, à commencer par une TVA plus élevée (19,50 % au lieu de 5,5 % pour l’édition papier)et les frais de développement du site internet et les investissements qui y sont afférents. Par ailleurs, les e-books étant très peu visibles en dehors du site de leur éditeur (puisqu’ils ne sont pas en librairie, CQFD), ils sont vendus en toutes petites séries. D’où un prix de vente relativement élevée pour que l’auteur et l’éditeur s’y retrouvent quand même à peu près…
    On peut imaginer que si la distribution était meilleure, la visibilité du livre augmenterait et les ventes aussi, par conséquent. Il serait alors possible de baisser le prix de vente (à condition que le libraire en ligne prenne une commission raisonnable). Actuellement, les libraires reçoivent 30 à 40 % du prix du livre, soit davantage que l’auteur (qui tourne à 6-8 % du prix hors taxe, en général) et que l’éditeur (qui doit être autour de 20 % mais qui doit rémunérer plusieurs corps de métier : correcteur, maquettiste, relecteur etc…). Le reste va à l’impression.

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